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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 16:49

COMMUNIQUE DE PRESSE -

Réforme constitutionnelle : «un échec cinglant pour un pouvoir de plus en plus isolé.» (Pierre Laurent)

François Hollande vient d'annoncer qu'il renonçait à la réforme constitutionnelle. L'échec présidentiel est cinglant. Voilà ce qui arrive quand on veut, contre son camp, courir sur les terres de la droite et de l’extrême droite. Sont abandonnés la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité et de l’État d'urgence contre lesquels tant de voix à gauche ont protesté avec la plus grande des énergies pour dire leurs caractères inutile, diviseur et liberticide.
Enfin ! j'ai envie de dire, après 4 mois de débats lamentables, de manœuvres dérisoires. Tant mieux.
Isolé, ce pouvoir a fini par reculer. C'est la preuve que d'autres reculs peuvent désormais lui être imposés. J'appelle le Président de la République à user de la même lucidité pour abandonner la Loi Travail au plus vite, car là encore il n'y a pas de majorité à gauche pour voter ce qui n'est qu'une nouvelle trahison. Nous serons des centaines de milliers à le lui rappeler demain dans les rues.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Réforme constitutionnelle: un échec cinglant pour le pouvoir de plus en plus isolé
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 16:01
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:45

La loi du 7 août 2015 portant sur la nouvelle organisation du territoire -loi NOTRe- permet le transfert des compétences de gestion, d'aménagement et d'entretien des ports départementaux aux Régions.

La vocation maritime de la Bretagne n'est plus à démontrer

Trois ports - Brest, Lorient , Saint-Malo- sont actuellement sous compétence régionale.

Le développement des activités maritimes – pêche ; construction et réparation navales, énergies marines renouvelables, gestion des équipements portuaires- suppose une approche harmonieuse, non concurrentielle du dossier et l'organisation à l'échelle régionale d'indispensables synergies portuaires.

La conduite efficace d'un tel projet suppose la participation de tous les acteurs de la vie portuaire et notamment les organisations syndicales, les instances représentatives du personnels, les associations d'usagers.

C'est à l'aune de ces critères que nous appelons les conseils départementaux concernés à travailler avec les élus régionaux et les services compétents de la Région Bretagne.

Il est impératif, quelque soit le mode de gestion retenu, que l'ensemble des acteurs politiques et économiques se fixent comme objectif l'intérêt général des filières dont la dimension régionale ne peut être ignorée.

Brest le 27 mars 2016

Transfert des ports départementaux à la région: communiqué du PCF Bretagne
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:00
Retrait de la loi El-Khomri #OnVautMieuxQueÇa!
Sous la pression populaire, le gouvernement a réécrit quelques articles de la loi travail. Mais la logique du texte reste la même : elle fragilise les salariés et ne permettra pas de s’attaquer au chômage.
Car ce n'est pas "le coût du travail trop élevé" qui affaiblit l'économie. C'est le coût du capital, la pression des marchés financiers, qui sacrifient l'emploi aux profits des actionnaires.
Amplifions la mobilisation jusqu’au retrait du projet ! De vraies réformes progressistes sont de plus en plus nécessaires. Seuls le partage et la coopération généralisés permettront de sortir de la crise par le haut. Construisons dès maintenant l’alternative politique qui permettra de les mettre en œuvre !

Jeudi 31 Mars Manifestons

le pays des impasses dans lesquelles la politique du gouvernement actuel l'enfonce.

Retrait de la loi El-Khomri #OnVautMieuxQueÇa!

LOI TRAVAIL EL- KHOMRI - Régressions sociales à tous les étages

Des régressions, en voici quelques-unes. Sans l’avouer ouvertement, le projet de loi met fin de fait aux trente-cinq heures. C’est une nouvelle attaque contre le temps libre, le temps consacré à la famille, aux loisirs, aux sports et à la culture, à l’engagement dans la vie associative. Ce texte dilapide des conquêtes sociales et progressistes conquises de haute lutte. Ainsi le gouvernement veut en finir avec l’existence en France d’une gauche de transformation sociale, qui agit au service des intérêts populaires, pour la réduire à la simple obéissance aux exigences du MEDEF.

1. On travaillerait plus pour gagner moins, jusqu’à douze heures par jour par simple « accord ».

2. Les licenciements seraient facilités. Les risques encourus par les patrons pour licenciement abusif seraient réduits.

3. Les femmes seraient particulièrement pénalisées, notamment à travers la déréglementation des temps partiels.

4. Les patrons auraient toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche.

5. La médecine du travail, les prud’hommes, les institutions représentatives du personnel seraient laminés.

6. Contrairement à un principe fondateur de notre droit social destiné à protéger les salariés, des accords d'entreprises pourraient contenir des dispositions plus défavorables aux travailleurs que ce que prévoit la loi.

