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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 13:14
Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

Nous venons d'apprendre que la direction de la Poste avait décidé de mettre à exécution son projet de liquidation du bureau de poste de la Boissière pour novembre prochain.

Le 13 février 2017, alors que nous avions annoncé les premiers publiquement la volonté de fermeture du bureau de Poste de la Boissière, nous alertions sur la nécessité de se battre contre la destruction de ce service public de proximité essentiel pour la vie quotidienne des habitants du Plateau à Morlaix, et nous présentions en Conseil Communautaire un vœu qui était adopté à l'unanimité des conseillers communautaires :

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Ce vœu disait : «  la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.

Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil (….).

Le plan de réorganisation prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables. (…)

La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière »

 

Si nous avons obtenu grâce à ce signal de résistance envoyé par les élus un sursis d'un an et demi pour le bureau de poste de la Boissière, toutes les victoires pour le service public ne sont que provisoires avec les logiques néo-libérales à l’œuvre au plus haut niveau de l’État. La direction de la Poste n'avait pas dit son dernier mot et entendait bien se donner les moyens de supprimer des postes à moyen terme sur Morlaix en fermant ce bureau de poste, toujours au nom de la rentabilité financière pour l'actionnaire.

 

Pourtant, le bureau de poste de la Boissière ne désemplit pas, malgré des horaires d'ouverture qui ont été volontairement réduites il y a quelques mois pour faire des économies de personnel et diminuer la fréquentation afin, à terme, de justifier une fermeture.

Il y a énormément de Morlaisiens, principalement des quartiers de la Boissière, de la Madeleine, de la Vierge Noire, de Coatserho qui sont contents d'y trouver un personnel très disponible, amical et serviable, dans une ambiance humaine, pour faire des opérations liés aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires de la Banque Postale. Avec des facilités pour s'y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgés. La présence d'un bureau de Poste de proximité dans un quartier très peuplé est importante.

Nous ne pouvons qu'exprimer notre colère face à cette volonté de supprimer le bureau de poste de la Boissière au mois de novembre, colère face à la politique de réduction de l'offre de service au public et de service public de la Poste, sous l'impulsion de la politique libérale des gouvernements successifs, de droite, PS, et macronistes, colère face à l'accord que la maire de Morlaix, Mme Le Brun, a donné pour la transformation du bureau de poste en relais commerçant.

A Taulé et à Plourin-les-Morlaix, les maires ont refusé de s'accommoder de la fermeture des bureaux de poste.

Après avoir perdu deux classes en écoles publiques à Corentin Caër et à Jean Jaurès, le quartier perdrait à nouveau un service essentiel.

Jusqu'à quand la régression ?

Pour notre part, nous ne sommes pas décidés à faire le deuil de notre bureau de poste et allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver.

Ismaël Dupont, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Morlaix


 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:34
La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

Le service postal évolue à la Boissière. D’ici la fin de l’année, la Poste devrait transférer ses opérations courrier-colis à un point de services chez un commerçant de la galerie marchande. L’appel à candidatures est lancé, confirmant les doutes qui pesaient sur la pérennité de ce bureau, pourtant très fréquenté.

 

Les commerçants du centre Leclerc de La Boissière ont été quelque peu étonnés de recevoir, en date du 22 mai, un courrier de La Poste leur proposant un partenariat. « La Poste recherche un commerçant pour prendre en charge l’activité postale sur le quartier de La Boissière. Vous souhaitez optimiser la rentabilité de votre commerce ? Fidéliser vos clients et en conquérir de nouveaux ? Et si vous faisiez confiance à la Poste ? » peut-on lire dans cet appel à candidature pour la gestion d’un point de services en relais.

 

Basculement d’ici la fin d’année

 

Éclaircissement auprès de l’attaché de presse du groupe. « Cette décision a été prise suite au constat que la typologie des opérations effectuées à La Boissière était centrée sur la réception et l’envoi de courriers et colis, l’achat de timbres et d’enveloppes, d’emballages. Des opérations qui peuvent tout à fait être réalisées au sein d’un commerce, lequel proposerait, qui plus est, des plages horaires plus amples aux clients ».

 

Si le porte-parole reste discret quant aux pistes de partenariat, il informe qu’une fois le commerçant sélectionné, à l’issue de l’appel à candidatures, le basculement des opérations postales s’effectuerait au dernier trimestre de l’année.

 

Fin d’un service de proximité dans un quartier populaire ?

