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Les communistes étaient présents à la manif pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix le 19 janvier 2021, à l'initiative de la CGT défendant les travailleurs d'Aviland et de Prestavic (ici, Roger Héré, vice-président de Morlaix Communauté, et premier adjoint de Plouigneau, et Ismaël Dupont)
Morlaix, le 12 avril 2021.
Monsieur le Préfet du Finistère,
Je me permets de vous interpeller en tant que secrétaire départemental du Parti communiste français dans le Finistère sur la situation des travailleurs des entreprises de ramasse de volailles Prestavic et Aviland victimes d’un non respect du droit du travail, voire même de faits pouvant rentrer dans la catégorie de « traite d’êtres humains ».
A notre sens, ces travailleuses et travailleurs, ainsi que leurs enfants et conjoints, doivent pouvoir bénéficier d’un titre de séjour et d’une régularisation.
Or, treize travailleurs et travailleurs d’Aviland et les membres de leur famille sont sous la menace d’OQTF et un salarié de Prestavic encore. Cela nous surprend d’autant plus que des salariés de Prestavic ont eu obtenu des titres de séjour suite à leurs auditions et une plainte établie auprès de la Police des frontières.
C’est pour nous un très mauvais signal donné pour le respect du droit du travail quand des salariés qui témoignent dans le cadre d’affaire d’entorses au droit du travail sont menacés d’une reconduite à la frontière.
Le Parti communiste français salue l’action courageuse et déterminée de la CGT pour défendre ces travailleuses et ces travailleurs, et leurs familles, leur droit à un travail dignement rémunéré dans le cadre des garanties légales qui doivent être accordés à tous les salariés, et leurs droits au séjour régulier.
Les employeurs ne doivent pas profiter des situations de précarité causées par la situation des sans-papiers pour maximiser leurs profits au détriment de la santé et des droits des travailleurs.
Nous vous encourageons vivement à régulariser ces travailleuses et travailleurs et leurs familles qui font la preuve tous les jours de leur volonté de s’insérer dans la vie professionnelle, économique et sociale en France et qui ont subi des préjudices dans une relation d’exploitation au travail.
Nous étions avec de nombreuses associations, syndicats, partis politiques, élu.e.s, citoyennes et citoyens le mardi 19 janvier 2021 au rassemblement à l’initiative de la CGT organisé devant la mairie puis la sous-préfecture de Morlaix pour demander la régularisation de ces travailleurs sans papiers, et nous attendons de l’État et de ses représentants qu’ils mettent en application les dispositions du code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile qui protègent les travailleurs victimes d’entorse au droit du travail et de traite d’êtres humains qui cherchent à faire valoir leurs droits.
C’est une question de respect des lois et des valeurs de la République, comme d’humanité.
Nous comptons fortement sur votre attention portée à ce dossier et votre résolution à le faire évoluer positivement.
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, élu à Morlaix
Corentin Derrien, ici point levé sur le marché de Morlaix, avec Walden Gauthier, plus jeune élu du Finistère, à Saint Thégonnec - Loc Eguiner, sera le référent technique de la délégation du PCF Finistère, composée de 10 représentants (9 au titre de notre nombre de cotisants + 1 membre du CN: Ismaël Dupont)
Enzo de Gregorio, secrétaire du MJCF Finistère (à gauche), sera présent dans la délégation du PCF Finistère à la conférence nationale
Les délégués de la fédération du PCF Finistère à la conférence nationale de ce week-end, 10 et 11 avril, réunis en viséo-conférence, seront Martine Carn, Eugénie Cazaux, Corentin Derrien, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont, Marion Francès, Jean-Luc Le Calvez, Marie-Françoise Madec Jacob, Erwan Rivoalan (le dimanche), Monique Sithamma, Pierre-Yves Thomas.
