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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:59

Attention!

En raison d'un cas de force majeure indépendant de la volonté de Michel Etiévent comme de la section PCF de Morlaix, la conférence débat prévue le mardi 19 mai 2015 sur Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité Sociale et du système des Retraites est annulée!

Veuillez nous en excuser.

Nous allons tenter de faire venir Michel Etiévent et Gilles Perret à l'occasion de la sortie de leur film sur "La Sociale" - Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité Sociale - en décembre 2015.

http://www.lasociale.fr/

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

citation parue dans le magazine Challenges en 2010 de Denis Kessler, alors vice-président du Medef...

depuis, avec les Sarkozy, Fillon, Hollande, Valls, Macron et consorts, ce chantier de déconstruction est en cours d'exécution accélérée. Jusqu'à quand ?

***

Michel Etiévent Ecrivain, historien,journaliste. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages (documentaires, essais, contes…). Concepteur et maître d’oeuvre de projets d’écriture collective en collaboration avec les milieux universitaire, scolaire, urbain, hospitalier, carcéral, en lien avec les ministères de l’Education nationale, de la Culture, de la Justice, de la Santé.

A écrit "Ambroise Croizat et l'invention sociale" (nouvelle édition en 2012 chez GAP), collaboré avec le haut-savoyard Gilles Perret pour la réalisation des films "Les jours heureux", "De mémoire d'ouvriers".

Michel Etiévent écrivait sur un blog militant le 3 décembre dernier:

" A VOUS MES AMIS...

Quand je vois la crise s'approfondir, les usines tomber, grossir le flot des pauvres, le racisme ravager l'avenir, la haine sourdre, quand je vois des copains fatigués déserter le front de résistances, des intellos bidons faire du fric avec du vide, prêcher le renoncement ou la ringardise à longueur de livres ou d'antenne, quand je vois le décor de nos vies s'enfoncer dans la télé "déréalité", des fois moi aussi j’aurais envie de tout laisser tomber, de sauter du train de la résistance, de m'effondrer dans mon canapé chaud, une pile de livres aimés comme futur, ou me perdre à tout jamais sur la beauté de mes sentiers, ne plus rien voir, ne plus rien entendre, "jouir de la vie" comme ils disent!

Et bien non, ça ne dure jamais longtemps, parce qu' aussitôt je repense à tous ces copains de misère, ces traîne la faim de dignité qui, au long des siècles, malgré les désespérances les plus noires, ne se sont jamais laissé aller, ces enfants des mines qui nous livraient l'énergie du syndicalisme, ces communards écrasés qui se relevaient et montaient pour nous à "l'assaut du ciel", ces copains comme Croizat, Paul , Semard tous ces anonymes des luttes qui se faisaient casser la gueule dans une Europe minée par le fascisme, qui désespéraient eux aussi devant l'allongement des files de chômeurs, d'affamés aux crises de 29, mais qui se relevaient sans cesse, nous livrant nos grands conquis du front populaire...

Quand je repense à tous ces jeunes Moquet, à tous ces résistants qui auraient pu eux aussi déserter le combat clandestin ou les maquis et se réfugier dans le confort d'une France collabo ou indifférente, ces jeunes du CNR qui réalisaient une fabuleuse utopie dans une France assaillie par la répression et les ruines et nous livraient la sécurité sociale, la retraite et un héritage social considérable.. oui quand je pense à tout cela... alors je me relève, certes je chancelle, mais je suis debout et je repars sur le chemin des luttes et des conférences, gonflé de l'espoir de ceux qui ont nourri mon Histoire de dignité. Michel Etievent"

Biographie d'Ambroise Croizat

Ambroise Croizat est né en 1901 dans la vallée de la Tarentaise, en Savoie. Son père, originaire de Chambéry, est ferblantier dans la métallurgie et « travaille douze heures par jour, face à l'éclat des fours, sept jours sur sept (la loi sur l'attribution du congé hebdomadaire ne date que du 13 juillet 1906), le visage et les mains brûlés par les ébarbures de métal en fusion ».

Ambroise Croizat commence à travailler à treize ans comme apprenti ajusteur-outilleur dans une usine de Lyon. A 19 ans, au sortir de la guerre, il prend des responsabilités dans le Syndicat CGTU des Métaux. Dans les années 1920, il milite contre le militarisme, pour une paix plus juste avec l'Allemagne, contre le colonialisme et la guerre du Rif au Maroc. En 1926, il devient permanent du PCF à Paris, puis secrétaire général de la Fédération CGTU des métaux, pour laquelle il organise des grèves partout en France pour les salaires, la réduction du temps de travail, contre le chômage. En 1934, le PCF et la CGTU lancent une stratégie de Front Populaire face à la montée de la menace fasciste et la tentative de coup d'état du 6 février 1934. Les mots d'ordre de la gauche unifiés sont « Pain, Paix, Liberté ». L'unité de la CGT sera finalement réalisée le 1er mars 1936, deux mois avant l'arrivée du Front Populaire au pouvoir. Aux élections législatives du 28 avril 1936, Croizat est élu député du 14e arrondissement de Paris. Il figure parmi les organisateurs des grèves de mai-juin 1936 sous le Front Populaire qui aboutisse à une flambée des adhésions syndicales. Depuis mai 1936, Croizat siège à la « Commission spéciale » du gouvernement qui a été chargée d'élaborer les réformes et veille à leur application sur le terrain. En 1937, il inaugure des maisons de repas, des parcs de loisirs, des colonies de vacances pour la classe ouvrière.

Mais dès février 1937, le gouvernement, sous la pression du patronat, décide d'une pause dans les réformes. La guerre civile en Espagne, et le refus de Blum et du gouvernement, sous la pression anglaise notamment, de venir en aide à la République espagnole assiégée par les fascistes, éloigne les communistes de leurs alliés socialistes et radicaux. Le 12 novembre 1938, le gouvernement Daladier publie une série de décrets-lois qui instaurent la baisse des salaires, déjà fortement grignotés par l'inflation (50% en 2 ans), des impôts nouveaux et surtout la fin de la semaine des 40 heures, qualifiée pour l'occasion de « loi de paresse et de trahison nationale ». Daladier le capitulard s'écrie: « Cette loi est responsable de tous les maux de l'économie. On ne peut avoir une classe ouvrière à deux dimanches et un patronat qui s'étrangle pour faire vivre le pays ».

En novembre 1938, suite à de grandes grèves ouvrières suivies de licenciements arbitraires et d'états de sièges policiers, le gouvernement envoie les troupes devant les entreprises. Le 1er décembre 1938, 36 000 ouvriers sont licenciés dans l'aéronautique et les arsenaux, 8000 dans la chime et l'automobile. Plus de la moitié sont des responsables syndicaux CGT.

Dans son modeste appartement du 79, rue Daguerre où il vit depuis 1936, Croizat rédige son édito: « Le 30 novembre, le patronat a opéré le savant triage qu'il attendait. Il tient sa revanche sociale sur 1936. Des femmes ont faim, des enfants ont froid. L'homme n'est plus au travail. Partout, les consignes ont été données par les patrons revanchards. Des listes noires circulent. Les sous-traitants des grandes entreprises ont été sommés de ne pas embaucher des ouvriers licenciés sous peine de voir leurs commandes supprimées. La haine est partout. Ils ont défendu leurs outils parce qu'ils croyaient en la grandeur de la France, en ses traditions de dignité, en cet espoir que mai 1936 avait fait éclore. Plus que jamais, nos solidarités vont vers eux. C'est eux, la France. Cette France bafouée par ceux qui ne rêvaient que de revanche ».

Le mouvement ouvrier est décapité. Début 1939, avec l'aval de Daladier, Hitler s'empare de la Tchécoslovaquie.

Le pacte germano-soviétique signé à l'été 1939, les communistes, contre lesquels on avait déjà prévus des mesures de rétorsion en cas de conflit avant la connaissance du pacte, sont jetés en pâture. Le 27 août, l'ensemble de la presse communiste est interdite. Le 26 septembre, le PCF est dissous. 666 élus sont déchus.

Le 7 octobre 1939, Croizat est arrêté sur les marches de l'Assemblée Nationale, puis enfermé à la Prison de la Santé avec d'autres députés communistes, dont Prosper Môquet, le père de Guy, le jeune homme bientôt fusillé à Chateaubriand. L'extrême-droite réclame purement et simplement la loi martiale pour les communistes. En Janvier 1940, Croizat fait parti des 36 députés communistes condamnés à 5 ans de prison au terme d'un simulacre de procès, sous l'impulsion des anciens collègues de l'Assemblée Nationale, dont certains appartenaient à la majorité du Front Populaire.

En avril 1941, Croizat et ses camarades communistes sont envoyés en prison en Algérie, où ils vivent dans des conditions de détention très dures. Le débarquement allié à Alger a lieu le 8 novembre 1942 mais les députés communistes ne sont libérés que le 5 février 1943, après trois ans d'enfermement. Les Américains craignent qu'une fois libérés, ils ne deviennent vite les principaux animateurs de la politique anti-vichyste et soulèvent entre autre le problème du droit à la Liberté des pays du Maghreb. Et de fait, une fois libéré, Ambroise Croizat contribue à réorganiser le mouvement communiste et le syndicat au Maghreb, à tel point qu'en janvier 1944, la CGT affiche 120 000 adhérents en Afrique du Nord. Dès août 1943, dans un discours devant un public d'ouvriers, il parle de cette France nouvelle qui naîtra de la Libération: « Redonner à la Nation sa grandeur et aux travailleurs la place qu'ils méritent par leur effort et leur sang versé sera notre tâche. Les larmes et la mort n'auront pas été vaines. Elles accoucheront d'une France nouvelle, celles des nationalisations et de la Sécurité Sociale ».

« En septembre 1943, Ambroise Croizat rejoint, au titre de la CGT clandestine, l'Assemblée Consultative instaurée autour du Conseil National de la Résistance créé par De Gaulle à Alger le 3 juin 1943. Il préside la commission du Travail. C'est là que va prendre vie le programme du Conseil National de la Résistance. «Véritable déclaration des droits nouveaux, charte des futures grandes réformes nées dans la nuit et le feu du maquis ».

Le Conseil National de la Résistance, né le 27 mai 1943 trace les contours de son programme révolutionnaire par l'ampleur et le caractère structurel des réformes proposés, même s'il ne met pas à bas le capitalisme, se contentant de le neutraliser en partie et de créer de nombreuses espaces de socialisation des richesses. Le programme du CNR, qui paraît en zone sud sous le titre "Les jours heureux" est arrêté le 15 mars 1944.

L'invention sociale est en marche: « Instaurer une véritable démocratie économique et sociale impliquant l'éviction des féodalités économiques et financières de la direction de l'économie... Retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sol-sol, des compagnies d'assurance et des grandes banques... Droit d'accès dans le cadre de l'entreprise aux fonctions de direction et d'administration pour les ouvriers et participation des travailleurs à la direction de l'économie... Droit au travail... Liberté de pensée et d'expression ».

Le chantier s'ouvre à la Libération avec une classe ouvrière grandie par engagement dans la résistance, une CGT à cinq millions d'adhérents, un parti communiste à 27% des voix... Le « Parti des Fusillés », premier parti de France, a acquis le prestige et l'autorité d'un parti national, d'autant que les groupes FTP ont accepté de rendre les armes pour que s'installent les commissaires de la République et l'autorité des lois plutôt que celles des maquis. En Octobre 1945, 5 millions de voix se portent aux législatives sur les communistes, qui obtiennent 151 députés à l'Assemblée Nationale. Le 13 novembre 1945, De Gaulle, chef du gouvernement provisoire, fait appel à cinq communistes. Aucun grand ministère régalien mais Charles Tillon au ministère de l'armement, François Billoux à l'Economie Nationale, Marcel Paul à la Production Industrielle, tandis que Maurice Thorez se voit confier un ministère d'état et qu'Ambroise Croizat hérite du travail et de la Sécurité Sociale.

L'ordonnance qui crée la Sécurité Sociale paraît le 4 octobre 1945. La protection sociale, qui relevait jusque là des « Assurances sociales » (loi du 5 avril 1928, combattue par les patrons d'entreprises jusqu'à la nouvelle loi du 1er juillet 1930), ne protégeait contre la maladie qu'une faible partie des salariés et de leurs ayant droit. A peine un tiers de la population française... Le système était anarchique, avec une multitude de caisses patronales, confessionnelles, syndicales, mutuelles, concurrentes entre elles et n'offrant pour la plupart qu'une protection aléatoire. Pour les retraites (loi de 1910), la couverture est dérisoire ou inexistante. Pas plus d'un million de Français en bénéficient, alors que 5 millions d'entre eux pourraient y prétendre et n'ont pour seuls recours que la charité et leurs économies.

Désormais, la sécurité sociale devient un droit fondamental, universel, obligatoire et solidaire et non un mécanisme d'assurance couvrant un risque. Dans l'esprit d'Ambroize Croizat, la Sécurité Sociale devait couvrir tous les travailleurs, salariés ou non (loi du 22 mars 1946). Les non-salariés (petits commerçants, professions libérales et artisans notamment) refusèrent par la voix de leurs responsables, qui n'acceptaient pas de se laisser assimiler à de "vulgaires prolétaires". Beaucoup le regretteront.

Le nouveau système va organiser l'ensemble de la protection sociale autour de quatre mots clefs:

L'unicité: une institution unique, obligatoire, couvrira désormais l'ensemble des domaines de la protection sociale, des "risques sociaux", dit-on à l'époque (maladie, vieillesse, décès, invalidité ainsi que les accidents du travail, gérés jusque-là par les assurances privées). "L'ambition, déclarait Croizat à l'Assemblée, le 20 mars 1946, est d'assurer le bien-être de tous, de la naissance à la mort. De faire enfin de la vie autre chose qu'une charge ou qu'un calvaire".

