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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 12:52

 Le refus de la Wallonie de donner son accord à la signature du traité de libre-échange Union Européenne – Canada révèle l’importance déterminante de l’engagement collectif et la force de la volonté politique. En faisant le choix de ne pas céder aux oukases des chantres de l’ultralibéralisme, qu’ils viennent d’Ottawa ou de la commission de Bruxelles, le ministre-président de Wallonie, Monsieur Paul Magnette, fait surtout preuve d’une immense lucidité. En rappelant « avoir toujours refusé de s’inscrire dans un calendrier contraignant  afin de donner suffisamment de temps à l’examen démocratique et parlementaire des textes », et que « l’établissement d’un éventuel ultimatum n’est pas compatible avec l’exercice de ce droit démocratique », il signifie simplement aux responsables des institutions européennes que les droits démocratiques des citoyens sont encore, en Belgique, supérieurs aux injonctions des magnas de la finance. 
 Car, parallèlement, on peut légitimement s’interroger sur le degré d’atteinte par le cancer de la finance du Président de la Commission européenne et du Président du Conseil : alors que leur logiciel libéral est en panne, ils continuent de proposer toujours plus de libre-échange, brandissant les ultimatums envers des représentants élus par les citoyens. Aux côtés de trop nombreux chefs d’Etat et de Gouvernement, ils semblent incapables de mesurer l’ampleur des conséquences politiques, économiques et sociales de leur course mortifère au libre-échange.
Le parcours du CETA est aussi le parfait révélateur des errements et des absences de notre Président de la République, de son Gouvernement et de sa majorité sur le terrain européen. Ainsi, le 17 juillet, j’interrogeais sous la forme d’une question écrite le Ministre des Affaires étrangères et du développement international en France sur le respect des principes démocratiques dans le cadre de l'examen du traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (CETA)… question restée sans réponse.

 

 Comme je le rappelais alors, depuis 2009 et le début des négociations de la Commission européenne sur ce traité, l'absence de transparence et de prise en compte des intérêts et des attentes des peuples a constitué le fil conducteur de ces discussions. 
Le contenu de ce traité est ainsi similaire aux premières propositions du traité transatlantique. CETA et TAFTA, bonnet blanc et blanc bonnet, visent l’abaissement des normes sociales, sanitaires et environnementales, et une vaste mise en concurrence de secteurs clés comme l’agriculture, la santé publique et les marchés publics, en créant aussi « un droit des affaires contre les droits humains » pour reprendre la formule de Patrick Le Hyaric. Une sorte de petit frère caché, dont les défenseurs n’avaient qu’un souhait : rester sous le radar, dans l’ombre des négociations du grand TAFTA ! 
 Signé en 2014 par le gouvernement canadien, le Conseil et la Commission européenne, ce cheval de Troie de l’ultralibéralisme était ainsi en passe de s’affranchir de la barrière démocratique des peuples qu’exècrent tant les transnationales et les gardiens de l’ordre libéral.  
Mais, le 13 mai 2016, devant les mobilisations populaires contre ces traités depuis 2 ans, les 28 États membres de l'Union européenne ont demandé qu'il ne soit définitivement ratifié qu'après un vote des parlements nationaux en plus de celui du Parlement européen. En effet, qualifié « d'accord mixte » puisque son contenu aborde la question des barrières non tarifaires aux échanges internationaux, il porte directement atteinte aux normes sociales, sanitaires et environnementales des États. Il prévoyait même la création d'un tribunal arbitral privé permettant aux multinationales de porter plainte contre les États. 
 Malgré cette demande, le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, renouvelait publiquement le 29 juin 2016 son intention de tout faire pour se passer du débat et du vote des parlements nationaux sur cet accord. Mais le 5 juillet 2016, sous la pression citoyenne et politique, le collège des commissaires européens a dû finalement décider que ce texte ne relevait pas de la compétence exclusive des institutions européennes mais aussi des États. Il a donc renoncé à adopter ce traité commercial sans l'aval des parlements nationaux. 
 Mais la Commission européenne, jamais avare en propositions malhonnêtes, a imaginé et prévu une application« provisoire » de l'accord dès sa ratification par le seul Parlement européen. Un provisoire d’une durée de 3 ans sans attendre le vote des parlements nationaux ! Ainsi, pendant cette période, la clause dite d'arbitrage entre une multinationale et un État s'appliquerait « provisoirement », même en cas de rejet de l'accord par un parlement national, ce qui revient pour les États à accepter de se faire dicter leur loi par des intérêts privés. La Commission européenne souhaitait ainsi déroger aux plus élémentaires principes démocratiques alors même que le contenu de cet accord aura immédiatement de très lourdes conséquences pour de nombreux secteurs économiques et au regard du respect des normes sociales et environnementales adoptées souverainement. L’importation programmée de dizaines de milliers de tonnes de viande sans droits de douane en est un exemple flagrant.
 

