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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 11:41
Congrès: les parlementaires PCF préparent un nouveau Serment du Jeu de paume

Congrès: les parlementaires PCF préparent un nouveau Serment du Jeu de paume

AFP | mardi 26 juin 2018

Députés et sénateurs communistes se rendront bien le 9 juillet à Versailles pour le discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès, mais ils prêteront auparavant "le serment de défendre une République démocratique", devant la salle du Jeu de paume, ont indiqué mardi plusieurs parlementaires.

"Nous allons porter notre voix" au Congrès et "nous n'en resterons pas là", a déclaré le chef de file des députés communistes, André Chassaigne, lors d'une conférence de presse.

"Nous appelons celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre pour prêter le serment de défendre une République démocratique et appeler à un référendum" sur la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron, a ajouté Pierre Dharréville.

Le 20 juin 1789, dans la salle du Jeu de paume, toute proche du château de Versailles, les députés avaient juré de ne pas se séparer avant d'avoir donné à la France une Constitution.

Le rendez-vous communiste est fixé à 13H00 le 9 juillet, le discours du chef de l'Etat devant débuter a priori à 15H00.

Pierre Laurent, secrétaire général du PCF et lui-même sénateur, avait appelé dès début juin à une manifestation "aux portes du château de Versailles" le jour de la réunion du Congrès. "Nous proposerons à toutes les forces engagées dans les mobilisations du printemps de venir dire ce jour-là à Macron (...) ce que la République pense de sa politique et de l'exercice monarchique de son pouvoir", avait-il précisé.

A l'annonce récente de la date du Congrès, les députés PCF s'étaient interrogés sur un éventuel boycott.

L'an dernier, des députés de La France insoumise et des parlementaires communistes avaient déserté la salle du Congrès pour le premier discours d'Emmanuel Macron. Les élus PCF, arborant leurs écharpes tricolores, s'étaient rassemblés auparavant devant la mairie de Versailles, près de la rue des Etats-Généraux, "pour dire non à la monarchie présidentielle".

Au lendemain de la réunion du Congrès débutera à l'Assemblée l'examen du projet de loi constitutionnelle "pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace", qui passe dès cette semaine en commission.

Ce texte porte "des coups extrêmement durs contre notre République et en particulier contre le Parlement", selon le patron des députés PCF. Son groupe défendra des amendements pour "empêcher les pouvoirs d'hyper-président", favoriser la démocratie participative, mais aussi inscrire "le principe d'une République solidaire", celui de "l'égale dignité de chacun", et encore celui de la démocratie en entreprise.

Ces parlementaires veulent en outre supprimer le mot "race" de la Constitution - proposition portée par les communistes dès 2003 - et compléter la Charte de l'environnement, qui est adossée à la Constitution. Ce qui est proposé par la majorité en matière environnementale est "cosmétique", selon eux.

Avec "l'ambition d'un nouveau souffle démocratique", "nous ouvrons des chemins vers une VIe République", selon M. Chassaigne.

Congrès: les parlementaires PCF préparent un nouveau Serment du Jeu de paume
Le 9 juillet, les élu-e-s des groupes GDR et CRCE prêteront serment à Versailles pour défendre la démocratie

mercredi 27 juin 2018[]

Le 9 juillet prochain, Emmanuel Macron convoque une nouvelle fois le Congrès du Parlement au château de Versailles, quelques jours avant la célébration de la prise de la Bastille. Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Ecologiste (CRCE) et les député-e-s du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) prêteront "le serment de défendre une République démocratique" ce jour là, à 13h00, devant la salle du Jeu de Paume à deux pas de l’hémicycle du Congrès :

« Nous, élus et citoyens, attachés à la République et à la démocratie, dénonçons le projet de révision de nos institutions par le Président de la République, la dérive monarchique de notre régime qu’il aggrave encore, la méthode qui consiste à le faire adopter dès cet été, sans débat public dans le pays, sans consulter nos concitoyens, alors qu’il s’agit d’un bouleversement majeur de nos institutions et de la Constitution. Nous nous engageons à combattre ce projet dangereux pour la démocratie en faisant éclater la vérité sur son véritable contenu, à agir, propositions à l’appui, pour une nouvelle République, à exiger la consultation par référendum de notre peuple à l’issue du débat parlement, comme le permet l’article 89 de la Constitution. »

- Lire le communiqué du groupe CRCE au Sénat

- Lire l’article de l’AFP sur le Facebook des députés communistes

Réforme constitutionnelle : conférence de presse des députés communistes

mercredi 27 juin 2018

L’Assemblée nationale a entamé, mardi 26 juin au soir, l’examen en commission des premiers amendements au projet de révision constitutionnelle, la majorité les rejetant tous.

Les députés communistes ont tenu une conférence de presse le même jour, pour dénoncer cette réforme des institutions, qui entérine la vision technocratique que Macron a du pouvoir au service d’un projet ultra-libéral.

Extraits :

"Une attaque sans précédent contre le Parlement dans sa capacité à écrire la loi, à la modifier et à s’y opposer."

"Non content d’affaiblir le Parlement cette réforme franchit un pas de plus dans la mise en miettes des communes"

Ils irons à Versailles et dès 13 heures ils serons devant la salle du Jeu de Paume pour prêter serment pour la défense d’une République démocratique et appeler à un référendum sur la révision constitutionnelle.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:44
Morlaix et le pays de Morlaix vu du ciel - photo Valérie Scattolin

Morlaix et le pays de Morlaix vu du ciel - photo Valérie Scattolin

Appel et proposition de rencontre envoyés aux organisations suivantes: 
 
Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, France Insoumise, Génération-s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Socialiste - le 10 juin 2018 -
 
En plus du PCF, des représentants du PS, Génération.s, le NPA, France Insoumise, des représentants de la Coopérative Citoyenne, EELV, ont prévu de se rendre à cette rencontre le 27 juin, à 18h qui aura lieu dans la salle d'audience de l'ancien lycée de Kernéguès à Morlaix entre 18h et 20h15.     
 
Les communistes dernièrement réunis en assemblée générale le 23 mai dernier, ont pris l’engagement d’une démarche de rassemblement en vue des élections municipales de 2020 à l’échelle de Morlaix communauté et de ses différentes communes. 
 
En effet nous invitons l’ensemble des forces de gauche, dans le respect de leur diversités et identités, à travailler en cohésion et dans un esprit de réussite collective pour un véritable projet de gauche sur le territoire. 
 
Les communistes sont donc ouverts et disponibles à toutes rencontres pour créer une dynamique de réussite afin de placer l’humain au centre des choix, des politiques et des pratiques dans nos communes du pays de Morlaix. 
 