L'universalité: la couverture est étendue à tous les citoyens, avec la volonté de généraliser à court terme le nouveau système. Et ceci malgré l'opposition de certaines professions qui refuseront de s'y intégrer....

La solidarité: c'est la pierre angulaire du système. Solidarité inter-générations, solidarité actifs-inactifs, malades bien-portants. Le tout financé par les richesses créées dans l'entreprise. En ce qui concerne le financement de l'institution, les propos de Croizat sont d'une modernité brûlante: "Outre le fait que cela grèverait fortement les contribuables, disait-il, faire appel au budget de l'Etat serait subordonner l'efficacité de la politique sociale à des considérations purement financières qui paralyseraient les efforts accomplis".

Démocratie enfin, et c'est là "l'exception française" car seule une gestion par les intéressés eux-mêmes peut garantir que la santé restera un droit fondamental pour tous. Là encore, les mots du ministre sont novateurs: "Pour la première fois, l'appareil nouveau met la gestion de l'intérêt des travailleurs dans les mains des travailleurs eux-mêmes. Ceci est d'autant plus important car l'assurance (et particulièrement pour les accidents du travail) relevait jusqu'à ce jour de compagnies commerciales et, pour les allocations familiales, d'une gestion purement patronale".

En mai 1946, grâce aux efforts d'Ambroise Croizat, une loi accorde une pension de retraite à tous les salariés âgés de plus de 65 ans.

Quand Croizat quittera le gouvernement en mai 1947, le montant des retraites sera majoré de 130 à plus de 200%. 4 millions de français bénéficient de la retraite.

Croizat présente ainsi dans un discours à l'Assemblée Nationale le 4 août 1946 le sens de son action gouvernementale:

"La sécurité sociale, née de la terrible épreuve que nous venons de traverser, appartient et doit appartenir à tous les Français et à toutes les Françaises, sans considération politique, philosophique ou religieuse. Ce qu'elle donne aux Français ne résulte pas de la compassion ou de la charité, elle est un droit profond de la nature humaine. Elle sera, nous en sommes sûrs, d'une portée considérable à long terme. Elle permet d'espérer, en raison des perfectionnements postérieurs qui pourront lui être apportés, voir la France et la République se placer au premier rang des nations du point de vue du progrès social...".

Le travail de Croizat au ministère du travail ne s'arrête pas là. Le 25 février 1946, il fait voter la loi sur la majoration des heures supplémentaires (25% entre 40 et 45h, 50% au-delà, 100% les dimanches et jours fériés). Il fit de même pour l'augmentation des primes et le travail de nuit et du dimanche. C'est également Croizat qui fixe la durée des congés payés à un mois pour les jeunes de moins de 18 ans et à 3 semaines pour la classe d'âge entre 18 et 21 ans. Il est également à l'origine d'un vrai service public de l'emploi, de la refonte d'une grande partie du Code du Travail, de la revalorisation des rentes des mutilés du Travail et des vieux mineurs, de la création d'un Conseil national du Travail chargé d'examiner les projets relatifs à la législation sociale, mais également d'innover en la matière.

Il engage un vaste chantier dans le domaine de la formation professionnelle pour libérer l'enseignement technique de la tutelle patronale ou confessionnelle. Grâce à ses efforts et à ceux de Maurice Thorez, de nouveaux statuts de la fonction publique sont adoptées. "On y trouve des avancées extraordinaires comme la reconnaissance intégrale du droit syndical, la participation des syndicats à la gestion du personnel, la démocratisation du recrutement, l'égalité des sexes pour l'accès à la promotion dans les services publics". On développe la prévention des accidents et des maladies du travail en créant la médecine du travail, les ancêtres des comités hygiène et sécurité. On attribue pour la première fois un rôle économique et décisionnel aux comités d'entreprise.

En avril 1946, Croizat propose d'instituer l'égalité de salaire entre homme et femme: "Si l'égalité politique est une victoire partielle, l'égalité économique est une victoire complète" dit-il alors.

En 1946, le patronat redresse la tête, sabote l'application du programme du CNR. Les tensions au sein du gouvernement croissent. Droite et socialistes freinent les nationalisations ou remettent en cause les statuts des mineurs, des gaziers et électriciens, des cheminots et des travailleurs de chez Renault... Ils entament la guerre d'Indochine. Le blocage des salaires et la flambée des prix créent un climat social tendu. Les pressions des Américains sur le gouvernement s'accentue pour faire sortir les communistes.

L'éviction a lieu le 5 mai 1947. Le motif est la solidarité trop voyante des communistes aux revendications des ouvriers de Renault. En réalité, dans un contexte de début de guerre froide, les Américains monnayent leur aide à la France contre une marginalisation des communistes.

Evincé du gouvernement, Croizat reprend à plein temps la tête de la Fédération CGT de la métallurgie.

En juillet 1950, Croizat, déjà éprouvé par un cancer du poumon, perd son fils, ouvrier électricien de 26 ans, dans un accident du travail à Lyon. Il meurt le 12 février 1951. Son cortège funèbre, le 17 février 1951, rassemble des centaines de milliers de personnes venus lui rendre hommage.

A lire aussi sur le Blog Le Chiffon Rouge:

A l'origine du système des Retraites, de la Sécurité Sociale: "Ambroise Croizat ou l'invention sociale" par Michel Etiévent

Michel Etiévent

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Ambroise Croizat

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:36

Greg Oxley était présent au local PCF à Morlaix le jeudi 26 février pour une conférence-débat sur l'actualité de la pensée de Karl Marx.

C'est un militant d'origine anglaise de la 10e section PCF de Paris, membre du PCF depuis 1973, animateur du journal du collectif « La Riposte » qui cherche à populariser la pensée marxiste.

« Avant de parler de l'actualité de la pensée de Marx, Greg Oxley a voulu évoquer l'actualité du capitalisme.

La France et l'Europe vivent depuis des années une crise économique, sociale et politique. Une crise fondamentalement différente des crises du capitalisme qui l'ont précédée.

En 1973, c'était les manifs contre le coup d'Etat au Chili. Déjà on parlait de crise du capitalisme. Depuis plus de 40 ans, on nous parle de crise du capitalisme. C'est en réalité que le capitalisme est un système de crise : on passe d'une crise à l'autre.

Cette crise que nous traversons est différente, pire que les autres.

La France est un des pays les plus riches d'Europe. Pourtant, 6 millions de personnes qui auraient besoin de travailler ne travaillent pas. On connaît une situation de sous-emploi dramatique. Mois après mois, c'est la descente dans des difficultés de toutes sortes. 11 à 12 millions de personnes sont officiellement dans la pauvreté. 5 millions de foyers sont en situation de sur-endettement. 210 000 nouveaux dossiers de sur-endettement sont déposés à la Banque de France chaque année.

Cette crise est une crise industrielle, productive, une crise de surproduction.

Surproduction par rapport à la capacité d'absorption du marché. On nous dit qu'il y a trop de tout par rapport aux contraintes économiques de rentabilité du capitalisme : trop de travailleurs, de retraités, d'étudiants, d'infirmiers, d'écoles. Toute la société civile est en trop par rapport à ce que peut le capitalisme.

Le capitalisme français et européen est en déclin.

La position mondiale de la France se rétrécit par rapport au monde, à l'Europe, à la France elle-même. Chaque année, nous enregistrons un déficit commercial de 65 millions d'euros.

En 1995, l'industrie française représentait 22 % du PIB. Aujourd'hui, elle ne représente plus que 10 % du PIB.

Les parts de marché de la France en Afrique ont été divisées par 2 en 10 ans. C'est le déclin du capitalisme français. Parmi ses conditions de survie figure l'obligation de démolir tranche par tranche toutes les conquêtes de la classe ouvrière française.

Bientôt le SMIC lui-même devrait faire l'objet de discussions si on croit certains membres du gouvernement. Certaines branches d'activité suivant des accords de branches pourraient être dispensées d'appliquer le SMIC. L'avenir de ce système, c'est la régression sociale permanente. Dans tous les peuples et les pays d'Europe, au-delà de quelques variantes et spécificités, c'est le même scénario.

L'Espagne a perdu 7 à 8 % de son PIB. L'Italie a perdu 15 % de sa capacité productive. La Grèce a perdu 25 à 30 % de son économie. 40 % des foyers en Grèce ont aujourd'hui des revenus extrêmement faibles.

Ce n'est pas une crise comme une autre : ça ne reprendra pas cette fois-ci.

Pendant des décennies, les stratèges du capitalisme en se croyant très malins ont fait tourner à plein régime le crédit afin de stimuler la production et la demande de manière artificielle, à travers des capitaux qui n'ont pas été réellement créés par le travail. Tout le monde s'est endetté : les entreprises, les foyers, les États.

La dette publique est devenue hors de contrôle. On a sommé les États de colmater toutes les brèches ouvertes par le capitalisme (chômage, précarité, inégalités). Aucun projet industriel aujourd'hui où l'Etat n'intervient pas aujourd'hui, ou la collectivité, pour co-financer, colmater les carences du capitalisme dans le financement de la recherche et de la production, puisque que sa dérive financière le coupe des moyens d'entretenir son existence à long terme. L’État maintient le capitalisme à flot, empêche la révolution sociale.

La dette publique française attendra bientôt 2000 milliards d'euros : 100 % de son PIB. Cette dette publique augmente d'année en année : 150 milliards de plus chaque année ces dernières années. D'ici 5,6 ou 10 ans, elle sera de 3000 milliards d'euros. Les seules intérêts de la dette représentent et annulent les effets de l'impôt sur le revenu, de la TVA. Mais si on mène une politique d'hyper-austérité en économisant 40 milliards d'euros sur la satisfaction des besoins sociaux, c'est dérisoire par rapport aux intérêts de la dette à rembourser chaque année.

C'est un contexte qu'on a pas connu jusqu'à présent. Face à cet endettement, s'il y a une politique d'austérité très sévère, on plonge vers la récession, si on refuse cette austérité, on se retrouve dans la même situation tant qu'on ne transforme pas le système.

Le keynésianisme qui consiste à injecter de l'argent dans l'économie pour doper le système capitaliste et surmonter ses crises est devenu impossible : on ne peut plus faire cela. Aujourd'hui, on extrait chaque jour davantage d'argent de l'économie au profit de la finance et des banques par le biais du remboursement de la dette.

On ne peut plus présenter aux travailleurs un programme de revendications immédiates sans poser la question de la propriété des banques, du commerce, des industries. Dans le contexte actuel, les revendications pratiques immédiates (services publics, salaires, allocations...) sont impuissantes et échouent s'il n'y a pas de volonté de combattre et transformer le système, d'exproprier les banques, les gros actionnaires, de transformer le régime de propriété.

Syrisa s'est fait élire avec 35 % des voix sur un programme extrêmement volontariste : on annule la dette, le mémorendum, on ne reconnaît pas la Troïka. Mais depuis l'élection de Syrisa et d'Alexis Tsipras, il y a un milliard d'euros qui quitte la Grèce chaque semaine. La grande bourgeoisie, la classe capitaliste, a fait le choix de discréditer le gouvernement, de couler ce gouvernement et cette politique issus de la souveraineté du peuple. Le FMI, la Commission Européenne, la BCE veulent axphyxier le pays. « Si vous osez augmenter le SMIC, nous on vous étranglera en vous coupant l'accès au crédit, en asséchant les banques ». Le gouvernement a le dos au mur.

Il est placé devant un choix difficile :

Ou il capitule, ce ne sera pas la première fois.

Ou il se tourne vers les travailleurs grecs en leur disant : « nous avons été élus sur la base d'un programme de réformes sociales. On ne demandait pas la lune. Une petite catégorie (15000-20000 personnes à l'échelle de Grèce) a tellement de pouvoir que cette infime minorité peut empêcher un gouvernement démocratiquement élu sur un programme clair d'appliquer son programme. Aidez-nous à tenir bon face à l'oligarchie capitaliste, aidez nous à exproprier cette classe de parasites qui ne pensent qu'à échapper à l'impôt en bénéficiant des paradis fiscaux ».

Comment ce petit pays peut s'en sortir autrement ?

Les apologistes du capitalisme si on leur parle du marxisme prennent un air narquois et nous disent : c'est démodé, c'est une idéologie du XIXe siècle.

Pourtant, quand Marx a développé sa théorie, le capitalisme n'était pas un système mondial : cela n'existait pleinement et presque à l'état pur qu'en Grande-Bretagne. En 1848, Marx, qui était un penseur de génie, prévoyait déjà que ce nouveau système se développerait au point de réunir l'humanité en une seule unité économique. Son petit Manifeste du Parti Communiste, un livret de 50 pages, donne des clefs de compréhension de toute l'histoire des 150 ans qui succèdent. Tout est dit : la division mondiale du travail, une classe de grands propriétaires du capital de plus en plus riche, une paupérisation de la grande majorité de l'humanité, le développement du salariat. Aujourd'hui, 86 % des français sont des salariés ou aimeraient l'être. Marx a aussi théorisé les crises périodiques de surproduction. Par son développement, il a montré que le capitalisme développerait des techniques, le salariat : qu'il avait dans un premier temps des effets progressistes. Mais qu'à un certain stade les technologies sont amenés à se retourner contre la population si elles ne sont pas entre de bonnes mains, au service du travail affranchi plutôt que du capital, au service de l'intérêt général ».

