Comme tous les samedis depuis le mois d'octobre dernier, les camarades du PCF Morlaix était sur le marché de Morlaix ce samedi 6 avril à vendre "L'Humanité Magazine" du week-end et échanger avec les habitants, tout en distribuant des flyers d'invitation à notre mardi de l'éducation populaire sur la laïcité. Photos de Jean-Luc, Patrick, Michèle, Enzo et Paul par Pierre-Yvon Boisnard.
La réponse à cette question, nous la trouverons dans le film que sa fille Lina Soualem a choisi de consacrer à sa mère,
dans son film, BYE, BYE TIBÉRIADE que l'Afps du Pays de Morlaix et l'Association l'Âmarrée, en partenariat avec La Salamandre ont choisi de vous présenter ce JEUDI 4 AVRIL À 19H 30.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien Hiam Abbas, voici une bande annonce réalisée par le Festival "Palestine en vue" qui dans son édition 2024 propose une rétrospective de sa carrière qui permet de réaliser combien cette immense actrice est importante dans le cinéma palestinien...
"Avec Bye Bye Tibériade, Lina Soualem dresse un portrait multi générationnel centré sur les femmes de sa famille. Il y a environ trente ans, l’actrice palestinienne, Hiam Abbass a quitté son village palestinien Deir Hanna, en Galilée, où elle a grandi avec son arrière grand-mère Um Ali, sa mère Neemat et ses sept soeurs, pour poursuivre son rêve de devenir actrice, à Paris. Trente ans plus tard, caméra en main, sa fille Lina interroge l’exil choisi de sa mère et la façon dont les femmes de sa famille ont pu influencer ses choix, son imaginaire, sa vie loin de Tibériade. Montrées à travers des images contemporaines et des films familiaux des années 90, quatre générations de femmes palestiniennes révèlent leur mémoire intime et collective, par la force de leurs relations.
À l’image de ce que dit Lina Soualem « L’oubli se combat avec les mots » son film est une exploration de la transmission de mémoire, de lieux, de savoir faire, de résistance, dans la vie de femmes palestiniennes pour qui la dépossession est la norme."
ÉVOQUER ET FAIRE DÉCOUVRIR LA CULTURE DU PEUPLE PALESTINIEN, CONTRIBUE ÉVIDEMMENT À LA SOLIDARITÉ QUE NOUS SOUHAITONS LUI APPORTER DANS SA RÉSISTANCE AU COLONIALISME ET AU GÉNOCIDE EN COURS À GAZA !
C'EST POURQUOI, NOUS SOUHAITONS AUSSI VOUS RETROUVER NOMBREUSES ET NOMBREUX CE SOIR À LA SALAMANDRE.
Soirée fest noz de solidarité à Pleyber-Christ avec les camarades convoqués au commissariat, puis au tribunal, puis mis à l'amende suite à des actes de mobilisation contre la réforme des retraites, notamment l'occupation pacifique et sans destruction ni dommage matériel ni blocage intégral de la RN 12. La région de Morlaix a répondu présent: nous étions 10 000 à chaque grande manifestation dans la rue et nous sommes encore nombreux ce soir pour danser et faire la fête ensemble au son de la musique bretonne et redire le scandale social, économique et démocratique que constitue cette réforme des retraites et l'allongement de la durée de cotisation.
Le PCF Morlaix avait mis à disposition ses tentes jaunes pour l'occasion tandis que le PCF Finistère avait participé financièrement à la solidarité avec nos camarades, ses élus et militants s'étant déplacés plusieurs fois au commissariat et au tribunal pour les soutenir.
Près de 70 personnes se sont rassemblées ce samedi 30 mars 2024, en milieu de matinée, à Carhaix, pour dire non à l’extrême droite.
Quelque 70 personnes se sont rassemblées à 10 h, ce samedi 30 mars 2024, à Carhaix, près de la place du Champ de foire, à l’appel d’un collectif composé d’associations locales et d’organisations politiques et syndicales, souhaitant alerter sur le danger que représentent « le Rassemblement national et Reconquête ».
Jeunes et moins jeunes ont participé à ce « rassemblement démocrate » qui a débuté en musique grâce à Plakatak. L’orchestre carhaisien de batucada a mis de l’ambiance au pied des statues des Sœurs Goadec, avant les prises de parole.
Quand nous pensons avoir assisté au pire à Gaza, l'horreur se renouvelle, sans limite. La situation à Gaza, où la famine et la situation sanitaire sont délibérément utilisées comme des armes de guerre, soumettent la population à des conditions d'existence de plus en plus insupportables. C’est pour dénoncer cette situation et pour exiger un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza que nous nous retrouverons VENDREDI 22 MARS À 18H - PLACE DES OTAGES À MORLAIX
Manifestation unitaire avec le soutien pour l’instant du PCF, LFI, NPA, Gauche indépendantiste, UDB, LDH, Mt de la Paix, Solidaires, FSU... et d’autres à venir, espérons le !!!