 Devant ce nouveau déni de démocratie, restait donc à savoir si la France comptait refuser toute application provisoire de cet accord sans débat et vote des parlements nationaux. Interrogé le 19 octobre dernier à l’Assemblée nationale par mon collègue Marc Dolez, député Front de Gauche, la réponse du Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur fut la suivante : « D’abord, concernant la ratification des parlements, comme je m’y étais engagé devant vous, Sigmar Gabriel et moi avons écrit à la Commission européenne avant l’été pour obtenir la reconnaissance du caractère mixte de l’accord, afin que vous, mesdames et messieurs les parlementaires, puissiez avoir le dernier mot. Ensuite, nous nous sommes battus, hier encore, en conseil des ministres européens, à Luxembourg, sur la question de son application provisoire. Il est maintenant clairement acté au niveau européen qu’en cas d’opposition des parlements nationaux à cet accord, son application provisoire devra être remise en question, conformément aux procédures européennes. C’est la première fois que la démocratie est respectée à ce point. Enfin, l’arbitrage privé a été remplacé par une cour de justice commerciale internationale publique, ce qui est inédit. Je suis fier que cette initiative, portée par la France, ait abouti au niveau européen."
 

 A Paris, on cherchait donc encore une porte d’accord pour un traité que les peuples rejettent. Mais cette réponse prouve tout l’intérêt d’une large mobilisation pour mettre à jour le contenu de ces textes cachés… au point de permettre de renverser le cours des choses après 7 années d’entre-soi néolibéral ! Oui, néolibéralisme ou démocratie, il faut un jour choisir.
 Et quand certains tergiversent et hésitent à fermer la porte, quelle leçon que ce magistral coup de pied venu de Wallonie !
 Et même si nous sommes conscients que beaucoup poussent derrière la porte, ne boudons pas notre bonheur…

 

CETA: néolibéralisme ou démocratie? il faut choisir (Par André Chassaigne, 25 octobre 2016)
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 10:36
Non aux traités libéraux (TAFTA, CETA): c'est à nous de décider

►     A l’instar du TIPP (ou TAFTA) avec les États-Unis, le CETA est un traité de libre-échange négocié depuis plusieurs années et dans le plus grand secret entre l’Union Européenne et le Canada.

►     Ce traité ultralibéral abaisserait toutes les normes sociales, sanitaires et environnementales, tout en créant un droit des affaires contre les droits humains. Tous les États, dont la France, s'apprêtaient à la signer, manquait juste la Wallonie Belge.

►     A la suite de pressions inouïes qui se sont exercées sur lui, le gouvernement de la Wallonie (Belgique), qui avait rejeté le CETA dans un premier temps, a finalement accepté de retourner aux négociations afin de trouver un accord. La signature a été retardée mais la question de la démocratie est plus que jamais d’actualité !

 

Tout était prêt pour célébrer jeudi 27 octobre, à Bruxelles, et en présence de tous les chefs d’État de l’Union européenne, une nouvelle victoire de la mondialisation capitaliste contre les peuples et le droit. La signature du traité CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) qui devait avoir lieu a dû être retardée. A l’issue de ses débats, le Parlement Wallon de Belgique a décidé de ne pas donner son accord pour la signature, refusant de « se couper du débat démocratique et de l’opposition au traité qui s’est exprimée dans la population ». Depuis, les pressions exercées ont reconduit le parlement belge à la table des négociations.

 

 

Le CETA, qu’est-ce que c’est ?

Alors que le projet de traité transatlantique (TIPP) commence à chanceler sous la pression populaire, l’Union européenne s’est engagée à ratifier ce qui en serait les prémices, le traité avec le Canada, dans les meilleurs délais. Ce projet d’accord bilatéral  ne traite pas seulement des tarifs douaniers, mais oblige aussi les États à modifier leurs normes sanitaires, sociales, environnementales, fiscales…

C’est donc bien plus qu’un traité, mais un modèle de développement, un modèle de société qui se négocie dans le secret.

