Suite à la réaction d’Osez le féminisme 35, et à notre communiqué publié dans la journée, ainsi qu’aux relais médiatiques qu’eurent ceux-ci et à la mobilisation d'internautes féministes, l’AAEMR - Association Amicale des Étudiants en Médecine de Rennes a décidé d’annuler sa soirée, prévue ce mercredi.
La soirée « Plombier VS Chaudières » avait en effet reçu une pluie de critiques sur facebook, faisant écho à la description de l’événement, invitant - entre autre - les plombiers à « injecter leur liquide de refroidissement dans les parties les plus inaccessibles » des fameuses chaudières.
Après avoir contacté l’ Université de Rennes 1, celle-ci a réagi à notre communiqué par un court message, se désolidarisant de l’événement : « L'Université de Rennes 1 tient à faire savoir qu'elle dénonce vigoureusement toute communication empreinte de stéréotypes, qui puisse porter atteinte à la dignité des personnes. L’établissement est engagé pour l'égalité et dans la lutte contre les discriminations et mène en effet depuis 2012 une politique active de promotion de la parité en direction des étudiant.e.s, personnels et membres de la communauté universitaire. Si l'université encourage les initiatives étudiantes, celles-ci doivent se dérouler en conformité avec les valeurs de l'université. Cela fait l'objet d'un rappel chaque année à la rentrée, notamment concernant la prévention et la lutte contre le bizutage.» Les soirées étudiantes corporatives, véhiculant à travers leur communication des stéréotypes dégradants, à l’origine de graves discriminations et violences, sont des endroits propices aux agressions sexuelles et aux viols. Ce ne sont pas des phénomènes propres aux Etats-Unis, c’est aussi une réalité sur les campus français. C’est pourquoi nous tenons à saluer la réaction de l’Association des étudiants en médecine, qui, après s’être défendue derrière des arguments vides et d’une grande immaturité, a finalement présenté ses excuses et fait part de sa volonté de « prévoir des ateliers et conférences sur ce sujet afin qu'à l'avenir chaque étudiant soit sensibilisé à cette problématique », reconnaissant qu’ « En tant que futurs professionnels de santé, les étudiants en médecine sont [devraient être] en première ligne face aux dérives actuelles de la société. Ils sont nombreux, au niveau individuel, associatif ou universitaire, à s’engager pour défendre la condition humaine, homme comme femme. »
commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)

