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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 19:24
Salah Hamouri pourrait être libéré dimanche 30 septembre

l'Humanité : "La détention administrative, sans charge, de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien incarcéré depuis plus d’un an, doit se terminer ce dimanche. Plus de 400 jours de prison infligés à un homme sans qu’aucune charge lui ait été signifiée ! La marque d’une démocratie ? C’est pourtant ce qui arrive à Salah Hamouri, avocat franco-palestinien. Il a été arrêté le 23 août 2017, à son domicile de Jérusalem-Est. Le dispositif habituel de Jeep et de soldats. La démonstration de force d’une armée d’occupation. Emmené et menotté au petit matin, Salah Hamouri est en prison depuis lors. Il est en détention administrative."

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 05:48

ECRIVEZ et FAITES ECRIRE à https://www.diplomatie.gouv.fr/.../mentions-lega.../nous-ecrire/

Et en en envoyant copie de votre message à votre député-e "Monsieur le ministre, Je vous demande instamment d'intervenir et peser de toute votre autorité pour que l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative depuis plus de 400 jours, soit remis en liberté ce 30 septembre, qu'il puisse regagner son domicile à Jérusalem et recouvrer sa complète liberté de circulation et de déplacement en Israël, en Palestine comme en France et dans le monde."

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 05:46
Arme nucléaire: Une hypocrisie insupportable: Paul Quilès, Ouest-France, vendredi 28 septembre

Pour Paul Quilès, ancien ministre de la défense, l'arme atomique est une religion, dont les préceptes sont fondés sur des mensonges. Rencontre avec un "défroqué" du nucléaire.

 

En 1985 et 1986, alors ministre de la Défense, sous Mitterrand, vous étiez au cœur de la question de l'armement nucléaire. Quel était votre avis à ce moment là?

 Je n'avais pas de vraie connaissance sur le sujet. Vous savez, ce n'est pas un critère qui rentre en compte lorsqu'on vous choisit en tant que ministre. Il faut des gens loyaux, intelligents et qui apprennent vite. Je récitais ma leçon, comme les autres avant et après moi. J'ai véritablement pris conscience que la logique de "dissuasion" était une folie après la chute du mur de Berlin. On comptabilisait à ce moment-là environ 70 000 armes nucléaires dans le monde, résultat d'une course à l'armement devenue folle. Ces bombes auraient pu détruire la planète dix fois. 

Vous considérez l'arme nucléaire comme une "religion" fondée sur le mensonge.  

Dans une religion, on peut discuter de tout, sauf de l'existence de Dieu. La même logique s'applique à l'arme nucléaire: ne jamais remettre en cause sa nécessité absolue. Pour cela, on applique les trois techniques du mensonge: la déformation de la vérité, la dissimulation de faits avérés et la sous-estimation volontaire de certaines données. 

C'est à dire?  

On nous dit que la bombe assure notre sécurité, qu'on m'explique comment elle nous protège du terrorisme? Qu'elle garantit notre indépendance, mais la France fait partie de l'Otan, il est ridicule de penser qu'elle peut prendre une telle décision seule. Enfin, la "stratégie de dissuasion" nucléaire est une blague: l'objectif est d'impressionner, de faire peur, sans avoir à employer la bombe, pour en appeler à la raison de l'ennemi. Or Reagan le disait très bien: "Vous n'avez que six minutes pour décider comment réagir à un signal sur un écran radar et s'il faut ou non déclencher l'apocalypse! Qui pourrait faire preuve de raison dans un moment pareil?

Quelle est la situation de l'armement nucléaire aujourd'hui en France?  

Nous nous situons dans une nouvelle course à l'armement. La nouvelle loi de programmation militaire prévoit de doubler le budget consacré à l'arme nucléaire, passant de 3,5 à 6 milliards d'euros annuels. La France bafoue donc le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires signé en 1968, qui l'engage sur la voie d'un désarmement progressif. Sans compter que l'arme atomique appartient déjà au passé: aujourd'hui, le vrai danger est la cyber-menace. Le piratage, contrairement à l'arme nucléaire, n'est pas traçable. Il peut prendre pour cible des centrales nucléaires, voire des sous-marins à l'armement atomique. Nous ne sommes plus dans la fiction. 

Où en est le débat sur le sujet? 

Il est totalement étouffé en France. La séance parlementaire du 23 mai dernier est révélatrice: lorsqu'une sénatrice a proposé un débat national sur la question, le rapporteur lui a répondu: "Il ne me paraît pas judicieux de le relancer, au risque de mettre à nouveau en lumière toutes les oppositions sur le sujet et de donner la parole à tous ceux qui souhaitent se manifester contre le nucléaire d'une manière générale". Il y a une omerta sur ce sujet qu'il faut à tout prix briser aujourd'hui. 