Nous pensons aussi qu'il serait bon d'avoir une rencontre avec toutes les organisations de gauche représentées sur le pays de Morlaix sur cette question des municipales avant l'été. 
 
Nous pourrions avoir cette rencontre dans notre local (2 petite rue de Callac à Morlaix) le mercredi 27 juin à 18h pour mettre en commun les conditions de possibilité de constructions communes gagnantes à gauche impliquant les citoyens pour les élections municipales de 2018 à Morlaix et dans les communes voisines.  
 
 
Appel du Parti Communiste Français au rassemblement des électeurs et des organisations de gauche pour les élections municipales
 
A Morlaix, le 9 juin 2018,
 
Aux organisations de gauche du pays de Morlaix,
 
(Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, France Insoumise, Génération-s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Socialiste)
 
 
Chers camarades, chers amis, 
 
Si le calendrier électoral est respecté, les prochaines élections municipales auront lieu dans moins de deux ans.
 
Comme vous, nous le pensons, nous considérons cette échéance comme un moment important et lourd d’enjeux pour la population toute entière.
 
Nombreux sont les citoyens qui estiment à raison que la politique menée par le gouvernement du président Macron accentue les inégalités, fait subir des sacrifices supplémentaires aux catégories populaires, tout en favorisant les plus riches et les puissances financières.
 
Nous la percevons, nous aussi, comme une politique bonapartiste au service du monde de l'argent qui dévitalise la démocratie parlementaire et les communes, qui remet en cause très gravement les services publics et les dispositifs qui corrigent les inégalités sociales.
 
Au quotidien cela se traduit jusque dans nos communes par des difficultés accrues. Des baisses de dotation et des pertes d'autonomie budgétaire ont déjà été subies avec des conséquences lourdes les années précédentes mais Macron et Philippe poursuivent et amplifient cette trajectoire avec une quasi mise sous tutelle des collectivités et une volonté de réduire de manière drastique des dépenses des collectivités locales et de services publics.
 
Dans ce contexte dangereux pour les solidarités et notre démocratie locale, nous voulons des élus qui résistent à cette politique, la dénoncent et la combattent, et surtout qui donnent de l'espoir et montrent à l'échelle locale que d'autres choix, d'autres politiques publiques sont possibles, avec :
 
Des politiques qui prennent à bras le corps la nécessité de promouvoir des solutions face aux crises écologiques et au dérèglement climatique (à travers le transport, la promotion des énergies renouvelables, d'une agriculture raisonnée, de la réduction des déchets et gaspillages, d'un aménagement urbain cohérent respectueux des espaces naturels et agricoles))
 
Des politiques qui favorisent la qualité de vie de la population, en portant un effort particulier envers les catégories populaires et les plus précaires, envers les jeunes et les personnes âgées, avec une dimension sociale affirmée de manière très nette et affirmée, visant la dignité, l'égalité d'accès aux droits et le bien-être de tous.
 
Des politiques qui considèrent les citoyens comme des adultes, favorisent leur implication, leur consultation et leur participation à la vie publique et aux décisions qui les concernent, qui refusent la concentration du pouvoir et sa confiscation par quelques élus. Cela passe par le développement de la démocratie participative, par des bonnes pratiques de débat et de construction collective des choix dans les conseils municipaux et au conseil communautaire.
 
Des politiques locales qui défendent les services publics (Hôpital, Santé Bureaux de Poste, Écoles Publiques, Trésoreries, Fonction publique territoriale…), sans céder le terrain aux multinationales et au secteur marchand (transports, stationnement, gestion de l'eau) et sans tomber dans la démagogie sur le coût de la fonction publique et des fonctionnaires.
 
Des politiques qui se mettent au service d'idéaux d'émancipation et d'une vie sociale active et solidaire accordant un rôle premier au secteur associatif, à la culture et à la vie sportive, à l'économie sociale et solidaire.
 
 
Des politiques qui travaillent sur des bases réalistes mais aussi imaginatives à construire une stratégie globale pour le rebond économique et démographique du pays de Morlaix, passant par un phase de diagnostic, de recherche de potentialités, de travail en commun, de définition de priorités de développement, qui implique la population dans les choix et la réflexion. 
 
Nous voulons que ces élections municipales soient un moment utile et important pour la reconstruction d'une alliance de gauche à vocation majoritaire face aux menaces représentées par la recomposition néo-libérale de Macron, par la droite extrême de Wauquiez et l'extrême-droite du clan Le Pen. Si la gauche continue à se diviser, à être incapable de s'entendre sur l'essentiel et des projets utiles aux gens, il est probable que ces forces dangereuses pour notre modèle social et notre démocratie vont continuer à prospérer.
 
Dans nos communes du territoire de Morlaix communauté, nous savons que beaucoup de citoyens sont attachés à des valeurs de justice sociale et de solidarité. Ceux-ci nous font part aussi de leur attachement en des idées de gauche, même si ce terme a perdu pour beaucoup un peu de son sens, du fait de politiques menées en son nom et qui, en réalité, n’en relevaient pas.
 
Autour de nous nous entendons aussi de nombreux citoyens nous dire espérer et pouvoir compter sur le rassemblement des forces progressistes lors de l’échéance des élections municipales de 2020.
 
Nous souhaitons nous aussi ce rassemblement de la gauche, dans sa diversité.
 
Pour notre part, nous pensons qu’il est possible de rassembler largement les forces de progrès, dans leur diversité et le respect de l’identité de chaque composante, pour offrir aux citoyens des communes du territoire de Morlaix communauté une politique conforme à leurs attentes. 
 
Loin d’être un obstacle, nos différences et nos sensibilités, ainsi que l’identité des différentes organisations auxquelles nous appartenons, peuvent au contraire constituer une richesse pour tracer ensemble les pistes d’orientations progressistes conformes aux attentes d’une grande partie de la population.
 
C’est pour ces raisons et dans cette perspective que nous pensons qu’il serait utile de nous rencontrer pour évoquer cet enjeu et commencer dès aujourd’hui à entreprendre une démarche politique de nature à rendre concret ce souhait.
 
Nous vous proposons une rencontre multipartite regroupant les différentes composantes de la gauche représentées sur le territoire et, si vous le jugez utile, des rencontres bilatérales auparavant ou en même temps.
 
Ne doutant pas de l’intérêt que vous porterez à notre proposition et dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez recevoir nos fraternelles salutations.
 
La section du Pays de Morlaix du Parti Communiste Français 
 
 

Le Télégramme, Gwendal Hameury, 13 juin: 

À un peu moins de deux ans des prochaines élections municipales, le PCF invite les forces de gauche à réfléchir à une possible union dès le premier tour. Sur l’ensemble des communes de Morlaix communauté.

