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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:35

Appel au boycott des produits israéliens : une décision de la Cour de cassation inquiétante pour la liberté d’expression
http://www.france-palestine.org/Appel-au-boycott-des-produits-israeliens-une-decision-de-la-Cour-de-cassation


La Cour de cassation vient de rendre sa décision dans l’affaire d’appel au boycott par des militants de Mulhouse. Elle confirme l’arrêt de la Cour d’appel de Colmar de novembre 2013, qui condamnait les militants, après leur relaxe en 1ère instance par le tribunal correctionnel de Mulhouse en décembre 2011.


C’est une décision inquiétante pour la liberté d’expression et nous exprimons tout notre soutien et toute notre solidarité aux militants de Mulhouse visés par cette décision.
Le conseiller rapporteur désigné par la Cour de cassation avait pourtant laissé la porte ouverte à la cassation de la décision de la cour de Colmar, en préparant deux projets d’arrêts en novembre 2014, l’un pour l’autre contre, soumis à la décision de la Cour de cassation. Mais l’avocat général avait ensuite clairement pris parti et recommandé le rejet du pourvoi, en juin 2015. Ceci en contradiction avec nombre de tribunaux et cours d’appel qui ont jugé que :
« Cet appel au boycott est en réalité une critique passive de la politique d’un état, critique relevant du libre jeu du débat politique qui se trouve au cœur même de la notion de société démocratique. Ainsi dès lors que le droit de s’exprimer librement sur des sujets politiques est une liberté essentielle dans une société démocratique, cet appel au boycott entre dans le cadre normal de cette liberté » (Tribunal de Pontoise décembre 2013)

« Attendu qu’il résulte ensemble des articles 1382 du code civil et 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales que le principe de la liberté d’expression ne peut subir que les restrictions rendues nécessaires par la défense des droits d’autrui ; que relève de l’exercice de la liberté d’expression la provocation d’autrui à se détourner d’un produit ou « appel au boycott »(TGI de Paris janvier 2014)

C’est donc le représentant de l’Etat qui aura eu le dernier mot.
Ce même Etat, qui, malgré les déclarations multiples de Madame Taubira sur le caractère politique de l’appel au boycott, qui ressort donc de la liberté d’expression, n’a toujours pas abrogé la circulaire inique de Madame Alliot Marie, qui appelait les procureurs de France à poursuivre tous les militants qui appelaient au boycott des produits israéliens.
Il deviendrait donc impossible en France de mettre en cause la politique de l’Etat d’Israël ? La France, le pays des Droits de l’Homme, serait donc l’exception européenne, le seul pays où les militants du Droit international seraient poursuivis devant les tribunaux ?
Nous assistons actuellement à une offensive systématique de l’Etat d’Israël, de ses ambassades et de ses réseaux de soutien, qui veulent faire taire toute opposition à la politique criminelle de cet Etat. Même la timide tentative européenne de rappeler les règles du droit en matière de différenciation des produits des colonies, encouragée par 16 pays européens, engagée depuis des années et toujours retardée, fait l’objet d’une campagne hystérique d’intimidation par le gouvernement israélien, qui déclare que toute mesure dans ce sens serait de l’antisémitisme !!!
La contestation de la politique d’un Etat qui bafoue toutes les règles du droit international et qui opprime un autre peuple est un droit absolu, nous entendons bien nous battre pour le faire respecter et nous appelons tous les démocrates à se joindre à notre combat.
Avec nos amis de Mulhouse, nous nous réservons la possibilité d’utiliser toutes les voies de droit, nationales et européennes, pour que la liberté d’expression soit respectée. Et nous renouvelons solennellement notre appel au gouvernement français pour qu’il abolisse enfin et sans délai les circulaires Alliot-Marie / Mercier.

Nous continuerons bien sûr nos campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre la politique de colonisation, d’occupation et d’apartheid menée par l’Etat d’Israël, et pour faire respecter le droit international. Nous appelons nos concitoyens à nous rejoindre nombreux pour la journée d’action du 7 novembre, au cours de laquelle nous demanderons, devant les magasins Carrefour et plus généralement les chaînes de grande distribution, qu’ils cessent de vendre des produits provenant des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé.

Le Bureau National de l’AFPS

--
Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Appel au boycott des produits israéliens: une décision de la Cour de cassation inquiétante pour la liberté d'expression (AFPS)
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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:26
Législatives en Turquie: les résultats de la terreur (PCF)

Législatives en Turquie : Les résultats de la terreur

Pour parvenir à ses fins et obtenir coûte que coûte une majorité, le président turc Erdogan, usant de tous les moyens de l’Etat à sa disposition, a déployé toute une ingénierie électorale (clientélisme, violence, fraudes) après avoir plongé son pays dans le chaos en relançant notamment la guerre contre le peuple kurde. Le HDP dont des milliers de militants et responsables ont été arrêtés, menacés et harcelés a été empêché de mener sa campagne électorale librement. Dans ces conditions, l’AKP parvient à son objectif en absorbant une partie des voix de l’extrême droite du MHP. Ces résultats sont ceux de la terreur.

La tactique d'Erdogan ne réussit pourtant pas à briser le HDP qui dépasse à nouveau la barre des 10% et obtiendrait 59 députés. Ce résultat n’invalide en rien le tournant qu’a représenté le scrutin du 7 juin.

