Enzo de Gregorio lors d'une cérémonie mémorielle devant la mairie de Morlaix en hommage aux victimes juives morlaisiennes des persécutions antisémites de Vichy et de l'occupant nazi - juillet 2026
Bac pro maintenance nautique, Sénat, collaborateur politique à Brest… Qu’est-ce qui t’a mené jusqu’au fauteuil d’adjoint à 23 ans ?
Mon parcours n’est pas un parcours linéaire que l’on pourrait attendre d’un jeune qui entre en politique. Depuis toujours, j'apprends sur le terrain, me nourris de mes expériences, des rencontres et des personnes qui m’ont fait confiance. J’ai débuté la politique jeune, les responsabilités jeune mais avec toujours le même objectif, donner le meilleur de moi-même où que je sois, défendre mes convictions avec force et ténacité. Ma place aujourd’hui, je la dois surtout à la confiance que m’a fait le PCF dès le départ et qu’il continue de me donner au quotidien. Mais aussi, à la confiance faite par l’ensemble de l’équipe municipale et Jean-Paul Vermot en premier lieu qui a accepté de me faire élire comme adjoint et de me transmettre une grande délégation.
Tu portes la délégation sport, associations et affaires patriotiques quelle est ta feuille de route pour ce mandat ?
Ma feuille de route est claire, nous avons été élus sur un programme, j’ai comme objectif de le mettre en place durant les six prochaines années - rénovation de stades, création d’un urbantrail etc -. Mais ce travail, ne pourra être réalisé qu’en étant sur le terrain chaque jour, au plus proche des clubs, des associations qui font vivre et transpirer chaque jour notre ville. Durant les prochaines années, à l’image de ce que je réalise depuis le mois de mars, je rencontrerai les associations, les clubs. J’écouterais leurs besoins, leurs envies, leurs ambitions sportives et je travaillerais avec chacune d'entre elles pour qu’elles puissent y arriver. Au service des clubs et des associations, au service de notre ville.
A 23 ans, tu es le plus jeune élu du conseil, qu’est ce que ça change dans ton rapport aux autres élus et à la population ?
Au début, il y a une forme de vertige, le premier conseil en est l’exemple parfait. Entrer dans cette salle du conseil, un samedi matin est un temps suspendu. Puis la remise de l’écharpe tricolore m’a permis d’enfin réaliser les choses. Les discussions ne devenaient plus abstraites elles devenaient réalité. Au quotidien, je pense que cela ne change en réalité pas énormément de chose. Au niveau des élus du conseil, majorité comme opposition, je ne sent pas d’animosité particulière.
Est-ce que tu souhaiterais faire passer un message plus personnel ?
Oui, celui de l’engagement. J’entends souvent autour de moi que les jeunes ne se politisent plus, qu’ils ne s’engagent plus. Je voudrais démontrer que les jeunes s’engagent, qu’ils agissent et qu’ils font de la politique. Alors oui, ce choix j’en suis fier et je voudrais dire aux jeunes que s’engager est parfois un saut dans le vide que durant tout le vol, nous devons esquiver les coups mais qu’au fond de nous, la lumière brille toujours avec un seul objectif rester debout, se battre pour nos convictions et améliorer le quotidien de toutes et tous.
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