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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 07:20

Les mardis de l’Education Populaire : conférence sur Marcel CACHIN le mardi 14 décembre (18 h – local PCF Morlaix)

Une belle conférence sur le Chili s’est tenue le mardi 21 septembre à Plourin les Morlaix.

Un beau succès.

Une nouvelle conférence se tiendra le mardi 14 décembre (18 h – local PCF Morlaix) avec l’écrivain, journaliste, historien Georges CADIOU autour de son livre sur Marcel CACHIN, un breton émancipé, une des grandes figures des premières décennies du PCF, directeur de l’Humanité, breton et amoureux de la Bretagne, de sa langue et de sa culture.

Georges Cadiou nous parlera aussi de son livre publié en 2021 aux éditions Yoran Embanner, "Marcel Cachin, un breton émancipé", le dimanche 28 novembre à l'espace livres de la fête de l'Humanité Bretagne à 15h (parc des expositions de Lorient)

Georges Cadiou présent pour les Mardis de l'éducation populaire à Morlaix le 14 décembre (conférence sur Marcel Cachin, un breton émancipé) et à la fête de l'Humanité Bretagne le dimanche 28 novembre

Présentation du livre de Georges Cadiou:

Marcel Cachin, un breton émancipé

Yoran Embanner, 2021 - 16€

Compagnon de Jean Jaurès, directeur de « L’Humanité » pendant 40 ans, député, sénateur, Marcel Cachin est surtout connu pour avoir été le principal fondateur du Parti communiste français lors du célèbre Congrès de Tours à la fin du mois de décembre 1920. Né à Paimpol, Marcel Cachin fut, tout au long de sa vie, un fervent anticolonialiste, ardent défenseur de la République espagnole, antifasciste militant, soutien de la cause arménienne et de la création de l’état d’Israël à ses débuts. Il fut aussi un militant breton, défenseur acharné de la langue bretonne qu’il parlait. En 1947, avec Pierre Hervé, député communiste du Finistère, originaire de Lanmeur, il présenta à l’Assemblée nationale un projet de Loi sur l’enseignement du breton à l’école publique, projet qui fut ensuite dénaturé par la coalition dite de Troisième force, socialistes et centristes, pour donner la pâle Loi Deixonne. Marcel Cachin savait que la Bretagne était davantage qu’une région, il l’a dit et écrit dans ses carnets personnels publiés voici quelques années par le CNRS. Marcel Cachin n’a évidemment pas échappé aux dérives du siècle dernier. Il croyait fermement aux promesses de la Révolution d’Octobre, ce qui l’amena, comme beaucoup d’autres, à cautionner le stalinisme qui enterra bien des espoirs de libération humaine. Marcel Cachin n’avait pas encore de biographie. On se demande pourquoi lorsque l’on voit le nombre de publications sur d’autres hommes politiques qui furent ses contemporains !

Georges Cadiou, déjà connu pour avoir dénoncé les dérives du Mouvement breton au moment de l’Occupation dans son livre « L’hermine et la croix gammée » revient ici sur la vie foisonnante de Marcel Cachin, ce « Breton émancipé » qui fut à l’origine d’une association de Bretons de la Région parisienne portant ce nom dans les années 1930. Une réflexion sur un siècle tragique d’espoirs et de désillusions pour mieux appréhender les défis qui nous attendent. Un livre salutaire, une biographie que l’on attendait !

Georges Cadiou présent pour les Mardis de l'éducation populaire à Morlaix le 14 décembre (conférence sur Marcel Cachin, un breton émancipé) et à la fête de l'Humanité Bretagne le dimanche 28 novembre
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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 06:25
Mohamed Mbougar Sarr: un Goncourt qui détonne - par Muriel Steinmetz, L'Humanité, 4 novembre 2021
Mohamed Mbougar Sarr : un Goncourt qui détonne
Jeudi 4 Novembre 2021

Avec son beau roman la Plus Secrète Mémoire des hommes, ce jeune écrivain sénégalais surdoué, déjà favori pour les autres prix, entre dans la renommée par la grande porte.

Cent ans après René Maran, premier écrivain noir à obtenir le prix Goncourt, le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr connaît cette consécration. Son roman  la Plus Secrète Mémoire des hommes (Philippe Rey/Jimsaan) a obtenu six voix au premier tour. Il était en lice avec  Enfant de salaud, de Sorj Chalandon (Grasset), Milwaukee Blues, du Haïtien Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser), inspiré du meurtre de George Floyd en mai 2020, et le Voyage dans l’Est, de  Christine Angot (Flammarion), déjà récompensé par le prix Médicis.

