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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 07:01
Venezuela : Trump confirme la finalité de son agression impérialiste, Macron approuve en vassal des USA (communiqué de Fabien Roussel, PCF, 3 janvier 2025)
Venezuela : Trump confirme la finalité de son agression impérialiste, Macron approuve en vassal des USA

La conférence de presse du président américain Donald Trump tenue ce jour confirme la finalité de l’intervention militaire impérialiste menée par les États-Unis au Venezuela.

Donald Trump a clairement affirmé que les États-Unis entendent diriger politiquement le Venezuela jusqu’à ce qu’un gouvernement conforme aux intérêts américains soit établi et qu’ils s'apprêtent à s'approprier l’exploitation du pétrole vénézuélien par les grandes entreprises pétrolières américaines, énonçant ainsi sans détour une volonté d'annexion du pays et d’accaparement économique en application de la doctrine Monroe à laquelle Trump se référe explicitement.

Cette déclaration révèle que la capture du président Nicolás Maduro n’est pas un acte isolé de sécurité, mais bien une opération de domination politique, stratégique et économique, propre à l’impérialisme états-uniens.

Par ailleurs, des propos suggérant la possibilité d’une implication militaire élargie, y compris des troupes au sol, et des allusions à d’autres pays de la région renforcent l’idée que cette opération ne vise pas seulement le Venezuela mais s’inscrit dans une logique d’escalade régionale contraire aux principes mêmes de la Charte des Nations unies.

Le PCF rappelle que :

  • toute forme de direction ou d’administration imposée de l’extérieur viole la souveraineté populaire et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ;
  • l’ouverture des ressources naturelles vénézuéliennes aux multinationales étrangères n’est pas un acte de “libération” mais une forme de prédation qui dénie aux peuples leur propre richesse ;
  • les visées expansionnistes ou menaçantes à l’égard de pays comme Cuba ou d’autres États de la région constituent une escalade impérialiste qui menace la paix mondiale. Le PCF réaffirme sa solidarité avec Cuba ouvertement menacé par Trump.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec l'ensemble des peuples de la zone Caraïbes et leur droit au développement souverain et à vivre en paix.

La déclaration d’Emmanuel Macron est d’une exceptionnelle gravité. En se félicitant de la chute d’un président à la suite d’une intervention militaire étrangère, en s'arrogeant le droit de parler pour le peuple venezuelien et en pretendant designer lui-même le dirigeant légitime du Venezuela, le président de la République française légitime l'agression américaine et foule aux pieds les principes les plus élémentaires du droit international. 

Le Président n’a ni le droit ni la légitimité de choisir les dirigeants d’un autre peuple, encore moins à la suite d’une action militaire menée en dehors de tout cadre des Nations unies. En se rangeant derrière la stratégie américaine de changement de régime, Emmanuel Macron engage notre pays dans une logique de domination et de vassalisation politique qui nie la souveraineté populaire qu’il prétend défendre. Cette prise de position est du côté de la force contre le droit, de l’ingérence contre la démocratie, et constitue une rupture grave avec toute ambition d’indépendance diplomatique.

Cela ne peut être la réaction de la France ! Le Parlement doit être saisi en urgence. L'heure est à une réaction forte de la France et des instances internationales, à la mobilisation de l’ONU et à une condamnation sans ambiguïté de cette politique d’ingérence et de spoliation. Le respect du droit international et la souveraineté des peuples ne peuvent être niés pour des intérêts capitalistes.

L'intervention américaine suscite d'ores et déjà des réactions dans le monde entier, la condamnation de nations sur tous les continents. Des voix s’élèvent partout pour exhorter au respect du droit international. Alors que de premiers rassemblements se sont tenus aujourd'hui en France dans plusieurs villes, le PCF appelle à multiplier les initiatives en solidarité avec le peuple vénézuélien, de tous les peuples de zone Caraïbes, pour la paix et le respect du droit international.

Paris, le 3 janvier 2026

Fabien Roussel,

Secrétaire national du PCF

Venezuela : Trump confirme la finalité de son agression impérialiste, Macron approuve en vassal des USA (communiqué de Fabien Roussel, PCF, 3 janvier 2025)
Macron honteux! C'était à prévoir. C'est tellement plus facile de cirer les pompes de Trump et de maquiller l'agression étrangère et impérialiste au nom des intérêts capitalistes états-uniens en tournant démocratique...
 
« Il y a des hommes qui se font petits pour être vus par les puissants. » — Honoré de Balzac
Il faut rappeler les faits, avec gravité et précision.
 
