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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 11:30
1800 élu-e-s français-e-s soutiennent Salah Hamouri en détention depuis 300 jours!
1800 élu-e-s soutiennent Salah Hamouri en détention depuis 300 jours !

mercredi 20 juin 2018

Cela fait 300 jours que Salah Hamouri, avocat franco-palestinien est en détention administrative en Israël. A quelques jours de la fin de sa peine, il n’y a aucune garantie qu’il sera libéré, la prolongation de la peine étant toujours à craindre. L’Etat français doit enfin obtenir se libération !

INTERPELLONS LE PRÉSIDENT MACRON avec le hashtag : #LiberezSalah !

➡ Facebook d’Emmanuel Macron
➡ Twitter : https://twitter.com/emmanuelmacron
➡ Instagram : www.instagram.com/emmanuelmacron/

Des élu-e-s, des militants, des avocat-e-s, des journalistes, des chercheur-e-s, des citoyen-ne-s, des artistes considèrent que l’arrestation de Salah Hamouri les exhorte à agir contre l’arbitraire israélien, et à se mobiliser pour sa libération

1800 élu-e-s ont déjà donné leur soutien à Salah

 Voir la liste des 1 800 élu-e-s

 Signez l’appel (en bas de page du site libertepoursalah.fr)

1800 élu-e-s français-e-s soutiennent Salah Hamouri en détention depuis 300 jours!
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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 11:25
Ian Brossat, adjoint communiste au logement de la ville de Paris, chef de file communiste aux élections Européennes, animateur de la commission Logement du PCF

Ian Brossat, adjoint communiste au logement de la ville de Paris, chef de file communiste aux élections Européennes, animateur de la commission Logement du PCF

 

Communiqué de Ian Brossat

APL : Macron frappe une nouvelle fois les plus modestes au portefeuille

mercredi 20 juin 2018

Après avoir baissé les APL de 5 euros en 2017, Emmanuel Macron vient de décider le gel des aides au logement. Une mesure qui va priver chaque famille modeste de 4,68€ par mois. Décidément, ce gouvernement fait preuve d’un acharnement sans précédent contre les plus pauvres, dénonce Ian Brossat dans un communiqué.

Macron fait porter l’effort sur les 6,5 millions de familles qui touchent les aides au logement, dont plus de la moitié ont des ressources inférieures au seuil de pauvreté et 80% ont des ressources inférieures à un SMIC. Pour elles, ces quelques euros mensuels de perdus s’ajoutent aux baisses précédentes et à la baisse annoncée de l’ensemble des prestations sociales d’au moins 7 milliards d’euros.

Pourtant, à la suite de la première baisse des APL, le Premier Ministre Edouard Philippe affirmait que « ce n’est pas intelligent, c’est une mesure de rabot [...] Ce n’est jamais intelligent de faire du rabot ».

Puis, le secrétaire d’État Julien Denormandie évoquait à son tour « une mauvaise décision » et Richard Ferrand, le président du groupe des députés macronistes, parlait même d’une « connerie ». Dans son discours officiel du 23 janvier 2018 à la Cour des Comptes, Emmanuel Macron affirmait sans ambiguïté possible : « Je refuse ce que j’appelle les réformes paramétriques ». La preuve est faite, une nouvelle fois, du décalage complet entre les discours de l’exécutif et ses actes. Cette décision intervient enfin alors qu’on apprend que la suppression annoncée de « l’exit tax », qui frappait les millionnaires pratiquant la délocalisation fiscale de leurs avoirs, coûtera à l’État un manque à gagner colossal de 6 milliards d’euros.

Assécher le pouvoir d’achat des plus modestes pour gonfler celui de ceux qui se soustraient à leur devoir fiscal : telle est la philosophie révoltante du macronisme."

Le gouvernement s’en prend de nouveau aux aides au logement
 PAR  - Médiapart

La loi de finances 2018 prévoit le gel de l'aide personnalisée au logement en octobre prochain. Cette attaque s'inscrit dans une remise en cause plus générale des prestations sociales et prouve, encore une fois, que le gouvernement ne défend pas le pouvoir d'achat des ménages.

 

Edouard Philippe avait juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Évoquant la baisse généralisée de 5 euros de l'aide personnalisée au logement (APL), décidée l’été dernier dans la foulée d’un audit excessivement pessimiste sur le déficit public, il avait reconnu plus tard que cette mesure, qui avait déclenché la première polémique sur l’iniquité de la politique gouvernementale, avait été « pas très intelligente ».

Aussi a-t-il tenté quelque chose de plus « intelligent ». Dans la loi de finances 2018, la même où le gouvernement a mis en place la fin de l’ISF sur le capital et le « bouclier fiscal » à 30 % sur les revenus de ce même capital, le gouvernement a inséré dans un endroit très discret la non-revalorisation « à titre exceptionnel » des APL.

Chaque année, l’exécutif peut en effet réévaluer ces aides en fonction de l’évolution du niveau de vie calculé, dans ce cas, sur l’indice de révision des loyers. Un indice mesuré par l’Insee qui représente la hausse des prix à la consommation hors tabac et loyers. Cette revalorisation a toujours été activée, sauf en 2012 où le gouvernement Fillon avait gelé la valeur des APL.

Édouard Philippe suit donc l’exemple de son prédécesseur qui, rappelons-le, avait été l’adversaire d’Emmanuel Macron à l'élection présidentielle : les APL ne seront pas revalorisées au 1er octobre prochain. Or comme l’a souligné il y a quelques jours la Fondation Abbé-Pierre, l’indice de révision des loyers sera de 1,8 %. Les bénéficiaires des APL devront se passer de ce coup de pouce qui, selon cette fondation, représente une valeur moyenne de 4,2 euros mensuels. Le gouvernement, par la voix de son ministre de la cohésion des territoires Jacques Mézard, a estimé que cette action avait été votée par le Parlement et qu’il ne s’agissait pas d’une baisse, mais d’une « non-augmentation ».

Qu’en est-il exactement ? L’indice de révision des loyers n’est pas un chiffre sorti de nulle part. C’est l’estimation de l’augmentation du coût de la vie. La revalorisation des APL a donc un sens : maintenir le pouvoir d’achat de ses bénéficiaires. Toute « non-augmentation » se traduit donc par un fait simple : une dévalorisation de fait des APL et la nécessité pour ses bénéficiaires d’assumer la hausse des prix par leurs autres revenus. C’est donc bien une perte sèche pour ceux qui touchent les APL, même si la valeur nominale du montant versé reste la même. Dans ce cas précis, ce gel des APL est aggravé par la baisse nominale et générale de 5 euros mise en place au 1er octobre 2017. À la différence de 2012, les bénéficiaires des APL perdront donc du pouvoir d’achat pendant deux années consécutives, ce qui ne s’est jamais vu. 

Rappelons que ces coups de rabot sur les APL ont un sens financier très limité. La baisse de 5 euros, qui a donc été entérinée comme définitive, a permis à l’État d’économiser 150 millions d’euros, ce qui est une goutte d’eau dans un déficit public de près de 60 milliards d’euros. Cette baisse a été d’autant plus inutile que les recettes fiscales ont été en forte hausse l’an passé. Concernant 2018, le gouvernement a jugé bon de distribuer pour 10 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, aux ménages des classes moyennes et aux plus riches. Ce gel des APL semble donc difficilement justifiable par l’habituel discours sur l’importance des déficits et de la dette publics.