Bonne nouvelle à tous égards, assortie d’un symbole fort. Le livre de Mohamed Mbougar Sarr est coédité par les éditions Philippe Rey – maison indépendante de taille modeste – et Jimsaan, basées au Sénégal. La Plus Secrète Mémoire des hommes est le quatrième livre d’un auteur surdoué d’à peine 31 ans, né à Dakar et vivant dans l’Oise. Il est fils de médecin, diplômé de l’Ehess.

Un texte très bien charpenté

Savamment construit autour d’un homme accusé de plagiat, ce livre de presque 500 pages empreint d’une imagination puissante, pétri de références, s’inspire en sourdine de l’histoire vraie de l’écrivain malien Yambo Ouologuem (il lui est dédié), premier romancier noir à remporter le Renaudot, en 1968, pour le Devoir de violence, avant d’être accusé de plagiat quatre ans plus tard, son ouvrage étant aussitôt retiré des rayons. Semblable accusation d’emprunt abusif touche le romancier fictif inventé par l’auteur, un certain T.C. Elimane, Sénégalais de 23 ans qui aurait eu le Renaudot en 1938 pour un roman intitulé Labyrinthe de l’inhumain. Mbougar Sarr imagine que le journal  l’Humanité qualifie cet écrivain prodigieux de « Rimbaud nègre ».

Sous le coup de l’accusation de plagiat, le livre disparaît des ventes. Le héros, un dénommé Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, double plausible de l’auteur, est entré en possession du livre maudit de T.C. Elimane. Il veut comprendre et mène l’enquête sur des traces effacées. Cela le conduit dans le Paris actuel, où il fréquente un groupe d’écrivains noirs. Sa recherche s’étend sur plusieurs continents, Afrique, Amérique latine, Europe, et embrasse plus d’un siècle et demi (la colonisation, la boucherie de 14, la Shoah). On apprend ainsi, entre autres éléments d’importance, que T.C. Elimane, éduqué à l’école des Blancs, a d’abord été adoubé par eux, avant leur sûr rejet.

Écrire ou vivre, faut-il choisir ?

La Plus Secrète Mémoire des hommes, récit à tiroirs multiples, œuvre d’un grand lettré, est un texte extrêmement bien charpenté. Mbougar Sarr connaît ses classiques : Borges, Bolano, Gombrowicz… Il pose mille questions : l’histoire de la littérature n’est-elle pas celle d’un grand plagiat ? Écrire ou vivre, faut-il choisir ? Où est la position de l’écrivain africain dans le champ littéraire français ? Et la figure de l’écrivain en exil ? Enfin, où en est-on du face-à-face Afrique-Occident ? La langue, souvent châtiée, épouse plus d’un genre littéraire : recherche du père, investigation propre au roman policier, intertextualité raffinée, monologue intérieur....

Malgré la complexité des récits emboîtés, le lecteur ne perd jamais le fil. Mohamed Mbougar Sarr avait déjà été remarqué et primé pour ses trois précédents romans, Terre ceinte (Présence africaine, 2015), sur la folie islamiste, Silence du chœur (Présence africaine, 2017), sur l’odyssée des migrants, et De purs hommes (Philippe Rey/Jimsaan, 2018), sur l’homosexualité dans les sociétés africaines. Mbougar Sarr figurait aussi en favori pour le Femina, le Renaudot et le grand prix du roman de l’Académie française.

Par ailleurs, Amélie Nothomb (55 ans) remporte le prix Renaudot pour Premier Sang (Albin Michel). C’est le trentième livre de la romancière, qui rend une manière d’hommage posthume à son père diplomate – ici en position de narrateur –, décédé en mars 2020, dans un récit peint à l’eau-forte où le passé revient. Y compris celui, marqué au fer rouge, d’une prise d’otages de quatre mois dans l’État du Congo (actuelle RDC), dont il faillit ne pas revenir. Enfin, le prix Renaudot de l’essai a été attribué à Anthony Palou pour son livre Dans ma rue y avait trois boutiques (Presses de la cité).

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 13:18
L'Himalaya breton, de Nicolas Legendre (2020): un journal de voyage érudit et réjouissant entreprend l'ascension des sommets bretons
On vous parle d'un temps, il y a 245 à 540 millions d'années, ou les roches qui constituent aujourd'hui la Bretagne étaient au niveau de l’Équateur. Un temps "où les forces telluriques ont donné naissance à une gigantesque cordillère allant des futures Appalaches à l'actuelle Silésie. Elle culminait vers huit mille mètres et atteignait quatre mille à six mille mètres en Armorique. Bien avant que les Pyrénées et les Alpes ne prissent la forme qu'on leur connaît, un véritable "Himalaya" occupait l'actuelle Bretagne. Des millions d'années de mouvements tectoniques, de réchauffements et de glaciations, de tempêtes et de ravinements, ont entraîné l'érosion de ces fiers massifs".
Mais nos "géants en fin de vie" ont encore fière allure! Aux sommets de la Bretagne, dans les Monts d'arrée: le Roc'h Ruz (la montagne rouge) - 385 mètres- le Tuchenn Kador (384,9 mètres), le Roc'h Trévézel (384,9 mètres) selon des géologues du centre des Finances de Morlaix.
 
