C’est une procédure de consultation citoyenne comme il en existe des milliers en France : le 15 septembre, s’ouvre en Bretagne une enquête publique concernant un projet de centrale à gaz à cycle combiné à Landivisiau (Finistère), développé par la Compagnie électrique de Bretagne (CEB), une société créée par Poweo-Direct Energie et Siemens. Jusqu’à la fin du mois d’octobre, les habitants sont invités à consulter le dossier du futur site de production d’électricité et à faire connaître leur avis.
Ce qu’ils ignorent, c’est que l’État a suivi de très, très près les conditions de déroulement de cette opération. Au point de demander à RTE, la filiale d’EDF chargée de transporter l’électricité, de reporter ses études sur une éventuelle interconnexion sous-marine avec le réseau irlandais. Motif : « Le lancement de telles études risque d’être perçu comme un mauvais signal pour l’avenir de la centrale de Landivisiau. » En effet, s’il semble possible de brancher les consommateurs bretons sur le courant électrique issu des éoliennes irlandaises, l’utilité d’une nouvelle centrale électrique sur place pourrait se réduire. C’est pourquoi le préfet de région, Patrick Strzoda, écrit à la présidence du directoire de RTE, en avril dernier : « Je souhaiterais a minima qu’aucune étude ne soit menée près des côtes avant les élections régionales. Un tel calendrier éviterait un télescopage avec l’enquête publique de la centrale. » C’est ce qu’il écrit noir sur blanc dans un courrier que Mediapart s’est procuré, et que nous reproduisons ci-dessous........................
www.mediapart.fr/article/offert/3142fcd2c6b3303e8118b017cb71a7bf
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