Le HDP demeure la force de l’espoir porteuse d’avenir sur laquelle le peuple turc pourra compter. Pour autant, l’avenir de la Turquie s’annonce sombre. Pour faire face à la tyrannie, les peuples de Turquie et le HDP vont avoir besoin de soutien et de solidarité. Ils peuvent compter sur le Parti communiste français.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 03:29

Stopper la folie de Netanyahou

http://www.france-palestine.org/Stopper-la-folie-de-Netanyahou

Une fois de plus John Kerry s’est rendu au Proche-Orient pour tenter de sauver la mise à Israël qui porte l’entière responsabilité des violences de ces dernières semaines. Sa visite a été présentée comme ayant permis un accord sur la mise en place de caméras permettant de documenter la situation sur l’esplanade des mosquées et d’acter un engagement à suspendre la colonisation.

Il n’en est rien.

Israël a immédiatement démonté et confisqué les premières caméras installées par le Waqf gestionnaire des lieux saints sous responsabilité jordanienne. Il s’agit en fait pour Israël de garder le contrôle total des images et d’empêcher de rendre compte des provocations quotidiennes des colons pour mettre à bas le statu-quo et imposer leur présence jusque dans les lieux saints musulmans. Et comme pour préciser les choses la ministre Tzipi Hotovely a déclaré après la visite de Kerry : « je rêve de voir le drapeau israélien flottant sur le Mont du Temple » !

De même il n’y a aucun arrêt de la colonisation dont le gouvernement Netanyahou répète imperturbablement la « légitimité » contre les règles les plus élémentaires du droit international et du droit humanitaire. Aurait-on oublié que dès 2001 B. Netanyahou, se croyant hors caméra, se vantait à des colons d’avoir fait échouer les accords d’Oslo ?

Face à cela que fait la France ? Affirmer au Conseil de sécurité que la colonisation est à la source des violences c’est bien. N’en tirer aucune conclusion pratique en matière de sanctions, c’est prendre le parti de l’impuissance et du renoncement à défendre le droit.

De même il est temps de s’interroger sur le permis de tuer donné aux colons et à l’armée. Il est de règle désormais que l’auteur d’une attaque au couteau soit abattu même s’il a été préalablement neutralisé. Cela porte un nom : c’est une exécution extra-judiciaire. Les forces d’occupation ont tué 15 manifestants dont 5 enfants à Gaza qui ne présentaient aucune menace pour eux, de l’autre côté de la barrière frontalière. Cela relève de l’assassinat pur et simple, tout comme pour ces jeunes manifestants sans arme, à Bethléem ou ailleurs, tués comme à la chasse à 100 mètres de distance. Et il faut être d’une singulière complaisance pour fermer les yeux sur les manipulations d’image visant à transformer les victimes en coupables comme à Hébron ou tolérer l’ignominie de la séquestration des corps.

Cela appelle des réponses judiciaires et politiques auxquelles la France ne peut se dérober. Elle qui a toujours milité pour la mise en place d’une juridiction internationale doit appuyer les démarches palestiniennes vers la CPI et lui transmettre tous les dossiers dont elle a connaissance.

Comme viennent de le rappeler le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains et la Coalition civique pour les droits des Palestiniens à Jérusalem « Les Nations Unies et les États membres, par conséquent, se partagent la responsabilité de la nouvelle flambée de violence dans les territoires palestiniens occupés et en Israël en raison de leur incapacité à reconnaître et traiter la violence systématique inhérente au système d’occupation israélienne, le colonialisme et l’apartheid qui opprime les Palestiniens depuis des décennies ».

Ni les pays européens ni la France ne peuvent s’en exonérer. Elles doivent prendre des initiatives pour la protection du peuple palestinien.

Le Bureau national

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Stopper la folie de Netanyahou: communiqué de l'AFPS
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 12:55
Jeremy Corbyn, cap à gauche pour le Labour

Les militants et sympathisants du Labour ont surpris l'Europe en choisissant le 12 septembre dernier un des représentants de l'aile la plus progressiste du parti travailliste, Jeremy Corbyn, en lieu et place de Ed Miliband, après son échec face à Cameron.

"Il est vrai que n'importe quel citoyen pouvait participer au vote, à la seule condition de payer un droit d'entrée de 3 livres sterling (environ 4 euros), ce qui a permis à plein de jeunes de voter, mais aussi sans doute à des syndicalistes et des anciens du Labour dégoûtés par Tony Blair. Ironie du sort, cette réforme interne avait été proposée par la droite du parti: les blairistes, fascinés par le modèle des primaires aux Etats-Unis, faisaient le pari que l'ouverture du vote au grand public affaiblirait l'influence des syndicalistes et achèverait d'ancrer le parti dans le fructueux marais du "centre"" (Alex Nunns, Le Monde Diplomatique, octobre 2015)

Une rupture complète avec 15 ans de néo-libéralisme et de néo-conservatisme avec le New Labour de Tony Blair et Gordon Brown. Les socialistes français feraient bien d'en prendre de la graine: quand les dirigeants socio-démocrates font la politique de la finance et de la droite, ils laissent des boulevards à la droite qui se radicalise d'autant plus et peuvent nourrir la fronde de leurs militants.