En réalité, le gouvernement a clairement ces aides dans le viseur depuis le début du quinquennat. Il les accuse de tous les maux, notamment d’un « effet inflationniste » sur les loyers qui n’est plus démontré. Il a mis en place dans la loi de finances 2018 une baisse des APL pour les locataires des logements sociaux, qui s’accompagne d’une baisse des loyers. Cette décision a conduit l’exécutif à engager un bouleversement majeur dans le domaine du secteur social du logement qui, in fine, risque de fragiliser dangereusement ce secteur. L’attaque menée contre les APL semble s’inscrire dans la remise en cause plus générale des prestations sociales qui a été engagée par le gouvernement dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances 2019.

Parallèlement, le gouvernement s’est bien gardé de toucher aux « aides à la pierre », mesures de soutien au secteur de la construction dont le coût, pourtant, progresse plus vite que les APL et dont l’efficacité est largement contestée, y compris par des proches du pouvoir, puisque les trois économistes qui réclamaient voici une semaine un « rééquilibrage » de la politique du gouvernement appelaient ce dernier à les réduire. La différence est que ces aides sont en réalité des aides aux entreprises de construction et de l’immobilier, tandis que les APL soutiennent directement le pouvoir d’achat des bénéficiaires. Le biais en faveur de l’offre et des entreprises du gouvernement semble ici apparaître au grand jour.

Le gouvernement et le président de la République avaient appelé les propriétaires en 2017 à répercuter la baisse des APL sur leurs loyers. Un appel étrange, qui revenait à demander aux propriétaires d’assumer les économies de l’État sur leur propre pouvoir d’achat, évidemment sans aucune contrainte. Inutile de dire qu’ils n’ont pas été entendus. L’indice de référence des loyers au premier trimestre 2018 est en hausse de 1,18 % et l’Insee prévoit une hausse de 0,3 % des prix du poste « loyer-eau » en 2018, après 0,4 % en 2017. Ces deux hausses seront intégralement payées par les bénéficiaires des APL sur d’autres revenus. Si l’on exclut le tabac, l’Insee souligne que les hausses toucheront principalement les produits frais (+ 3,2 %) et les prix de l’énergie (+ 9,5 %). Ces deux postes de dépense seront donc particulièrement douloureux pour les bénéficiaires des APL.

Avec cette attaque contre les APL, le gouvernement prouve une nouvelle fois que son titre autoproclamé de « gouvernement du pouvoir d’achat » est fort usurpé. Lors du rendez-vous salarial de la fonction publique mardi 19 juin, l’exécutif a annoncé une troisième année consécutive de gel du point d’indice des fonctionnaires. Plus globalement, les mesures fiscales qu’il a prises pour les ménages (baisse par tiers de la taxe d’habitation, revalorisation au compte-gouttes de certains minima sociaux, suppression des cotisations maladie et chômage en deux temps) vont être effacées par l’inflation et la hausse modérée des salaires. C’est un des enseignements de la note de conjoncture de l’Insee publiée le 19 juin.

Selon l’institut, le salaire moyen de base réel, soit corrigé de la hausse des prix, progressera de 0,2 % en 2018 contre une stagnation en 2017. En 2016, la hausse réelle était de 1,3 %. Si l’on prend en compte les autres revenus, notamment sociaux et du patrimoine, on assiste à une décélération de la croissance du pouvoir d’achat par unité de consommation : de 1,5 % en 2016, on passe à 1 % en 2017 et 0,6 % en 2018. En trois ans, les gains de pouvoir d’achat pour les ménages ont donc été divisés par 2,5 !

Difficile dans ces conditions de croire à l’idée que le gouvernement défend le pouvoir d’achat. En réalité, sa politique de baisse des coûts du travail pèse sur les salaires réels, tandis que les dépenses sociales apparaissent désormais comme des variables d’ajustement budgétaire pour financer la politique de soutien aux revenus des plus fortunés. La pression sur les APL n’est que la face visible de cette politique.

 

 

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 11:23
Eliane Assassi, présidente communiste du groupe CRCE au Sénat

Eliane Assassi, présidente communiste du groupe CRCE au Sénat

Asile et immigration : le Sénat rejette la motion du groupe CRCE

mercredi 20 juin 2018

Le 19 juin, lors de la discussion sur le projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie, Éliane Assassi présidente du groupe CRCE, a présenté une motion tendant à opposer l’exception d’irrecevabilité, rappelant que « le Conseil constitutionnel a qualifié le droit d’asile d’exigence constitutionnelle ». « C’est un élément constitutif de la Révolution française et du siècle des lumières » insiste la sénatrice.

Pour elle, le texte du gouvernement porte atteinte au droit d’asile dans la partie « administrative de la demande » et « dans la phase contentieuse ». Le délai de recours, en cas de rejet d’une demande d’asile, passe d’un mois à 15 jours dans le projet de loi gouvernemental.

La sénatrice de Seine-Saint-Denis a rappelé l’épisode des « 629 femmes et hommes repêchés en mer par l’Aquarius, qui n’ont trouvé accueil ni en Italie, ni en France. 629 femmes et hommes qui ne sont rien ». Elle s’oppose en particulier au placement de mineurs en centre de rétention.

Lire les interventions des sénateurs communistes  :

 La logique de pénalisation des demandeurs d’asile enfreint la tradition française
exception d’irrecevabilité - Par Éliane Assassi

 Il aurait fallu porter un jugement plus sévère sur votre action passée !
Par Éliane Assassi

 Ce texte n’a qu’un but : décourager ceux qui cherchent refuge chez nous
Par Esther Benbassa

 La démocratie ne sortira pas grandie de ce texte qui fait prévaloir la suspicion sur l’accueil
Par Eric Bocquet

 Le dossier législatif

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 06:37

Président au service de la domination d'une caste et des intérêts de la finance

MACRON N'EST PAS LE BIENVENU À QUIMPER !

 

 

La préfecture a interdit hier à la LDH d'organiser son petit déjeuner solidaire convivial et pacifique en même temps que le "petit-déjeuner Les Républicains" de M. Macron à la mairie de QUIMPER. 

Deux poids deux mesures si on se souvient que le Préfet du Finistère avait autorisé une manifestation identitaire d'extrême-droite radicale et  sur le mot d'ordre "Communistes assassins" à Scrignac il y a deux mois, manifestation qui visait à jeter l'opprobre sur la Résistance et les mouvements qui en ont hérité et à réhabiliter la collaboration.   

 

L'ensemble des mouvements qui s'y étaient associés au projet de Petit déjeuner solidaire de la LDH rejoignent l'appel de l'intersyndicale des cheminots et des salariés CGT d'Enedis en grève à un :

                                           rassemblement jeudi 21 juin à 8h devant la gare de Quimper


Notre section, notre fédération du PCF, apportent tout leur soutien aux cheminots, aux électriciens,  à tous les  salarié-es en lutte ,  et appellent à se joindre  à ce rassemblement  pour dire stop à la casse des services publics et exiger un véritable progrès social (voir ci-dessous).

Relayez, partagez cet appel.