Retrait de la loi El-Khomri #OnVautMieuxQueÇa!

PROPOSITIONS DU PCF : zéro chômage – pour une société du partage

Le pays a besoin d’une mobilisation nationale pour la création d’emplois stables et correctement rémunérés faisant reculer le chômage et la précarité. Le PCF lance une campagne pour obtenir la mise en œuvre de ces propositions. Il ouvre le débat avec les salariés et les citoyens pour préparer une proposition de loi qui sera déposée à l'automne". "Éradiquer le chômage, c'est possible si nos mobilisations imposent une volonté politique de ne plus livrer nos emplois aux aléas du marché du travail, et de ne plus laisser patrons et marchés financiers décider où va l'argent".

1. Augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures par semaine pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.

2. Créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans passer par la case chômage.

3. Écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

4. Prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné aux entreprises pour financer non pas des actionnaires sans contrepartie mais des programmes de création d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

5. Donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises et aux citoyens et élus dans les choix de la cité.

6. Réformer le financement de la protection sociale pour inciter les entreprises à créer des emplois, financer le développement de la formation professionnelle, mutualiser les dépenses et mieux répartir les prélèvements entre les grands groupes et les PME.

ASSEZ DE POLITIQUES LIBERALES - 2017, construire l’alternative de gauche

L'énorme mobilisation qui monte contre ce projet de loi fait renaître l'espoir dans notre pays. En s'appuyant sur les exigences populaires qui s'expriment avec force en cette période, le PCF va, dès à présent, et dans la durée, lancer une grande campagne de propositions et d'action « zéro chômage, pour une société de partage ».

► Le pays a besoin d'une mobilisation nationale pour la création d'emplois stables et correctement rémunérés faisant reculer chômage et précarité.

► Nous porterons, dans cette campagne, l'exigence de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l'argent public donné aux entreprises pour financer non pas des actionnaires sans contrepartie mais des programmes de création d'emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d'innovation.

►Nous porterons l'exigence que soient donnés aux salarié-e-s, aux citoyen-ne-s et élu-e-s des droits et pouvoirs nouveaux d'intervention et un code du travail du 21e siècle qui permettent de contester la main mise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

►Nous viendrons débattre avec vous, écouter vos propositions et présenter les nôtres. Notre objectif ? Réaliser d’ici l’été une grande consultation citoyenne pour construire le projet qui répondra à vos attentes.

Le Parti communiste français s'engage ainsi pour construire toutes les convergences qui permettront de bâtir une majorité politique nouvelle à gauche, dès les échéances législatives et présidentielle de 2017 pour sortir

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 06:00
Sortie du livre de Pierre Laurent, "99%", le 7 avril en librairie

Le livre de Pierre Laurent, intitulé 99 % sort en librairie le 7 avril. Il part de l'étude d'Oxfam international publiée début janvier sur les inégalités mondiales et notamment le chiffre « bombe » : les 1 % les plus riches de la planète détiennent plus de richesses que les 99 % restants.

Il a deux ambitions essentielles : faire la pédagogie du système capitaliste qui permet aux 1 % d'imposer leur loi et démontrer que les 99 % (et notamment les français) peuvent reprendre la main sur le cours de l'histoire. Il porte sur le besoin d'unité et de réinvestissement populaire dans la politique. On y retrouve des éléments d'analyse, de projet, la question de l'engagement, de la France et du PCF. Et contrairement à ce qu'on a pu lire dans certains médias, les questions soulevées vont au-delà de 2017 !

Destiné au grand public, 99 % met en cause les idées reçues et on peut dire qu'il tombe bien dans cette période de mouvement social contre la loi El Khomri !

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:00

Les communistes débattent actuellement de leur projet, de leur stratégie, des conditions dans lesquelles nous allons préparer la campagne des présidentielles et des législatives, des moyens de renforcer encore le dynamisme et l'audience de notre parti. Face à une situation complexe, périlleuse, et parsemée de pièges mais qui contient aussi tant de raisons de ne pas se démobiliser, de vouloir et de se battre, il est normal qu'il y a des débats, des positions différentes qui émergent.