Propos recueillis par Damien Le Délézir, Ouest-France, vendredi 28 septembre  

Arme nucléaire: Une hypocrisie insupportable: Paul Quilès, Ouest-France, vendredi 28 septembre
   Samedi 29 septembre, de 9h30 à 17h, Maison des Syndicats à Brest  Désarmement nucléaire: une nécessité pour la paix   
           
            9h30 – 10h  ouverture du colloque par Mouvement de la Paix-Finistère et UEP
                        Inscription du colloque dans la démarche engagée par le CIAN29
 
            10h -12h  deux interventions de 20-30 minutes environ, chacune suivie d'un débat avec la salle
                        Bernard Ravenel (pour la paix, urgence d'une zone dénucléarisée au Moyen Orient)
                        Jacques Fath (Quelle approche pour un désarmement généralisé?)
 
            12h30 – 14h30  Repas en commun sur place, tables de presse et dédicace d'ouvrages
 
            14h30 -15h30 intervention - débat
                        Paul Quilès (déconstruire les mythes autour de la bombe)
 
            15h30 – 17h  Table ronde des participants au CIAN29
                                 (quelles actions entreprendre pour gagner la bataille de l'opinion    ?)
 
 
            17h – 17h30 Cloture du colloque
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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 06:06
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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 06:46
Les vers éternels de Mahmoud Darwich, voix de la résistance palestinienne (Anne Berthod, Télérama, 17 septembre 2018)

Pour commémorer les dix ans de sa disparition, l’IMA et le festival Arabesques célèbrent les écrits du poète palestinien. Voix de l’exil, de la résistance et de la paix, il fut le plus grand poète contemporain de langue arabe. De Paris à Montpellier, son œuvre est à (re)découvrir à l’occasion d’un festival hommage et d’un récital. 

Il n’a jamais écrit de chanson mais remplissait des stades en déclamant des vers et de la prose : dix ans après sa mort, le festival Arabesques et l’Institut du monde arabe célèbrent le Palestinien Mahmoud Darwich (1941-2008), immense poète contemporain. « Il était une couleur de notre drapeau, un artiste et un leader romantique : par ses valeurs humanistes, libertaires et politiquement engagées, il était le Federico García Lorca du monde arabe », résume le oudiste Adnan Joubran. Le 23 septembre, le trio Joubran participera notamment à une grande soirée hommage avec une dizaine d’artistes (Souad Massi, Magyd Cherfi, ex-Zebda, Kamilya Jubran…) : un plateau hétéroclite, à l’image d’un héritage qui continue d’inspirer les jeunes générations. « Il est le seul dans le monde arabe à s’être ancré dans les métriques anciennes de la poésie classique avec un vocabulaire aussi actuel »,rappelle la chanteuse et oudiste Kamilya Jubran. De la même façon, la Palestine était son socle, mais ses thématiques étaient universelles : « le poète des vaincus » était un apatride, qui nous parlait d’exil (presque trente ans passés entre Beyrouth, Moscou, Tunis, Le Caire et Paris), de résistance et de paix. Lyrique et poignante, son œuvre ne faisait qu’une avec sa vie d’homme. En voici les figures clés.

La mère… patrie

« J'ai la nostalgie du pain de ma mère, du café de ma mère, Des caresses de ma mère… Et l'enfance grandit en moi… » : ainsi commence Oummi, fameuse ode à sa mère (1966). Enfant de Galilée, Mahmoud Darwich a connu l’exil à 6 ans, quand sa famille a fui Saint-Jean-d’Acre, devenu israélien après 1948, pour le Liban. A leur retour, un an plus tard,« Akko » était devenu une ville juive et les Arabes ne pouvaient plus se déplacer sans autorisation – l’adolescent a souvent atterri en prison pour avoir bravé l’interdiction. C’est ce traumatisme qu’il exorcise adulte quand il parle de sa mère, symbole d’une enfance brisée et d’un foyer confisqué : à travers elle, le poète file la métaphore palestinienne de la patrie perdue, mais dit aussi la douleur de l’exil.

Marcel Khalifé

Chanté, rapé, samplé, Mahmoud Darwich a souvent été mis en musique, mais jamais autant que par le Libanais Marcel Khalifé, dont la chanson Oummi, par exemple, fut l’un des premiers hits. C’est grâce à ce « Bob Dylan du Levant », figure de proue de la chanson contestataire dans les années 1970, que Darwich, figure de l’intelligentsia peu connue alors du grand public, a pu avoir une telle résonnance. L’ami Khalifé a si bien porté ses mots qu’en 1999 il a été poursuivi par un tribunal à Beyrouth pour avoir cité le Coran dans la chanson O mon père, je suis Joseph, adaptée d’un de ses poèmes. Quelque deux mille fans chantèrent la chanson incriminée dans une manifestation de soutien, et le chanteur fut relaxé.

