8 avril 2018
7
08
/04
/avril
/2018
19:16
Reportage photos d'Yvon Huet
Rassemblement dimanche cet après-midi à Paris, place de la République, à l'appel, du PT (Brésil), des organisations CGT, PCF et FI entre autres.
Lula c’est le Brésil qui relève la tête. C’est tout un peuple qui prend conscience que pour la 1ere fois, le gouvernement est le sien et travaille pour lui. Que non seulement on peut rendre la société plus égalitaire mais aussi participer à cette aventure humaine. Des dizaines de millions de Brésiliennes et Brésiliens sont sortis de la pauvreté, ont eu accès un parcours de santé auparavant absent ou cher, ont pu vivre dignement, aller à l’université. C’est un racisme de classe qui disparaissait peu à peu au profit de la construction d’une société plus fraternelle. Bien sûr rien n’était parfait mais son intégrité et son dévouement à son peuple n’ont jamais été remis en cause. Maintenant la vieille garde corrompue veut siffler la fin de la récré en enterrant l’espoir et en abattant une à une les conquêtes sociales des précédents mandats. Laisser Lula en prison c’est accepter le coup d’état et la restauration de la dictature cette fois soutenue par la finance.
#FreeLula #ForaTemer #LulaPresidente #BrasilMeuAmor
L'ancien président de 72 ans, "Lula" da Silva s'est livré à la police samedi 7 avril.
Aussitôt arrêté, Lula a été transféré par avion à Curitiba, ville du sud du pays, où il avait été jugé et condamné, puis acheminé au siège local de la police fédérale pour entamer sa période de détention. Des affrontements ont éclaté devant le bâtiment entre des partisans de l'ex-chef de l'Etat et la police qui a utilisé des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour les disperser.
Lula a prononcé discours devant les membres du PT
Avant de se livrer aux forces de l'ordre, Lula a de nouveau clamé son innocence et dénoncé un "crime politique" devant des centaines de membres du Parti des travailleurs rassemblés devant le siège du syndicat des métallurgistes à Sao Paulo, là où il a entamé sa carrière politique et où il s'était réfugié depuis jeudi. "Je vais me conformer au mandat de dépôt et vous deviendrez tous Lula", a-t-il promis. "Je ne suis pas au-dessus des lois. Si je ne croyais pas à la loi, je n'aurais pas créé de parti politique, j'aurais fait une révolution."
Le silence des autres politiques
Au moment où l'arrestation de Lula secoue le Brésil, la classe politique nationale fait au contraire preuve d'une grande discrétion, nombre de dirigeants étant sous le coup d'une enquête pour corruption.
Ce silence est d'autant plus assourdissant que le fait de voir l'icône de la gauche brésilienne et le favori de la présidentielle d'octobre derrière les barreaux rebat les cartes de ce scrutin.
"L'Opération Lavage-express est allé bien plus loin que ce que tout le monde croyait, les principaux partis, les grandes figures du Parlement et (le président Michel) Temer lui-même", déclare à l'AFP Sylvio Costa, fondateur du site d'actualité politique Congreso em Foco.
A qui le tour ?
"Dans leur tête, ça n'irait jamais aussi loin. Ils sont stupéfaits", ajoute-t-il. "Si Lula, qui est si populaire et en tête des sondages cette année, va en prison, que va-t-il m'arriver?", doivent-ils se demander, juge M. Costa.
Selon le site Congresso em Foco, près de 40% des députés et sénateurs brésiliens sont actuellement dans le viseur de la justice pour détournements supposés de fonds publics ou pour avoir reçu des pots-de-vin.
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix
-
dans
INTERNATIONAL