Yvonne Rainero
secrétaire de la section PCF du pays de Quimper

Ismaël Dupont 

Secrétaire départemental du PCF, fédération du Finistère



 
 
 
Macron à Quimper jeudi 21: le préfet interdit une manifestation de la LDH pour le droit d'asile (il avait autorisé une manifestation d'extrême-radicale à Scrignac), la CGT des Cheminots et d'Enedis appellent avec un collectif d'organisations de gauche et associatives à la mobilisation contre la politique du président des riches

 

Réunis en assemblée générale intersyndicale ce jour, les grévistes Cheminots de Quimper  Rosporden et ENEDIS (EDF) ont décidé d'interpeller le Président de la République lors de son passage à Quimper le jeudi 21 juin 2018. 
Un large appel est lancé à l'ensemble des organisations syndicales de la CGT, à l'ensemble des syndicats de salariés du public et du privé ainsi qu'à tout partis politiques et associations progressistes de la région. 
Un rendez vous est proposé le 21 devant la gare de Quimper à partir de 8h00.
 
Venez nombreux dire STOP à la casse des Services Publics !
Venez nombreux exiger un véritable progrès social !

"Le président Emmanuel Macron visite le Finistère jeudi. Il sera à Quimper en matinée ; à la criée du Guilvinec, puis en préfecture et fera un discours réservé à des élus et des personnalités à partir de 11 h place Saint Corentin.

Soi-disant de gauche comme de droite, le président et son gouvernement nous imposent des politiques dictées par la finance et les grands patrons, détruisant ce qui reste de la solidarité nationale et de la protection sociale et privatisant nos biens communs. Les discours vantent les vertus de l'écologie mais le capitalisme financier poursuit sans contrainte la destruction de la nature. Emmanuel Macron prétend donner des leçons à la terre entière  mais lui et ses ministres piétinent les droits humains notamment ceux des exilés sans hésiter à utiliser les violences policières contre les résistances à ses politiques.

Par un langage très familier quand il parle de la pauvreté, le président méprise tout le peuple  en particulier les travailleurs et les plus démuniEs.

Mais des résistances existent contre les attaques anti-sociales. Il y a les cheminots, les électriciens, les postiers, les professionnels de la santé et du soin, les étudiants qui défendent nos services publics, les salariés du privé, de Carrefour, les retraités, les apiculteurs, les éco-agriculteurs et écologistes qui veulent une nature préservée des OGM, des grands projets inutiles, du glyphosate et autres polluants, des mouvements qui réclament la justice contre l'évasion fiscale des ultra-riches et des multinationales, et des citoyen-nes qui se mobilisent pour l'accueil des migrants.

Nous appelons toutes les personnes qui soutiennent ces résistances à rejoindre le rassemblement initié par l'intersyndicale des grévistes Cheminots de Quimper  Rosporden et ENEDIS (EDF) à partir de 8 heures sur la place de la gare. Venez avec pancartes, tambours et trompettes, c'est la fête de la musique, qu'elle soit rebelle et énergique !

 

Attac Quimper, Collectif antifasciste, Coordination nationale des hôpitaux et maternités, Collectifs contre NDDL Bigouden et Cornouaillais, NPA, Sud Solidaires, CNT, Climat Social, EELV, Ensemble, FSU 29, Fraternité Douarnenez et Quimper, Génération.S Quimper, Nouvelle Donne Finistère, PCF, UDB."

 

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 04:35

Syndicat CGT des Salariés du Secteur des Activités Postales et de Télécommunications du FINISTERE – NORD 2, Place Edouard MAZE – 29200 BREST -  02.98.80.35.46 FAX : 09.70.32.08.69 MAIL : cgt.ptt.finistere.nord@wanadoo.fr + FB :https://www.facebook.com/CGT-FAPT-29N-575943229222914/

Non à la fermeture du bureau de Poste de Morlaix la Boissière!

Oui au service public !

La Direction Régionale Réseau Bretagne de la Poste a annoncé son intention de fermer définitivement le bureau de poste de Morlaix la Boissière à partir d’octobre 2018.

Le syndicat CGT FAPT 29N dénonce cette nouvelle destruction du Réseau Postal dans le Finistère. Il appelle les postiers, les usagers, la municipalité de Morlaix et les acteurs politiques du secteur à s’y opposer.

Ce bureau de poste est utile pour la population des quartiers concernés, particuliers et professionnels.

Il connait des niveaux de fréquentation très importants.

Les usagers peuvent en témoigner. De plus rien dans les statistiques fournies par la Direction de la Poste ne justifie une telle fermeture. L’argument avancé d’un manque d’opérations financières est contredit par les chiffres.

Les usagers du secteur ne se contenteront pas de l’argument mis en avant par la Poste d’une amplitude horaire accrue proposée par un commerce pour accepter une baisse de la quantité et de la qualité de services proposés.

La Poste réalise aujourd’hui plus de 800 millions d’euros de bénéfices, largement portés par les revenus de la Banque Postale et les 352 millions d’euros d’argent public reçus par la Poste au titre du CICE.

Le produit net bancaire réalisé par ces agences contribue à cette réussite. La Poste n’est donc pas dans une logique de fermer des bureaux « jugés non-rentables », mais bien sur une pure logique d’abandon de ses missions de service public et de suppressions d’emplois. Elle accompagne l'ouverture du Service Public Postal aux marchés voulue par la commission européenne.

Le bon sens voudrait que le service public postal soit renforcé pour répondre aux nouveaux besoins, notamment des usagers. Mais bon sens et rentabilité financière ne font pas bon ménage !

La banque Postale a la mainmise sur le réseau des bureaux de Poste et tout bureau qui n’a pas le profil pour devenir une agence bancaire doit être supprimé. Ces décisions entraînent une dégradation de l’offre postale due à l’ensemble des usagers (particuliers, artisans, commerçants, petites entreprises et professions libérales)

Le bureau de Poste est souvent le dernier lien entre service public et population. Son maintien est donc une question d’aménagement du territoire, surtout quand toutes les études démontrent que l’abandon des services publics favorise la paupérisation des territoires. La Direction de la Poste doit renoncer à son projet de démolition du Réseau Postal, en maintenant tous les bureaux de Poste, avec leur pleine compétence et les effectifs nécessaires pour les faire fonctionner dans de bonnes conditions de travail et de service public.

Non à la fermeture définitive du bureau de poste de Morlaix la Boissière

 

Lire aussi: 

 

Morlaix: le bureau de Poste de la Boissière fermera en 2018 (Ouest-France, 2 juin 2018)

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

 

photo Le Télégramme - bureau de Poste de la Boissière à Morlaix menacé de fermeture

photo Le Télégramme - bureau de Poste de la Boissière à Morlaix menacé de fermeture

Le Télégramme, 8 janvier 2018 

Dans un communiqué adressé à la rédaction, la section nord finistérienne de la CGT des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications dénonce la fermeture définitive du bureau de poste de la Boissière, annoncée par la direction régionale de la Poste. Et appelle les postiers, les usagers, la municipalité de Morlaix et les acteurs politiques du secteur à s’y opposer. « Ce bureau de poste est utile pour la population des quartiers concernés, particuliers et professionnels. Il connaît des niveaux de fréquentation très importants, écrit-elle. Rien dans les statistiques fournies par la direction de La Poste ne justifie une telle fermeture. L’argument avancé d’un manque d’opérations financières est contredit par les chiffres ». Et d’expliquer que les usagers du secteur ne se « contenteront pas de l’argument mis en avant par La Poste d’une amplitude horaire accrue proposée par un commerce pour accepter une baisse de la quantité et de la qualité de services proposés ».

Selon la CGT FAPT, La Poste est désormais sur « une pure logique d’abandon de ses missions de service public et de suppressions d’emplois » alors qu’elle est souvent « le dernier lien entre service public et population ». Le syndicat estime pour conclure que le maintien des bureaux de poste est « une question d’aménagement du territoire, surtout quand toutes les études démontrent que l’abandon des services publics favorise la paupérisation des territoires ».

