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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 20:06
Ian Brossat, tête de file communiste aux élections européennes

Ian Brossat, tête de file communiste aux élections européennes

« Le jeu des passeurs » : Emmanuel Le Pen et en même temps Marine Macron (Ian Brossat)

COMMUNIQUE DE PRESSE

En prétendant que l’ONG Lifeline, venue porter secours à des réfugiés, « fais(ait) le jeu des passeurs », Emmanuel Macron embrasse désormais sans retenue l’idéologie la plus crasse de l’extrême-droite.

Il reprend mot pour mot les positions de Marine Le Pen, qui, le 13 juin déjà, invitée de Jean-Jacques Bourdin (RMC), accusait une autre ONG, SOS Méditerranée, de « faire le jeu des passeurs ».

Le « jeu des passeurs » intervient après les prétendus « appel d’air » et « benchmarking des migrants » de son Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Dans un contexte de montée populiste en Europe, inconnu depuis les années 1930, le Président de la République commet là une faute politique lourde et une faute morale dont l’histoire sera juge.

Élu au deuxième tour de l’élection présidentielle pour faire barrage à l’extrême-droite, Emmanuel Macron trahit le serment passé devant les Français qui, en responsabilité et sans partager ses convictions, l’avaient porté au pouvoir pour l’honneur de la République.

Devant l’inquiétante dérive populiste du gouvernement sur la question migratoire, je renouvelle mon plein soutien aux citoyens, ONG et associations qui, en se substituant à l’inaction des États, agissent avec fidélité aux valeurs fraternelles de la France et de l’Europe.

Ian Brossat, Chef de file du PCF aux élections européennes,

Paris, le 27 juin 2018.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 12:36
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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 12:23
La détention administrative de Salah Hamouri, 10 mois après sa mise en détention sans motif, prolongée de 3 mois (Liberté pour Salah Hamouri, 27 juin 2018)

L'abjecte nouvelle vient de tomber : Salah Hamouri reste en prison.
Un nouvel ordre vient d'être émis, la détention administrative de Salah est prolongée de 3 mois.

 Après 10 mois de détention, toujours aucune charge n'est prononcée contre notre compatriote.
 Après 10 mois de détention, les demandes des autorités françaises, y compris du Président Emmanuel Macron en personne à Netanyahou n'ont eu aucun effet sur les autorités israéliennes qui s'acharnent sur Salah Hamouri.
 Après 10 mois d'injustice qui se prolongent aujourd'hui, nous demandons une nouvelle fois quels moyens sont mis par France Diplomatie pour faire respecter un Français arbitrairement incarcéré. C'est un homme, une famille qui sont atteints brutalement par cette décision perverse. Mais c’est aussi la France qui est insultée avec cette prolongation alors qu'elle n'a de cesse de dérouler le tapis rouge aux dirigeants israéliens.

📍Dans ces conditions nous demandons solennellement au Président Macron de manifester publiquement sa position de soutien à Salah Hamouri et qu’il reçoive son épouse, Elsa Lefort, afin de l’informer des dispositions qu’il entend prendre face à cette situation qui n’a que trop duré. La liberté de Salah Hamouri ne saurait s’arrêter aux frontières de l’Etat israélien. La liberté est universelle, la France doit en être dépositaire et actrice majeure.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 12:09
Christophe Deltombe, président de la Cimade (photo L'Humanité - 28 juin 2018)

Christophe Deltombe, président de la Cimade (photo L'Humanité - 28 juin 2018)

CHRISTOPHE DELTOMBE « LA CRISE MIGRATOIRE N’EXISTE PAS, C’EST UNE CRISE DE LA SOLIDARITÉ »
Mercredi, 27 Juin, 2018

Le nouveau président de la Cimade, Christophe Deltombe, dénonce l’hypocrisie de l’exécutif français, qui, dans un contexte européen très tendu, élabore une loi attentatoire aux droits des étrangers et à l’asile.