Un projet de base commune a été adoptée au dernier CN début mars:

37 ème Congrès du PCF: Projet de base commune

Conseil National du PCF des 5 et 6 mars 2016

Voici sinon un des textes alternatifs potentiels (la liste sera arrêtée début avril) que j'ai signé à titre personnel. Il émane notamment des initiateurs de l'appel "Rallumer l'étincelle du Front de Gauche".

Ismaël Dupont.

http://www.ambition-communiste.fr/

Pourquoi ce texte ?

Ce projet de « base commune » alternative est né de la sérieuse inquiétude que nous sommes de nombreuses et nombreux communistes à ressentir à la lecture du projet adopté par le Conseil national des 5 et 6 mars. Nous pensons que le congrès doit être l’occasion d’éclairer franchement le débat entre les communistes quant à notre stratégie, notre projet, nos perspectives.

Nous sommes évidemment en accord avec beaucoup des objectifs et des propositions contenues dans sa partie « projet », même si nous ressentons que, une fois de plus, il s’agit davantage d’un texte de propositions pour une politique « de gauche » que de l’énoncé du sens et de la raison d’être communiste dans le monde d’aujourd’hui. De même, nombre des considérations sur le Parti nous paraissent justifiées, même si nous trouvons que le lien n’est pas réellement ni clairement établi entre cette raison d’être communiste, la stratégie qu’elle implique et une réelle transformation de nos pratiques et de notre organisation.

Mais le cœur de notre inquiétude porte sur la partie consacrée à notre orientation stratégique pour 2017. Nous avions depuis plusieurs congrès tiré les leçons des expériences de « l’Union de la gauche » et de la « Gauche plurielle » et élaboré une stratégie de rassemblement qui a débouché sur la création du Front de gauche. Certes, le projet de base commune y fait référence et propose de la prolonger. Mais dans les faits, nous constatons que la proposition d’une « primaire à gauche » pour « écarter l’impasse Hollande, Valls et consorts » et « faire émerger, pour l’élection présidentielle, une candidature commune », présentée comme le seul moyen de créer la surprise, de figurer et de l’emporter au second tour de cette élection, nous amène en réalité à la recherche d’une candidature de consensus avec un Parti socialiste discrédité, reproduisant au final le schéma ancien de la gauche plurielle.

Ce complet changement de stratégie nous ramènerait des années en arrière à un effacement de nos positions derrière une candidature au mieux social-démocrate, et probablement bien pire au vu de la configuration actuelle des forces. Cela assurerait selon nous une défaite de longue portée et aboutirait à renforcer encore le Front national qui paraîtrait une fois de plus comme la seule alternative aux politiques de plus en plus libérales menées alternativement par la droite et le Parti socialiste depuis au moins 30 ans.

Nous ne sommes plus en 2012. Nous sommes conscients que les politiques conduites par François Hollande et ses gouvernements constituent une accélération dramatique de ces politiques libérales. Mais nous savons aussi que dans une telle situation, il n’y aura aucune amélioration réelle pour notre peuple par le seul retour au programme énoncé par Hollande en 2012, et pas même aux politiques de Lionel Jospin entre 1997 et 2002. Retarder le moment de véritables ruptures antilibérales et de progrès démocratiques majeurs, et même retarder l’ouverture de la perspective de telles ruptures, ne font à chaque fois qu’aggraver la situation et imposer à notre peuple des épreuves de plus en plus catastrophiques.

C’est pourquoi nous ne soutiendrons pas cette proposition qui nous paraît irréaliste, dangereuse et vouée à un échec qui, de surcroît, conduirait à la marginalisation durable de notre parti. Et surtout, elle tourne le dos à la principale exigence politique de la période actuelle : créer les conditions d’une remobilisation populaire pour une véritable alternative de progrès social et humain sans laquelle rien n’est possible, créant même les conditions d’un pire avenir.

Lire le texte en ligne

Faites connaître ce texte !

Partagez ce texte sur les réseaux sociaux, sur Twitter, Facebook ou par email aux camarades dont vous pensez qu’ils pourraient être intéressés.