L'AG de section du PCF pays de Morlaix (95 adhérents) réunie le 20 mars avec une vingtaine de camarades a consensuellement soutenu une candidature communiste à la présidentielle, et celle de Fabien Roussel, a été tirée une contribution collective à la conférence nationale transmise sur le site du PCF:
Pour voir les contributions sur le site national du Parti communiste français:
Photos Ismaël Dupont et Lucienne Nayet
Un beau rassemblement pour le climat et une vraie prise en compte des enjeux du dérèglement climatique à Morlaix ce matin.
Les communistes et de nombreux élus de gauche étaient présents.
Une vingtaine de camarades étaient présents dont plusieurs élus communistes: Martine Carn (Plougonven), Roger Héré et Patrick Beguivin (Plouigneau), Corentin Derrien (Saint Thégonnec-Loc Eguiner), Ismaël Dupont (Morlaix).
Martine Carn, Patrick Beguivin et Lucienne Nayet ont distribué l'appel du PCF pour une vraie loi climat.
Et nous avons fait deux nouvelles adhésions pour la section de Morlaix dans le rassemblement, deux musiciens et chanteurs engagés aussi à la CGT du spectacle et des intermittents, ce qui porte à 6 le nombre de nouveaux adhérents dans la section de Morlaix en 15 jours et à 95-96 le nombre d'adhérents de la section PCF pays de Morlaix !!!!
Encore un petit effort et on atteindra les 100 adhérents dans la section de Morlaix, du jamais vu depuis des décennies!!!
***
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une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle
Après Lucienne Nayet la veille, une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix (Daniel Ravasio, Corentin Derrien, Martine Carn, Pietro d'Oriano, Marie Françoise Madec Jacob, Lucienne Nayet, Patrick Gambache, Ismael Dupont) est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle pour la réouverture des lieux de culture et contre la réforme de l'assurance chômage, frappant les intermittents, artistes et techniciens, mais pas que, bien sûr.
Pendant que les profits explosent pour quelques milliardaires et actionnaires d'entreprises du CAC 40, ce sont des centaines de milliers de chômeurs, de travailleurs précaires, par intermittence, qui trinquent avec la réforme de l'assurance chômage. C'est toute la société qui est privée d'une grande partie des créations culturelles et artistiques et de ses libertés par un gouvernement incapable d'organiser son système de santé et la protection sanitaire par un accès généralisé aux vaccins et aux dépistages.
Un mouvement ouvert et inclusif d'occupation avec des agoras chaque jour permettant à tous, et tous les citoyens venus les soutenir, de s'exprimer, des initiatives créatives, fraternelles et joyeuses!
Le Théâtre de Morlaix fait partie des quatre lieux de culture finisteriens, avec le Théâtre de Cornouaille, le Quartz, la salle de spectacle de Plouguerneau, et d'autres salles comme le Carré Magique à Lannion que sont venus soutenir nos camarades costarmoricains du PCF hier, occupés pour que la culture et ses acteurs, la qualité de sens, de joie, d'imaginaire, d'intelligence critique qu'ils créent, soient considérés comme des biens essentiels, même en temps d'épidémie, et que tout ne soit pas sacrifié à l'économie marchande!
Un mouvement remarquable pour réveiller les consciences et l'esprit de liberté la population, pour arrêter de faire payer la culture.
Le collectif qui occupe le théâtre, composé d'intermittents, d'artistes, de techniciens, invite les citoyens du pays de Morlaix à venir échanger au Théâtre et tous les soirs à 17h, 17h30, sur l'esplanade en extérieur, devant le théâtre, dans le respect des gestes barrières et des protections sanitaires.
Par Pierre Dharréville, délégué national du PCF à la culture et député PCF des Bouches- du-Rhône.