Yasser Arafat

« Aujourd'hui, je suis venu porteur d'un rameau d'olivier et du fusil du combattant de la liberté. Ne laissez pas tomber le rameau d'olivier de ma main », déclare Yasser Arafat à l’ONU en 1974. Le discours est signé Darwich, journaliste militant qui va devenir la plume de l’OLP. Il s’impose comme son leader spirituel avec Une mémoire pour l’oubli, récit (le seul de son œuvre) du siège de Beyrouth (1982), et entre même au comité exécutif. Il rompt avec l’organisation en 1993, déçu par les accords d’Oslo. Ses vers, toutefois, resteront des slogans. Jusqu’en 2011, quand Mahmoud Abbas déposera à l’ONU la demande de reconnaissance de la Palestine, sur ces mots :« Debout ici. Assis ici. Toujours ici. Eternels ici. »

Rita

Romantique avant tout, Darwich n’a jamais eu pour ambition d’être la voix du nationalisme arabe. Lui voulait être un poète de l’amour. La mystérieuse Rita, dont le nom a fait le tour du monde arabe grâce à Marcel Khalifé, est évoquée dès les premiers recueils (La Fin de la nuit, Les oiseaux meurent en Galilée…). En 1995, Darwich raconte enfin l’histoire de cette danseuse juive (nommée Tamar dans la réalité), rencontrée autrefois au bal du Parti communiste israélien, dont il était adhérent. La guerre des Six-Jours (1967) aura eu raison de leur intense idylle…« Entre Rita et mes yeux : un fusil. Et celui qui connaît Rita se prosterne. Adresse une prière. A la divinité qui rayonne dans ses yeux de miel. » Rita incarne l’amour impossible. A travers elle, Darwich, toujours très métaphorique, pleurait à la fois la femme et sa terre bafouée.

L’absente

Opéré trois fois du cœur, Mahmoud Darwich avait pressenti sa mort. De Murale(2003) à Présente Absence (2006), son septième et avant-dernier recueil, il entame un dialogue intime avec elle. L’absente est cette mort qu’il tente d’apprivoiser. C’est aussi l’exilé, le déraciné, l’ami assassiné, l’impossible patrie, dont l’absence, au quotidien, fait présence. S’adressant dans Présente Absence à son moi à différents âges, Darwich fait le bilan poétique d’une vie d’errance et d’espoir : une sorte de testament, publié deux ans avant sa mort. Ecrits dans une prose magnifique (ce qui reste exceptionnel dans son œuvre), ces trente et un poèmes constituent une véritable élégie, entre fragments de mémoire vive et douloureuse mélancolie.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 06:42
Eva Illouz, sociologue israélienne : L’état d’Israël contre le peuple juif (Haaretz)

Israël s’aligne sur un régime nationaliste, voire antisémite, un régime après l’autre. Où cela mène-t-il la communauté juive mondiale?

Par Eva Illouz, 13 septembre 2018 

Un tremblement de terre secoue discrètement le monde juif.

Au 18ème siècle, les juifs ont commencé à jouer un rôle décisif dans la promotion de l’universalisme, car l’universalisme leur a promis le rachat de leur soumission politique. Grâce à l’universalisme, les Juifs pouvaient en principe être libres et égaux à ceux qui les avaient dominés. C’est pourquoi, dans les siècles qui ont suivi, les Juifs ont participé à un nombre disproportionné de causes communistes et socialistes. C’est aussi pour cette raison que les Juifs étaient des citoyens modèles de pays tels que la France ou les États-Unis, avec des constitutions universalistes.

L’histoire des Juifs en tant que promoteurs des valeurs des Lumières et des valeurs universalistes touche à sa fin. Nous sommes les témoins stupéfaits des nouvelles alliances entre Israël, les factions orthodoxes du judaïsme dans le monde entier et le nouveau populisme mondial dans lequel l’ethnocentrisme et même le racisme occupent une place indéniable.

Lorsque le Premier ministre Netanyahu a choisi de s’aligner politiquement avec Donald Trump avant et après l’élection présidentielle américaine de 2016, certaines personnes pourraient encore lui donner le bénéfice du doute. Certes, Trump s’était entouré de gens comme Steve Bannon, l’ancien directeur de Breitbart News, qui était très sensible au racisme et à l’antisémitisme, mais personne n’était certain de la direction que prendrait la nouvelle présidence. Même si Trump refusait de condamner les éléments antisémites de sa base électorale ou du Ku Klux Klan, qui l’avait soutenu avec enthousiasme, et même si cela lui prenait beaucoup de temps pour se dissocier de David Duke, nous n’étions pas encore certains de la présence d’antisémitisme dans le discours et les stratégies de Trump (d’autant plus que sa fille Ivanka était convertie au judaïsme).