Premiers signataires

Théo ABRAMOWICZ (75), Abderrahmane AQLIBOU (18), Clément ARAMBOUROU (33), Christian AUDOUIN (87), Nawel BAB-HAMED (69), Elsa BARDEAUX (94), Alain BASCOULERGUE (93), Emmanuelle BECKER (75), Yannick BEDIN (18), Gilbert BERNARD (87), Gerard BILLON (92), Nicole BORVO COHEN-SEAT (75), Guy BOURDONNAIS (50), Jacques BOURGOIN (92), Marie-Pierre BOURSIER (92), Monique BRUN (75), Bruno CADEZ (59), Marie-Ange CARDAN (75), Liliane CASSAN (09), Lucie CHAMPENOIS (75), Joëlle CHASTRUSSE (92), Patrice COHEN SEAT (75), Anne COLAS (47), Joëlle COURTEL (77), Dominique CROZAT (91), Julien DE BENITO (84), Antoine DE CABANES (75), Jean-Paul DEBEST (75), Françoise DECAN (40), Nicole DECHERRY (69), Edmond DECHERRY (69), Francis DEQUET (75), Christian DESBOIS (32), Luca DI NELLA (75), Michel DUFFOUR (92), Bernard DUGAS (85), Jean Paul DUPARC (06), Ismaël DUPONT (29), Jean-Marc FERRAND (77), Alexandre FLEURET (75), Guy GAGNEPAIN (77), Fanny GAILLANNE (75), Joël GALLAIS (56), Gabriel GAU (75), Roger GAUVRIT (75), Grégory GEMINEL (94), Frédérick GENEVEE (94), Danièle GIOLI GAUVRIT (75), Francis GIUNTINI (91), Brigitte GONTHIER-MAURIN (92), Cécile GOUTMANN (77), Blandine HARLE (18), Madeleine HIVERNET (92), Colette JACOB (75), François JACOB (75), Sébastien JOLIS (94), Joel JOSSO (94), Philippe JUMEAU (56), Frédérique LALYS (50), Jean-Pierre LANDAIS (44), Christian LANGEOIS (14), Marcel LE BRONZE (44), Yann LE LANN (92), Martine LE NOZERH (29), Patrice LECLERC (92), Benjamin LECOLE (60), Nina LEGER (75), Julien LEGER (94), Jacques LEJAMTEL (50), Roland LEROY (34), Pablo LIVIGNI (75), Marcel LOPEZ (09), Miloud MANSOUR (50), Sonia MASSON (75), Paul MAYENS (75), Igor MAYNAUD (18), Claude MAZAURIC (34), Manuel MENAL (75), Francois MEYROUNE (89), Marie-Françoise MICHENAUD (85), Espinoza MIGUEL (92), Claire MILLERIOUX (18), Jean Pierre MOINEAU (94), Frank MOULY (77), Roland MUZEAU (92), Camille NAGET (75), Jacques NICOL (12), Pierre OUZOULIAS (92), David PELLICER (82), André PEREZ (12), Mathieu PICHARD (18), Hugo POIDEVIN (50), Peggy POULIN-BODEZ (28), Annick PRUDENT (18), Didier PRUDENT (18), Françoise QUAINQUARD (91), Nacim RAMDANI (18), Jean-Christophe RANOU (92), Alain RAYMONT (89), Didier REDRON (18), Jérôme RELINGER (75), Redwan REZZAK-MULERO (75), Nicolas ROBIN (75), Gérard ROME (87), Pascale ROME (87), Rose-May ROUSSEAU (94), Nora SAINT-GAL (94), Yvette SAINTIER (75), François SALAMONE (91), Alain SFRECOLA (04), Jean-Bernard SHAKI (77), Garry SINKIEWICZ (75), Frederic SOULA (84), Julien THOREZ (75), Sergio TINTI (75), Hugo TOUZET (75), Michel TUROMAN (75), Valérie VARENNE (50), Marion VAZEILLE-PONCET (75), Bernard VIOLAIN (85), Didier ZARZUELO (40)

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 20:01
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 07:20

En collaboration avec le MJCF et le secteur Jeunesse du PCF, le LEM a conduit un travail d'auditions, d'analyse d'enquêtes et de notes sur la jeunesse sous l'angle des obstacles et des potentiels pour son engagement dans le combat émancipateur.


Dans cette période de mobilisation des jeunes contre la loi "Travail" et dans le même temps de la préparation de notre congrès, ce travail peut nous être utile. Tu trouveras ci-joint le cahier du LEM (Lien d'étude sur le mouvement des idées et des connaissances, revue du PCF).

Cette revue s'adresse aux militants et sympathisants communistes et plus largement aux organisations de jeunes, aux élu-es, aux acteurs professionnels, associatifs, syndicalistes dans le domaine de la jeunesse : enseignant-es , éducateurs-trices , Missions locales ....


Isabelle De Almeida
Responsable nationale du PCF des questions de la jeunesse

Prendre le parti pris de la jeunesse
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 16:42

Ce « nouveau départ » aboutit au même terminus . Une seule solution, le retrait.