« Aujourd'hui, l'analyse de Marx par rapport au capitalisme est validée. Par contre, il n'a pas tout dit, tout prévu, notamment ce problème qui est le nôtre, celui de la prise de pouvoir. Karl Marx ne pouvait pas prévoir le phénomène du stalinisme, le léninisme. Le capitalisme par son développement jetait les bases du société communiste future. C'était la grande œuvre progressiste du capitalisme. Adam Smith avait déjà parlé d'un mouvement d'uniformisation des conditions de vie au niveau de l'humanité avec le mouvement historique du capitalisme. Entre 1945 et 1975, on a produit plus de biens que dans toute l'histoire de l'humanité antérieure : Marx avait aussi parlé d'une « immense accumulation de marchandises » à l’œuvre dans le développement du capitalisme, et à son époque elle n'avait rien à voir avec ce que l'on connaît ».

« La mission centrale du PCF, ce n'est pas de bien figurer aux élections, même si c'est important, c'est d'aider à la prise de conscience du peuple, de la classe ouvrière, pour s'émanciper du système capitaliste. Montrer que nous n'avons pas les mêmes intérêts que cette classe de parasites qui refoule la société en arrière. Sortir de ce miracle de la servitude volontaire et se dire que « les grands ne paraissent grands que parce que nous sommes à genoux ». Pour cela il faut aussi un retour critique sur l'expérience historique de la prise de pouvoir communiste, avec une analyse marxiste et progressiste de ses échecs et de ses impasses : dictature militaire, bureaucratique, corruption. Analyser la révolution et sa dégénérescence ». « Ne surtout pas céder au Front National la position de ceux qui prônent le changement radical de la société ».

« Etre clairs et cohérents sur nos objectifs de transformation ».

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:25

cycle 14/18 » la der des ders ? »

 

ARAGON et la Grande guerre

J'ai buté sur le seuil atroce de la guerre  Et de la féerie il n'est resté plus rien

 

La guerre de 1914/1918, première guerre industrielle bouleverse l'Europe bien sûr et avec elle une grande partie du monde. Les pertes humaines sont considérables Des millions d'hommes meurent au front. En France 10% de la population masculine a été tuée ou est portée disparue. Quatre Empires se disloquent. Des frontières sont redessinées jusqu'au proche Orient.

 

Un monde nouveau tente de se construire, rejetant une société, des formes d'organisations sociales et politiques qui ont organisé ou permis cette boucherie. Les intellectuels prennent toute leur place dans ce mouvement « révolutionnaire » qui voit l'éclosion du dadaïsme puis du surréalisme. Louis Aragon avec André Breton ou Philippe Soupault, en est une des grandes figures.

 

AVT Louis-Aragon 399

 

 

soirée d'échange et de débat en partenariat  avec la médiathèque de Quimperlé

 

Bernard Vasseur

Philosophe Directeur de la Maison Triolet-Aragon

 

tu n'en reviendras pas toi qui courrais les filles

jeune homme dont j'ai vu battre le cœur à nu

quand j'ai déchiré ta chemise et toi plus

tu n'en reviendras pas vieux joueur de manille

 

Qu'un obus a coupé par le travers en deux

pour une fois qu'il avait un jeu du tonnerre

Et toi le tatoué l'ancien légionnaire

tu survivras longtemps sans visage et sans yeux.

 

(Aragon, Le roman inachevé)

le vendredi 20 mars 2015 de 19h à 21 h

salle Anne Follézou

Port de Brigneau Moëlan sur Mer

 

Le long dos d'âne disputé au Chemin des Dames cette arête vive du massacre

 

 

entrée libre. Participation aux frais d’organisation de la soirée. !

 

Les Amis de la Sardine Rient Port de Brigneau 29350 Moëlan sur mer


 


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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 15:29

AUX

Elections départementales des 22 et 29 mars 2015

C'est L'Humain d'abord! 

 

departementales-2015 1295

 

A Plougonven, salle de St Eutrope, à 14h le Samedi 14 février

 

Le Front de Gauche et ses candidats sur le Canton de Plouigneau, Martine Carn, Roger Héré, Solène André, Jeremy Lainé, vous invitent à

une réunion publique-débat sur les enjeux dans prochaines élections départementales, les propositions du Front de Gauche, tout particulièrement en matière de:

Santé, Accompagnement des personnes âgées et du vieillissement, Droit à l'autonomie 

 

PERSONNES AGEES, AUTONOMIE

L'humain d'abord ! Une société civilisée se doit d’assurer à chacun de ses membres de la naissance  à la fin de vie des conditions garantissant son intégrité et sa dignité.

Les approches comptables des gouvernements de droite comme du PS ont sévèrement mis en cause l'efficacité  de nombreux services, voire menacé leur existence par des fermetures ou des regroupements.

Dans les 27 nouveaux cantons finistériens, 30% de la population a aujourd'hui plus de 60 ans (40 % en 2040).

Le département doit maintenir et renforcer le maillage finistérien, mais aussi augmenter les capacités d’accueil actuellement notoirement insuffisantes.

 - le vieillissement de la population continue depuis des décennies. C'est un progrès et non un problème comme le soulignent trop souvent les comptables qui nous gouvernent,

 - si l’âge moyen augmente, il n’en est pas de même pour l’âge en bonne santé

 -les problèmes liés au vieillissement et à la dégradation d’autonomie sont des problèmes de santé et, à ce titre, doivent être pris en charge par la sécurité sociale.

 

L’augmentation de la productivité fait que  le travail des femmes et des hommes n’a jamais produit autant de richesses. Ce n'est donc pas un problème de moyens mais de choix à faire

 

PERSONNES AGEES

Le maintien à domicile

C’est le souhait très majoritaire des anciens tant que cela est possible. Il implique d'adapter les logements à une mobilité réduite, et de lutter davantage contre l’isolement (transport, lotissements intergénérationnels, activités physiques, culturelles, mise en place de services à la personne,…)

 

Hébergement en établissement

De passage dans le Trégor le président du Conseil général indiquait qu’il allait manquer 2 000 places d’accueil des personnes âgées dans le Finistère. Au rythme actuel d’ouverture (moins de 100 par ans) combien d’années devront attendre les intéressés et leur famille ?

 

AUTONOMIE

 

Le Front de Gauche milite pour un pôle public de l’autonomie :

-le monde associatif avec sa générosité a contribué à apporter des réponses aux besoins dans un contexte qui génère souvent de la précarité pour les associations et pour leurs salariés,

-le secteur privé ayant mesuré le potentiel s’est engouffré dans la brèche désireux de dégager le profit maximum de cet « or gris » dont font état les magazines.

D'où notre proposition d’un pôle public de l’autonomie et d’un service public à la personne dans chaque département .

 

Une possibilité d’accès à tous

- prise en charge à 100 % par la sécurité sociale pour tous les frais médicaux (y compris appareillage optique, dentaire, auditif)

- hébergement pris en charge par la solidarité nationale sans récupération sur les familles ou sur les successions.

 

Une qualité égale de la prise en charge

- L'insuffisance de personnel qualifié est source de maltraitance institutionnelle pour les malades et de grande souffrance pour les soignants

- Il faut un plan de formation qualifiante pour tous les intervenants (secteur public, associatif ou privé), et des conditions de travail et de salaire revalorisées.

- Le calcul de l’APA doit être revalorisé avec un réel financement par l’état

- Il faut prendre en compte  la situation des aidants familiaux en leur permettant des « répits ».

 

...................................................................................................................................................................

Dans une France qui va mal, la nécessité d’une politique résolument anti-austérité, contre les injustices, le chômage et la précarité, est plus que jamais d’actualité.

 Alors que la formidable mobilisation populaire du 11 janvier porte une forte exigence de liberté et de vivre ensemble, la droite et le FN multiplient les discours de division, de stigmatisation et de repli identitaire…

 Le résultat desélections départementales des 22 et 29 mars, qui sont loin d’être des élections mineures, aura des conséquences importantes pour votre vie quotidienne.

 Ou bien, tristes scénarios trop prévisibles:

 - on conforte le parti socialiste dans sa politique libérale et austéritaire alignée sur les exigences du patronat et de Bruxelles, politique à mille lieux des promesses de justice sociale du candidat Hollande en 2012

 - la droite effectue son retour pour mener une politique pro-business, hostile au monde du travail, divisant la société par la démagogie sécuritaire et identitaire

 - le FN continue à monter à la faveur de l’abstention. Or, le FN ne peut être la solution: dans les mairies qu'il dirige, il mène une politique clientéliste, dirigé contre le monde associatif indépendant, les services publics à vocation sociale et les catégories populaires, opposant "français de souche" et "français d'origine étrangère". Ce Parti d’extrême-droite d’origine fasciste a dans ses gènes l'autoritarisme, le refus de l'émancipation humaine, le racisme et la promotion des hiérarchies naturelles.    

 

Ou bien, le vote Front de Gauche progresse et permet de construire une dynamique pour reprendre espoir, sortir de la dictature de la finance et des dogmes libéraux, construire une société qui place l'humain, l'égalité des droits, la fraternité, la liberté, la laïcité, le souci de de la terre au centre de ses choix.

Des élus Front de Gauche dans les Conseils Départementaux sont nécessaires pour entraver la casse des services publics et mettre l'accent sur la solidarité. Actuellement, dans le Finistère, le groupe de gauche est monocolore: du rose pâle PS! Des élus Front de Gauche garantiraient le pluralisme et la vitalité du débat démocratique au sein du Conseil Général. 

En Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande…, des voix s’élèvent pour une autre politique que celles enracinées sur les dogmes du libéralisme dictés par les marchés financiers. 

Aux élections départementales, construisons ensemble ce rassemblement citoyen, social et écologique de résistance et d’alternative dont notre peuple a besoin.

Le département du Finistère, c'est:

1 milliard d'euros de budget. Environ 820 M€ de crédits de fonctionnement et 180 M€ d'investissements.

Près de 50 M€ de baisse des dotations de l'Etat d'ici 2017.

Des conséquences néfastes pour les besoins de la population

 

femme front de gauche morlaix

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 07:00

AVT Louis-Aragon 399

 

Pierre Juquin présente Louis Aragon le 25 novembre à Brest

Un événement politico-littéraire !

Auteur d'une monumentale et passionnante biographie (1500 pages en deux volumes) de Louis Aragon.

Narrateur de talent et connaisseur remarquable de l'écrivain-poète Pierre Juquin présente Louis Aragon le 25 novembre à Brest (18 heures-Salle des conférences de la mairie)

avec le soutien de la librairie Dialogues

 

pierre Juquin - conférence Aragon à Brest

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 07:22

 

Les Amis de la Sardine Rient

avec la complicité de la librairie « Les Mots Voyageurs » 

 

14/18 la der des ders ?

 1914/1918.......2014/2018

  

La Victoire de Jaurès

Jaurès est assassiné le 31 juillet 1914. L'immense travail qui fut le sien n'est pas pour autant mort avec lui.

Sa victoire, c'est celle de sa clairvoyance.

  

soirée d'échange et de débat  avec

 

Charles Silvestre

journaliste ; vice président des Amis de l'Humanité

auteur de l'ouvrage «  la Victoire de Jaurès » éditions Privat.

 

 

 lavictoiredejaures

le samedi 8 novembre 2014 de 19h à 21 h

salle Anne Follézou

Port de Brigneau Moëlan sur Mer 

entrée libre. Participation aux frais d’organisation de la soirée. !

Les Amis de la Sardine Rient Port de Brigneau 29350 Moëlan sur mer 

lesamisdelasardinerient@orange.fr

 

   renseignements/réservations :06 74 44 04 90./02 98 71 12 36

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:41

Rencontres du Front de Gauche 29

25 octobre 2014

Deuxième débat de l'après-midi : le social, les luttes, la situation des services publics et des entreprises

 

Rencontres-departementales-FDG-2014 0350 

Jean-Marc Cléry (FSU) : Le fil directeur de mon propos : qu'est-ce qui a changé depuis 2012 ? A la FSU, on discute éducation, services publics, mais aussi questions sociales, environnementales, protection sociale. Le gros pôle de la FSU est l'éducation (SNES) mais il y a aussi Pôle Emploi, l'administration pénitentiaire... Sur toutes ces questions on rencontre le politique. Une de nos priorités en ce moment : construire, rénover les établissements publics. Dans l'académie de Rennes, le solde migratoire est positif. Il y a 2000 élèves qui arrivent dans les collèges et lycées. Or, il n'y a pas assez de rénovation du bâti. Nous luttons aussi pour préserver les CIO : les départements actuellement se désengagent de leur fonctionnement. On passerait de 27 CIO à 12 dans l'académie de Rennes. A Morlaix, Quimperlé, Concarneau, les CIO seraient fermés. A Pôle Emploi, nous combattons la pression mise sur les chômeurs et les personnels au nom des objectifs de rentabilité,  de radiation, ou de baisse artificielle du nombre officiel de chômeurs. Est-ce qu'il y a un changement pour nous, dans l'éducation nationale, depuis 2012 ? Entre 2007 et 2012, il y a eu 300 emplois supprimés en Bretagne pour 2000 élèves en plus. Depuis 2012, on a créé des postes mais on est toujours en déficit de 30 postes par rapport à 2008. Le management des personnels reste inspiré par les mêmes méthodes (le new public management) sauf qu'il n'est plus au seul service de la destruction des emplois mais au service d'une volonté de faire mieux au niveau du service d'éducation. Toutefois, le sentiment des collègues, c'est qu'il y a une dégradation continue des conditions d'exercice de leurs métiers. Il y a des inégalités territoriales très importantes. Le département des Côtes d'Armor en déficit de postes, l'Ile et Vilaine capte de nombreux nouveaux emplois enseignants. Le nombre de psychologues scolaires baisse : ils sont également chargés de l'orientation. Le discours qu'on leur tient est : vous ne ferez pas au mieux, vous ferez comme vous pouvez avec les moyens que vous avez. Il y a un état de déréliction des collègues qui se sentent abandonnés par l'administration. Les collègues se sentent enfermés dans leur quotidienneté : c'est difficile de les ramener à une politique plus générale.