Mais les événements de Charlottesville en août 2017 ne permettaient plus de douter. Les manifestants néo-nazis ont commis des actes de violence contre des contre-manifestants pacifiques, tuant une femme en fonçant dans une foule avec une voiture (acte rappelant la technique des attentats terroristes en Europe). Trump a réagi aux événements en condamnant à la fois les néo-nazis et les suprémacistes blancs et leurs opposants. Le monde a été choqué par sa confusion entre les deux groupes, mais Jérusalem n’a pas objecté. Encore une fois, l’observateur indulgent (ou cynique) aurait pu interpréter ce silence comme l’obéissance réticente d’un vassal envers son suzerain (de tous les pays du monde, Israël reçoit le plus d’aide militaire des États-Unis). On était en droit de penser qu’Israël n’avait pas d’autre choix que de collaborer, malgré les signes extérieurs de l’antisémitisme du dirigeant américain.

Cette interprétation n’est toutefois plus tenable. Avant et après Charlottesville, Netanyahu a courtisé d’autres dirigeants qui ne sont pas touchés par l’antisémitisme ou qui lui sont carrément sympathiques, et sur lesquels Israël n’est pas dépendant économiquement. Ses concessions vont jusqu’à participer à une forme partielle de négationnisme.

Prenons le cas de la Hongrie. Sous le gouvernement de Viktor Orban, le pays montre des signes troublants de légitimation de l’antisémitisme. En 2015, par exemple, le gouvernement hongrois a annoncé son intention d’ériger une statue pour commémorer Balint Homan, un ministre de la période de l’Holocauste qui a joué un rôle décisif dans l’assassinat ou l’expulsion de près de 600 000 Juifs hongrois. Loin d’être un incident isolé, quelques mois plus tard, en 2016, une autre statue a été érigée en hommage à Gyorgy Donáth, l’un des architectes de la législation anti-juive pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’était donc pas surprenant d’entendre Orban employer des paroles antisémites lors de sa campagne de réélection en 2017, notamment contre Georges Soros, milliardaire-philanthrope juif hongro-américain qui soutient les causes libérales, notamment celle des frontières ouvertes et de l’immigration. En réanimant le cliché antisémite sur le pouvoir des Juifs, Orban a accusé Soros d’avoir l’intention de saper la Hongrie

Qui Netanyahu a-t-il choisi de soutenir? Pas la communauté juive hongroise inquiète qui a protesté amèrement contre la rhétorique antisémite du gouvernement Orban; il n’a pas non plus choisi de soutenir le Juif libéral Soros, qui défend des causes humanitaires. Au lieu de cela, le Premier ministre a créé de nouvelles lignes de faille, préférant les alliés politiques aux membres de la tribu. Il a soutenu Orban, la même personne qui ressuscite le souvenir d’antisémites sombres. Lorsque l’ambassadeur israélien à Budapest a protesté contre l’érection de la statue tristement célèbre, il a été publiquement contredit par Netanyahu.

À ma connaissance, le gouvernement israélien n’a jamais officiellement protesté contre les tendances et les affinités antisémites d’Orban. En fait, quand l’ambassadeur israélien à Budapest a essayé de le faire, il a été calmé par Jérusalem. Peu de temps avant les élections hongroises, Netanyahu a pris la peine de se rendre en Hongrie, donnant ainsi un « certificat casher » à Orban et l’exonérant de l’opprobre attaché à l’antisémitisme et à l’approbation des personnalités actives dans la Shoah. Lorsque Netanyahu s’est rendu à Budapest, la Fédération des communautés juives lui a offert une réception glacée, tandis qu’Orban lui a réservé un accueil chaleureux. Pour renforcer leur amitié touchante, Netanyahu a invité Orban à se rendre en Israël en juillet dernier, le recevant d’une manière habituellement réservée aux alliés nationaux les plus dévoués.

La relation avec la Pologne est tout aussi surprenante. Pour rappel, la Pologne est gouvernée par le parti nationaliste Droit et justice, qui a une politique intransigeante contre les réfugiés et semble vouloir éliminer l’indépendance des tribunaux à travers une série de réformes qui permettraient au gouvernement de contrôler le pouvoir judiciaire. En 2016, le gouvernement dirigé par Droit et justice a éliminé l’organisme officiel chargé de traiter les problèmes de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance, arguant que l’organisation était devenue «inutile».

