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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 07:21
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez lire un rapport accablant d'Amnesty France sur ce qu’ont fait les forces israéliennes, notamment à Gaza :
 
un drapeau pour Gaza...à Morlaix
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 07:00

L'évolution de la situation au Maroc suscite une profonde inquiétude chez les démocrates et progressistes marocains et français. Le régime a fait le choix de renforcer la répression à l'égard de tous celles et ceux qui contestent sa politique, tant en matière économique et sociale que dans le domaine des droits humains.

Sont particulièrement visés les militants des associations de défense des droits de l'homme comme l'AMDH, la LMDHH, Amnesty International-Maroc, Freedom-now, ATTAC-MAROC...

Le rapport d'Human Right Watch de 2012 relate de nombreux cas de répression et de violences subies par les militants et les populations marocaines.

L'usage de la torture est mentionné dans le rapport 2013 du rapporteur spécial de l'ONU. Le nombre de prisonniers politiques ne cesse d'augmenter. La mort récente de l'un d'entre eux après une grève de la faim constitue un véritable crime. La condamnation à deux ans de prison de Wafaa Charaf, jeune militante, pour avoir soutenu des salariées licenciées pour activité syndicale, et dénoncé la responsabilité de la police dans son enlèvement, est un véritable déni de justice.

La corruption reste endémique.

Par ailleurs, la montée du mécontentement des Marocains face aux conséquences de la politique libérale du régime ne peut plus être ignorée. Le 29 octobre, une grève générale des salariés et diplômés-chômeurs a été lancée par l'ensemble des syndicats et a connu un grand succès.

Enfin, le Roi, dans une interview récente, s'en prend violemment à tous ceux qui contestent sa politique d'occupation au Sahara occidental et les qualifie à plusieurs reprises « de traîtres à la Patrie ».

Dans ces conditions, le Forum mondial des droits de l'homme qui doit se tenir à Marrakech du 27 au 30 novembre s'apparente à une tentative de diversion, pour masquer et faire oublier la réalité de la politique liberticide du régime. Les autorités françaises ne peuvent cautionner et se prêter à une telle opération de camouflage.

Le Maroc ne peut pas continuer à s'enfoncer dans la spirale de la répression qui renverrait le pays à ses pires années noires.

Le Maroc, allié de la France, partenaire stratégique de l'OTAN, ne doit bénéficier d'aucune complaisance d'aucune sorte.

Les liens étroits qu'il entretient avec l'UE à travers l'accord d'association, lui impose de respecter les droits de l'homme. Jusqu'à quand l'UE va-t-elle accepter de fermer les yeux sur leur violations répétées ? Si aucune amélioration se fait jour, cet accord doit être suspendu.

Le PCF renouvelle son soutien et sa solidarité à tous les démocrates et progressistes marocains qui luttent, dans des conditions difficiles, pour un Maroc démocratique et de justice sociale.

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 07:26
José «Pepe» Mujica, le populaire président de gauche, passe le relais dimanche à Tabaré Vasquez lors des élections générales.

«Pepe » va passer la main. Les Uruguayens s’étaient pourtant habitués à la bonhomie de leur président au point de l’appeler par son diminutif. Figure tranquille et de bonté de 79 ans, José Mujica est entré dans la vie de ses concitoyens en 2009. Sans fracas. Lui qui fut l’un des visages de la guérilla des Tupamaros. Pour ses activités subversives, il sera emprisonné treize années durant et torturé, s’il fallait le préciser, avant d’être libéré en 1985. « Pepe » a incarné pendant cinq ans le bon sens populaire. « Un monsieur Tout-le-monde », en somme. « Ce n’est pas une lutte des superhéros ou des phénomènes. C’est la cause d’un peuple, une cause collective, d’engagement. Aucun type ne peut offrir la prospérité à une société. (…) La prospérité, nous allons tous la gagner », a-t-il déclaré le soir de sa victoire. Sa première mesure a été de réduire de 90 % son salaire de président. « Cet argent me suffit, et doit me suffire parce qu’il y a des Uruguayens qui vivent avec moins. (…) Je ne suis pas pauvre. Les pauvres ce sont ceux qui croient que je le suis », a-t-il précisé un jour. Son geste n’est pas étranger à celui d’autres chefs d’État de gauche parvenus aux plus hautes fonctions en Amérique latine à l’aune des années 2000. Mais il est suffisamment rare de ce côté-ci de l’Atlantique pour ne pas le relever.