 

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

Nous venons d'apprendre que la direction de la Poste avait décidé de mettre à exécution son projet de liquidation du bureau de poste de la Boissière pour novembre prochain.

Le 13 février 2017, alors que nous avions annoncé les premiers publiquement la volonté de fermeture du bureau de Poste de la Boissière, nous alertions sur la nécessité de se battre contre la destruction de ce service public de proximité essentiel pour la vie quotidienne des habitants du Plateau à Morlaix, et nous présentions en Conseil Communautaire un vœu qui était adopté à l'unanimité des conseillers communautaires :

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Ce vœu disait : «  la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.

Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil (….).

Le plan de réorganisation prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables. (…)

La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière »

 

Si nous avons obtenu grâce à ce signal de résistance envoyé par les élus un sursis d'un an et demi pour le bureau de poste de la Boissière, toutes les victoires pour le service public ne sont que provisoires avec les logiques néo-libérales à l’œuvre au plus haut niveau de l’État. La direction de la Poste n'avait pas dit son dernier mot et entendait bien se donner les moyens de supprimer des postes à moyen terme sur Morlaix en fermant ce bureau de poste, toujours au nom de la rentabilité financière pour l'actionnaire.

 

Pourtant, le bureau de poste de la Boissière ne désemplit pas, malgré des horaires d'ouverture qui ont été volontairement réduites il y a quelques mois pour faire des économies de personnel et diminuer la fréquentation afin, à terme, de justifier une fermeture.

Il y a énormément de Morlaisiens, principalement des quartiers de la Boissière, de la Madeleine, de la Vierge Noire, de Coatserho qui sont contents d'y trouver un personnel très disponible, amical et serviable, dans une ambiance humaine, pour faire des opérations liés aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires de la Banque Postale. Avec des facilités pour s'y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgés. La présence d'un bureau de Poste de proximité dans un quartier très peuplé est importante.

Nous ne pouvons qu'exprimer notre colère face à cette volonté de supprimer le bureau de poste de la Boissière au mois de novembre, colère face à la politique de réduction de l'offre de service au public et de service public de la Poste, sous l'impulsion de la politique libérale des gouvernements successifs, de droite, PS, et macronistes, colère face à l'accord que la maire de Morlaix, Mme Le Brun, a donné pour la transformation du bureau de poste en relais commerçant.

A Taulé et à Plourin-les-Morlaix, les maires ont refusé de s'accommoder de la fermeture des bureaux de poste.

Après avoir perdu deux classes en écoles publiques à Corentin Caër et à Jean Jaurès, le quartier perdrait à nouveau un service essentiel.

Jusqu'à quand la régression ?

Pour notre part, nous ne sommes pas décidés à faire le deuil de notre bureau de poste et allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver.

Ismaël Dupont, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Morlaix

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 03:24
La fête de l'Huma sur le stand du Finistère: c'est une expérience inoubliable! Réservez vos places pour travailler sur le stand comme bénévole les 14, 15, 16 septembre 2018!
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Et oui, c'est déjà presque reparti pour un tour de piste. 

Les vendredi 14 - samedi 15 - dimanche 16 septembre, la belle, la rebelle, la Fête de l'Humanité, 83 ème édition, cette année encore sur le grand parc de la Courneuve, et pour nos camarades et amis qui le désirent, sur le stand du Finistère. 

Connu ou inconnu encore des animateurs du stand du Finistère et des adhérents du PCF, ami-e, si tu entends le vol noir des corbeaux sur la plaine, si tu veux agir et te rendre utile en passant un bon moment avec les cocos et toute la France de gauche, diverse et métissée, réunie à la fête de l'Huma, pour la musique, la fête, la culture, la politique, alors n'hésite pas à t'inscrire comme bénévole sur le stand du Finistère.

Avec la possibilité de dormir derrière le stand en tente à condition de donner sa contribution.   

Et à le fréquenter comme client: 

Bar multi-carte: Bière et cidre à la pression, vins, kir, whisky, ricard, punch, kremmig, carambig, lambig, boissons sans alcool.  

Au menu du restaurant:  

Formule Kig-ha-Farz - Far ou Kouign Amann: 13€

Formule Saucisses de Molène - Far ou Kouign Amann: 11€

Huîtres à la demi douzaine ou à la douzaine

Sandwich pâté Hénaff

L'année 2017, avec ces photos de Michel Tudo, Pierre Saint-Jalme, Serge Le Doyen qui peuvent en témoigner fut un super cru en terme d'ambiance sur la fête (120 000 personnes de plus sur l'ensemble de la fête) et sur le stand.

Mais cette 83e édition de la fête de l'Huma s'annonce excellente aussi avec un beau plateau musical: 

SUPRÊME NTM // FRANZ FERDINAND // BERNARD LAVILLIERS // CATHERINE RINGER // ROMEO ELVIS // JULIEN CLERC // GRAND CORPS MALADE // THE INSPECTOR CLUZO // NAÂMAN // ORCHESTRE SYMPHONIQUE DIVERTIMENTO // ...

Découvrez également Cléa Vincent, Bertrand Burgalat, Palatine et Johnny Montreuil à la Scène Zebrock 

 Sans parler des nombreux débats, meetings et rencontres politiques, des activités culturels et sportives, du Village du Monde. 

Il y a mille bonnes raisons de réserver son week-end pour la fête de l'Huma, le plus grand festival de France, la plus grande fête populaire, à commencer par le prix: 26€ le bon de soutien militant ouvrant l'entrée pour 3 jours de concerts et de fête!  

Ismaël Dupont

 

  

 

  

La fête de l'Huma sur le stand du Finistère: c'est une expérience inoubliable! Réservez vos places pour travailler sur le stand comme bénévole les 14, 15, 16 septembre 2018!
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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 02:37
Dominique Watrin et Christine Prunaud (4e et 5e en partant de la gauche), après leur visite de l’hôpital, ont rencontré le Comité de défense de l’hôpital public de Morlaix, (Martine Carn, sa présidente, au centre) et des syndicalistes

Dominique Watrin et Christine Prunaud (4e et 5e en partant de la gauche), après leur visite de l’hôpital, ont rencontré le Comité de défense de l’hôpital public de Morlaix, (Martine Carn, sa présidente, au centre) et des syndicalistes

Christine Prunaud et Dominique Watrin, sénateurs du Parti Communiste Français (PCF), ont visité jeudi matin 14 juin le Centre hospitalier du Pays de Morlaix. Ils ont rencontré Ariane Bénard, directrice de l’hôpital, Agnès Le Brun, présidente du Comité de surveillance, les syndicats (CGT, SUD* et la CFDT), les membres du personnel, et visité les services de médecine générale, et de psychiatrie.

 

Un état des lieux en France

 

Cette visite s’inscrit dans la soixantaine de visites d’hôpitaux réalisées par les parlementaires communistes dans 40 départements, pour faire un état des lieux avant la rencontre prévue en juillet avec Agnès Buzyn, ministre de la Santé : « Partout où ils sont passés, nos parlementaires ont constaté des difficultés dans les hôpitaux publics, une mise sous tension qui va favoriser le secteur privé », a témoigné Dominique Watrin.