Le président d'extrême droite américain Trump a annoncé, sans mandat international, sans décision des Nations unies, après l’enlèvement d’un chef d’État, que les États-Unis allaient diriger le Venezuela Ni plus. Ni moins. Une déclaration de tutelle assumée, une négation frontale du droit international, une ligne impérialiste revendiquée.
Face à une telle rupture, une seule attitude était possible pour la France : la condamnation claire, ferme, immédiate.
Non par posture, mais par fidélité à notre diplomatie : l’indépendance des nations, la souveraineté des peuples, le refus de la loi du plus fort, le droit sacré d'un peuple à disposer de lui-même.
Or c’est l’inverse qui s’est produit.
En s’alignant sur la position de Donald Trump, Emmanuel Macron a validé, par son silence d’abord puis par son positionnement, une logique de domination qui aurait dû être combattue.
Cette faute constitue une tache indélébile dans l’histoire diplomatique française.
La France ne s’est jamais honorée en étant ou en suivant les empires ; elle s’est honorée en s'y refusant ou en leur tenant tête.
Mais une vérité plus fondamentale encore doit être rappelée : aucun peuple ne saurait être représenté par un individu.
Ni le peuple américain par son président.
Ni le peuple français par le sien.
Les peuples ne sont pas comptables des guerres impérialistes décidées en leur nom.
C’est donc aux peuples eux-mêmes de se ressaisir.
Au peuple américain comme au peuple français d’exprimer clairement leur refus des politiques de prédation, de domination et de guerre.
D’agir pour que ces choix soient condamnés politiquement, moralement, démocratiquement.
D’exiger que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes prime enfin sur l’arrogance des puissants.
Rappelons que l’agression états-unienne à Caracas est sans surprise soutenue par le président argentin Javier Milei et ses alliés régionaux. En revanche, les condamnations sont unanimes au Brésil de Lula, dans la Colombie de Gustavo Petro et le Mexique de Claudia Sheinbaum.
Rappelons que: 
Depuis 1989, les États-Unis (liste non exhaustive) :
🇱🇾1989 : ont abattu des avions libyens en Méditerranée
🇵🇦- ont envahi le Panama et enlevé son président Noriega
🇮🇶1991 : ont été les maître d'œuvre de la guerre en Irak. Le pays a ensuite été soumis a embargo et à des bombardements réguliers
🇭🇹1994: sont intevenus Haïti
🇷🇸1999 : ont bombardé la Serbie
🇦🇫2001 : ont envahi l'Afghanistan
🇮🇶2003 : ont envahi l'Irak
🇱🇾2011 : ont bombardé la Libye (et déstabilisé toute l'Afrique de l'Ouest)
🇻🇪2020 : ont été derrière un débarquement de mercenaires au Venezuela
🇻🇪2026 : ont bombardé le Venezuela et kidnappé le chef d'État
🇪🇺Et dans le cadre de l'Otan, l'UE et ses États-membres sont alliés des États-Unis pour faire respecter le droit international..
 
Rappelons avec le Monde Diplomatique hier que le Venezuela est le premier pays du monde pour ces réserves de pétrole, le 2e étant l'Arabie Saoudite, le le 3e l'Iran, 4e le Canada, et le 5e l'Irak, le 6e les Emirats Arabes unis, le 7e la Russie, 8e les Etats-Unis, 9e la Libye, le reste du monde ayant moins de réserves de pétrole que le Venezuela, ça donne un aperçu des motivations de la politique états-unienne, un éclairage sur le sens des interventions militaires des États-Unis et une idée des prochains sur la "short list" des pays à annexer ou déstabiliser. 
 
Quand le 3 janvier 2026, les États-Unis frappent le Venezuela, Donald Trump justifie l'opération au nom de la lutte contre le narcotrafic et de la stabilité régionale. Il n'invente rien : ces mots forment le lexique ordinaire de l'intervention américaine en Amérique latine.
Présentée comme une réponse à une urgence sécuritaire, l’attaque s’inscrit en réalité dans une séquence longue, patiemment construite. Sanctions économiques, blocus pétrolier, démonstrations navales : la guerre n’a pas commencé avec les frappes, mais avec l’asphyxie.
Washington se prévaut aujourd’hui du chaos vénézuélien pour intervenir. Mais ce chaos n’est pas un phénomène spontané. Il est le produit d’années de coercition économique visant explicitement à délégitimer toute alternative politique qui refuserait l’alignement.
Dans ce récit, M. Nicolás Maduro tient le rôle commode du responsable unique. Personnifier le conflit permet d’effacer les structures : les intérêts énergétiques, les routes maritimes, les rivalités géopolitiques et surtout la place croissante de la Chine en Amérique latine.
Ce qui se joue n’est pas la chute ou le maintien d’un régime mais la réaffirmation d’un principe ancien : l’Amérique latine demeure un espace où les États-Unis s’autorisent à décider du seuil acceptable de souveraineté.
La doctrine n’a rien de nouveau. Formulée au 19ᵉ siècle, durcie début 20ᵉ et recyclée aujourd’hui sous un vocabulaire technocratique de « sécurité nationale », la logique reste identique : empêcher toute puissance concurrente de s’implanter durablement dans l’hémisphère.
Le Venezuela concentre précisément ce que Washington entend neutraliser : des ressources stratégiques, une position géographique clé et une politique étrangère qui n’accepte pas de se réduire au rôle de fournisseur subalterne.
Les réactions internationales sont révélatrices. Les capitales occidentales, si promptes à invoquer le droit international lorsque leurs adversaires le bafouent, adoptent ici un silence « prudent » et complice. L’illégalité change de statut selon celui qui la pratique.
En Amérique latine, la fragmentation politique fait le reste. Certains gouvernements soutiennent l’opération ou s’en accommodent. D’autres préfèrent négocier, espérant sauvegarder leurs accords commerciaux et leurs exemptions tarifaires.
L’intervention américaine produit ainsi un double effet : elle affaiblit un État jugé indiscipliné, tout en rappelant aux autres le coût concret de toute tentative d’autonomie stratégique. Il ne s’agit pas seulement de punir, mais de dissuader.
La question centrale n’est pas de savoir si le Venezuela est bien gouverné. Elle est de comprendre pourquoi ce jugement revient systématiquement à une puissance extérieure, qui s’arroge le droit de décider quand un État cesse d’être légitime.
En ce sens, l’attaque du 3 janvier ne marque pas une rupture, mais une continuité. Elle rappelle que, malgré les discours sur un monde multipolaire, certaines pratiques coloniales n’ont jamais été abandonnées, seulement adaptées.
Le Venezuela n’est pas une anomalie dans l’ordre international actuel. Il en est une illustration brutale.
 
Venezuela : Trump confirme la finalité de son agression impérialiste, Macron approuve en vassal des USA (communiqué de Fabien Roussel, PCF, 3 janvier 2025)
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