 

Réunie en assemblée générale le 23 mai dernier, la section locale du Parti communiste a pris l’engagement d’une démarche de rassemblement en vue des élections municipales de 2020 à l’échelle de Morlaix communauté. « Nous invitons l’ensemble des forces de gauche, dans le respect de leurs diversités et identités, à travailler en cohésion et dans un esprit de réussite collective pour un véritable projet de gauche sur le territoire », explique-t-elle.

Dans un courrier adressé à Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, la France Insoumise, Génération-s, le Nouveau Parti Anticapitaliste et le Parti socialiste, les communistes indiquent être « disponibles et ouverts à toutes rencontres pour créer une dynamique de réussite afin de placer l’humain au centre des choix, des politiques et des pratiques dans nos communes du pays de Morlaix ».

 

Une réunion le 27 juin

Estimant qu’il serait bon que toutes les forces de gauche représentées dans le pays de Morlaix se rencontrent avant cet été pour évoquer l’échéance des prochaines municipales, le PCF local a proposé une réunion le mercredi 27 juin, à 18 h, dans son local du 2, petite rue de Callac, à Morlaix. L’idée est de discuter des conditions pour aboutir « à des constructions communes gagnantes à gauche, impliquant les citoyens, à Morlaix comme dans les communes voisines ».

Le PS, le NPA, Génération-s et Coopérative citoyenne ont d’ores et déjà accepté cette invitation.

Ouest-France, 18 juin 2018: 

Le PCF appelle à une union des gauches pour 2020

Durant l'assemblée générale du Parti Communiste Français, tenue le 23 mai dernier, la formation a pris l'engagement d'une démarche de rassemblement en vue des élections municipales de 2020 à l'échelle de Morlaix Communauté. Les communistes invitent l'ensemble des forces de gauche à s'unir, "dans le respect de leurs diversités et identités, à travailler en cohésion et dans un esprit de réussite collective pour un véritable projet de gauche sur le territoire"

Les communistes cherchent "à placer l'Humain au centre des choix, des politiques et des pratiques dans nos communes du pays de Morlaix".

Le Parti Socialiste, Génération.s, le Nouveau Parti Anticapitaliste, la France Insoumise et des représentants de la coopérative citoyenne ont accepté la rencontre qui se tiendra le 27 juin à 18h.  

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:33
A Perros-Guirec, la pourriture noire a fini par flétrir les Hortensias (L'Humanité, 27 juin 2018) - et communiqué des lanceurs d'alerte du 11 juin 2018

Entre lettre de corbeau , insultes , menaces, diffamations , un groupe de personnes lanceuses d'alerte  vivait depuis novembre 2017 avec un sentiment de réel de danger ,le fait d'avoir dénoncé l'entrisme  d'un groupe d'extrême droite breton dans un festival de renom dont au moins un des membres est toujours le président de l'association organisatrice à Perros Guirec 22700 .

De nombreuses organisations , partis politiques demandent  sa démission sous peine boycott du festival par les artistes , groupes cercles et bagads  et d une grande manifestation antifasciste sur Perros Guirec le jour du Festival .

Comme le prouvait le dossier du CVA22 , Ce monsieur à fait jouer entre autre un groupe nazi sur la scène du festival . Lui et ses amis répandaient en permanence sur les réseaux sociaux des messages de haine et d'incitation à la haine raciale ... 

 

Communiqué des Lanceurs d'alerte: 

UN CORBEAU VOLE SUR LA CITE DES HORTENSIAS

Perros Guirec

lundi 11 Juin 2018 : Communiqué

A l'heure où Monsieur le préfet des Côtes d’Armor s 'apprête à tenir en urgence une réunion sur la situation très grave du Festival des Hortensias où seront présents madame la sous-préfète de Lannion , monsieur le maire de Perros – Guirec, Erven Leon et le CVA 22 (collectif de vigilance antifasciste 22 ) comme il le confiait la semaine dernière à un journaliste , il est important de porter à la connaissance des citoyens les informations suivantes :

Le samedi 17 février 2018 dans les colonnes du Télégramme, Monsieur Loic le Naour, avec le soutien total de la municipalité, osait affirmer que les turbulences qu'avait pu connaître l'association fin 2017 semblent faire partie du passé …..

Il n’en est rien puisque Les lanceurs d'alertes qui dénonçaient la présence de l’extrême droite aux commandes de ce festival sont en danger !!!!

Un des lanceurs d’alerte vit entre menaces, insultes, plaintes à son encontre, plaintes d’ailleurs classées sans suite par le procureur ; ces actes graves émanent des amis d’extrême -droite de monsieur le Naour et le Naour lui meme et ce, depuis le mois de novembre 2017.

Le 4 Mai 2018 ce même lanceur d'alerte victime d'insultes téléphoniques homophobes et menaces déposait plainte auprès de la gendarmerie de Perros Guirec contre un des amis de monsieur le Naour dans les jours qui suivaient, il était de nouveau harcelé sur son téléphone .

Le Vendredi 1er Juin un autre lanceur d’alerte responsable dans le mouvement culturel Breton recevait à son domicile une lettre anonyme manuscrite entre insulte et menace, cette lettre d’un corbeau fait suite à son passage en mairie de Perros - Guirec deux jours auparavant où il y avait rencontré Monsieur Betoulle adjoint chargé de la culture.

Cette lettre anonyme a donné lieu, cette semaine, à un dépôt de main courante à la gendarmerie de Perros - Guirec. ,,Et pour finir la semaine ,l’ancienne trésorière qui disait dans la presse en décembre ne pas vouloir travailler avec le Naour et ses amis , et pour cause, elle est la fille de Madeleine Hamon , résistante arrêtée et affreusement torturée par la Gestapo et ses supplétifs nazis bretons qui sera déportée à Ravensbruk vient de recevoir ce jeudi 7 juin le classement sans suite de la plainte qu’ elle avait déposée en novembre 2017 pour des accusations mensongères d'un vol d’argent proférées par les amis de monsieur le Naour dans le but de la sali , cette accusation mensongère avait été proférée devant de nombreux témoins lors de l’assemblée générale tenue illégalement le 4 novembre 2017.

Etonnée par le contenu de la lettre de classement sans suite ; elle a pris à deux reprises contact avec le tribunal de grande instance de Saint Brieuc le vendredi 8 juin pour entendre que sa plainte n’est pas enregistrée au tribunal de grande instance et que le tribunal n’a aucune trace du classement sans suite. Le bureau des ordres lui demande de saisir le procureur et de redéposer plainte …..