 

Réouverture partielle de la cardiologie

 

Les deux sénateurs ont informé le Comité de défense de l’hôpital public de Morlaix, des démarches entreprises par la direction et l’Agence régionale de santé (ARS) pour recruter deux médecins et permettre au service de cardiologie, de rouvrir avec une activité réduite au cours du dernier trimestre 2018 : « Mais il faut aussi un plan d’investissement, pour rénover les services, notamment en médecine 1 et résorber le nombre de contractuels. Pour l’obtenir, pour pérenniser la cardiologie, il faut que les acteurs locaux de toute tendance politique, se mobilisent », ont-ils conclu.

 

* Sud était invité mais seules la CFDT et la CGT ont participé à la rencontre avec Dominique Watrin, Christine Prunaud, Ismaël Dupont et les deux attachés parlementaires, Lisa Thomas et Cédric. 

Lire aussi: 

Hôpitaux publics: le plan d'urgence de deux parlementaires communistes, Christine Pruneau et Dominique Watrin (Emmanuel Nen, Le Télégramme - Côtes d'Armor- 14 juin)

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital

 

Deux sénateurs communistes en visite à l'hôpital de Morlaix (Le Télégramme, 18 juin 2018)
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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 18:49
La fête de la Musique aux Deux rivières, c'est le pied! Demandez le programme!
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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 18:29
Trump contre les migrants: la politique de l’effroi maximal (19 JUIN 2018 PAR MATHIEU MAGNAUDEIX, Mediapart)
Trump contre les migrants: la politique de l’effroi maximal
 PAR 

 

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump entend terrifier les migrants pour satisfaire sa base et obtenir du Congrès une loi qui finance le mur avec le Mexique promis pendant sa campagne. Mais sa dernière trouvaille, la séparation des familles à la frontière, suscite une immense indignation.

 

New York (États-Unis), de notre correspondant.-  Donald Trump réussit parfois des miracles. Il est ainsi parvenu à ressusciter une sorte de nostalgie bizarre pour la famille Bush. Depuis qu'il est président des États-Unis, la dynastie aux deux chefs d'État apparaît, par contraste, comme un summum de distinction et de modération politique. Si bien que le célèbre clan du Texas se permet même de lui donner des leçons de morale.

Ce week-end, Laura Bush a étrillé sa politique migratoire, jugée sans pincettes « cruelle et immorale ». « J’ai le cœur brisé », a lâché dans le Washington Post l'épouse de George W. Bush, le quarante-troisième président, celui-là même qui a déclenché la guerre en Irak sur des mensonges et semé le chaos au Moyen-Orient. « Ces images, a-t-elle dit, nous rappellent de façon sinistre les camps d’internement pour les Japonais-Américains de la Seconde Guerre mondiale, un des épisodes les plus honteux de notre histoire. »

La cause de son courroux ? La politique migratoire dite de« tolérance zéro » de l'administration, partie en guerre contre l'immigration illégale, le thème favori des électeurs de Donald Trump. Et notamment, sa décision la plus contestée : la séparation arbitraire des parents et de leurs enfants.

Instaurée de façon discrète ces derniers mois, elle est désormais mise en place de façon officielle. Selon les derniers chiffres transmis au Sénat américain, 2 342 enfants, parfois des tout-petits, ont été ainsi arrachés à leurs parents entre le 5 mai et le 9 juin

 

Placés dans des foyers, ils doivent en théorie être confiés à des proches et des familles d'accueil. La coordination entre les services de l'immigration et les services sociaux étant quasi inexistante, ils n'ont aucune garantie de retrouver leurs parents… incarcérés ou renvoyés à toute vitesse dans leur pays par une justice expéditive qui s'assoit, et depuis longtemps, sur les règles internationales régissant le droit d'asile.

Annoncée le 7 mai par l'attorney general (ministre fédéral de la justice) Jeff Sessions, la séparation des familles provoque un haut-le-cœur national. Et pour une fois, l'émoi est si grand que Donald Trump, maître de la contre-programmation improvisée, n'arrive pas à faire diversion.

Chaque jour, les protestations vont crescendo. Elles proviennent des associations de défense des droits humains (« torture », dit Amnesty International), de l'opposition démocrate, de simples citoyens qui twittent frénétiquement, récoltent des millions de dollars sur Facebook pour aider les associations d'aide aux migrants, participent dans tout le pays à des protestations… ou d'un ancien directeur de la CIA qui compare Trump à Hitler.

Elles émanent aussi des Nations unies, de l'association des pédiatres américains qui parle de « maltraitance infantile », des églises et même d'une partie desévangéliques protestants ultras, qui jusqu'ici ont applaudi tout ce que Trump a fait. Même des figures conservatrices comme Bill O' Reilly, l'ancienne star de la chaîne ultraconservatrice Fox News, ami de Trump limogé pour agression sexuelle, ont exprimé leur dégoût.

Donald Trump, conseillé à la Maison Blanche par son très droitier conseiller Stephen Miller – un protégé de Steve Bannon, l'ami américain des Le Pen –, imaginait que la mesure allait contraindre les démocrates à accepter au Congrès une loi très dure contre l'immigration, incluant notamment un financement massif du « mur » avec le Mexique, cette fameuse barrière promise pendant sa campagne.

Pour l'heure, il provoque surtout l'indignation. Et l'accord législatif espéré paraît bien loin : les démocrates n'entendent pas céder au chantage, et les républicains eux-mêmes sont déchirés entre les tenants de la ligne dure présidentielle et les plus modérés, qui craignent de payer le prix du fanatisme présidentiel lors des élections de mi-mandat de novembre.

La nouvelle doctrine a pour but d'enfermer et de poursuivre en justice tous les migrants qui ont franchi illégalement la frontière, quand bien même ils souhaiteraient faire une demande d'asile en raison de persécutions dans leur pays, souvent des États d'Amérique centrale comme le Honduras, le Salvador ou le Guatemala, ravagés par la violence, minés par la pauvreté.

Jusqu'ici, ils étaient le plus souvent relâchés dans l'attente d'un examen de leur statut. Désormais, le but explicite est de les juger au plus vite et de les renvoyer dans leur pays. Un millier de migrants passent devant les tribunaux chaque semaine. Un rythme infernal qui, selon l'ONG WOLA, risque de rapidement entraîner la thrombose dans les tribunaux, les prisons et les « ports d'entrée » où les migrants peuvent théoriquement demander le droit d'asile.

C'est là que la séparation des familles intervient. D'après la loi, les enfants ne peuvent en effet être incarcérés dans les centres de rétention, voire les prisons fédérales où sont détenus les adultes. Alors qu'ils sont venus avec leur famille, l'administration a donc décidé de les placer dans les centres de rétention spéciaux pour mineurs isolés, des centres gérés par les services sociaux. Concrètement, et malgré les dénégations têtues de l'administration Trump, il s'agit bien d'une politique délibérée.

Selon les groupes de soutien aux immigrés, la séparation s'opère dans des conditions terribles. « Parfois les gardes-frontières disent aux parents “On prend votre enfant”, et lorsqu’ils demandent “Quand revient-il ?”, on leur répond “On ne peut pas vous dire”. La justification n’est jamais claire », raconte dans le Texas Monthly Anne Chandler, directrice à Houston (Texas) de l'ONG Tahirih Justice Center.

