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5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 17:18
Grâce aux députés communistes, adoption de la loi pour verser aux familles l'allocation familiale dès le premier enfant - Vote ce 5 juin 2025 à l'Assemblée Nationale

Deuxième victoire de la journée pour Les députés communistes

Sous l’impulsion d’Edouard Bénard, l’Assemblée a adopté la proposition de loi des communistes : les allocations familiales seront désormais versées dès le premier enfant.

Une avancée concrète pour rendre du pouvoir d’achat aux familles, dans un contexte où l’inflation pèse lourd sur les budgets du quotidien.

Le PCF défend une politique familiale universelle et émancipatrice : pas pour dicter des choix de vie, mais pour garantir les moyens d'élever un enfant dans la dignité, dès sa naissance.

Reconnaître les besoins essentiels liés à l’arrivée d’un enfant.
Réduire les inégalités dès la petite enfance.
Offrir des droits concrets à toutes les familles, sans condition.

Une loi utile, pour une société plus juste

V
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5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 17:17
Municipales: les communistes prônent l'union (Ouest-France Finistère, Mickaël Louedec, 5 juin 2025)
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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 08:36
20 ans après le non au TCE, l'union européenne toujours impopulaire et antisociale! - par Fabien Gay, sénateur communiste et directeur de l'Humanité, 29 mai 2025

Le 29 mai 2005 est une date marquante de la période contemporaine puisque ce jour-là, les électeurs ont rejeté l’adoption du Traité constitutionnel européen. C’est un événement car un vote populaire massif des travailleurs, de la jeunesse, des grandes villes aux territoires ruraux, s’est exprimé alors pour dire ‘’non’’ à la fuite en avant libérale. C’est un souvenir marquant pour moi, jeune communiste de Gironde impliqué dans une de mes premières campagnes. 

Du déroulé de la campagne au contenu du traité constitutionnel européen, les liens avec l’actualité politique présente sont criants. 

Dès l’annonce d’un référendum par le président d’alors, Jacques Chirac, la doxa libérale s’est mis en branle pour dénoncer non seulement le processus démocratique mais également les partisans du ‘’Non’’ au texte à portée constitutionnelle. 

A mesure que les sondages confirmaient un rejet net et populaire du texte proposé par le Haut-commissaire Valéry Giscard d’Estaing, la hargne médiatique n’a eu de cesse de taxer de populistes, de racistes, d’irresponsables, celles et ceux qui interrogeaient cette construction européenne défaillante. 

N’en déplaise à ces chiens de garde, la campagne fut un moment de mobilisation extraordinaire, de débat politique participatif animé par des collectifs unitaires à travers tout le territoire. Des ouvriers, des employés, des étudiants, des retraités se réunissaient pour analyser le texte, décortiquer les articles dont certains étaient très techniques et précis comme celui sur l’usage des graisses animales…L’Humanité avait notamment publié un hors-série décortiquant le texte, devenu au fil de la campagne un outil phare de la mobilisation. Loin des caricatures sur le rejet d’un prétendu plombier polonais, ce sont des forces vives qui confrontaient un texte avec leurs réalités sociales.

Le contenu du texte avait de quoi faire débat. Des références sur les racines chrétiennes de l’Europe à la libéralisation de tous les pans de la vie économique et sociale, remettant en cause les services publics, puis l’alignement inconditionnel vers un atlantisme arrogant et guerrier (deux ans après l’invasion illégitime de l’Irak par une coalition étatsunienne), les inquiétudes étaient légitimes. Le débat public, poussé par la mobilisation populaire, a permis de soulever des espoirs et d’appeler à une autre construction européenne basée sur la solidarité, la coopération. Les forces progressistes en appelaient notamment à une autre utilisation de l’argent, par le biais de la Banque centrale européenne, à des coopérations avec le voisinage immédiat du Vieux continent.

Le ‘’Non’’, inattendu, a marqué un signal fort, repris quelques semaines plus tard par le rejet du même texte aux Pays-Bas puis en Irlande. Si dans ces deux pays, une deuxième consultation a eu lieu, le non a fait l’objet d’un déni intolérable en France.

Elu notamment sur la promesse de réviser le traité constitutionnel européen, devenu traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a littéralement validé le texte originel et foulé aux pieds la volonté populaire. 2007 fut également le moment d’application de la directive Bolkenstein, du nom du commissaire européen à la (sacro-sainte) concurrence. Ce texte, symbole du libéralisme le plus débridé, a établi le recrutement de travailleurs communautaires selon les règles de leur pays d’origine (salaires, temps de travail) actant un nivellement par le bas des conditions de travail de l’ensemble des salariés. François Hollande en fera de même cinq ans plus tard, ne touchant pas une ligne du mécanisme européen.

Vingt ans plus tard, les dégâts d’une concurrence sans limites, accentuée par deux crises économiques (subprimes puis Covid) sont considérables. 

L’Union européenne n’est plus celle du consensus du marché libre et non faussé mais celui d’un conservatisme débridé aux accents sécuritaires, identitaires et antisociaux. 2005 a enclenché le cycle dit des populismes avec près de la moitié des gouvernements européens désormais dirigés par l’extrême droite ou participant à une coalition gouvernementale. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas du tout hostiles à une Union européenne qu’ils dénoncent dans les mots mais dont ils appliquent les préceptes néolibéraux de manière zélée, teintés de racisme et de conservatisme.

Derrière une façade démocratique, c’est un technocratisme qui s’est imposé contre les besoins sociaux, répondant à une mondialisation de traités de libre-échange, toujours au service des puissants, des intérêts financiers des conglomérats dans l’agriculture, l’industrie, la santé. Cela a consisté en « modération salariale », en privatisations, en réformes territoriales toujours plus violentes contre les couches moyennes et populaires. L’austérité a toujours été la réponse  aux différentes crises, particulièrement en Europe du Sud où les peuples subissent encore les dégâts d’une crise de la dette privée (donc principalement des banques). Il faut dire que les mobilisations populaires ont été au mieux ignorées, au pire étouffées. L’expérience de la coalition de gauche progressiste en Grèce en 2015 a été marginalisée alors même que les gouvernements dits illibéraux, tels la Hongrie, bénéficient d’une mansuétude de la part de la Commission européenne. Il serait vain de se cacher derrière la malveillance d’une élite technocratique à Bruxelles. Les gouvernements des Etats ont leur responsabilité pleinement engagés et peu se sont opposés à toute voie alternative aux dogmes libéraux.