 

Olivier Cuzon (Solidaires) : On ne remboursera pas la dette. Il y a une paralysie du mouvement syndical depuis quelques années : cela pose la question de l'indépendance du mouvement syndical. : une CFDT courroie de transmission du PS, d'autres syndicats qui refusent d'être associés à des luttes politiques. Les salariés ne sont plus demandeurs non plus de grève générale... Il y a un détachement entre des directions syndicales et politiques. Le problème, c'est que le syndicalisme a horreur du vide lui aussi... Dans l'agro-alimentaire, face à la vague des licenciements, nous n’avons pas été capables de proposer une réponse adaptée. Les Bonnets Rouges ont remporté le morceau. La division syndicale a des effets terribles, elle est liée profondément à une répartition objective entre un syndicalisme d’accompagnement et un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Depuis 1945, il y avait un statut du salarié : un accord collectif ne pouvait déroger à la loi, était forcément plus favorable, de même un accord d’entreprise était forcément plus favorable qu’un accord collectif. Il ne pouvait y avoir divergence qu’entre des accords « plus » et des accords « plus plus » entre nos organisations syndicales. Les accords dérogatoires étaient forcément plus avantageux pour les salariés. En 1982, les lois Auroux, qui avaient d’autres très bons aspects, ont enfoncé un premier coin dans ce cadre. Ensuite, en 1998-2000, il y a eu le coût de la loi Aubry sur les 35h : la loi laissait dans son application une grande marge de négociation aux organisations syndicales. Cela a produit un désaccord entre ceux qui vont signer des accords favorables aux salariés et ceux qui signent des accords nuisibles aux salariés sous prétexte d’emploi, de compétitivité… Ensuite, on a eu l’ANI, l’accord dit sur la sécurisation de l’emploi, la réforme de l’assurance chômage, des seuils sociaux, avec à chaque fois la CFDT et la CFTC qui votent ce que veut le patronat. Résultat : paysage syndical profondément divisé. Le collectif AAA organise une journée de manifestation nationale le 15 novembre : il faut que les syndicats et les partis politiques de la vraie gauche travaillent ensemble pour la réussite de cette mobilisation contre l’austérité. Je propose, comme il y a plusieurs syndicalistes et partis dans la salle, qu’on arrête déjà une date de réunion de concertation à la fin de la réunion.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0353

Marie Le Berre (postière à Châteaulin, UL CGT de Châteaulin). Le territoire couvert par mon union locale est très large : de la presqu’île de Crozon à Fouesnant/ Benodet. Je voudrais parler de la difficulté des salariés dans les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées. Elles sont toutes managées de la même façon maintenant. On n’a plus les moyens de faire ce pourquoi on a été formé et on a toujours travaillé. Le 16 octobre, pour la manif pour la défense de la Sécu, il y avait peu de salariés dans la rue. C’est difficile de réussir la prise de conscience des salariés. Pourquoi on attaque autant la Sécu ? Pourquoi il y a si peu de recettes dans les caisses de la Sécurité Sociale ? Pourquoi il y a autant d’exonérations ? Poste : 250€ d’exonération par salarié et par mois dans le cadre du CICE : la Poste va toucher pendant 3 ans 297 millions d’euros par an, soit près d’un milliard d’euros. Tout cela pour supprimer des milliers et des milliers d’emplois. On fait pression sur les militants syndicaux. Comment on arrive à faire rentrer la précarisation dans un accord dit de sécurisation de l’emploi, comment on exonère les employeurs ?A chaque fois argument de la lutte contre le chômage : on mise sur la résignation des salariés. Pourquoi on le fait ? Le but recherché : c’est la privatisation de la sécurité sociale et des services.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0355

Hélène Derrien (responsable de l’association d’usagers des comités de défense des hôpitaux de proximité et des maternités) : notre collectif est né à Sainte Afrique. C’est devenu une association nationale d’usagers. En 10 ans, le constat est lourd : une maternité sur quatre a fermé. Tout cela accompagné par les Agences Régionales de Santé (ARS). Comme les fermetures de service, les restructurations. Nous alertons aussi sur l’érosion de la démographie médicale et para-médicale sur certains territoires, due au numérus clausus, à la liberté d’installation. Cette année, 10 milliards de baisse du budget de la sécurité sociale. En même temps, grâce au personnel, aux usagers, il y a des résistances : hôpital de Carhaix avec la magnifique bataille que nous avons menée, maternité des Lilas dans le 93, Hôtel Dieu à Paris, service de réanimation de Briançon (pays de montagne, urgence vitale : il ne faut pas être à plus de 15 mn de l’hôpital), défense des maternités à Chaumont, à Orthez, à Concarneau on demande un scanner pour l’hôpital et un service d’urgence 24h/24h. Evidemment, nous nous mobiliserons aussi contre l’austérité le 18 novembre, les suppressions d’emplois et de service à l’hôpital public. Nous alertons aussi sur le fait qu’un tiers de la population a renoncé aux soins par manque de moyens. La santé, c’est une des premières préoccupations de la population. Il y a un changement de cap urgent à avoir si on veut maintenir une relative égalité face à la santé et la maladie et un niveau de santé publique correct.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0356

Michel Le Goff (syndicat CGT Bigard Quimperlé, élu PCF - FDG à Bannalec – candidat de la liste « Finistère à gauche toute » aux sénatoriales) : Il y a une nécessité à donner une dimension politique à nos luttes. Nous venons de vivre une situation irréelle : le licenciement de Michel Le Gouge. Il est parfaitement révélateur de la nature de l’exploitation capitaliste. Gad, Doux, Boutet-Nicolas, Tilly, le climat de l’agro-alimentaire est très difficile. Bigard se porte bien, merci. Enfin, je ne parle pas des salariés. Le 15 septembre, à partir de 8h30, nous nous mettons en grève pour dénoncer le licenciement d’un salarié, les conditions de travail dans l’entreprise. Il y avait la volonté et la nécessité d’extérioriser les luttes de l’intérieur. Bigard est un enfer blanc. Michel a reçu son courrier de licenciement pendant les vacances, alors que sa femme accouchait de jumeaux : histoire de lui foutre un gros coup de massue sur la tête pour être sûr qu’il ne se relève pas. Les débrayages se sont succédés, 7500 tracts ont été distribués la première semaine, 5000 tracts la deuxième semaine. La dernière grève date du 16 octobre pour le droit au soin pour tous. Il y avait l’union entre les syndicats. Souvent, c’est Bigard qui lance le tempo de la lutte pour la défense du droit social. Il y a quelques années, 15 jours de grève pour pouvoir aller aux toilettes 5 mn de temps à autre dans la journée quand on a besoin: 4 x 5 mn, cela fait 20 mn, c’était la chasse aux gaspis, comme ils appelaient ces temps. Pour être plus productif, on fait appliquer la terreur, la répression. Si le salarié est trop payé, il est revendicatif. L’histoire de Michel Le Gouge, ça vient d’abord de ce que l’été, il fait 45 à 50 degrés dans l’abattoir, c’est insupportable, les gars travaillent en slips sous leurs tenues. Alors de temps en temps, il y a des salariés qui coupent des vannes avec des clefs spéciales. Mais ce jour là, Michel n’a pas travaillé à ces postes-là. Le taulier, il a pensé simplement qu’il devait faire un exemple, ils font perdre aux prudhommes, cela coûtera ce que cela coûtera à l’entreprise, mais au moins il a montré qu’il avait le droit de vie ou de mort sur les salariés. En quelques années, le groupe Bigard est passé de 19000 à 12000 salariés. Dans le même temps, Bigard, qui était la 492e fortune de France, est devenu la 92e fortune de France. Nous les salariés, on a besoin de nouveaux droits, que le CE ait un droit de veto, que les syndicalistes aient plus d’heures de délégations par mois. Ce pourquoi il faut associer lutte syndicale et politique. Il faut développer le syndicalisme en France : sinon, quand on s’exprime, on nous coupe la tête…       

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0357

Julien Delbende (pour le mouvement des intermittents du spectacle) Je vais témoigner de la lutte à laquelle j’ai participé, qui s’est organisée au printemps. Accord Unedic dans le cadre de la convention de l’ANI qui comprenait des droits rechargeables. Une continuité du revenu. Le mouvement des intermittents était très jeune, très féminin. Peu de précaires et de chômeurs à se joindre à nous bien que la plateforme de lutte ne soit pas catégorielle. Fort niveau de conscientisation des gens qui étaient avant dans un rapport plutôt précaire et égoïste au travail : à ce moment, ils prennent conscience que la lutte se joue contre le capitalisme. Nous avons joué les trouble-fêtes à la conférence de presse de Martin Schultz, à la venue de Pierre Gattaz. Notre rôle, c’est vraiment d’être dans le soutien aux luttes. Nous avons la possibilité d’interpeller le public, de le faire intervenir. A Montpellier, il y a eu une grève de un mois au printemps des comédiens et beaucoup de démonstrations de solidarité. A tel point qu’une caisse de solidarité a permis que les grévistes soient complètement dédommagés de leur mois de grève. C’est un mouvement, celui des intermittents, qui existe depuis 1992. Au départ, mouvement pour l’exception culturelle, maintenant il se définit pleinement comme mouvement de précaires défendant des droits sociaux généraux. Nous avons obtenu une demi-victoire. Fin du délai de carence pour les artistes. Nous avons aussi dénoncé dans ce mouvement Pôle Emploi comme une zone de non-droit qui impose des règles aux chômeurs, les pénalise sans possibilité de recours. Il y avait des revendications positives telles que celle de la continuité d’un revenu d’existence défendue par Bernard Friot et qui permettrait de dépasser la discontinuité du travail. Cela a permis aussi de remettre en cause le paritarisme qui donne au Medef les mains libres, au profit de la prise en compte des usagers et d’une suprématie de la loi décidée démocratiquement.   

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0359

Roger Héré  (élu à Plouigneau, PCF-FDG, ancien responsable de l’UL CGT de Morlaix, non mandaté, siège à l’URSAF du Finistère). Je suis évidemment d’accord avec ce que dit Marie-Annick : on est sous la coupe d’une dictature financière. Non seulement le Medef est à la manœuvre mais il dirige le pays. En Bretagne, en 2012, il y a eu un milliard d’euros de cotisations sociales exonérées, tout cela au nom de l’emploi. Cela fait des décennies que ça dure. Bilan pour l’emploi : zéro. Cela profite à tout le monde, y compris aux entreprises qui ont des profits considérables. Par exemple, Gianoni Sermetta à Morlaix qui a pu alimenter le fonds d’investissement américain Carlyle qui a amorti ses 275 millions d’euros de part sociale au bout de 3 ans et est reparti. Il n’y a qu’à voir Jo Le Mer (PDG de Gianoni) pérorer sur « BPI France- La Révolution numérique » (visible sur internet : Daily Motion). 300 millions d’euros gagnés par le travail des salariés de Gianoni est parti dans un fonds de pension. Morlaix-Communauté a financé la préparation du foncier. Jo Le Mer promettait 200 emplois supplémentaires sur les 600 de l’époque (2006/2008), soit de porter l’effectif total à 800, justifiant de cette façon les aides communautaires. On est aujourd’hui à 460 CDI auquel il faut ajouter une cinquantaine de CDD et intérimaires. Les gains de productivité liés aux progrès techniques sont absorbés par les actionnaires. Aujourd’hui, le patron de Gianoni dit tranquillement qu’il n’a pas besoin de délocaliser en Chine ou en Inde : les progrès techniques lui permettent de recourir à moins de salariés et de les rendre « plus productifs et rentables ».  Pour la défense des services publics, nous avons entrepris dernièrement deux actions significatives : à Plougouven, nous avons fait pression pour la mairie refuse le plan de la direction de la Poste de suppression des guichets et de leur transformation en agence postale au frais de la collectivité. Nous avons fait signer une pétition, fait des interpellations dans la presse, participé au conseil municipal du 23 septembre dernier et la mairie de droite de Plougonven a changé de position et n’accepte plus le plan de la Poste. A Plouigneau, en 2013, la direction des Finances Publiques envisageait de supprimer la trésorerie. Nous avons fait signé une pétition, organisé une manifestation CGT/FO/FDG : Lebranchu est intervenue auprès de Bercy pour que le ministre n’ait pas à signé la fermeture de cette pétition. Ce n’était qu’un sursis. Cette année, la directrice des impôts veut à nouveau fermer la trésorerie, la regrouper avec celle de Lanmeur : avec les élus locaux, nous nous sommes à nouveau fortement mobilisé la semaine dernière avec le PCF, le Front de Gauche, la CGT, FO. Ismaël est intervenu publiquement pour le FDG. On peut amener les administrations à reculer en témoignant de cette combattivité et de cette capacité d’union sur le terrain pour défendre des services structurants sur le territoire.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0360

