En 2012, le Front de Gauche et son candidat aux présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, s'engageait à créer "un pôle 100% public de l'énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisé".
Avec Hollande et le pouvoir socialiste, Total et les millionnaires qu'il y a derrière pavoisent alors que Total, profitant à fond des paradis fiscaux, continue à ne payer en France que des impôts dérisoires par rapport à ses activités et ses bénéfices. Et tout cela alors qu'on abandonne nos raffineries, instruments de souveraineté nationale et garantes d'emplois de qualité.
Lu dans l'Humanité Dimanche du 23 mai:
Christophe de Margerie, PDG (4,9 millions d'euros de salaire) de Total (12,4 milliards de bénéfices) a été chaudement applaudi lors de la dernière assemblée générale du groupe. Les actionnaires n'ont pas grand chose à lui reprocher: ils ont empoché un dividende de 2,34% cette année, en hausse de 3%. Un petit porteur a toutefois brisé l'euphorie générale en reprochant au patron "modèle" de ne pas avoir protégé les raffineries françaises en difficulté. Réponse du PDG? "Faire français pour faire français, ce n'est pas ça qui changera la France!" Les 780 salariés qui travaillent sur la raffinerie de Dunkerque, rayée d'un trait de plume en 2010, ont apprécié.
L'alternative à l'austérité, cela suppose de faire revenir les rentrées fiscales dont on a privé l'Etat et les caisses de protection sociale, c'est à dire toute la collectivité, en nationalisant les grands groupes positionnés sur des activités d'intérêt général, en faisant revenir les cotisations sociales et les contributions des entreprises au niveau qu'elles étaient avant l'oeuvre de sape de 30 ans de néo-libéralisme qui ont transféré 10 points de la richesse produite des poches des salariés à celles du capital, et faisant la guerre à l'évasion fiscale.
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