La construction européenne devait amener prospérité et paix, basée sur une  économie de la connaissance la plus compétitive du monde. Vingt ans plus tard, l’Union européenne reste une zone économique relativement riche comparé au reste du monde. Mais elle prend le chemin d’un déclin car elle n’a pas anticipé les chocs qu’elle a elle-même alimentés. Dans un monde où les puissance émergentes d’hier comptent davantage dans les affaires du monde, ce qui est logique quand l’Asie notamment représente la moitié de l’humanité, l’Europe décroche. Le rapport Draghi en atteste, appelant à faire les investissements d’avenir. C’est bien de s’en soucier après des décennies de bradage de l’industrie pour produire à moindre coût ailleurs, de saccager l’agriculture, d’affaiblir le tissu social de tous les pays membres. L’Union européenne s’est elle-même sabordée en participant à un jeu de libre-échange dérégulé sans vision d’avenir : aucun champion industriel n’a émergé dans les hautes technologies, la santé, l’énergie, sujets qui ont été au cœur des récentes crises et montré la nécessité d’une souveraineté dans ces domaines.

La guerre n’est plus aux portes de l’Europe mais en plein cœur du continent et la fuite en avant militariste vers l’économie de guerre, avec des gouvernements aux teintes nationalistes, ne présage rien de bon. Concevant son voisinage comme foncièrement hostile, notre continent s’est muré dans une politique migratoire irresponsable avec l’Europe forteresse du programme Frontex.

Mais plutôt que de raisonner en termes de compétitivité ou de glisser sur une grille de lecture civilisationnelle comme le veut l’extrême droite, c’est la finalité de la construction européenne qu’il faut réinterroger. 

Ce n’est pas d’un saut vers le fédéralisme, d’un marché unique des capitaux, de commandes militaires mutualisées qui sauveront le soldat Union européenne. Une refondation de la construction est essentielle pour répondre aux défis du XXIe siècle.

Une Union des peuples et des nations souverains et librement associés doit émerger. Un nouveau traité pourrait refonder les règles communes en associant les volontés des gouvernements et des peuples. Une refondation devrait notamment permettre d’investir par un fonds européen écologique, économique et social pour réindustrialiser, adapter nos sociétés au changement climatique (notre continent étant celui qui se réchauffe le plus vite), bâtir des nouveaux services publics. Il faut repenser notre rapport au monde, dépassant l’héritage colonial, et aller vers un multilatéralisme coopératif avec le « Sud global ».

Tout cela ne sera possible que par une implication populaire, agissante au niveau national et par des actions communes au niveau continental. Les forces du travail et de la création doivent être motrices car rien ne se fera par le haut mais au contraire par un lien nécessaire entre les luttes et les perspectives politiques. 

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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 07:39
On assassine un peuple et il faudrait se taire? - Francis Wurtz, chronique L'Humanité magazine, 22 mai 2025
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:25
Campagne de solidarité avec la Palestine - 1 million d'oliviers pour la paix.   Réunissons 10 000 € dans le Finistère pour planter 1000 oliviers en Palestine.
Campagne de solidarité avec la Palestine - 1 million d'oliviers pour la paix. 
 
Réunissons 10 000 € dans le Finistère pour planter 1000 oliviers en Palestine.
 
La situation vécue par le peuple palestinien est plus dramatique que jamais. Ce week-end, la coopérative des élus communistes et l'AJPF, avec un certain nombre de camarades du PCF Finistère rencontraient à Paris des responsables de comités populaires de camps de réfugiés à Paris, en présence de l'ambassadrice de Palestine.
Le 17 mai, nous étions encore mobilisés à l'occasion des 77 ans de la Nakba pour exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien et exiger la fin du génocide à Gaza et du nettoyage ethnique en Cisjordanie dans les manifs organisées à Brest, Quimper, Morlaix, Carhaix, Pont l'Abbé, Douarnenez, etc, et les communistes comme chaque fois étaient présents dans ces manifestations.
Nos porte-paroles nationaux s'expriment fortement dans la période sur la situation pour que cessent les massacres, crimes contre l'humanité, et la famine organisée contre la population civile à Gaza, que ce soient Fabien Roussel, Ian Brossat, Fabien Gay, Jean-Paul Lecoq, Philippe Rio, Charlotte Blandiot Faride présidente de l'AJPF, Marianne Margaté, ou d'autres parlementaires et élus nationaux. 
Le salon du Bourget sera une nouvelle fois l'occasion de dénoncer la coopération militaire et les ventes et achats d'armes à Israël et la complicité du gouvernement français, de l'UE, et de beaucoup d'entreprises, dans les barbaries commises contre la population palestinienne.
 
Comme notre journal l'Humanité, le PCF à l'occasion de son Conseil National cette exigence d'action face à l'inacceptable, l'intolérable, le génocide en marche au vu et au su de tous.
 
Il appelle les communistes et leurs amis et sympathisants à s'impliquer très nombreux et fortement dans toutes les initiatives de solidarité avec le peuple Palestinien et pour la paix, la fin des massacres et de l'oppression coloniale.
 
Il appelle aussi les communistes et l'ensemble de la population à soutenir la campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine» lancée par la fédération PCF du Val de Marne.
 
10 euros = 1 olivier planté, un symbole d'espoir et de pérennité et de résilience, de résistance, du peuple palestinien sur sa terre ancestrale. 
 
Symboliquement, ce sont aussi les oliviers plantés et entretenus par les paysans palestiniens que les colons et l'armée d'occupation israélienne arrachent pour effacer les traces de la présence palestinienne.
 
Cette campagne est menée avec le Parti communiste palestinien et l'association des agronomes palestiniens avec lequel le PCF a les contacts étroits.
 
La fédération du Finistère du PCF se propose de relayer fortement cette campagne et d'organiser une souscription auprès de ses adhérents et sympatisants au profit du peuple palestinien pour financer cette campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine».
 