Un homme simple, proche des gens

Peu à peu, José Mujica s’est imposé, s’attirant la sympathie des médias. De droite comme de gauche. On le voit sur un cliché dans une salle d’attente d’un hôpital public, refusant tout passe-droit. Là encore, il est au volant d’une voiture modeste à l’image de sa maison, « sa chacra », où il réside avec son épouse, la sénatrice et elle aussi ancienne guérillera, Lucia Topolansky. Loin des fastes de la République. Pepe est un homme simple, proche des gens.

Dimanche, lors du premier tour des élections générales, il sera candidat au Sénat « pour aider » son Mouvement pour la participation populaire, la Constitution lui interdisant de briguer un second mandat présidentiel. Il reviendra au socialiste Tabaré Vazquez de défendre les couleurs du Front ample (Frente amplio, Fa), cette large coalition de vingt et un partis, créée en 1971, et reliant le centre gauche à l’extrême gauche radicale. La chose n’est pas nouvelle pour l’ancien maire de Montevideo et cardiologue de profession. C’est lui qui a ouvert en 2005 les portes du pouvoir à la gauche. À l’époque, ce succès n’avait pas autant réveillé la curiosité qu’un « Pepe » en jean et en basket. Ce fut pourtant une victoire historique. Pour la première fois depuis 168 ans, les Uruguayens avaient refusé de sacrer l’une des formations libérales traditionnelles, le Parti national (Blanco) ou le Parti colorado. Ces partis de droite, qui ont scellé une alliance historique d’alternance, avaient jusqu’alors vampirisé les institutions du pays, à l’exception de la sinistre période de la dictature (1973-1985), lorsque l’Uruguay avait activement participé au plan « Condor » d’extermination des démocrates et des opposants de la région.

Tabaré Vazquez va creuser une politique différente après les années sombres des plans d’austérité. Lorsqu’il quitte le pouvoir en 2010, il laisse à son successeur « Pepe » Mujica un bilan plutôt flatteur. Le PIB est en hausse de 35,4 %, tandis que les exportations ont cru de 100 %. Le taux de chômage a été ramené à 7 % contre 13 % en 2004. Les salaires ont été augmentés en moyenne de 30 %. Ces quatre dernières années, l’ex-rebelle en armes a suivi le sillon de son prédécesseur. La pauvreté a continué de reculer, passant de 40 % à 11 %. Cette dernière décennie, le salaire minimum a été rehaussé de 250 %. L’éducation est devenue une priorité, même s’il reste beaucoup à faire, au même titre que l’accès à la santé, relevant ainsi l’espérance de vie à 80 ans pour les femmes et à 73 ans pour les hommes. De manière générale, près de 44 % de la population reçoit une aide sociale contre 15,4 % en 2004. Mais on est loin des réformes structurelles radicales espérées et attendues au sein du FA.

En une décennie, la gauche au pouvoir a augmenté le salaire minimum de 250 %.

La dépénalisation du cannabis, la légalisation de l’IVG ou encore la reconnaissance officielle du mariage homosexuel sont autant de réformes qui ont constitué des ruptures dans une région encore à la traîne en matière de droits sociétaux. « J’aurais voulu faire plus de choses », a récemment reconnu Pepe Mujica à l’agence EFE, notamment concernant l’enseignement ou encore l’insécurité, thème récurrent de cette campagne électorale. L’autre grande dette laissée en suspens par la gauche uruguayenne sont les lois dites de « caducidad ». Elles garantissent jusqu’à présent une totale impunité aux auteurs des crimes perpétrés durant la dictature. Une aberration aux yeux des démocrates et des familles des victimes, et que Tabaré Vazquez ne semble pas vouloir corriger. Si l’Uruguay a changé, le poids dont jouissent les militaires reste, lui, quasi intact. Statu quo aussi du côté de l’opposition. À droite, Luis Alberto Lacalle défendra le Parti national. À droite encore, Pedro Bordaberry, du Parti colorado, retentera sa chance. Les deux hommes – fils de président impopulaire pour le premier et rejeton d’un dictateur pour le second – avaient été éconduits il y a quatre ans, face à un « Pepe », symbole du dirigeant politique proche du peuple.

