Le retrait de la réforme des retraites, une exigence majoritaire et non négociable !
De coups de force à l’Assemblée en coups de force au Sénat, le président Emmanuel Macron et son gouvernement, avec la complicité de la majorité de la droite, bafouent la démocratie parlementaire.
En humiliant le Parlement, le gouvernement rend sa réforme de plus en plus illégitime. Qu’il respecte la légitimité du monde du travail, qui, dans sa très grande majorité, dans son immense diversité, du public ou du privé, et de tous syndicats, dit non à la retraite à 64 ans. e gouvernement doit le reconnaître et mesurer qu’il est en train de fracturer le pays, de rompre la confiance avec les Français. Il doit retirer sa réforme.
Ils bafouent la démocratie sociale en refusant de recevoir les syndicats qui dans l’unité et avec un sens des responsabilités qui manque à nos dirigeants, organisent grèves et manifestations.
Ils bafouent les citoyens en prétendant qu’ils ont validé ce projet par leur vote aux présidentielles et en refusant de leur donner la parole par un référendum.
Ils bafouent la volonté populaire ultra-majoritaire de retrait de cette réforme qui abîme un peu plus notre société et prive des millions de nos concitoyens de jours heureux et en bonne santé à la retraite, et en premier lieu ceux qui en ont le plus besoin, les plus fragiles, les plus précaires, les plus discriminés.
Ils bafouent la vérité des faits en prétendant que cette contre-réforme serait inévitable. Alors qu'il est possible d'augmenter les cotisations sociales, de favoriser une politique de plein emploi qui ferait rentrer de l'argent dans les caisses, d'assurer l'égalité professionnelle femmes-hommes, de faire contribuer les revenus du capital, qui ne cessent de grossir alors que de plus en plus de français se serrent la ceinture.
Alors que le taux d'emploi des seniors est déjà très bas, et que la moyenne du montant des pensions de retraite l'est aussi, surtout au regard de l'inflation, notamment de certaines dépenses (alimentaire, loyers, électricité et gaz, carburant, mutuelles), les pensions de retraite pour beaucoup de françaises et de français vont à nouveau fondre avec la réforme d'Emmanuel Macron si elle passe.
Les communistes proposent la retraite à taux plein à 60 ans pour toutes et tous, prenant en compte notamment les années d’étude et de formation, et financée par la création d’emplois pour répondre aux besoins sociaux , les hausses de salaires et l’égalité salariale femmes-hommes, une mise à contribution des revenus financiers des entreprises.
Le grand débat démocratique et républicain que Macron refuse se déroule depuis des semaines dans la rue, dans les entreprises, dans les familles.
Le président et ses soutiens ne pourront nous réduire au silence et à la résignation.
Les bafouillages empêtrés des ministres, des parlementaires du parti du président, ne peuvent masquer la réalité : une minorité, au service d’une poignée de très riches, de grandes multinationales, essaie d’imposer sa volonté à la très grande majorité de notre peuple, à ses forces vives.