Ce mardi 22 octobre au matin, cinquante salariés de GAD Lampaul Guimiliau sont arrivés devant l'abattoir de Josselin pour empêcher les camions de passer afin de protester contre le choix délibéré de la CECAB de les couler et de supprimer 1000 emplois en les jetant comme des malpropres.
La fois précédente, le blocus de l'abattoir de Josselin n'avait pas donné lieu à des échanges hostiles entre les salariés de Lampaul et ceux de Josselin mais, cette fois-ci, la direction et peut-être aussi des responsables de la CFDT qui ont signé sans problème de conscience le licenciement de 1000 salariés pour espérer sauver les emplois à Josselin, ont dû faire un gros travail d'intoxication pour que 200 salariés morbihanais sortent intimider ceux de Lampaul, se conduisant tels une "milice patronale" pour évacuer les salariés allongés par terre, de sorte que des coups ont été échangés et que quatre camions ont pu passer. Malgré tout, le sit-in face à l'abattoir de Josselin se poursuit et les salariés licenciés de Lampaul vont recevoir du renfort.
C'est tout ensemble que les salariés doivent lutter pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail en veillant à se prémunir contre l'instrumentalisation patronale et des divisions artificiellement créées pour servir les intérêts de ceux qui les ont préssurés avant de les traiter comme quantité négligeable.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du Télégramme. Les commentaires aussi valent le détour, certains précisant avec lucidité le sens des choses, d'autres tombant dans le délire ultra-libéral:
commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