Madame la ministre,
Vous avez annoncé en reprenant Pablo Neruda, que « le printemps est inexorable ». Cette formule, le grand poète communiste chilien l’appuyait sur un constat : « Pourtant, il existe des gens qui croient au changement, des gens qui ont pratiqué le changement, qui l’ont fait triompher, qui l’ont fait fleurir… » Or les choses sont clairement établies : le gouvernement n’en fait pas partie. Il en fait d’autant moins partie qu’il confirme à chaque étape son choix du sacrifice de la culture. Elle n’a jamais été dans les priorités de la Macronie, mais voici désormais bientôt un an qu’elle est sous l’étouffoir.
A plusieurs reprises, l’exécutif a été pris en flagrant délit de l’oublier. En réalité, il n’y a pas d’oubli : elle ne fait tout simplement pas partie des choses essentielles à ses yeux. La crise dans laquelle se débat notre pays comme toute l’humanité n’est plus depuis longtemps seulement une crise sanitaire. Nos esprits se dessèchent de n’être plus suffisamment alimentés, sollicités, interrogés, bousculés, transportés…
Qu’on se rassure pourtant, tout n’est pas empêché : les cadors de l’industrie culturelle, ceux qui en font une marchandise standardisée, prennent cette situation comme un tremplin. Vous avez opposé dans une rhétorique un peu facile la création supposée élitiste d’un côté et les usages supposés populaires de l’autre, l’une étant à l’arrêt, l’autre perdurant.
Certes tout accès à des créations n’est pas éteint. Certes, l’art se pratique encore dans les soupentes. Certes, il s’en partage encore tant soit peu sur les réseaux et à travers les écrans. Certes, des compagnies se préparent à un insaisissable recommencement.
Non, l’aspiration à la culture n’a pas disparu. Mais elle peut aussi s’étioler, se perdre, se dissoudre. Nous le savons à l’heure où la raison est si souvent malmenée par le complot et la politique par les populismes. Et dans ce désert où les propositions sont aussi rares que des oasis, se fabriquent de nouvelles normes qui en viennent à formater les désirs. Il dépérit, le peuple qui ne danse plus, qui ne monte plus sur les planches, qui ne rit plus, qui ne s’émerveille plus, qui ne se rencontre plus, qui ne rêve plus.
Vous auriez tort de penser que les manifestations qui appellent à rouvrir l’espace de la culture sont des enfantillages de professionnels bohèmes et élitistes. Tandis que vous vous méprenez sur la dangerosité du blackout culturel, ils ne se méprennent pas sur la dangerosité du virus. Ce qui est à l’œuvre ne met pas seulement en cause leur existence présente et à venir, mais crée les conditions de la décivilisation.
Vous avez pointé du doigt pour vous excuser la « faiblesse chronique de la réflexion des partis politiques sur l’enjeu culturel ». Parlez pour votre camp. Pour ce qui nous concerne, nous n’avons de cesse que d’agir pour en faire un enjeu central car elle est la condition de la politique, et plus profondément la condition de l’émancipation humaine. C’est pourquoi nous refusons de la laisser entre les mains du marché ou des identitaires de toutes obédiences. Les communistes français ont joué un très grand rôle dans le développement des politiques publiques de l’art et de la culture ainsi que de leur démocratisation ; ils sont toujours porteurs d’un projet émancipateur de refondation qui donnerait un nouveau souffle à la création artistique et à la démocratie culturelle. Ouvrez donc des espaces pour en discuter. Dans l’immédiat nous vous demandons donc derechef la réouverture des lieux de culture accompagnées de conditions sanitaires adéquates, ainsi que le développement significatif de la commande publique et des soutiens financiers correspondants.
Plutôt que l’extinction des feux, le moment que nous vivons appelle à changer de modèle. Il appelle à changer notre rapport à l’acte de création. Levez le rideau !
Discours d'hommage à deux voix et au nom du PCF à Alain David pour sa cérémonie d'obsèques à Saint-Thégonnec le 23 mars 2021:
Daniel Ravasio:
"Alain, c’est le jour anniversaire des 150 ans de la Commune, que tu nous as quitté.