Voici un livre qui se recommande très chaleureusement, tant sa lecture allie la grâce et la profondeur, le plaisir et l'instruction.
 
Le road-trip du journaliste (Le Monde, Géo, XXI) et écrivain talentueux Nicolas Legendre, en février 2020, juste avant le premier confinement causé par la crise du Covid-19, de sommet breton en sommet breton, donne naissance à un récit mêlant les notations géographiques, géologiques, historiques, sociales, culturelles, politiques sur les "montagnes oubliées" de la Bretagne intérieure qui a quelque chose de profondément réjouissant et revigorant. Du Mont-Dol aux massifs de Paimpont, des Landes de Lanvaux au Ménez Bré, des Montagnes noires aux Monts d'Arrée, de Rennes au Ménez Hom, laissons nous entraînés à la redécouverte de la Bretagne des cimes et de l'Argoat. Un récit de voyage au plus près de chez nous mêlant l'humour, la poésie et une grande culture.
 
Aux éditions Le coin de la rue, 17 euros.
 
Morceaux choisis:
 
"Les humains qui peuplent les montagnes ont aussi leurs particularités. On n'habite pas les hauts plateaux des Andes comme on habite la pampa. On ne vit pas à Botmeur, au cœur des Monts d'Arrée, comme on vit à Penmarc'h, les pieds dans l'Atlantique. Les faibles distances entre ces "Bretagne" ne sont pas synonymes de proximité sociale, économique ou politique. Au XVIIIe siècle, il fallait entre vingt et trente heures pour rejoindre la mer à partir de Carhaix. Trente-cinq à quarante heures depuis Paimpont. Beaucoup de montagnards du Centre-Bretagne mourraient sans jamais avoir aperçu, ne fût-ce que de loin, les mille nuances de bleu de la Manche ou de l'Iroise.
Tout cela a forgé des caractères. L'éloignement des axes de communication et des grands centres urbains, la pauvreté des sols et l'escarpement des reliefs ont modelé les âmes.
Entre Trégor et Haute-Cornouaille, il existe un pays "rouge", historiquement procommuniste, anticlérical et laïc. Un pays où l'on vote plus à gauche qu'ailleurs en Bretagne, et qui correspond aux communes les plus élevées de la péninsule".
(...)
"Vue depuis mon promontoire, sous ce ciel chargé, la vaste étendue de lande du Yeun Elez paraissait inamicale, indomptable, éloignée de tout. Et pourtant: la route Quimper-Morlaix déroule son long ruban d'asphalte près de la ligne de crête. La gare de Brest n'est qu'à 45 minutes en voiture. Le relatif "enclavement" de l'Arrée n'est rien comparé à ce qu'il fut durant des siècles.
En témoigne le passé de La Feuillée, commune de 650 habitants située au nord-est du Yeun Elez. Au XIe siècle, dans ces parages alors quasiment inhabités, des religieux de l'ordre des Hospitaliers installèrent un hospice destiné à venir en aide aux pèlerins et voyageurs qui transitaient le long de la voie romaine reliant Carhaix à Landerneau, avant ou après le franchissement des sommets. Franchissement qui ne devait pas être une mince affaire... Il faut s'imaginer des landes peuplées de loups, parcourues par des brigands, exemptes bien sûr de tout panneau de signalisation. Précisions que 800 ans plus tard, au XIXe siècle, il fallait toujours cinq à huit heures, à cheval, pour effectuer les cinquante kilomètres séparant Carhaix de Morlaix...
Pour tenter de valoriser les landes qui les entouraient, les hospitaliers ont fait appel à des défricheurs. Ces "colons" étaient des paysans pauvres, des fils de métayers voire des renégats, en provenance d'autres territoires bretons, contraints d'émigrer pour survivre. Ils exploitaient les maigres terres de l'Arrée dans le cadre d'une institution très particulière: la quévaise. Ce mode de concession foncière et système social, minoritaire en Bretagne, impliquait une organisation très collective et relativement égalitaire. Elle était spécifique aux terres les plus pauvres de la péninsule, donc aux montagnes. Elle expliquerait en partie la persistance, jusqu'à nos jours, de particularismes locaux. A commencer par l'orientation politique, clairement à gauche depuis des décennies, de beaucoup de ces territoires.
Selon l'historien Ronan Le Coadic, professeur à l'université de Rennes 2 et responsable du Diplôme d'études celtiques dans ce même établissement, "il y a une corrélation très nette entre l'altitude et le vote communiste" en Bretagne. Et de préciser: "Sur 140 communes bretonnes ayant une altitude supérieure ou égale à 180 mètres (c'est ce qu'on appelle "les montagnes"), la moitié font partie du bastion. Vingt-trois autres accordent une proportion non négligeable de leurs suffrages au Parti communiste (...) Toutes les paroisses totalement couvertes de quévaises (sauf une) appartiennent au bastion".
(...)
Misère et richesse intérieure, dureté des éléments et beauté des lieux, enclavement et ouverture vers l'extérieur sont autant de composantes du cocktail "Arrée". Tout cela a façonné, l'âme de ce pays... qui ne manque pas de personnalités fortes. Cela permet-il d'expliquer pourquoi les Monts d'Arrée ont abrité le tout premier "village résistant" français durant la Seconde Guerre mondiale? Impossible à dire. Force est de constater, cependant, que l'Arrée a largement pris sa part dans la Résistance.
Dès les premiers jours de l'occupation allemande, en juin 1940, les habitants du hameau de Trédudon-le-Moine, à Berrien, choisirent de ne pas accepter l'ordre établi. Leur lieu de vie est devenu "un dépôt d'armes, un refuge pour résistants traqués, un lieu de réunion et un centre de décision pour dirigeants nationaux et régionaux" de la Résistance. C'est ce qu'on peut lire sur un panneau installé par l'état-major national en 1947, dans ce petit lieu-dit. Un intitulé occupe le haut de l'écriteau: TREDUDON - PREMIER VILLAGE RESISTANT DE FRANCE.
En Bretagne, les plus importantes places fortes de la Résistance se trouvaient à Saint-Marcel, dans les landes de Lanvaux, à Duault, dans le massif éponyme. Parmi la centaine d'autres maquis bretons, certains furent créés en plaine ou à proximité du littoral, mais la densité la plus importante était en Centre-Bretagne, dans les monts d'Arrée, au sud de Carhaix, dans les Montagnes Noires, dans le Trégor "rouge", dans le Mené et dans le Kerchouan."
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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 06:00
Dupuis, 23,50€ - à vendre dans toutes les bonnes librairies!