Un intervenant de la CGT :  Qu’est-ce qu’on fait ? Comment on fait ? Localement, nous sommes capables d’avoir des activités communes syndicats divers/ partis politiques sur un objet commun : défense des services publics. Il faut constituer un front anti-austérité où chacun aura sa place. Ce qui est possible localement devrait l’être nationalement. Le 12 avril dernier, nous avons pu nous retrouver à Paris pour une grande manif contre l’austérité. C’est à rééditer. A la CGT, on a une histoire qui fait qu’on se méfie de la sujétion vis-à-vis des organisations politiques. Il faut respecter le rythme des syndicats qui n’est pas celui des partis politiques. On ne peut considérer la CGT avec ces milliers de syndiqués au même niveau et à la même vitesse que d’autres syndicats et organisations politiques. A Marseille cependant, à Toulouse, il a été possible de bâtir des fronts syndicaux et politiques unitaires pour le 16 octobre et la défense de la Sécurité Sociale et cela a eu tout de suite plus d’allure et d’impact. Il y a de l’impatience sur la construction des mouvements : mais elle se bâtit parfois lentement.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0362

Nicole Labelle (FDG Morlaix) :  Comment on fait tous ensemble ? C’est la question qu’on doit se poser. La vitalité du front de gauche ne peut porter ses fruits politiquement et s’affirmer vraiment que dans le contexte d’un mouvement social, d’une riposte commune avec les syndicats. Comment on organise des initiatives publiques communes ? A Morlaix, c’est une adhérente CGT qui le dit, anciennement très impliquée dans le syndicat en région parisienne, on a des difficultés à impliquer la CGT sur des initiatives de riposte sociale commune. C’est dommageable. On est encore sur la crainte que la CGT serve de courroie de transmission au PCF. Pourtant on n’est plus dans le même contexte. Depuis quand on n’a pas fait reculer le capital en France ? 1995, sans doute. Je comprends que les gens soient découragés avec ça. En face, ils tapent à la caisse mais ils tapent aussi au moral. Il y a une pression idéologique très forte depuis les années 1980. Le moral n’y est pas. Les partis sont perçus comme tous pourris, les médias présentent les syndicats comme ne servant à rien, des vestiges du passé, des has been. Il faut paraît-il passer à autre chose…  Si on veut être efficaces, inverser la marche des choses, c’est tous ensemble, syndicats et partis politiques, qu’il faut travailler à un rassemblement.

 

Alain David (PCF-FDG Morlaix) : Il y a toujours de bonnes raisons de ne pas faire. L’ancienne dépendance syndicale par rapport aux partis politiques, y compris et surtout peut-être par rapport au mien, en est une. C’est l’histoire des Horace et des Curiace. En face, ils sont tellement contents quand nous sommes dispersés alors qu’eux sont ensemble pour défendre leurs intérêts de classe. Moi, je crois qu’il faut prendre exemple sur un mouvement comme celui de défense de la Poste en 2009-2010 : des milliers de signatures collectées dans les entreprises, dans les centres commerciaux avec des militants syndicaux, des militants politiques, des simples citoyens travaillant main dans la main. Mouvement pour dénoncer une nature du service public complètement dévoyée.

 

Noëlle Péoc’h  (FDG Centre-Finistère) : « Celui qui se bat peut perdre, celui qui ne se bat pas a déjà perdu » disait Brecht.

 

Julien Delbende (PG Brest) :  Ayons en tête que les victoires d’étapes sont des points d’appui.  

 

Jean-Marc Cléry (FSU) :  il est important de pouvoir constituer des majorités quand on n’est pas forcément majoritaires, comme au CESER où la FSU n’a qu’un siège, 2 sièges pour Sud. Pour la construction d’établissements publics, on peut par exemple compter sur des appuis inattendus, tels les représentants du patronat.

 

Une syndicaliste CGT Education Nationale :   Où sont les 60000 postes promis dans l’EN ? Sûrement pas en lycée professionnel. Nous luttons contre la mise en valeur exclusive de l’apprentissage, au détriment d’une formation initiale généraliste et diplômante, comme unique solution au chômage des jeunes. On dénigre l’enseignement professionnel public. Pourtant, le chômage des jeunes est une réalité, y compris dans des pays où l’apprentissage est développé et inversement, il peut y avoir peu de chômage des jeunes, y compris quand il y a peu d’apprentissage. Nos fonds de réserve en établissement fondent : comme les crédits sont globalisés, cela fait augmenter les frais d’internat, de cantine.

François Rippe (Ensemble-FDG Morlaix) : le Medef, le gouvernement, le PS, voire certaines organisations syndicales arrivent à dire qu’ils sont d’accord sur l’essentiel. De l’autre côté, on n’y arrive pas. Il y a un degré de mobilisation vers lequel nous devons tendre. 1 ou 2 manifs le 15 novembre en Finistère, c’est essentiel. Il faut regrouper les organisations. Au moins celles qui sont ici aujourd’hui. La responsabilité spécifique du Front de Gauche va vers tous les partenaires de la lutte sociale avec qui nous devons construire ensemble une issue à la situation politique et sociale actuelle.

En fin de réunion, on décide d’organiser une réunion entre syndicats, associations, partis politiques membres nationalement du collectif unitaire AAA pour organiser la mobilisation du samedi 15 novembre : cette réunion aura lieu à la MPT de Pont de Buis à 20h le lundi 3 novembre.  

 

 

Compte  rendu réalisé par Ismaël Dupont – le 2 novembre 2014

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 09:54
Deuxièmes Rencontres Départementales du Front de gauche du Finistère – Pont de Buis 25 octobre 2014. 
Compte rendu des débats du matin sur le Front de Gauche, le rassemblement, nos perspectives politiques.  
 25 10 2014 PYB 2
Introduction de François Rippe (Ensemble ! FDG Morlaix)
Cette rencontre est ouverte aux adhérents et aux sympathisants du réseau Front de gauche. Cette journée s'organise selon 2 thématiques : le premier point débattu dans la matinée s'interrogera sur sa réalité et sur son utilité. Le deuxième point s'interrogera sur son implication dans les luttes sociales et syndicales par une invitation des associations et des syndicats dans l'après-midi.
Cette journée est le premier échange de bilan dans le Finistère depuis le collectif National élargi du 6 septembre 2014 ou était présents pour le Finistère Louis Aminot  -Ensemble – de Brest, Jean-luc Le Calvez  - parti communiste – et Constance Adigard - non encartée -  de Morlaix.
Cette journée avait été organisée dans l'optique de réfléchir aux perspectives du Front de Gauche.
Jean-luc Le Calvez – PCF – FDG Morlaix :
La journée s'est déroulée en deux temps avec la situation politique le matin et bilan du Fdg l'après-midi. Le matin,  Jean-Luc Mélenchon a insisté pour se fédérer autour de la 6ème République, Pierre Laurent a souligné qu'il fallait envoyer un signe fort envers les luttes et agir fortement tel que sur le travail du dimanche ou encore sur la réforme territoriale. Christian Piquet a développé son intervention sur le fait que la gauche existe bien, Clémentine Autain a insisté sur le fait que nous ne devions pas faire un cordon sanitaire autour du PS. Tous ont dit « le Front de Gauche est l’outil qu’il nous faut, on ne fera pas mieux ». L'après-midi nous avons présenté les collectifs 3 min chacun, avec un texte préalablement débattu à Morlaix. Nous avons présenté l'historique et la situation à Morlaix avec prise en compte des non-encartés, création d’une association aux statuts souples où chacun compte pour un et où les membres de partis travaillent en bonne entente entre eux et avec les non-encartés. Présentation de l'organisation et de  son autonomie financière, de la coprésidence et de sa trésorerie. Une activité militante en dehors des élections, de terrain, et pour résultat 15,5 % aux municipales à Morlaix.
L'ordre du jour était trop court pour être développé l'après-midi par rapport à la matinée qui a débordé. Personne n'a remis en cause l'outil Front de gauche parmi tous les intervenants. Sans refaire l'historique le but étant d'aller dans le sens de l'amélioration de l'outil. Nous avons distribué en fin de séance le compte rendu à la salle ( 1p + 4page à disposition de la salle). Il y a eu des échanges d'adresses à l'issue de l'AG.
Constance Adigard – non-encartée – FDG Morlaix :
C'était une assemblée de rentrée pour qu'il en ressorte des propositions. L'après-midi était consacrée au fonctionnement du Front de gauche. 3 min pour un nombre important pour représenter 40 collectifs. L'accent était mis sur le positionnement du FDG et à son élargissement à toutes forces qui ne se reconnaissent pas dans la politique du gouvernement. Le PG veut se distinguer du PS, trouver la « vraie gauche », Clémentine Autain veut conserver la grande ouverture du FDG et ne veut pas le considérer faire un cordon sanitaire autour du PS. Nous avons pu rendre compte que le FDG de Morlaix fonctionne bien, il y a un climat de confiance, pas de clans et un bon fonctionnement par rapport aux partis. Avec pour prise de décision 1 voix / 1 homme. Par la création du consensus le fonctionnement est durable avec un pouvoir de décision aux non-encartés. Réunion ouverte à tous : pas besoin d’être adhérents. Elle aimerait voir cela fonctionner au plan National : développer le Front de Gauche comme mouvement citoyen. Le niveau local doit remonter au niveau National pour une création politique démocratique. Elle fait référence à Pascale Fautrier auteure de «  les Rouges », qui était favorable à l'adhésion directe. « Il ne suffit pas d’invoquer le peuple, il faut l’inclure directement ». Il faut un changement des règles du jeu pour que les citoyens s’engagent. Les citoyens doivent se réapproprier la chose publique et pour des assises pour la Gauche et la 6ème République. C'est un impératif à l'initiative de JLM qui ne doit pas être privé mais qui découle du travail du FDG. Il faut intégrer les citoyens au FDG et cesser d'invoquer le peuple à tort et à travers. Cherchons à ouvrir le FDG pour faire valoir leurs idées. Sinon cela restera une coquille vide. Il faut des adhésions directes. Cherchons à inclure les électrons libres, à avoir une vraie assise citoyenne.
 25 10 2014 PYB 3
Louis Aminot – Ensemble ! - Brest :
Il est intervenu le matin à la demande de l'environnement proche de Pierre Laurent (car il appartenait au réseau guerre paix défense). JL Mélenchon et Pierre Laurent souhaitaient quitter la journée assez tôt mais ne pouvaient parler l'un après l'autre. Ils avaient 12 min chacun et il fut un peu étonné d'être entre les 2.
Il faut prendre  cette expérience historique inédite du FDG à sa juste valeur. Pour la première fois depuis la libération le PCF introduit la recherche de forces nouvelles et travaille avec des Trotskistes et des cultures différentes dont la culture socialiste. On a à travailler ensemble à une culture commune. Pas d’effacement des différences. Nouvelle pensée du corps social qui donne un travail de création d'une culture commune. C'est une mise en commun des uns par rapports aux autres et s'il n''y a pas d'accords entre certains PG et PCF, cela demande simplement de la patience. La nouveauté est que nous sommes ensemble. Sinon, l'issue sera dramatique. La crise : le système capitaliste n’est plus en capacité de fonder l’égalité, la fraternité. On cherche tout ce qui peut être pris aux pauvres. Depuis la crise de 1974 du pétrole, il y a eu crises sur crises. Il en ressort un besoin de justice sociale.
cf. Mélenchon/intervention de Eric Coquerel sur la pensée socialiste, je garde une culture communiste pas socialiste.
Héritier et continuateur des marxistes Lucien Sève, Pisarky, Roger Martelli, Zarka. La réflexion est supérieure à faire de la politique (communistes unitaires). Ce n'est pas une marotte l'étude du couple guerre et paix. La défense était à  3,1 % du PIB du budget. Aujourd'hui elle est à 2 %. Il y a un recul mais une militarisation. Les grands arsenaux capitalistes font la chasse aux pauvres. Toute l'histoire ouvrière est posée sur 3 pieds : la liberté ( démocratie et institutions ), la paix (construction), le pain( conditions de vie). Il ne faut pas baisser la garde face au nucléaire et par rapport aux guerres en Afrique. L'exode des pauvres vers les pays riches nourrit la peur et la haine de l'immigration. Ce domaine résume le mouvement révolutionnaire que nous pouvons être. Il faut faire de la cohérence cf le livre de Mélenchon.
 