Cette nouvelle laisse nombre de nos camarades sans voix, tristes, ému-es.
Il nous revient, la gorge nouée, de faire partager combien tu comptais pour nous, combien tu vas nous manquer, toi qui as marqué l’histoire morlaisienne pendant des dizaines d’année, toi qui n’as pas compté ton temps au service de ton parti, au service de la population, dans tous les combats pour la justice sociale, l’égalité des droits, la lutte contre l’extrême-droite, pour la solidarité internationale.
C’est au collège du Château que nous avons eu l’occasion de nous découvrir, de nous apprécier. Militants tous les deux, nous nous sommes épaulés dans les actions, les luttes pour un enseignement public digne de ce nom avec les moyens nécessaires à son bon fonctionnement. Là, je savais déjà que je pouvais compter sur toi pour un conseil, une aide. J’en garde un souvenir ému.
Tu as adhéré au Parti Communiste à Morlaix pendant le mouvement de mai 1968, à 26 ans.
Et très rapidement tu prends des responsabilités dans la section, succédant comme secrétaire de section à Michel Derrien, décédé lui aussi il y a quelques semaines (et pour qui Alain David avait prononcé un vibrant éloge funèbre à Saint Thégonnec).
Tu disais avec émotion de Michel Derrien le 31 décembre dernier, au même endroit, il y a à peine plus de deux mois :
"Avec ta disparition le parti communiste perd un militant aux qualités humaines unanimement reconnues qui s’est investi sans relâche dans toutes ses activités pendant des années. Mais la ville de Morlaix et ses habitants perdent aussi un élu, un soutien qui n’a ménagé ni son temps ni son énergie pour améliorer la vie de ses concitoyens particulièrement les plus fragiles.
Je t'ai connu en 1968, l’année de mon adhésion au Parti. J’ai tout de suite été frappé par la qualité de ta réflexion, de ton apport à la réflexion collective en tant que secrétaire de section de Morlaix et au rayonnement des idées communistes.
Tu avais beaucoup lu et avais donc une culture très étendue, même si tu ne l’étalais pas.
Tu avais un souci permanent d’ouverture du Parti invitant à participer aux réunions, au-delà de nos rangs sur des sujets divers, de l’éducation populaire sans en dire le nom.
Parmi les activités que tu ne manquais jamais il y avait, comme temps fort, la préparation des congrès.
Tu tenais à ce que le maximum de camarades puisse participer aux échanges, à la réflexion et aux propositions. Là encore ta réflexion, ton expérience, ta rigueur étaient précieuses.
Tu étais toujours soucieux de la précision des choses et de l’accessibilité des formulations. Je t’entends encore me dire : « tu sais, nous les communistes, il faut que nous soyons compris par tout le monde. S’il y a plusieurs façons de dire les choses, sans en altérer le sens, choisis toujours la plus simple, la plus compréhensible ».
Et tu concluais ton discours d'hommage à Michel par ces mots:
"(...) En cette année où l’on fête le 100ème anniversaire du PCF, on célèbre beaucoup et c’est bien normal, les grandes avancées sociales à son actif et toutes celles et tous ceux qui y ont joué un grand rôle. Mais le rôle du PCF c’est aussi le résultat du combat de centaines de milliers de militants et d’élus qui, comme toi, ont toute leur vie lutté pour bâtir cette France fraternelle que chantait Jean FERRAT. A l’heure où l’humanité est confrontée à des défis colossaux pour dépasser cette société d’exploitation, de domination et d’aliénation qui sème tant de drames et de misère, à l’heure où la vie même est menacée sur la planète, il est temps que les choses changent. Cela a été le combat de ta vie".
Combien cet hommage magnifique que tu fais à Michel, qui fut un de tes premiers maîtres en militantisme, s'applique bien à toi, Alain !
Comme on te retrouve là...