"Marginalisé depuis des décennies par ses collègues de la Chambre des communes, ignoré par les médias, ce candidat improbable a pourtant bénéficié d'un bouche-à-oreille aux allures de prodige, raflant 59,5% des voix dès le 1er tour et ridiculisant son principal rival, relégué à 40 points derrière avec un score de 19%. Une victoire sans précédent dans l'histoire politique du Royaume-Uni... Dépourvu du charisme d'un Alexis Tsipras ou des talents oratoires de son mentor Anthony ("Tony") Benn, meneur historique de l'aile gauche des travaillistes dans les années 1979 et 1980, M. Corbyn ne présentait a priori aucun danger pour ses collègues et concurrents de l'élite travailliste. Or son style direct et dénué d'effets de manches s'est révélé un atout précieux, marquant sa différence par rapport aux représentants de commerce médiatiquement surentraînés qui peuplent la classe politique britannique".

Alex Nunns, dans Le Monde Diplomatique, octobre 2015, poursuit en disant que la victoire de Corbyn s'appuie sur l'activisme dans les réseaux sociaux et militants de trois piliers:

- La jeunesse éduquée précarisée par la contre-offensive libérale post-2008, des emplois dégradés, des loyers prohibitifs, le triplement des frais de scolarité à l'université en 2012.

- le mouvement anti-guerre, Corbin étant le président de la coalition "Stop the war" (Arrêtez la guerre) qui a organisé la retentissante manifestation de 2 millions de personnes contre l'invasion de l'Irak en 2003, la plus grande protestation de masse de l'histoire britannique.

- le troisième groupe est celui du mouvement syndical qui n'en peut plus du gèle des salaires dans la fonction publique depuis des années, des privatisations, des services amputés. Plusieurs syndicats sont maintenant dirigés par des secrétaires généraux clairement marqués à gauche.

Corbyn est un pacifiste convaincu, qui s'oppose aux bombardements en Syrie, ne souhaite pas que le Royaume-Uni investisse dans une nouvelle génération de missiles nucléaires, se montre très critique sur le rôle de l'OTAN et l'extension de sa zone d'intervention. En matière d'économie, il se dit prêt à en découdre avec l'industrie financière de la City à Londres, à rétablir un contrôle politique sur la banque centrale, à renationaliser le chemin de fer et plusieurs services publics, balayant ainsi l'orthodoxie thatchérienne et blairiste. Sans prendre clairement position sur une sortie de l'Union européenne, il préfère mettre l'accent sur la construction d'une Europe sociale. Il a critiqué avec virulence, contrairement à Hollande, le traitement infligé à la Grèce et le grand marché transatlantique.

Combien de ces prises de position trouveront leur place dans la plate-forme du Labour? On ne sait pas car entre Corbyn et la base qui le soutient s'intercalent les notables du Parti et les Parlementaires qui ont fait carrière du temps du blairisme triomphant, c'est à dire qui l'ont basé sur les ruines de la gauche. Les blairistes, et notamment les parlementaires de l'aile droite du Labour, vont s'employer à savonner la planche de Corbyn auprès des médias et à le remettre en cause à la première défaite électorale du Labour.

Les conservateurs donnent déjà dans la stratégie de manipulation extrémiste la plus grossière en assimilant Corbin à un allié du Hamas, du Hezbollah et même de Ben Laden, car il défend les droits des palestiniens, les idées de justice internationale, de paix et de lutte contre l'impérialisme. Le premier ministre David Cameron avait donné le ton à travers un tweet plein de finesse: "Le Labour est maintenant une menace pour notre sécurité nationale, notre sécurité économique et la sécurité de vos familles".

La presse tabloïd aux mains des milliardaires ultra-libéraux cible aussi Corbyn à travers des campagnes de dénigrement dignes des pires médias aux ordres dans les dictatures.

Pourtant, Corbyn et les forces sociales et espoirs qu'il incarne, se trouvent confrontés à la différence d'un Tsipras au paradoxe d'un mouvement anti-austérité épousant la direction d'un parti qui jusqu'ici défendait l'ordre établi et le consensus néo-libéral. "Pour réussir, M. Corbyn va devoir transformer le Labour en une force militante capable d'entretenir l'incroyable sursaut collectif qui l'a propulsé à la tête. Si l'excitation générée ces derniers mois se propage à d'autres secteurs de la population et que l'aventure suit son chemin, M. Corbyn a toutes ses chances. Si le mouvement retombe et que l'homme du renouveau reporte son assise sur les vieux centres du pouvoir, l'occasion sera perdue" (Alex Nunns).

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 06:28

Benyamin Netanyahou s'est livré le hier, devant le 37e Congrès sioniste mondial à Jérusalem à une gravissime déclaration négationniste, visant à exonérer Hitler de ses responsabilités dans le génocide des Juifs. Selon lui, le grand mufti Haj Amin Al-Husseini en aurait été le véritable inspirateur lors d'une rencontre avec Hitler en 1941 alors que le dirigeant nazi, aux dires de Netanyahou « ne voulait pas exterminer les juifs, mais seulement les expulser ».
Cette réécriture ignoble de l'histoire, au mépris de toutes les preuves historiquement établies de l'intention d'extermination des Juifs par le régime nazi, doit être condamnée avec la plus extrême sévérité. Cette déclaration en dit long sur la haine des Palestiniens qui anime à ce point le Premier ministre israélien qu'il en est prêt aux mensonges les plus odieux. Au moment où les thèses racistes de l'extrême-droite progressent à nouveau dans toute l'Europe, cette déclaration est parfaitement irresponsable.

