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10 octobre 2024 4 10 /10 /octobre /2024 05:22

Israël menace son voisin de subir le même sort qu’à Gaza, alors que la situation au pays du Cèdre est déjà qualifiée de « désespérée » par plusieurs agences onusiennes. Les condamnations se multiplient contre Benyamin Netanyahou.

Luis Reygada - L'Humanité

9 octobre 202

« Comme à Gaza… » Doit-on parler de menaces de guerre ou, d’ores et déjà, de menaces de perpétration de crimes de guerre, voire de crime contre l’humanité ? Après que le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a menacé, en juin dernier de ramener le Liban « à l’âge de pierre », Benyamin Netanyahou somme désormais le pays du Cèdre de connaître « des destructions et des souffrances comme celles que nous voyons à Gaza ». Une folie belliciste supplémentaire de son gouvernement d’extrême droite qui frappe depuis bientôt un mois son voisin, provoquant une situation humanitaire catastrophique.

« Libérez votre pays du Hezbollah ! » a-t-il lancé, ce mardi 8 octobre, aux Libanais dans un message vidéo, les avertissant en cas contraire de subir le même sort que l’enclave palestinienne, où en un an l’offensive de l’armée israélienne a déjà provoqué la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, très majoritairement des civils.

Alors que le monde entier redoute un embrasement régional, le premier ministre israélien continue donc de jouer avec le feu, agitant le spectre de la guerre, de la mort et de la destruction, en piétinant délibérément toute règle du droit international.

Mais, protégé par le bouclier d’impunité octroyé par les grandes puissances occidentales, le criminel de guerre Netanyahou n’en a cure, et peut donc se permettre, pour faire face au front ouvert le 8 octobre contre son pays par le Hezbollah en soutien au Hamas, d’annoncer un possible massacre tel que celui commis par son armée à Gaza depuis maintenant douze mois.

Une quatrième division déployée

Quarante-deux mille Palestiniens tués (la revue scientifique The Lancet avance, de son côté, le nombre de 100 000 morts), parmi lesquels deux tiers sont des femmes ou des enfants ; 150 000 bâtiments résidentiels détruits, ainsi que 200 bâtiments publics et 125 écoles et universités.

Une situation dantesque pour laquelle les représentants des différentes agences des Nations unies ne trouvent plus de mots assez forts exprimant leur désarroi. Voilà donc ce que Benyamin Netanyahou promet au Liban, où plus de 2 000 personnes ont déjà été tuées par l’armée israélienne en un an, dont plus de 1 110 depuis mi-septembre.

« Comme à Gaza… » Doit-on parler de menaces de guerre ou, d’ores et déjà, de menaces de perpétration de crimes de guerre, voire de crime contre l’humanité ? Après que le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a menacé, en juin dernier de ramener le Liban « à l’âge de pierre », Benyamin Netanyahou somme désormais le pays du Cèdre de connaître « des destructions et des souffrances comme celles que nous voyons à Gaza ». Une folie belliciste supplémentaire de son gouvernement d’extrême droite qui frappe depuis bientôt un mois son voisin, provoquant une situation humanitaire catastrophique.

« Libérez votre pays du Hezbollah ! » a-t-il lancé, ce mardi 8 octobre, aux Libanais dans un message vidéo, les avertissant en cas contraire de subir le même sort que l’enclave palestinienne, où en un an l’offensive de l’armée israélienne a déjà provoqué la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, très majoritairement des civils.

Alors que le monde entier redoute un embrasement régional, le premier ministre israélien continue donc de jouer avec le feu, agitant le spectre de la guerre, de la mort et de la destruction, en piétinant délibérément toute règle du droit international.

Mais, protégé par le bouclier d’impunité octroyé par les grandes puissances occidentales, le criminel de guerre Netanyahou n’en a cure, et peut donc se permettre, pour faire face au front ouvert le 8 octobre contre son pays par le Hezbollah en soutien au Hamas, d’annoncer un possible massacre tel que celui commis par son armée à Gaza depuis maintenant douze mois.

Une quatrième division déployée

Quarante-deux mille Palestiniens tués (la revue scientifique The Lancet avance, de son côté, le nombre de 100 000 morts), parmi lesquels deux tiers sont des femmes ou des enfants ; 150 000 bâtiments résidentiels détruits, ainsi que 200 bâtiments publics et 125 écoles et universités.

Une situation dantesque pour laquelle les représentants des différentes agences des Nations unies ne trouvent plus de mots assez forts exprimant leur désarroi. Voilà donc ce que Benyamin Netanyahou promet au Liban, où plus de 2 000 personnes ont déjà été tuées par l’armée israélienne en un an, dont plus de 1 110 depuis mi-septembre.

Plus de 1,5 million de personnes ont également été jetées sur les routes sur les 5,5 millions d’habitants. « La population n’est pas protégée et fuit pour sauver sa vie en raison des attaques aveugles – aériennes et terrestres – d’Israël », a dénoncé son bureau, tandis que l’Organisation mondiale de la santé a fait état de nombreuses attaques contre des infrastructures – et des travailleurs (65 morts et 42 blessés) – du secteur de la santé, forçant la fermeture d’une centaine d’établissements dans le sud du pays.

De son côté, le directeur du Programme mondial alimentaire a averti qu’il était impossible de faire face « aux besoins de plus d’un million de personnes qui ont été déracinées, déplacées et soudainement dépossédées, sans l’apport de ressources supplémentaires », alors que le Haut-Commissariat pour les réfugiés estime à 250 000 le nombre de personnes qui auraient déjà fui vers la Syrie.

L’Espagne condamne une « invasion » israélienne

Plus de 300 000 personnes vivraient actuellement dans les 973 abris officiels situés à Beyrouth et dans le nord du pays, selon le Bureau des affaires humanitaires, une situation qui favoriserait le risque d’épidémies dans un pays « confronté à sa pire crise humanitaire depuis des décennies ». L’Union européenne a annoncé, ce mercredi, l’envoi de trois avions chargés d’aide humanitaire.

Réagissant à la menace de Netanyahou, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé une « provocation » contre-productive qui, si elle était suivie d’effet, « entraînerait le Liban, pays ami de la France déjà si fragile, dans le chaos »…

De son côté, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a condamné d’« invasion » l’offensive israélienne au Liban, déplorant l’absence d’accord sur le sujet au sein de l’UE. Autre initiative diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est rendu, mercredi, en Arabie saoudite pour discuter d’un cessez-le-feu.

Alors que les affrontements entre l’armée israélienne et des membres du Hezbollah se poursuivaient ce mercredi, avec notamment deux personnes tuées dans le nord d’Israël par des tirs de roquettes venus du Liban, du mouvement chiite, ou encore « environ 185 cibles militaires de l’organisation terroriste attaquées par l’armée de terre », selon Israël, le président américain Joe Biden devait s’entretenir avec le premier ministre Benyamin Netanyahou. L’opportunité, enfin, de voir Israël se faire rappeler à l’ordre par son plus fidèle soutien ? Rien n’est moins sûr.

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