83 jours après que tu ais prononcé ces mots ici même pour dresser le portrait de Michel, et faire le bilan de tout ce qu'il t'avait et nous avait apporté, nous reprenons tes propres mots, Alain, pour définir ce qu'il y avait de plus essentiel et remarquable dans ton apport militant et ta personne : ça pour nous, c'est aussi toi, c'est ta leçon, c'est ton exemple, c'est ce pourquoi nous t'admirons et t'aimons".
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Ismaël Dupont:
"Les premiers engagements d’Alain ont eu lieu sur fond des bruits de bottes de la guerre d’Algérie. A l’École Normale de Quimper, Alain David, avec André Bernard, André GOURIOU (le papa de Isabelle ASSIH l'actuelle Maire de Quimper) et quelques Camarades du cercle des JC, a passé quelques nuits à recopier et à dupliquer à la ronéo à alcool la QUESTION de Henri ALLEG, notre camarade journaliste communiste à Alger torturé par les paras, des tracts qu’ils allaient ensuite distribuer autour des Halles de Quimper. C'était l'époque des premiers engagements militants sur les bases du refus de la guerre et pour la paix en Algérie au côté de Jean-François HAMON, la figure emblématique du PC Quimpérois.
Depuis ta prise de carte au moment du mouvement de mai-juin 68 à la cellule de Saint-Martin-des-Champs, puis ton passage à la cellule Maurice Thorez du Pouliet avec François Paugam, tu as été, Alain, la grande voix du Parti communiste dans la région de Morlaix.
Quelle longévité, quelle constance !
« En ces temps où les responsables politiques semblent souvent préparés et élevés en batterie, Alain, tu étais, comme Alphonse Penven, que tu saluais ainsi il y a quelques mois, et qui fut ton premier suppléant aux législatives, un témoin d'une autre époque où les valeurs étaient chevillées au corps"
Un homme de caractère qui ne renonce jamais, un homme de générosité, un passionné, prêt à sacrifier beaucoup de choses pour son Parti, « pas une fin en soi mais un outil pour changer les choses », disais-tu, ce qui n’a pas dû être simple pour sa famille, ses enfants.
Il n’y a pas de militant et d’homme politique avec cet engagement sans une femme admirable avec lui pour l’aider, s’occuper des enfants, de l’intendance, lui servir de secrétaire pour Monique, payer le prix de l’engagement au PCF de son mari au travail, où sa carrière a été sans doute bloquée dans son entreprise : oui Monique, souvent dans l’ombre, même si elle était engagée elle aussi, dans le syndicat, la CGT bien entendu, et sans qui Alain n’aurait pas été ce qu’il a été, n’aurait pas fait ce qu’il a fait. Cet hommage, il est aussi pour toi Monique. Il est pour vos enfants, qui peuvent être fiers de leur père même s’il a sans doute été trop absent pour eux, dans leur enfance.
Alain, tu as été candidat pour le Parti communiste sur de nombreuses élections : législatives, départementales, municipales.
Tu as été secrétaire de la section PCF Morlaix, élu à l’exécutif et au Conseil Départemental de la Fédération PCF Finistère.
De 1986 à 2000, tu as été membre du secrétariat de la fédération du Finistère en charge de responsabilités diverses : la formation militante, une responsabilité que tu affectionnais, le réseau des élus communistes et sympathisants (jusqu’à 300 à cette époque). Robert Clément, ancien président du Conseil Départemental de Seine St Denis, ancien président de l’ANECR et maire de Romainville, a d’ailleurs tenu à exprimer la sympathie qu’il avait pour toi.
En 2015, quand je suis devenu secrétaire départemental du PCF, tu m’as donné des conseils précieux, tu m’as aidé et tu as participé quelques mois au Conseil Départemental du PCF pour faciliter la transition. C’était un vrai plaisir de traverser les Monts d’Arrée avec toi pour aller à nos réunions à Pont-de-Buis, comme de 2012 à 2015 pour participer aux réunions départementales du Front de Gauche que tu contribuais à animer avec moi et François Rippe notamment, pour le collectif Front de Gauche de Morlaix.
