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8 septembre 2024 7 08 /09 /septembre /2024 06:57
Plus de 1500 manifestants à Quimper ce 7 septembre et la Jeunesse Communiste en force!
Plus de 1500 manifestants à Quimper ce 7 septembre et la Jeunesse Communiste en force!
Plus de 1500 manifestants à Quimper ce 7 septembre et la Jeunesse Communiste en force!
Plus de 1500 manifestants à Quimper ce 7 septembre et la Jeunesse Communiste en force!

Plus de 1500 manifestants contre le coup de force et le déni de démocratie de Macron ce 7 septembre, pour un gouvernement du nouveau front populaire à la manifestation de ce samedi 7 septembre à Quimper. Et la Jeunesse communiste en force !

Photos de Yann Foucher.

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6 septembre 2024 5 06 /09 /septembre /2024 05:33
Nomination de Michel Barnier comme premier ministre: communiqué de la fédération du Parti Communiste Français du Finistère (5 septembre 2024)
Voici le communiqué du PCF Finistère envoyé le 5 septembre 2024 à la presse:
 
Face au déni démocratique et aux manœuvres du Président pour contourner le vote des français, restons mobilisés pour l’espoir à gauche.
 
En nommant Michel Barnier, homme de droite, adepte du libéralisme économique, au poste de premier ministre, le Président de la République veut mettre un terme aux espoirs de changement exprimés dans les urnes le 7 juillet dernier.
 
Jusqu’au bout, le président de la République a cherché, par tous les moyens, à contourner le résultat des urnes.
 
En nommant Michel Barnier, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et commissaire européen promoteur des dogmes néolibéraux, le président de la République fait le choix de la continuité dans les politiques mises en œuvre depuis 7 ans.
 
L'objectif du Président est clair : la construction d'une coalition avec les députés de son camp qui a pourtant été battu et la complicité du Rassemblement national pour appuyer la politique menée.
Alors que les forces de gauche et écologistes, réunies dans la coalition du NFP avaient proposé Lucie Castets en appelant à construire des compromis et des majorités parlementaires à partir des propositions contenues dans notre programme, Emmanuel Macron et la droite font le choix de continuer à servir les intérêts de la finance d’abord.
 
Ils font le choix d’une union des droites alors que le camp présidentiel a été battu aux dernières élections. Les électeurs et électrices apprécieront. Une fois de plus, comme lors du référendum de 2005, le vote des Français est balayé d’un revers de main.
 
Pour le PCF, c’est un coup de force, un déni de démocratie. Les Françaises et les Français veulent le changement. Nous ferons tout pour qu’ils l’obtiennent. Dans l’hexagone comme en Outre-Mer, où la situation se dégrade fortement, ils veulent retrouver du pouvoir d’achat, des hausses de salaires, des services publics qui fonctionnent. Ils veulent être respectés ! A l’international, ils ne veulent plus d'une diplomatie française qui entretient la militarisation et les logiques de puissances.
 
Nous appelons les citoyens à manifester très nombreux dans les manifestations organisées partout dans le Finistère
 
Il nous appartient donc de réussir les mobilisations du 7 septembre et du 1er octobre prochain pour la justice sociale et fiscale, pour l'abrogation de la réforme des retraites, pour l’augmentation du SMIC et l'augmentation générale des salaires, des retraites, des pensions, pour des services publics garantis et renforcés et pour ouvrir la voie à une nouvelle République démocratique, sociale et écologique.
 
Nous resterons mobilisés pour l’espoir à gauche avec le rassemblement du Nouveau Front Populaire et tous les citoyens qui ne veulent plus de cette politique qui dévoie notre démocratie et s’attaque aux droits sociaux, au service public, au pouvoir d’achat des plus modestes, pour faire toujours plus de cadeaux à la finance et aux plus riches.
 
La fédération du Finistère du Parti communiste français, le 5 septembre 2024
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5 septembre 2024 4 05 /09 /septembre /2024 18:53
Photo de Jean Dréan (Photo du journal Le Télégramme, 2010)

Photo de Jean Dréan (Photo du journal Le Télégramme, 2010)

Photo de Jean Dréan par Pierre-Yvon Boisnard: avec son copain de Plouigneau Michel Prigent et sa fille Hélène (2013)

Photo de Jean Dréan par Pierre-Yvon Boisnard: avec son copain de Plouigneau Michel Prigent et sa fille Hélène (2013)

Jean Dréan en distribution de tracts devant l'usine Tilly-Sapco de Guerlesquin avec François Calvez, Martine Carn et Jean-René Carn

Jean Dréan en distribution de tracts devant l'usine Tilly-Sapco de Guerlesquin avec François Calvez, Martine Carn et Jean-René Carn

Jean Dréan en AG du PCF Finistère à Plonéour Lanvern

Jean Dréan en AG du PCF Finistère à Plonéour Lanvern

Jean Dréan en manifestation de l'intersyndicale à Morlaix (avec Daniel Ravasio notamment)- Photo Pierre-Yvon Boisnard

Jean Dréan en manifestation de l'intersyndicale à Morlaix (avec Daniel Ravasio notamment)- Photo Pierre-Yvon Boisnard

Jean Dréan en manifestation de l'intersyndicale de Morlaix (avec Roger Heré notamment) - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Jean Dréan en manifestation de l'intersyndicale de Morlaix (avec Roger Heré notamment) - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Notre ami et camarade Jean Dréan vient de décéder à Quimper ce samedi 31 août 2024 à l'âge de 91 ans (il était né en 1933). 

Ses obsèques auront lieu le vendredi 6 septembre avec une cérémonie d’hommage à 13 h 30 avant la crémation (Crématorium Quimper : 15 Allée Mail Stang Vihan).

Le corps de Jean Dréan reposera à la chambre funéraire 106 avenue de Ty Bos à Quimper à partir de lundi après-midi: accès libre de 9 h à 18 h.

Nous pensons fort à sa famille, sa fille Hélène, ses petits-enfants qu'il aimait tant, ses beaux-enfants, ses amis et camarades endeuillés de la CGT et du PCF. Nous leur exprimons notre solidarité et partageons leur tristesse au départ de notre camarade et ami, une grande figure militante, un grand bonhomme.
 
Daniel Ravasio avec toute la section de Morlaix et Ismaël Dupont au nom de la fédération du Finistère du PCF expriment toute leur reconnaissance pour les décennies d'engagement total de notre ami et camarade au service de nos idéaux communs et d'une société plus humaine, plus égalitaire, plus fraternelle.
 
Jean vivait depuis 2014 à l'EHPAD Thérèse Rondeau-Kernisy à Quimper, où il a avait dû déménager depuis sa maison de Saint Didy à Plouigneau pour accompagner son épouse bien aimée Annick, malade et en perte d'autonomie.
 
Il était toujours adhérent au PCF, dans la section de Morlaix et la fédération du Finistère. 
 
Il avait adhéré à la CGT et au PCF pendant la guerre d'Indochine en 1953. Son père était déjà communiste. Un jeune commandant, fils d'un cheminot communiste, lui évitera de faire la guerre d'Algérie. Il ira en coopération en Algérie en tant que cheminot après les accords d’Évian pour aider le jeune état indépendant à utiliser ses infrastructures ferroviaires.
 
Jean était une grande figure de la CGT Cheminots, du Parti communiste finistérien et de la région de Morlaix, un militant infatigable, doté d'un solide sens de l'humour, d'une gouaille et d'une détermination sans faille, malicieux, généreux, fraternel, toujours passionné et solide dans ses convictions sans être sectaire.
 
Il savait toujours aider les personnes dans le besoin, discrètement.
 
Homme de caractère, franc-tireur, il n'avait peur de rien ni de personne, et il parlait à tous d'égal à égal, avec bienveillance et gentillesse, mais aussi exigence pour ceux qui avaient des responsabilités.
 
Il écrivait régulièrement à ses camarades, aux ministres, aux députés, à ses secrétaires nationaux du Parti (Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Fabien Roussel), à Patrick Le Hyaric, au secrétaires généraux de la CGT pour interpeller sur la situation de la santé, du grand âge, des EHPAD, sur l'absence de prise en compte des enjeux du vieillissement et du droit à une vie digne jusqu'au bout de tous les citoyennes et citoyens.
 