 

Un certain nombre de commerçants expriment déjà leur inquiétude et leur étonnement face à cette décision. Service public de proximité, dans un quartier populaire, le bureau de La Boissière est, en effet, très fréquenté, notamment par des personnes âgées, qui apprécient de pouvoir s’y rendre à pied. Pour ces dernières, la présence d’un service bancaire était aussi précieuse, permettant d’éviter un déplacement jusqu’au bureau de la rue de Brest, en centre-ville, où il est si difficile de stationner.

Envoi-expédition de courrier et colis, ventes de timbres, d’enveloppes et d’emballages : le commerçant partenaire devra assumer tout ce qui ne relève pas des opérations financières, qui, selon la Poste « n’étaient pas les plus importantes à la Boissière ». De fait, cette évolution correspond à une politique du groupe à plus grande échelle, puisque le basculement de bureaux vers des points de services chez les commerçants est déjà une réalité, non seulement en milieu rural mais aussi dans plusieurs villes de Bretagne, notamment Rennes, Brest, Guingamp, Vannes, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:30
Indécence des riches: 4 millions d'euros d'indemnités de départ pour le PDG de Carrefour: combien de dizaines de milliers d'euros l'emploi supprimé?

Après avoir touché 10 millions d'euros en 2016, l'ancien PDG de Carrefour va partir avec prés de 4 millions d'€ d'indemnité de départ et une retraite annuelle de 500 000 € !!! et pendant ce temps là on vire des salariés, on sous paye les salariés et on détruit leurs conditions de travail !!!

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:05

Gérard Collomb

En deux mots résumés le vide de l'esprit, du cœur, de l'idée politique progressiste. 

Un cadre de la droite du Parti Socialiste qui a viré à droite toute sous Hollande et avec Macron. 

Un ministre de l'Intérieur qui ose tout ce que la droite extrême et l'extrême-droite rêvaient de dire et de faire: 

- Prétendre que c'est aux manifestants pacifiques d'organiser leurs services d'ordre pour empêcher les violences dans les manifestants, sans quoi le droit de manifestation pourrait être remis en cause: 
"Si on veut garder le droit de manifester (…) il faut que les participants puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être d’un certain point de vue, complices de ce qui se passe.»

- Prétendre que les migrants et réfugiés vont en Europe comme au Supermarché comparant les étiquettes, les droits sociaux, les situations économiques avant de choisir notre pays dans une attitude purement consommatrice de calcul égoïste: cette propension au "benchmarking" des migrants et exilés que ce ministre de l'Intérieur a l'indécence et le profond cynisme d'affirmer.

Après Valls, Hortefeux, Sarkozy, Pasqua, on pensait être vacciné contre les saloperies des premiers flics de France, mais là, on touche le pompon. 

- Une politique d'expulsion accélérée des déboutés du droit d'asile

- Les restrictions aux demandes de régularisation, les refus généralisés d'asile pour des réfugiés qui fuient des pays en guerre ou en situation de dictature. 

- L'enfermement des enfants

- Une politique de mise à la rue des jeunes migrants.

- La répression du mouvement social. 

Collomb est de la race de ces hommes politiques qui sans assise politique forte au niveau des principes humains et idéologiques, privilégiant leur carrière et leur petit nombril à l'intérieur d'un milieu bourgeois de privilégiés, sont prêts à toutes les compromissions. 

Gérard Collomb, c'est la honte de la République! 

Ismaël Dupont  

   

 

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:03
Palestine. L’ONU dénonce la détention de Salah Hamouri
PIERRE BARBANCEY
LUNDI, 28 MAI, 2018
L'HUMANITÉ
 

Le groupe de travail du Conseil des droits de l’homme des Nations unies vient de publier un rapport concernant l’avocat franco-palestinien et estime que celui-ci doit être libéré immédiatement.

Fait rare qui montre la gravité de la situation : le groupe de travail du Conseil des droits de l’homme de l’ONU dédié aux détentions arbitraires vient de publier un rapport sur Salah Hamouri. Depuis le 23 août 2017, l’avocat franco-palestinien est en détention. Simple, au départ (il a été arrêté en toute illégalité à son domicile de Jérusalem-Est, occupée par Israël depuis 1967), transformée ensuite en détention administrative. Aux six mois exigés par le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, se sont ensuite ajoutés quatre-vingt-dix jours. Pourquoi ? Personne ne le sait. Le dossier est secret et même les défenseurs de Salah Hamouri n’en connaissent pas le contenu ! Tous les recours, y compris devant la Haute Cour de justice d’Israël, ont été rejetés.

