C'était ce lundi 15 décembre 2025 conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs consacré au débat d'orientation budgétaire.
Le PCF, qui a une quinzaine d'élues sur le territoire de Morlaix-Communauté, a 3 élus au Conseil de Communauté.
Roger Héré, vice-président aux Mobilités et transports qui a présenté des délibérations sur l'amendement à la DSP Transport avec Keolis et la convention avec la Région Bretagne sur le financement du TER.
Valérie Scattolin conseillère communautaire déléguée à l'économie
et Ismaël Dupont simple conseiller communautaire:
Ce dernier est intervenu lors du Débat d'orientation budgétaire pour dénoncer les baisses de dotations et moyens alloués par l'Etat aux collectivités locales, moins 82 milliards d'euros en 15 ans, plus de - 4,6 milliards d'euros cette année selon la première version du budget proposé par le gouvernement, et - 2,2 milliards d'euros l'an passé. Une rigueur budgétaire imposée aux collectivités qui va comprimer leurs dépenses de fonctionnement (Morlaix-Communauté est sur une hypothèse de baisse de -2% de ses dépenses de fonctionnement en 2026, ce qui va être tendu), freiner leurs investissements, ce qui ne manquera pas aussi d'avoir un impact sur la croissance économique. L’État ne cesse de recentraliser l'action publique en retirant toute autonomie financière aux collectivités, en leur retirant la liberté fiscale, en ne compensant pas sur la durée des transferts de fiscalité locale propre perdues pour les collectivités (comme la contribution financière des entreprises, la taxe d'habitation) avec des compensations de recettes indexées sur la TVA et rognées d'année en année.
Pourtant les collectivités contribuent peu au volume global de l'endettement public, de manière moins importante que l’État en tout cas. Et surtout, l’État sous l'impulsion de Macron et de la majorité précaire en place refuse de mettre à contribution les profits des actionnaires et des grands entreprises, et la fortune des plus riches. Rien pour combattre l'évasion fiscale et la fraude fiscale des riches et des grandes entreprises qui représente chaque année 80 à 100 milliards d'euros. Rien pour revenir sur les 211 milliards d'euros d'aides publiques sans compensation aux entreprises par an qui représentent deux fois plus que les concours de l'Etat aux collectivités (voir le rapport de Fabien Gay au Sénat), rien pour faire contribuer ces 500 plus grandes fortunes françaises dont la richesse est passée de 6% du PIB en 1996 à 42% du PIB aujourd'hui, en 28 ans, pour un montant global de 1228 milliards d'euros, un chiffre qui donne le tournis mais des intérêts qui sont bien préservés quand les collectivités doivent se serrer la ceinture, et avec elles, les services publics, les associations et, au final, les citoyens.
Photos de Pierre-Yvon Boisnard. Merci à lui!
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