A son arrivée à la maison de retraite Thérèse Rondeau allée de Kernisy à Quimper, l’aumônier, Louis Biannic, est venu le saluer au bout de deux jours. "Tu es communiste, j'ai été curé à Huelgoat. Mon meilleur ami était le maire communiste Alphonse Penven, député-maire à la Libération. Une page d'histoire".
 
En 2019, la mère supérieure de l'EHPAD remet à Jean, qui reçoit l'Humanité et le journal de la CGT, comme les lettres du Parti communiste, chez les religieuses, le journal du diocèse, sous l'égide de l'épiscopat, avec un entretien avec le père Louis Biannic, en EHPAD, sous le titre: "Je vis mon ministère avec le handicap".
 
L'aumônier rendait à Jean Dréan un vibrant hommage:
 
" Comment votre ministère de prêtre a t-il évolué avec votre situation dans un EHPAD?
Jusqu'à présent, j'étais reconnu comme l'aumônier, je pouvais parler avec les gens, même ceux qui n'étaient pas chrétiens. Maintenant, je suis pensionnaire, je vis mon ministère avec le handicap. C'est d'abord une fraternité de misère. Ceux qui sont un peu plus valides viennent en aide. Mon grand copain est un ancien Cégétiste qui est là (* Jean note sur l'article du diocèse qu'il m'a envoyé: il est toujours cégétiste et communiste). Il est toujours attentif à la moindre personne qui a besoin. C'est lui qui apporte mon chariot jusqu'à ma chambre. Il est formidable. On découvre les gens quand on est soi-même atteint, on découvre des richesses qui passaient inaperçues avant" (le prêtre Louis Biannic).
 
C'est Louis Biannic qui a assuré les obsèques religieuses d'Annick en 2018, de belle façon. Il savait qu'elle était catholique, quoique également adhérente communiste.
 
***
 
Voilà un récit autobiographique (encore très partiel, car il y aurait tant à dire) qui avait été publié il y a quelques années sur Jean et ses engagements dans Le Chiffon rouge:
 