Parole à la salle.
 25 10 2014 PYB 5
Jean Riou (PG Brest):
Bilan et perspectives du FDG depuis la campagne de 2005 pour le rejet du referendum. Ce fut l'occasion d'un rapprochement de plusieurs tendances (communistes, socialiste, écologiste, d’extrême-gauche, républicaine). En 2007 créations des collectifs antilibéraux pour la campagne présidentielle. Il n'y pas de projet commun. En 2008 création du Parti de Gauche et du Front de Gauche comme outil pour rassembler les forces de gauches antilibérales. Au même moment la création de la FASE. Quelle en est la traduction en Bretagne ? En 2010 rencontre de Pontivy du PS. Le PG peut s'implanter. le PC reconduit les alliances avec le PS. La FASE part à la reconquête du département. Et un grand nombre de PCF ne suivent pas l’alliance avec le PS proposée par les élus régionaux. Ce qui donne les rencontres de décembre 2009 et l'émergence d'une nouvelle force. Le Front de Gauche est considéré comme un outil pour regrouper les forces anti-libérales, anti-capitalistes. La désignation du candidat commun en 2012 rallie un grand nombre de mouvement de la gauche. Qui n'a pas été reconduit aux élections législatives. Les critiques ont été de rejeter les fautes les uns sur les autres. La campagne fut individuelle. Il y a eu une insuffisance de travail au niveau National. Les stratégies étaient à géométries variables aux municipales : cela a nui à notre lisibilité. Les portes paroles ont décrit la création d'Ensemble comme étant de faire contrepoids au mastodonte PCF/PG. Cf la GU. Plaçons notre volonté dans la création du Front de Gauche. Il faut chercher à devenir majoritaire dans le pays. Il faut clairement commencer. Retrouver le chemin de la cohésion : des avancées possibles en cas de cohésion, des reculs en cas de division. Il faut se battre pour devenir majoritaires dans le pays, c’est le but. Pour cela, se demander « qu’est-ce qu’on fait ? où on va ? »
 25 10 2014 PYB 4
Noëlle Péoc'h -non encartée- FDG centre Finistère:
Ce qui se passe sur le terrain depuis la création en 2012 ( depuis 2009 en réalité) est l'engagement pour l'Humain d'Abord. Le FDG Centre Finistère s'est constitué en association le 15 octobre 2012 pour conserver les gens, et d’abord ceux qui ont participé à la campagne des législatives, autour d'un travail commun dans le centre Finistère. Le collectif est passé de 15 à 44 aujourd'hui. Les gens viennent, ils s’y sentent bien. Il faut être sur le terrain tout le temps et pas seulement pendant les périodes électorales. cf. La fête de Botmeur. Création d'un petit journal «  le vent se lève ». Travail auprès des entreprises. L'orientation des partis politiques est axée sur les élections. Ici l'organisation se fait autour de l'éducation populaire. Il faut travailler le fond des questions. Cependant le Front National est sur le terrain des entreprises aussi. Il faut arriver à les combattre. Nous avons fait 4 réunions publiques pour faire avancer les choses aux élections européennes : c’est beaucoup et je ne sais pas si beaucoup de collectifs ont pu faire autant. Des petits films courts étaient diffusés avant les débats : TAFTA, agriculture. Cela donne envie de continuer. Il faut passer au-delà des conflits internes qui nous plombent et faire comprendre aux gens. Il y aura 14 associations présentes cet après-midi.
 
25 10 2014 PYB 1
Philippe –Ensemble !  - Quimper :
Nous avons fait 11% avec Mélenchon pour 14 % potentiel. Il y a eu rupture avec la politique du PS C'est une nouvelle manière de faire de la politique. Nous avons été capables de rompre avec les habitudes qu’on avait. L'Adhésion directe des non-encartés est un problème d'association qui ne résout pas les problèmes en soi. C'est l'AG qui résout les contradictions, pas un conseil d’administration. Les élections furent un bon moment de rassemblement. Le blocage actuel chez nous est lié à l'AG qui n'est pas convoquée. Les gens qui n'ont pas de partis, personne ne les guide. Ce qu'il faut faire c'est donner la parole au peuple et réinvestir la politique municipale. On tire une culture commune liée à toutes les batailles et à toutes les difficultés confrontées au groupe. Dire qu’on va donner la parole au peuple, c’est bien, la leur donner, c’est mieux.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0249
Alain David – PCF -  FDG Morlaix :
Il faut revenir sur le point de départ de la dynamique du FDG et des difficultés objectives aujourd'hui. Il y eu une excellente campagne des régionales (difficultés dues au fait que le PCF était sur 2 listes). La campagne fut dynamique et a donné de bons résultats. Ce fut la réconciliation des personnes avec la politique. La Dynamique est le bien commun de tous ceux qui ont participé et voté. Depuis le souffle c'est un peu dégonflé. Tout le monde participe à la victoire, le contraire donne la recherche de boucs émissaires. Il y a différentes stratégies ( car il y a différents problèmes et causes) et il y a différentes analyses. Les gens ne croient plus à la politique. Le fossé se creuse. Il fallait battre Sarkozy mais cela n'est pas suffisant pour que cela change. Nous ne sommes pas reconnus par la population pour être porteurs d'une alternative. «  Vous n'êtes pas capables, vous n'avez pas le poids suffisant ».Comment apparaître porteurs auprès des gens et d'imposer une autre alternative. Comment le faire s’il n'y a pas de changement dans les fondements du capitalisme qui est la cause du problème. On ne peut pas faire changer les choses si il n'y a pas échanges, si il n'y  pas de rassemblement des gens qui le subissent de plein fouet. Nous ne sommes pas la gauche de la gauche, notre positionnement c'est être la gauche de gauche.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0253
Michel Le Goff PCF- FDG Bannalec :
Il faut se faire entendre. Notre voix n'est pas reçue pour savoir si nous sommes capables ou non. Cf exemple des sénatoriales. Il faut donner la parole. Mais comment ? C'est un lieu commun de la politique menée qui ne nous convenait pas. Notre première réunion pour les municipales, il y avait 10/15 personnes pour le développement du noyau. Nous avons rencontré environ 100 personnes autour des préoccupations et des attentes de la population. Elle est dégoûtée des scandales politiques et financiers. Il faut faire bouger les choses. La politique actuelle est décidée d'en haut. On écoute la population mais encore faut-il pouvoir l'entendre et proposer. Ils nous ont parlé de 2 essaims de frelons asiatiques sur la commune  et de déchets des algues répandues dans les champs. Il faut savoir écouter les demandes. Il faut prendre des initiatives. Nous allons créer la «  fête d'en bas », comme initiative envers les citoyens.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0260
Ismaël Dupont – PCF – FDG Morlaix :
On m’a proposé de faire une présentation de mon expérience d’élu communautaire du FDG, mais avant, je voudrais m’insérer dans le débat. Premièrement, la situation est très grave. La politique du gouvernement, des années de déception et de trahison des promesses, liés à l’acception des règles du jeu de la mondialisation financière et du libéralisme, créent de la résignation, du désaveu vis à vis des politiques et a comme conséquence la montée de l’abstention et du Front National. Il y a un vide de contenu démocratique pour éviter l'émancipation sociale. Il y a un affaiblissement de la logique collective. Les médias utilisent le FN et le Bipartisme et, comme dans les années 30, toutes proportions gardées, ont fait comme choix, car beaucoup sont au service du capital « plutôt Hitler que le Front Populaire ». Comment faire grandir le Front de Gauche ? Comment s'adresser aux gens ? Il y a un manque de clarté lié à l'Europe. Il faut pouvoir en parler avec des propositions lisibles pour les gens, comme des nationalisations, des DSP et des PPP. Et s'attaquer au capitalisme. Taper sur les patrons voyous. Il faut ouvrir le chemin du discours pour une conscience de classe dans la population. Deuxièmement il doit y avoir de la cohérence à toutes les élections. Il faut pouvoir peser dans les institutions. Le rassemblement doit se faire à partir du Front de Gauche. Et il faut s'entendre entre partenaires du Front de Gauche avant d'aller voir les autres. Troisièmement il faut être présent sur le terrain. Et cela est indispensable pour progresser au temps des élections. Comme pour les luttes pour l'agro-alimentaire Il faut proposer des alternatives et une ouverture à la population non politisée. L'adhésion directe (à bas prix) est la voie de la reconstitution d’un mouvement plus populaire, un vecteur de repolitisation. Elle permettra de changer la donne et de donner leur mot à dire aux sympathisants et militants non encartés du FDG.
8 mois d'expérience d'élu Front de Gauche à la Communauté d'Agglo : On est passé de deux élus du FDG dans le précédent mandat (dont un était entre le groupe Idées- citoyen Verts- tout en étant adhérent de l’association FDG) à un seul. La communauté d'agglo est gérée avec une majorité PS mais en co-gestion avec la droite.Le président de la communauté a changé. Jean-Luc Fichet, qui avait anticipé la perte de son poste de Sénateurs. 65 élus communautaires pour représenter 66000 habitant. 
La droite qui a 25 élus sur 65, a 2 vice-présidents. Les 7 autres sont socialistes ou apparentés.
4 bulletins blancs ou nuls ont manqué à Jean-Luc Fichet : il y avait le mien.
Comme élu du FDG, j'essaie :
- de prendre toute liberté d'intervenir dans les débats sans excès de prudence ni de timidité, avec la légitimité que me donne les 15,5 % de voix récoltés par notre mouvement dans la plus grande ville de l'agglo.
- d'introduire du débat politique, sur l'intérêt général, les principes et les orientations globales, et ne pas rester simplement à une approche purement gestionnaire.
- de faire un travail de proposition en commission en bossant certains dossiers correspondant à notre programme : je suis à la commission finances (stratégique, on a toutes les délibs du conseil) et la commission Environnement/ développement durable.
- de relayer comme je le peux les attentes et les besoins du personnel inter-communal, des syndicats, des citoyens.
- de faire des comptes rendus de séances et de commissions envoyés aux militants et sympathisants, rendus publics sur les blogs.
- de discuter (parfois mais pas tout le temps) l'ordre du jour avec les militants. De travailler mes interventions avec eux.
Dès la première séance le 28 avril j'ai insisté sur l'amélioration du fonctionnement démocratique :
- Un conseil communautaire qui ne soit pas qu'une chambre d'enregistrement. Tout ne doit pas être décidé en bureau exécutif et en bureau des maires.
- Des conseils plus nombreux avec des ordres du jour moins pléthoriques.
- L'ouverture des commissions aux conseillers municipaux intéressés, même d'opposition.
- Le fait d'enregistrer et/ ou de filmer les séances. De diffuser les compte rendus sur le site internet. De mieux accueillir le public.
Le 26 mai, je tente de soumettre au débat et au vote une motion pour mettre Morlaix Communauté hors zone Grand Marché Transatlantique. Refus de présentation de Jean-Luc Fichet. Il repousse la motion au conseil suivant en juin. Reprend les 2/3 de ma motion et de mes phrases en atténuant sa   portée : suspension et non pas abandon des négociations, satisfecit délivré à Hollande et son gouvernement. Je maintiens ma motion. La motion du président, co-écrite avec l'élue EELV, est acceptée (35 pour, 18 abstentions, dont la mienne, 4 contre), la mienne repoussée avec 3 voix pour, dont celle de l'élue EELV. Plusieurs citoyens du collectif anti-TAFTA, dont le FDG était partie prenante, étaient présents.
Début octobre, même cinéma pour une motion contre la Centrale à Gaz de Landivisiau, dont on m'a refusé la présentation.  Comme au mois de mai, j'ai pris la parole à la hussarde et j'ai visé directement le pdt du Conseil Communautaire, Jean-Luc Fichet, dans un réquisitoire. Et une communication dans la presse.
Limite de ce mode d'intervention : certains élus et conseillers sont d'accord avec moi sur le fond, mais ils ne le diront pas publiquement. Jeu d'interdépendance d'intérêts. Je sens le souffre. Le Président cherche à constituer un cordon sanitaire autour de moi. Il prend le soin d'obliger des éléments non sûrs ou acquis de sa majorité. Avantage : on apparaît comme quasi seule opposition au Conseil. La presse relaie bien nos interventions. Limite : pouvoir influer sur les choses en interne, dans les commissions notamment. Nécessité de lier des contacts bilatéraux avec d'autres élus, de rompre l'isolement.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0265