Dupuis, 23,50€ - à vendre dans toutes les bonnes librairies!

Il y a quelques semaines est sorti le premier tome d'une série de bande dessinée sur la vie extraordinaire de Madeleine Riffaud, résistante, communiste, journaliste, militante anticolonialiste, sur un scénario de Jean-David Morvan et Madeleine Riffaud, et avec des dessins somptueux de Dominique Bertail. 

Ce premier volet de "Madeleine, Résistante", "La Rose dégoupillée", avec des dessins à dominante de couleur bleue, noire, et blanche, des cases de BD qui peuvent atteindre la planche et la page sur du très grand format qui donnent à rêver le paysage et le temps passé, est consacré à l'enfance et à l'adolescence de Madeleine.

Née en 1924, elle grandit avec un père instituteur dans un village de la Somme marqué par la première guerre mondiale, jouant surtout avec les garçons dont elle aime partager les aventures.

Sous le Front Populaire, elle découvre les joies des vacances dans le futur village martyr d'Oradour-sur-Glane. Pendant l'exode, son grand-père adoré la recueille, elle est envoyée chez une amie pacifiste de ses parents, trop complaisante avec les Allemands, à Amiens. A la mort de son grand-père, Madeleine contracte la tuberculose, et c'est dans son sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet non loin de Chalon-sur-Saône, qu'elle découvre la proximité de la mort et de la souffrance, l'amour, et qu'elle rencontre des résistants. Elle s'éprend d'un ami de ses parents, d'origine normande, résistant, et gagne Paris avec lui où elle passe son examen de sage-femme pour se donner une couverture et ne va pas tarder elle-même, à l'automne 42, à rentrer dans un réseau de résistance, sous le nom d'homme de Rainer, référence au poète allemand Rainer Maria Rilke, dont la BD rappelle qu'il "est décédé d'une leucémie après s'être piqué avec une épine de rose", la fleur préférée de Madeleine.   

L'épilogue de cette BD pleine de souffle et de poésie raconte de manière drôle et émouvante la rencontre du scénariste Jean-David Morvan et de Madeleine Riffaud, et comment la résistante et militante communiste, journaliste et essayiste, presque centenaire, a subjugué l'auteur de BD par son humour, sa vivacité et son intelligence, alliés à la force de caractère.  