Salah Hamouri est soumis à ce qu’on appelle le transfert « Bosta »

Le 5 janvier 2018, le groupe de travail de l’ONU s’est adressé au gouvernement israélien en posant plusieurs questions sur le cas de Salah Hamouri. Il n’a obtenu aucune réponse. Au regard du droit international, le groupe rappelle que la privation de liberté est notamment considérée comme arbitraire lorsque celle-ci est le résultat « de l’exercice des droits ou des libertés garanties par plusieurs articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme » ou lorsqu’il est « clairement impossible de justifier une base légale  ». Le groupe de travail de l’ONU relève par ailleurs que, selon ses sources, Salah Hamouri a rencontré beaucoup de difficultés pour avoir accès à une assistance juridique légale et que « les autorités israéliennes n’ont pas permis au représentant du Consulat de France de rencontrer Salah Hamouri lorsque celui-ci était avec son avocat ».

Ce n’est que deux mois après sa mise en détention que le prisonnier franco-palestinien a pu recevoir la visite de sa famille, soit le 18 octobre 2017. Mais pas son épouse, Elsa, qui est interdite d’entrée sur le territoire israélien et donc non plus son fils, qui vient d’avoir 2 ans et réclame son père. Ces visites n’ont lieu qu’une fois par mois pour une durée de quarante-cinq minutes, « dans des conditions très restrictives ». Salah Hamouri ne peut voir sa famille qu’au travers d’une vitre et la communication se fait avec un téléphone. « De plus, note le groupe de travail, les salles de visites sont bondées (avec plus de détenus par salle), les téléphones sont sur écoute et ne permettent aucune confidentialité ». La prison de Naqab, où il a été placé au vingtième jour de sa détention, est située dans le désert (extrêmement chaud l’été, glacial l’hiver), à trois heures de route de Jérusalem-Est, où vivent ses parents.

Les sources contactées ont permis aux membres du groupe de travail de considérer que Salah Hamouri « a été interrogé dans des conditions inhumaines, placé à l’isolement dans une pièce qui ne remplissait pas les conditions de vie humaine minimales ». Tout semble bon pour tenter de briser physiquement et psychologiquement les prisonniers. Ainsi, Salah Hamouri est soumis à ce qu’on appelle le transfert « Bosta ». Chaque fois qu’il doit être entendu par le « tribunal », il est transféré la veille dans une autre prison, non loin de Jérusalem, à Ramleh où il passe une nuit « dans des conditions de détention inhumaines ». Même chose pour le retour. Des nuits qui peuvent s’additionner si l’audience est prévue un dimanche, début de la semaine en Israël, le prisonnier étant transféré le vendredi soir. Dans la prison même, la nourriture est très mauvaise et les prisonniers doivent payer s’ils veulent (et peuvent) améliorer leur ordinaire, les familles apportant également des couvertures, une paire de chaussures et le nécessaire pour la toilette. Salah Hamouri, qui était également en master lors de son arrestation, n’est pas autorisé à poursuivre ses études.

Aucune contrainte ne peut être exercée contre Israël

Fidèle à ses habitudes et à sa morgue, le gouvernement israélien n’a donc pas daigné répondre au groupe de travail du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui demandait si des circonstances exceptionnelles – et donc lesquelles – nécessitaient l’incarcération de Salah Hamouri. Dans ces conditions et puisque aucune preuve n’est fournie par Israël, la détention s’avère effectivement arbitraire, ce qui contrevient à la Convention internationale des droits politiques et civiques dans ses articles 9 et 26, dont Israël est pourtant signataire, ainsi que de la Déclaration universelle des droits de l’homme, articles 3, 8 et 9.

Le groupe de travail estime donc que Salah Hamouri doit être libéré immédiatement, qu’il convient de lui accorder le droit exécutable de compensations et de réparations, en accord avec les lois internationales, et il appelle le gouvernement israélien à prendre toutes les mesures contre les responsables de la privation de liberté de l’avocat franco-palestinien. Le rapporteur spécial de l’ONU pour la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés va être saisi.

Ces observations n’ont pas force de loi et aucune contrainte ne peut être exercée contre Israël. Elles montrent cependant que Tel-Aviv bafoue les droits de l’homme en plaçant en détention administrative des centaines de personnes, méprise les institutions internationales en refusant de répondre aux questions posées par un organisme de l’ONU. Le 22 mai, le tribunal de Jérusalem a confirmé la détention administrative de Salah Hamouri jusqu’au 30 juin. Le procureur et les services secrets ont, par ailleurs, évoqué la possibilité de prolonger la détention après cette date. Une question se pose désormais : Emmanuel Macron peut-il vraiment recevoir Benyamin Netanyahou le 5 juin prochain, alors qu’un Français est détenu arbitrairement en Israël, que près de 120 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza et des milliers d’autres blessés à balles réelles ?