  • Le Ceta c’est la suppression de 93,8 % des droits de douane agricoles, et donc encourager la course à l’industrialisation agricole.
  • Le Ceta propose la libéralisation de tous les services publics qui ne sont pas financés publiquement à 100 %.
  • Le Ceta, c’est le détricotage des normes alimentaires, comme par exemple l’autorisation des « lavages » de viande ou l’autorisation du soja transgénique.
  • Le Ceta prévoit l'association des lobbies industriels canadiens à la formulation des nouvelles réglementations y compris dans le domaine des biotechnologies (OGM inclus).
  • Le Ceta permet aux entreprises d’attaquer un Etat en raison de ses décisions légales ou réglementaires.
  • Le Ceta, c’est un traité tellement opaque que personne n’a pu prendre connaissance des textes de négociation avant août 2014.

Son rejet serait donc une bonne nouvelle !

Une bataille démocratique

L’Union Européenne n’entend pas baisser les armes et la volonté de passer en force s’exprime clairement avec les menaces qui pleuvent sur la Wallonie, notamment celle de privation des fonds européens pour les zones les plus défavorisées.

L’enjeu est considérable, l’échec de l’accord Ceta contribuerait également à mettre un coup d’arrêt à l’accord avec les États-Unis, le TIPP ou TAFTA.

La situation oblige maintenant à ouvrir un vrai débat sur les contenus de ce texte dont la teneur est cachée au plus grand nombre alors qu’il aurait de redoutables conséquences sur la vie quotidienne de chacune et chacun.

#CETA NOUS DE DÉCIDER

Pour l’intérêt général et la démocratie, ce Traité ne devrait pas voir le jour. L’engagement des communistes et de leurs élus sera total pour contribuer à construire une Europe des peuples.

 

 

Non aux traités libéraux (TAFTA, CETA): c'est à nous de décider
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:25

Chômage : "L'idée d'une baisse du chômage est une imposture"

 

L'idée selon laquelle les derniers chiffres de Pôle Emploi prouveraient que François Hollande est en train de vaincre le chômage est une imposture. Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions. En effet, les "petits boulots" en CDD explosent, de même que le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage.

Contrairement à ce que prétendent le gouvernement et le MEDEF, les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage, elles approfondissent la crise du marché du travail. C'est au coût du capital qu'il faut s'attaquer. Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales comme Danone à qui les banques ont prêté cet été de quoi racheter, pour 12,5 milliards d'euros, le "roi du bio" sur le marché américain. 

Faire reculer vraiment chômage et précarité, jusqu'à les éradiquer, est urgent, c'est ce que demandent les français. Le PCF propose une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation. Tout de suite, des moyens concrets pour conquérir des pouvoirs dans les entreprises, dans les bassins d'emplois, les régions, et mettre ainsi l'argent des entreprises, l'argent des banques et l'argent public au service de la création d'emplois, de la formation des travailleurs, de la création de richesses dans les territoires, du développement des services publics.

"l'idée d'une baisse du chômage est une imposture" (PCF)
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:00
PCF: réflexion autour de la présidentielle (Le Télégramme Brest, 27 octobre 2016)
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:08
Le médicament malade du profit - débat de l'atelier régional santé PCF-Front de Gauche à la fête de l'Humanité Bretagne le dimanche 4 décembre avec Olivier Maguet, Danièle Sanchez, Yann Le Pollotec
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:04
Fraude fiscale: pomme de discorde entre le PCF et Apple (L'Humanité, 24 octobre)
Pomme de discorde entre le PCF et Apple
Evasion fiscale
SÉBASTIEN CRÉPEL
LUNDI, 24 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Les communistes ont manifesté à Paris, samedi, pour que la firme paie les 13 milliards dus à l’Europe.