Sans être inspecteur de police force est de constater que à chaque fois que monsieur Le Naour est mis en cause il prévient ses amis d'extrême- droite avec lesquels il disait ne plus avoir de contacts ….. Et demain que seront les nouveaux actes d’intimidations, menaces que devront subir les lanceurs d’alertes qui osent dénoncer, se mettre en travers du projet de monsieur le Naour et ses amis d ' extrême- droite .

La coupe est pleine !

Halte à ces pratiques et

Halte à la loi du silence qui couvrent cette affaire .

Les lanceurs d'alerte en colère .

Dossier CVA 22 : http://www.cva22.lautre.net/communiques/non-a-l-entrisme-de-l-extreme-droite-au-festival

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:31
Ian Brossat

Ian Brossat

Pognon de dingue...? 

Ian Brossat, chef de file communiste pour les élections européennes :

"Le résultat net cumulé des groupes du CAC 40 a atteint 94 milliards d'euros en 2017 contre 77 milliards en 2016, soit un bond de 22%. Heureusement que Macron est là pour nous rappeler que les pauvres coûtent un pognon de dingue..."

 Un chiffre à rapporter aux "aides sociales" montrées du doigt, qui représentent 26 milliards d'euros pour les minima sociaux, 4,1 milliards pour la prime d'activité, 6,4 milliards pour les prestations familiales versées aux plus démunis et 10 millards pour les allocations logement en direction des plus pauvres. Et nous sommes sûrs d'une chose, c'est que cet argent-là va dans l'économie réelle, via la consommation, lui.

FINANCE. LES PROFITS DU CAC 40 ONT EXPLOSÉ EN 2017
Mardi, 26 Juin, 2018

Les entreprises cotées à l’indice parisien ont vu leurs bénéfices bondir de 22 % l’an dernier. La santé des grands groupes est au beau fixe, sauf sur l’investissement, qui chute de 15,1 %.

«Un pognon de dingue » : l’expression prend ici tout son sens. Les profits du CAC 40 ont bondi de 22 % par rapport à l’année précédente, d’après le profil financier de l’indice réalisé par les cabinets Ernst & Young et Ricol Lasteyrie Corporate Finance (EY-RLCF). Ce sont 94 milliards d’euros de bénéfices qui ont ainsi été engrangés par les plus grandes cotations boursières l’an dernier, retrouvant quasiment le niveau d’avant la crise de 2008. Les dividendes ont eux connu une hausse de 2 %, pour atteindre 47 milliards d’euros. Un montant légèrement inférieur à l’estimation effectuée mi-mai par l’association de lutte contre la pauvreté Oxfam, qui évaluait à 51 milliards d’euros le montant des dividendes versés par les entreprises de l’indice en 2017. « Toutes les entreprises du CAC 40 distribuent un dividende cette année. 34 entreprises versent un dividende en hausse », souligne en revanche l’étude EY-RLCF. Outre ce niveau de profitabilité exceptionnel, les grands groupes ont également bénéficié d’une reprise d’activité avec une croissance du chiffre d’affaires de 5 %, passant de 1 243 milliards à 1 306 milliards d’euros. Dans le même temps, la marge opérationnelle (l’indicateur de rentabilité) progressait de 7,6 % à 7,9 %. Parallèlement, l’endettement net a continué de diminuer en valeur absolue – après six années consécutives de baisse – et a atteint son plus bas niveau depuis douze ans.

DES PROFITS ET TOUJOURS DES PROFITS

Tous les voyants semblent donc au vert pour les grands groupes. Tous sauf celui de l’investissement. En dehors du secteur banque-assurances, l’investissement a connu son niveau le plus bas depuis 2007, à 69 milliards d’euros contre 75 milliards d’euros dix ans plus tôt. Il représente 6,1 % du chiffre d’affaires, contre 7,7 % en 2016. Pour nuancer légèrement cette baisse, on peut observer que cette chute est en grande partie due aux décisions de Total en la matière. Le géant pétrolier a ainsi revu ses investissements à la baisse de 5 milliards d’euros en 2017. Le groupe hôtelier Accor souffre pour sa part de la comparaison avec l’année 2016, où celui-ci avait investi 3 milliards d’euros.

Enfin, le remplacement d’Alcatel-Lucent par Nokia dans l’indice CAC 40 en 2016 achèverait d’expliquer ce différentiel entre 2016 et 2017, Nokia étant sorti de l’indice l’an dernier. « En dépit de la baisse de ses investissements, Total demeure toutefois le principal investisseur du CAC 40, suivi d’Orange et d’Engie, puis des constructeurs automobiles PSA et Renault. Ces cinq entreprises réalisent ainsi 47 % du total des investissements effectués par les membres du CAC 40 », souligne le rapport EY-RLCF. Au-delà des performances des plus grands groupes cotés à la Bourse de Paris, l’étude constate une stabilisation de la part du chiffre d’affaires des entreprises réalisé en Europe à 56 %. Un niveau stable depuis 2015, après une baisse quasi continue depuis 2006.

DES MONTANTS VERTIGINEUX

Si l’industrie et le BTP continuent de dominer le CAC 40 en 2017 – avec 16 sociétés sur 40 et 39 % du chiffre d’affaires total –, les données récupérées par EY-RLCF sur le début de l’année 2018 laissent entrevoir un changement dans le podium des secteurs les plus profitables. L’entrée d’Hermès le 18 juin dernier à la place de LafargeHolcim devrait notamment rééquilibrer le rapport de force, souligne le site d’informations économiques la Tribune. Avec Kering (Gucci), l’Oréal et LVMH, ce quatuor du luxe pèserait 380 milliards d’euros de capitalisation, plaçant le secteur des biens de consommation quasiment à égalité avec le BTP.

Au regard de ces montants vertigineux, l’argument selon lequel l’État ne pourrait pas mettre à contribution les grandes entreprises pour participer à l’effort fiscal national semble bien léger. D’autant qu’en parallèle, la dépense totale de minima sociaux s’établissait en 2016 à 26,6 milliards d’euros, celle de la prime d’activité à 4,1 milliards, les prestations familiales et les allocations logement versées aux ménages pauvres atteignaient respectivement 6,4 milliards d’euros et 10 milliards d’euros, d’après les derniers comptes de la protection sociale parus jeudi dernier. D’après les chiffres de l’Insee, sans prélèvements ni prestations, le taux de pauvreté serait 8,9 points supérieur à son niveau actuel (22,8 % contre 13,9 %). Pas de quoi justifier un coup de rabot quand les profits du CAC 40 sont au beau fixe.

