C'était la deuxième manif contre l'ANI. 150 personnes: c'est peu par rapport aux enjeux mais le gouvernement avait décidé d'une ratification expéditive, avec le moins de débat public possible, et les salariés n'ont pas tous pu être réellement mis au courant des conséquences sur le long terme de l'ANI.
Les agents municipaux de la ville de Morlaix étaient bien représentés à cette manifestation et ont montré leur malaise face à la dégradation de leurs conditions de travail par des grandes banderoles.
Ils subissent une mise en oeuvre de l'austérité et une anticipation des futures réductions de moyens liée à une réduction des moyens du Service Public érigée en dogme sur le plan national comme local, qui se traduit par des exigences de productivité accrue, des relations au travail degradées.
Ils veulent un moratoire sur les suppressions de postes et leurs conséquences sur le bon fonctionnement des services. L'ouverture immédiate de groupes de travail sur le régime indemnitaire et la retraite. La mise en place d'un vrai dialogue social sur les conditions de travail liées à la désorganisation des services. L'établissement de règles claires concernant le déroulement de carrière pour en finir avec l'avancement "à la tête du client!".
Le Parti Communiste soutient ces revendications des Territoriaux de la ville de Morlaix.
Les manifestants "campent" devant la permanence de Gwenegan Bui: des responsables syndicaux sont reçus par le secrétaire parlementaire mais ne sont pas réellement entendus par le député qui a voté pour l'ANI.
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