Apple est familier des attroupements devant ses magasins à chaque sortie d’un nouvel iPhone. Mais ce samedi après-midi, ce ne sont pas des consommateurs qui avaient rendez-vous près de l’AppleStore de Paris Opéra, mais des citoyens venus demander des comptes à la firme, à l’appel du Parti communiste. Motif : le champion de l’informatique et du téléphone mobile l’est aussi de la évasion fiscale à très grande échelle. La Commission européenne a ainsi réclamé cet été la somme de 13 milliards d’euros à la société, en réparation du manque à gagner pour les États généré par le rapatriement de ses bénéfices en Irlande, où elle a échappé en grande partie à l’impôt depuis 1991 grâce à un arrangement passé avec Dublin. « Vu le prix de ses produits, Apple a largement de quoi payer ses impôts. Ces entreprises doivent cesser de se penser au-dessus des lois », fulmine César, un lycéen parisien venu protester contre les pratiques de la multinationale.

Pour une fois, la décision des commissaires de Bruxelles fait l’unanimité chez les manifestants. Mais il faut qu’elle soit suivie d’effet. « L’Irlande refuse de récupérer cet argent. Il est pourtant d’abord dû aux citoyens, explique Nicolas Bonnet-Oulaldj, le président du groupe PCF-Front de gauche au Conseil de Paris. Tous les fiscalistes sont d’accord pour reconnaître que l’impôt pèse davantage sur les ménages que sur les entreprises », tandis que les services publics fournis aux usagers, eux, font les frais de l’austérité. « L’Europe pourrait récupérer cet argent au profit des peuples », poursuit l’élu, qui préconise avec son collègue Jean-Noël Aqua la création d’un « fonds européen » abondé notamment par les milliards d’Apple pour aider les États en difficulté et « l’investissement des collectivités ».

« Les entreprises comme Apple bénéficient des infrastructures publiques, elles doivent aussi les financer », appuie Xavier, retraité de la SNCF vivant à Colombes (Hauts-de-Seine) et qui plaide avec ses camarades communistes pour la fin du « verrou de Bercy », cette obligation d’obtenir l’aval du ministère des Finances avant toute poursuite des fraudeurs. « Les frères Bocquet ont montré dans leur livre (1) que l’évasion fiscale coûte chaque année plus de 1 000 milliards d’euros à l’Europe », ajoute Anne Sabourin, représentante du PCF au Parti de la gauche européenne (PGE). Pour elle, cette question doit être aussi « traitée à l’échelle européenne, avec l’implication des gouvernements ».

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 12:45
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 05:46
Florange: déplacement qui marque les derniers pas d'un président coupé des réalités (PCF)

Florange : Déplacement qui marque les derniers pas d'un président coupé des réalités

 

 

En déplacement à Florange, François Hollande est venu affirmer avoir tenu ses engagements. En réalité, le renoncement à défendre la sidérurgie française annonce, dès l'automne 2012, l'échec de la politique industrielle du nouveau pouvoir.

On se souvient que la proposition de « nationalisation provisoire », émise par Arnaud Montebourg, avait été repoussée au profit d’un accord Mittal/Gouvernement. Quelques mois avant François Hollande, en campagne, assurait les salariés que s'il gagnait le site serait sauvé.

Au crépuscule de son quinquennat, François Hollande est venu partager sa conviction : Il a tenu parole, les investissements sont là et les emplois sauvés. Deux fois faux !

 

D’une part, les emplois ont été détruits par centaines sur le site lorrain : 200 départs en retraites, 400 reclassements dans le groupe, plus de 1000 emplois perdus chez les sous-traitants.

D’autre part, le maintien du site de Florange s’est fait au prix d’un marché de dupe avec Mittal : les activités principales du site de Basse-Indre (décapage et laminage) ont été transférées à Florange et l’investissement de 180 millions promis est dérisoire vis-à-vis des 600 millions préconisés par le rapport Faure remis en 2012 à son gouvernement.

Le résultat est là : Les Hauts fourneaux ont fermé.

Sous le quinquennat Hollande, la sidérurgie française a vu disparaitre sa filière chaude (ou filière liquide) nécessaire à la structuration d’une politique industrielle nationale et souveraine.

 

Le déplacement de François Hollande à Florange marque les derniers pas d’un président coupé des réalités du terrain, venant défendre un bilan de casse sociale et industrielle.