 
Grand reporter
Palestine: l'ONU dénonce la détention de Salah Hamouri (Pierre Barbancey, L'Humanité - 28 mai 2018)
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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 05:48
photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Daniel Ravasio a introduit la réunion photo Jean-Luc Le Calvez

Daniel Ravasio a introduit la réunion photo Jean-Luc Le Calvez

Glenn Le Saout au stand librairie (photo Jean-Luc Le Calvez)

Glenn Le Saout au stand librairie (photo Jean-Luc Le Calvez)

Intervention de Michel Gourvil, éleveur laitier en conversion bio au Kermeur à Plougonven  - photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Michel Gourvil, éleveur laitier en conversion bio au Kermeur à Plougonven - photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Jean-Paul Menou sur l'enjeu de la pollution des eaux de rivière  - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Jean-Paul Menou sur l'enjeu de la pollution des eaux de rivière - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Gérard Le Puill, Daniel Ravasio, Ismaël Dupont - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Gérard Le Puill, Daniel Ravasio, Ismaël Dupont - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Martine Carn - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Martine Carn - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Une conférence-débat passionnante avec le journaliste à l'Humanité spécialiste des questions agricoles et écologiques, Gérard Le Puill, ce mardi à Lanmeur devant 37 personnes à l'initiative des PCF Morlaix et Lanmeur. 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 05:44

Invitées par les sénateurs du groupe PCF-Verts alors que s’ouvrent les discussions sur la réforme ferroviaire, des délégations de cheminots d’Europe et d’ailleurs sont venues témoigner des conséquences de la libéralisation du rail dans leur pays.

Ils ont donné du grain à moudre aux sénateurs, qui planchent en ce moment sur la réforme ferroviaire portée par le gouvernement. Hier, à l’invitation du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), des cheminots allemands, britanniques, espagnols, belges, italiens, luxembourgeois, mais aussi norvégiens ou néo-zélandais sont venus dresser un bilan de la situation du chemin de fer dans leur pays. Parfois totalement privatisé, souvent libéralisé ou en voie de dérégulation, partout le service public de transport ferroviaire souffre de la politique du tout-rentabilité.

Les pourfendeurs du monopole public, gouvernement et direction de la SNCF en tête, dépeignent une concurrence idéale et positive, qui tire les prix vers le bas et garantit la qualité du service rendu aux usagers. « Faux », a répondu hier Oystein Aslaken, cheminot de Norvège et président d’ITF (Syndicat international des travailleurs du transport), qui chapeaute la rencontre. « La libéralisation des chemins de fer est partout négative, c’est l’augmentation assurée des coûts et des tarifs, le tout reposant sur un choix politique délibéré de privatiser l’argent public. »

Une libéralisation toujours synonyme de dégradation

Dans une petite salle du deuxième étage du Palais du Luxembourg, les sénateurs, aux côtés des représentants des syndicats français (CGT, Unsa, SUD, CFDT), ont écouté les cheminots étrangers. Tous vont dans le même sens. Tous dénoncent la concurrence. Tous en appellent au développement du rail et tous, surtout, sont venus témoigner leur solidarité à la lutte des cheminots français. « Nous savons bien que, vraisemblablement, la réforme ferroviaire française, si elle va à son terme, inspirera d’autres gouvernements », a pointé Laurent Bour, cheminot luxembourgeois. Libéralisé sur sa partie fret, le réseau ferroviaire du Grand-Duché, qui cumule 275 kilomètres de lignes, reste largement financé par les pouvoirs publics et l’opérateur historique existe toujours. Mais jusqu’à quand ?, interroge Laurent Bour. En Italie, où le transport de marchandises et de passagers a été ouvert à concurrence – comme en Espagne –, « la compagnie nationale Trenitalia a perdu 25 % du trafic local et 15 % du trafic grandes lignes hors grande vitesse », explique Maria Christina Marzola. Résultat, poursuit-elle, « une forte baisse du nombre de trains avec des conséquences indirectes mais évidentes sur les prix. Car, quand on ne peut plus faire une longue distance d’un trait, on additionne les petits trajets et le nombre de billets ». Mais la cheminote italienne va plus loin : « L’externalisation des travaux de maintenance a désorganisé profondément les choses, c’est l’anarchie en termes de gestion et en dehors de la baisse de ponctualité, cela entraîne surtout des problèmes de sécurité pour les cheminots et pour les salariés des entreprises prestataires. » Finalement, explique Pierre Lejeune, venu de Belgique, « c’est toujours les petites lignes rurales qui subissent le plus durement ces politiques ». Dans son pays, la séparation comptable du gestionnaire d’infrastructures et de l’opérateur ferroviaire est effective depuis 2005. Et « en échange, poursuit le cheminot d’outre-Quiévrain, l’État a repris les 7 milliards d’euros de dette de la SNCB (la compagnie belge – NDLR). Mais malgré les suppressions de postes (4 000 depuis 2015 – NDLR), l’endettement atteint de nouveau 4 milliards d’euros cumulés ».