Jeanne Henry – PCF - FDG Cap Sizun :... PCF de plus en plus Front de Gauche...Je voudrai dire que j'ai peur quand un parti se méfie de la création d'Association FDG ainsi que de l'adhésion directe à celles-çi. OUI,  j'ai peur aussi quand un parti privilégie des postes d'élus... L'assos FDG/Cap-Sizun Plozévet compte 15 adhérents cotisants :  -pcf-pg- altern- sans appatenance. Sur notre territoire exercent encore 182 agriculteurs.  Avec certains petits producteurs, nous nous cotoyons dans des initiatives portées par les uns où les autres. Notre souci commun,  solliciter les citoyens, débattre. Au moment des municipales nous avons participé à des rencontrent citoyennes ouvertes à tous : "RENDEZ-VOUS CAP" auxquels des élus où candidats étaient invités et certains ont participé. Le dernier rendez-vous a intéressé 70 personnes. Les sujets abordés : la nourriture partagée, l'agriculture, l'eau, les jeunes,salle de spectacle etc. De même, dernièrement à qlqs uns nous sommes intervenus auprès de la maison de la presse d'Audierne qui mettait en évidence "sur la caisse" le livre de Zemmour."qui a fini par retrouver le lot des différents livres proposés. J'avais proposé de le remplacer par celui de Mélenchon !!!.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0295
François Rippe – Ensemble ! - FDG Morlaix :
Il y a des difficultés objectives dans la construction du Front de Gauche notamment l'atonie du mouvement social. Le rouleau compresseur du libéralisme fait son office. Les résistances sont difficiles voire impossibles.
Nous n'avons pas en France l'équivalent du mouvement des indignés espagnols. Il y a encore une scission artificielle du pôle syndical et du pôle politique : il faut avoir une réflexion sur ces pôles-là. Par exemple, dans la foulée du mouvement du 12 avril, se prépare une mobilisation le 15 novembre par le collectif unitaire auti-austérité qu'il est important de réussir, mais par rapport aux attaques du gouvernement contre la fonction publique une mobilisation syndicale est prévue... le 18 novembre. Alors qu'il n'y a pas un mouvement social fort, la dispersion des luttes est un obstacle aux objectifs pour une remobilisation sociale d'ampleur. A Ensemble il y a une proposition de Front social et politique, pour être capable de répondre à ce défis majeur. cf. les débats de l'après-midi pour la coordination du Finistère. Il faut rompre avec le faible mouvement de mobilisation et élargir le mouvement. Là où nous vivons, là où nous travaillons, c’est là que la résistance va se construire. Que cela s'intensifie par l'interpellation du politique. Il faut prendre des initiatives là où on peut. Le Front de Gauche doit être en soutien aux luttes. Si nous pouvions redémarrer un mouvement social, il y aurait beaucoup moins de divisions artificielles et il y aurait beaucoup moins d'affrontements à l'intérieur du Front de gauche. Cf. nous attendons de voir comment le PCF se positionne par rapport au PS et dans l'ensemble du front de gauche à l’issue de ses Rencontres Nationales du 8 novembre, notamment par rapport aux prochaines échéances électorales. En parallèle, le lancement du Mvt pour la 6ème République par le seul PG nous interroge également. Est-il conçu comme complémentaire, parallèle ou antinomique à la construction du FDG ? Ce combat pour la 6ème République est aussi la carte d'identité du FDG, dans son programme initial, pourquoi y a t-il création d'un mouvement indépendant du FDG ? Il faut débattre entre nous pour que les choses puissent avancer.  
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0273
Roger Heré – élu à Plouigneau – PCF- FDG Morlaix :
Il faut faire attention de ne pas vouloir faire des syndicats une courroie de transmission. La question de leur indépendance est importante. La question essentielle que nous devons nous poser, c’est :  comment faire vivre et avancer le Front de Gauche ? Pour certains dans mon organisation politique, le FDG se ferait au détriment du parti. Je ne crois pas à ça. Nous ne devons pas être dans un ou/ou mais dans un et/et. Pour la question des adhésions directes il n'y a pas d'interdiction d'organisations propres : on ne peut qu'avancer si on le fait vivre. On appelle de nos vœux un grand mouvement social. L’adhésion directe ne doit pas être vue comme une opposition mais un enrichissement. Il faut des associations Front de gauche dynamiques, mais des partis aussi dynamiques. Le problème aujourd’hui est que nous sommes plus que jamais sous le rouleau compresseur du libéralisme : cela explique l'atonie du mouvement social, cela fait que l'on se demande comment faire au quotidien. Au conseil municipal de Plouigneau, on cherche à travailler collectif, on invite les copains à un questionnement des problématiques locales pour avancer au conseil. Il ne s’agit pas de tout préparer dans son coin. Se réunir, discuter : c’est sur les problématiques de terrain qu’on pourra avancer. Sur le secteur morlaisien. L'incendie du  centre des finances publiques s'est fait par des lobbys agricoles. Ils agissent en productivistes subventionnés par l'Europe. C’est le cas aussi d’un agro-alimentaire d’export. Qui tire les bénéfices de tout ça ? Par rapport aux  problèmes de la grande distribution, quelle production agricole aujourd'hui dans le Finistère et en Bretagne. La FNSEA est très proche de libéralisme version UMP, le PS reste dans le statut quo et ne déroge pas à la règle. Cf. Jacob de la SICA reçu par Stéphane le Foll. Il y a des sommes considérables pour Tilly Sabco avec le poulet exporté à perte. Même si c'est difficile il faut trouver une position originale. «  on veut des aides de l'état et pas payer d'impôts ». Quelle doit donc être la fiscalité ? Le Front de Gauche a un rôle à jouer là dedans. Comment on pose la problématique au niveau local ? Le patronat reçoit de gros cadeaux d'exonérations. Ce qui est en moins dans le pot commun. Depuis le CNR il y a eu abandon de l'amortisseur social. Valls parlait de l'entreprise qui crée les richesses , Non, ce sont les travailleurs qui créent les richesses. Personne ne donne de pistes, peut-être est-ce par ce bout là que l'on peut créer.
 25 10 2014 PYB 7
Jean-Pierre Demaimay - PCF - FDG Douarnenez:
Il se retrouve pleinement dans les propos de Roger. Il a eu en 2012 une frilosité par rapport à la constitution d’un collectif Front de gauche à Douarnenez à l’issue des législatives. La situation municipale est difficile. Il y a eu un collectif citoyen pour les municipales, mais il y a à boire et à manger : il s’est constitué sur des bases localistes et n’a pas d’homogénéité sur le plan de la proposition politique globale. Même si certains adhérents partagent les valeurs du FDG : cf réunion Tafta etc. Chez d’autres, il y a un refus de liaison entre les préoccupations immédiates et l'analyse générale nécessaire. A Douarnenez il y a un collectif citoyen ambigu. Les gens s'orientent sur le localisme et s'interrogent sur les problèmes après, alors que les enjeux sont à mettre devant la scène, comme l'ont fait Roger et François. Pour le PCF la question ne devrait pas être par rapport au PS mais par rapport au citoyen, y compris aux citoyens qui votent encore PS : il y a une dérouillée citoyenne aux élections par rapport à la frilosité dans le chantage dans lequel on les enferme. Poser la question du rapport au PS est réducteur par rapport au débat avec la société. L’adhésion directe, je ne l’idéalise pas, je ne la rejette pas.
 
Michèle Abramovicz – Non-encartée – FDG Morlaix :
Il ne faut pas avoir de frilosité par rapport aux non-encartés : la base de rassemblement, c'est l'Humain d'Abord. A partir de là, on rassemble.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0279
Guy Le Dem– Ensemble ! - Brest :
Il n'y a pas de collectif Front de Gauche sur Brest !  Le PCF a choisi une autre alliance. La majorité des alliances que nous avons sont avec le Parti de Gauche, les non encartés. Nous ne sommes pas dans la clarté du Front de Gauche. Il faut être riche en dynamique pour réussir une association Front de Gauche ; le frein c'est actuellement le PCF. Pour faire vivre les choses il faut être plus de 4 personnes, représentant les partis. Une organisation pyramidale ne suffit pas : une organisation collective et citoyenne à faire vivre, il faut de la compréhension pour que le FDG émerge. Il n'est pas inquiet mais il y a eu une proposition de réunion le 26 juin. Le PCF et le PG sont venus mais aujourd'hui il n'y a pas de progrès.  Les réunions des formations politiques sont indispensables. Il faut une construction sur l'action pour faire avancer l'association. Et par rapport aux syndicats il n'y a pas d'échos. Il est dommage que l'absence du PCF grève notre projet. Il y aura une réunion le 5 novembre pour une future association FDG qui est dans notre intérêt politique. Le 15 novembre, il faudra être dans la bataille.
 
Gaston Balliot– Fdg pays bigouden :
Nous avons créé notre association en avril 2013. ce fut difficile mais plus facile que l'expérience de 2004 des collectifs antilibéraux avec des encartés et non-encartés. Nous avions déjà pris l’habitude de travailler ensemble. Malgré certaines frilosités, nous avons 60 adhésions, c'est pas mal. les 2/3 sont non-encartés. Où seraient ces gens-là s’ils n'avaient pas de lieu d'expression et de milititantisme?  Il y a des difficultés de fonctionnement par rapport au conseil d'administration qui se réunit une fois par mois. Beaucoup ne viennent pas facilement aux réunions. Il faut initier les gens qui n'ont pas l'habitude. Certains ne voient pas de perspectives. Il pense à faire des comités locaux du FDG. Ils ont regroupé les gens autour des municipales. Il y a des problèmes de statut etc. mais la situation n'est pas figée. Il y a nécessité alors faisons-le. Y a t il des rigidités ? Il y a des espoirs mais aussi des déceptions. Les échanges entre les associations du Finistère sont bien plus importants que la coordination départementale ; cf. les sénatoriales. Si la coordination dérange on la met de côté. Il faut en parler.
 
Christine Panaget– Ensemble ! Brest :
Il y a une absence de collectif FDG à Brest, je rejoins ce que Guy Le Dem a dit par rapport aux blocages. Le FDG est fait pour les électeurs, pas pour le PG, le PCF... A Brest c'est encore plus noir. Nous sommes partis sur un collectif dont la liste a été atrophiée par une partie des communistes qui est allée avec le PS. Cela concerne 50% des situations en France. Nous avons des difficultés à faire émerger un FDG à Brest. Il y a des élus FDG à Brest sur une liste dissidente qui a fait 8% aux municipales. Nous avons élaboré un programme autour de 3 pôles : Démocratie ( problème de la métropole, conseils de quartier), Environnement ( terres agricoles) et Services publics. Comment travailler ensemble avec les élus PCF, des élus proches du FDG, comment travailler sur des revendications acceptées autour de l'Humain d'Abord ? Dans un collectif ouvert sans trop de contraintes de mise en place. 
 
Noëlle Péoc'h – non encartée - centre Finistère :
Le Front de Gauche fonctionne de façon différente dans le département. Il est remarquable à Morlaix. Nous avons des satisfactions dans le centre Finistère. Il faut donner le pouvoir au peuple et nous demander comment nous pouvons passer du local au départemental. Il n'y a pas de visibilité de participation à la coordination depuis 2009, à sa création. Cf. les sénatoriales. La représentation des partis et des collectifs locaux donne un ensemble territorial pas toujours clair. En juillet pour les sénatoriales il y avait une présentation de liste avec un accord à l'unanimité. Il faut que les grands électeurs puissent avoir une expression par rapport à un contenu même si nous ne sommes pas élus. En septembre ceci était devenu impossible car il y avait un problème de droit de veto des partis. Il était impossible de créer une liste Front de gauche avec cette étiquette. Il est désolant de voir cela. Nous avons tout de même fait 3,75 %. S’il y avait eu soutien du PCF et du PG il y aurait eu un dépassement des 5%. Il faut rendre visible les objectifs du front de gauche par rapport à la question posée : doit-on continuer à fonctionner comme cela ou peut-on être autonomes ? Le consensus est-ce l'unanimité ? Ou la majorité ? Comment donner de l'espoir ? Sinon on ne drainera pas les foules et nous n’y arriverons jamais. Le problème est que l'on commence à en avoir marre. Il faut dépasser les pratiques politiciennes : cela décourage.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0291
Jean Rozec– Ensemble ! FDG Morlaix :
Il y a une clarté nécessaire à avoir au FDG pour le relancer. Hollande tiens un discours à gauche et fait une politique de droite. Le FDG n'est pas dans une problématique de clarté pour les électeurs. Il faut être clair !  Comment nous faire comprend si on fait des alliances différentes ? Comment faire pour comprendre les divergences sur différentes listes ? Et en même temps certains pensent qu’il faut se rapprocher des écolos, des socialistes frondeurs etc. Le mouvement ne doit pas être de nous vers eux mais de eux vers nous.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0294
Yannick Hervé – Ensemble ! FDG Landerneau :
Il y a en ce moment une grande défiance vis-à-vis de la politique, une confiance dans l’associatif.  Une atonie du mouvement social :il faut faire un zoom sur la confiance envers l'associatif. C'est un terreau qui existe montrant qu’on peut faire ensemble. L'appel avait été lancé avant l'été « pour Un avenir solidaire ». Il avait été soutenu par des organisations syndicales de progrès. Comment on fait une stratégie de rupture face aux politiques libérales et rassembler plus large ? Il faut favoriser les convergences face aux trop grandes présences des idées d'extrême droite. Les questions de savoir si les élus doivent rejoindre la majorité par rapport à la présence du FDG ont mis en évidence de nettes divergences par rapport à la direction du FDG au printemps en ce qui concerne les sénatoriales. C'est une configuration à éviter . Même s'il y a des divergences, personne ne doit penser tirer la couverture à soi, sinon c'est perdu d'avance. Il faut aussi refuser le syndrome de la pureté. Travailler avec les élus PS, PCF , BNC, FDG… Garder des ponts possibles. Jouer la carte du faire ensemble.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0297
Françoise Pencalet - non encartée- FDG Douarnenez
La question des non encartés est de savoir s'ils viennent ou pas. Quelle définition du citoyen donner ? Il ne nous appartient pas de le faire. Il faut intégrer le citoyen en tant que citoyen. Entre le local et le national il doit y avoir compatibilité des 2. Il ne doit pas y avoir de domination de l'un sur l'autre.
 
Jean-Pierre Demaimay PCF-FDG Douarnenez:
Cela ne suffit pas que la nature ait horreur du vide en ce qui concerne  la création des collectifs d'initiative citoyenne par rapport au FDG. Il faut avoir une culture du dialogue ouverte. Les postures ne sont pas définitives comme à Brest. Pour se rapprocher il faut être deux. Il est impossible de faire venir les gens si nous ne sommes pas ouverts. Nous devons développer une culture commune. Il n'y aura pas de rapprochement s’il y a domination des uns sur les autres.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0301
Alain David – PCF – FDG Morlaix :
Actuellement, nous ne sommes pas perçus comme étant capables de mener une politique alternative à la politique menée actuellement.  Ce n’est pas simplement parce que nous n’avons pas le soutien des médias. On apparaît trop en opposition, pas assez dans la proposition concrète. Il ne faut pas simplement être en soutien aux luttes. Etre proposants au niveau national, mais aussi au niveau local.  Si on pense qu’on a vocation à devenir majoritaire et à gouverner, on ne peut pas se contenter d’être dans les formules tant au niveau national qu'au niveau local.  Il a suivi la campagne des municipales sur Tébéo. A part 2 ou 3 exceptions près nous n'étions pas en mesure de présenter des propositions concrètes. Comment le clivage pouvait se faire ? Il est resté sur sa faim. Il faut être actif pour être proposant. En deuxième lieu, la coordination fonctionne pas bien, c’est pas reconnu par tout le monde, mais il y a du travail. Mieux vaut parler, se parler que de faire la politique de la chaise vide. Les collectifs doivent être représentés mais doivent être des collectifs. Il faut se rencontrer sans tabous. Le problème est là. Il est nécessaire qu'il n'y ait pas de cristallisation autour des cantonales. Il est confortable mais pas efficace de se retourner.
 