« Parfois on ne leur dit rien du tout. Ou bien, assez souvent, des officiers leur disent “votre enfant va aller prendre un bain”. L’enfant s’en va, une demi-heure plus tard, le parent demande “Où est mon petit ?” de cinq ans, de sept ans… “Le bain est long”… et là, on leur dit “vous ne verrez plus votre enfant”. Parfois des mères pleurent, des enfants hurlent et vomissent, on interdit à leur père de les consoler (...) L'officier leur dit : “Vous devez les laisser partir, si vous ne le faites pas, je rajoute des charges contre vous”. (...) Les parents ne reçoivent pas d’information sur leurs droits pour communiquer avec leurs enfants, on ne leur dit pas comment ils les retrouveront. »

La Bible en renfort

Depuis une semaine, les médias publient des récits déchirants de familles séparées, de mères éplorées, ou la tragédie de ce père, Marco Antonio Muñoz, demandeur d'asile du Honduras, qui s'est suicidé de désespoir après avoir été séparé de son garçon de trois ans.

Le site d'investigation ProPublica a publié lundi soir un enregistrement capté récemment dans un bâtiment du Customs and Border Protection (CBP), l'agence des douanes américaines. On y entend de petits enfants juste séparés de leurs parents crier, pleurer, réclamer leurs parents. « Nous avons un orchestre, là », plaisante un garde-frontière…

Les journalistes et les parlementaires qui ont reçu l'autorisation de visiter certains de ces centres pour mineurs, à McAllen ou Brownsville, deux villes situées à extrémité méridionale du Texas, décrivent des centaines d'enfants, certains traumatisés ou en pleurs, détenus derrière des barrières qui ressemblent à des cages, enroulés dans des couvertures de survie, sous une lumière constante, retenus à l'intérieur l'essentiel du temps (lire les comptes-rendus, concordants, d’Associated Press, du New York Times, du Washington Post ou de The Nation).

Les témoins n'ont pas pu prendre de photos, filmer, ni parler très longtemps aux détenus. Mais le CBP a publié des clichés officiels qui confirment leurs récits :

À 1 200 kilomètres de là, dans la ville texane de Tornillo, près d'El Paso, dans le désert où la température atteint 40 degrés en ce mois de juin, un nouveau camp de tentes (climatisées) pour adolescents est en train d'être construit. Ils seront d'ici quelques jours un peu plus de 400. Le camp pourrait à terme en accueillir dix fois plus.

Plus la contestation progresse, plus l'administration persiste et signe. Jeff Sessions, le ministre de la justice, un ultra-religieux d'Alabama, n'a fait que relancer les critiques encitant l'Épître aux Romains qui « commande », a-t-il dit, « d'obéir aux lois du gouvernement car Dieu a ordonné le gouvernement à ces fins ». Un passage contesté de la Bible, rappelle le Washington Post, utilisé dans le passé par les opposants à la révolution américaine et les partisans de l'esclavage…

Donald Trump, lui, trouve bien sûr la politique « horrible », sa femme Melania l'a condamnée. Mais c'est bien lui qui l'a mise en place, et il ne tient qu'à lui de l'annuler. Au lieu de cela, le président des États-Unis répète sur tous les tons que c'est une « loi »des démocrates qui prévoit la séparation des enfants, ce qui est faux. Il affirme qu'il n'appartient qu'à eux de se mettre autour de la table pour discuter d'immigration. Cocasse, alors qu'il a refusé à plusieurs reprises un accord bipartisan sur l'immigration négocié au Sénat qu'il jugeait trop mou...

En réalité, en prévision d'élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour lui, Trump a décidé d'utiliser le sort des enfants comme levier politique. Dans l'idéal, pour obtenir enfin la grande loi sur l'immigration qui graverait dans le marbre ses engagements de campagne. Et, à défaut, prouver à sa base chauffée à blanc qu'il fait ce qu'il a promis.

Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les décisions anti-migrants se sont succédé. Le décret présidentiel fixant le cadre de ce qui se passe aujourd'hui avait été signé cinq jours après son investiture. Puis Trump a supprimé le programme Daca, créé par Barack Obama, qui garantit à 700 000 enfants grandis aux États-Unis de parents étrangers de ne pas être renvoyés dans leur pays d'origine – il reste malgré tout en vigueur suite à des décisions de justice. Son administration poursuit en justice les villes« sanctuaires » qui refusent la collaboration de leur police dans les opérations d'expulsion. Elle veut aussi interdire aux migrantes en détention d'accéder à l'avortement.

Déjà très actifs sous Obama, un président qui a renvoyé un record de 2,5 millions d'immigrés illégaux entre 2009 et 2015, les services de la douane et de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE) multiplient les raids contre les travailleurs immigrés, expulsent des sans-papiers présents dans leurs fichiers, ou même arrêtés lors d'accidents de voiture ou de banals contrôles, du jamais vu.

Début juin, un père de famille équatorien marié à une Américaine a été arrêté alors qu'il livrait une pizza dans un bâtiment de l'armée à Brooklyn : l'affaire est devenue le symbole de la traque aveugle des sans-papiers à travers le pays.

New York (États-Unis), de notre correspondant.-  Donald Trump réussit parfois des miracles. Il est ainsi parvenu à ressusciter une sorte de nostalgie bizarre pour la famille Bush. Depuis qu'il est président des États-Unis, la dynastie aux deux chefs d'État apparaît, par contraste, comme un summum de distinction et de modération politique. Si bien que le célèbre clan du Texas se permet même de lui donner des leçons de morale.

Ce week-end, Laura Bush a étrillé sa politique migratoire, jugée sans pincettes « cruelle et immorale ». « J’ai le cœur brisé », a lâché dans le Washington Post l'épouse de George W. Bush, le quarante-troisième président, celui-là même qui a déclenché la guerre en Irak sur des mensonges et semé le chaos au Moyen-Orient. « Ces images, a-t-elle dit, nous rappellent de façon sinistre les camps d’internement pour les Japonais-Américains de la Seconde Guerre mondiale, un des épisodes les plus honteux de notre histoire. »

La cause de son courroux ? La politique migratoire dite de« tolérance zéro » de l'administration, partie en guerre contre l'immigration illégale, le thème favori des électeurs de Donald Trump. Et notamment, sa décision la plus contestée : la séparation arbitraire des parents et de leurs enfants.

 

 

 

Instaurée de façon discrète ces derniers mois, elle est désormais mise en place de façon officielle. Selon les derniers chiffres transmis au Sénat américain, 2 342 enfants, parfois des tout-petits, ont été ainsi arrachés à leurs parents entre le 5 mai et le 9 juin.

Placés dans des foyers, ils doivent en théorie être confiés à des proches et des familles d'accueil. La coordination entre les services de l'immigration et les services sociaux étant quasi inexistante, ils n'ont aucune garantie de retrouver leurs parents… incarcérés ou renvoyés à toute vitesse dans leur pays par une justice expéditive qui s'assoit, et depuis longtemps, sur les règles internationales régissant le droit d'asile.

Annoncée le 7 mai par l'attorney general (ministre fédéral de la justice) Jeff Sessions, la séparation des familles provoque un haut-le-cœur national. Et pour une fois, l'émoi est si grand que Donald Trump, maître de la contre-programmation improvisée, n'arrive pas à faire diversion.

Chaque jour, les protestations vont crescendo. Elles proviennent des associations de défense des droits humains (« torture », dit Amnesty International), de l'opposition démocrate, de simples citoyens qui twittent frénétiquement, récoltent des millions de dollars sur Facebook pour aider les associations d'aide aux migrants, participent dans tout le pays à des protestations… ou d'un ancien directeur de la CIA qui compare Trump à Hitler.

Elles émanent aussi des Nations unies, de l'association des pédiatres américains qui parle de « maltraitance infantile », des églises et même d'une partie desévangéliques protestants ultras, qui jusqu'ici ont applaudi tout ce que Trump a fait. Même des figures conservatrices comme Bill O' Reilly, l'ancienne star de la chaîne ultraconservatrice Fox News, ami de Trump limogé pour agression sexuelle, ont exprimé leur dégoût.