Le gouvernement français et les autorités européennes doivent la condamner sans attendre et cesser leur politique de complaisance à l'égard de ce gouvernement israélien et de sa politique criminelle, qui constitue aujourd'hui le premier des obstacles à tout processus de paix juste et durable en Israël et la Palestine.

Déclaration du PCF, 21 octobre 2015

Netanyahou et Hitler: une réécriture ignoble de l'histoire
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 08:03

PROTEGEONS LE PEUPLE PALESTINIEN ! RECLAMONS DES SANCTIONS CONTRE L’ETAT D’ISRAEL.

Depuis plusieurs semaines, les violences entre l’État d’Israël et les résistants palestiniens s’intensifient à Jérusalem et dans toute la Cisjordanie. Parallèlement des bombardements réguliers continuent sur la population de Gaza victime du blocus (700 attaques israéliennes sur Gaza depuis le « cessez le feu » de 2014).

La politique israélienne visant à détruire la résistance palestinienne est bien calculée, rien n’est laissé au hasard.

Le partage criminel des rôles entre les colons israéliens et les représentants du gouvernement israélien, est bien huilé.

Une nouvelle génération de résistants palestiniens, des jeunes qui n’ont connu d’Israël que les forces militaires et les colons, se lève, mains nues et avec pour seules armes des pierres ou des cocktails Molotov. Constamment humiliée, sans espoir à l’égard d’une « autorité » palestinienne muselée par l’occupant, elle n’a plus rien à perdre. Sa résistance est un droit, un droit inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de décembre 1948.

Est-ce le commencement d’une troisième intifada? C’est la question que posent les médias, espérant parfois qu’aborder ainsi ces événements leur permettra de faire du buzz.

Or il ne s’agit pas de faire le buzz, il s’agit de ne pas mettre à égalité l’occupant et l’occupé en passant sciemment sous silence les multiples provocations de colons israéliens surarmés et soutenus par l’armée mais d’évoquer le non-respect par Israël du Droit international et des Droits de l’Homme depuis 67 ans.

Pourtant c’est trop souvent de cette manière que beaucoup de médias français traitent l’escalade des agressions à Jérusalem et en Cisjordanie.

Est-il besoin de nommer cette révolte, ou insurrection ? Nous savons que l’avenir du Proche et du Moyen Orient, voire du monde entier, sont indécis?

Nous savons aussi que le peuple palestinien continue de résister dans sa vie quotidienne et qu’un grand élan de solidarité internationale continue à se développer, qu’il s’agisse du soutien à de multiples projets permettant au peuple palestinien de survivre dignement ou qu’il s’agisse de la Campagne BDS (Boycott - Désinvestissement - Sanctions) pour mettre fin à l’impunité d’Israël.

Combien de temps encore faudra t-il attendre avant que la communauté internationale prenne des sanctions contre un état criminel : le gouvernement français se doit de faire appliquer le droit et en particulier les nombreuses résolutions de l’ONU que l’Etat d’Israël bafoue régulièrement. Pourquoi la France ne met-elle pas autant d’énergie et de moyens à protéger le peuple palestinien opprimé depuis 67 ans et à dénoncer le gouvernement israélien qu’elle le fait vis-à-vis d’autres dirigeants tel Bachar el Assad pour ne citer qu’un exemple ?

La reconnaissance d’un Etat palestinien souverain ne peut passer que par celle des droits d’un peuple et celle de ses réfugiés. Mobilisons-nous pour que cesse l’impunité d’Israël ! Soutenons la résistance du peuple palestinien !

Editorial de la lettre d'info du Front de Gauche Pays de Morlaix, 16 octobre 2015 - François Rippe.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:55
La jeunesse palestinienne à couteaux tirés avec Israël - Tribune de Michel Warschawski, Orient XXI

La jeunesse palestinienne à couteaux tirés avec Israël

Comment en est-on arrivé à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palestiniens se mettent à attaquer des Israéliens juifs à l’arme blanche ? Ceux que Benyamin Nétanyahou appelle « terroristes » sont pour la plupart nés après les accords d’Oslo, ont grandi avec l’échec désormais avéré du « processus de paix », dans la frustration, la peur et l’humiliation permanentes, sans perspective d’avenir. Las des idéologies, de la diplomatie et des slogans inopérants, ils sont passés à la reconquête d’une dignité bafouée. Quel qu’en soit le prix.

Michel Warschawski, Orient XXI, vendredi 16 octobre 2015

« Est-ce une troisième intifada ? » se demandent commentateurs et politiciens en Israël. Une question dont la pertinence me semble douteuse et à laquelle il est de toute façon beaucoup trop tôt pour répondre. Il est plus intéressant de comprendre comment nous en sommes arrivés à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palestiniens, des jeunes pour la plupart, en sont venus à attaquer le premier Israélien venu avec un couteau, un cutter ou un tournevis hâtivement ramassés sur la table de la maison familiale. Car il s’agit bel et bien d’initiatives individuelles et spontanées, derrière lesquelles ne se trouvent aucune consigne en provenance d’une quelconque organisation.