Manuel Valls a présenté aux organisations syndicales, patronales et de jeunesse, ce qu'il appelle le « nouveau départ » de la loi travail. Ce nouveau départ aboutit au même terminus . Une seule solution, le retrait.

La logique du texte, qui organise la précarité , facilite les licenciements dits économiques , s'attaque à la durée du temps de travail , reste la même : elle fragilise les salariés, et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation.

C'est ce que montre l'expérience des autres pays européens qui , comme en Allemagne, en Italie ou en Espagne, sous couvert de réformer leur droit du travail, ont développé la précarité et la réduction des droits pour les travailleurs, accru les inégalités , sans résoudre, au contraire, le problème du chômage.

Certes, les fortes mobilisations ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de la loi, ou faire quelques effets d'annonce .C'est un des résultats positifs à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui se mobilisent pour s'opposer à ce texte et en exiger un autre. C'est un encouragement pour élargir la riposte à ce texte .

En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement , reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.

Il y a chez ce gouvernement , au-delà des effets d'annonce , un incroyable acharnement contre les salariés, leurs organisations, et le monde du travail.

La mobilisation doit donc se poursuivre , notamment les 17 mars, à l'appel des organisations de jeunesse, le 31 mars à l'appel des syndicats , pour exiger le retrait du texte , et reprendre les négociations sur de nouvelles bases, pour un code du travail répondant aux besoins de sécurisation réelle des parcours professionnels, s'attaquant réellement au cancer du chômage .

Le Parti communiste français est entièrement mobilisé-e-s pour pour contribuer à ce que la mobilisation se renforce encore jusqu'à ce que cet objectif soit atteint.

Il invite à ce que partout dans le pays des initiatives de rencontres de débats, puissent se tenir pour décrypter la réalité du projet de loi, élaborer des propositions alternatives, et renforcer la mobilisation.

Déclaration du Parti communiste français

17 mars: mobilisation contre la loi travail. Tract du PCF
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 07:37

Ismaël Dupont, sur le texte-projet proposé pour la base commune et sur la feuille de route proposée pour 2017, incluant les primaires :

Le texte « Le Temps du Commun » est intéressant du point de vue de sa caractérisation de l'époque présente, du diagnostic, des valeurs qu'il explicite, de sa prise en charge d'enjeux fondamentaux du XXIe siècle (la révolution numérique, l'écologie, la Paix) mais il lui manque une clarification de nos propositions de court terme, et de nos objectifs de transformation sociale de moyens et de longs termes. On explique assez bien le « Dans quel monde on vit ? », le « Pourquoi ? », mais non le comment on veut et on pourrait changer profondément cette société, donner de l'efficacité à la volonté politique de transformation.

Tant que l'on n'aura pas des éléments précis d'un programme de transformation, il sera difficile de convaincre autour de nous, on n'aura pas non plus de lignes rouges et de cadre programmatique pour savoir avec qui on peut ou non s'allier, pour fixer des conditions de contenu à toute éventuelle alliance, mais cela ne suffit pas encore : il faut donner une idée peut-être un peu plus précise de la société que l'on veut construire si l'on veut pouvoir avoir l'écoute des gens.

La situation politique dans le pays est pour nous, c'est le moins que l'on puisse dire, complexe et piégée.

Les trahisons et la brutalité de la politique pro-capitaliste de Hollande et Valls, de plus en plus affranchie des exigences démocratiques minimales, de plus en plus minoritaire, isolé dans une gauche qu'ils mettent en pièce, ne profitent malheureusement pas, faute de mouvement social et de perspective politique suffisamment crédible, attractive et cohérente, à notre camp politique.

Du côté du Front de Gauche, Mélenchon est la figure politique qui parle le plus aux citoyens peu politisés mais on peut penser qu'il rassemblerait moins qu'en 2012 du fait de la manière dont il a agi avec le Front de Gauche depuis des années, de la manière dont il a annoncé sa candidature de manière très solitaire, très homme providentiel au-dessus des partis, très Ve république, mais aussi parce que beaucoup d'électeurs du FDG de 2012, convaincus à l'époque par la brillante campagne des présidentielles et son dynamisme collectif, ont été déçus par le côté politicien mégalo, sectaire, caricatural et souvent désinvolte sur le fond de Mélenchon.

Nous avons aussi notre part de responsabilité dans la panne du Front de Gauche : à travers peut-être le refus de discuter de l'adhésion directe, mais aussi et surtout à travers l'absence de campagne conquérante et de travail national unitaires du Front de Gauche depuis 2013.