Christophe Deltombe a été élu, samedi, président de la Cimade. Avocat au barreau de Paris depuis 1972, spécialisé en droit pénal et en droit du travail, il a notamment exercé auprès de la Confédération générale du logement avant de succéder à Martin Hirsch à la tête d’Emmaüs France, de 2007 à 2013. Il revient, pour l’Humanité, sur les graves atteintes au droit d’asile inscrites dans le projet de loi dont la majorité sénatoriale vient de durcir le contenu à l’issue d’une semaine de débats houleux. Il revient également sur le contexte européen extrêmement tendu après l’échec, dimanche, du sommet extraordinaire des chefs d’État européens.

Que retenez-vous des débats au Sénat sur le projet gouvernemental de réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ?

Christophe Deltombe Jacques Toubon a dit : « Les demandeurs d’asile sont maltraités. » On vient d’ajouter une couche à cette maltraitance en augmentant la suspicion à l’égard de ceux qui cherchent une protection de la France. La majorité sénatoriale vient de multiplier les mesures restrictives, allant jusqu’à porter atteinte au droit du sol, comme c’est le cas à Mayotte. C’est pourtant un droit constitutionnel régi par le Code de la nationalité. C’est extrêmement grave et ça se fait en jetant la suspicion sur les parents des enfants pourtant nés dans ce département français. Tout cela pour répondre à des stratégies strictement politiciennes. C’est la même chose en ce qui concerne la suppression de l’aide médicale d’État aux personnes étrangères pour la remplacer par une aide d’urgence. C’est démagogique et contraire au code éthique médical. De plus, c’est infaisable. Comment et qui définira si telle ou telle affection relève d’une urgence ou non ? Démagogie aussi, l’idée de supprimer les droits sociaux à une personne étrangère sous le coup d’une obligation de quitter le territoire ou qui décide d’être domiciliée ailleurs que là où l’administration l’a assignée. C’est une forme d’emprisonnement juridique qui contraint l’étranger à l’immobilisme.

Les sénateurs se sont finalement alignés sur la décision de limiter à 90 jours l’augmentation de la durée de rétention administrative…

Christophe Deltombe C’est de toute façon une aberration quand on sait, au regard des chiffres, qu’au bout de quinze jours on ne procède plus au renvoi de la personne étrangère. C’est, en réalité, une façon d’utiliser la rétention comme une prison visant à sanctionner à titre préventif.

Que penser alors de la proposition du président de la République de créer des « centres fermés » au sein de l’Union européenne pour trier les demandeurs d’asile ?

Christophe Deltombe Cela revient à multiplier les hotspots, comme ceux déjà créés en Grèce et en Italie, dont le Haut Commissariat aux réfugiés a déjà dénoncé l’aspect détentionnaire. On va retenir des gens parce qu’ils demandent l’asile ! C’est absolument contraire à la convention de Genève et même au droit français. Une personne qui demande l’asile doit au contraire être protégée, hébergée et recevoir de quoi subvenir à ses besoins. Si cette proposition était acceptée, cela voudrait dire aussi qu’on enfermerait des enfants… La France a déjà été condamnée à six reprises par la Cour européenne des droits de l’homme pour atteinte grave aux droits des mineurs. Où devrait-on, d’ailleurs, créer ces centres fermés ? Je pose la question. En France ? Et qui va accompagner les demandeurs d’asile à l’intérieur ? Quels dispositifs seront mis en place pour qu’ils accèdent à leurs droits ?

Il faut pourtant bien que la question de l’asile soit abordée au niveau européen…

Christophe Deltombe La Cimade considère, en effet, que le traitement des demandes d’asile passe par une harmonisation du droit au niveau européen. On voit bien l’échec du règlement de Dublin. Mais il faut que ce soit pris par le haut, en prenant en considération les aspirations de la personne qui souhaite trouver refuge dans tel ou tel pays selon qu’il en parle la langue, qu’il y ait de la famille ou des relais amicaux. La logique actuelle est à l’inverse. La considération pour l’humain est complètement oubliée.

Que dire, alors, de la polémique autour de la décision du ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, de fermer ses ports aux bateaux des ONG qui portent secours aux exilés africains au large de la Libye ?