Benyamin Nétanyahou ment comme un arracheur de dents quand il affirme que c’est Mahmoud Abbas qui inspire ces jeunes, et il sait mieux que personne les efforts de ce dernier et de sa police pour tenter d’enrayer le processus en cours. Mais « Monsieur Sécurité » a besoin d’un bouc émissaire pour cacher son échec flagrant, lui qui avait centré toute sa campagne électorale sur son « expertise » démontrée dans le maintien du calme dans les territoires occupés. Un message qui avait été reçu cinq sur cinq par l’électorat.

Les médias, dans leur majorité, reprennent le discours récurrent de Nétanyahou sur le terrorisme, et depuis quelques jours on ne cesse d’utiliser les mots chers au premier ministre : « actes terroristes », « un terroriste âgé de 13 ans » [sic], « nous utiliserons tous les moyens pour arrêter le terrorisme ». L’opinion publique israélienne suit, sans broncher.

Qui sont ces « terroristes » et qu’est-ce qui a provoqué cette longue série d’attaques au couteau sur des Israéliens, en civil ou en uniforme ? Ce sont des jeunes, voire des très jeunes, nés après les accords d’Oslo et qui agissent individuellement (ou à deux au maximum), hors du cadre des organisations nationales, Hamas compris. Et pourquoi maintenant ? On assiste, semble-t-il, à la conjoncture de deux éléments qui ne sont pas liés l’un à l’autre, mais résultent tous deux de la politique de Benyamin Nétanyahou.

D’abord, l’échec reconnu par tous de ce qu’on a trop longtemps appelé « le processus de paix ». Les Palestiniens, y compris la jeunesse, ont laissé pendant des années Mahmoud Abbas gérer la stratégie de libération à travers la diplomatie, c’est-à-dire en utilisant lacommunauté internationale comme levier qui parviendrait à obliger l’État d’Israël à mettre fin à l’occupation coloniale. Même le Hamas avait fait le choix de ne pas entraver les tentatives du président de l’Autorité palestinienne, tout en insistant sur le fait que ledit processus négocié était voué à l’échec, et que ses compromis ne seraient récompensés par aucune contrepartie. Mais après près de dix ans pendant lesquels Abbas a fait les antichambres de toutes les chancelleries et accepté d’avaler d’innombrables couleuvres, on en est toujours à la case zéro. Pire, Israël a su profiter du temps qui passe pour élargir substantiellement la colonisation de la Cisjordanie et parachever la séparation de Jérusalem-Est de son arrière-pays palestinien.

Au bout de dix ans, le crédit d’Abou Mazen s’est complètement épuisé, en particulier auprès de la jeunesse, qui ne voit aucune avancée — si ce n’est celle des colonies. L’épuisement du crédit du président palestinien s’est accéléré avec la série de provocations du gouvernement Nétanyahou après sa réélection, en particulier les parades de députés et de ministres sur l’esplanade des Mosquées, le Haram el-Sharif. On ne peut en effet sous-estimer l’impact sur les jeunes Palestiniens des images où l’on voit des groupes de juifs prier (ou faire semblant de prier) sur ce lieu saint pour un milliard et demi de musulmans. Pire, aux provocations de politiciens en quête de popularité s’ajoute l’intervention violente de la police sur l’esplanade contre des jeunes musulmans venus protéger leur mosquée, et la profanation d’Al-Aqsapar des policiers qui souillent les tapis de prière avec leurs gros souliers.

Benyamin Nétanyahou a ainsi osé remettre en question le statu quo négocié en 1967 par Moshe Dayan et le roi Hussein de Jordanie sur la gestion de l’esplanade, y compris les horaires et les lieux spécifiques ou les non musulmans peuvent pénétrer sur l’esplanade. Le chef du gouvernement israélien aurait mieux fait d’écouter les mises en garde du roi Abdallah de Jordanie sur les risques d’explosion que provoquerait un changement du statu quo à Al-Aqsa. Mais le petit politicien et la peur de ce que diraient ses concurrents s’il interdisait la présence de juifs sur le site du Temple d’Israël ont vaincu l’homme politique et la crainte d’une explosion régionale généralisée.

Al-Aqsa est un symbole sacré pour tous les Palestiniens, athées et chrétiens compris. Avec les provocations sur l’esplanade des Mosquées, l’arrogance israélienne a heurté la dignité de tous les jeunes Palestiniens. La série d’attaques de passants israéliens au couteau ou au tournevis est la réponse d’une nouvelle génération palestinienne à l’arrogance israélienne et aux provocations de la droite au pouvoir, sur un arrière-fond d’échec reconnu de la stratégie négociée de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne. Le fait qu’en donnant l’ordre de tirer sur les « terroristes » pour les « neutraliser » Nétanyahou ait transformé ces attaques à l’arme blanche en attentats-suicides ne semble pas avoir eu d’effet dissuasif. Bien au contraire, chaque attaque en stimule d’autres.

