En 2012, l'engagement 26 de François Hollande visait à encadrer les rémunérations via un écart de 1 à 20 en entreprise. Il semble avoir été complètement jeté aux oubliettes. Cette semaine, ce sont les parlementaires du Front de Gauche, à l'image du député PCF Gaby Charroux, qui ont déposé une proposition de loi visant à ce que la plus haute rémunération dans une entreprise ne puisse pas être 20 fois supérieure à la plus basse. De quoi changer la donne alors que l'échelle maximale est actuellement de 1 à 860 en France. Pourtant, la majorité PS a choisi de repousser cette proposition. Elle a même rejeté d'un rien, lors d'un vote à 18 voix contre 17 pour, un amendement communiste qui invitait à établir un écart de 1 à 100, conformément à l'appel publié dans Libération par 40 personnalités.
Que la rémunération totale des PDG du CAC 40 (pour une moyenne de 4 millions d'euros de gains chacun) augmente de 6% en 2014 (selon la société Proxinvest) quand le SMIC lui ne progresse que de 1,1% dans le même temps n'a pas semblé émouvoir le gouvernement.
Dans les années 1960, les écarts de revenus étaient en moyenne de 1 à 10 ou de 1 à 15 entre les patrons des grosses entreprises et les salariés, aujourd'hui, ils sont en moyenne de l'ordre de 1 à 50 ou de 1 à 100.
Pas sûr que soumettre la rémunération des patrons au vote des actionnaires qui sont eux-mêmes souvent de gros richards dans la complaisance avec leurs confrères change grand chose à l'affaire.
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