Né en 1933, Jean Dréan, l'homme à la haute stature solide de breton taillé dans le roc et au collier de barbe à la mode des certitudes anciennes, personnalité haute en couleurs que nombreux, de tous bords, connaissent et apprécient à Morlaix et à Plouigneau, vient d'intégrer une maison de retraite à Quimper pour accompagner son épouse dont les problèmes de santé s'opposaient à un retour à la maison.
Cela a été un choix douloureux pour ce pilier de la section communiste et de la CGT de Morlaix, un franc-tireur plein de crânerie, d'esprit d'indiscipline d'humour malicieux et d'intelligence, un obstiné prêt à soulever ciel et terre pour que son parti, sa CGT, ses parlementaires et ministres œuvrent enfin pour la prise en compte des enjeux du vieillissement et la mise en place d'une civilisation de la personne âgée basée sur la Sécurité Sociale Universelle et le partage des richesses.
Jean Dréan a encore toute sa lucidité, sa vivacité d'esprit, sa mémoire et des tonnes d'histoires plus ou moins exemplaires, mais souvent drôles et passionnantes, à nous raconter. Voici déjà quelques unes d'entre elles, écrites une nuit sans sommeil à la maison de retraite.
Chacun sait ce qu'il gardera de cet homme généreux et rebelle qui a su rester curieux et ouvert pour les jeunes et la nouveauté, mais son vécu n'est pas connu de tous et intéressera sans nulle doute. Il éclaire en particulier ses attaques verbales courageuses il y a quelques mois face à une Marine Le Pen méprisante et ses menaçants nervis du service d'ordre du Front National venus sonder le terrain d'une région traumatisée par la crise de l'agro-alimentaire sur le marché de Guerlesquin: s'il devait n'en rester qu'un, ce serait encore lui, n'en doutons pas, qui ferait barrage aux héritiers du fascisme et de l'OAS.
Le vécu d'un modeste citoyen engagé
Notre génération a connu des turbulences: les camps de concentration, le goulag, Oradour, la torture en Algérie, Dien Bien Phu la capitulation. Aujourd'hui tout le monde musulman est en ébullition: parfois sanguinaire, cruel, barbare. On viole, on égorge à tour de bras. Dans une indifférence coupable. Certes avec quelques réactions.
Aujourd'hui le camarade Ismaël me sollicite pour expliciter une tranche de vie, certes modeste, mais trop souvent absente de l'évolution de notre Pays, de son histoire. Le refus des guerres coloniales, le traité d'Evian. Son contenu, entre autre la coopération découlant de ce traité.
Pour expliciter, comprendre un temps soit peu mon engagement citoyen de toujours, quelques rappels.
Durant la guerre 39-45, quoique très jeune, j'ai pratiqué la débrouillardise, le chapardage, le hors la loi. Il fallait survivre: on allait mon frère et moi traire les vaches pendant la nuit, étrangler les poules. Père cheminot – il entretenait les voies près de Rosporden – il a modestement participé au sabotage de son outil de travail. Ma mère était garde-barrière: les trains ravitaillant la troupe allemande à Brest s'arrêtaient devant chez nous: des cheminots complices nous indiquaient les wagons intéressants à piller: nous récupérions de l'huile, des matières premières que nous échangions ensuite avec les paysans, parfois contre des cochons que nous envoyons en boîte de conserve à des camarades de résistance parisiens. En 44, mes parents nous envoyaient mon frère et moi avec nos deux chiens ravitailler le maquis avec une brouette: en arrivant dans les bois auprès des résistants, quelle n'a pas été ma surprise en voyant que leur commandant était mon instituteur, Mr Le Corre. Celui-ci n'a même pas eu besoin de me faire promettre de garder le secret. L'ennemi: le boche. Les cheminots résistants de toujours ont été les premiers a déclencher la Grève insurrectionnelle.
1947: ils ont continué la lutte. Soutien aux mineurs en grève en bloquant les trains de charbon. Les champions de la trahison permanente entraient en action: Jules Moch créait les CRS pour gazer les mineurs en grève.
1949: entrée à la SNCF, école d'apprentissage.
1953: adhésion à la CGT. Participation à la grève historique contre les prétentions d'une droite revancharde. Le fameux président du Conseil Laniel prétendait casser le statut de cheminot, massacrer le service public ferroviaire (déjà!). Un mois d'une grève dure. Le pays paralysé. Démission de Laniel. Décrets abrogés. Interdit du droit de grève (j'étais hors statut), j'ai été licencié. Soupe populaire à Clichy. Adhésion au PCF (mon père était déjà communiste) puis réintégration à la SNCF.
1954: Appel sous les drapeaux. Mont Valérien. La guerre d'Indochine fait rage. Les fellaghas s'agitent. Le canal de Suez s'enflamme. Nationalisé par Nasser. La France et l'Angleterre se précipitent dans une action de représailles coloniale. Les Nations Unies condamnent. La France capitule.
L'Algérie à son tour s'enflamme: les forces progressistes appellent au refus. Avec trois appelés, trois cheminots, une nuit nous inondons les murs de la Caserne d'affiches fourrnies par les cheminots communistes des ateliers de la Garenne . « Paix en Indochine, Paix en Algérie ».
Le lendemain matin, le commanbdant sonne le tocsin. Tout le monde consigné. Arrivée de la police militaire. Silence dans les rangs. Dénoncés deux mois plus tard par des « nostalgiques des colonies » du contingent comme nous. Jugement sans sommation: cellule-prison. Le commandement était désorganisé en France: les cadres de l'armée opérant en Indochine, en Algérie. Surprise un matin. Appelé au commandement de la compagnie qui m'adresse un message très particulier: « vous disparaissez du paysage, je ne veux plus entendre parler de vous ».
Destination Centre de sélection de Guingamp. Comme Testeur. Pourvu du BEPC, je faisais passer des tests aux appelés. Inespéré et hasard de son engagement.
Dix ans plus tard m'a été explicité la vérité sur ce miracle. Ce jeune commandant, rappelé à l'époque, était tout simplement le fils d'un cheminot communiste. Il avait abusé de son autorité.
Le dénouement: Ho Chi Minh triomphait, Ben Bella franchissait la frontière tunisienne avec ses troupes. La France capitulait dans la débâcle et les attentats de l'OAS.
Toutes ces péripéties digérées, je répondais à un Appel des Accords d'Evian: coopération technique en Algérie. Détaché de la SNCF à la « SNCFA ». Mon épouse acceptait un détachement d'enseignement. Bien sûr, c'était une décision d'importance. L'aventure dans un monde sortant d'une guerre salie par la torture.
Quel accueil dans ce pays meurtri, saccagé, méprisé? Embarquement Marseille pour Annaba (ex Bône). Voyage superbe en première classe (les arabes étaient entassés dans les cales) !!! Débarquement le lendemain. Quelle surprise: un pays grouillant d'arabes!!! Du soleil. Puis train pour Souk Arhas. Gros centre ferroviaire. 600 cheminots. Accueil par un cadre cheminot algérien. Qui pour me saluer me tend la main gauche. J'ai appris quelques mois après par lui-même – sans rancoeur ni haine- qu'il avait été torturé par les Paras de Le Pen.
Seul européen parmi 600 cheminots algériens. Vraiment surpris et interrogatif sur la qualité des installations ferroviaires: ce qui était manuel en France était mécanisé là-bas. C'était l'effet du plan de modernisation de Constantine. J'ai dû me former rapidement en prenant des cours du soir pour me mettre à niveau par rapport à ces installations modernes. Le monde à l'envers: c'était moi qui était censé apprendre aux autres. Le plan de Constantine et ce chemin de fer moderne était surtout là pour acheminer le fer, le phosphate, le pétrole sur l'Europe. Pas pour le bonheur du peuple algérien.
Rapidement au boulot. Accompagnateur de 8 jeunes algériens. Jeunes surpris de voir un européen en bleu de travail, sac à outils sur le dos. Moi-même, j'étais surpris du niveau de connaissance de ces jeunes algériens, des musulmans qui n'hésitaient pas à puiser une bière dans le frigo présent en permanence dans le 4/4 sur rail qui servait à nous déplacer, frigo approvisionné par mes soins.
Là aussi surprenant. Aucune rancoeur, aucun rejet de l'ordre donné, de l'engagement volontaire.
Notre parcours de travail s'étendait sur 200 km le long de la frontière tunisienne. Des paysages superbes, le maquis, le sable des montagnes. Une multitude de Djellabas. Le terrain propice à la pénétration de fellaghas dans l'Algérie Française. Là aussi, je fus surpris par l'accueil dans un monde que nous avons bafoué, massacré, traité au Napalm. J'ai visité avec le commandant de la place de Tebessa des galeries de mine qu'ils utilisaient à la barbe du colon pour franchir la frontière (technique à la Hamas).
Je passerais sur les villages de montagne passés au Napalm, les défoliants pour dénuder les caches des fellaghas.
Rien d'exceptionnel pour une guerre de pacification. Accueil dénué de tout esprit de revanche. Ce qui prouve bien comme avec le camarade Ho Chi Minh du Vietnam qu'il eut été possible d'instaurer un climat de coopération économique profitable aux peuples. De quoi écrire un roman.
Je terminerai sur quelques anecdotes.
A chaque voyage retour nous avions la possibilité de ramener une voiture neuve entièrement détaxée. Personnellement et pour cause, j'alimentais le chef de la police de Souk Arhas et le patron des douanes, ceci prouvant s'il en était besoin la tendance à la mise en place d'une Mafia qui a conduit progressivement l'Algérie à sa situation d'aujourd'hui. Ces personnages me gratifiaient de leur carte de visite. Bien utile. Par exemple, au cours d'une ballade en montagne (50° à l'ombre), dépourvu de tout papier d'identité, j'ai été embarqué brutalement par une patrouille. Mis à l'ombre. Soudain me vient l'idée de demander au chef de poste d'appeler le numéro du chef de la police sans lui dire à qui ce numéro appartenait. Garde à vous au téléphone: mille excuses et retour à la maison avec la jeep de la patrouille. La raison: entre l'Algérie et la Tunisie existait un fort trafic de Kif. Quatre anglais étaient signalés dans la montagne. Il y eut confusion à notre dépens.
Je m'appelle Dréan. A 50 km de Souk Arhas, il y avait une ville s'appelant « Drean », le nom d'un martyr de l'ALN. Les contrôles de police étaient légion, à chaque entrée de localité. Un jour, je me trouvais dans une file de contrôle. Se présente un policier. Je lui confie mon passeport: il l'ouvre, se met au garde à vous et me fait déboîter de la file, le nom l'ayant certainement impressionné. Un autre jour, un tapis que j'avais commandé arriva au bureau de poste de Drean tandis que je l'attendis chez moi pendant quatre mois.
Mon épouse, institutrice détachée, pendant 5 ans, le temps de ma coopération, fit la leçon à 40 jeunes algériens (qu'elle avait troqué contre 8 élèves français dans son école de village des Côtes du Nord). Le matin 40, l'après-midi une foule aussi impressionnante. Un silence, une discipline tout aussi surprenante. De jeunes palestiniens sortant des grandes écoles américaines – interdits de rentrer en Palestine – enseignaient l'arabe aux jeunes algériens. Coopérants, nous avions droit au consulat d'acheter du Ricard, du Porto détaxé. Ces jeunes palestiniens se faisaient un plaisir d'en déguster à la maison. Bien que musulmans m ais fortement teintés laïques. Après deux ou trois coups, le débat sur le colonialisme ressurgissait. Cordialement. Mais prévoyant et réaliste. « Ce que vous avez fait dans vos ex colonies et ailleurs, vous le paierez cher, très cher, pendant longtemps ». Un constat sans haine. Aujourd'hui nous y voilà.
J'ai connu de retour en France 20 ans après des Algériens sans pays. Après guerre, les nombreux algériens engagés dans l'Armée Française contre les nationalistes vietnamiens en Indochine ont reçu l'ordre de déserter en Indochine. Condamnés en France. Pourchassés en Algérie. Des vies brisées.
Le plus sanguinaire. Le Parti Communiste Algérien (PCA), soutien du FLN pendant la guerre de libération, y compris avec des ressortissants européens, d'ailleurs désavoués par le PCF même si celui-ci demandait la clémence pour les militants anti-colonialistes arrêtés et condamnait tortures et exécutions clandestines, était fortement implanté chez les cheminots. J'avais lié connaissance avec eux. Boumediene exile Ben Bella. Prend le pouvoir. Constatant la disparition de plusieurs camarades du P.C.A dans les gares environnantes, je m'en inquiète auprès d'un camarade de l'UGTA. Réponse: t'occupe pas de ça, c'est pas ton affaire. Huit jours après, dix d'entre eux étaient retrouvés égorgés dans un oued. Une multitude de drames affreux. J'ai connu tous les 15 jours l’atterrissage d'un Boeing américain à Annihi. Repartant avec 500 jeunes algériens pour l'Afghanistan traquer les russes. Que sont-ils devenus aujourd'hui? Irak, Syrie, Mali....
Jean Dréan

Portrait de Jean DREAN paru dans « LE TELEGRAMME » (29 Octobre 2010).

Cheminot depuis 1949, il adhère en 1953 à la CGT et au Parti communiste.

Son premier combat a lieu cette année-là. Les cheminots font grève pour la défense de leurs retraites. Déjà. Il a 20 ans. « Un vendredi matin, au Journal officiel, sort un décret sur la suppression du régime particulier des cheminots. À midi, plus un seul train ne roulait. À l'époque, 80% des cheminots étaient à la CGT. La grève a duré un mois. Le pays, totalement bloqué. Joseph Laniel, président du Conseil à l'époque, a démissionné et le décret n'est pas passé !».

Ce premier combat remporté le marque à tout jamais du fer rouge du militantisme. « Tout le monde partait en grève. On n'avait pas vraiment le choix ».