J’ai rencontré il y a deux jours un groupe de jeunes Palestiniens de Bethléem, et Safa, une étudiante chrétienne si l’on en croit le crucifix qu’elle portait, me disait son admiration pour ses compatriotes qui attaquent des Israéliens au couteau. « Jusqu’à présent, c’est nous qui avions peur, mais maintenant c’est au tour des Israéliens : regarde comme il n’y a personne dans leur tramway, et même les rues de Tel Aviv sont complètement vides le soir. » Et d’ajouter : « Si j’avais plus de courage, je ferais la même chose… »

L’Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas ne signifient pas grand chose pour Safa et ses amis, et si le nom de Yasser Arafat les émeut encore, ils ne savent pas ce qu’est l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Bien dans l’esprit de leur temps, pour ces jeunes, les sigles, les slogans et les idéologies ont laissé la place au ressenti. Dans ce ressenti, il y a une place d’honneur pour une reconquête de la dignité perdue.

Par ses déclarations bellicistes et arrogantes, Benyamin Nétanyahou ne renforce pas seulement la détermination que l’on sent de plus en plus au sein de cette jeunesse palestinienne que l’on disait dépolitisée et démobilisée ; il fait de Mahmoud Abbas un politicien non relevant et rend quasiment impossible toute tentative de sa part de désamorcer la bombe qui risque non seulement de démultiplier les victimes — israéliennes et palestiniennes — mais aussi de provoquer la désintégration de l’Autorité palestinienne. C’est bel et bien la politique du pire. Mais n’est-ce pas exactement ce que recherche le chef du gouvernement israélien ?

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:50
Insurrection de la jeunesse palestinienne, repression coloniale israélienne: tribune de Marwan Barghouti

Tribune de Marwan Barghouthi

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé.

The Guardian, lundi 12 octobre 2015

Marwan Barghouthi, leader palestinien emprisonné, député, Président du groupe d’amitié avec la France au Conseil Législatif Palestinien, Membre du Comité Central du Fatah, souvent appelé « le Mandela palestinien »

L’escalade n’a pas débuté avec la mort de deux colons israéliens. Elle a débuté il y a longtemps, et s’est poursuivie durant des années. Chaque jour, des Palestiniens sont tués, blessés, arrêtés. Chaque jour, le colonialisme avance, le siège contre notre peuple à Gaza se poursuit, l’oppression et l’humiliation persistent. Alors que certains veulent que nous soyons accablés par les conséquences potentielles d’une nouvelle spirale de la violence, je continue à plaider, comme je l’ai fait en 2002 , pour que l’on s’attaque aux causes de cette violence : le déni de liberté pour les Palestiniens.

Certains ont suggéré que la raison pour laquelle nous ne sommes pas parvenus à conclure un accord de paix est le manque de volonté de feu Président Yasser Arafat ou du manque de capacité du Président Mahmoud Abbas, alors que tous les deux étaient prêts et capables de signer un tel accord. Le véritable problème est qu’Israël a choisi l’occupation aux dépens de la paix et a usé des négociations comme d’un écran de fumée pour faire avancer son projet colonial. Tous les gouvernements au monde connaissent pertinemment cette vérité élémentaire et pourtant nombre d’entre eux prétendent que le retour aux recettes éculées nous permettra d’atteindre la liberté et la paix. La folie c’est de répéter sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. Il ne peut y avoir de négociations sans un engagement israélien clair de se retirer complètement du territoire qu’Israël a occupé en 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, une fin de l’ensemble des politiques coloniales, la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris le droit à l’auto-détermination et au retour, et la libération de tous les prisonniers palestiniens. Nous ne pouvons coexister avec l’occupation israélienne, et nous ne capitulerons pas devant elle.

On nous a demandé d’être patients, et nous l’avons été, donnant une chance après l’autre pour la conclusion d’un accord de paix, y compris depuis 2005 et jusqu’à aujourd’hui. Il est peut-être utile de rappeler au monde que notre dépossession, exil et transfert forcés, et l’oppression que nous subissons ont duré près de 70 ans et nous sommes le seul point toujours à l’agenda des Nations Unies depuis sa création. On nous a dit qu’en ayant recours aux moyens pacifiques et aux cadres diplomatiques et politiques, nous engrangerions le soutien de la communauté internationale pour mettre fin à l’occupation. Et pourtant, comme en 1999 à la fin de la période intérimaire, la communauté internationale n’a pas réussi à adopter une seule mesure significative, y compris mettre en place un cadre international assurant la mise en œuvre du droit international et des résolutions onusiennes, et adopter des mesures pour mettre fin à l’impunité, y compris à travers le boycott, les désinvestissements et les sanctions, en s’inspirant des outils qui ont permis de débarrasser le monde du régime d’apartheid.

En l’absence d’intervention internationale pour mettre fin à l’occupation, et en l’absence d’actions sérieuses des gouvernements pour mettre fin à l’impunité d’Israël, et en l’absence de toute perspective de protection internationale accordée au peuple palestinien sous occupation, et alors même que la colonisation et ses manifestations diverses, y compris les attaques violentes des colons israéliens, s’intensifient, que nous demande-t-on de faire ? Laisser faire et attendre qu’une autre famille palestinienne se fasse brûler, qu’un autre jeune palestinien se fasse tuer, qu’une nouvelle colonie soit construite, qu’une autre maison palestinienne soit détruite, qu’un autre enfant palestinien soit arrêté, qu’une nouvelle attaque de colons ait lieu, qu’une autre agression contre notre peuple à Gaza soit lancée ? Le monde entier sait pertinemment que Jérusalem est la flamme qui peut inspirer la paix ou déclencher la guerre. Alors pourquoi demeure-t-il impassible alors que les attaques israéliennes contre le peuple palestinien dans la ville et les lieux saints musulmans et chrétiens, notamment Al-Haram Al-Sharif, continuent sans relâche ? Les actions et les crimes israéliens ne détruisent pas seulement la solution à deux Etats sur les frontières de 1967 et violent le droit international. Ils menacent de transformer un conflit politique qui peut être résolu en un conflit religieux éternel qui ne fera que déstabiliser plus avant une région qui fait déjà l’expérience de bouleversements sans précédents.