Vous pouvez faire un don par chèque à l'ADF PCF 29 et nous reverserons l'intégralité des sommes au PCF 94 pour cette campagne.
 
A envoyer à la fédération: PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST
Vois pouvez aussi encourager vos contacts qui ne sont pas au PCF à faire un don de 10 euros par olivier planté sur la plateforme HelloAsso.
 
On se donne comme objectif de réunir dans le Finistère 10 000 euros (1000 oliviers financés par les finistériens) pour la fin de l'été, oliviers qui seront plantés en novembre ou décembre 2025.
 
La fédération du PCF FINISTERE a déjà décidé d'un premier don de 3000 euros pour financer 300 oliviers.
 
Les sections du PCF Finistère vont aussi bien sûr participer à cette campagne de solidarité internationale à et la développer à l'occasion de leurs initiatives (banquets, fêtes, etc).
 
***
Résolution du Conseil national du PCF – 17.05.2025
 
Depuis la rupture de la trêve le 18 mars dernier, le gouvernement d’extrême-droite israélien de Benyamin Netanyahou poursuit une guerre destructrice contre la population de Gaza. Il annonce, en violation totale du droit international, sa volonté de réoccuper l’intégralité de Gaza et il organise un blocus hermétique du territoire palestinien, y interdisant l’entrée de toute aide humanitaire et créant de ce fait une situation de famine qui menace plus de 2,1 millions de personnes piégées et bombardées. L’armée israélienne se livre à une politique de terre brûlée sur un territoire qu’elle a fragmenté, enfermant la population de Gaza dans de minces bandes de terre surpeuplées, détruisant les infrastructures médicales et privant les habitants d’eau, de nourriture et d’électricité.
Les institutions internationales soulignent le fait que Gaza est devenu un trou noir humanitaire. D'après un rapport de l'ONU publié cette semaine, 470 000 personnes à Gaza sont confrontées à une faim catastrophique (phase 5, la plus élevée de l'échelle de référence) pouvant entraîner leur mort. Dans le même temps, plus de 116 000 tonnes d’aide alimentaire – suffisamment pour nourrir un million de personnes pendant quatre mois – sont bloquées dans les couloirs d'aides. Face au risque de génocide, il est plus urgent que jamais d'arrêter ce blocus criminel.
L’objectif de cette politique de terreur est manifestement de pousser des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à prendre la fuite dans les conditions les plus inhumaines, ce que revendiquent ouvertement les ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahou et que soutient l’administration étatsunienne de Donald Trump. En Cisjordanie occupée, les frappes de drones, les incursions armées et la violence des colons israéliens se déchaînent. Des camps entiers de réfugiés ont été vidés (Jenine, Nour Shams, Tulkarem). Là encore, la volonté du gouvernement israélien est d’annexer illégalement la zone et de la vider de sa population palestinienne.
Ce sont là des crimes de masse, des crimes contre l’humanité, que dénoncent les Nations unies, l’UNWRA et le PAM. Alors que la Cour Pénale Internationale (CPI) évoque un « risque plausible, réel et imminent de génocide », ces crimes tombent sous le coup de la justice internationale et tous ceux qui sont directement impliqués devront répondre de leurs actes. Les condamnations de pure forme des gouvernements et de la communauté internationale ne suffisent plus. Alors qu’ils font l’objet de mandats d’arrêt internationaux, Netanyahou et ses complices doivent maintenant être traduits devant la CPI, tout comme les dirigeants du Hamas, responsables des crimes du 7 octobre 2023.
Benyamin Netanyahou est aujourd’hui soutenu par l’extrême droite en Europe, en France et aux Etats-Unis. Victor Orban, a dénoncé la Cour pénale internationale sans que cela ne fasse réagir l’UE. Et, bien que ses propositions provocatrices soient rejetées par l’immense majorité de la communauté internationale, Donald Trump réaffirme sa volonté d’expulser les Palestiniens de Gaza, cherchant à obtenir la complicité de certains gouvernements de la région. L’annonce, par la Maison Blanche, de l’envoi sur le terrain de forces paramilitaires privées, censées sécuriser le territoire, prépare les opinions à cette perspective.
Pourtant, cette politique criminelle se heurte à une pression croissante des opinions dans le monde. 148 États, c’est à dire une large majorité dans le Monde, reconnaissent déjà l’État de Palestine. De même que la France, d’autres gouvernements européens évoquent désormais eux-aussi la possibilité de reconnaître l’État de Palestine, et l’objectif de sanctions contre le gouvernement israélien d’extrême droite, tant qu’il bafouera le droit international, est aujourd’hui repris dans le débat public.
En Israël, une mobilisation inédite grandit de semaine en semaine pour l’arrêt de la guerre à Gaza, le retour des otages encore vivants que détient le Hamas, le départ de Netanyahou et de son gouvernement. Des officiers, des soldats, des réservistes manifestent à présent leur refus de servir une politique qui met en danger l’avenir et la sécurité du peuple israélien lui-même. Un sommet populaire pour la paix, « It's Time People’s Peace Summit », vient même de se tenir en présence de plusieurs milliers de citoyens juifs et arabes d’Israël.
Le pouvoir israélien est de plus en plus isolé internationalement. Il est aujourd’hui possible de l’arrêter dans ses entreprises criminelles.
Dans cette situation d’extrême urgence pour le peuple palestinien, le PCF entend mobiliser toutes ses forces en défense du peuple palestinien face à la visée génocidaire dont il est victime, en faveur de la reconnaissance des droits nationaux de celui-ci, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Il exige que le gouvernement français :
Expédie sans délai une aide humanitaire massive aux Gazaouis, contribuant ainsi à briser le blocus criminel mis en œuvre par le gouvernement Netanyahou,
Porte dans les institutions européennes l’exigence de sanctions, de la suspension immédiate de l’accord d’association UE-Israël et mette fin à toute forme de coopération militaire,
Reconnaisse immédiatement l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale,
Agisse pour la libération des otages israéliens et la libération des prisonniers politiques palestiniens dont celle de Marwan Barghouti,
Agisse pour le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation,
Prenne aux Nations unies, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, toutes les initiatives propres à isoler totalement l’alliance Trump-Netanyahou.
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21 mai 2025 3 21 /05 /mai /2025 05:27
À Paris, la solidarité avec la Palestine fait scène commune - La coopérative des élu.e.s communistes, républicains, citoyens

« Nous sommes les yeux, la bouche et les oreilles des réfugiés palestiniens » Philippe Rio

Le 17 mai 2025, le Théâtre Traversière à Paris a accueilli une journée de solidarité en soutien aux réfugié·e·s palestinien·es, organisée par l’Association pour le Jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF). Cet événement s’inscrivait dans le cadre des commémorations du 77e anniversaire de la Nakba, mettant en lumière la situation des réfugié·e·s palestinien.es et les défis auxquels ils sont confrontés.