Donald Trump, conseillé à la Maison Blanche par son très droitier conseiller Stephen Miller – un protégé de Steve Bannon, l'ami américain des Le Pen –, imaginait que la mesure allait contraindre les démocrates à accepter au Congrès une loi très dure contre l'immigration, incluant notamment un financement massif du « mur » avec le Mexique, cette fameuse barrière promise pendant sa campagne.

Pour l'heure, il provoque surtout l'indignation. Et l'accord législatif espéré paraît bien loin : les démocrates n'entendent pas céder au chantage, et les républicains eux-mêmes sont déchirés entre les tenants de la ligne dure présidentielle et les plus modérés, qui craignent de payer le prix du fanatisme présidentiel lors des élections de mi-mandat de novembre.La nouvelle doctrine a pour but d'enfermer et de poursuivre en justice tous les migrants qui ont franchi illégalement la frontière, quand bien même ils souhaiteraient faire une demande d'asile en raison de persécutions dans leur pays, souvent des États d'Amérique centrale comme le Honduras, le Salvador ou le Guatemala, ravagés par la violence, minés par la pauvreté.

Jusqu'ici, ils étaient le plus souvent relâchés dans l'attente d'un examen de leur statut. Désormais, le but explicite est de les juger au plus vite et de les renvoyer dans leur pays. Un millier de migrants passent devant les tribunaux chaque semaine. Un rythme infernal qui, selon l'ONG WOLA, risque de rapidement entraîner la thrombose dans les tribunaux, les prisons et les « ports d'entrée » où les migrants peuvent théoriquement demander le droit d'asile.

C'est là que la séparation des familles intervient. D'après la loi, les enfants ne peuvent en effet être incarcérés dans les centres de rétention, voire les prisons fédérales où sont détenus les adultes. Alors qu'ils sont venus avec leur famille, l'administration a donc décidé de les placer dans les centres de rétention spéciaux pour mineurs isolés, des centres gérés par les services sociaux. Concrètement, et malgré les dénégations têtues de l'administration Trump, il s'agit bien d'une politique délibérée.

Selon les groupes de soutien aux immigrés, la séparation s'opère dans des conditions terribles. « Parfois les gardes-frontières disent aux parents “On prend votre enfant”, et lorsqu’ils demandent “Quand revient-il ?”, on leur répond “On ne peut pas vous dire”. La justification n’est jamais claire », raconte dans le Texas Monthly Anne Chandler, directrice à Houston (Texas) de l'ONG Tahirih Justice Center.

« Parfois on ne leur dit rien du tout. Ou bien, assez souvent, des officiers leur disent “votre enfant va aller prendre un bain”. L’enfant s’en va, une demi-heure plus tard, le parent demande “Où est mon petit ?” de cinq ans, de sept ans… “Le bain est long”… et là, on leur dit “vous ne verrez plus votre enfant”. Parfois des mères pleurent, des enfants hurlent et vomissent, on interdit à leur père de les consoler (...) L'officier leur dit : “Vous devez les laisser partir, si vous ne le faites pas, je rajoute des charges contre vous”. (...) Les parents ne reçoivent pas d’information sur leurs droits pour communiquer avec leurs enfants, on ne leur dit pas comment ils les retrouveront. »

La Bible en renfort

Depuis une semaine, les médias publient des récits déchirants de familles séparées, de mères éplorées, ou la tragédie de ce père, Marco Antonio Muñoz, demandeur d'asile du Honduras, qui s'est suicidé de désespoir après avoir été séparé de son garçon de trois ans.

Le site d'investigation ProPublica a publié lundi soir un enregistrement capté récemment dans un bâtiment du Customs and Border Protection (CBP), l'agence des douanes américaines. On y entend de petits enfants juste séparés de leurs parents crier, pleurer, réclamer leurs parents. « Nous avons un orchestre, là », plaisante un garde-frontière

Les journalistes et les parlementaires qui ont reçu l'autorisation de visiter certains de ces centres pour mineurs, à McAllen ou Brownsville, deux villes situées à extrémité méridionale du Texas, décrivent des centaines d'enfants, certains traumatisés ou en pleurs, détenus derrière des barrières qui ressemblent à des cages, enroulés dans des couvertures de survie, sous une lumière constante, retenus à l'intérieur l'essentiel du temps (lire les comptes-rendus, concordants, d’Associated Press, du New York Times, du Washington Post ou de The Nation).

Les témoins n'ont pas pu prendre de photos, filmer, ni parler très longtemps aux détenus. Mais le CBP a publié des clichés officiels qui confirment leurs récits :

À 1 200 kilomètres de là, dans la ville texane de Tornillo, près d'El Paso, dans le désert où la température atteint 40 degrés en ce mois de juin, un nouveau camp de tentes (climatisées) pour adolescents est en train d'être construit. Ils seront d'ici quelques jours un peu plus de 400. Le camp pourrait à terme en accueillir dix fois plus.

Plus la contestation progresse, plus l'administration persiste et signe. Jeff Sessions, le ministre de la justice, un ultra-religieux d'Alabama, n'a fait que relancer les critiques encitant l'Épître aux Romains qui « commande », a-t-il dit, « d'obéir aux lois du gouvernement car Dieu a ordonné le gouvernement à ces fins ». Un passage contesté de la Bible, rappelle le Washington Post, utilisé dans le passé par les opposants à la révolution américaine et les partisans de l'esclavage…

Donald Trump, lui, trouve bien sûr la politique « horrible », sa femme Melania l'a condamnée. Mais c'est bien lui qui l'a mise en place, et il ne tient qu'à lui de l'annuler. Au lieu de cela, le président des États-Unis répète sur tous les tons que c'est une « loi »des démocrates qui prévoit la séparation des enfants, ce qui est faux. Il affirme qu'il n'appartient qu'à eux de se mettre autour de la table pour discuter d'immigration. Cocasse, alors qu'il a refusé à plusieurs reprises un accord bipartisan sur l'immigration négocié au Sénat qu'il jugeait trop mou...

En réalité, en prévision d'élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour lui, Trump a décidé d'utiliser le sort des enfants comme levier politique. Dans l'idéal, pour obtenir enfin la grande loi sur l'immigration qui graverait dans le marbre ses engagements de campagne. Et, à défaut, prouver à sa base chauffée à blanc qu'il fait ce qu'il a promis.

Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les décisions anti-migrants se sont succédé. Le décret présidentiel fixant le cadre de ce qui se passe aujourd'hui avait été signé cinq jours après son investiture. Puis Trump a supprimé le programme Daca, créé par Barack Obama, qui garantit à 700 000 enfants grandis aux États-Unis de parents étrangers de ne pas être renvoyés dans leur pays d'origine – il reste malgré tout en vigueur suite à des décisions de justice. Son administration poursuit en justice les villes« sanctuaires » qui refusent la collaboration de leur police dans les opérations d'expulsion. Elle veut aussi interdire aux migrantes en détention d'accéder à l'avortement.

Déjà très actifs sous Obama, un président qui a renvoyé un record de 2,5 millions d'immigrés illégaux entre 2009 et 2015, les services de la douane et de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE) multiplient les raids contre les travailleurs immigrés, expulsent des sans-papiers présents dans leurs fichiers, ou même arrêtés lors d'accidents de voiture ou de banals contrôles, du jamais vu.