Croissance en berne

Si le CAC 40 solde la crise et sabre le champagne, en revanche l’économie française marque un sérieux coup de frein. Après une progression de 2,3 % l’an dernier, elle devrait afficher un taux de croissance de seulement 1,7 %, a annoncé l’Insee, qui a révisé, la semaine dernière, sa prévision. Selon l’institut, le ralentissement se ressentira notamment dans l’investissement des entreprises (+ 3,1 % contre + 4,4 % en 2017) et la production de biens et de services (+ 2 % contre + 2,6 % en 2017). Malgré les alertes, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a affirmé : « 2 % de croissance, ça reste notre objectif, mais tout cela, c’est de la volonté. »

Finance: les profits du CAC 40 ont encore explosé en 2017: Loan Nguyen, L'Humanité, 26 juin 2018
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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:29
La SNCF va annoncer la fermeture de 3000 emplois dans le fret

La SNCF va annoncer la suppression de 3000 emplois dans le fret. Cette annonce était pressentie par les organisations syndicales depuis de nombreux mois. Elle devrait avoir lieu dans le courant du mois de juillet.

L’information avait été démentie à l’époque par la direction de la SNCF. Mais la perspective de l’annonce de la suppression de 3000 emplois dans le secteur du Fret SNCF semble de plus en plus probable. C’est en tout cas ce que rapportent plusieurs organisations syndicales. Elle pourrait avoir lieu autour du 11 juillet. Cela signifierait la suppression de la moitié des emplois de ce secteur d’activité.

C’est donc une nouvelle attaque d’ampleur qui se prépare, dans la droite ligne de l’auto-sabotage que pratique la SNCF depuis plusieurs années depuis la mise en concurrence de l’activité du Fret. Suppression d’une bonne partie de ses effectifs (16 .000 salariés en 2009), cession de son parc roulant, auto-mise en concurrence à travers la création de filiales de transport sur voie ferré ou route (Géodis). Avec à la clé, une baisse drastique de la part du transport de marchandises par voie ferrée, en dépit du coût écologique du transport routier. Côté Fret, tout est permis pour avancer vers la mise en concurrence et la privatisation à marche forcée, qu’ quelque en soient les conséquences économiques, sociales et écologiques.

Cette annonce prochaine se situe de plus dans un contexte particulier après trois mois de grève des cheminots contre la casse de leur statut et pour l’avenir du service public du rail. En effet, les conséquences actuelles des réformes du Fret SNCF sont un avant-goût de ce que la direction projette de faire à l’échelle de l’entreprise dans son entier. Et avec la même méthode : nier le projet de privatisation et installer progressivement tous les éléments de la chaîne jusqu’à ce que la pilule devienne trop grosse pour être avalée.

Les cheminots sont bien conscients de cette situation : c’est pour ça qu’ils ont massivement rejeté la réforme du rail annoncée par le gouvernement et participé à la grève.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:00
Répression judiciaire féroce contre les leaders du mouvement social et démocratique du Rif au Maroc

‪20 ans de prison ferme pour les détenus politiques Nasser Zefzafi, Nabil Ahamjik, Ouassim El Boustati et Samir Ighid, leaders de la révolte qui a éclaté dans le Rif après la mort de Mouhcine Fikri, ce jeune vendeur de poisson broyé dans une benne à ordures après la saisie de sa marchandise. Les autres porte-voix du Hirak, une cinquantaine détenus depuis un an à Casablanca, écopent de peines allant de 3 à 15 ans de prison. Le syndicaliste Mohamed Jelloul est condamné à 10 ans de prison. Les journalistes Mohamed Asrihi, directeur de Rif 24 et Rabie El Ablak, très affaibli par sa grève de la faim, prennent 5 ans. Ils ont été maltraités, humiliés, torturés. Ils ne faisaient que demander PACIFIQUEMENT justice et une vie meilleure, ils finissent dans les geôles du roi.

Rosa Moussaoui, journaliste à l'Humanité - 27 juin 2018 

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 05:30
Expulser pour mieux accueillir - LREM et LR dans la surenchère au Sénat (Médiapart - Pascal Pascariello, 26 juin 2018)
«Expulser pour mieux accueillir»: LREM et LR dans la surenchère au Sénat
 PAR 

Le Sénat a voté, mardi 26 juin, le projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie ». La nouvelle version, réécrite par la commission des lois et portée par la majorité sénatoriale LR, durcit le texte du gouvernement sans en trahir l’état d’esprit : restreindre les droits des migrants. Retour sur une semaine de débats.

« De l’air, de l’air, ouvrez les frontières »« Stop à l’enfermement des enfants ». Mardi 19 juin, devant le Sénat, plusieurs associations d’aide aux migrants manifestent, dont La Cimade, le Réseau éducation sans frontières et le Gisti. Des magistrats, des avocats mais aussi – plus inhabituel – des policiers dénoncent le texte du gouvernement sur l’asile et l’immigration. Pour Anthony Caillé, de la CGT Police, ce projet de loi « criminalise et pénalise les migrants. La logique comptable et répressive de ce texte est inacceptable. C’est tout simplement le code de la honte ».

À l’intérieur du palais du Luxembourg, la honte ne semble pas de mise. Dès l’ouverture des débats, François-Noël Buffet, rapporteur de la commission des lois et sénateur LR, félicite le gouvernement d’avoir proposé des « adaptations bien vues sur la lutte contre l’immigration » tout en insistant sur le durcissement du texte par la majorité sénatoriale, garant selon le rapporteur d’un meilleur accueil.

Malgré de nombreux amendements, les intentions des sénateurs LR et celles du gouvernement se rejoignent sur cette dialectique. Comme l’explique d’ailleurs François Patriat, président du groupe LREM au Sénat et ancien ministre dans le gouvernement de Lionel Jospin : « Nous devons mieux expulser pour mieux accueillir. » Cette formule tend à vouloir faire passer des mesures répressives pour certains migrants comme bénéfiques pour d’autres. François Patriat essaie de nous la résumer : « J’ai évidemment de l’émotion lorsque je vois le bateau Aquarius. Mais qui accepte d’accueillir tout le monde ? Nous devons faire des choix et distinguer l’immigration économique. Ce projet de loi n’est pas seulement un message qu’on lance à l’opinion publique, c’est un moyen de pédagogie pour dire : regardez, nous maîtrisons les flux. » Et François Patriat de conclure : « Vous pensez qu’ancien socialiste, je suis mal dans ma peau ? Être mieux que je ne le suis serait indécent ! » S’il le dit.