Une journée d’engagement et de témoignages

Autour de Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory (77) et présidente de l’AFPJ, la journée a rassemblé des élu·e·s, des militant·e·s associatifs, des artistes et des citoyen·ne·s ·s, venu·e·s exprimer leur solidarité envers le peuple palestinien. Elle a donné la parole à Hamdam Ballal, co-réalisateur oscarisé pour son film « No other land ». Elle a également permis d’apporter des témoignages et des éléments d’expertise sur la situation à Gaza et en Cisjordanie, avec des éclairages de Marc Lassouaoui, directeur adjoint du bureau de l’UNRWA pour l’Europe et Aymeric Elluin, responsable du plaidoyer « Armes » d’Amnesty et d’interventions de représentant·e·s palestinien·ne·s dont Mahmoud Moubarak chef du bureau exécutif des camps de réfugiés dans les territoires palestiniens occupés. En préambule, la délégation palestinien avait été reçue le 16 mai à l’Assemblée Nationale par Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis.

Parmi les débats, le rôle de la diplomatie des villes a été mis en avant, comme vecteur de solidarité concrète, de peuple à peuple. Louis Labadot, maire de Mauléon-Licharre (64), ville jumelée avec le camp de Balata, Catherine Bouché, 1ere adjointe à Allonnes (72) ville jumelée avec le camp de New Askar, Ali Rabeh, maire de Trappes (78), qui a lancé son e jumelage avec Al Fawar la veille et Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy-le-Sec (93) ont ainsi pu valoriser la force des échanges permis par le jumelage. D’autres élu·e·s représentant les villes jumelées, étaient présent·e·s : Philippe Rio, maire de Grigny et président de la Coop des élu·e·s, Marianne Margaté, sénatrice de Seine-et-Marne, (78), Djamel Nedjar, maire de Limay (78) et bien des personnalités… La journée a été conclue par l’intervention de son excellence Hala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine en France.

L’initiative visait à sensibiliser le public à la réalité vécue par les réfugiés palestiniens, à promouvoir des actions de soutien et à renforcer les liens de solidarité entre les collectivités locales françaises et les camps de réfugiés. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation en faveur des droits du peuple palestinien et de la recherche d’une paix juste et durable.

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:32
Le PCF lance une campagne de solidarité pour la Palestine « 1 million d’oliviers pour la paix »
Publié le 14 mai 2025

Le Val-de-Marne se mobilise pour la Palestine. À l’occasion de la Journée internationale de la Terre, le 22 avril, la fédération du PCF a lancé cette campagne visant à collecter des fonds pour acheter des oliviers qui seront replantés en Cisjordanie.

L’initiative, menée avec l’Association des agronomes arabes (AAA), basée à Ramallah, apporte un soutien concret au peuple palestinien face à l’occupation et la colonisation.

Les communistes du Val-de-Marne et leurs élus sont engagés pour la paix et la justice au Proche-Orient depuis longtemps. En 2024, leur opération «Urgence Gaza, urgence Palestine» avait permis de récolter 25 000 euros, utilisés pour distribuer des paniers alimentaires et des tentes aux familles et financer l’achat de citernes d’eau détruites par l’armée israélienne.

L’olivier est un symbole de résistance. La campagne «1 million d’oliviers» s’inscrit dans un contexte de guerre génocidaire à Gaza et de nettoyage ethnique en Palestine. Depuis 2000, un million d’oliviers ont été arrachés par les colons qui attaquent les paysans palestiniens. Pour Ozer Oztorun, secrétaire départemental, il est urgent d’agir : « L’existence même du peuple palestinien est aujourd’hui menacée. Notre solidarité concrète, financière et politique est devenue encore plus cruciale. Il nous faut répondre à l’urgence humanitaire et préparer la reconstruction de demain. »

En choisissant de travailler avec des organisations progressistes comme l’AAA, le PCF 94 affirme sa volonté de soutenir la résistance palestinienne, de protéger les terres face à l’occupation et d’apporter une aide économique aux petits producteurs agricoles. Plus de 70 000 familles palestiniennes vivent de la production d’huile d’olive. L’opération consiste à verser 10 euros pour la plantation d’un olivier de 80 à 120 cm de hauteur. L’argent collecté permet à AAA d’acheter des plants dans les pépinières et de les distribuer aux familles.

La fédération a lancé une vaste mobilisation des communistes, organisant des événements de solidarité dans les villes du département, axés sur la collecte de fonds et la bataille politique pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, fondée sur le droit international. Une visioconférence, organisée le 24 avril, a réuni Issa Elshatleh, vice-président de l’AAA, et Ephraïm Davidi, membre du comité central du Parti communiste d’Israël (PCI), ainsi que de nombreux communistes et organisations partenaires (la JC 94, le Mouvement de la paix 94, l’ARAC, les AFPS de Créteil et de Villejuif...).

Tous ont souligné l’importance de la mobilisation populaire pour obtenir la reconnaissance de l’État de Palestine par la France et pour renforcer la solidarité internationale. Issa Elshatleh a détaillé les enjeux de la campagne, soulignant les liens étroits entre la réimplantation des oliviers, la lutte politique contre la colonisation et les enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Ephraïm Davidi a dénoncé la guerre coloniale et impérialiste menée par le gouvernement de Netanyahou, qualifié de «fasciste», et son allié stratégique, Trump. Il a également mis en lumière la montée de la contestation intérieure en Israël contre cette guerre et l’importance de traduire cette opposition en action politique.