Dans les mobilisations sociales actuelles comme dans les échéances 2017, les communistes font des reolocalisations industrielles une priorité. Cela passe nécessairement par la reconquête d’une filière sidérurgique à la hauteur des besoins du pays.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 14:59

15 CHANTIERS PRIORITAIRES

Reconstruire une production nationale pour répondre aux besoins

Objectif : Pour répondre au défi de l’emploi et de la transition écologique, nous voulons relancer la production en France en promouvant un nouveau mode de développement et de production basé sur la réponse aux besoins, sur la planification écologique et sur un nouveau statut de l’entreprise.

Agir en urgence pour l’emploi : relancer la production

  • Plan national de réindustrialisation du pays piloté par une planification rénovée et démocratisée
  • Investissement massif, notamment dans la recherche et l’enseignement supérieur, en réorientant les crédits alloués au Crédit impôt recherche (CIR) et au Crédit d’impôt pour la compétitivité etl’emploi (CICE)
  • Constitution de pôles publics d’entraînement industriel et de services autour de sociétés publiques, de sociétés à capitaux mixtes et de sociétés nationalisées

Numérique : parier sur l’économie de la collaboration

  • Objectif 100 % très haut débit sur tout le territoire
  • Création d’une aide à l’émergence d’écosystèmes des tiers lieux (Fablabs, Makerspaces, hackerspaces) et de l’économie de la collaboration

Promouvoir une agriculture durable

  • Engager la transition écologique de notre modèle de production agricole, soutenir l’installation de jeunes paysans et promouvoir l’agriculture paysanne
  • Création d’un fonds de soutien à l’agriculture paysanne et aux filières alimentaires relocalisées
  • Loi sur la réduction des marges et pratiques dans la grande distribution pour des prix justes
Changer l’entreprise et revaloriser le travail

Objectif : Faire de l’émancipation des travailleurs le moteur de la transformation sociale.

  • Engager la réduction du temps de travail pour aller vers les 32 heures
  • Créer un nouveau statut juridique de l’entreprise incluant le rôle qu’y jouent les salariés et ses liensavec le territoire
  • Instituer un droit de reprise des entreprises par les salariés
  • Extension du pouvoir d’intervention des salariés dans l’entreprise
  • Aide à la création et au développement des sociétés coopératives et participatives (SCOP)
  • Abrogation de la directive sur le travail détaché
Mettre en œuvre un système de sécurité emploi formation

Objectif : Lutter contre la précarité et la mise en concurrence des travailleurs en promouvant un système qui assure aux travailleurs un emploi ou une formation et une rémunération tout le long de leur vie professionnelle.

  • Création d’un service public de sécurisation de l’emploi et de la formation assurant un revenu, un emploi ou une formation, tout le long de la vie professionnelle, sécurisant notamment les jeunes et les seniors
  • Abrogation de la loi sur la sécurisation de l’emploi
  • Faire du CDI (contrat à durée indéterminée) la norme du contrat d’embauche en limitantfermement le nombre d’intérimaires et de contrats précaires par entreprise
  • Instaurer une conférence annuelle sur la revalorisation des salaires et des qualifications
Entreprendre une grande réforme de justice fiscale

Objectif : Il s’agit d’enclencher une grande réforme de l’impôt pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de nos propositions et à assurer la justice fiscale. Il s’agit aussi de se doter en cinq ans d’outils nécessaires pour affronter le pouvoir de la finance et réorienter l’argent vers l’économie réelle.

  • Refonte de l’impôt sur le revenu pour le rendre plus progressif
  • Réforme de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune)
  • Création d’un pôle public bancaire autour de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque publique d’investissement, de la Banque postale, des banques mutualistes et coopératives et de banques nationalisées. Il impulsera un nouveau crédit sélectif pour l’investissement et l’emploi
  • Mise en place d’une taxe européenne sur les transactions financières (TTF – gain possible annuel : 36 milliards)
  • Taxation des stock-options et renforcement de la fiscalité sur le capital Placer l’éthique au cœur de l’économie
Placer l’éthique au cœur de l’économie

Objectif : Placer l’éthique au cœur de la société en s’attaquant à la fraude fiscale et sociale, en remettant de l’équité dans les rémunération et en luttant contre la corruption et les passe-droits.