Encouragés par cette déclaration et par d’autres déclarations et politiques gouvernementales, les signes de nationalisme se sont multipliés au sein de la société polonaise. En février 2018, le président Andrzej Duda a déclaré qu’il signerait une loi interdisant d’accuser la nation polonaise d’avoir collaboré avec les nazis. Accuser la Pologne de collusion dans l’Holocauste et d’autres atrocités nazies serait désormais passible de poursuites. Israël a d’abord protesté contre la législation proposée, mais en juin, Benjamin Netanyahu et le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, ont signé un accord exonérant la Pologne de tous les crimes contre les Juifs pendant l’occupation allemande. Israël a également adhéré à la décision de la Pologne d’interdire l’expression «camp de concentration polonais». De plus, Netanyahu a même signé une déclaration stipulant que l’antisémitisme est identique à l’antipolonisme et que seule une poignée de tristes Polonais étaient responsables de la persécution des Juifs – pas la nation dans son ensemble.

À l’instar de la droite américaine, hongroise et polonaise, Israël veut restaurer la fierté nationale non entachée par les critiques «auto-haineuses». Comme les Polonais, Israël mène depuis deux décennies une guerre contre le récit officiel de la nation, tentant de faire disparaître des manuels scolaires des faits incommodes (comme le fait que les Arabes ont été activement chassés d’Israël en 1948). Afin d’annuler les critiques, le ministère de la Culture d’Israël prévoit désormais un financement des institutions créatives sur la loyauté envers l’Etat. Comme en Hongrie, le gouvernement israélien persécute des ONG comme Breaking the Silence, un groupe dont le seul péché a été de donner aux soldats un forum pour dénoncer leurs expériences dans l’armée et s’opposer à la violence des colons contre les Palestiniens ou à l’expropriation des terres en violation du droit international. Expurger les critiques de la vie publique (tel qu’exprimé en interdisant l’entrée dans le pays des partisans du BDS, en refusant le financement des compagnies de théâtre ou des films critiques envers Israël, etc.) est une expression du pouvoir d’État direct.

En ce qui concerne les réfugiés, Israël, comme la Hongrie et la Pologne, refuse de se conformer au droit international. Depuis près d’une décennie, Israël n’a pas respecté les conventions internationales sur les droits des réfugiés, même s’il est signataire de ces conventions : l’État a détenu des réfugiés dans des camps et les a emprisonnés et déportés. Comme la Pologne, Israël tente de supprimer l’indépendance de son système judiciaire. Israël se sent à l’aise avec l’extrême droite antidémocratique des États européens, tout comme on se sent à l’aise avec un membre de la famille qui rote et b, perdant tout sens de l’auto-contrôle ou des manières à table.

Plus généralement, ces pays partagent aujourd’hui un noyau politique commun très profond: la peur des étrangers aux frontières (il faut cependant préciser que les peurs des Israéliens sont moins imaginaires que celles des Hongrois ou des Polonais); des références à la fierté nationale non entachée par un passé douteux, faisant des critiques des traîtres à la nation; l’interdiction des organisations de défense des droits de l’homme et la contestation les normes mondiales fondées sur des principes moraux. Le triumvirat Netanyahu-Trump-Poutine a une vision et une stratégie bien définies: créer un bloc politique qui saperait l’ordre international libéral actuel et ses principaux acteurs.

Dans un article récent sur Trump pour Project Syndicate, le spécialiste juridique Mark S. Weiner a suggéré que la vision politique et la pratique de Trump suivaient (quoique sans le savoir) les préceptes de Carl Schmitt, le juriste allemand qui a rejoint le parti nazi en 1933.

«À la place de la normativité et de l’universalisme, Schmitt propose une théorie de l’identité politique fondée sur un principe que Trump apprécie sans doute profondément dans sa carrière pré-politique : la terre», a écrit Weiner. « Pour Schmitt, une communauté politique se forme lorsqu’un groupe de personnes reconnaît qu’elles partagent un trait culturel distinct qui, selon elles, mérite d’être défendu de leur vie. Cette base culturelle de la souveraineté est en fin de compte ancrée dans la géographie distinctive… qu’un peuple habite. En jeu, il y a des positions opposées sur la relation entre identité nationale et droit. Selon Schmitt, le nomos de la communauté [le mot grec pour «loi»] ou le sens d’elle-même qui découle de sa géographie, est la condition philosophique de sa loi. Pour les libéraux, en revanche, la nation se définit d’abord et avant tout par ses engagements juridiques. »

Netanyahu et ses semblables souscrivent à cette vision schmittienne du politique, subordonnant les engagements juridiques à la géographie et à la race. La terre et la race sont les motifs secrets et manifestes de la politique de Netanyahu. Lui et sa coalition ont, par exemple, mené une politique d’annexion lente en Cisjordanie, soit dans l’espoir d’expulser ou de soumettre les 2,5 millions de Palestiniens qui y vivent, soit de les contrôler.

Ils ont également radicalisé la judéité du pays avec la loi très controversée de l’État-nation. Jouer avec les dirigeants antisémites peut sembler contredire la loi de l’État-nation, mais elle est motivée par la même logique d’état et de logique schmittienne selon laquelle l’État ne se considère plus comme un représentant de tous ses citoyens, mais vise à étendre son territoire, à augmenter son pouvoir en désignant des ennemis, à définir qui appartient ou pas, à restreindre la définition de la citoyenneté, à durcir les limites du corps collectif et à saper l’ordre libéral international. La ligne qui relie Orban à la loi sur la nationalité est l’expansion pure et simple du pouvoir de l’État.