Restent l’Allemagne et le Royaume-Uni. Cités par le gouvernement, l’une comme exemple, l’autre comme contre-exemple. Collé au « modèle allemand », le pacte ferroviaire d’Édouard Philippe entend libéraliser le secteur sans le privatiser totalement, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne. Mais à entendre les cheminots allemands et anglais, les deux options aboutissent au même résultat : dégradation du service, augmentation des coûts et des tarifs. En Allemagne, 19 % du réseau n’est plus exploité depuis 2005, la dette sur l’infrastructure a été reconstituée à hauteur de 18,8 milliards d’euros, les subventions publiques ne cessent d’augmenter, les prix des billets ont augmenté de 50 % – bien plus que l’inflation – et la Deutsche Bahn, la compagnie germanique historique, a perdu sur la période la moitié de ses effectifs, a détaillé Winfried Wolf.

Quant au Royaume-Uni, « où, vingt-deux ans après la dérégulation, 70 % de l’opinion publique est favorable à une renationalisation du rail », précise un cheminot britannique, « les tarifs atteignent des sommes faramineuses ». Pour exemple, poursuit-il, « un abonnement annuel à la ligne Manchester-Newcastle – 142 km – coûte 11 500 euros et Manchester-Liverpool – seulement 42 km – 5 000 euros par an ».

Autant d’arguments qui « renforcent la détermination de notre groupe parlementaire », a résumé sa présidente, Éliane ­Assassi, sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis. Une détermination exprimée dans une motion du groupe CRCE qui dénonce non seulement le choix du gouvernement de « passer en force par la voie des ordonnances », mais également un travail parlementaire réduit à « un toilettage à la marge, puisque sur le dur du texte, rien n’est négociable ». « Le combat sera difficile », a pour sa part noté Pierre Laurent. « Mais nous voulons rendre ce débat utile, et nous sommes capables de faire bouger les lignes » d’une réforme qui « ne résout aucun des problèmes concernant l’avenir du ferroviaire », a ajouté le secrétaire national du PCF et sénateur de Paris.

Hier, en début d’après-midi, quelques heures avant que ne s’ouvrent les travaux dans l’Hémicycle, des milliers de cheminots sont venus crier leur colère sous les fenêtres du Palais du Luxembourg. Parmi la foule et la fumée, Francis tente de se frayer un passage. Il porte à la veste un badge sur lequel on peut lire « usager solidaire ». Parce que « le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas », il encourage les cheminots à poursuivre la lutte. Et à ceux qui considéreraient les usagers comme les premières victimes de ce combat, Francis répond qu’« on ne mesure pas la légitimité et l’importance d’un mouvement aux embarras qu’il peut causer ».

 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 05:42
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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 11:12
En terminale du bac STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), ces élèves de Tristan-Corbière témoignent de leur expérience de Parcoursup. | Ouest-France

En terminale du bac STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), ces élèves de Tristan-Corbière témoignent de leur expérience de Parcoursup. | Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-stress-des-lyceens-en-attente-sur-parcoursup-5789621

416 lycéens ont été recensés « en grande difficulté » sur la circonscription par la Fidl. Le syndicat alerte sur le désespoir des jeunes dont aucun voeu n'est validé pour l'heure. La députée rassure.

« On en connaît certains ici qui ont pleuré ! » « D'autres n'ont même plus envie de passer leur bac. » « C'est pas facile d'avoir la motivation quand tu ne sais pas ce que tu vas faire à la rentrée ! »

À la pause de 10 h, ce lundi matin, un petit groupe de terminale du lycée Tristan-Corbière évoque ses galères avec Parcoursup, la nouvelle plateforme en ligne créée pour recueillir et gérer les voeux d'affectation des futurs étudiants de l'enseignement supérieur public.