  • Recrutement massif d’agents des services des Impôts et du Trésor
  • Signature d’accords bilatéraux pour mettre fin au secret bancaire
  • Taxation des stock-options
  • Instauration d’un salaire maximum
  • Instauration d’une transparence totale des avantages en nature dans la haute fonction publique et des hauts cadres des entreprises publiques et privées
  • Renforcement des moyens alloués à la lutte contre la corruption
Relever le défi écologique

Objectif : Répondre en cinq ans au défi écologique en initiant la transition écologique. Cet objectif concernera l’ensemble de l’action publique. Elle s’articulera autour de 5 piliers : la lutte contre le réchauffement climatique, la transition énergétique, un plan national pour les transports, la rénovation des bàtiments et l’affirmation du droit à une alimentation de qualité pour tous.

  • Plan climat visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES)
  • Création d’un pôle public de l’énergie autour d’un mix énergétique 0 % CO2 associant énergiesrenouvelables et énergie nucléaire
  • Plan national de ferroutage et de soutien au transport public
  • Plan national de rénovation thermique des bàtiments
  • Aller vers le 100 % bio et circuits courts dans les structures de restauration collectives
Ouvrir un nouvel àge de la Sécurité sociale

Objectif : Renforcer notre système solidaire de Sécurité sociale en lui donnant les moyens de son développement et en assurant de nouveaux droits.

  • Plan de mobilisation pour l’hôpital public et les structures publiques de santé
  • Assurer le droit effectif à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) sur tout le territoire
  • Réforme du calcul des cotisations patronales en les modulant en fonction de la politique salariale et d’emploi de l’entreprise
  • Abaisser l’àge du départ en retraite pour aller vers le droit à la retraite à 60 ans à taux plein
  • Création d’un service public et décentralisé de la dépendance
  • Engager un plan « crèches » pour créer 500 000 places
  • Aller vers l’universalité des allocations familiales dès le premier enfant
S’engager avec force pour l’éducation et la jeunesse

Objectif : Faire de l’éducation et la jeunesse les deux priorités de notre action en démocratisant l’accès aux savoirs, en construisant l’école de la réussite pour tous et en assurant l’autonomie des jeunes.

  • Plan national de lutte contre les inégalités à l’école avec une scolarité obligatoire, gratuite, de 3 à 18 ans, garantissant le droit à la scolarisation dès l’àge de 2 ans
  • Plan de recrutement de personnels dans l’éducation nationale et relance de la formation initiale et continue des enseignants
  • Revalorisation générale des bourses d’étude et adoption d’une loi cadre pour l’autonomie et l’avenir des jeunes
  • Encadrement et valorisation de la rémunération des stages
Lancer un plan national pour le logement

Objectif : élaboration d’une loi-cadre sur le logement et contre la spéculation immobilière et lancement d’un plan national de construction de logements sociaux afin de répondre en 5 ans aux besoins particulièrement en zones denses. Le taux d’effort des ménages pour le logement ne devra pas dépasser 20 % des revenus disponibles.

  • Objectif de construction de 200 000 logements sociaux par an
  • Doublement des aides à la pierre
  • Renforcement de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) avec notamment 25 % de logements sociaux obligatoires
  • Mobilisation du foncier par la création d’une agence nationale foncière décentralisée
  • Renforcement du « 1 % patronal »
  • Réorientation du financement du logement vers le secteur public
Rendre effective l’égalité femmes-hommes

Objectif : Assurer l’égalité femmes-hommes dans la société et lutter contre les violences sexistes.

  • Renforcement de la loi sur l’égalité salariale en la rendant plus contraignante
  • Promotion d’un enseignement non sexiste à l’école et de campagnes nationales de sensibilisation
  • Multiplication des places d’hébergement et de logements relais pour les femmes isolées et victimes de violences
  • Impulser la mise en œuvre de la directive de l’européenne la plus favorisée
La culture au cœur du processus de transformation

Objectif : Refonder le service public de la culture par une compétence partagée entre l’état et les collectivités locales pour garantir les droits culturels de tous à un haut niveau d’exigence artistique, pour permettre le libre partage des œuvres, des idées et des savoirs, pour favoriser la socialisation de l’art à l’école, dans la cité et l’entreprise, pour reconnaître la diversité des expressions culturelles.

  • Aller en 5 ans vers des budgets publics nationaux et locaux équivalents à 1 % du PIB
  • Renforcer le régime des intermittents du spectacle
  • Garantir la permanence artistique des structures en émergence et la part artistique des budgets des institutions publiques
Refonder la démocratie

Objectif : Faire de chaque citoyen un acteur de la vie publique. Changer la matrice de la prise de décision publique en plaçant la démocratie et la participation citoyenne en son cœur.