Depuis, Jean a toujours été sur les rails de la contestation. Militant et activiste De militant à activiste il n'y a qu'un pas. « Je faisais mon service militaire à la caserne du Mont-Valérien (92) au moment de la guerre en Algérie. Avec des militants du FLN on l'a recouverte d'affichettes (« paix en Algérie, paix en Indochine »). Au bout de trois mois, on a été dénoncé par des camarades du contingent. On s'est retrouvé quatre mois en prison. Avec l'aide d'un fils de cheminot, on a été transféré à Guingamp. J'ai été prié d'arrêter mes activités de militants ». « Je devais m’écraser » En 1964, deux ans après la fin de la guerre, Jean est envoyé en Algérie. « Sur 500 cheminots algériens, j'étais le seul Européen ». Il y travaille pendant cinq ans et devient spectateur passif de la bataille de mai 68. « De là-bas, on avait l'impression que le pays était à feu et à sang », se souvient-il.

De retour en France en 69, il est transféré à Trappes (78). L'homme n'a pas froid aux yeux. Pour revenir en Bretagne, il écrit au président du Conseil. « Quinze jours après, j'étais transféré à Morlaix où j'ai pu rejoindre les camarades ».

D'autres batailles Parmi les « milliers » de manifestations à son actif, voici les plus marquantes : 1970, il se bat pour la défense de la ligne Morlaix/Roscoff. « On a fait grève trois semaines en décembre ». 1986-87: il lutte avec les cheminots. « On bloquait des trains en gare de Morlaix. À l'époque on était 300 ». 2010 : les retraites.

« Plus tard, je ne veux pas être à la charge de mes enfants. Or, la situation dans les maisons de retraite est désastreuse. Et tout se fait dans l'indifférence générale. J'ai interpellé notre députée Marylise Lebranchu. Mais sans réponse ». Militant jusqu'au bout de la barbe, Jean ne renoncera pas.

En attendant le prochain combat, il ira comme chaque matin regarder passer les trains, acheter Le Télégramme, Ouest France et L'Humanité.

 

Ses obsèques auront lieu le vendredi 6 septembre avec une cérémonie d’hommage à 13 h 30 avant la crémation (Crématorium Quimper : 15 Allée Mail Stang Vihan).

Un covoiturage devrait être organisé pour les camarades souhaitant être présent à ses obsèques.

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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 07:48
Discours de clôture de l'université d'été du Parti communiste à Montpellier par Gladys Grelaud (dimanche 25 août 2024)

Discours de clôture de l'université d'été du PCF par Gladys Grelaud

Le dimanche 25 août 2024 au Corum de Montpellier

 

Bonjour à toutes, bonjour à tous,

Chères camarades,

Chères amies,

 

Je suis ravie d’être avec vous ce midi pour clore nos Universités d’été dans cette belle ville de Montpellier que nous avons pu découvrir ces derniers jours.

Partis de notre lointaine pointe Finistère, le Bout du Monde, que nous avons quitté temporairement il y a 3 jours avec quelques camarades pour vous rejoindre ici et participer à ces trois jours de débats et de réflexions, comme vous tous, des 4 coins de France, l’on peut dire aujourd’hui que ce plus ou moins long périple, de nos délégations et la finistérienne à laquelle j’appartiens, valait le détour tant cette Université d’Été dans son cru 2024 est une réussite !

Pour clore cette Université 2024, je souhaiterai remercier particulièrement lensemble des organisatrices et organisateurs, le secteur Formation, pour avoir réussi le pari, certes comme chaque année mais particulièrement cette année au regard de la densité de l’actualité politique qui nous a occupé ces derniers mois, ces dernières semaines, ces derniers jours, jy reviendrai tout à l’heure, de monter lensemble des débats, des conférences ateliers, durant ces trois jours, en un temps record, avec une efficacité certaine.

Grâce à leur engagement sans faille et déterminé, cette Université d’été a été à la hauteur des défis que posent la situation politique et sociale du pays.

Elle aura permis d’aborder tous les sujets, sans tabou, avec une liberté de ton, propice à l’échange et au débat, gage de réflexion et de remise en question, outil de compréhension et de partage, toujours avec une volonté intacte de continuer d’avancer, de construire, ensemble les meilleurs débouchés à nos idées de justice et de progrès social pour le pays, pour nos concitoyens et nos concitoyennes.

De lambition industrielle française aux perspectives d’une paix juste et durable au plan international, de l’organisation de notre Parti à la compréhension de la séquence qui se joue actuellement dans une situation politique hautement périlleuse, des réponses à développer pour répondre aux crises de notre pays et auxquelles nous sommes confrontés en tant que citoyens et citoyennes aux défis du Nouveau Front Populaire, tous les sujets auront été abordés… !

Merci à Guillaume Roubaud Quashie, directeur des universités, à tous les intervenantes et les intervenants, à lensemble des camarades de la Fédération du PCF de lHérault.

Merci à Nicolas Cossange, bien sûr, mais aussi à Clara Gimenez, aux camarades qui nous a permis de reprendre des forces hier soir autour d’un repas fraternel dans un endroit majestueux, comme on sait les organiser et les partager au PCF, merci à toutes celles et ceux qui seront là cet après-midi pour tout remettre au propre.

Et merci bien sûr Merci au CEN et à notre secrétaire national, Fabien Roussel avec qui nous sommes heureux de partager les mêmes tocs !

Je souhaite que nous les applaudissions toutes vivement, comme il se doit!

Merci aussi aux partenaires des forces sociales, associatives, citoyennes, présents et qui ont participé aux échanges durant ces trois jours.

Merci enfin à nos partenaires politiques aussi, d’être présents parmi nous. Dans cette période houleuse où nous restons déterminés comme jamais.

Je le disais à l’instant… Il est un mot à dire sur lintérêt de tenir ces universités de rentrée dans une actualité bouillonnante, limportance de prendre le temps, de comprendre, de discuter et d’échanger, collectivement.

Comprendre, discuter, échanger, en ayant les deux pieds bien harnachés, bien ancrés, dans le réel et dans ce que vivent au quotidien nos concitoyens et nos concitoyennes.

C’est essentiel - à quoi bon faire de la politique sinon ? - c’est pour cette raison que Guillaume Roubault Quashie et son équipe, ont construit une université d’été ouverte sur la diversité du pays, sur le monde du travail, de la recherche, de la culture, une université qui a donné la parole à ces héroïnes et ces héros du quotidien. Car c’est en écoutant leur voix, leurs remarques, leurs réflexions, c’est en se plaçant dans un rapport étroit et permanent avec toutes ces forces vives que nous construirons le chemin de progrès que nous souhaitons pour le pays.

Et puis, une Université d’été, c’est aussi un temps où l’on prend le temps, où l’on se ressource, avec des idées et une motivation nouvelle, pour retourner dans nos communes, nos sections, dans nos cellules, sur le terrain, regonflés à bloc pour continuer d’avancer et d’agir au plus juste,

Oui, nous savons à quel point défendre nos valeurs d’égalité, de meilleures répartitions des richesses, daccès en tout point du territoire à des services publics de qualité, demande une énergie folle.

Au PCF, soyons-en certains, cette énergie n’est pas prête de se tarir, elle irrigue nos rangs et ces trois jours d’Université d’été l’ont encore et une nouvelle fois démontrée.

Sorties de boite, présences sur les marchés, sorties de gare routière et ferroviaire, campagnes des élections européennes puis des législatives, construction d’un rassemblement historique, de la même manière, nous avons toutes et tous été sur le pont ces derniers mois, ces dernières semaines.

Le pire a été évité. La Macronie a été désavouée avec une majorité gouvernementale battue. Le Nouveau Front Populaire arrive en tête. Malgré tout, le Rassemblement National est toujours trop haut et continue de faire peser un danger sur notre République. Un danger pour le futur proche et un poison déjà bien installé dans les consciences, les médias, les discours publics, mais aussi les actes au travers de la multiplication des actes et paroles racistes et antisémites comme celui d’hier à la grand motte et nous apportons tout notre soutien à la communauté juive, à la population de la Grande Motte ainsi qu’aux policier et pompiers mobilisés, après l’attaque terroriste qui a frappé la synagogue.

Cette situation politique a placé sur nos épaules, au sein du Nouveau Front Populaire, une grande responsabilité, à laquelle il nous faut répondre : c’est ce que nous avons entrepris en construisant un programme de relance économique et sociale au service du progrès social et écologique financé, applicable tout de suite, avec un calendrier et une méthode claire pour gouverner, avec la volonté de construire de majorités parlementaires, textes après textes, avec l’intersyndicale, avec nos concitoyens et nos concitoyennes, avec toutes les forces vives.