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé. Pendant la première Intifada, le gouvernement israélien a lancé une politique « briser leurs os pour briser leur volonté », mais une génération après l’autre, le peuple palestinien a démontré que sa volonté ne peut être brisée et ne doit pas être testée.

Cette nouvelle génération palestinienne n’a pas attendu les pourparlers de réconciliation pour incarner une unité nationale que les partis politiques ont échouée à réaliser, dépassant les divisions politiques et la fragmentation géographique. Elle n’a pas attendu d’instructions pour mettre en œuvre son droit, et même son devoir, de résister à cette occupation. Elle le fait sans armes, alors même qu’elle est confrontée à une des plus importantes puissances militaires au monde. Et pourtant, nous demeurons convaincus que la liberté et la dignité l’emporteront, et que nous triompherons. Et que le drapeau palestinien que nous avons levé avec fierté à l’ONU flottera au-dessus des murailles de la vieille ville de Jérusalem, pas pour un jour, mais pour toujours.

J’ai rejoint la lutte palestinienne pour l’indépendance il y a 40 ans, et fus emprisonné pour la première fois à l’âge de 15 ans. Cela ne m’a pas empêché de plaider pour une paix fondée sur le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais j’ai vu Israël détruire méthodiquement cette perspective année après année. J’ai passé 20 ans de ma vie dans les geôles israéliennes, y compris les 13 dernières années, et ces années n’ont fait que renforcer ma foi en cette vérité inaltérable : le dernier jour de l’occupation sera le premier jour de paix. Ceux qui veulent réaliser cette dernière doivent agir, et agir maintenant, pour précipiter la première.

Marwan Barghouthi prison de Hadarim cellule n°28

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:29

http://www.humanite.fr/pour-ali-mohammed-585144

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin :

À l’heure même où s’écrivent ces lignes, la vie d’Ali Mohammed est suspendue à un rien. Ce rien nous hante, il nous est insupportable.

Il y a des moments où nous devons accepter que certains hommes deviennent des symboles, parce que l’ignominie du sort qui leur est réservé a valeur universelle. Ainsi en est-il d’Ali Mohammed Al Nimr, désormais âgé de 20 ans, mais aux mains de ses tortionnaires de la monarchie théocratique saoudienne depuis l’âge de 17 ans. Son crime ? Avoir participé à une manifestation antigouvernementale, en 2012, dans la province chiite de Qatif. Que risque-t-il ? D’être décapité, avant que son corps ne soit crucifié jusqu’à son pourrissement. En Arabie saoudite – comme dans l’espace occupé par Daech –, la loi, issue de la Charia, prescrit en effet la crucifixion comme sanction possible pour des « cas graves » de sorcellerie, d’hérésie, d’injure à l’égard du prophète, mais également pour fait de révolte contre l’État, considéré autant comme un crime politique que religieux. Cette obscurantiste sentence a été prononcée, puis confirmée, et l’ultime appel définitivement rejeté. Cette mise à mort peut donc survenir à n’importe quel moment. À l’heure même où s’écrivent ces lignes, la vie d’Ali Mohammed est suspendue à un rien. Ce rien nous hante, il nous est insupportable.

D’autant plus insupportable que les « puissants » du monde se trouvent au siège des Nations unies, ces jours-ci, et que, du côté de la diplomatie française, l’une des principales alliées de l’Arabie saoudite, rien ne semble trop beau pour ne pas indisposer le roi Salmane, ce grand acheteur de Rafale, de vedettes et d’hélicoptères de combat. La vie d’un manifestant vaut-elle quelques avions de chez M. Dassault ? François Hollande a bien sûr demandé à son interlocuteur privilégié de renoncer à l’exécution, la France étant « opposée à la peine de mort ». Ces mots a minima résonnent comme une défaite, sinon une allégeance, à l’image de l’ONU d’ailleurs, qui vient de nommer un représentant de l’Arabie saoudite pour diriger son Conseil des droits de l’homme... La disponibilité pour se battre – même pour un homme du bout du monde – dépend et se nourrit toujours de la conscience de l’utilité de le faire. L’Humanité juge utile et indispensable de lancer une grande mobilisation pour sauver Ali Mohammed de ses bourreaux. Le temps presse.

Pour Ali Mohammed, opposant saoudien menacé de décapitation et de crucifixion (L'Humanité)
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 17:06

LA SOLIDARITÉ HUMAINE ET INSTITUTIONNELLE AUX RÉFUGIÉS DOIT S’ACCOMPAGNER D’INITIATIVES POUR DES SOLUTIONS POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES DURABLES APRES ANALYSE DES CAUSES DE LA CATASTROPHE HUMANITAIRE ACTUELLE.