Alain, tu as aussi fait partie de ceux qui ont lancé le comité de défense du centre hospitalier de Morlaix, aujourd’hui présidé par Martine Carn, en 2015, prolongement logique à ton implication dans l’Atelier citoyen santé Bretagne du PCF avec Christiane Caro, et à l’organisation de débats sur des sujets toujours d’une brûlante actualité : prise en charge de la perte d’autonomie, centres de santé.
Jusqu’à il y a 15 jours, tu étais toujours très investi. Tu as participé à de nombreuses initiatives de campagne de la liste « Morlaix ensemble » conduite par Jean-Paul Vermot, avec notamment Marylise Lebranchu, présente aussi aujourd’hui. Tu écrivais pour le Chiffon Rouge, tu échangeais sur Facebook, et tout récemment aussi tu as écrit avec Lucienne NAYET un bel éditorial pour le prochain numéro du journal « LE VIADUC », journal de la section PCF Morlaix, où tu exprimais ta satisfaction de voir désormais la section de Morlaix compter 19 élus communistes ou sympathisants sur le territoire. Symbole de ton optimisme de la volonté, cet article s’appelait : « Ensemble, construisons l’avenir !!! »
Oui, Alain, ensemble, nous nous battrons pour construire un meilleur avenir que celui qui nous est promis actuellement. Et nous aurons toujours pour cela au cœur des souvenirs et en tête tes leçons.
Tu étais toujours présent pour échanger et donner des conseils à ses camarades, tenir le stand politique du PCF à la fête du Viaduc, participer aux débats et à la réflexion collective, et volontaire pour donner un coup de main.
Tu étais tout particulièrement content de voir des jeunes rejoindre le Parti Communiste et, ainsi, assurer la relève. Jusque sur ton lit d’hôpital après ton accident et tes brûlures, tu demandais au téléphone à Jean-Luc et à Lucienne un rapport détaillé sur la dernière réunion de section, la présence des JC.
Alain tu as été élu pendant 31 ans à la ville de Morlaix, de 1977 à 2008 (quatre mandats d’adjoint, deux aux affaires scolaires, deux à l’urbanisme, un mandat dans l’opposition).
En 2007, tu as fait savoir que tu ne repartirais pour une nouvelle aventure municipale. Dans une interview au journal Le Télégramme tu disais à Jean-Philippe Quignon :
« Mon militantisme ne s’est jamais limité à mon engagement municipal, et heureusement d’ailleurs, car c’est à mes yeux un des dangers qui guette les élus locaux, trop souvent cantonnés à un rôle de gestionnaires. Ce militantisme a donné un sens à mon action locale ».
Alain, tu étais un tribun, un débatteur redoutable, un homme charismatique dont la parole, allant toujours à l’essentiel, soucieuse d’être comprise par tous, et pleine de sagesse, était respectée et entendue.
En même temps, tu es resté modeste, proche des gens, te mettant à la portée de chacun, bienveillant, attentif aux autres et d'une grande générosité pour autrui. La multitude d’hommage que tu as reçus depuis vendredi de gens qui t’aimaient, te respectaient, t’admiraient, avaient de l’affection pour toi, témoigne de cela.
Comme élu, militant et citoyen, tu as toujours travaillé pour réduire les inégalités, faire grandir les solidarités, pour la justice sociale. Tu disais encore au journaliste du Télégramme en 2007:
« On a l’impression que ceux qui nous gouvernent estiment que nos compatriotes ne sont pas aptes à réfléchir… Lorsque j’ai adhéré au PC, c’était d’abord pour dire mon refus des injustices. Je n’avais pas lu tout Marx ou Lénine. Si j’y suis resté, c’est parce que j’ai toujours été convaincu qu’il fallait que demeure en France une organisation politique qui prenne en compte les besoins immédiats des gens. Un parti qui, par ailleurs, dépasse le capitalisme et affirme haut et fort que ce n’est pas la loi de l’argent qui domine tout. Comme toute entreprise humaine, on s’est trompé. Longtemps on a pas voulu le reconnaître. Par contre, on est le seul parti à pouvoir l’affirmer, on ne s’est jamais trompé de camp».