Avec nos partenaires politiques et sociaux, nous avons ainsi proposer en 15 jours Lucie Castets au poste de Première Ministre.

Elle nous a fait lhonneur d’être présente avec nous vendredi, pour échanger avec nous avec Fabien Roussel, notre secrétaire national.

Je veux de nouveau aujourd’hui saluer Lucie Castets et redire ô combien elle une femme d’expérience et de conviction. Grâce à ses qualités, elle saura porter et trouver le meilleur chemin pour mettre en œuvre, avec les députés NFP, les propositions du programme du NFP : retrait de la réforme de retraites, le SMIC à 1600 et une fiscalité plus juste. Les résultats des urnes sont clairs: le Nouveau Front populaire est le premier bloc politique du pays. Les Français et les Françaises ont exprimé le souhait d'un changement profond d'orientation politique, vers davantage de pouvoir d'achat, de services publics.

Mais voilà qu’après deux mois d’été, durant lesquels nous avons toutes et tous vibrés durant les Jeux Olympiques grâce à nos médaillés français, et cela va encore continuer durant les Jeux Paralympiques qui débutent, voilà qu’après deux mois, Macron s’enferme dans le déni, dans les manœuvres, pour confisquer la démocratie et refuser de confirmer la victoire de la Gauche.

Mais c’est en oubliant un trait de caractère que j’aime à nous définir, pugnace ! Fabien Roussel, Marine Tondelier, Olivier Faure, Manuel Bompart le lui ont redit vendredi matin. Il n'y a qu'un plan A, le Nouveau Front Populaire est aujourd'hui prêt à gouverner sur la base de ces priorités et notre proposition, c'est Lucie Castets au poste de premier ministre!

Mais pendant ce temps là, que se passe t’il ? Que voyons nous autour de nous, dans notre entourage, dans notre quartier, dans nos vies ?

Des entreprises continuent de fermer laissant des travailleurs sur le carreau. Mais des luttes locales qui se multiplient.

Les services publics continuent de se dégrader. Pour beaucoup, la rentrée s’annonce la même que l’an passé, en pire.

La vie ne s’est pas arrêtée faute de gouvernement et les galères de beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens, elles, continuent faute d’une véritable politique en faveur d’une augmentation du pouvoir d’achat, des salaires, des pensions, des retraites.

Nous pensons en effet à toutes celles et ceux qui ne réussissent pas ou plus à joindre les deux bouts.

Oui, car malgré le front républicain et le sursaut populaire que nous avons vécu, la vague RN brune déferle dans beaucoup de territoires et a pour conséquence une progression importante de leur représentation à l’Assemblée Nationale.

J’ai été candidate pour le Nouveau Front Populaire dans la 5ème circonscription du Finistère. Une circonscription à côté de Brest de 110 000 habitants, rurale, périurbaine.

Et lors de cette campagne, nous avons rencontré, sur la Côte Nord Finistère mais j’imagine qu’ici autour de Montpellier, et comme chacun dans vos communes, cela a été pareil, nous avons rencontré des habitantes et habitants qui se confiaient, des travailleuses et des travailleurs cassés, des personnes âgées inquiètent, un sentiment d’abandon partagé, des citoyennes et des citoyens tombés dans la résignation et chez qui, il nous revient, à nous, à gauche, au PCF, de redonner espoir !

Redonner l’espoir, faire échec à la résignation provoqués par tant de déceptions et tant d’absence de ce qui fait société : le commun, notre solidarité, nos services publics, détricotés, minutieusement, implacablement, depuis des années.

Aujourd’hui, le pays fait face à un haut coefficient de marée brune, avec un risque de fracture du pays.

Chers amis, chers camarades, travaillons sur ses causes avec l’impérieuse nécessité de comprendre pour agir. Cela a été l’une des questions sur laquelle nous avons travaillée durant ces trois jours d’Université d’été, ici à Montpellier. Nous allons continuer.

Car ne nous leurrons pas, la gauche des villes des zones urbaines se maintient, se développe par endroit, c’est vrai. Mais ne jouons pas les fanfarons, et loin de moi l’idée d’opposer stérilement la ville à la campagne mais la Gauche ne peut se reposer sur ses lauriers !

Soyons l’incarnation d’un espoir pour toutes et tous, pour tous nos concitoyens et nos concitoyennes, quel que soit leur lieu de vie, leur lieu de résidence, leur âge, etc.

La Gauche, et le Parti Communiste Français doivent être moteurs de cette société plus juste et plus solidaire, dans la défense et la reconquête des services publics !

Alors, continuons à retrousser nos manches !

Et c’est à ce prix qu’on détournera les déçus, les écœurés du choix mortifère, dangereux, du Rassemblement National.

Durant cette campagne, beaucoup sont revenus par exemple, sur les questions de la mobilité et des déplacements…

Que nous disait-il ? Loin. Nous sommes loin pour accéder aux soins, loin pour accéder aux services publics, loin pour accéder aux infrastructures.

En effet, pouvoir se déplacer, pour beaucoup, n’est pas une mince affaire. Pas ou peu de service public de transport. Pour ceux qui ont une voiture, cela devient un boulet tellement lourd avec le coût de l’essence, le prix des réparations, des coûts tellement fort pour les ménages qu’ils n’ont pas d’autres choix que de limiter leurs déplacements. Mais aussi une revendication, en forme de défiance, vers ceux des villes qui ont ces transports publics, pistes cyclables, vélos

Au Parti communiste français, nous le disons clairement : le droit à la mobilité, le droit de se déplacer, en tout point du territoire, à toute heure, en sécurité, quel que soit son niveau de revenu, est un droit fondamental qui se doit d’être assuré pour toutes et tous. Développer les transports, c’est mettre fin à l’assignation à résidence qui isole, qui inquiète, qui renferme.

Cela appelle des investissements massifs vers toutes les formes de transports peu polluantes, avec des politiques tarifaires attractives et nous sommes ici à Montpellier où l’on sait que la Métropole, avec l’appui des élus communistes, a mis en œuvre la gratuité des transports publics en commun, et comme chez nous à Morlaix commune de 15 000 habitants, et Morlaix-Communauté (67 000 habitants) avec Roger Heré, vice-président communiste aux transports de Morlaix-Communauté.

En tout point du territoire, que ce soit dans les Métropoles ou dans les campagnes, soyons donc l’incarnation, nous communistes, d’une offre publique d’alternative au tout voiture, en portant le projet d’un véritable maillage, le développement de nouvelles lignes publiques, pour du transport du quotidien, du TER, un véritable service public du transport sur l’ensemble du territoire.

Comme nous essayons de le construire, pas à pas, à la Région Bretagne avec la majorité de Gauche à laquelle les communistes ont fait le choix de participer, à laquelle je participe. Et comme ici, en Occitanie, vous le portez avec Jean-Luc Gibelin vice-président communiste aux mobilités de votre région.

Et puis j’ajoute un point important concernant les zones où il n’y a pas encore le rail : nous devons travailler au renforcement d’un réseau de transport interurbain public de cars, qu’il est nécessaire de développer, de cadencer en prenant en compte les conditions de travail de ces chauffeurs, ces chauffeuses. Travailleurs et précaires !

En ayant aussi en tête que dans certains territoires du pays, la voiture restera incontournable et qu’il s’agit donc que les populations puissent avoir accès à des voitures moins chères et moins polluantes, et que l’électrique ne soit pas le seul adage des plus riches !

Le développement de ces mobilités du quotidien est la solution à la nécessaire décarbonation de nos modes de vie, tout en rapprochant les habitants des lieux de vie, et de travail. Elle est une réponse à l’urgence climatique et sociale.

Cette société écologique, et solidaire, ce sont les communistes qui la portent, soyons en fiers ! Le programme du Nouveau Front Populaire s’inscrit assurément dans cette perspective progressiste, il nous faut maintenant agir vite et fort, c’est l’un des chantiers qui nous attend en cette rentrée sociale !

Je souhaiterai également citer un autre sujet qui est revenu durant cette campagne, dans la 5ème circonscription du Finistère qui est une bonne illustration des enjeux qui touchent les territoires urbains, périurbains, ruraux, c’est la question de la santé, du service public hospitalier et de l’accès aux soins.