Christophe Deltombe Le discours tenu par Emmanuel Macron face aux Italiens est difficile à entendre tellement il manque de fondements dans la réalité. Si l’extrême droite est aujourd’hui au pouvoir en Italie, la politique de la France à la frontière franco-italienne y est pour beaucoup. Les pays membres de l’Union européenne ont laissé seule l’Italie, ces dernières années, prendre en charge l’afflux de réfugiés. Ils n’ont pas entendu les appels à la solidarité des Italiens. Quand, après cela, on se positionne en donneur de leçon sur l’affaire de l’Aquarius, j’ai du mal à comprendre. Le comportement de la France à l’égard des solidaires est d’ailleurs parlant quand on considère que le délit de solidarité n’a pas été abrogé lors des débats parlementaires sur le projet de loi asile-immigration. Les maigres avancées obtenues à l’Assemblée nationale ont été balayées par les sénateurs. Le secours humanitaire est pourtant une obligation morale et humaine. Quand on sauve quelqu’un de la noyade, quand on apporte une couverture ou un toit à une personne qui en a besoin, on ne lui demande pas ses papiers !

Que dire alors de l’échec des discussions lors du sommet européen de dimanche dernier ?

Christophe Deltombe L’hypocrisie domine à tous les étages. La fameuse pression migratoire brandie par les dirigeants européens a baissé de plus de 25 % entre 2016 et 2017. Il n’y a pas de crise migratoire, mais plutôt une crise de l’accueil et de la solidarité européenne. Tout cela rend insupportables les discours sur la submersion tenus par Gérard Collomb pour soutenir son projet de loi. En réalité, la France a accueilli, l’an dernier, 600 personnes par million d’habitants… On doit relativiser. La France doit envoyer des signaux clairs pour être crédible.

Dans ce contexte, quels seront vos engagements en tant que nouveau président de la Cimade ?

Christophe Deltombe Le gouvernement français pense que pour éviter l’accession au pouvoir de Le Pen, il faut faire du lepénisme. Il faut au contraire, pour faire évoluer l’opinion publique, en finir avec les discours mensongers et le dénigrement. Quand on laisse délibérément pourrir la situation dans des campements de fortune à Paris, on le fait pour faire de l’étranger une personne rebutante, sale, malade et dangereuse. C’est très grave surtout lorsque ça s’accompagne de discours dédaigneux sur la submersion ou sur le « benchmarking », alors que face à ces logiques de rejet les étrangers se retrouvent obligés d’établir des stratégies de survie. La Cimade est présente dans les lieux où l’on enferme des étrangers depuis 1939. Ses équipes analysent les mesures liées à l’asile pour fournir le meilleur accompagnement possible aux personnes concernées mais également pour interpeller les dirigeants sur le fait qu’un étranger est d’abord une personne humaine qui a sa dignité et ses droits. C’est malheureusement une vision mise, aujourd’hui, en péril par les politiques menées aux niveaux national comme international.

Christophe Deltombe

Président de la Cimade

Christophe Deltombe, président de la Cimade: la crise migratoire n'existe pas, c'est une crise de la solidarité (Emilien Urbach, L'Humanité - 28 juin 2017)
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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 11:58

La Chambre sociale de la Cour de cassation vient d’annuler le 12 avril 2018 , à la demande de la direction du Crédit mutuel, une délibération du CHSCT de cette banque qui demandait une expertise indépendante sur une application d’intelligence artificielle qui devait être introduite auprès des chargés de clientèle et dont il considérait que sa mise en œuvre avait un impact important sur les conditions de travail des salariés.

Le lundi de Pentecôte, le gouvernement, à grand renfort de communication, a rendu public l’algorithme national de Parcoursup.

En cela, il ne faisait qu’enfin respecter la « loi pour une république numérique » de 2016 qui prescrit que sur toute décision administrative individuelle basée sur un algorithme, elle doit expressément communiquer les procédés du traitement et les principales caractéristiques de sa mise en œuvre à toute personne en faisant la requête.

Les administrations sont donc dans l’obligation de publier en ligne, dans un format lisible par tous leurs principaux documents, y compris les codes informatiques sources, la nature des données traitées et leurs origines, les paramètres de traitement et leur pondération, et les opérations effectuées3.

Or que le gouvernement n’a pas respecté la loi jusqu’au bout. Il a refusé de publier les paramé- trages et algorithme « locaux » qui sont en fait le véritable cœur nucléaire de Parcoursup, car c’est à partir d’eux que les universités sélectionnent leurs futurs étudiants.