Alain Richard, ancien ministre de la défense, lui aussi passé du PS à LREM, nous livre une présentation plus claire du projet de loi du gouvernement : « Nous ne pouvons plus supporter l’immigration économique. Mais nous reconnaissons le titre de réfugié lorsqu’il est justifié. Cette distinction est nécessaire et équitable. » Dans ce contexte, le terme « équitable » surprend. Nous l’interrogeons sur la présence d’entreprises françaises et de ressortissants installés pour des raisons économiques dans des pays dont on rejette les migrants. Alain Richard se crispe : « C’est dans l’intérêt national de ces pays qu’ils accueillent Total ou Bouygues, mais ce n’est pas dans le nôtre de les accueillir. C’est contraire à nos intérêts nationaux, qu’il s’agisse de personnes non qualifiées comme de personnes qualifiées. » Les intentions du gouvernement se clarifient.

 

Pierre Charon, sénateur LR, n’y va pas par quatre chemins : « C’est simple, 10 millions de personnes ont voté pour Le Pen. Ne pas en tenir compte, c’est irresponsable. Avec ce projet dont le texte initial était déjà relativement dur, le gouvernement a décidé de regagner un électorat qui part vers le Rassemblement national. Nous devons devancer le souhait des Français pour éviter qu’ils votent comme des cons aux futures élections. C’est ce qu’a réussi à faire Sarkozy en 2007, en mettant à poil Le Pen. »

La majorité LR a donc ressorti ses bonnes vieilles méthodes. « Nous avons remis nos amendements historiques, adoptés par la commission des lois et votés par la majorité que nous formons au Sénat », explique Roger Karoutchi, sénateur LR. « Il y a notamment les quotas, c’est-à-dire définir au Parlement, chaque année, des objectifs chiffrés et des indicateurs en matière de flux d’entrée, de séjour et d’éloignement. Autre disposition qui me tient à cœur : la suppression de l’aide médicale d’État, remplacée par une aide médicale d’urgence », réduite à des maladies graves ou douloureuses.

Parmi les autres mesures votées : la restriction du regroupement familial avec l’allongement de la durée de séjour minimum du demandeur (24 mois au lieu de 18 mois). Contrairement au projet de loi initial du gouvernement, le regroupement familial n’est plus rendu possible pour les frères et sœurs d’un mineur réfugié.

Le texte qui ressort du Sénat prévoit de réduire la délivrance des visas à l’égard des pays qui ne seraient pas assez coopératifs pour remettre des laissez-passer consulaires, nécessaires lors de l’expulsion des étrangers en situation irrégulière.

Le Sénat a également adopté la création d’un fichier biométrique pour les mineurs isolés déclarés majeurs après une procédure d’évaluation confiée aux départements. Cette procédure repose en partie sur des examens radiologiques, tests osseux, dont la fiabilité est largement contestée. L’objectif est de faire sortir ces jeunes mineurs isolés de la protection de l’enfance que les départements ne veulent plus assurer.

Cette proposition n’est pas nouvelle. À la demande du premier ministre, un rapport, rendu en janvier et conduit notamment par l’inspection générale de l’administration et l’Assemblée des départements de France, recommandait déjà un tel fichier. Idée reprise par Christophe Blanchet, député LREM, et adoptée par les sénateurs LR. « Il faudrait enfermer les mineurs isolés dans des centres pour les protéger et protéger la population. Des centres de protection fermés. C’est l’intérêt français. On pourrait les vacciner, les soigner et prendre leurs empreintes. » Sébastien Meurant, sénateur LR, poursuit : « Il faut faire le tri, enfin il faut choisir qui rentre en France. »

La droite sénatoriale se targue d’avoir apporté quelques assouplissements au projet de loi du gouvernement. Elle a voulu donner « une leçon d’humanisme au gouvernement », pour reprendre l’expression d’un sénateur LR, membre de la commission des lois. À la marge et symboliquement. Un volet sur l’intégration a été ajouté, par exemple, au projet de loi. Les sénateurs républicains sont revenus sur la réduction des délais de recours pour les personnes déboutées en première instance, rétablis à 30 jours au lieu des 15. Ils ont revu – légèrement – à la baisse le temps de rétention dans les centres, qui n’excédera pas 90 jours (contre 135 dans le texte initial), 45 jours devant être la règle.

Enfin, le texte voté limite à 5 jours la rétention des mineurs accompagnés de leurs parents. Faussement protectrice, cette mesure rend surtout possible l’enfermement des mineurs. La sénatrice Laurence Cohen (PC) estime que « restreindre le placement des mineurs en rétention accompagnés de leur famille ne protégera pas les enfants mais contribuera à banaliser cette pratique ». Marie-Pierre de La Gontrie (PS) regrette, quant à elle, « de considérer que le texte de la commission des lois est un progrès, ce qu’il est effectivement par rapport au texte du gouvernement. Ce n’en est pas moins un renoncement : nous transigeons sur un principe. (…) Nous n’avons pas su empêcher la rétention des mineurs ».

« Ce ne sont pas des mineurs, ce sont des enfants »

Les groupes socialiste et communiste ont voté contre le texte de la majorité sénatoriale. Tout comme les sénateurs LREM. Pour des raisons, évidemment, bien différentes.

Sur la suppression de l’aide médicale d’État, par exemple, lorsque les communistes s’inquiètent de la restriction des droits octroyés aux migrants, le ministre de l’intérieur invoque le risque de « favoriser les contagions et d’augmenter le coût des soins ».

Alors que la majorité des sénateurs PS souhaite l’interdiction de l’enfermement pour tous les mineurs, le ministre de l’intérieur considère qu’avec une telle mesure, « tous les mineurs isolés pourraient entrer sur le territoire français ». La question des mineurs cristallise d’ailleurs les dérives vers lesquelles a conduit le projet de loi du gouvernement. Lors des débats, Guillaume Gontard, sénateur (CRCE), fait part de son désarroi : « Jeune élu, jamais je n’aurais cru devoir discuter dans cet hémicycle pour savoir s’il fallait ou non enfermer des mineurs. Ce ne sont pas des mineurs, ce sont des enfants. J’ai des enfants, vous en avez sans doute : vous demandez-vous en les regardant dans les yeux s’il faut les enfermer ? » Et se tournant vers le ministre de l’intérieur :« Monsieur Collomb, vous avez été maire de Lyon, la ville des Justes. Souvenez-vous-en ! »

Gérard Collomb s’insurge et lance alors : « Vous n’avez aucune dignité, monsieur ! »Étrange conception de la dignité.

Ce nouveau texte a, néanmoins, une espérance de vie réduite. Il doit repasser devant la commission mixte paritaire, prévue le 4 juillet. Si les négociations n’aboutissent pas, son détricotage se fera à l’Assemblée nationale avant de revenir au Sénat.

À l’issue de cette semaine de débats, force est de constater que le gouvernement et Les Républicains affichent leur volonté commune d’une plus grande fermeté à l’égard des migrants. Le discours des uns rejoint celui des autres, et inversement. Lorsque Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, parle de « submersion », Sébastien Meurant, sénateur LR, utilise l’expression « d’afflux incontrôlés et massifs ». La surenchère est ouverte.