Chez moi dans le Finistère, vous avez du entendre parler du mur de la honte érigés par la CGT du CHU de Brest il y a quelques jours : 130 patients de plus de 75 ans passant plus de 24 heures sur un brancard aux urgences à Brest agrandi ... dans l’ancien parking des ambulances…. (bis) c’est le résultat de prises de décisions nationales, en chaine, désastreuse pour nous citoyens :

  • des fermetures de lits dans les services de médecine, de chirurgie à Brest,

  • les conditions dégradées dans les EPHAD à Lesneven à 15 km,

  • des urgences fermées à Carhaix ,

  • une maternité menacée de fermetures à Landerneau à 20 km.

Situation particulièrement dégradée cet été dans toutes les villes grandes et moyennes de Bretagne. Encore au cœur de l’été, des urgences fermées, Guingamp, Saint Brieuc ….  !

Ce sont des médecins cubains qui sont attendus pour sauver l’hôpital de Guingamp, à l’initiative de camarades !

Si nous pourrions en être rassurés à court terme au regard de la nécessité d’assurer un service de soin, au regard de notre attachement aux logiques de solidarités internationales, cela signifie pourtant que nos territoires décrochent dans la 7ème puissance économique mondiale !

A ces problématiques, nous, communistes, nous opposons des solutions pérennes, avec un vaste plan de formation et de créations d’emplois à la hauteur des immenses besoins qui existent. En rendant ces métiers du soin plus attractifs également, cela passe par des revalorisations salariales grâce à l’augmentation du point d’indice que nous avons programmées dans le programme du NFP et des conditions de travail sereines.

Et je voudrais aujourd’hui que nous applaudissions ces femmes et ces hommes qui ont chevillé au corps le professionnalisme, le goût de leur travail, du service public, celui de nous Soigner, soigner nos corps et nos cœurs.

Et pour terminer, dans cette campagne, de quoi nous a-t-on parlé ?

Comme je le disais, ne pas réussir à joindre les deux bouts, le pouvoir d’achat, les salaires.

Et il y a notre proposition du SMIC à 1600 €. Une des propositions phare du nouveau front populaire. Et bien les réactions étaient unanimes ou presque. On veut bien madame mais comment allez vous faire ? Nous n’avons pas les moyens, et mon patron, assis à côté de moi au resto ouvriers, il va faire comment, on ne veut pas que notre boite coule, nous on bosse, c’est dur !

Votre truc c’est pas réaliste.

Il faut apporter des réponses et démontrés un par un, groupe par groupe.

Notre programme est quantifié, une réforme fiscale est proposée, une réorientation des aides aux entreprises les plus grosses vers les artisans et les plus petites pour passer la barre sera faites.

Et c’est bien aux citoyens dans leurs diversités et sur tous les territoires à qui nous devons parler, que nous devons convaincre, construire, re-construire une gauche des territoires, périurbaines, rurales, en complémentarité de ce qui se passe en ville.

Pour faire de la politique, pour porter nos idées, il faut sentir, il faut parler, il faut prendre le temps, comprendre les réalités de chacun, et y répondre point par point … Le combat que nous menons est difficile, tant les élites ont fait croire qu’aucun monde alternatif au capitalisme n’était possible.

Mais pied à pied, faisons en tant qu’élues en tant que militants de la politique pour vivre dans notre rue, notre commune, notre pays, dans un monde plus juste ! un devoir, devoir, à nous communistes, porter et incarner l’espoir !

Et comment ne pas parler des moments dramatiques à l’échelle internationale que nous vivons, parler de paix est presque un gros mot de nos jours. Comment rester muets devant les conflits qui frappent à nos portes ? Les communistes ont toujours porté la voix de la paix, et de l’émancipation des peuples, aujourd’hui, plus que jamais cette voix doit être rendue audible. Ne cessons pas de dénoncer les horreurs qui ont cours à Gaza, tout en affirmant que des solutions de paix existent, mais qu’il faudra s’affranchir des extrêmes des deux camps.

Comme le disait Paul Valery, que ma camarade Katja Kruger aime à citer : "la guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas"

Nous ne sommes jamais tombés dans le piège de monter les gens les uns contre les autres, c’est une fierté.

Continuons à faire vivre cette flamme de l’espoir de lendemains qui chantent, pour toutes et tous.

Être utile. Être audible

Faire vivre cette flamme d’espoir.

Et en écho avec l’ouverture de cette université faites par Guillaume, et en guise de joyeux anniversaire à Madeleine Riffaud, résistante mais aussi poète, voici quelques vers de 1945 de Madeleine, résistante et journaliste communiste, dont on a fêté les 100 ans ce week-end et que nous saluons chaleureusement. Elle a quasiment l’âge du Parti communiste et cette amoureuse du combat pour la révolution et l’indépendance du Vietnam comme de la France fait honneur à notre famille politique.

« Le temps a pris

Le mors aux dents

Courez, courez

Après le temps ! »

Ce sentiment d’urgence ne sera jamais celui des privilégiés, des nantis, de la classe sociale que représente ce président prétendument maître des horloges dont nous a parlé Guillaume Roubaud Quashie vendredi.

Les travailleurs, les précaires, les bas salaires, les habitants des banlieues, des cités et villes populaires, comme des campagnes délaissées, les services publics, n’ont plus le temps pour qu’on s’occupe de leur problème.

Chers Amis, chers Camarades, c'est animés de cet esprit offensifs que nous allons toutes et tous regagner nos régions et nos territoires.

Cette Université d’été aura été un véritable moment de réflexion, de travail, de bouillonnement politique, sur laquelle nous pourrons solidement nous appuyer pour aborder cette rentrée avec détermination.

Nous vous donnons rendez-vous dès le mois de septembre, à la belle et grande fête de l’Humanité.

 

Ensemble, toutes les forces de Gauche réunies, avec toutes les forces sociales, culturelles, associatives, du pays, cette année encore, faisons de la Fête de l’humanité, ce grand moment de brassage politique, de débats pour bouleverser l’ordre établi et dégager le chemin d’une autre société, plus juste, plus solidaire, plus écologique et plus féministe !

 

Chers amis, chers camarades, poursuivons nos combats, continuons de les incarner et de les porter à chacun et pour toutes.

 

Merci !

 

A bientôt,

 

Kenavo ar wech all

 

*Habitante de Landerneau, Gladys Grelaud est membre du Comité exécutif national du PCF et du Conseil National du PCF, animatrice de la Coordination bretonne du PCF, est conseillère régionale de Bretagne dans un groupe d'" élu.e.s communistes et progressistes de Bretagne" qui compte quatre femmes conseillères régionales (Katja Kruger, Delphine Alexandre, Gaby Cadiou, et Gladys Grelaud). Elle a été candidate aux élections législatives de juin-juillet dernier dans la circonscription de Landerneau. 

Discours de clôture de l'université d'été du Parti communiste à Montpellier par Gladys Grelaud (dimanche 25 août 2024)
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20 août 2024 2 20 /08 /août /2024 07:02
Achetez vos vignettes bon de soutien et d'entrée pour la fête de l'Humanité auprès des militants communistes: 40€
Au cœur de la rentrée sociale et politique, dans une actualité plus brûlante que jamais pour la gauche et le nouveau front populaire, avec la nécessité de résister ensemble aux offensives régressives de l'extrême-droite raciste et du capitalisme financier inégalitaire et violent prêt à tout pour gonfler ses profits au mépris des besoins humains.  
 
J-23 avant la @fetedelhumanite
 
https://fete.humanite.fr/
 
40€ / 3 jours de fête, de politique, de culture / 3 jours D’HUMANITÉ. Pour acheter votre bon d’entrée ➡️ contactez les sections communistes du Finistère et la fédération du parti communiste du Finistère.
 