Courtiser Orban ou Morawiecki signifie avoir des alliés au sein du Conseil et de la Commission européenne, ce qui aiderait Israël à bloquer les votes indésirables, à affaiblir les stratégies internationales palestiniennes et à créer un bloc politique qui pourrait imposer un nouvel ordre international. Netanyahu et ses amis ont une stratégie et tentent de remodeler l’ordre international pour atteindre leurs propres objectifs nationaux. Ils comptent sur la victoire finale des forces réactionnaires pour avoir la liberté de faire ce qu’ils veulent à l’intérieur de l’État.

Mais ce qui est le plus surprenant, c’est que pour promouvoir ses politiques illibérales, Netanyahu est prêt à snober et à rejeter la plus grande partie du peuple juif, ses rabbins et intellectuels les plus reconnus, et le grand nombre de Juifs qui ont soutenu par de l’argent ou l’action politique, l’Etat d’Israël. Cela suggère un changement clair et indéniable d’une politique basée sur le peuple à une politique basée sur la terre.

Pour la majorité des Juifs à l’extérieur d’Israël, les droits de l’homme et la lutte contre l’antisémitisme sont des valeurs fondamentales. Le soutien enthousiaste de Netanyahu aux dirigeants autoritaires et antisémites est l’expression d’un changement profond dans l’identité de l’État en tant que représentant du peuple juif dans un État qui vise à promouvoir sa propre expansion en saisissant des terres, en violant le droit international, exclusion et discrimination. Ce n’est pas le fascisme en soi, mais certainement l’une de ses caractéristiques les plus distinctives.

Cet état de fait est inquiétant mais il est également probable que deux évolutions intéressantes et même positives se produisent. La première est que, de la même manière qu’Israël s’est libéré de son «complexe juif» – abandonnant son rôle de chef et de centre du peuple juif dans son ensemble – beaucoup ou la plupart des Juifs vont maintenant se libérer de leur complexe israélien, comprenant finalement que les valeurs d’Israël et les leurs sont profondément en conflit. Le 13 août 2018, le président du Congrès juif mondial, Ron Lauder, cité dans le New York Times, était sur le point de désavouer Israël, en est un puissant témoignage. Lauder était très clair : la perte du statut moral d’Israël signifie qu’il ne pourra pas exiger la loyauté inconditionnelle de la communauté juive mondiale. Ce qui était vécu dans le passé par de nombreux Juifs comme un conflit intérieur se résorbe lentement : beaucoup ou la plupart des membres des communautés juives accorderont leur préférence à leur engagement envers les constitutions de leurs pays, c’est-à-dire aux droits humains universels.

Israël a déjà cessé d’être le centre de gravité du monde juif et, à ce titre, il ne pourra compter que sur le soutien d’une poignée de milliardaires et des ultra-orthodoxes. Cela signifie que dans un avenir prévisible, l’effet de levier d’Israël sur la politique américaine sera considérablement affaibli.

Le trumpisme est une phase transitoire de la politique américaine. Les Latinos et les démocrates de gauche seront de plus en plus impliqués dans la politique du pays et, comme ils le font, ces politiciens auront de plus en plus de difficultés à justifier le soutien américain continu aux politiques israéliennes odieuses aux démocraties libérales. Contrairement au passé, cependant, les Juifs ne les forceront plus à regarder ailleurs.

Le deuxième développement intéressant concerne l’Europe. L’Union européenne ne sait plus quelle était sa mission. Mais les Netanyahus, les Trump, les Orbans et Morawieckis aideront l’Europe à réinventer sa vocation : le bloc social-démocrate de l’UE aura pour mission de s’opposer à l’antisémitisme et à toutes les formes de racisme des valeurs pour lesquelles nous, Juifs et non-Juifs, sionistes et antisionistes, avons tant lutté. Israël, hélas, n’est plus parmi ceux qui combattent ce combat.

Une version plus courte de cet article a paru dans le Monde.

Eva Illouz

Traduction : CSPRN

Source : Haaretz

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 17:00
ISRAËL VEUT QUE SALAH HAMOURI QUITTE LA PALESTINE, MAIS IL NE CÉDERA PAS - Elsa Lefort, L'Humanité - 13 septembre 2018
ELSA LEFORT. « ISRAËL VEUT QUE SALAH HAMOURI QUITTE LA PALESTINE, MAIS IL NE CÉDERA PAS »
Jeudi, 13 Septembre, 2018

Arrêté le 23 août 2017, le Franco-Palestinien Salah Hamouri est toujours détenu sans jugement. Sa libération fin septembre dépend du bon vouloir des autorités israéliennes. Ses soutiens se mobilisent à la Fête de l’Humanité pour exiger l’intervention de l’élysée. Entretien avec son épouse, Elsa Lefort.