Le gouvernement, pour justifier son viol de la loi, se retranche derrière le secret des délibérations alors qu’un algorithme est tout sauf délibératif. En effet, la délibération est le propre d’un collectif humain ; or un algorithme n’est pas un collectif et il ne prend ses décisions qu’à partir de règles préétablies ou d’un apprentissage pour l’intelligence artificielle. Il y a donc fort à parier que la censure par le gouvernement des algorithmes et paramétrages « locaux » sera attaquée à juste raison en justice.

La vérité est que derrière un paravent du mythe de la neutralité de la technologique, Parcoursup systématise et automatise une ségrégation territoriale au détriment des lycéennes et lycéens de banlieue.

Au nom du secret des affaires Aux États-Unis, le logiciel Compas « assiste » les juges pour décider de l’incarcération des suspects avant leur procès et pour évaluer leur risque récidive. Ce logiciel a été réalisé par une société privée qui au nom du secret des affaires refuse de rendre accessible son code source à qui que ce soit. Or une enquête menée par quatre journalistes d’investigation sur le parcours de plus de dix mille prisonniers a montré que la conception du logiciel était affectée d’un fort biais raciste : Les Noirs étaient systématiquement désignés comme potentiels récidivistes, car l’un des critères décisifs conditionnant le fonctionnement de l’algorithme était la couleur de peau.

Ces trois exemples, qui sont loin d’être uniques, montrent que le refus de l’opacité des systèmes informatiques, la demande d’auditabilité des algorithmes, pour en particulier ceux qui ont recours aux techniques d’intelligence artificielle, deviennent un enjeu de lutte sociale et politique. C’est pourquoi, alors que les entreprises se retranchent de plus en plus, derrière les lé- gislations préservant le « secret des affaires » ou « la propriété intellectuelle », il est nécessaire de mener la bataille pour que les recommandations énoncées dans le rapport de la CNIL : « Comment permettre à l’homme de garder la main ?  Les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle », aient un débouché législatif.

Ce qui donnerait les moyens légaux aux salariés sur les lieux de travail et aux citoyens dans la cité de reprendre le pouvoir sur des choix économiques, sociaux, et politiques qui sont camouflés derrière des choix technologiques. Il y a aussi besoin, par la loi, d’étendre le champ du compte pénibilité au domaine du numérique et de donner les moyens d’agir aux syndicats sur des situations nouvelles de travail dû à la numérisation des entreprises : obéissance exclusive aux instructions d’une machine, impossibilité de discuter avec ses collègues sans passer par une interface machine…

Car ce sont les salariés qui sont les plus à même d’apprécier ce que doit être leur travail et comment il doit être organisé. L’enjeu étant de savoir si on asservit le salarié au numérique et à la recherche à tout prix du profit maximum – c’est-à-dire le « waltstreet management » via le numérique –, ou si on travaille au contraire la complémentarité humain-machine dans le sens d’un travail émancipateur.

Derrière l’idée de l’État plateforme en vogue à Bercy et dans nombre de milieux libéraux, se cache un cercle vicieux : baisse des dépenses publiques hors remboursement de la dette, baisse des effectifs statutaires et recourt à l’externalisation, baisse de la qualité du service rendu, automatisation effectuée sans ou contre les agents, échec technologique comme le logiciel de paie Louvois dans les armées ou exclusion de nombreux ayants droit qui n’arrivent plus à faire valoir leur droit. C’est pourquoi toute numérisation d’un service public devrait impliquer en regard les moyens humains de médiation afin de permettre à chacun de faire valoir ses droits. Il n’y a pas de neutralité ou d’impartialité de l’algorithme car le comportement de celui-ci est dicté par la conception que leurs créateurs ont du monde et les objectifs qu’ils poursuivent.

