Chers lecteurs et chères lectrices, chers camarades,
Comme vous le savez, la Fête de l’Humanité se pense, se prépare, et se coconstruit avec vous plusieurs mois à l’avance. Nous arrivons dans
la dernière ligne droite puisque, dans trois semaines, nous ouvrirons grand les portes de la Base 217 pour accueillir un public divers et large. Parmi vous, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui seront déjà sur le terrain de la Fête depuis plusieurs jours pour préparer les stands et construire ce village éphémère fourmillant d’idées, d’initiatives pour faire vivre et rayonner nos valeurs.
Cette Fête, qui est notre bien commun, n’existerait pas sans l’engagement, l’ingéniosité et la volonté conjointe des équipes de l’Humanité, des militantes et militants communistes rejoints par des militants syndicaux, associatifs, politiques de tout l’horizon de la gauche sociale et écologique. Mais, au-delà de cette énergie humaine et fraternelle des bâtisseurs et bâtisseuses, il nous faut réunir un budget de plus en plus important pour construire la Fête.
Ce n’est plus un scoop : derrière les concerts, les débats, et les centaines de milliers de personnes qui se retrouvent, il y a une organisation lourde, des engagements financiers importants et des dépenses qui doivent être honorées bien avant que les portes de la Fête ne s’ouvrent. En clair, il nous faut avancer toutes les dépenses avant la Fête, alors que 80 % des recettes tombent après. C’est donc un effort de trésorerie difficile à tenir.
Aujourd’hui, nous devons affronter une difficulté concrète : les ressources sont insuffisantes pour aborder cette édition avec la sérénité financière nécessaire. Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, de nouveaux coûts (et coups !) nous tombent dessus, notamment une demande d’assurance en cas d’annulation pour cause de canicule. Grâce à vos dons, nous avons récolté 150 000 euros. Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent, mais nous sommes encore loin du compte.
Par ailleurs, le rythme de vente des bons de soutien et de la billetterie commerciale n’est pas assez dynamique et, si ce niveau restait en l’état, cela nous mettrait en péril tant pour l’organisation de la Fête que pour l’équilibre financier du journal. Dans un contexte où le secteur de la presse est fragilisé, cela pèse sur notre capacité à poursuivre correctement notre activité et nos objectifs dans les mois à venir, avec
la perspective de l’élection présidentielle. J’ai déjà dû prendre en ce mois d’août des décisions difficiles, dont celle de reporter des investissements importants pour la transformation numérique qui devait commencer à la fin du mois afin d’honorer les factures des prestataires. Cela met en difficulté le programme de développement qui est le nôtre en vue d’être prêts en 2027.
C’est pourquoi, je ne peux que vous inviter à multiplier les initiatives dans les fédérations, dans les sections pour échanger et diffuser le bon de soutien. Nous tiendrons d’ailleurs une grande initiative à Paris, mercredi 26 août, avec les différentes fédérations PCF d’Île-de-France
et le comité national de diffusion du bon de soutien.
Dans cette actualité saturée d’informations et de tensions, la possibilité de se retrouver ensemble, de débattre et de confronter les points de vue est primordiale.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la Fête de l’Humanité continue d’attirer autant de monde. Mais un tel rassemblement ne peut pas reposer uniquement sur l’enthousiasme de celles et ceux qui y participent. Il a besoin d’une base financière solide.
L’alerte est lancée aujourd’hui parce que nous pouvons encore agir mais la situation est urgente. Merci à toutes celles et tous ceux qui contribueront à cette souscription et permettront à la Fête de l’Humanité de poursuivre son histoire et de nous faire rêver.
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