Le 22 mai, Justine, Antoine, Thomas, Allan, Yoann, Jules, Alizée, Ewen et Chloé ont découvert les réponses apportées à leurs souhaits. Il y a ceux qui ont eu la grande joie d'être admis dans la formation qu'ils visaient en premier chef. Ceux qui sont toujours en liste d'attente, à des rangs qui leur laisse plus ou moins d'espoirs. Et ceux qui ont été « refusés de partout ».

« Une année de césure »

« On pouvait faire jusqu'à 20 voeux, sans émettre de préférence, en rédigeant une lettre de motivation pour chacun, avant le 31 mars », rappelle Justine. Elle etChloé feront leur rentrée à l'IUT Gaco et en prépa infirmières, à Morlaix, en septembre. Les autres sont toujours dans l'expectative, « à 20 jours du bac, c'est stressant !»

Antoine voudrait intégrer un IUT pour préparer un DUT Techniques de commercialisation. En trois jours, il est passé de 45e à 3e sur la liste d'attente. À la 700e place et à la 2 000e place pour rentrer en licence Staps à Brest ou Rennes, Yoann est moins bien « classé » que lui. « Tous les matins, on va sur Parcoursup pour voir comment ça avance... », confient les lycéens.Pas facile, dans ces conditions, de se préparer sereinement pour les examens.

« Catastrophique »

Comme elle le craignait, Alizée, elle, n'aura pas sa place en BTS Photographie et audiovisuel ou en Mise à niveau arts appliqués. « Du coup, je vais faire une année de césure, je vais aller travailler en Nouvelle-Zélande », confie la jeune fille de 18 ans.

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne.

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne. | Ouest-France

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne. | Ouest-France

Selon l'étude menée la semaine dernière par la Fédération indépendante et démocratique lycéenne, « 416 lycéens de la circonscription, positionnés en 80e position sur liste d'attente ou plus loin, sont en très grande difficulté » après le premier verdict de Parcoursup. « Le chiffre monte à 1 500 élèves si on met le curseur à la 40e position sur liste d'attente. C'est catastrophique, même les profs ne savent plus comment gérer les inquiétudes », précise Glen Le Saout.

« Génération pionnière »

Le responsable syndical croule sous les appels des parents. Il a alerté le sénateur et la députée. Cette dernière se veut rassurante, dans un communiqué de presse reçu hier.

« D'ici les épreuves du baccalauréat, deux tiers des candidats auront reçu une proposition. 80 % des lycéens auront reçu au moins une réponse avant les résultats du bac et chacun a la garantie d'une proposition avant la rentrée », indique Sandrine Le Feur.

 

Elle explique : « À mesure que chaque lycéen valide un choix, cela libère des places pour les autres. » Et conclut: « Le cru des bacheliers 2018 sera une génération pionnière. Pour la première fois, personne ne sera tiré au sort, mettant ainsi fin à des années de loterie arbitraire. »

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 10:51
Le groupe communiste au Sénat mobilisé contre la réforme du gouvernement

mardi 29 mai 2018

Le pacte ferroviaire du gouvernement est examiné à partir d’aujourd’hui en séance publique au Sénat. Les élu-e-s du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste s’apprète à mener une bataille parlementaire contre la réforme du gouvernement

Les discussions en séances publiques se poursuivront jusqu’au 5 juin, date fixée du vote solennel des sénateurs sur le texte. Début juin, une table ronde tripartite avec le gouvernement, les syndicats et l’UTP (patronat de la branche ferroviaire) devrait également se tenir.

Pour Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat et sénatrice de Seine-Saint-Denis, l’examen du texte au Sénat sera « l’occasion de montrer que d’autres solutions sont possibles ».

Car, si une réforme du rail est nécessaire pour améliorer le service public, « celle du gouvernement ouvre la voix à la privatisation de l’entreprise publique », note la E. Assassi.

Après avoir déposé une vingtaine d’amendements de suppression lors des discussions en commissions, ce groupe devrait porter en séance publique une centaine d’amendements et présenter une motion de rejet du texte.

« Nous sommes le porte-voix de ce qu’expriment les cheminots », poursuit la sénatrice.

Le groupe a déposé une centaine d’amendements et de motions (en savoir plus)

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat (photo L'Humanité)

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat (photo L'Humanité)

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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