Roger Karoutchi, sénateur LR, défend une politique de fermeté pour reconquérir des Français apeurés : « Autriche, Hongrie, Slovaquie : voulons-nous être le prochain ? (…)Notre responsabilité est d’abord envers le peuple français, dans sa diversité sociale et la diversité de ses origines. Pas d’illusions, les fractures sociales seront d’autant plus fortes que nous ne serons pas maîtres de la situation et je ne veux pas que la France soit l’Autriche. » En écho, Gérard Collomb poursuit sur la même voie : « Nous tenons à la distinction entre les réfugiés, qui fuient une menace, et les migrants économiques. La population de l’Afrique passera de 1,2 milliard à plus de 2 milliards d’ici 2050 ! Illusoire de penser qu’ils pourront être accueillis en Europe. (…) Quand les citoyens désespèrent, l’on voit comment ils se prononcent. (…) Je vous appelle à voter notre texte. Sinon, les Français, exaspérés, nous le reprocheront. »

Philippe Bas, sénateur LR, président de la commission des lois, résume ainsi la situation : « Lorsque Gérard Collomb dit au Sénat que les migrants font dubenchmarking et choisissent les législations des pays européens les plus souples, il donne le ton de fermeté qui est celui de son projet. Nous avons donné au gouvernement les moyens de sa politique. Nous avons fait gagner le texte en densité et en intensité. Nous l’avons musclé. Les intentions du projet de loi du gouvernement sont bonnes, mais il ne s’est pas donné les moyens de l’efficacité. Le Sénat les lui a donnés. »

« Emmanuel Macron disait son parti LREM ni droite ni gauche ? C’est surtout ni gauche ni gauche dans les faits. On le voit dans l’hémicycle, le gouvernement émet rarement un avis contraire aux Républicains. Sur le fond, ils sont d’accord », constate Éric Bocquet, sénateur communiste. « Mais c’est un jeu dangereux auxquels les LR et LREM se livrent. Il y a un ressentiment qui grandit parmi la population, que ce soit au niveau français, européen comme international, du fait de la dégradation des conditions économiques due à la gestion libérale, voire ultralibérale. Et pour défendre leur politique économique, ils instrumentalisent l’immigration, l’agitent comme un bouc émissaire. L’immigration permet en fait au libéralisme de perdurer. On joue avec cette peur. Vieille recette qui risque de faire gagner les extrêmes comme en Italie ou en Autriche. »

Jean-Yves Leconte, sénateur PS et membre de la commission des lois, n’hésite pas à qualifier Emmanuel Macron « d’Orbán en bas de soie ». Il nous en explique les raisons :« J’assume ce que j’ai dit. D’ailleurs, mon groupe a proposé de renommer ce projet : “projet de loi tendant à renier les engagements de la France en matière d'accueil des réfugiés et à restreindre le droit des étrangers et leur intégration”. Au-delà du manque de connaissance technique du gouvernement sur les questions migratoires, ce projet et les débats au Sénat ont permis de découvrir un nouveau visage d’Emmanuel Macron. Lorsque Collomb parle de submersion, Macron tourne le dos à l’Aquarius et propose des centres fermés sur le sol européen. Cette stratégie de lutter contre le FN en adoptant ses propres positions dure depuis près de 40 ans. C’est un échec et pourtant aucun parti n’est prêt à abandonner cette stratégie, stratégie adoptée également par le PS lorsqu’il était au pouvoir, en particulier avec Manuel Valls », concède Jean-Yves Leconte.

Ne souhaitant pas participer à cette surenchère, Richard Yung, sénateur LREM, s’est désolidarisé de son groupe, en tout cas sur le projet de loi sur l’immigration. « Je ne suis pas un frondeur, je soutiens le gouvernement mais pas son projet de loi sur l’immigration. J’approuve certaines mesures comme la carte de séjour de 1 à 4 ans, mais la majorité du texte ne me convient pas. Nous sommes 70 millions en France et nous octroyons le droit d’asile à près de 23 000 personnes par an. On est loin de la “submersion” dont parle Gérard Collomb. Ils ont peur du durcissement de l’opinion publique qui est réel, mais l’alimentent en parlant de submersion. Ce n’est pas la bonne solution. »

Sans surprise, le texte a été voté par la majorité sénatoriale LR et les centristes. La suite se décidera le 4 juillet lors de la commission mixte paritaire. « Nous ne lâcherons pas sur certains amendements comme celui des mineurs ou la délivrance des visas conditionnée », prévient déjà François-Noël Buffet, rapporteur de la commission des lois. « Ce durcissement du projet de loi par les sénateurs va profiter au gouvernement. Il aura le beau rôle pour dire qu’il assouplit le texte des sénateurs LR tout en profitant de quelques mesures plus restrictives », commente Richard Yung, sénateur LREM.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 15:05
Fermeture du bureau de Poste de la Boissière: Lettre du PCF Morlaix au directeur de la Poste, secteur de Morlaix (21 juin 2018)

A Morlaix, le 21 juin 2018

 

Au 

Chef d'établissement du secteur de Morlaix de la Poste 

15 rue de Brest

29600 Morlaix

 

 

Nous avons appris récemment la fermeture prévue pour l'automne 2018 du bureau de poste situé dans la galerie du centre Leclerc à Morlaix et nous restons stupéfaits face à cette décision que rien ne justifie selon nous.

 

En effet les organisations syndicales nous ont fait part de faits objectifs qui viennent contredire votre communication aux médias locaux concernant les activités du bureau.

 

Situé dans un quartier dense et populaire de Morlaix, ce bureau fait énormément d'opérations financières auprès des usagers (retraits, mandats internationaux western union, petits retraits impossible sur les automates) et ces activités ne cessent d'augmenter au vu des diminutions d'heures d'ouverture de bureaux dans les communes avoisinantes.

 

De plus, le taux dit de « Banque sociale » est de l'ordre de 13% pour ce bureau, ce qui est loin d'être négligeable (pour mémoire, le taux de Morlaix centre est à 18%). Sur le secteur de Morlaix, la Boissière est le bureau qui a le plus d'objets mis en instance après le passage du facteur et qui connaît la moins forte diminution de fréquentation.

 

Le chiffre d'affaire de l'automate d'affranchissement et de vente de timbres est l'un des plus important du secteur.