Yann  – PCF- FDG  Fouesnant – responsable régional anticorps :
Il n' y a pas de représentants de la fédération PCF aujourd'hui. C'est un problème. Il y a eu abandon de la formation populaire. Et il y a urgence. On comprend le fonctionnement du FN, on voit la menace que représente le fait qu’ils aient des cadres intermédiaires désormais cf enquête pour médiapart. Ils sont structurés. Il y a les mêmes visages devant l'entreprise et il y a les mêmes délégués que le FN. Ils s’implantent dans le milieu ouvrier, syndical. Pour les électeurs nous sommes inaudibles. 2 raisons à cela. Nous ne sommes plus dans les médias. Et Le PCF et le PS avait un réseau de radio qu'ils ont abandonné. Il y a encore des directives du CSA pour les temps de parole mais ce sont aujourd'hui de grands groupes financiers qui dirigent les médias. Les électeurs sont aussi des auditeurs. Localement, on fait trop souvent alliance avec le PS. Même si ça peut être vrai que les socialistes locaux ne sont pas les mêmes que ceux qui dirigent au niveau national, pour l’électeur moyen qui n’a pas la même formation politique que nous, cela nous assimile, c’est incompréhensible.
 
Louis Aminot – Ensemble ! Brest:
Il y a deux problématiques avec Brest et Quimper. Ce sont deux préfectures : administrative et maritime. Et c'est un problème pour le FDG. Aujourd'hui JL Mélenchon n'est plus opposé
mais n'a pas appuyé les adhésions directes. A Brest tout le monde se réclame du Front de Gauche en division : PCF, PG, BNC. La propriété du FDG, c’est celle des citoyens. Si les concitoyens se rassemblent sans PCF ni PG alors sommes nous encore dans un Front de gauche? A l'assemblée du 6 septembre nous étions 250 favorable au FDG. Mais les hostiles ne viennent pas et les PG qui sont venus habitaient Paris.  Le FDG appartient à ceux qui veulent le faire vivre. Et s'il ne veulent pas, que faire ?
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0312
Annie Morel – non encartée – FDG Morlaix :
Elle est résistante aux partis. La stratégie électoraliste ne fait pas parti de ses valeurs pour son investissement. Si ces valeurs sont plus claires alors il n'y a pas à se méfier. Cela échappe à l'organisation pyramidale. Les valeurs doivent être supérieurs à la stratégie électoraliste. On perd du temps dans l'organisation entre les partis. Ce qui nous rassemble est plus large. Il est nécessaire de dépasser le carcan car parfois elle a envie de partir.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0316
Patrick Le Nan – PG – FDG Morlaix :
Ecologie, Avenir, Horizon sont les mots qui nous manquent. Pourquoi le peuple vote-t-il FN ? Il faut résoudre le problème très vite. Il y va aussi l'avenir de la planète. Il faut ouvrir l'horizon très vite. Il manque aussi le mot corruption. Les 10% qui sont pris représentent peut-être 30 % de corrompus. Comment organiser aujourd'hui le mouvement pour la 6ème République ? Pourquoi ne pas traiter de ce problème-là. Il faut enlever les pourris, aller de l'avant. Il n'y a plus de sens dans la 5ème République. Nous avons une seule planète comme bien commun. Il faut cesser de regarder ailleurs.
 Rencontres-departementales-FDG-2014 0328
Julien Delbende - PG Brest :
Nous avons des convergences même si nous avons des divergences par certains côtés. Comme le nucléaire avec le PCF. Nous devons nous rassembler sur un consensus. Il y a des textes à écrire car il n'y a pas beaucoup de texte au FDG. A faire voter par tous. 1 parti seul ne peut pas se revendiquer du FDG. Surtout qu'il y a une participation des citoyens au FDG. Il y a eu une forte contradiction pour les sénatoriales. Il y a un problème d'exclusion. Sur quoi doit porter le consensus. Nous avons comme base commune le marxisme. Mais l'abstention est le premier parti de France. Nous ne sommes pas à même de rassembler les gens autour de thématiques des règles politiques. Il faut rassembler autour de la 6ème République. Le FDG Finistère est une machine ou tous les modes de fonctionnement ne sont pas toujours actés et définis. Par rapport à des règles communes.
La coordination doit proposer des outils mutuels sur le département permettant la construction du FDG dans chaque collectif. Actuellement deux collectifs locaux disposent d'un journal (Morlaix et centre Finistère) ;  il faudrait envisager la création d'un journal FDG29 tiré à un plus grand nombre d'exemplaire pour un moindre coût à l'unité et permettant aux petits collectifs d'avoir du matériel pour sensibiliser et populariser le FDG.  A ce journal départemental chaque collectif pourrait s'il le souhaite ajouter un supplément concernant les enjeux locaux de leur collectif. De même il serait souhaitable d'avoir un site internet commun à tout le département plutôt qu'une multitude de sites ayant chacun une audience réduite. Comme pour le journal, le site pourrait proposer des pages dédiées aux collectifs locaux.

L'ordre du jour doit être établi deux semaines avant la date de la coordination de manière a ce que le débat puisse avoir lieu dans les collectifs locaux et les comité locaux des partis politique ainsi que dans les instances départementale de celle-ci. Bien évidemment des points liés à l'actualité immédiate peuvent être rajoutés au dernier moment.
L'ensemble des délégués des collectifs locaux doivent avoir un mandat explicite de leur collectif local désignant le nom du représentant ainsi que les position du collectif sur les sujets à l'ordre du jour, et ceci devrait être communiqué au plus tard la veille de la coordination.

Savoir préparer les débats c'est savoir les enrichir, rendre le temps de concertation plus efficace et légitimer les décisions prises.
Ceci nécessite une organisation collective. Plutôt que de déléguer des fonctions particulières à tel ou tel militant, les tâches devraient être réparties en commission regroupant plusieurs militants des partis politiques et des collectifs. Il est nécessaire de pouvoir avoir plusieurs commissions :
·         communication interne chargée de diffuser l'information aux militants et collectifs locaux,
·         communication externe chargée d'être porte-parole pour les médias et alimenter un site internet, un journal, ...
·         coordination politique chargé d'élaborer l'ordre du jour avec les collectifs locaux et les partis politiques et de proposer celui-ci deux semaines avant la réunion, qu'il puisse être débattu et validé par chacun.
·         d'autre commissions thématiques peuvent être proposées comme agriculture, mer, territoire, luttes sociales et écologiques, ...
Ce mode de fonctionnement permet de respecter la disparité des partis et laisse une place aux citoyens non membres des partis politiques. 
Rencontres-departementales-FDG-2014 0324 
Ismaël Dupont – PCF- Morlaix :
La coordination départementale balance entre deux facettes : représentation des partis d’un côté, insuffisante sans doute en proportion (je ne serais pas contre le fait qu’il y ait 4 ou 5 représentants de chaque parti pour équilibrer le rapport aux collectifs, qui ont tout de même moins d’adhérent que dans chaque parti, même si ce sont aussi les citoyens non encartés qui font le militantisme FDG au quotidien), représentation des collectifs citoyens du Front de Gauche, dont certains sont devenus des associations. C’est l’héritage des régionales de 2010, des législatives de 2012. La coordination et le FDG ont été faits par les collectifs et ont servi de point d’appui pour leur développement. C’est une expérience originale, d’un certain point de vue avancée par rapport au national : out ne fonctionne pas bien mais cela a au moins le mérite d’exister pour permettre le partage des informations, des expériences et des analyses. Normalement, c’est vrai, le Front de Gauche marche au consensus entre partis qui le composent, mais à défaut de consensus, d’engagement dans le FDG d’une des principales composantes, la direction départementale du FDG, il faut bien tout de même continuer à agir, ne pas décevoir les espoirs de 2012, incarner les idéaux et l’ambition du FDG sur le département. Je ne suis pas pour une reprise en main de la coordination par les partis ou un fonctionnement trop rigide : par contre, il y a des progrès à faire sur l’efficacité, la légitimité démocratique.
Aux sénatoriales, nous n’avons guère été aidés ni par les directions du PG et du PCF, et pourtant nous avons eu raison sur le principe d’offrir un choix aux grands électeurs qui partageaient les idées et analyses du FDG, car toutes les forces politiques étaient présentes et seuls nous pouvions batailler en cohérence contre la baisse des dotations, la réforme territoriale anti-démocratique, l’austérité et le libéralisme. Les 84 voix qui se sont portés sur nous montrent que notre démarche a été comprise, que notre candidature était utile. Nous sommes juste derrière EELV : nous aurions été devant et aurions talonné Troadec s’il y avait eu plus de préparation partagée et d’unité dans cette affaire.
Par rapport aux débats précédents, on se trouve, pour paraphraser Charles Peggy, partagés entre deux visions de notre rôle et de notre action au FDG. L’une comme mystique, l’autre comme politique.   L'une mystique politique avec un idéal de pureté, l’idée de refus de la concession pour en sortir plus fort le moment venu, l'autre pour la construction continue et progressive d'un rapport de force ( élections entre autres, mais pas seulement). Au premier tour, nous devons convaincre sur notre projet politique global, notre vision de la société, avancer nos idées en toute indépendance, faire le travail de terrain ; au deuxième, il est envisageable d’accepter le rassemblement à gauche à certaines conditions. Sinon, on laisse le champ libre à la droite et on n’est pas compris par un électorat de gauche qui n’est pas très politisé et ne partage pas toutes nos préventions par rapport au PS. Nous devons aussi avoir des élus - éléments de crédibilisation, de progression pour nos idées-  à condition de garder notre indépendance en tant qu'élus et de ne pas tomber dans les compromissions. Et en même temps nous devons travailler ensemble, sur la base du FDG, ce qui n’exclut pas des rassemblements avec d’autres forces hostiles au libéralisme, à chaque élection. Il faut que les partis ne soient pas à géométrie variable : aujourd’hui dans le PCF, pour caricaturer un peu, il n’y a pas d’unité : une ligne sociale-démocrate ou « résignée » qui croit que la gauche ne peut se structurer qu’autour du PS comme pivot et qu’il faut faire pencher plus à gauche, et une ligne FDG de transformation sociale qui veut construire une alternative claire au libéralisme, changer la structure de la société. Il y a deux courants : les réformistes face à ceux pour l'autonomie. Les actes engagent. Il faut une culture du dialogue sinon cela nous amènera à une situation irréversible. A Brest il doit y avoir un dialogue possible par rapport à des questions qui rassemblent. Pourquoi les élus PC, le PG, les candidats de la liste FDG aux Sénatoriales, certains élus BNC qui partagent globalement les orientations du FDG ne se retrouveraient dans un même collectif FDG. Aucune situation est irreversible : il faut éviter de rester sur des mésententes du passé, les procès d’intention, voir l’avenir. La métropolisation est une possibilité de se retrouver par rapport à la carte de l'organisation politique. Les cantonales sont en mars prochain. Il faut à mon avis des listes du FDG partout, notamment contre la réforme territoriale. Au deuxième tour, le PS risque de perdre le département, les voix des électeurs du FDG seront précieuses, même si nous n’en sommes pas maîtres : pourquoi ne pas conditionner « un appel à voter » à un ou des désistements de candidats PS pour nos candidats FDG les mieux placés ? Actuellement, le pilotage multiple et les stratégies diverses font qu’on a du mal à trouver la maturité pour une politique commune, la construction d’un réel rapport de force. Nous avons pourtant la capacité de réunir les citoyens sur notre programme à condition d’être unis, offensifs sur le terrain. A la coordination nationale du FDG il était nécessaire de mettre en avant les citoyens. Mais il y a une insuffisante représentation.  Il faut se sentir concerné par la discussion et la décision commune : le FDG doit fonctionner avec ses 3 composantes et les citoyens pour être à l’offensive dans le département.
 
François Rippe (Ensemble ! FDG Morlaix) :
C’est parce que nous n’avons pas de stratégie commune que nous ne sommes pas assez lisibles. Le fait que nous n’ayons pas été capables d’organiser ensemble les Estivales du FDG après les municipales et les européennes est inquiétant. En même temps, à l’université d’été d’Ensemble !, à la Rencontre Nationale du FDG à Montreuil le 6 septembre : toutes les composantes s'engagent et disent que le meilleur outil
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:31

Une réunion de formation se tiendra le mercredi 29 octobre (18 h) dans les locaux de la section PCF Morlaix (2 Petite Rue Callac - Morlaix).

Cette conférence - débat  sera animée par Roland WEYL [avocat de réputation national ayant consacré une part importante de son activité professionnelle à la défense politique, notamment au service des militants politiques, syndicaux, anticolonialistes / adhérent PCF depuis 1946 / membre du CN du Mouvement de la Paix)

Cette réunion s’intitulera « Communiste plus que jamais ».

A partir de son long parcours au sein du PCF (au niveau local et au niveau national), sur lequel il reviendra bien sûr, il tirera des perspectives pour l’avenir voulant montrer que les idées communistes sont plus que jamais d’actualité.

 Cette réunion est ouverte à toutes celles et tous ceux, au-delà des adhérents PCF Morlaix, au delà des adhérents PCF, intéressés par cette rencontre.

 


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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 07:47

Le Jeudi 30 octobre à Pont Labbé à 20h30 (Maison Pour Tous, rue du Petit Train), la section PCF du Pays Bigouden organise une conférence-débat sur l'extrême-droite avec Joël Hedde (ancien président de l'institut d'histoire sociale de la CGT). 

 

Le thème de cette conférence :

"Les Droites extrêmes en France: "ravalement" de façade ou néo populisme? Histoire et actualité. "

 

conference-debat-extreme-droite-30-octobre-Pont-Labbe.png 

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