  • Inscription dans la Constitution de la participation et de l’initiative citoyenne comme droit fondamental
  • Instauration de la proportionnelle à toutes les élections et renforcement du non cumul des mandats
  • Renforcement des moyens de la commission nationale du débat public
  • Droit de vote des résidents étrangers
  • Lancement d’un processus constituant pour une VIe République
  • Pour une réappropriation populaire des médias, attribuer le droit de veto des rédactions sur la nomination des cadres éditoriaux et des sièges pour les salariés des médias dans les conseils d’administration
Pour une République de la citoyenneté et de l’égalité

Objectif : Redonner force à la République sur l’ensemble du territoire en assurant à chaque citoyen un égal accès aux services publics, une réaffirmation de ses droits, une effectivité pleine et entière de sa citoyenneté, et en réaffirmant le caractère solidaire, laïque, égalitaire et fraternel du pacte national républicain.

  • Plan de lutte contre les inégalités territoriales en assurant la présence des services publics sur l’ensemble du territoire national et en luttant contre les déserts médicaux
  • Lancement d’une troisième phase de rénovation urbaine
  • Plan de lutte contre le racisme et les discriminations avec notamment la mise en placed’observatoires locaux des discriminations et de l’égalité
  • Droit à la sécurité pour tous avec un plan de recrutement de personnel de Police et de Gendarmerie de proximité
Transformer l’Europe

Objectif : User du poids et de la position de la France pour réorienter la construction européenne vers un modèle d’intégration solidaire et coopératif.

  • Dénoncer le pacte de stabilité, engager la renégociation du traité budgétaire et des traités européens
  • Réforme des statuts et missions de la Banque centrale européenne et soutenir la proposition d’une Conférence européenne sur la dette
  • Soutenir la création d’un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire dédié aux investissements et services publics et à la relance de l’emploi, de l’industrie, de la formation alimenté par les milliards du « plan Draghi »
  • Refonder une nouvelle politique agricole, alimentaire et des pêches
  • Redéfinir la politique des visas de l’Union européenne (UE), fondée sur le droit international, respectant le droit d’asile et la protection des personnes ; garantie du droit universel de circulation par l’entrée sécurisée et légale pour les réfugiés et les migrants ; abrogation des règlements dits de Dublin et mise en œuvre d’une solidarité européenne dans l’accueil des migrants au moyen, notamment, de « quotas » ; soutien aux politiques d’accueil respectueuses des droits humains des pays méditerranéens de premier asile
  • Prendre l’initiative pour déclarer l’Europe «zone dénucléarisée» et initier la participation européenne à une Conférence internationale pour le désarmement nucléaire et l’éradication des armes de destructions massives, et stopper les ventes et livraisons d’armes françaises dans les régions en guerre
Agir pour un monde solidaire

Objectif : Mettre la diplomatie française au service de la paix, de la justice et de la solidarité

  • Initier une réunion exceptionnelle de l’Organisation des nations unies (ONU) portant sur la refondation de l’Organisation en conformité avec la Charte des Nations unies fondée sur les principes d’égalité et de souveraineté des peuples : revalorisation du rôle de l’Assemblée générale, élargissement du Conseil de sécurité, redéfinition des missions et moyens du Programme des Nations unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé, de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) et du Haut commissariat aux réfugiés
  • Porter à 1 % du produit intérieur brut effectif l’Aide publique au développement et soutenir la proposition au Sommet spécial de l’ONU sur le développement durable d’un objectif de 2 % à horizon 2030
  • Soutenir l’adoption d’accords contraignants et différenciés à la COP 21 (plan européen drastique de réduction des émissions de CO2 inférieures ou égales à 2 % ;
  • Sortir la France du commandement intégré de l’OTAN (Organisation du traité Atlantique-nord), établir un calendrier de retrait de la France de l’Alliance transatlantique, dénoncer le Partenariat stratégique UE-OTAN et initier la création d’un Cadre de sécurité et de coopération communes paneuropéen
  • Reconnaître l’état palestinien, soutenir le désengagement des entreprises françaises publiques et privées des colonies israéliennes, systématiser l’étiquetage des produits issus des colonies, et réorienter les investissements français vers le soutien au développement de la Palestine, la reconstruction de Gaza ; suspendre l’accord d’association UE-Israël pour violation de l’article 2 sur le respect des droits de l’homme
  • Initier l’organisation d’une Conférence internationale sous égide de l’ONU pour la paix et le développement du Proche et du Moyen-Orient
Pour les communistes, 15 chantiers prioritaires dans le projet " La France en Commun 2017"
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 11:27
Xavier Compain et Philippe Jumeau, secrétaire régional du Comité Régional du PCF et membre du secrétariat régional chargé des initiatives politiques à dimension bretonne (au centre, à la table centrale)