Parallèlement, tu as eu des engagements associatifs : tu fus notamment président de MAJ (Morlaix Animation Jeunesse) pendant 16 ans, association que tu contribuas à créer et où tu t’investis jusqu’à il y a peu de temps encore, avec Françoise Abalain. Il y a eut également l’engagement à Morlaix-Wavel, pour la Palestine, la paix et la solidarité internationale.
En tant qu’élu aux affaires scolaires, c’est sous ton mandat que fut créée l’école expérimentale de Kerfraval, où travaillait Annick, la femme de Jean Dréan, institutrice, dont tu prononças l’hommage en août 2018. Ce fut toi qui porta le projet des tarifs dégressifs dans les cantines, les activités périscolaires et centres de loisirs communaux pour corriger les conséquences des inégalités de revenus, et cela contre l’avis du sous-préfet de l’époque, et aussi de nombreux parents d’élèves. Aujourd’hui, près de la moitié des Morlaisiens mettant leurs enfants dans le public bénéficient pour leurs enfants d’un repas à la cantine entre 1€ et 2€. ça c’est du concret !!!
Garantir l'égalité concrète d'accès aux droits (restauration scolaire, loisirs, logement de qualité, etc.), était ta préoccupation constante.
Tu as eu en tant qu’adjoint à l’urbanisme le souci de développer des lotissements à haute valeur environnementale et du logement social de qualité.
Les employés municipaux gardent un bon souvenir de toi en tant qu’élu.
Pour tes collègues élus de la majorité, et notamment ceux du groupe communiste, tu étais d’un grand soutien et, en même temps que tu fixais haut la barre de l’exigence politique, pour les intérêts des morlaisiens, ta boussole, tu avais le sens du collectif, de l’association de tous à l’élaboration des décisions.
Si Morlaix a été en pointe des solidarités, et des dispositifs de justice sociale pendant des années, c’est en partie à Alain David qu’on le doit.
Ferme dans ses convictions, Alain n’était pas sectaire. Il argumentait, ne désespérait jamais de convaincre, était ouvert à la confrontation d’idées et à leur diversité. Il était toujours soucieux de prendre en compte ce qu’il y avait dans la tête des gens à un moment donné, par delà nos propres certitudes. En cela, c’était un vrai marxiste.
Il avait l’intelligence et le recul nécessaire, en même temps qu’une grande courtoisie. Il refusait les arguments en dessous de la ceinture et les attaques personnelles, et était respecté dans des milieux très divers, par des gens de sensibilité et de conviction différentes. On le voyait quand on tractait au marché avec lui ou quand on venait nous demander de ses nouvelles dans nos initiatives militantes, dans les manifs.
Le décès d’Alain est une immense perte pour Morlaix et pour le Parti communiste. Ta personnalité, Alain, était tellement attachante. Nous avons tant appris auprès de toi".
C'était tellement lui! Nous lui devons tant!
ENSEMBLE CONSTRUISONS L’AVENIR
A l‘issue des municipales 2020, 19 élus communistes ou sympathisants ont été élus dans le pays de Morlaix. La population peut ainsi compter sur des élus plus nombreux, plus jeunes et largement renouvelés qui feront valoir ses préoccupations et défendront ses intérêts par une politique sociale, écologique, économique, culturelle et démocratique ambitieuse.
Nous serons un point d’appui sur lequel la population pourra compter pour s’opposer fermement à la casse organisée par le gouvernement et ceux qui l’ont précédé.