Pour la section de Morlaix, pour vous procurer des vignette militantes à 40€ ouvrant droit aux 3 jours d'entrée de la fête les vendredi 13 septembre, samedi 14 septembre, et dimanche 15 septembre, contactez Jean-Luc Le Calvez: 06 86 40 16 08 / ou Ismaël Dupont : 06 20 90 10 52/ ou Michel Tudo Deler pour le secteur de Lanmeur: 06 83 24 83 90
 
Au niveau de la fédération du PCF Finistère, contactez la fédération: 5 rue Henri Moreau 29200 BREST Téléphone 02 98 43 47 78. Courriel Federation@29.pcf.fr
 
Même si vous ne pouvez pas venir à la fête cette vignette bon de soutien est aussi et surtout un soutien politique et financier à l'existence du journal créé par Jean Jaurès qui fête ses 100 ans cette année, un journal d'éducation populaire de la gauche sociale, au carrefour de toutes les luttes contre les dominations économiques et sociétales, pour la Paix, les droits des femmes et l'internationalisme, contre le racisme, l'impérialisme et le colonialisme.
 
Les capitalistes ont leurs médias aux ordres, les travailleurs ont "L'Humanité", pour relayer les combats de l'émancipation humaine, et aujourd'hui en France ceux du Parti communiste et du Nouveau Front Populaire.
 
L'objectif de la fédération pour parvenir à l'équilibre financier de la fête de l'Humanité est de vendre 400 vignettes en 2024.
 
Cette année encore, le programme de la fête de l'Humanité sera d'une immense richesse au niveau musical (Tiken Jah Fakoly, Tinariwen, Angélique Kidjo, les finistériens du groupe Gwendoline, produits par Wart, Jain, La Rumeur, Louise Attaque, Rodolphe Burger et Sofiane Saidi, que fait tourner le label morlaisien Wart, Pomme, Mc Solaar, La rumeur, Zélie, etc), culturel, politique, international.
 
La fête aura lieu à la base 217 du Plessis Paté dans l'Essonne/ Brétigny sur Orge.
La fédération PCF du Finistère sera présent comme chaque année avec son stand restaurant et bar, ses 75 à 80 bénévoles environ et sa belle ambiance.
Pour être bénévole sur notre stand, contact: federation@29.pcf.fr / 02 98 43 47 78.
 
Même contact pour trouver des covoiturages à partir du Finistère.
 
Il y aura aussi comme chaque année un espace Bretagne de concerts et de débat partagé entre les 4 fédérations de la Bretagne administrative.
 
 
Achetez vos vignettes bon de soutien et d'entrée pour la fête de l'Humanité auprès des militants communistes: 40€
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19 août 2024 1 19 /08 /août /2024 08:46
Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden
Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden
Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden
Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden
Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden
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Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden
Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden

Une belle Fête du travailleur bigouden à Loctudy avec repas fraternel et concerts organisée par le parti communiste du pays Bigouden. Fête en place depuis 60 ans, une des deux fêtes d'été du PCF Pays Bigouden avec celle de Lesconil désormais en juillet, qui s'est engagé sous un grand soleil avec la batucada du groupe très dansant et dynamique "Les tambours d'Eckmühl".

Puis c'était le repas saucisses ou moules-frites, Far bigouden - Kouign

La prise de parole de Maryse Rousseau, secrétaire de section, de Alexis Lapaert, candidat suppléant aux élections législatives de juin et juillet 2024 pour le Nouveau Front Populaire sur la 7e circonscription du Finistère (Douarnenez- Pont L'Abbé), avec Jugdeep Harvinder comme titulaire (FI), et d'Ismaël Dupont pour la fédération du PCF Finistère.

Plus de 400 personnes étaient présentes au repas ce samedi 17 août.

Des stands du Mouvement de la Paix, du nouveau front populaire, et du PCF étaient présents.

A signaler la présence dans le public d'Eliane Assassi, ancienne présidente du groupe communiste au Sénat pendant plusieurs mandats, présidente de la commission d'étude sur l'influence des cabinets d'audit comme Mc Kinsey sur la décision publique et les abus d'entre-soi du recours à ces cabinets qui servent à la fois au pantouflage, renvois d'ascenseur entre politiques et milieux économiques et financiers, et à servir les politiques néolibérales, et de Hervé Bramy, ancien président du Département de Seine St Denis, président de la société des lecteurs de l'Humanité.

Des camarades de plusieurs autres sections du Finistère étaient là (Brest, Morlaix, Scaër, Crozon, Carhaix, Concarneau) en même que des habitants du pays bigouden, des militants et sympathisants, des vacanciers.

Merci à tous les bénévoles et organisateurs de la fête! 

Photos Daniel Laporte - Gérard Desmarest - Ismaël Dupont

Une belle fête du travailleur bigouden aux halles de Loctudy sous un grand soleil avec la section PCF du Pays Bigouden
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17 août 2024 6 17 /08 /août /2024 03:36
Fête du travailleur bigouden à Loctudy ce samedi 17 août 2024 à partir de 18h30 place de la mairie : on vous attend nombreux à la fête du PCF pays bigouden!
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5 juillet 2024 5 05 /07 /juillet /2024 05:35
Le dimanche 7 juillet, soyons uni.e.s et mobilisé.e.s pour défendre la République sociale, nos libertés et la défense de l’égalité des droits et de la fraternité
Le dimanche 7 juillet, soyons uni.e.s et mobilisé.e.s pour défendre la République sociale, nos libertés et la défense de l’égalité des droits et de la fraternité
 
Après sept ans de politique arrogante, inégalitaire, cynique et brutale du président Emmanuel Macron, piétinant la démocratie parlementaire, les aspirations populaires, le mouvement social et les syndicats, les élections Européennes, puis les élections législatives suite à la dissolution "coup de poker" du Président, malgré la très forte participation du 1er tour des élections législatives du dimanche 30 juin, ont confirmé une chose : la République est en danger. Et le pays est rentré dans une période de bascule aux conséquences potentiellement cataclysmiques pour notre vivre ensemble, et la préservation de nos valeurs collectives de liberté, d’égalité, de fraternité. Face à cette situation de crise, les communistes finistériens appellent à la mobilisation générale pour faire barrage au Rassemblement National et à ses idées racistes et d’exclusion, à sa politique dont les plus démunis seront les premières victimes. Pas un seul député finistérien d’extrême-droite ne doit être élu dimanche 7 juillet.
 
Notre candidate communiste pour le rassemblement de gauche et des écologistes du nouveau Front populaire, Gladys Grelaud, après son excellente campagne de premier tour avec son suppléant Laurent Peron, et leurs centaines de soutiens dans toute la circonscription, a eu le courage et le sens des responsabilités de se retirer, même arrivée en deuxième position et qualifiée pour le second tour, et d’appeler à voter pour Graziella Melchior, députée sortante du camp présidentiel, pour éviter le pire : une victoire du Rassemblement National dimanche 7 juillet.
 
Nous saluons son geste plein de dignité, de clarté et de hauteur car, comme elle l’a exprimé, « l’heure est bien au sursaut de la République ».
Nous saluons aussi les désistements de trois autres candidats de gauche qualifiés pour le second tour : Pierre Smolarz dans la 3e circonscription, Thomas Le Bon et Sébastien Miossec dans la 8e circonscription, avec à chaque fois un appel à utiliser le bulletin de vote utile pour battre le RN.
Nous regrettons que Jean-Charles Larsonneur dans la 2ème circonscription, Sandrine Le Feur dans la 4ème circonscription, Liliana Tanguy dans la 7ème circonscription, arrivés pareillement en deuxième position des forces politiques du camp républicain derrière des candidats de la gauche unie, n’aient pas eu le même esprit de responsabilité de se retirer pour éviter de donner des chances à l’extrême-droite dans des triangulaires incertaines. Force est de constater que face à l’extrême-droite, l’attitude de responsabilité républicaine se retrouve surtout à gauche, même s’il ne faut pas oublier de saluer également le désistement responsable d’Erwan Crouan dans la 6e circonscription en faveur de Mélanie Thomin, candidate PS du nouveau Front populaire et députée sortante, afin de s’opposer au RN.
Pour le second tour, le Parti communiste appelle à voter pour les candidats de la gauche unie du Nouveau front populaire avec lesquels nos militants mènent des campagnes unitaires de haute intensité et qualité : Grégory Lebert dans la circonscription de Quimper (1ère circonscription), Pierre-Yves Cadalen dans la circonscription de Brest (2ème circonscription, dite de Brest-centre), Sylvaine Vulpiani dans la circonscription de Morlaix (4ème circonscription), Mélanie Thomin dans la circonscription de Carhaix-Châteaulin (6ème circonscription), Jugdeep Harvinder dans la circonscription de Douarnenez-Pont l’Abbé (7ème circonscription).
 