Cathy Ceïbe
Jeudi, 23 Octobre, 2014
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 06:58

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Saviez-vous qu'en Bolivie? - par Serge Halimi

Editorial du Monde Diplomatique, novembre 2014 - n°728

Par temps de crise, la réélection au premier tour d'un chef d'Etat ayant effectué deux mandats n'est pas chose courante. Celle de M. Evo Morales, avec 61% des suffrages, aurait par conséquent méritée d'être davantage soulignée. D'autant que son exploit électoral intervient dans un pays, la Bolivie, qui a vu cinq présidents se succéder entre 2001 et 2005. Et qu'il couronne une chute de pauvreté de 25%, un relèvement du salaire minimum réel de 87%, la baisse de l'âge de la retraite (passé de 60 à 58 ans pour les hommes et de 60 à 55 ans pour les femmes ayant eu trois enfants et plus) et une croissance supérieure à 5% par an, le tout depuis 2006. Puisqu'il importe, nous dit-on, de réenchanter la politique, pourquoi ne pas mieux faire connaître ces bonnes nouvelles? Serait-ce parce qu'elles ont des réformes progressistes pour explication, et des régimes de gauche pour acteurs?

Discrets sur les succès des gouvernements latino-américains de gauche, certains grands médias le sont tout autant sur... les échecs des pouvoirs conservateurs. Y compris en matière de sécurité. Cette année, par exemple, cinq journalistes ont déjà été assassinés au Mexique, dont un le mois dernier lors d'une émission en direct à la radio. Atilano Roman Tirado réclamait souvent à l'antenne que huit cent familles expropriées en raison de la construction d'un barrage soient indemnisées. Une combativité fatale là où enlèvements, tortures et assassinats sont devenus monnaie courante, en particulier pour qui remet en cause un ordre social vermoulu et mafieux.

 Les 26 et 27 septembre, quarante-trois étudiants de la ville d'Iguala, dans l'Etat de Guerrero, à 130 kilomètres de Mexico, protestaient contre des réformes éducatives d'inspiration néolibérale promues par le président Enrique Pena Nieto. Alors qu'ils se déplaçaient en autobus, ils ont été interceptés par la police municipale et emmenés vers une destination inconnue.

Ensuite, ils ont vraisemblablement été livrés à un cartel de la drogue, à charge pour celui-ci de les exécuter et de dissimuler leurs dépouilles dans des fosses clandestines. Des tombes de ce genre, on ne cesse d'en découvrir ces dernières semaines, parfois pleines de corps démembrés et brûlés. Recherchés par la justice, le maire, sa femme et le directeur de la sécurité publique d'Iguala ont pris la fuite.

Depuis qu'il a ouvert aux multinationales le secteur de l'énergie, M. Pena Nieto est adulé par la presse d'affaires. La France lui a remis la grand croix de la Légion d'honneur. Srra t-il un jour interpellé par ses admirateurs sur la quasi-impunité dont bénéficient dans son pays les forces de police et les élus corrompus? Mais les grands journaux occidentaux, les intellectuels médiatiques, Washington, Madrid et Paris ignorent peut-être quelles questions poser au président mexicain. Qu'ils imaginent alors celles qui auraient spontanément fusé de leurs cerveaux si le massacre des étudiants s'était déroulé en Equateur, à Cuba, au Venezuela. Ou dans cette Bolivie dont on chuchote qu'elle vient tout juste de réélire le président Morales.  

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 06:58

Communiqué du Front de Gauche

Solidarité avec Kobané !

Depuis plus d'un mois les forces kurdes de Kobané résistent héroïquement à l'offensive menée par l'Organisation de l'Etat Islamique. La chute de cette ville entraînerait des massacres comme cela a déjà été malheureusement le cas ailleurs en Irak notamment contre les populations refusant de faire allégeance à l'Etat Islamique qu'elles soient kurdes, qu'elles appartiennent à des minorités religieuses (yazidis, chrétiens) ou que sunnites elles refusent tout simplement d'accepter ce sinistre projet ultra réactionnaire.

La résistance de Kobane doit être comprise comme un élément déterminant du combat démocratique dans la région. Sa chute constituerait un coup terrible pour le peuple kurde et renforcerait le président turc Erdogan dont le régime s'enfonce chaque jour dans l'autoritarisme et a été d'une complaisance coupable avec l'Organisation de l'Etat Islamique. La jonction avec les forces démocratiques de la révolution syrienne, qui combattent contre le régime dictatorial de Bachar El assad et contre l'Organisation de l'Etat Islamique, dont des détachements combattent auprès des kurdes à Kobane, est ainsi importante.

Il est urgent d'intensifier la solidarité internationale avec toutes les forces démocratiques qui se battent en Irak et en Syrie pour mettre en échec l’Organisation de l'Etat Islamique. 