L’indignation grandit chez les nombreux soutiens de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, détenu arbitrairement en Israël depuis une année. Son épouse, Elsa Lefort, dénonce l’inertie de l’Élysée et du Quai d’Orsay, qui n’agissent pas pour exiger du gouvernement Netanyahou sa libération.

Avez-vous des nouvelles de Salah, a-t-il le moral ?
Oui, nous avons des nouvelles par ses avocats ou quand sa mère lui rend visite, une fois par mois. Il va bien, il a le moral, mais il compte les jours évidemment, car tout cela commence à durer. Le fait d’avoir déjà subi deux renouvellements de peine le plonge dans l’incertitude. Il espère à chaque fois que ce sera la dernière, tout en gardant en tête que ça peut continuer… Nous n’avons malheureusement aucune garantie que ce sera la dernière.

D’autant qu’il y a aussi le peu d’empressement à agir du côté des autorités françaises…
L’Élysée prétend qu’Emmanuel Macron s’est saisi du sujet. Il faut croire alors que c’est en catimini, car le cas de Salah n’a jamais été publiquement évoqué. Il n’y a apparemment aucune volonté de montrer que l’on s’inquiète du sort d’un citoyen français incarcéré arbitrairement. Aucune volonté d’envoyer un message fort aux Israéliens, de réagir à cet enfermement complètement illégal. Si message il y a, il est plutôt très négatif : l’arbitraire dont est victime Salah ne préoccupe pas vraiment l’Élysée et le Quai d’Orsay. Les autorités israéliennes sont tout à fait tranquilles.

Emmanuel Macron en aurait, dit-on, parlé à Netanyahou, mais en vain. Pourquoi la France s’accommode-t-elle d’un tel camouflet ?
Oui, la France s’en accommode, d’autant plus que par ailleurs elle redouble de signaux positifs envers le gouvernement Israélien. Macron a reçu deux fois Netanyahou à Paris en l’espace de six mois. Une fois en décembre dernier et une fois en juin, à l’occasion du lancement de la saison culturelle croisée France-Israël, c’est-à-dire une série de manifestations dans chacun des deux pays qui visent à promouvoir les bonnes relations et qui entretiennent surtout une image hautement positive d’Israël. La France ne cesse de donner des gages à ce dernier. Tout à fait par conviction, à l’évidence. La libération de Salah est loin de figurer parmi les attentes.

L’acharnement qu’il subit s’explique-t-il par le fait que Salah soit devenu avocat et qu’il est à présent en mesure de renforcer la défense des prisonniers palestiniens ?
Il y a de cela, mais pas seulement. L’objectif central est en réalité de le contraindre à quitter la Palestine. Tout est fait dans ce sens depuis sa libération en 2011. Il y a eu les ordres militaires l’empêchant de se rendre en Cisjordanie, qui ont compliqué ses études, il y a eu mon expulsion du territoire israélien alors que j’étais enceinte. Et puis il y a eu son arrestation et sa « détention administrative ». Depuis deux ans et demi, Salah vit loin de moi et de notre fils. Tout est fait pour qu’il s’épuise et qu’il renonce à rester en Palestine. Certes, il représente quelqu’un qui, du coup, connaît le droit, le droit international et peut plaider la cause des prisonniers et des Palestiniens plus largement, notamment en France, car il est français. Mais le fond de l’acharnement c’est de le forcer à partir.

Salah est-il déterminé à rester, à ne pas leur céder ?
Tout à fait, car c’est son droit d’habiter chez lui à Jérusalem, en Palestine. Peu importe les intimidations et les menaces, même si au plan personnel, c’est difficile aussi bien pour lui que pour nous. Mais d’un point de vue politique, il est hors de question pour lui de baisser les bras et de quitter sa terre. Il y a là un véritable enjeu : il est de Jérusalem, et les Israéliens font tout pour que les Palestiniens quittent Jérusalem. Chaque Palestinien qui s’en va constitue pour eux une victoire.

Quel appel lancez-vous à tous les soutiens de Salah, notamment à l’occasion de la Fête de l’Humanité ?
Il est important de rester mobilisé et de redoubler d’efforts dans ce sens. Voilà un an que la diplomatie française est censée s’occuper de ce dossier et elle n’a strictement rien obtenu. Les contacts que nous avons avec l’Élysée ne donnent aucun signe positif pour l’avenir. On s’arrête au constat de l’absence de réaction de la part d’Israël. C’est une fatalité. Il n’y a aucune remise en question. La question demeure sans réponse : pourquoi la diplomatie française est à ce point incapable de faire cesser cet arbitraire à l’égard de l’un de ses ressortissants ? Le président se doit de venir en aide à tous les Français de par le monde. Et il n’y aucune raison que le monde s’arrête à la frontière d’Israël.

