Pour information, Ouest-France le mardi 17 février a publié dans l'encart Plouigneau quelques extraits de cette lettre ouverte adressée ce week-end, ce que le Télégramme s'est refusé à faire pour l'instant. Ménagerait-on la maire et candidate départementales UMP de Plouigneau?
Roger Héré - Conseiller municipal - PCF-Front de Gauche
le 13 février 2015
à Mme Le Houérou, Maire de Plouigneau
Madame Le Maire,
J'ai été informé, qu'en votre qualité de présidente du CCAS de Plouigneau vous aviez transmis en décembre 2014, conjointement avec la directrice du CCAS, un dossier au Comité technique du centre de gestion du Finistère en vue de modifier les contrats de travail de deux employées du Service d'aide à domicile. Vous y indiquiez envisager de réduire leur temps de travail hebdomadaire de 17 h 30 à 5 h 00.
Selon les informations obtenues, le centre de gestion n'a pas réservé une suite favorable à votre demande, et a souhaité, au contraire, que vous fassiez d'autres propositions aux salariées.
Je dois vous dire que j'ai été particulièrement choqué de la brutalité de votre proposition de réduction des horaires du contrat de travail, sans autre alternative.
Comment penser, en effet, qu'un salarié, quel qu'il soit, puisse vivre avec une rémunération relative à un travail de seulement 5 h 00 par semaine, a fortiori si ce salarié est par ailleurs chargé de famille ?
Cette décision, si elle était prise, s'apparenterait à un quasi licenciement. Elle constituerait par ailleurs une disparition programmée du service public d'aide à la personne sur la commune de Plouigneau.
Vous motivez votre proposition par une invitation du Conseil général à étudier des pistes de réflexion compte tenu de la baisse d'activité du service d'aide à domicile et des résultats déficitaires depuis 2011, ainsi que des interpellations du Trésorier général de Plouigneau à cet égard.
Cependant, vous ne faites aucune autre proposition aux salariées concernées que celle de réduire leurs horaires, sans chercher à leur offrir d'autres perspectives.
Or, le CCAS, dont elles sont salariées, exerce d'autres missions que celles du service d'aide à domicile, en particulier dans le fonctionnement de l'EHPAD. La qualification de ces salariées les conduirait naturellement à pouvoir y exercer des missions, en complément et dans la continuité du travail qu'elles réalisent déjà.
Par ailleurs si, par extraordinaire, aucune autre possibilité n'existait au sein du CCAS lui-même, il conviendrait d'examiner la situation en direction des activités relevant du personnel communal, où des possibilités existent certainement pour peu qu'on veuille bien se donner la peine de les rechercher.
Pour ces raisons je vous demande solennellement de trouver des solutions pour conduire à maintenir aux salariées leur niveau global d'activité actuel, voire même d'augmenter celui-ci.
Mais cette affaire suscite bien d'autres questions qui concernent la collectivité tout entière.
Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi le service d'aide à domicile exercé par le service public (le CCAS) a-t-il perdu à ce point de l'activité quand, dans le même temps, les effets du vieillissement de la population ne peuvent pas conduire à diminuer objectivement les besoins des services d'aide aux personnes ? Comment peut-on remédier à la situation ?
Toutes questions qui ne concernent pas que le seul CCAS, mais qui intéressent la commune de Plouigneau dans son ensemble, et en premier lieu son assemblée délibérante, le Conseil municipal.
C'est pourquoi je vous demande d'inscrire ces questions à l'ordre du jour du prochain conseil municipal.
Veuillez agréer, Madame le Maire, mes salutations distinguées.
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