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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 07:04

 

La ministre de la Culture Rachida Dati a effectué une visite éclair à Avignon deux jours avant la fin de la 79e édition du Festival. Sans surprises, loin des théâtres et des artistes, la locataire de la rue de Valois a fait son petit numéro.

Avignon, 9 heures, le 24 juillet. Devant la cité administrative, des personnes arrivent par grappes. La veille, avec l’annonce de la venue de la ministre de la Culture, Rachida Dati, la CGT spectacle a lancé un appel à rassemblement. Une cinquantaine de personnes sont déjà là, tandis que d’autres continuent d’arriver.

Bientôt, le groupe se met en route avec banderoles et casseroles, afin de rejoindre l’espace social et culturel la Croix des oiseaux. Ce lieu est l’un des deux que Rachida Dati a visités (en présence de Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon et de Françoise Nyssen, présidente du conseil d’administration du Festival), avec l’Ehpad la Maison paisible, qui accueille un centre d’art récemment élaboré avec la Collection Lambert – et la collaboration de l’artiste Mohamed El Khatib.

À Avignon, Rachida Dati esquive le Festival et ses 1 724 spectacles

Chacune de ces deux structures se trouvant bien plus proche de la Rocade que du palais des Papes, le message est clair : si la ministre vient à Avignon, elle ne viendra pas au Festival. Tout comme elle avait visité les Rencontres de la photographie d’Arles… la veille de leur ouverture !

lle avait pourtant affirmé – à Arles, justement – son besoin de voir les artistes et leur travail. Las… À Avignon, le plus grand festival de théâtre du monde, la ministre n’assistera à aucun des 1 724 spectacles du Off. Pas plus qu’à Yes Daddy, des Palestiniens Bashar Murkus et Khulood Basel, spectacle du In.

 

C’est elle qui fait le spectacle : poussant le fauteuil roulant d’une résidente de la Maison paisible ; convoquant ses expériences passées aux Francas lors de sa visite à la Croix des oiseaux, et celles d’aide-soignante alors qu’elle parcourt les couloirs de l’Ehpad. Rachida Dati a fait le spectacle façon Woman in Black.

La CGT spectacle dénonce l’absence de dialogue avec la ministre

Si elle évoque le passé syndical de son père, c’est pour mieux déverser son fiel contre la CGT, syndicat majoritaire dans le spectacle vivant.

Entre le dépôt de préavis de grève préventif pour la durée du Festival, l’appel à ne pas jouer si un membre du gouvernement se présentait à un spectacle et le refus de rencontrer la ministre, la CGT ne se plie pas à son jeu. Le Syndeac et le Synavi ont également refusé de la rencontrer.

Comme l’explique Maxime Séchaud, secrétaire général adjoint de la CGT spectacle, « avec les autres organisations syndicales, on estime qu’il n’y a plus de dialogue social puisque la ministre refuse de nous parler depuis des semaines, n’apportant aucune réponse politique à nos revendications. Sans oublier qu’elle vient d’être renvoyée en correctionnelle pour des faits de corruption et trafic d’influence ».

Des promesses de soutien en décalage avec la réalité

À ce sujet, ce déplacement deux jours après l’annonce de son renvoi n’est-il pas une façon de détourner l’attention ? La ministre passe sa matinée à se féliciter des nouvelles actions dans les quartiers, en fustigeant l’entre-soi des précédentes directions.

Elle a martelé que les aides de l’État pour la culture ont été sanctuarisés, que pas un euro ne manque au spectacle vivant dans les territoires, que son soutien à la culture pour les publics éloignés est sa préoccupation majeure. Des déclarations qui signalent, pour Maxime Séchaud, « sa méconnaissance du secteur ».

Ce dernier cite ainsi « les coupes budgétaires, les collectivités territoriales qui se désengagent progressivement parce que son gouvernement leur demande des économies collectives. » Et de rappeler également que les actions listées par Dati consistent à « nier ce qui existe déjà. Du coup, quand elle annonce cela comme quelque chose de nouveau, c’est invisibiliser les travailleurs qui font déjà ce travail-là, et refuser de réfléchir à des politiques culturelles ambitieuses ».

 
 
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