Par exemple, on ne fait pas le même logiciel, on n’apprend pas à une intelligence artificielle de la même manière si l’objectif est de réduire les dépenses publiques ou si on recherche plus de justice sociale et un meilleur accès à ses droits pour toutes et tous. Face à la mutation anthropologique que représente la révolution numérique et l’intelligence artificielle, il y a nécessité d’ouvrir le débat politique sur la place de l’automatisation dans les décisions humaines. L’intelligence humaine est faillible, sujette à la fatigue, à l’inattention, affectée de biais cognitifs et de névroses. Les intelligences artificielles sont limitées, dépendantes de la qualité et des hypothèses qui fondent leurs apprentissages. Elles sont dépourvues de sens commun et de réelles capacités créatives .

C’est pourquoi la question n’est pas de substituer l’intelligence artificielle à l’intelligence humaine, ni d’asservir l’humain aux choix préconisés par l’intelligence artificielle, mais au contraire de travailler à un couple vertueux entre les deux intelligences. Mais cela suppose de changer radicalement les modes de production, y compris dans leur dimension institutionnelle et culturelle. 

Yann Le Pollotec - 

animateur de la Commission Industrie-Révolution Numérique du PCF

Yann Le Pollotec en conférence des Mardi de l'éducation populaire sur les enjeux de la Révolution numérique à Morlaix le 12 juin 2018, invité par la section du PCF

Yann Le Pollotec en conférence des Mardi de l'éducation populaire sur les enjeux de la Révolution numérique à Morlaix le 12 juin 2018, invité par la section du PCF

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 11:41
Congrès: les parlementaires PCF préparent un nouveau Serment du Jeu de paume

Congrès: les parlementaires PCF préparent un nouveau Serment du Jeu de paume

AFP | mardi 26 juin 2018

Députés et sénateurs communistes se rendront bien le 9 juillet à Versailles pour le discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès, mais ils prêteront auparavant "le serment de défendre une République démocratique", devant la salle du Jeu de paume, ont indiqué mardi plusieurs parlementaires.

"Nous allons porter notre voix" au Congrès et "nous n'en resterons pas là", a déclaré le chef de file des députés communistes, André Chassaigne, lors d'une conférence de presse.

"Nous appelons celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre pour prêter le serment de défendre une République démocratique et appeler à un référendum" sur la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron, a ajouté Pierre Dharréville.

Le 20 juin 1789, dans la salle du Jeu de paume, toute proche du château de Versailles, les députés avaient juré de ne pas se séparer avant d'avoir donné à la France une Constitution.

Le rendez-vous communiste est fixé à 13H00 le 9 juillet, le discours du chef de l'Etat devant débuter a priori à 15H00.

Pierre Laurent, secrétaire général du PCF et lui-même sénateur, avait appelé dès début juin à une manifestation "aux portes du château de Versailles" le jour de la réunion du Congrès. "Nous proposerons à toutes les forces engagées dans les mobilisations du printemps de venir dire ce jour-là à Macron (...) ce que la République pense de sa politique et de l'exercice monarchique de son pouvoir", avait-il précisé.

A l'annonce récente de la date du Congrès, les députés PCF s'étaient interrogés sur un éventuel boycott.

L'an dernier, des députés de La France insoumise et des parlementaires communistes avaient déserté la salle du Congrès pour le premier discours d'Emmanuel Macron. Les élus PCF, arborant leurs écharpes tricolores, s'étaient rassemblés auparavant devant la mairie de Versailles, près de la rue des Etats-Généraux, "pour dire non à la monarchie présidentielle".

Au lendemain de la réunion du Congrès débutera à l'Assemblée l'examen du projet de loi constitutionnelle "pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace", qui passe dès cette semaine en commission.

Ce texte porte "des coups extrêmement durs contre notre République et en particulier contre le Parlement", selon le patron des députés PCF. Son groupe défendra des amendements pour "empêcher les pouvoirs d'hyper-président", favoriser la démocratie participative, mais aussi inscrire "le principe d'une République solidaire", celui de "l'égale dignité de chacun", et encore celui de la démocratie en entreprise.

Ces parlementaires veulent en outre supprimer le mot "race" de la Constitution - proposition portée par les communistes dès 2003 - et compléter la Charte de l'environnement, qui est adossée à la Constitution. Ce qui est proposé par la majorité en matière environnementale est "cosmétique", selon eux.