Pour les deux invités, cette campagne contribue à promouvoir une solution politique à deux États et appelle à un engagement international, notamment par le biais d’une conférence internationale pour la paix. Les autres participants ont souligné l’importance de cette campagne comme action politique concrète face aux difficultés rencontrées en France pour soutenir le peuple palestinien.

Il s’agit aussi de renforcer les liens avec le PCI et les forces progressistes en Palestine, notamment avec le Parti du peuple palestinien (PPP).

Les militants communistes se sont mobilisés sur les marchés et dans les quartiers pour collecter les fonds et faire signer la pétition pour la reconnaissance de l’État de Palestine. À Bonneuil, Ivry-sur-Seine, Choisy-le-Roi, Villejuif, Créteil, Valenton… les dons ont afflué. Ces initiatives montrent à la jeunesse et à la population, sensibles à la cause palestinienne, que le PCF est à leurs côtés pour défendre la paix, la justice et le droit international.

Un objectif minimum de 15 000 euros est fixé. La Fête de l’Humanité sera l’occasion de présenter un bilan d’étape de la campagne qui se déroulera tout au long de l’année 2025. À ce jour, plus de 3 000 euros ont été récoltés. Les communistes du Val-de-Marne, pleinement engagés dans cette mobilisation, espèrent que cette campagne sera largement reprise par les organisations du PCF. Des sections comme celles de Rennes et Draguignan y ont déjà contribué, et la fédération du Gers lancera officiellement sa campagne le 18 mai, à l’occasion de sa fête fédérale.
En conclusion, le PCF 94 appelle à amplifier cette solidarité internationale, en exigeant la reconnaissance de l’État de Palestine par Macron, des sanctions contre Israël et un cessez-le-feu immédiat pour une paix juste et durable, fondée sur le droit international et l’autodétermination du peuple palestinien.

Cristine Hernandez, CRI PCF Val-de-Marne (94)

Pour soutenir la campagne «1 million d’oliviers pour la paix en Palestine», vous pouvez faire un don de 10 euros par olivier planté sur la plateforme HelloAsso.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1041 du 14 mai 2025.

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:00

 

 

 

 

 

 

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11 mai 2025 7 11 /05 /mai /2025 12:23
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
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8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas

8 mai 2025 : Discours de Pierre-Yves Thomas au cimetière de Huelgoat pour l'hommage à Fernand Jacq

Photos de Jean-Luc Le Calvez

La section PCF de Carhaix-Huelgoat, la fédération PCF du Finistère ont tenu en ce jour du 80 ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, de la victoire sur l’Allemagne nazie et le fascisme, à rendre hommage à Fernand JACQ, en cette commune du Huelgoat où il fut médecin et un militant communiste très apprécié de la population.

Bien qu’étant né à Granville dans la manche, il arrive en Bretagne peu après sa naissance dans la petite commune de Pleyber-Christ. Élève studieux et brillant malgré une santé fragile, il s’oriente vers des études de médecine et sort diplômé de la faculté de Rennes, ville où il rencontre sa femme. En 1930, Fernand JACQ adhère au Parti Communiste Français alors qu’il est étudiant à Rennes.  En 1933, il revient dans le Finistère et s’installe au Huelgoat comme médecin, terminant sa thèse de doctorat en médecine en 1934.

Sa mère écrira en 1945, qu’elle l’interrogea sur son engagement politique. Il lui répondit : « Parce que j’ai eu faim ! Et que je travaille pour qu’il n’y ait plus de misères ».

En 1937, Fernand JACQ était candidat du PCF aux cantonales au Huelgoat, il était en même temps secrétaire de la section du Huelgoat, membre du comité régional du PCF.

De 1935 à septembre 1939 Fernand JACQ sera conseiller municipal au Huelgoat date à laquelle le Parti Communiste Français sera interdit. Néanmoins Fernand JACQ participera activement à sa restructuration, dans ce pays des Monts d’Arrée.

Lorsque la guerre éclate, Fernand Jacq est contrarié de n’être pas mobilisé. Il est réformé pour raison de santé mais adresse un courrier au préfet du Finistère par lequel il demande d’être incorporé dans un régiment quelconque. Il souhaite, d’après le témoignage de sa mère, être aux côtés de ses camarades dans le combat. Sa demande est rejetée et il est contraint d’attendre l’arrivée des Allemands au Huelgoat.

A l’arrivée des troupes d’occupation à Pont-Aven, commune de résidence de ses parents, un notaire menace et rappelle les engagements politiques de Fernand JACQ à son père. Il déclare espérer que le médecin sera bientôt fusillé. Le médecin est déchu de son mandat politique par le Gouvernement de Vichy.

Le médecin est empêché par les Allemands et sa mairie collaboratrice de circuler en voiture dès la fin 1940 il n’a pas de bons d’essence pour ses déplacements. 

Qu’importe, il va de village en village, à pied ou à bicyclette, dans la boue ou la neige, apporter aux malades soins et réconfort moral. Sensible au courage quotidien des paysans des Monts d’Arrée arrachant à une terre ingrate une maigre subsistance, il en est aimé à cause de sa simplicité et de sa générosité.

Naturellement, Fernand JACQ rejoint la Résistance en adhérant en 1941 au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Il procède à de nombreux recrutements et est l’un des organisateurs des premiers groupes de FTP (Francs-Tireurs et Partisans) dans le Finistère. En juin de la même année, il est désigné comme responsable départemental du Service Sanitaire et réussit rapidement à mettre sur pied les éléments d’une organisation qui rend de grands services à la Résistance. Fernand JACQ est arrêté le 3 juillet 1941, probablement victime d’une des innombrables lettres de délation envoyées aux autorités sous l’Occupation. Il est immédiatement conduit dans le camp d’internement de Choisel, à Châteaubriant (Loire-Inférieure).

Dans les lettres adressées à sa famille, le Docteur JACQ ne renie jamais ses engagements et redit sa fierté de partager le sort de millions d’Hommes, d’être enfermé à Choisel au milieu de camarades constituant « l’élite de la France ». Il écrit aussi : « Il y a plus d’intelligence ici que dans n’importe quel lycée de France et nous vivons dans l’attente d’un avenir que nous sentons très proche, avec la certitude de la victoire ».

