Cela se passe à l'hôpital de Morlaix, unité Alzheimer de Guervenan à Plougonven: une infirmière contractuelle (diplômée mais sur contrat temporaire en attente d'être stagiairisée et titularisée) qui donnait pleinement satisfaction se voit notifier le 24 décembre qu'elle ne reprend pas le service le lendemain.
Ses collègues apprennent le départ forcé et expéditif à leur retour des congés pour les fêtes.
Quel respect humain pour des agents du service public!
Comme cela, 14 infirmières contractuelles n'ont pas été renouvelées en cette fin d'année sur l'hôpital de Morlaix.
Tristement banal: l'administration hospitalière, désormais formée au management néo-libéral sur le modèle de l'entreprise, et encouragée à employer ces méthodes qui dégradent la qualité de la prise en charge et des conditions de travail des personnels par l'ARS et la politique d'austérité de l'Etat, dont le secteur de la Santé et l'hôpital public sont les premières victimes, subordonne tout à la rentabilité financière.
A l'hôpital de Brest-Carhaix, c'est 190 emplois que l'on supprime.
A l'hôpital de Douarnenez, on voudrait fermer le bloc opératoire et d'autres services.
A Concarneau, on ferme les urgences.
Dans le même temps, l'Etat tend à favoriser les cliniques privées qui héritent des activités rentables, parfois pratiquées par des médecins de l'hôpital, et qui sont considérées comme complémentaires de la fonction publique hospitalière.
C'est la casse progressive mais méthodique d'un système de santé qui était parmi les plus efficaces et protecteurs du monde.
Au nom de la rationalité de ceux qui percoivent la santé comme une marchandise comme les autres.
Avec les personnels des hôpitaux, les citoyens doivent redoubler de vigilance pour ne pas que leurs services hospitaliers continuent à se dégrader.
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