Avec "l'ambition d'un nouveau souffle démocratique", "nous ouvrons des chemins vers une VIe République", selon M. Chassaigne.

Congrès: les parlementaires PCF préparent un nouveau Serment du Jeu de paume
Le 9 juillet, les élu-e-s des groupes GDR et CRCE prêteront serment à Versailles pour défendre la démocratie

mercredi 27 juin 2018[]

Le 9 juillet prochain, Emmanuel Macron convoque une nouvelle fois le Congrès du Parlement au château de Versailles, quelques jours avant la célébration de la prise de la Bastille. Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Ecologiste (CRCE) et les député-e-s du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) prêteront "le serment de défendre une République démocratique" ce jour là, à 13h00, devant la salle du Jeu de Paume à deux pas de l’hémicycle du Congrès :

« Nous, élus et citoyens, attachés à la République et à la démocratie, dénonçons le projet de révision de nos institutions par le Président de la République, la dérive monarchique de notre régime qu’il aggrave encore, la méthode qui consiste à le faire adopter dès cet été, sans débat public dans le pays, sans consulter nos concitoyens, alors qu’il s’agit d’un bouleversement majeur de nos institutions et de la Constitution. Nous nous engageons à combattre ce projet dangereux pour la démocratie en faisant éclater la vérité sur son véritable contenu, à agir, propositions à l’appui, pour une nouvelle République, à exiger la consultation par référendum de notre peuple à l’issue du débat parlement, comme le permet l’article 89 de la Constitution. »

- Lire le communiqué du groupe CRCE au Sénat

- Lire l’article de l’AFP sur le Facebook des députés communistes

Réforme constitutionnelle : conférence de presse des députés communistes

mercredi 27 juin 2018

L’Assemblée nationale a entamé, mardi 26 juin au soir, l’examen en commission des premiers amendements au projet de révision constitutionnelle, la majorité les rejetant tous.

Les députés communistes ont tenu une conférence de presse le même jour, pour dénoncer cette réforme des institutions, qui entérine la vision technocratique que Macron a du pouvoir au service d’un projet ultra-libéral.

Extraits :

"Une attaque sans précédent contre le Parlement dans sa capacité à écrire la loi, à la modifier et à s’y opposer."

"Non content d’affaiblir le Parlement cette réforme franchit un pas de plus dans la mise en miettes des communes"

Ils irons à Versailles et dès 13 heures ils serons devant la salle du Jeu de Paume pour prêter serment pour la défense d’une République démocratique et appeler à un référendum sur la révision constitutionnelle.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:44
Morlaix et le pays de Morlaix vu du ciel - photo Valérie Scattolin

Morlaix et le pays de Morlaix vu du ciel - photo Valérie Scattolin

Appel et proposition de rencontre envoyés aux organisations suivantes: 
 
Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, France Insoumise, Génération-s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Socialiste - le 10 juin 2018 -
 
En plus du PCF, des représentants du PS, Génération.s, le NPA, France Insoumise, des représentants de la Coopérative Citoyenne, EELV, ont prévu de se rendre à cette rencontre le 27 juin, à 18h qui aura lieu dans la salle d'audience de l'ancien lycée de Kernéguès à Morlaix entre 18h et 20h15.     
 
Les communistes dernièrement réunis en assemblée générale le 23 mai dernier, ont pris l’engagement d’une démarche de rassemblement en vue des élections municipales de 2020 à l’échelle de Morlaix communauté et de ses différentes communes. 
 
En effet nous invitons l’ensemble des forces de gauche, dans le respect de leur diversités et identités, à travailler en cohésion et dans un esprit de réussite collective pour un véritable projet de gauche sur le territoire. 
 
Les communistes sont donc ouverts et disponibles à toutes rencontres pour créer une dynamique de réussite afin de placer l’humain au centre des choix, des politiques et des pratiques dans nos communes du pays de Morlaix. 
 
Nous pensons aussi qu'il serait bon d'avoir une rencontre avec toutes les organisations de gauche représentées sur le pays de Morlaix sur cette question des municipales avant l'été. 
 
Nous pourrions avoir cette rencontre dans notre local (2 petite rue de Callac à Morlaix) le mercredi 27 juin à 18h pour mettre en commun les conditions de possibilité de constructions communes gagnantes à gauche impliquant les citoyens pour les élections municipales de 2018 à Morlaix et dans les communes voisines.  
 