Début 1944, elle entre en même temps au Parti communiste et dans la lutte armée. Elle apprend le massacre d’Oradour-sur-Glane, village de sa jeunesse. « Je pensais à cela quand je pédalais dans Paris, aux brûlés vifs que je connaissais. Éluard parlait des “armes de la douleur”. C’était exactement cela.

Madeleine Riffaud sera responsable des étudiants résistants FTP du quartier latin en 1944. Le 23 juillet 1944, elle abat en plein jour de deux balles dans la tête un officier de l'armée d'occupation sur le pont de Solferino. Prenant la fuite à vélo, elle est rattrapée et renversée par la voiture du chef de la milice de Versailles, puis envoyée au siège de la Gestapo rue des Saussaies où elle est torturée par des allemands et des français collaborateurs, puis condamnée à mort. Elle saute du train qui l'envoie en déportation à partir de la prison de Fresnes et reprend le combat dans la compagnie Saint-Just, attaquant notamment un train rempli de troupes allemandes arrivant aux Buttes Chaumont (gare Ménilmontant). Madeleine a 20 ans lors de la Libération de Paris et reçoit le brevet de lieutenant FFI le 23 août 1944.

A la Libération, elle devient l'amie d'Eluard et de Picasso, qui fait un portrait d'elle pour illustrer son premier recueil de poésie. Elle devient grand reporter à L'Humanité et amie avec le révolutionnaire communiste vietnamien Ho Chi Minh.

Un article de l'Humanité en 2012, "Madeleine Riffaud, des toits de Paris aux rizières du Vietnam", raconte magnifiquement la suite des aventures de Madeleine:

"Car, à partir de 1964, Madeleine Riffaud devient Chi Tam, la 8e sœur. Elle est l’une des rares occidentales à être acceptée dans les maquis viêt-cong, et devient une combattante à part entière de la résistance vietnamienne. « Ce que j’ai vu au Sud-Vietnam » affiche la une de l’Humanité en novembre 1970, dont le reportage révèle au monde l’horreur de la répression. « Con Son, Tan Hiep, Thu Duc, Chi Hoa… Il nous faut retenir ces noms car, jadis, pour les résistants victimes des nazis, l’enfer a duré cinq ans. Or au Sud-Vietnam, le même enfer dure depuis quinze ans », écrit-elle en 1972, au cœur d’un papier qui dénonce les atrocités commises par l’administration américaine. « Voilà la démocratie de Nixon, conclut-elle. Voilà la paix que les vaincus, en s’en allant, voudraient accorder à des hommes, des femmes estropiés à vie par les tortures sans fin… » Et elle sait de quoi elle parle : « Le drame est d’être passée de la Résistance aux guerres coloniales. J’ai été correspondante de guerre pour dire mon horreur des conflits. » « On disait des Viêt-cong : ce sont des hommes sans visage. » Ces combattants de l’ombre retrouvent le sourire devant l’objectif de Madeleine Riffaud, qui s’attache à leur redonner une identité. Dans ces déluges de violences qu’elle décrit, la poésie n’est jamais loin, derrière une description des rizières vietnamiennes ou des images de typhons, autant de métaphores de la mort, omniprésente. La couverture de la guerre d’Algérie la ramène rue des Saussaies, où la police française torture les militants du FLN, là même où elle a connu l’enfer. Le 7 mars 1961, l’Humanité sort avec une page blanche, marquée en son centre de ce seul mot : « Censuré ». À l’origine de la saisie, un article de Madeleine Riffaud sur les tortures pratiquées à Paris, qui déclenche la fureur du préfet de police, Maurice Papon, qui porte plainte en diffamation et demande des dommages et intérêts. Elle réchappe de peu à un attentat de l’OAS et passe plusieurs mois à l’hôpital.

En 1973, Madeleine Riffaud emprunte une nouvelle identité et repousse toujours plus loin les limites de l’investigation. Elle devient Marthe, se fait embaucher dans un hôpital parisien comme aide-soignante. Elle récure les sols, prodigue les soins aux patients, veille la nuit des mourants anonymes. De cette expérience, elle en tire un récit lucide et tendre sur l’univers hospitalier, les Linges de la nuit, sur ce qui se joue sous les draps blancs, quand l’imminence de la mort rebat les cartes des rapports humains. Car comme le disait d’elle Jean Marcenac, « Madeleine Riffaud est un poète qui a pris résolument le parti de s’exprimer par le journal… Elle a toute seule créé ce qu’il faut bien nommer un genre et, finalement, elle a parfaitement réussi».

Ismaël Dupont, 5 octobre 2021

A voir aussi:

Les 7 vies de Madeleine Riffaud - Bande annonce du documentaire biographique réalisé par Jorge Amat sur la résistante communiste et grand reporter de l'Humanité Madeleine Riffaud.