Pour le Front de Gauche, tout soutien militaire et financier direct ou indirect à l'OEI, y compris l'acheminement clandestin et l'achat de pétrole, doit être supprimé et sanctionné et le PKK et sa branche syrienne l'YPG qui combat aujourd'hui à Kobané doivent être retirés de la liste des organisations terroristes.

La résistance de Kobane et les mobilisations de solidarité ont forcé les gouvernements à apporter un concours tardif et insuffisant.

Alors que le président turc Erdogan doit rencontrer François Hollande vendredi 31 octobre, il est essentiel de tout faire pour élargir la solidarité avec Kobané.

Dans cette situation, le Front de Gauche :

- exprime sa totale solidarité avec Kobane, avec les forces démocratiques de Syrie

- demande que la France prenne des initiatives dans le cadre de l'ONU pour la recherche d'une solution politique durable pour la région.

- se joint à la journée internationale de solidarité avec Kobane du 1er novembre, notamment à a manifestation à Paris qui partira de la Bastille

 

bandeau Front De Gauche

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 06:46

 

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Dans la série "où qu'elle est la décence du riche? ", cette golfeuse mériterait une palme d'or! Dans la série "où qu'elle l'humanité du monde riche?" l'Espagne et l'Europe auraient droit à un beau certificat de brutalité! 

Courrier International

 

Melilla : la grille de la honte
L'image diffusée le 22 octobre d'une golfeuse poursuivant son jeu alors qu'une dizaine de migrants sont accrochés à la clôture frontalière qui longe le terrain provoque l'indignation, et suscite le débat quant à l'emplacement de ce luxueux club de golf.

"La grille de la honte", titre le quotidien El Mundo, en publiant en une l'image d'une joueuse de golf concentrée sur son swing, face au regard de son coach ainsi que de celui d'une dizaine de migrants qui sont accrochés au sommet de la grille d'une hauteur de 6 mètres à la frontière avec le Maroc, dans l'enclave espagnole de Melilla.

En refusant de descendre, malgré les ordres de la Guardia Civil espagnole, certains y sont restés ainsi suspendus pendant près de treize heures ! Pour eux, le green sous leurs yeux était bien plus vert que le sort qui les attendait. Et pour plus de 200 migrants, il s'agissait, durant le mois écoulé, de la huitième tentative pour rentrer de manière irrégulière à Melilla.

D'après ElDiario.es, ce luxueux club de golf cumule les critiques par son emplacement mais aussi par sa gestion : il a été financé avec de l'argent public et construit grâce à un prêt de 2 millions d'euros du Fonds européen de développement régional (Feder), institution qui devrait plutôt corriger les principaux déséquilibres de l'Union européenne.

Refoulés illégalement

"Le terrain de golf construit face à la grille de Melilla est une installation municipale gérée par un club privé, à la tête duquel se trouve Enrique Bohórquez, chef de service de l'un des principaux journaux de la ville,Melilla Hoy, un quotidien qui reçoit de très grosses aides publiques", souligne ElDiario.es. La construction de ce club face à la grille qui sépare le Maroc de l'Europe a été critiquée dès le début. 

Dans le même temps, le Parti populaire (PP, au pouvoir) a présenté, le 22 octobre, un projet de loi autorisant le renvoi immédiat vers le Maroc des migrants ayant pu accéder aux territoires de Ceuta et Melilla. Un sujet qui fait polémique, car les accords internationaux signés par l'Espagne rejettent cette modalité et exigent que les migrants qui traversent la frontière reçoivent une assistance.

"Aujourd'hui, les migrants ont pu profiter au moins d'un match de golf avant d'être refoulés, illégalement, par des agents du ministère de l'Intérieur", écrit l'auteur de la photographie, José Palazón, sur sa page Facebook.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 17:13

http://www.humanite.fr/la-lumiere-et-le-feu-555296 

La lumière et le feu
Par Patrick Apel-Muller
Mercredi, 22 Octobre, 2014
L' éditorial de Patrick Apel-Muller Les mots de Desnos, alors déporté à Theresienstadt, pourraient aussi témoigner pour la population de Kobané : « Si nous ne dormons pas, c’est pour guetter l’aurore qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent. »