 
Entretien réalisé par Nadjib touaibia
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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 09:25
La militante égérie de la lutte palestinienne Ahed Tamimi la fête de l'Humanité 2018 (photos Hervé Ricou)
La militante égérie de la lutte palestinienne Ahed Tamimi la fête de l'Humanité 2018 (photos Hervé Ricou)

L'activiste palestinienne Ahed Tamimi. Comme elle a été enfin libérée, elle était ce week-end à la fête de l'humanité !!! Temps fort pour les Palestiniens qui luttent contre l'occupation et la colonisation, les brutalités de l'armée, de la police et des colons israéliens, et pour le mouvement de solidarité internationale vis-à-vis des enfants palestiniens prisonniers.  

Photos prise par Hervé Ricou, membre du PCF Finistère.
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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 10:17
Selon un rapport de l’ONU, la faim dans le monde continue d’augmenter
Selon un rapport de l’ONU, la faim dans le monde continue d’augmenter

jeudi 13 septembre 2018

Selon le rapport sur l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2018, publié le 12 septembre, de nouvelles preuves indiquent que le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde est en hausse, avec 821 millions de personnes en 2017, soit une personne sur neuf.

Des progrès limités ont également été observés en matière de lutte contre les différentes formes de malnutrition, qui vont du retard de croissance chez l’enfant à l’obésité adulte, une situation qui menace la santé de centaines de millions de personnes.

« Les signes alarmants de la hausse de l’insécurité alimentaire et des différentes formes de malnutrition signifient clairement que des efforts conséquents doivent être déployés afin de s’assurer de "ne laisser personne pour compte" et de réaliser les Objectifs de développement durable liés à la sécurité alimentaire et à la nutrition », ont indiqué les dirigeants de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la préface de leur rapport.

« Si nous souhaitons parvenir à un monde libéré de la faim et de toutes les formes de malnutrition d’ici 2030, il est impératif d’accélérer et d’intensifier les actions visant à renforcer la résilience et la capacité d’adaptation des systèmes alimentaires, ainsi que les moyens d’existence des populations face à la variabilité climatique et aux événements climatiques extrêmes », ont ajouté les dirigeants.

Ils appellent à mettre en œuvre et à intensifier les interventions visant à garantir l’accès à des aliments nutritifs et à briser le cercle intergénérationnel de la malnutrition. Les politiques doivent particulièrement prêter attention aux groupes les plus vulnérables face aux conséquences désastreuses d’un accès limité à l’alimentation : les nourrissons, les enfants âgés de moins de cinq ans, les enfants scolarisables, les adolescentes et les femmes.

Au même moment, il est nécessaire de s’orienter durablement vers une agriculture qui tient plus compte de la nutrition et vers des systèmes alimentaires en mesure de fournir une alimentation sûre et de bonne qualité pour tous.

Ils appellent également à déployer davantage d’efforts afin de renforcer la résilience face au climat, à travers des politiques qui encourageront les initiatives visant à s’adapter au changement climatique et à en atténuer les effets, ainsi qu’à réduire les risques de catastrophe.

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 14:58
Rencontre événement à la fête de l'Humanité pour la libération des enfants palestiniens sur le stand de la fédération PCF de Seine St Denis avec Leila Shahid, Khaled Qusmar, Nurit Peled-Elhanan, Nathalie Simonnet et Henriette Zoughebi

 Rencontre événement à la La Fête de l'Humanité 2018! 
Pour la libération des enfants palestiniens emprisonnés en Israël. 
👉Samedi 15 septembre // 14h30 // Stand de la fédération PCF 93 
Avec 
- Leila Shahid, qui fut déléguée générale de Palestine en France et marraine de la campagne
- Khaled Qusmar,de l’association internationale de défense des droits des enfants en Palestine, venu des territoires occupés
- Nurit Peled-Elhanan, venue d’Israël, universitaire israélienne, prix Sakharov 
Et pour animer la campagne, 
Nathalie Simonnet, secrétaire du PCF93, et Henriette Zoughebi, créatrice du Salon du livre de jeunesse de Montreuil

✌️✌️POUR QUE CES 350 ENFANTS SORTENT MAINTENANT DES PRISONS
ISRAËLIENNES!
Le respect des droits des peuples, celui des droits humains passent par le respect des droits des enfants.

Rencontre événement à la fête de l'Humanité pour la libération des enfants palestiniens sur le stand de la fédération PCF de Seine St Denis avec Leila Shahid, Khaled Qusmar, Nurit Peled-Elhanan, Nathalie Simonnet et Henriette Zoughebi
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