L’abattement n’est donc pas de mise et Fernand JACQ est très actif dans le camp, il dispense durant sa captivité des cours de breton pour les autres otages du camp et met en place une chorale bretonne.

Côté population, l’émoi suscité par l’arrestation du médecin est grand. L’arrestation de Fernand JACQ choque donc bien la population du Huelgoat, à tel point que le Sous-Préfet de Châteaulin semble craindre que son maintien en détention ne constitue un danger dans le rapport des autorités avec la population locale.

Á la suite d’attentats à Paris, les Allemands décident de fusiller 100 otages ; neuf seront pris dans le camp de Choisel. Parmi eux figure Fernand JACQ. Vers midi, le 15 décembre 1941, ils sont conduits en plein cœur de la forêt de Juigné, au bord de l’étang de La Blisière où ils sont exécutés aux alentours de 15 heures.

Au moment du départ des otages pour le lieu de l’exécution, les prisonniers du camp de Choisel s’étaient mis à entonner la Marseillaise, certains chantèrent le Bro gozh ma zadoù,  d’autres enfin entonnèrent l’Internationale en breton.

L’espoir et la résistance à l’oppression ne quitta pas ces hommes comme en témoigne encore la dernière lettre de Fernand JACQ, lettre d’adieux rédigée à ses parents le jour même de l’exécution.

Fernand JACQ ne manque pas de rappeler dans cet écrit que lui et ses camarades ne sont pas les premières victimes de l’occupant au camp de Choisel et commémore les fusillés du 22 octobre 1941. Ce jour-là, les Allemands avaient fusillés 27 détenus du camp de Choisel dont le jeune Guy Môquet (17 ans).

L’émotion est grande à la mort du médecin du Huelgoat. C’est à la libération qu’on mesurera l’impact qu’eurent ces exécutions arbitraires de civils parmi la population française.

Médecin de campagne, médecin des pauvres, profondément humaniste, Fernand JACQ était considéré comme une sorte de « saint laïc » au Huelgoat, dans la montagne rouge de l’Arrée. Il était très estimé dans toute la région du Huelgoat où il fit campagne pour le développement de l’hygiène.

Selon Pierre Guyomarc'h, ancien FTP, cité par Fernand Grenier, dans son livre, (Ceux de Châteaubriant), la mort de Fernand JACQ va susciter une vive recrudescence de l’activité patriotique dans tout le Finistère et fera lever de nombreux combattants décidés à venger JACQ et à chasser l’envahisseur.

Dans son ultime message Fernand JACQ écrit : « La mort naturelle libère l’humanité de ses fragments usés; la mort violente donne par réaction, une énergie nouvelle à cette humanité. Toute ma vie, j’ai lutté contre la guerre et pour une vie meilleure, pour le progrès. Les morts sont de grands convertisseurs. Ma mort sera utile… »

Fernand JACQ, avec la grande majorité des 700 détenus, avait refusé de signer une déclaration d’allégeance à Pétain.

Les Allemands, rapporte le grand résistant communiste Fernand Grenier, voulaient éviter de faire traverser Châteaubriant aux condamnés pour les emmener à la sablière comme les 27 fusillés du 22 octobre, tant l’émotion était grande dans la ville de Loire-Inférieure après ce crime.

Les 9 condamnés à mort communistes furent attachés aux arbres dans la forêt. Les Allemands avaient décidé d’assassiner au fond d’un bois, loin de toute agglomération.

Les communistes Finistériens sont fiers d’avoir eu comme camarade un homme comme Fernand JACQ. En lui rendant hommage aujourd’hui, ils n’oublient pas les sacrifices de ces hommes et de ces femmes, souvent au péril de leur vie, pour l’émergence d’un monde plus juste et de paix.

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11 mai 2025 7 11 /05 /mai /2025 08:57
Photo de Hervé Ricou - Rassemblement de Tredudon-le-Moine, 8 mai 2025

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Photo de Hervé Ricou - Rassemblement de Tredudon-le-Moine, 8 mai 2025

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200 personnes au rassemblement de Tredudon-le-Moine en Berrien le 8 mai 2025 à l'initiative du PCF Finistère pour la Paix, la défense des valeurs sociales et démocratiques de la Résistance et contre le fascisme et l'extrême-droite
8 mai 2025 - 17h/19h.
 
A Trédudon-le-Moine en Berrien, sur les crêtes des Monts d'Arrée, 1er village résistant de France, pour la résistance FTPF et communiste, hommage aux luttes de la résistance populaire pour la Paix, le progrès social et contre l'extrême-droite, le fascisme et le racisme. 
 
Nous étions 200 personnes, réunis à l'appel du PCF Finistère, avec des prises de discours du PCF (Ismaël Dupont et Pierre-Yves Thomas), de la JC (avec son secrétaire départemental Taran Marec, élu à Brest), de l'ANACR (Leïla Sarazin), de la FSU (Antoine Gauchard) et de la CGT (Jean-Yvon Ollivier), des maires de Berrien (Hubert Le Lann), Plounéour-Menez (Sévastien Marie), et Huelgoat (Jacques Thepaut) une présence des familles de résistants de Berrien et Trédudon-le-Moine, d'anciens combattants, une lecture du poème de Marianne Perrot sur les résistants de Trédudon-le-Moine, le chant des partisans interprété à la guitare par Patricia Paulus, a présence de la conseillère régionale communiste Gladys Grelaud, des conseillers départementaux Kévin Faure et Armelle Huruguen, co-présidents du groupe Finistère et Solidaires, et Gaëlle Zaneguy, des militants des Ecologistes, de l'AFPS, de l'UDB, du PS, de militants cégétistes, et bien sûr de nombreux militants communistes de tout le département du Finistère (Crozon, Châteaulin, Brest, Scaër, Pays Bigouden, Quimper...) et des Côtes d'Armor. Une cérémonie d'hommage aux idéaux et valeurs de la Résistance très émouvante et réussie, qui s'est terminée par un pot de l'amitié. 
De nombreux élus étaient présents: de Quimper (Armelle Huruguen, Yvonne Rainero et Bernard Jasserand), de Brest (Taran Marec, Anne-Catherine Cleuziou, Kévin Faure), de Morlaix (Patrick Gambache, Marie-Françoise Madec Jacob), de Saint-Thégonnec, de Carhaix, Huelgoat, Berrien, Plounéour, etc.
Merci à tous les participants pour leur présence ce 8 mai 2025.
 