Madeleine Riffaud, Résistante - La Rose dégoupillée - une BD somptueuse de Dominique Bertail et Jean-David Morvan
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 08:09
Otage judicaire, 17 ans de prison pour rien - Le 30 septembre, causerie avec MIchel Thierry Atangana autour de son livre témoignage à la Librairie Livres in Room (18h30)

Jeudi 30 septembre à 18h30, causerie avec Michel Atangana à la librairie Livres In Room de Saint Pol de Léon.... autour de son livre "Otage Judiciaire " venez nombreux...

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 07:40
Marx et le monde du capital - Par Gabriel Mahéo, Brève introduction à la critique de l'économie politique - La chronique philo de Cynthia Fleury, L'Humanité, 7 mai
Marx et le monde du capital - Par Gabriel Mahéo, Brève introduction à la critique de l'économie politique - La chronique philo de Cynthia Fleury, L'Humanité, 7 mai

Gabriel Mahéo, un ami, est docteur en philosophie et professeur de philosophie dans la région rennaise. Auteur de plusieurs livres de philosophie, déjà, dont un sur Nietzsche, il publie aux éditions Apogée un livre sur l'actualité de Marx issu de ses conférences pour l'université populaire de philosophie de Rennes. La philosophe Cynthia Fleury parlait de cet essai pédagogique et engagé dans L'Humanité le week-end dernier. 

Ismaël Dupont.

La chronique philo de Cynthia Fleury. Fiction et réalité du capital
Vendredi 7 Mai 2021 - L'Humanité
 

Avec 2021, un an de crise sanitaire, de bouleversements socio-économiques mondiaux, de précarisation des uns et des autres, et plus de 50 milliards d’euros annoncés (par le CAC 40) pour les dividendes versés aux actionnaires, soit une augmentation de 42 % par rapport à l’année passée.

Le capital se porte bien. Et encore mieux en France, quand en 2020, au plus fort de la crise, les députés votaient le second projet de loi de finances rectificative, en injectant 20 milliards à destination des grandes entreprises. La brève introduction à la critique de l’économie politique de Gabriel Mahéo dans Marx et le monde du capital (Apogée, 2021) offre une synthèse didactique dudit phénomène. Relire Marx permet de nous rappeler que le capitalisme est dépassable, transitoire, tant cet auteur a dénaturalisé l’économie en la réinscrivant dans l’Histoire. Pour autant, gageons que nous n’avons pas su trouver la manière de le dépasser en produisant un matérialisme historique d’un nouveau genre. Le capitalisme n’est pas un libéralisme au sens où des individus de façon égalitaire mettraient leurs forces en commun pour produire, ou à l’inverse se concurrencer, en somme déploieraient leur liberté d’entreprendre. Le capitalisme se fonde sur un « rapport social », une « inégalité sociale entre deux classes », ceux qui possèdent les moyens de production face à ceux qui ne possèdent que leur force de travail, qu’ils louent sous forme d’un contrat de travail, plus ou moins précaire et précarisant. Au cœur de ce processus, il y a l’exploitation du travail et l’aliénation du travailleur. « Au fur et à mesure que progresse la division du travail, rappelle Mahéo, il s’opère un renversement du rapport du sujet au monde dans lequel il travaille : ce n’est plus la subjectivité du travailleur qui lui confère un sens en aménageant son environnement comme un ensemble de moyens en fonction de l’objectif qu’il poursuit, à l’instar de l’artisan qui compose lui-même l’ordre de son atelier. C’est, à l’inverse, le capital qui ordonne ce monde selon ses propres exigen ces de productivité et contraint dès lors le travailleur à s’y insérer en s’adaptant, dans sa vie subjective, au fonctionnement abstrait d’un cadre qu’il n’a pas choisi. C’est ainsi que l’horizon du monde du travailleur se rétrécit de plus en plus»

La rationalisation, qu’il vaudrait mieux nommer le réductionnisme, ou la décomplexification, et la division du travail achèvent la dynamique mortifère, en volant au travailleur le sens de ce qu’il fait, comme la maîtrise de ce qu’il fait.

Le travailleur devient l’otage d’un milieu hostile qui n’est pourtant rien sans lui. Enfin, indépendamment du capital réel, il y a le capital fictif qui désigne le procédé par lequel est constitué un capital, et calculée sa valeur, à partir des recettes que rapporte l’intérêt d’une créance. Cédric Durand avait publié le Capital fictif (les Prairies ordinaires, 2015) à ce sujet pour montrer comment le capitalisme était un moyen de s’approprier l’avenir des individus, rien de moins.