Xavier Compain et Philippe Jumeau, secrétaire régional du Comité Régional du PCF et membre du secrétariat régional chargé des initiatives politiques à dimension bretonne (au centre, à la table centrale)

35 communistes se sont retrouvés ce matin à Ploufragan, dans les Côtes d'Armor, pour une conférence régionale du Parti Communiste de rentrée qui s'est déroulée dans une ambiance fraternelle, sereine et constructive, où ils ont élu un nouvel exécutif régional avec: 

Xavier Compain - secrétaire régional du PCF Bretagne, porte-parole 

Les 4 secrétaires départementaux: Yannick Le Cam, PCF 22, Ismaël Dupont, PCF 29 - Denis Kermen, PCF 35 - Joël Gallais, PCF 56, 

Philippe Jumeau - animateur des initiatives régionales du PCF Bretagne  

Christiane Caro - chargée de la coordination des groupes de travail thématiques du PCF Bretagne

Dominique Gontier - communication interne/projet du Comité Régional du PCF Bretagne

Daniel Collet - suivi et impulsion des batailles régionales du PCF Bretagne

Florence Lelieu - Animation Communication externe- blog, réseaux sociaux du PCF Bretagne  

Un comité régional de 32 membres dont 16 membres actifs dans des groupes de travail plus les 4 secrétaires départementaux (Yannick Le Cam pour le 22, Joël Gallais pour le 56, Denis Kermen pour le 35, Ismaël Dupont pour le 29) et Jean-Louis Frostin, membre de la direction nationale complétera le dispositif pour produire et susciter la réflexion régionale des communistes, communiquer sur nos positionnements, et surtout initier l'action des communistes au coeur des luttes, avec les citoyens et nos partenaires politiques, associatifs, syndicaux.     

Nous nous sommes donnés pour feuille de route d'animer cette année:

 Une grande campagne régionale sous le thème unificateur "Vivre et travailler en Bretagne" incluant la réflexion et la proposition sur l'emploi industriel, agricole, les services publics, la lutte contre les disparités territoriales. 

De travailler à l'écriture d'un projet régional autour d'axes structurants. 

De faire vivre et de faire connaître les travaux de nos groupes de travail thématiques, dans le prolongement des attentes exprimées à travers les échanges et les résultats occasionnés par notre grande consultation citoyenne "Que demande le peuple?": Atelier citoyen PCF-Front de Gauche autour de la Santé, langues et culture régionales, commission maritime, énergie, l'école, les droits des femmes et la lutte contre toutes les discriminations...

De continuer la réflexion dans les départements sur les Grands Projets pour arriver à une conférence régionale sur le sujet en 2017. 

De poursuivre nos campagnes pour les salaires et des emplois de qualité dans l'industrie et la lutte contre la précarisation, l'allongement du temps de travail, l'exploitation des brèches offertes par la loi El Khomri.  

Pour la paix et pour le désarmement nucléaire autour d'initiatives fortes. 

Pour le droit d'asile et l'accueil des migrants. 

Contre la casse des services publics (Poste, Hôpitaux)

Pour une agriculture saine et respectueuse de l'environnement et de la santé qui rémunère les producteurs et obéisse à la visée d'une alimentation de qualité accessible à tous.

Il a été décidé aussi de faire une grande initiative régionale avec nos partenaires du SInn Fein dans le Finistère autour de la solidarité avec l'Irlande et de la réunification de l'Irlande.      

Voici quelques photos prises par Jean-Luc Le Calvez, notre camarade de Morlaix, un des 9 représentants du Finistère à la Conférence Régionale.  

 

 

Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
Conférence régionale du PCF Bretagne à Ploufragan ce samedi 15 octobre  (photos de Jean-Luc Le Calvez)
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