Début juin, un père de famille équatorien marié à une Américaine a été arrêté alors qu'il livrait une pizza dans un bâtiment de l'armée à Brooklyn : l'affaire est devenue le symbole de la traque aveugle des sans-papiers à travers le pays.

Il y a une semaine, Jeff Sessions, encore lui, a annoncé que les victimes de gangs ou de violences domestiques n'obtiendront l'asile aux États-Unis que si elles prouvent que les autorités de leur pays d'origine ont refusé de les secourir. En pratique, cette condition risque de se révéler impossible à remplir.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump nourrit ce que le think tankMigration Policy Institute de Washington appelle un « narratif de la frontière en crise ».

Il dépeint les candidats à l'asile en membres de gangs, envoie la garde nationale à la frontière, fait ériger des prototypes de son futur mur à la frontière mexicaine, tempête contre une « caravane » de migrants qui avance vers la frontière, traite certains d'entre eux d'« animaux », dénonce les immigrés venus de « pays de merde » et prévoit derenvoyer chez eux à partir de l'an prochain 400 000 ressortissants d'Haïti, du Salvador ou du Honduras qui bénéficiaient jusqu'ici de protections temporaires.

Le but de toute cette agitation est aussi de « dissuader » par tous les moyens les candidats à l'asile en les effrayant. Pourtant, contrairement à ce que pourraient laisser penser ces déclarations incendiaires, le nombre d'arrestations à la frontière américaine aux États-Unis (40 000 par mois) est plutôt stable.

Quant aux stratégies de « dissuasion » de l'immigration lancées dès les années 1990 sous l'administration Clinton, amplifiées depuis par Bush et Obama, et désormais en passe d'être industrialisées par Trump – notamment les procédures judiciaires de plus en plus expéditives, ou les restrictions constantes du droit d'asile –, elles n'ont en réalité qu'uneinfluence faible sur les flux : ceux-ci sont bien davantage liés à la situation économique, politique et sociale des pays d'origine.

Occupé à galvaniser la base républicaine obsédée par les immigrés, Donald Trump se contrefiche de cette réalité : il pense que l'immigration sera sa botte secrète pour mobiliser la base républicaine aux élections du 6 novembre. Ça vaut bien quelques milliers d'enfants en cage.

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 14:22
photo Jacqueline Héré - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

photo Jacqueline Héré - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

Photo Dominique Gontier - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

Photo Dominique Gontier - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

Photo Jacqueline Héré - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

Photo Jacqueline Héré - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

photo Michel Moysan - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

photo Michel Moysan - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

Photos I Dupont - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

Photos I Dupont - AG départementale des communistes du Finistère - 16 juin 2018 au PL Sanquer

AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère
AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère
AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère

C'était hier l'AG départementale du PCF  à Brest, au patronage laïque Sanquer, de 9h30 à 17h, en présence de Yann Le Pollotec, notre camarade de la direction nationale (Animateur commission Industrie-Economie numérique), qui nous a présenté la proposition de base commune de discussion pour le Congrès du PCF votée par le CN du 3 juin et soumise à la discussion des communistes.

Yann Le Pollotec qui a aussi fait état des débats sur cette proposition de base commune au Conseil National (écommunisme, laïcité et racisme, propositions économiques, bilan de l'expérience du Front de Gauche, rapport avec FI). 


Les débats ont été très intéressants et fraternels. 

 

On a parlé du Glyphosate, de la situation des personnes âgées isolées ou dans les EHPAD, de la casse des hôpitaux publics et de la désertification médicale, des solidarités concrètes initiées par le PCF, de l'état du rapport de force politique et social dans le pays, de la volonté de Macron de démanteler la République (Parlement, communes) pour l'adapter complètement au modèle de la "démocratie limitée" et aux besoins des puissances d'argent, des nouvelles ambitions et besoins d'évolution du PCF, restant plus que jamais attaché à son ambition de combattre et dépasser le capitalisme qui conduit l'humanité au désastre sur bien des plans, en travaillant au rassemblement de classe contre les 1% qui dominent la planète. 


J'ai présenté avant l'introduction de Yann Le Pollotec la situation de la fédé du Finistère et de ses 20 sections: 850 adhérents, dont 600 à jour de cotisations, 27 adhésions depuis le 1er janvier, dont de nombreux jeunes, plusieurs responsables syndicaux et associatifs qui nous ont rejoint, beaucoup d'initiatives en matière de communication (journal gratuit tiré à 40 000 exemplaires), de formation, d'éducation populaire, de culture, des prises de position départementales fortes, mais en même temps des fragilités et beaucoup à travailler pour revitaliser le Parti sur certains secteurs.   


Pour la question du Congrès national, principalement à l'ordre du jour des débats du matin, plusieurs camarades ont dit qu'ils souhaitaient que tous les communistes travaillent sur le même texte de base commune, les fenêtres de débat le permettent, sans multiplication des textes alternatives, qui stérilisent le débat et la réflexion collective en posture d'opposition et de courant. Plusieurs camarades, dont moi-même, ont exprimé leur satisfaction par rapport au fond et à la forme de cette proposition de base commune écrite par Guillaume Roubaud-Quashié. Des nouveaux adhérents comme Françoise Guéguen ont expliqué ce qui les avait amené à faire le pas d'adhérer au PCF. Nous avons parlé des élections européennes et tout le monde se félicite de l'élection de Ian Brossat comme chef de file des communistes. 

 

Notre ambition de rassemblement sur un projet de rupture avec l'Europe Libérale et ses institutions qui font émerger en réaction le populisme (parfois xénophobe) dans toute l'Europe, a été réaffirmée pour les élections européennes, face à une gauche qui toutes tendances confondues ne pèse pas plus de 30% actuellement, comme aux élections municipales ou des potentialités sérieuses de reconquête existent à condition de choisir l'unité et la volonté d'avoir des élus pour servir les intérêts des gens: Concarneau, Morlaix, ... Le PCF va travailler au rassemblement de la gauche sur des contenus de gauche partout avec une ligne claire et transparente. 

 

Certains intervenants ont développé l'idée de la centralité de la thématique de la liberté pour discréditer et dénoncer la politique de Macron et de l'égalité comme valeur unificatrice de tous nos combats. 


On a parlé de la présence du Parti dans les médias, quasi inexistante sur le plan national, et des moyens de davantage pouvoir être entendus. 

 

Après un repas Couscous chaleureux servi par un traiteur brestois, la discussion a repris sur le fonctionnement de la fédération, du CD, de l'exécutif, du rapport aux sections, en vue du Congrès Départemental du 10 novembre dans le pays Bigouden, à Plonéour Lanvern.

 

Des débats très intéressants de philosophie politique ont été amorcés dans cette AG sur la question du communisme et de sa nature, des classes sociales, sur les contradictions de la société actuelle, riche d'expérimentations de potentialités nouvelles basées sur le commun et marquée par la crise du politique, sur les moyens de la transformation sociale, notre conception de la révolution, de la rupture, de la continuité dans le mouvement historique d'émancipation.

 

 

Ismaël Dupont 

AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère
AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère
AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère
AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère
AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère
AG des communistes finistériens le samedi 16 juin 2018 à Brest avec Yann Le Pollotec - Débat sur le congrès, la situation politique actuelle, le travail et l'évolution du Parti Communiste dans le Finistère

A lire, la proposition de Base commune pour notre congrès extraordinaire "Le Communisme est la question du 21 ème siècle" adoptée par le Conseil National du Parti Communiste du 3 juin 2018

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