 

Le service de proximité et de conseil est inestimable dans ce bureau qui accueille une moyenne de 130 à 150 usagers /jours pour qui les 2 agents assurent avec compétence et une grande disponibilité toutes les opérations postales et financières : il faut voir la charge de travail et la file d'attente certains jours aux guichets jusque chez le marchand de journaux…

 

Tout ceci bien sûr est à rapporter aussi avec les heures d'ouverture du bureau de Morlaix qui sont bien plus importantes qu'à la Boissière.

 

Du point de vue statistique le bureau de la Boissière, avec ses 80 000 points, se situe largement au dessus de la cible (55 000 points) pour en faire un bureau partenariat ; c'est donc une décision éminemment politique qui prévaut pour fermer ce bureau important pour la vie sociale et quotidienne des habitants des quartiers populaires du plateau à Morlaix, et notamment pour les personnes âgées.

 

Nous aurions d'autres arguments à vous opposer, comme par exemple la situation géographique du bureau de Morlaix centre , la question de l'accessibilité des places de stationnement gratuites, etc.

 

Pour toutes ces raisons, de la même manière que nous avions fait voter à l'unanimité un voeu à Morlaix-Communauté en février 2017 pour le maintien des bureaux de poste de la Boissière à Morlaix, de Plouigneau, Plourin-les-Morlaix et Taulé, nous vous demandons aujourd'hui encore de renoncer à votre projet de fermeture, sauf à encore priver une partie de la population morlaisienne d'un service public utile et performant.

 

Nous avons malheureusement le sentiment aujourd'hui d'être confrontés à une stratégie de la Poste très agressive qui poursuit la privatisation du groupe devant conduire à l'ouverture de son capital. Tous les métiers vont de réorganisations en réorganisations avec des conséquences graves sur les missions de service public, la qualité de service, les conditions de travail. C'est pourquoi le groupe et la banque postale en particulier poursuivent le programme de démantèlement des bureaux de proximité, ce qui met en question leur pérennité même.

 

Malgré des résultats économiques au beau fixe - près d'1 milliard d 'euros de bénéfice - depuis 10 ans, ce sont près de 10 000 emplois qui disparaissent chaque année. Pour mémoire, en 2016, 8000 emplois ont été supprimés. Dans le même temps, en 2018 la hausse tarifaire moyenne est de 5% et la précarité suit le cours du timbre : augmentation de 13 % d 'emplois précaires et augmentation de 37 % d 'intérimaires.

 

Au nom de la défense du service public, nous nous opposons fermement à cette dérive de la financiarisation et de la gestion selon des seuls critères de rentabilité de La Poste.

 

Nos bureaux de poste sont nos biens communs. Nous vous demandons donc de revenir sur votre décision.

 

Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir l'expression de nos sentiments respectueux.

 

Bien cordialement,

 

Ismaël Dupont, élu PCF de Morlaix et Morlaix Communauté

 

Daniel Ravasio, secrétaire de la section du PCF pays de Morlaix

 

 

Lire aussi: 

Communiqué de la FAPT CGT Finistère Nord - Non à la fermeture du bureau de poste de la Boissière à Morlaix! - Signez la pétition

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

 

photo Le Télégramme - Bureau de poste de la Boissière dont la fermeture est prévue pour le 1er novembre 2018

photo Le Télégramme - Bureau de poste de la Boissière dont la fermeture est prévue pour le 1er novembre 2018

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:56
Austérité: les collectivités refusent la mise sous tutelle par l'Etat
Les collectivités refusent la mise sous tutelle par l’Etat

lundi 25 juin 2018

À quelques jours du 30 juin, jour de clôture des signatures des contrats Etat-collectivités, la défiance monte chez les élus locaux.

En cause : cette contractualisation concerne les collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (Epci), dont les dépenses de fonctionnement dépassent les 60 millions d’euros par an. Dans les termes du contrat, l’obligation consiste à ne pas dépasser un taux de croissance des dépenses de ­fonctionnement de 1,2 % par an, inflation comprise.

Les bons élèves de l’austérité budgétaire pourront bénéficier, à partir de 2019, d’une majoration du taux de subvention des projets financés par la dotation de subvention à l’investissement local (Dsil)… selon le bon vouloir du préfet.

Pour rappel, l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr) a affirmé sa ferme opposition vis-à-vis de ces contrats, dénonçant « une remise en cause sans précédent de la décentralisation et du principe de libre administration des collectivités territoriales, garanti par la Constitution ».

De son côté, l’Assemblée des départements de France (ADF) est allée jusqu’à rejeter ce qu’elle considère comme « des lettres de cadrage plutôt que des pactes financiers ».

Les présidents de régions ont, eux, annoncé qu’ils ne comptaient pas signer un texte « diabolique et humiliant »… et visiblement dogmatique, tant il est éloigné des réalités décrites par les élus des territoires, toutes tendances confondues.

Parmi les municipalités qui refusent que leurs initiatives soient corsetées par ce pacte avec l’État, celle de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). En plus de ­dénoncer le fait que la commune signataire « n’a plus la liberté d’engager les dépenses qu’elle juge nécessaires à sa population et à l’intérêt général, alors même qu’elle dispose des ressources nécessaires », le conseil municipal déplore les nouvelles dépenses imposées par l’État et un dispositif qui nie les réalités et les spécificités de la ville.

La Seine-Saint-Denis, les Hautes-Pyrénées, Gennevilliers (Hauts-de-Seine), etc. – ont, depuis, refusé de se retrouver sous tutelle.

La liste n’est pas bouclée.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:54
Personnes étrangères malades : Soigner ou suspecter ? (Rapport de la Cimade)
Personnes étrangères malades : Soigner ou suspecter ?

lundi 25 juin 2018 - lettre du CIDEFE, ELUNET

La Cimade publie un rapport pour dresser le bilan des effets de la loi du 7 mars 2016sur le droit au séjour des personnes étrangères gravement malades et leur protection contre l’expulsion.

Le bilan est sombre : la suspicion de fraude est au cœur du dispositif d’évaluation médicale, et mobilise des moyens au détriment de la protection des personnes malades. La Cimade formule, en conclusion de ce rapport, un ensemble de recommandations visant à faire de la protection de la santé la priorité en matière de droit au séjour et de protection contre l’expulsion des personnes malades étrangères.

Au sommaire :

 Historique du séjour et de l’expulsion des personnes malades étrangères ; 
 Le parcours illustré des combattant·e·s ; 
 Entamer les démarches : le premier obstacle ; 
 Refus de récépissés : des privations inédites de droits pendant l’examen des demandes ; 
 Les convocations par l’Ofii, la marque de la suspicion ; 
 L’expulsion, épée de Damoclès pour les malades enfermé·e·s ; 
 Des avis médicaux rendus sur la base d’informations opaques ; 
 La santé bafouée : moins de personnes régularisées, plus de personnes expulsées.

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