Aux dernières régionales, c'est vrai que souvent les responsabilités de la division du Front de Gauche n'étaient pas de notre fait. Malheureusement, les déceptions liés à l'expérience de la gauche au pouvoir réagissent aussi sur nous.

Face à la montée du parti national populiste xénophobe de Marine Le Pen, face à la perspective d'un deuxième tour droite-extrême-droite, faut-il vouloir sauver la gauche, et peut-on la sauver du projet de liquidation de Valls-Hollande et de toute une partie de l'état major socialiste, complètement acquis aux intérêts de la finance et de la haute bourgeoisie?

Pour 2017, ce n'est peut-être pas politiquement correct de le dire, cela me semble peu probable de faire échec à la droite qui joue sur du velours, tellement la "gauche" de gouvernement a déçu. En tout cas, on ne pourra pas s'en sortir en misant sur un candidat socialiste.

Pour moi, l'enjeu, c'est surtout de retrouver l'écoute du peuple pour 2017 et après 2017 pour la gauche de rupture.

Suite les ruines de la social-démocratie, de nouvelles perspectives existent pour une recomposition du rapport de force à gauche, avec une montée en puissance de la gauche radicale, car il y a bien pour moi deux gauches qui ont peu à voir entre elles, la nôtre, c'est celle qui est toujours attachée à l'existence de la démocratie face à la dictature du capitalisme et des institutions bourgeoises et technocratiques qui le servent, l'Union Européenne au premier chef.

L'engagement dans le processus des primaires pose justement des questions par rapport à l'après 2017.

Même si les avis sont très partagés dans ma fédération, même si le besoin de recomposer la gauche est réel face à la montée de l'extrême-droite, beaucoup de camarades regrettent que l'on se soit engagé bien vite dans un processus de primaires en posant des actes et des déclarations publiques sans débat véritable à la base du Parti ni décision collective.

Ces camarades craignent un recentrage sur une visée d'union de la gauche, ou de gauche plurielle, prenant en compte tout le champ de la gauche institutionnelle en faisant peu de cas de la réalité du caractère contradictoire des projets politiques et des visées des uns et des autres.

Qui dit primaire dit normalement acceptation du résultat, or beaucoup de camarades n'envisagent pas d'avoir à voter ou militer pour une figure du PS qui aurait soutenu les premières années du gouvernement.

On n'a pas tout fait pour rendre le Front de Gauche plus conquérant et consistant.

Mais il ne faut pas aujourd'hui diluer la spécificité du projet de transformation que porte le PCF en s'alliant dès le premier tour avec des réformistes, alors même que la situation internationale et le stade de développement du capitalisme donnent de moins en moins de marge de manœuvre, voire aucune, à une social-démocratie sincère.

Les primaires, c'est aussi un risque d'OPA que Mélenchon pourrait réaliser à partir d'une logique un brin césariste et tribunitienne sur l'espace politique du PCF et du Front de Gauche. Le PCF ne doit pas réagir en expert comptable, ne penser qu'à la constitution d'un groupe de députés, même si nos députés et sénateurs jouent un rôle important dans l'opposition parlementaire et médiatique contre la régression sociale, il y a aussi à préserver et à continuer à construire avec constance comme dans d'autres pays européens un front du refus de la nouvelle gouvernance autoritaire du capitalisme, fondé sur l'idée de biens communs et la souveraineté démocratique.

Le PCF est un tournant. Nous avons retrouvé des couleurs sur le plan de l'idéologie et de la perception de notre utilité dans la société en 2005, puis en 2008-2009 : il faut faire attention à ne pas casser les espoirs que nous avons fait naître. Même pour les législatives, cela va être compliqué de trouver des candidatures porteuses partout en France si le Front de Gauche est fractionné, divisé. Pour beaucoup de nos camarades, une participation à la primaire serait vécue comme un brouillage d'identité démobilisateur.

Je me suis abstenu sur le texte 3 de la base commune sur les transformations du Parti, j'ai voté pour le texte Projet (texte 1), et contre le texte 2 sur la feuille de route des présidentielles impliquant l'engagement dans des primaires de la gauche, comme Joël Gallais, le secrétaire départemental du Morbihan et 13 autres délégués présents au CN.

Sur le texte sur les échéances de 2017 et l'engagement possible dans la primaire de la gauche : 15 contre, 5 abstentions, 88 pour.

Conseil National du PCF, samedi 5 mars: Intervention d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la Fédération du Finistère du PCF
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