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 17:02
Le Pif nouveau, n°2, est arrivé ! 5,90€ chez vos marchands de journaux
Le Pif nouveau, n°2, est arrivé ! 5,90€ chez vos marchands de journaux
Le Pif nouveau, n°2, est arrivé ! 5,90€ chez vos marchands de journaux
Le Pif nouveau, n°2, est arrivé ! 5,90€ chez vos marchands de journaux

Le Pif nouveau est arrivé, déjà le numéro 2 après le très grand succès du numéro 1. Un atout pour notre presse, le groupe l'Humanité, et la jeunesse. 5,90 euros chez tous les marchands de journaux.

Jean-Luc Le Calvez

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27 mars 2021 6 27 /03 /mars /2021 08:03
Anne Guillou, sociologue et écrivain, nous revient avec « L’île rebelle », l’histoire d’Antara, une jeune Malgache témoin de l’insurrection de Madagascar en 1947.

Anne Guillou, sociologue et écrivain, nous revient avec « L’île rebelle », l’histoire d’Antara, une jeune Malgache témoin de l’insurrection de Madagascar en 1947.

 
Publié le 24 mars 2021 à 14h07
https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/l-ile-rebelle-d-anne-guillou-24-03-2021-12724348.php
« L’île rebelle » d’Anne Guillou

Anne Guillou, sociologue et écrivain, est l’auteur de nombre d’essais, de nouvelles et de romans, ainsi que d’un récit autobiographique, « Une embuscade dans les Aurès ». Enseignante en sociologie à l’université d’Antananarivo, de 1970 à 1976, elle a mis à profit cette période pour mener réflexions et recherches. Une poignée de décennies plus tard, l’auteur nous revient avec son dernier roman, « L’île rebelle », publié aux éditions Skol Vreizh et qui rouvre le livre de la colonisation française à une page qui, pour être oubliée n’en est pas moins tragique, écrite en lettres de sang à Madagascar.

90 000 morts en quelques mois de répression

Ce dernier ouvrage s’inscrit dans un genre sans cesse plus étoffé, la littérature de guerre, avec le récit, certes romancé mais ancré dans le réel, de l’insurrection de 1947 qui a mis à feu et à sang l’île de Madagascar. Elle y narre l’histoire d’Antara, une jeune Malgache de 15 ans qui voit son père s’engager aux côtés des insurgés. La jeune fille sera témoin du déclenchement d’une révolte qui sera cruellement réprimée par l’armée française et qui, jusqu’en décembre 1948, verra la disparition de plus de 90 000 Malgaches, morts de froid, de faim ou de maladies.

Pratique

« L’île rebelle », aux éditions Skol Vreizh, www.skolvreizh.com

 

Voir aussi la conférence qu'Anne Guillou avait donné pour les mardis de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix en 2018 sur "sa" guerre d'Algérie:

Anne Guillou: Guerre d'indépendance de l'Algérie, blessures intimes - photos du Mardi de l'éducation populaire du PCF pays de Morlaix, 11 décembre 2018

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 06:16
Tous témoins, Ouvrage collectif sous la direction de Farouk Mardam Bey, Actes Sud, et l'Association, Pour que l'esprit vive, 143 p., 25€

Tous témoins, Ouvrage collectif sous la direction de Farouk Mardam Bey, Actes Sud, et l'Association, Pour que l'esprit vive, 143 p., 25€

Livre collectif. Dessins sortis de l’enfer des prisons de Syrie
Jeudi 18 Mars 2021

Incarcéré et torturé, Najah Albukaï témoigne par l’encre et le crayon dans un livre enrichi de très nombreuses contributions écrites.

Le Syrien Najah Albukaï est né en 1970. Il est artiste peintre. Il s’est jeté éperdument dans la révolution syrienne, dès les débuts, en 2011. Il a été emprisonné et torturé à plusieurs reprises dans les geôles de Damas. En 2011 d’abord, pour une journée, puis en 2012 (« un mois de torture en continu »), puis en 2014. Là, « ça a été l’enfer ». Au centre « 227 », dans les sous-sols, il fait partie de ceux que l’on appelait les « dénudés », parce que dévêtus et chargés du « labeur macabre » qui consiste à transporter les cadavres des codétenus dans des couvertures maculées de crasse, de pus et de sang. « Je n’ai pas arrêté, écrit Najah Albukaï, l’un des premiers cadavres que j’ai vus était marqué au gros feutre 5535 et l’un des derniers 5874. Ces chiffres, gravés dans ma mémoire, indiquent que trois cent quarante et un prisonniers sont morts pendant mon séjour, du 3 septembre au 11 novembre 2014. » Sa famille a pu le faire sortir, en payant une fortune en pots-de-vin : « Le tribunal du terrorisme était un véritable tiroir-caisse pour les services corrompus du régime. » Il se voit enfin accorder, par l’ambassade de France à Beyrouth, un visa de réfugié. Il se met à dessiner sans trêve au crayon et à l’encre sèche. Cela représente « des corps encagés dans des cachots » (Samar Yazbek), des figures de momies creuses, des hommes nus, pressés comme des moutons, devant la matraque des sbires d’Assad, des scènes de torture au trait fissuré, des têtes effarées, des détenus contraints de maintenir des corps suppliciés criblés de coups. On sent l’étouffante asphyxie de la page, engorgée sous l’amoncellement figuré des corps, la dissolution à grande échelle d’une « masse compacte et inidentifiable » (Sinan Antoon).