Une flamme brûle et vacille à Kobané. Elle ne doit pas s’éteindre. Peu à peu, elle a éclairé l’opinion internationale sur ce qui se joue dans cette ville syrienne de 70 000 habitants et dans la résistance héroïque de ses défenseurs. Elle a déjà forcé les Tartuffe qui rêvaient d’une agonie dans l’ombre à faire de petits pas, un largage de munitions pour Barack Obama, un laisser-passer pour des peshmergas irakiens pour Erdogan, des bombardements aériens conduits par cette étrange coalition où cohabitent les parrains de Daesh , les incendiaires de l’Irak et d’autres qui rêvent d’une guerre de civilisations. Mais tout cela reste bien peu au regard de l’enjeu. La co-commandante des résistants kurdes résume dans nos colonnes : « Nous luttons pour toute l’humanité. » Pas seulement en stoppant les gangs islamistes mais surtout parce que s’échafaudent dans les territoires kurdes des fonctionnements sociaux démocratiques, des lieux où les femmes conquièrent l’égalité, où s’amorcent des pratiques de solidarité et de partage. Cela, ni Saddam Hussein, ni Assad, ni Erdogan ne pouvaient le supporter. Pas plus que ces puissances occidentales à la remorque du Pentagone et du département d’État américain qui continuent d’inscrire le PKK – la formation des Kurdes turcs – sur la liste des organisations terroristes ! Le courage des défenseurs de Kobané a contraint de belles âmes silencieuses à avouer une once de compassion. Mais ont-elles protesté, comme elles l’auraient fait si les morts avaient été relevés sur une place de Hong Kong, à la mesure de la quarantaine d’assassinats perpétrés par la police turque contre des manifestants kurdes qui protestaient contre l’interdiction signifiée par Ankara de secourir leurs frères assiégés ? N’y a-t-il pas aussi à mettre en accusation les autorités françaises qui soutiennent la revendication d’Erdogan, comme préalable à toute réaction de son pays, qu’une zone tampon soit instaurée en Syrie, plaçant de fait les zones kurdes libérées sous la botte turque ? Les mots de Desnos, alors déporté à Theresienstadt, pourraient aussi témoigner pour la population de Kobané : « Si nous ne dormons pas, c’est pour guetter l’aurore qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent. »

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:47
La reconnaissance de l'Etat palestinien hier à l'Assemblée Nationale

Jacqueline Fraysse député des Hauts de Seine interrogeait hier Laurent Fabius sur la reconnaissance de l'Etat de Palestine.
134 états dans le monde ont reconnu l'état de Palestine, dont sept en Europe et dernièrement la Suède et le Parlement Britannique. La France toujours pas... Admirez la réponse alambiquée de Laurent Fabius: on est pour deux états mais pour ça il faut des négociations et la reconnaissance de la Palestine entraverait les négociations ou serait un soutien donné à des gens qui sont contre la négociation (le Hamas). 
Israël bien sûr, gouverné à l'extrême-droite, est lui un interlocuteur raisonnable avec qui on peut passer des marchés: BTP, armement, etc.  
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:43
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 Le Parti communiste français salue la très belle victoire d'Evo Morales à l'élection présidentielle de ce dimanche 12 octobre. Pour la troisième fois, une grande majorité des Boliviens a exprimé son souhait d'aller plus loin dans les transformations qui ont redonné à la Bolivie la maîtrise de ses richesses, utilisées aujourd’hui pour le développement humain. Plus d'un demi-million de personnes a pu sortir de la pauvreté grâce à l'action déterminée du gouvernement qui a permis l'accès à l'éducation, à la santé et à une retraite digne. Le Parti communiste français adresse ses plus chaleureuses félicitations au président Evo Morales Ayma, au vice-président Alvaro Garcia Linera, au peuple bolivien et réaffirme sa solidarité avec la révolution démocratique et culturelle qui entre dans une nouvelle étape renforcée par les résultats de cette élection. 
 
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:42

 

Dénonçant la « logique impérialiste » de la coalition internationale engagée contre l'Etat islamique, Myriam Martin, Emre Öngün, Francis Sitel, Marie-Pierre Toubhans, membres de Ensemble!, appellent de leur vœux une « alternative internationaliste basée sur la solidarité des peuples ».


 

Nos écrans sont emplis des images de la résistance dans le Kurdistan syrien et irakien contre l’Etat islamique. Un fait majeur doit s’imposer à nous : la France, qui fut la première à rejoindre la « coalition internationale » initiée par Barack Obama, est impliquée dans une guerre aux développements imprévisibles.

