Un plan de retour à l’équilibre décidé par la présidence de l’université rennaise, sous tutelle du rectorat, prévoit la suppression de 120 postes de titulaires, dont 28 enseignants-chercheurs et 92 personnels, selon les syndicats. Une manifestation est prévue jeudi.
« Il y a exactement 120 postes supprimés, explique Yann Le Page, élu CGT et secrétaire adjoint du CHST de l’université de Rennes 1. Il n’y a pas de licenciement. Il s’agit de départs en retraite qui ne seront pas remplacés ou de CDD qui ne seront pas renouvelés. »
L’intersyndicale de Rennes 1, soit les douze syndicats de l’université (CGT, Ferc Sup, FO, FSU, CFDT, Unsa, Sud, Unef, etc.), dénonce un plan de retour à l’équilibre décidé par la direction de l’université. « Ce plan a été présenté en comité technique le 11 octobre,poursuit Yann Le Page. Il a été rejeté à l’unanimité par les représentants syndicaux. »
L’université de Rennes 1 sous tutelle du rectorat
Cette décision de la présidence fait suite à la mise sous tutelle, en avril dernier, de Rennes 1, par le rectorat. En cause ? Un déficit de 6 millions d’euros selon l’intersyndicale.
« Quand il y a deux exercices déficitaires de suite, on passe automatiquement sous tutelle du rectorat. Une dizaine d’universités sont concernées en France, souligne Yann Le Page. En cours d’année, le conseil d’administration a voté un budget rectificatif… mais il a été rejeté par le rectorat qui estimait qu’il ne présentait pas assez d’économies. Et donc est tombé ensuite ce plan de retour à l’équilibre. »
« Ça commence à tirer dur »
Selon l’intersyndicale, ce plan social supprimerait 120 postes de titulaires, dont 28 enseignants-chercheurs et 92 personnels ingénieurs, techniciens et administratifs. « Depuis 2016, plus d’une centaine de postes n’ont déjà pas été renouvelés ou gelés. Ça commence à tirer dur. Dans les services administratifs, on se retrouve à trois pour faire le boulot de cinq » , grince Yann Le Page.
De plus, l’intersyndicale assure que ce plan prévoit une baisse supplémentaire de 15 % des crédits affectés par l’université aux formations et laboratoires de recherche, alors que ceux-ci ont déjà connu une baisse de 25 % ces 5 dernières années et que le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter (+12 %).
Manifestation jeudi
L’intersyndicale réclame l’abandon du plan de retour à l’équilibre. Lequel doit être présenté au conseil d’administration de l’université, jeudi. Un appel à manifester a été lancé. Les syndicats ont aussi prévu de rencontrer le recteur. En plus de l’abandon du plan, ils revendiquent « le recrutement immédiat et dans l’urgence de trois médecins de prévention. Aujourd’hui l’Université n’a en plus aucun. »
Contactée, la présidence de l’université n’a pu être jointe.
commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)