Sandrine Corre nous présente le parcours de ce jeune homme, Alhassane Kaba, qui mérite largement sa place dans notre pays.
Alhassane est un jeune réfugié guinéen de 21 ans.
Il a fui la Guinée à l'âge 14 ans, abandonné très tôt par sa maman, il n'a jamais connu son papa. Il a grandi dans la rue. Après un exil qui le fait passer par la Mauritanie, le Maroc, il traverse la Méditerranée sur un bateau, à la rame.
C'est ensuite l'Espagne, la France, Paris et enfin la Bretagne, au Cloître-Saint-Thégonnec, où il arrive en été 2019. Minorité contestée ; mais il n'y pas eu de recours engagé avant ses 18 ans. Alhassane a alors 16 ans. Il a une seule envie, étudier !
Il ne sait pas bien lire et n'a jamais été à l'école. Il intègre en septembre le collège de Plounéour-Ménez en classe de 3ème où il ne cesse de travailler pour obtenir son brevet, avec une mention! Il intègre ensuite une seconde générale au lycée Tristan Corbière de Morlaix, c'est pas facile mais Alhassane bosse dur! Il choisit d'intégrer une première microtechnique, il enchaîne les stages, c'est une réussite à chaque fois. Alhassane s'intéresse à tout et s'intègre très vite. Il obtient son bac avec mention Bien.
Il cherche sans arrêt des petits boulots pour gagner un peu d'argent, pas simple sans papiers...
Alhassane est solaire, d'une extrême gentillesse et il a de nombreux amis de tous les âges. Il vit en famille d'accueil et a un parrain et une marraine civils, depuis la cérémonie célébrée par le maire de PleyberChrist.
Depuis 6 mois, celle avec qui il a créé des liens depuis un bon moment devient sa petite amie.
Malgré de nombreux et magnifiques témoignages Alhassane vient d'avoir un refus de sa demande de titre de séjour assorti d'un OQTF.
C'est l'incompréhension pour tous, il coche TOUTES les cases de l'intégration, il parle très bien le français, il a deux promesses d'embauche en poche, obtenues pendant ses stages (une entreprise de Morlaix et l'autre chez Enedis), il est scolarisé depuis son arrivée sans interruption. Il est toujours volontaire pour tout. Il a fait tant d'efforts que nous sommes révoltés par cette décision digne de Kafka.
Si Alhassane n'obtient pas son titre de séjour avec son sans faute, objectivement, qui l'obtiendrait ?
L'avocate d'Alhassane lance cette semaine le recours contre la décision de la préfecture, ce qui, déjà, suspend l'obligation de quitter le territoire.
Nous l'aimons évidemment et il est inconcevable qu'il soit renvoyer en Guinée, un pays où il n'a plus de lien ni de projets. Plus de vie.
Sa place est ici ; sa vie est ici, avec nous, et nous nous battons pour qu'il réalise tous ses rêves.
Merci d'avoir pris le temps de lire son histoire
Pour Alhassane Kaba, et son Comité de soutien constitué,
Malgré son parcours «exemplaire» depuis cinq ans en Bretagne, Alhassane Kaba est menacé d’expulsion
Zoé BOIRON. Publié le
Ses proches vivent dans « la peur » de son expulsion. Alhassane Kaba, Guinéen de 21 ans, vit depuis cinq ans en pays de Morlaix. Pour avoir le droit de travailler en alternance, il a demandé un titre de séjour. Le 11 janvier 2024, la préfecture du Finistère lui a refusé et a émis une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Son entourage organise une réunion de soutien samedi 23 mars 2024, à Pleyber-Christ.
Alhassane Kaba, entouré de Sandrine Corre (à droite), chez qui il vit depuis 5 ans, d'Annaïg, 17 ans, sa petite amie, et des parents d'Annaïg, Hervé et Aurélie Bonthonneau, parrain et marraine civils d'Alhassane. | OUEST-FRANCE
Depuis cinq ans, Alhassane Kaba a fait un parcours « exemplaire » pour s’intégrer en France. Alors, le refus de titre de séjour, couplé à une Obligation quitter le territoire français (OQTF), émis par la préfecture du Finistère, le 11 janvier 2024, est un gros coup de massue. Et même bien plus que ça.
Aujourd’hui entouré d’une nouvelle famille, d’une petite amie, de nombreux amis et de professeurs témoins de sa réussite, Alhassane Kaba, 21 ans, risque de tout perdre. De voir tous ses efforts jetés en pâture.