Des œuvres nées de l’horreur

Ces dessins semblent « croqués sur le vif » (Elias Sanbar), pour « témoigner de l’entreprise génocidaire menée par le pouvoir » (idem). Ils font l’objet d’une exposition à la galerie Fait & Cause tandis que le livre, sous la direction éditoriale de Farouk Mardam-Bey, les reproduit et les accompagne d’une vingtaine de textes, sous le titre générique de Tous témoins. La Maison de la poésie a prévu une soirée autour de l’ouvrage, le 20 mars. Des contributions poignantes (entre autres, de Sinan Antoon, Santiago Alba Rico, Habib Abdulrab Sarori, Djaïli Amadou Amal, Mohamed Berrada, Laurent Gaudé, Farouk Mardam-Bey, Wajdi Mouawad, James Noël, Olivier Py, Samar Yazbek) légendent, en quelque sorte, ces œuvres nées de l’horreur. Certains auteurs évoquent leur propre pays, en lien avec ce que Farouk Mardam-Bey nomme la « syrianisation du monde ». Samar Yazbek n’a pas oublié les jeunes Syriens dans les rues, à l’époque qu’on avait baptisée comme étant celle des printemps arabes. « C’étaient des corps frais qui se libéraient, élancés, bouillonnants de colère. » Et puis, poursuit-elle, « J’ai vu ces mêmes corps piétinés par les miliciens, assassinés par des snipers, conduits brutalement en prison », devenus « nourriture du néant ».

Tous ces presque cadavres griffonnés à la main, entourés du silence de l’impensable, possèdent l’ « intensité de choc » propre au dessin, que le témoignage photographique n’atteint pas. Selon Elias Sanbar  : « L’émotion qui sort par tous les pores » surpasse et bouleverse davantage.

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 19:25
Un roman suédois sur la résistance finistérienne, communiste et FFL - par Dessi Hedin
Un roman suédois sur la résistance finistérienne, communiste et FFL - par Dessi Hedin

Le PCF est toujours le parti de l'internationalisme!

Dessi Hedin, notre camarade adhérente au PCF Finistère (qui avait travaillé avec nous au stand du Finistère sur la fête de l'Huma Paris en 2018), franco-suédoise résidant en Suède vient de publier un roman en suédois qui se passe dans le contexte de la résistance communiste finistérienne.

Un travail de plusieurs années, qui a commencé il y a 3 ans, mené tambour battant par Dessi avec le soutien de Jean-Claude Cariou et des réseaux de la mémoire de la résistance finistérienne. Bravo à Dessi! Nous avons hâte de lire peut-être bientôt une version française du roman.

Ce roman est le premier d'un cycle sur la résistance finistérienne. Le titre du roman est donc l'équivalent suédois de "En lutte pour la liberté, 1ère partie - À chacun son boche".

On y trouve aussi une petite partie sur les FFL, Amiral Wietzel, non-communiste, évidemment.

"Dessi a fait un travail énorme avec beaucoup de documentation. Ce n'est que la première partie !  En plus , pour la parution, Dessi m'avait parlé de mars 2021: on y est . La belle photo de couverture, prise par elle, représente une des portes du rez de chaussée de l'ancienne prison de Pontaniou à Brest, là où les allemands enfermaient les résistants à Brest (mais gardés par des Français). Elles datent de l'origine de la prison, début du XIXème, du 1er empire ! J'ai visité avec elle la prison le 18 Juin 2018 ,après la cérémonie patriotique traditionnelle à Brest. Dessi était aussi accompagnée par deux camarades membres de l'ANACR ,dont les pères y ont été emprisonnés par les nazis, et l'un fusillé ensuite , et l'adjoint référent Eric Bellec (PCF) . Un souvenir inoubliable ....." - Jean-Claude Cariou

"J'ai tant appris sur la Résistance, sur mon deuxième pays et sur la langue francaise, et en plus j'ai eu le plaisir de trouver de camarades et de trouver le PCF. Tout cela a commencé il y a 3 ans par un premier mail pour rechercher de la documentation auprès des camarades du PCF Finistère et des réseaux de la mémoire de la résistance" - Dessi Hedin

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