Ci-joint, les photos de notre camarade Daniel Laporte et de Hervé Ricou.

Intervention de Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, le 8 mai 2025 au rassemblement de Trédudon-le-Moine

 

Cher ami.e.s, cher.e.s camarades, cher.e.s partenaires,

C'est dans un climat lourd de violences et de menaces, dans un contexte bien particulier de retour en grâce de l'extrême-droite, du fascisme et du nationalisme, avec des moyens d'influence et de domination destructeurs, comme du racisme et de l'antisémitisme, que nous rendons hommage, 80 ans après la reddition de l'Allemagne nazie, aux combats, aux idéaux et aux valeurs qui ont inspiré la Résistance populaire intérieure. 

Le hameau de Tredudon-le-Moine est ce lieu emblématique de la Résistance en Bretagne et en France, Résistance à l'occupant allemand, au fascisme et au nazisme, à la collaboration de l’État français et de l'administration officielle de l'époque.

Le village a servi à stocker des armes abandonnés par les troupes alliés britanniques à Saint Thégonnec dès 1940, il a servi de base arrière, de lieu de refuge et de réunion pour la résistance finistérienne et bretonne, pour les dirigeants communistes de l'Organisation spéciale et des FTP. On y a abattu des soldats allemands qui auraient pu trahir des résistants. Sous la direction de Pierre Plassart, qui stockait les armes, les habitants de Tredudon et de Berrien ont si bien participé à l'effort de résistance à l'occupation, que Tredudon et la commune de Berrien compteront à la fin de la guerre 22 résistants fusillés, 16 déportés, 11 résistants tués au combat.

Parmi eux, à Berrien, Jean-Marie Plassart, dont la nièce, fille de Pierre Plassart, est venue nous apporter des documents il y a quelques années, et la photo de Jean-Marie, le 27 mai 2020, lors d'une commémoration organisée par le PCF, pour la Journée nationale de la Résistance.

Jean-Marie Plassart, 23 ans, communiste depuis le Front Populaire, qui, arrêté par la Police française, torturé, ne parlant pas, est déporté Nuit et Brouillard et meurt près du camp de concentration de Mathausen.

Jean Créoff, cultivateur communiste de Berrien lui aussi, FTP, déporté.

Joseph Créoff, mort en camp de concentration.

Pierre Grall, arrêté le 5 juin 1944, après avoir servi comme militant communiste dans les FTPF et avoir effectué plusieurs sabotages, attaques, actions armées, qui sera affreusement torturé par les soldats allemands à qui il avait été dénoncé après un parachutage d'armes alliées, et qui mourut en déportation à Dora, le sinistre camp enterré où l'on construisait les fusées secrètes des nazis, les V2 de l'ingénieur Werner Van Braun, qui servit ensuite le programme aérospatial américain pour aller sur la Lune, et n'eut pas de compte à rendre sur sa participation aux crimes contre l'Humanité infligés aux déportés.

Le frère de Pierre Grall, Marcel Grall, de Berrien lui aussi, agriculteur puis terrassier communiste, dirigeant des FTP de la région du Faou, dénoncé et torturé par la police française avant d'être fusillé en même temps que 28 de ses camarades le 8 juin 1944, 2 jours après le débarquement allié de Normandie.

Je ne pourrai les citer tous, même s'ils le méritent, ces martyrs de la liberté de Berrien et de Tredudon-le-Moine, qui eurent le courage de ne pas se soumettre, de résister, de dire non à l'avilissement, à la lâcheté, à la compromission avec les "fausses" valeurs de l'occupant nazi et du régime ultra-réactionnaire et antisémite du maréchal Pétain. 

Tredudon-le-Moine, à la libération, village de 200 âmes à peine, se verra décerner le titre de premier village résistant de France. Une stèle est inaugurée en 1957 pat Marcel Prenant, chef d'état-major des FTPF, en présence de toutes les organisations de la Résistance.

Rappel utile contre tous les négationnismes et révisionnismes!

Les communistes ont fait bien des erreurs dans l'Histoire, au début de la seconde guerre mondiale notamment, avec le pacte germano-soviétique. Staline s'est lui aussi montré très souvent impitoyable, cynique et cruel, indifférent à la vie humaine et prêt à tout sacrifier à sa volonté de puissance et sa paranoïa... Mais les communistes, il faut le dire aussi, traqués, emprisonnés, envoyés dans les bagnes et les camps de concentration, destitués de leurs mandats, interdits d'activité politique, depuis septembre 1939, ont résisté à la réaction et à la dictature, aussi bien de l'état d'urgence anti-communiste de Daladier que de Vichy, depuis ce moment-là. Ils ont semé les graines de la rébellion et du soulèvement dans le peuple français. lls ont constitué plus de la moitié des effectifs de la résistance populaire intérieure et ont payé le plus lourd tribut, parmi les différentes familles politiques et sociales de la France, comme de l'Europe, à la répression, aux camps de concentration, aux tortures, aux exécutions d'otages et de résistants. 

Ils étaient partisans, pas veules, pas individualistes, pas indifférents, pas compromis ni cyniques.

Même condamnés à morts, quelques minutes avant leur exécution, ils ne regrettaient rien de leurs engagements avec les camarades. Ils savaient qu'ils étaient du bon côté de l'histoire. Que la victoire était proche. Et croyaient qu'elle allait amener un monde de Paix, d'amitié entre les peuples, de justice sociale, d'égalité des droits, de dignité des travailleurs et de la personne humaine.

Ces résistants communistes que la République française sous Daladier, la presse réactionnaire, Vichy et les Nazis, avaient voulu bannir et éradiquer de la communauté nationale, ont relevé la Nation française par la force de leur espoir et de leur idéal, leurs sacrifices et leur courage, leur discipline et leur dévouement, et ils l'ont fait dans un esprit d'Unité et de Rassemblement de tous les courants de la Résistance nationale, avec les gaullistes, les socialistes, les radicaux, les nationalistes de droite et les chrétiens engagés dans la résistance. "Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas... Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat", écrivait Aragon dans "La Rose et le réséda".

