Son parti, le Likoud, a beau être arrivé en tête, Benyamin Netanyahou a perdu les élections législatives du 27 octobre. La coalition qu’il forme avec les partis religieux et l’extrême droite suprémaciste d’Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich est passée de 68 sièges à 53, en deçà des 61 requis pour former une majorité à la Knesset. La sanction est nette.
Mais, avec 48 sièges, l’hétéroclite bloc d’opposition conduit par Gadi Eizenkot ne peut incarner l’alternance sans alliance. Or, le fait majeur de ce scrutin, c’est la percée historique des listes dites « arabes » (19 sièges) – en fait, des listes mixtes, unissant juifs et palestiniens d’Israël –, et surtout l’excellent score de la Liste unifiée (12 sièges), une coalition où le Hadash et les communistes jouent un rôle pivot.
Donald Trump en appui
Sur le papier, un gouvernement incluant les listes judéo-arabes ou bénéficiant de leur soutien sans participation permettrait de chasser Benyamin Netanyahou du pouvoir. Mais la politique n’est pas l’arithmétique et dans le bloc Eizenkot, deux figures venues du Likoud, Naftali Bennett et Avidgor Liberman, devraient tout renier de leurs convictions racistes pour envisager un tel accord. « Quiconque souhaite proposer une alternative réelle et authentique à ce gouvernement aux mains tachées de sang devra s’adresser à nous pour ouvrir la voie au changement », a déclaré au lendemain du scrutin Yousef Jabareen, à la tête de la Liste unifiée.
Si cette main tendue n’est pas saisie, Benyamin Netanyahou, ce criminel de guerre cerné par les affaires de corruption, usera de toutes les roueries pour se maintenir à son poste, quitte à déchaîner encore la guerre. Il peut compter dans cette entreprise sur son plus sûr allié, Donald Trump, qui travaille en coulisses à échafauder le scénario d’un « gouvernement d’union nationale » contredisant radicalement le verdict des urnes.
Benyamin Netanyahou a annihilé Gaza ; ses croisades ont ravagé le Moyen-Orient ; il a livré la Cisjordanie, qu’il voue à l’annexion, à la terreur des colons. Il démolit méthodiquement ce qui reste de l’État de droit en Israël. Il faut sortir de ce cauchemar, retrouver le chemin de la paix, en finir avec la colonisation et l’occupation de la Palestine.
commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
/image%2F1489059%2F20261029%2Fob_2b5640_screenshot-2026-10-29-at-10-14-49-rosa.png)