Les moyens dont les communes disposent ont été considérablement réduits alors que les besoins augmentent. Pour sortir de cette situation le combat commun des élus et de la population est indispensable.
Porteurs de valeurs humanistes et de solidarité, nous développerons avec la population la défense et la promotion des services publics, de l’emploi, de la formation et de la santé.
Ces services permettront de répondre aux conditions d’extrême pauvreté économique et sociale dont souffrent une partie grandissante de nos populations d’autant plus que la crise sanitaire pose de façon dramatique et encore plus forte le problème des inégalités économiques et sociales qui se creusent chaque jour davantage.
Nous prioriserons la défense et la promotion de l’environnement à tous les niveaux du local au mondial, y compris en intégrant la nécessaire transition de l’agriculture.
Les communes sont le lieu privilégié où les citoyens peuvent exercer une démocratie vivante et de proximité. C’est le lieu où chaque citoyenne et citoyen peut continuer, pendant les six ans du mandat, à peser sur les décisions à prendre. C’est pourquoi ce sera un point essentiel de notre action d’élus communistes.
Oui, ensemble nous pouvons construire l’avenir.
Alain David et Lucienne Nayet, 3 mars 2021
Une partie des 18 élus municipaux communistes à Morlaix-Communauté -Photo Enzo de Gregorio - 6 mars 2021 - De gauche à droite: Ismaël Dupont, Fréderic L'Aminot, Mariane Gauthier Destable, Marie-Françoise Madec Jacob, Patrick Gambache, Martine Carn, Eugène Davillers Caradec, Corentin Derrien.
Infos du PCF pays de Morlaix.
Parce que la société va de plus en plus mal, parce que l'inaction et l'isolement forcé la font aller encore plus mal, les communistes agissent, se réunissent (dans le respect des gestes de précaution sanitaire), se mobilisent.
Ce week-end des 13 et 14 mars, en lien avec notre semaine de mobilisation nationale, ce PCF Morlaix et les JC ont distribué des tracts nationaux du PCF pour que les vaccins Covid deviennent des biens publics mondiaux et que les brevets deviennent libres afin que la pandémie ne perdure pas pour alimenter les profits des multinationales du médicament et de leurs actionnaires.
Samedi 13, une réunion a eu lieu pour préparer un prochain "Viaduc", journal de section PCF pays de Morlaix.
3 nouveaux camarades ont adhéré à la section depuis notre dernière réunion du samedi 6 mars qui a réuni un nombre important de camarades pour discuter des Régionales.
A ce jour, la section de Morlaix compte 88 adhérents à jour de cotisation, témoignant d'une progression constante de son nombre d'adhérents.
Depuis deux semaines nous avons distribué le journal santé du PCF Bretagne "A cœur ouvert" sur le marché de Morlaix (les JC le 27 février), à l'hôpital de Morlaix (le 4 mars), devant l'usine Bosh à Saint-Thégonnec.
Plusieurs initiatives sont programmées dans les jours à venir:
Lundi 15 mars (10 h) : distribution de tracts PCF sur le marché de Guerlesquin
Jeudi 17 mars (11 h 50) : distribution de tracts PCF devant l’usine Sermetta à Morlaix
En prévision aussi: une distribution de tracts organisée sur le marché de Plougasnou. Une distribution du journal « A Cœur Ouvert », devant l’hôpital à Plougonven (Guervenan)
AG de Section – Samedi 20 mars de 9 h 30 à 12 h (local de la section)
Une AG de Section se tiendra le samedi 13 mars de 9 h 30 à 12 h au local de la section.
Elle se tiendra autour de 3 points qui seront abordés et débattus l’un après l’autre.
9 h 30 – 11 h : les élections présidentielles et le PCF.
11 h – 11 h 30 : préparation du congrès du PCF
11 h 30 – 12 h : activité de la section