Au moins 3 428 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mercredi 14 janvier l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10 000 arrestations.
Au moins 3 428 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mercredi 14 janvier l’ONG Iran Human Rights (IHR), faisant également état de plus de 10 000 arrestations.
La forte hausse par rapport au bilan précédent s’explique par « de nouvelles informations reçues de sources au sein des ministères iraniens de la Santé et de l’Éducation », précise cette organisation basée en Norvège. « Ce chiffre est un minimum absolu », avertit IHR, qui indique avoir reçu « de nouveaux rapports et témoignages montrant davantage encore l’ampleur de la violence ».
Menaces états-uniennes
Plus de deux semaines après les premières manifestations dans le bazar de Téhéran visant à protester contre l’état de l’économie, la chute de la devise nationale face au dollar et le taux d’inflation, qui a atteint les 40 % tout comme le seuil de pauvreté, la contestation en Iran a pris une nouvelle dimension.
Elle s’étend maintenant à l’ensemble de la population et touche tout le pays. Preuve aussi que la question posée dans la rue a changé de nature : le pouvoir qui, les premiers jours, se voulait conciliant a choisi maintenant ce qu’il sait faire le mieux en lieu et place d’une réponse positive aux revendications populaires : la coercition sanglante.
Une autre séquence est en train de se profiler, de laquelle le peuple serait exclu, impliquant l’administration des États-Unis et le pouvoir iranien. De façon aussi énigmatique qu’inquiétante, Donald Trump a promis mardi aux contestataires que « de l’aide était en route », sans en préciser la nature.
« Continuez à manifester, prenez le contrôle de vos institutions », les a-t-il encouragés sur son réseau Truth Social. « Des gens ont été tués qui n’auraient pas dû l’être, a lancé Donald Trump dès dimanche soir, alors qu’il se trouvait à bord d’Air Force One. Ce sont des dirigeants violents qui règnent par la violence. Nous examinons la situation très sérieusement, nos forces armées également. Nous envisageons des options très fermes. »
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