 
Appel du Parti Communiste Français au rassemblement des électeurs et des organisations de gauche pour les élections municipales
 
A Morlaix, le 9 juin 2018,
 
Aux organisations de gauche du pays de Morlaix,
 
(Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, France Insoumise, Génération-s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Socialiste)
 
 
Chers camarades, chers amis, 
 
Si le calendrier électoral est respecté, les prochaines élections municipales auront lieu dans moins de deux ans.
 
Comme vous, nous le pensons, nous considérons cette échéance comme un moment important et lourd d’enjeux pour la population toute entière.
 
Nombreux sont les citoyens qui estiment à raison que la politique menée par le gouvernement du président Macron accentue les inégalités, fait subir des sacrifices supplémentaires aux catégories populaires, tout en favorisant les plus riches et les puissances financières.
 
Nous la percevons, nous aussi, comme une politique bonapartiste au service du monde de l'argent qui dévitalise la démocratie parlementaire et les communes, qui remet en cause très gravement les services publics et les dispositifs qui corrigent les inégalités sociales.
 
Au quotidien cela se traduit jusque dans nos communes par des difficultés accrues. Des baisses de dotation et des pertes d'autonomie budgétaire ont déjà été subies avec des conséquences lourdes les années précédentes mais Macron et Philippe poursuivent et amplifient cette trajectoire avec une quasi mise sous tutelle des collectivités et une volonté de réduire de manière drastique des dépenses des collectivités locales et de services publics.
 
Dans ce contexte dangereux pour les solidarités et notre démocratie locale, nous voulons des élus qui résistent à cette politique, la dénoncent et la combattent, et surtout qui donnent de l'espoir et montrent à l'échelle locale que d'autres choix, d'autres politiques publiques sont possibles, avec :
 
Des politiques qui prennent à bras le corps la nécessité de promouvoir des solutions face aux crises écologiques et au dérèglement climatique (à travers le transport, la promotion des énergies renouvelables, d'une agriculture raisonnée, de la réduction des déchets et gaspillages, d'un aménagement urbain cohérent respectueux des espaces naturels et agricoles))
 
Des politiques qui favorisent la qualité de vie de la population, en portant un effort particulier envers les catégories populaires et les plus précaires, envers les jeunes et les personnes âgées, avec une dimension sociale affirmée de manière très nette et affirmée, visant la dignité, l'égalité d'accès aux droits et le bien-être de tous.
 
Des politiques qui considèrent les citoyens comme des adultes, favorisent leur implication, leur consultation et leur participation à la vie publique et aux décisions qui les concernent, qui refusent la concentration du pouvoir et sa confiscation par quelques élus. Cela passe par le développement de la démocratie participative, par des bonnes pratiques de débat et de construction collective des choix dans les conseils municipaux et au conseil communautaire.
 
Des politiques locales qui défendent les services publics (Hôpital, Santé Bureaux de Poste, Écoles Publiques, Trésoreries, Fonction publique territoriale…), sans céder le terrain aux multinationales et au secteur marchand (transports, stationnement, gestion de l'eau) et sans tomber dans la démagogie sur le coût de la fonction publique et des fonctionnaires.
 
Des politiques qui se mettent au service d'idéaux d'émancipation et d'une vie sociale active et solidaire accordant un rôle premier au secteur associatif, à la culture et à la vie sportive, à l'économie sociale et solidaire.
 
 
Des politiques qui travaillent sur des bases réalistes mais aussi imaginatives à construire une stratégie globale pour le rebond économique et démographique du pays de Morlaix, passant par un phase de diagnostic, de recherche de potentialités, de travail en commun, de définition de priorités de développement, qui implique la population dans les choix et la réflexion. 
 
Nous voulons que ces élections municipales soient un moment utile et important pour la reconstruction d'une alliance de gauche à vocation majoritaire face aux menaces représentées par la recomposition néo-libérale de Macron, par la droite extrême de Wauquiez et l'extrême-droite du clan Le Pen. Si la gauche continue à se diviser, à être incapable de s'entendre sur l'essentiel et des projets utiles aux gens, il est probable que ces forces dangereuses pour notre modèle social et notre démocratie vont continuer à prospérer.
 