Son entourage organise une réunion publique à Pleyber-Christ à 11 h, à la salle du Rouallou, près de l’Ehpad. «On est dans une démarche de sensibilisation, pas de revendication », précise Sandrine Corre. Alhassane Kaba vit chez elle depuis 2019. « Il est comme mon fils. »
Une pétition a été lancée. Elle réunit déjà plus de 31 400 signatures.
« Il a bossé comme un dingue »
Né en Guinée, Alhassane raconte avoir été abandonné par sa mère et ne pas connaître son père. Livré à lui-même, il n’a « jamais été scolarisé ». En 2018, il traverse, « à 15 ans et demi », la Méditerranée « à la rame, depuis Tanger » au Maroc. Il transite, selon son récit, par l’Espagne, puis le camp de migrants de la porte de la Chapelle à Paris « J’ai squatté, trimballé mes affaires… » décrit-il.
Il intègre ensuite une classe de 3e au collège des monts d’Arrée de Plounéour-Ménez. « L’AVS (auxiliaire de vie scolaire) d’un ami a vu que j’étais motivé et m’a aidé. En même temps, je m’étais inscrit au club de lecture du collège. On devait faire des résumés de livre chaque semaine », raconte-t-il. « Il a bossé comme un dingue », se souvient Sandrine Corre. Alhassane Kaba obtient son brevet avec mention Assez bien.
Un parrain et une marraine
Lors de sa seconde générale au lycée Tristan-Corbière de Morlaix, il demande à réaliser trois stages. Il effectue le premier en informatique, auprès d’Hervé Bonthonneau. « J’ai eu l’indélicatesse de lui demander immédiatement son histoire et j’ai été bouleversé. » Le tuteur de stage devient un ami. « Il y a bientôt deux ans », Hervé et son épouse, Aurélie Bonthonneau, sont devenus parrain et marraine, au civil, d’Alhassane Kaba. Et il forme depuis quelques mois un couple avec leur fille, Annaïg, 17 ans.
Dans leur salon, une photo d’Alhassane et Hervé est épinglée, souvenir d’un road trip en Finistère à vélo. Il est aussi très proche de Romane, leur seconde fille, et de son petit ami, Ludovic : « On a des t-shirts en commun », glisse-t-il en riant. Sa belle-famille et famille d’adoption parlent d’un garçon « solaire », « qui s’accroche ». Il fait des ménages chaque semaine, quelques travaux de jardinage, payés en chèque emploi-service.
Aujourd’hui, ses proches vivent dans « la peur » de son expulsion. Les larmes montent aux yeux d’Annaïg : « Il est tellement optimiste. Je dois tenir pour lui, je ne veux pas être source de stress. »
Côté scolarité, le jeune homme a travaillé d’arrache-pied. Après une 1re et une Terminale en bac pro microtechnique, il décroche son diplôme avec mention Bien. Depuis septembre, il est inscrit en BTS au pôle formation de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) de Brest. Il obtient deux promesses d’embauche en alternance. Pour finaliser la procédure, Alhassane, formule donc une demande de titre de séjour, le 9 juin 2023.
Annaïg Bonthonneau et Alhassane Kaba sont en couple depuis quelques mois. "Il était souvent à la maison", à bricoler avec son père, sourit la jeune fille. | OUEST-FRANCE
À ce moment-là, il est toujours en situation irrégulière, mais est confiant. Face au refus, Alhassane Kaba se dit « déçu », mais « essaie de prendre du recul ».
Malgré près de 70 courriers de soutien d’élus, de professeurs et d’amis, l’arrêté préfectoral indique : « L’ensemble des attestations produites au dossier […] et sa scolarité suivie avec assiduité, ne sauraient suffire à démontrer une intégration dans la société d’une particulière intensité. » « Le récit de l’intéressé sur son parcours manquait de spontanéité », peut-on aussi lire. La préfecture pointe surtout un manque de documents pour prouver sa minorité, à son arrivée en France. « Son apparence staturo-pondérale, sa maturité et sa capacité de réflexion ne corroboraient pas » l’âge de 15 ans et demi.
Alhassane avait trente jours pour quitter la France. Son avocate, Me Lucie Clairay, a déposé un recours, ce qui suspend l’OQTF. L’affaire est désormais entre les mains du tribunal administratif de Rennes. L’audience est prévue le 17 avril. « Si ça ne marche pas, conclut Sandrine Corre, on saisira la Cour de cassation et la cour européenne des droits de l’Homme. »
Les camarades du PCF sur le marché de Roscoff ce mercredi matin. Très bon accueil pour nos trois mousquetaires du jour, avec l'invitation au meeting de Léon Deffontaines et Fabien Roussel à Quimper le 26 mars: Roland Bagnis, Marie-France Monery, et Lucienne Nayet.
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Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.