Ensemble, ils ont conçu dans la France occupée et à Alger, et mis en œuvre à la Libération, le programme du Conseil National de la Résistance, magnifiquement baptisé "Les Jours Heureux".

Un programmé basé sur la fondation d'une démocratie nouvelle et refondée, autour notamment de la Sécurité sociale, mise en place par le ministre du travail Ambroise Croizat, basée sur l'accès à la retraite et aux soins, aux garanties contre les accidents de travail et la maladie, pour tous, sur un principe d'universalité et de contribution des richesses produites par le travail et des profits, et de gestion par les syndicats de ce qui deviendra le premier budget de la nation. Chacun contribue selon ses moyens, chacun reçoit selon ses besoins. On en fête le 80ème anniversaire cette année dans un moment où ses principes ont été ébranlés et battus en brèche par des décennies de politiques néo-libérales et capitalistes. Le programme du CNR, c'était aussi la création de grands services publics et entreprises d’État dédiées à l'intérêt général plutôt qu'au profit financier comme l'énergie, l'électricité et le gaz, le rail avec la SNCF, les arsenaux, les banques, les télécommunications. La création du statut des fonctionnaires et de la fonction publique par Maurice Thorez. L'indépendance de la presse par rapport aux monopoles capitalistes, avec ses garanties, l'épuration de l'administration, de la police et des médias de la collaboration. On en rêve! Le droit au travail consacré dans la constitution de la IVe République avec le droit social intégré aux droits de l'homme comme préalable de la liberté concrète. La reconstruction de l'indépendance et de la souveraineté industrielle, énergétique, de défense de la France. Ce programme de travail fut immense, notre pays en est toujours l'héritier dans ce qui fait le meilleur de notre République et de notre modèle social.

Bien sûr, cet effort de refondation nationale ne fut pas exempt de contradictions et de paradoxes tragiques. Ainsi, de hauts fonctionnaires ayant appliqué la collaboration et la politique antisémite vont bientôt réintégrer les grands corps de l'état à la faveur de la guerre froide et de la priorité mise à la lutte contre le communisme, comme Papon et Bousquet, mais aussi un certain nombre d'officiers. Le 8 mai 1945, ne l'oublions pas, surtout en cette période de renouveau de la phobie anti-algérienne et anti-arabe, c'est le point de départ des massacres de Sétif, Guelma, Kherrata, acte 1 des guerres de colonisation atroces qui vont suivre, en Indochine d'abord, avec le bombardement d'Haiphong en 1946 et la rupture des discussions avec Ho-Chi-Minh, puis en Algérie à partir de 1954, 9 ans après les 30 000 à 40 000 algériens massacrés dans le Constantinois.

Si nous avons voulu organiser ce rassemblement, c'est parce que l'héritage du Conseil National de la Résistance et des combats et idéaux de la Résistance est aujourd'hui bafoué par des politiques capitalistes et inégalitaires qui fragilisent notre démocratie sociale et politique, font régner la loi du fric et des inégalités, se traduisent par une défiance grandissante vis-à-vis de la politique, et la montée du ressentiment et des populismes et extrémismes.

Si notre rassemblement prend aujourd'hui tout son sens, c'est parce que les idéaux de Paix, de souveraineté des peuples, d'auto-détermination de ceux-ci, de refus de l'impérialisme et des dominations sociales et économiques qui vident la démocratie de contenu et contredisent l'égalité naturelle des hommes comme notre devoir de fraternité et de solidarité, sont aujourd'hui pulvérisés par un nouvel ordre mondial basé sur les brutalités, la prédation, le rejet de l'autre.

La montée des menaces de guerre internationale, l'invasion de l'Ukraine, le génocide et le nettoyage ethnique des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, infligés par Netanyahou et son gouvernement d'extrême-droite avec la complicité et l'aide des États-Unis et de nombreux états européens, l'émergence d'un néo-fascisme appuyé sur le capitalisme et l'économie numérique dont l'élection de Trump aux Etats-Unis est l'illustration terrifiante, le risque de destruction généralisée que vont peser les menaces climatiques, écologiques, l'arme atomique, nous inquiètent profondément et nous ordonnent de remettre sur le métier les combats pour la liberté, l'égalité, la fraternité, la Paix et la fin du colonialisme, la laïcité et la démocratie vraie, dans un esprit de rassemblement des bonnes volontés et des progressistes.   

Citons pour terminer Albert Abalain, fils d'un poudrier et d'une ménagère de Quimerc'h, militant du PCF depuis 1936, chef départemental des FTP naissants, arrêté en octobre 1942, et fusillé avec 18 autres résistants finistériens le 17 septembre 1943 au Mont Valérien. C'est sa dernière lettre de condamné à mort, à ses parents:

"Mes chers parents, j'ai confiance en l'avenir, j'ai la certitude que nous sortirons victorieux du combat auxquels nous ont contraints les fascistes. 

Je sais mes chers Parents que ma mort vous plongera dans le désespoir, mais songez à la grandeur de l'idéal pour lequel je donne ma vie. 

Songez que je meurs pour que d'autres parents, plus tard, ne connaissent pas mes tourments. 

Pensez que je fais le sacrifice suprême pour sortir les masses laborieuses de l'animalité de l'esclavage où les tient le capitalisme international. 

Dans la cité nouvelle, le travailleur aura enfin la place qui lui revient, la première. 

Partout les peuples dans l'abondance, libres égaux en droits, sans distinction de races.

Partout le bonheur dans la Paix internationale car les exploiteurs auront été impitoyablement liquidés. Aux divisions et aux luttes qui affaiblissent les masses laborieuses, et que les capitalistes entretiennent soigneusement, après les avoir provoquées, fera place la fraternité"

Enfin, je voudrai faire entendre ici le très beau poème de notre camarade Marianne Perrot, ici présente.

200 personnes au rassemblement de Tredudon-le-Moine en Berrien le 8 mai 2025 à l'initiative du PCF Finistère pour la Paix, la défense des valeurs sociales et démocratiques de la Résistance et contre le fascisme et l'extrême-droite
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