Nous devons faire élire un maximum de député.e.s de gauche dans le Finistère pour résister au bloc réactionnaire et raciste du RN et de ses alliés.
 
La fédération PCF du Finistère appelle avec autant de clarté par volonté de défense de la République et pour empêcher le RN de conquérir une majorité à l’assemblée nationale à voter Didier Le Gac dans la 3ème circonscription (Brest rural), Graziella Melchior dans la 5ème circonscription (Landerneau), Erwan Balanant dans la 8ème circonscription (Concarneau-Quimperlé).
Rien n’est encore joué. Le second tour sera déterminant . Le peuple de France peut faire échec à une force politique qui bafoue notre histoire, piétine nos valeurs et nous menace d’une terrible régression.
La fédération du Finistère du Parti communiste français,
 
Brest, le 4 juillet 2024
Le dimanche 7 juillet, soyons uni.e.s et mobilisé.e.s pour défendre la République sociale, nos libertés et la défense de l’égalité des droits et de la fraternité
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4 juillet 2024 4 04 /07 /juillet /2024 05:35
BATTRE L’EXTRÊME DROITE ET GAGNER LE PROGRÈS SOCIAL !
BATTRE L’EXTRÊME DROITE ET GAGNER LE PROGRÈS SOCIAL !
 
La section du Pays de Brest appelle tous les démocrates à participer à la  manifestation  organisée, par l’intersyndicale, ce jeudi 4 juillet à 18h - Place de la Liberté et à rejoindre ensuite le rassemblement de soutien au candidat du Nouveau Front Populaire de la circonscription de Brest, Guilers, Bohars,Gouesnou Pierre-Yves Cadalen : square Beautemps-Beaupré à 19 h.
 
Banalisation du fascisme, abandon délibéré de population, creusement des inégalités, matraquage idéologique, etc. Le recul du RN ne pourra s’envisager qu’en s’attaquant à tous ces points en même temps. Ce n’est pas impossible et cela peut commencer dès dimanche.
Rien n’est encore joué. Le second tour sera déterminant . Le peuple de France peut faire échec à une force politique qui bafoue notre histoire, piétine nos valeurs et nous menace d’une terrible régression.
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28 juin 2024 5 28 /06 /juin /2024 06:25
LÉGISLATIVES dans le Finistère: Pas une voix ne doit manquer pour le Front populaire afin de battre l'extrême-droite
LÉGISLATIVES dans le Finistère: Pas une voix ne doit manquer pour le Front populaire afin de battre l'extrême-droite

Le 30 juin, nous appelons nos concitoyens et concitoyennes, habitant.e.s du département du Finistère, à voter massivement dès le premier tour pour les candidats et candidates du Nouveau front populaire dans les huit circonscriptions du Finistère afin de construire l'alternative à Emmanuel Macron et au Rassemblement national.

Dans le contexte de risque de prise de pouvoir de l'extrême-droite et dans la cohérence d'un accord historique d'union de la gauche à vocation majoritaire basé sur un programme de rupture et d'ambition sociale qui répond aux enjeux du pays, notamment à celui de la réduction des inégalités et de la pauvreté, du soutien au pouvoir d'achat et aux services publics, nous appelons à voter et à se mobiliser jusqu'au 7 juillet pour tous les candidats du Front populaire:

- Grégory Lebert dans la 1ère circonscription (Quimper Briec Fouesnant)

- Pierre-Yves Cadalen dans la 2ème circonscription (Brest Centre)

- Pierre Smolarz dans la 3ème circonscription (Brest rural)

- Sylvaine Vulpiani dans la 4ème circonscription (Morlaix)

- Gladys Grelaud dans la 5ème circonscription (Landerneau - Lesneven - Landivisiau)

- Mélanie Thomin dans la 6ème circonsciption (Carhaix-Châteaulin)

- Jugdeep Harvinder dans la 7ème circonscription (Douarnenez - Pont L'abbé)

- Thomas Le Bon dans la 8ème circonscription (Concarneau - Quimperlé)

Seul le vote Front Populaire au 1er comme au 2ème tour des élections législatives est un outil efficace pour empêcher le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen d'accéder au pouvoir. 

Ayant décrété la mobilisation générale, les militants et sympathisants communistes sont engagés partout très activement et nombreux dans les campagnes unitaires courtes mais intenses et enthousiastes pour faire élire les candidats du Front populaire, distribuant des tracts, participant aux porte-à-portes, aux rencontres des candidats, mettant à disposition leurs locaux, leurs forces militantes et leurs ressources collectives.

Les communistes sont également très investis, de concert avec nos camarades des autres partis de gauche composant le Front populaire, pour faire élire en Bretagne nos trois candidates adhérentes au PCF présentées en Bretagne au titre du nouveau Front populaire, Gladys Grelaud dans la circonscription de Landerneau (29), Elsa Lafaye dans la circonscription de Fougères (35), Lhéa Le Flecher dans la circonscription de Ploërmel (56), trois jeunes camarades qui incarnent le renouveau générationnel du Parti communiste et son avenir. Nous comptons sur leur élection pour enrichir le groupe communiste et Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) à l'Assemblée Nationale, composé entre 2022 et la dissolution du 9 juin de 22 membres, dont 12 députés communistes et 10 députés de gauche ultra-marins proches de nos orientations. Ce groupe sera indispensable pour porter les intérêts des classes populaires à l'Assemblée Nationale, les ambitions de justice sociale et de progrès des droits sociaux. 

Dans le Finistère, le bloc de gauche représenté par la coalition du Front Populaire (Parti socialiste/Place Publique - Les écologistes - La France Insoumise, Parti communiste français- Générations) est majoritaire avec plus de 36,5% des suffrages exprimés aux européennes le 9 juin dernier, contre 24% pour le bloc de droite Renaissance et LR, désuni au législatives, et 25% pour le RN. Le front populaire est soutenu par de nombreux syndicats, associations, artistes et intellectuelles, comme la seule voie porteuse d'avenir pour notre pays.

Il est donc possible en suivant jusqu'au bout et partout la logique d'union de la gauche et des écologistes de réaliser le grand chelem et de gagner huit député.e.s de gauche pour notre territoire finistérien, ce qui serait un élément déterminant pour empêcher l'extrême-droite de conquérir la majorité au Parlement et de prendre la tête d'un gouvernement.  

Si les vents de l'espoir et de l'exigence d'égalité se remettent à souffler dans le sillage des mobilisations unitaires très fortes contre l'extrême-droite, la dissolution risque bien de revenir comme un boomerang contre Macron et le projet de société qu'il représente.

Pourtant, de nombreux médias, des élus et responsables politiques renvoient aujourd’hui dos à dos le Rassemblement national, parti de la préférence nationale qui s’attaque aux principes fondateurs de notre République, et le Nouveau front populaire ou l’une ou l’autre de ses composantes, qui appelle au contraire à une République sociale et démocratique.

L'extrême-droite est mise en valeur, banalisée, courtisée pour des alliances électoralistes ou mise à équidistance du nouveau Front populaire, qualifiée d'extrême contre toute vraisemblance alors qu'il incarne l'axe de la gauche, et une gauche capable de gouverner, inscrite dans la tradition républicaine.

Pourtant, comme l’a récemment montré la proposition d’interdiction de certains emplois à des binationaux, c’est l’égalité des citoyens et citoyennes devant la loi que le Rassemblement national s’apprête à remettre en cause ! Ainsi, demain, les Français et les Françaises qui seront considérés par cette extrême droite xénophobe comme des Français « de papier » pourraient se voir bannis dans la patrie des droits de l’Homme.

Fidèle à son histoire, le PCF agira en toute circonstance sans faiblesse pour battre l’extrême droite. Il appelle l’ensemble des forces républicaines, par-delà nos oppositions de projets, à se positionner clairement contre l'extrême droite en adoptant la seule attitude permettant que notre pays demeure demain une République unie derrière ses valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

Brest, le 27 juin 2024,

La Fédération du Finistère du Parti communiste français

 

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