Le Mouvement de la paix se réjouit de l’élan de solidarité qui se manifeste dans les populations à l’endroit des réfugiés. Cet élan doit se traduire par un engagement fort de l’Etat et des pouvoirs publics accompagné partout par des mesures au niveau des Communes, Départements et Régions pour concrétiser cette nécessaire solidarité humaine avec ceux qui souffrent des affres de la guerre et des désastres que connaissent les régions dont ils sont issus.

Ces mesures doivent rendre humain l’accueil des réfugiés tout en créant les conditions du vivre ensemble avec toutes les personnes résidant en France.

Mais au-delà de cette première urgence, la réflexion doit s’engager sur les raisons qui ont conduit à cette situation.

Force est de constater que les interventions militaires et les guerres sont toujours des échecs. Elles amènent toujours de nouveaux conflits sans jamais permettre de construire une paix durable. Par ailleurs, le sous-développement, l’insécurité alimentaire, la misère, le chômage, les injustices, le manque de démocratie et les dictatures qui écrasent leurs peuples, les répriment et portent atteintes aux droits fondamentaux, l’analphabétisme, constituent des facteurs de déstructuration des Etats, d’insécurité et de conflits.

Les populations civiles qui ne demandent qu’à vivre en paix sont les principales victimes. La guerre et les inégalités de développement conduisent au chaos et enfantent des monstruosités. Le quotidien tragique des populations au Moyen-Orient et dans nombre de régions subsahariennes est proprement invivable, inacceptable et relève de ces monstruosités tout comme l’émergence de Daesh, Boko Haram etc

Sur la période récente, les puissances en particulier celles qui sont membres de l’Otan, qui ont conduit des guerres, illégalement en 2003 en Irak (USA, GB ) et en 2013 en Libye en violant la résolution initiale des Nations Unies, portent une immense responsabilité dans la succession d’horreurs subies par les populations de ces régions et l’aggravation générale de la situation au Moyen 0rient.

Nous n’acceptons pas que notre douleur à tous, à la vue des images des populations civiles fuyant face à la guerre, la misère, les attentats et les assassinats, soit utilisée pour escamoter les responsabilités de la situation actuelle au Moyen Orient

Au-delà de nos différences réfléchissons ensemble :

Dominique De Villepin : « L’État Islamique, c’est l’enfant monstrueux de la politique occidentale A chaque fois qu’on fait une guerre il s’agit d’en recommencer une autre pour réparer notre incompétence et notre incapacité à régler les problèmes»

Le prix payé par les peuples en raison des guerres, de la misère, du mal développement économique social etc, est si lourd qu’il contraint à l’exil des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui n’auraient jamais souhaité quitter leur pays.

Les cadavres rejetés sur les côtes méditerranéennes sont la conséquence de cette situation, qui est aussi le résultat de choix politiques et économiques catastrophiques se traduisant par deux chiffres monstrueux : 1800 milliards de dollars de dépenses militaires dans le Monde en 2014 contre 8,4 milliards de dollars pour les opérations de Paix de l’ONU.

Les dépenses militaires ont doublé en 10 ans au plan mondial.

La France et l’Europe doivent reconsidérer leurs relations économiques et financières avec les pays du Sud, car elles sont profondément inégalitaires au détriment de ces derniers.

Des mesures d’annulation de la dette des pays pauvres s’imposent pour répondre à leurs besoins sociaux, sanitaires, éducatifs et de développement humain. Il y a nécessité de mettre en place des coopérations pacifiques et mutuellement bénéfiques. Dans ce contexte la protection des populations, dont le peuple kurde durement agressé de toutes parts, doit aller de pair avec l’arrêt des ventes d’armes.

Le Pape François "Beaucoup des puissants ne veulent pas de la paix car ils vivent de la guerre".

Quelques puissants tirent leurs ressources de la production d'armes. C'est l'industrie de la mort

Le Mouvement de la paix demande que la France prenne des initiatives pour des solutions politiques et économiques durables. Ces initiatives doivent permettre d’accueillir dignement les réfugiés et favoriser le règlement pacifique de tous les conflits en cours et en particulier l’instauration d’une paix durable au proche et au Moyen Orient, mais aussi créer les conditions d’un monde économiquement juste et solidaire.

 Des mesures urgentes pour la protection des populations sous l’égide de forces onusiennes.  un embargo sur toutes les armes dans la région, et un dispositif de sanctions envers les Etats qui soutiennent les forces djihadistes y compris en leur permettant d’acheminer et de vendre leur pétrole hors de l’Irak.

 La mise en place sous l’égide de l’ONU d’une conférence internationale pour la paix au Moyen orient

 La reconnaissance d’un Etat de Palestine à côté d’Israël sur les frontières de 1967 conformément au vote du Parlement Français

Ces initiatives pourraient s’exprimer lors de l’ouverture dans quelques jours de la 70ème session des Nations Unies et être mises en œuvre sous l’égide de l’ONU.

 NON à la stratégie du chaos qui enfante des monstruosités, OUI à la protection des populations civiles et des réfugiés,

OUI à une conférence mondiale pour la paix au Moyen-Orient sous l’égide des Nations Unies Le

Mouvement de la Paix rennes@mvtpaix.org www.facebook.com/bretagne.mouvementdelapaix Site Web http://culturedelapaix.org/

Tract du Mouvement de la Paix distribué à la marche pour la Paix de Rennes ce week-end et à la marche pour les migrants
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