Le schéma présenté par les gouvernements occidentaux est simple : l’Etat islamique est une monstruosité que les forces vertueuses des armées de l’Otan alliées aux régimes du Proche-Orient doivent écraser. Indéniablement, l’Etat islamique est une entité sectaire menaçant de nombreux peuples de la région, créant une situation d’urgence, charriant des images d’horreur qui suscitent une indignation légitime en France et dans le monde. A l’ombre de cette guerre, menace en France une offensive sécuritaire et raciste. Le vote de la « loi contre le terrorisme », ce Patriot Act à la française, en est l'annonce, de même que la banalisation de la stigmatisation des musulmans, s’appuyant sur un socle déjà solide de discours et de dispositifs racistes. 

C'est pourquoi il faut refuser de souscrire aux discours binaires de nos gouvernements. Leur motivation « humanitaire » est privée de crédibilité, ne serait-ce qu’en raison de leur rôle de complice silencieux, voire bruyant avec François Hollande dans un premier temps, du massacre de masse perpétré cet été par l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien de Gaza. Surtout, la crise internationale provoquée par cette émergence de l’Etat islamique n’est pas tombée du ciel. Elle signe la faillite des politiques menées au Proche-Orient de la part de l’impérialisme occidental et des régimes autoritaires de la région. Le danger est grand que la facture de cette faillite soit payée non pas par ses principaux responsables, mais par les peuples : directement au Proche-Orient, par le truchement du déchaînement anti-musulman et l’atteinte aux libertés publiques ailleurs.

Face à ces dangers, une compréhension des racines de cette crise est indispensable.

Il convient de souligner que l’émergence de l’Etat islamique et sa progression résultent d’une combinaison de facteurs politiques. Le premier est l’échec du système politique mis en place suite à l’invasion de l’Irak, lequel a perpétué le confessionnalisme, manipulé par des politiciens corrompus et répressifs, dont l’ex-premier ministre Nouri Al-Maliki est devenu un symbole, et qui a relégué au second plan les arabes sunnites du pays, préparant ainsi le terrain à l’émergence de l’Etat islamique. Le deuxième est la stratégie poursuivie par le dictateur syrien Bachar Al-Assad qui, confronté à la révolution syrienne, s'il a combattu sauvagement les forces populaires civiles, a épargné les forces les plus réactionnaires. Son objectif étant de créer le chaos dans les zones qu’il ne contrôlait pas, et de permettre à l’EI d’y constituer son « havre ». Le troisième est la bienveillance dont a bénéficié l’EI à différents moments de la part de plusieurs régimes de la région. Il en est ainsi aujourd’hui de la part du président turc Recep Tayyip Erdogan, dont l’escalade autoritaire se poursuit par la répression violente des manifestations de solidarité avec les Kurdes en lutte contre l’EI en Syrie, qu'accompagne une complaisance coupable envers l’EI depuis son émergence et encore aujourd'hui.

Alors que par sa logique impérialiste la « coalition internationale » ne peut in fine qu‘entraîner la reproduction du cercle vicieux des convulsions au Proche-Orient, il faut développer une alternative internationaliste basée sur la solidarité des peuples.

Celle-ci peut être déclinée sous trois dimensions :

1) Répondre à l’urgence : alors que l'EI dispose depuis la prise de Mossoul de moyens importants en matériel et en « compétences », doit être apporté un soutien effectif, y compris la fourniture d’armes, aux forces progressistes en lutte contre les régimes oppresseurs. Il s'agit des composantes démocratiques de la résistance syrienne et de la mouvance PKK, lequel doit être rayé de la liste des « organisations terroristes » de  l’Union européenne.

2) Développer une solution politique permettant de sortir de cette crise destructrice pour les peuples de la région. Celle-ci implique : une intégration pleine et entière de la population arabe sunnite dans les institutions politiques en Irak ; la défaite de la dictature sanglante d’Al-Assad, qui ne représente d'aucune façon une option progressiste ou anti-impérialiste, en Syrie et dans la région ; le respect effectif des droits du peuple palestinien.

3) Reprendre le fil d’un antiracisme de masse, conséquent, aux côtés (et non à la place) de celles et ceux qui subissent le racisme, en particulier dans ce contexte de guerre, des musulman-e-s confronté-e-s à la multiplication des attaques à leur encontre.

La solidarité avec les peuples victimes de la guerre en cours doit se construire de manière urgente et concrète, en évitant le double écueil de l'incantation et du « consensus national » aligné sur l'intérêt des dominants. A toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la défense d'une perspective de transformation  sociale de la mettre en œuvre !

Myriam Martin et Marie-Pierre Toubhans, porte-parole d'Ensemble!
Emre Öngün et Francis Sitel, membres de la direction nationale.

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