Dans nos communes du territoire de Morlaix communauté, nous savons que beaucoup de citoyens sont attachés à des valeurs de justice sociale et de solidarité. Ceux-ci nous font part aussi de leur attachement en des idées de gauche, même si ce terme a perdu pour beaucoup un peu de son sens, du fait de politiques menées en son nom et qui, en réalité, n’en relevaient pas.
 
Autour de nous nous entendons aussi de nombreux citoyens nous dire espérer et pouvoir compter sur le rassemblement des forces progressistes lors de l’échéance des élections municipales de 2020.
 
Nous souhaitons nous aussi ce rassemblement de la gauche, dans sa diversité.
 
Pour notre part, nous pensons qu’il est possible de rassembler largement les forces de progrès, dans leur diversité et le respect de l’identité de chaque composante, pour offrir aux citoyens des communes du territoire de Morlaix communauté une politique conforme à leurs attentes. 
 
Loin d’être un obstacle, nos différences et nos sensibilités, ainsi que l’identité des différentes organisations auxquelles nous appartenons, peuvent au contraire constituer une richesse pour tracer ensemble les pistes d’orientations progressistes conformes aux attentes d’une grande partie de la population.
 
C’est pour ces raisons et dans cette perspective que nous pensons qu’il serait utile de nous rencontrer pour évoquer cet enjeu et commencer dès aujourd’hui à entreprendre une démarche politique de nature à rendre concret ce souhait.
 
Nous vous proposons une rencontre multipartite regroupant les différentes composantes de la gauche représentées sur le territoire et, si vous le jugez utile, des rencontres bilatérales auparavant ou en même temps.
 
Ne doutant pas de l’intérêt que vous porterez à notre proposition et dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez recevoir nos fraternelles salutations.
 
La section du Pays de Morlaix du Parti Communiste Français 
 
 

Le Télégramme, Gwendal Hameury, 13 juin: 

À un peu moins de deux ans des prochaines élections municipales, le PCF invite les forces de gauche à réfléchir à une possible union dès le premier tour. Sur l’ensemble des communes de Morlaix communauté.

 

Réunie en assemblée générale le 23 mai dernier, la section locale du Parti communiste a pris l’engagement d’une démarche de rassemblement en vue des élections municipales de 2020 à l’échelle de Morlaix communauté. « Nous invitons l’ensemble des forces de gauche, dans le respect de leurs diversités et identités, à travailler en cohésion et dans un esprit de réussite collective pour un véritable projet de gauche sur le territoire », explique-t-elle.

Dans un courrier adressé à Coopérative citoyenne, Ensemble, Europe Écologie les Verts, la France Insoumise, Génération-s, le Nouveau Parti Anticapitaliste et le Parti socialiste, les communistes indiquent être « disponibles et ouverts à toutes rencontres pour créer une dynamique de réussite afin de placer l’humain au centre des choix, des politiques et des pratiques dans nos communes du pays de Morlaix ».

 

Une réunion le 27 juin

Estimant qu’il serait bon que toutes les forces de gauche représentées dans le pays de Morlaix se rencontrent avant cet été pour évoquer l’échéance des prochaines municipales, le PCF local a proposé une réunion le mercredi 27 juin, à 18 h, dans son local du 2, petite rue de Callac, à Morlaix. L’idée est de discuter des conditions pour aboutir « à des constructions communes gagnantes à gauche, impliquant les citoyens, à Morlaix comme dans les communes voisines ».

Le PS, le NPA, Génération-s et Coopérative citoyenne ont d’ores et déjà accepté cette invitation.

Ouest-France, 18 juin 2018: 

Le PCF appelle à une union des gauches pour 2020

Durant l'assemblée générale du Parti Communiste Français, tenue le 23 mai dernier, la formation a pris l'engagement d'une démarche de rassemblement en vue des élections municipales de 2020 à l'échelle de Morlaix Communauté. Les communistes invitent l'ensemble des forces de gauche à s'unir, "dans le respect de leurs diversités et identités, à travailler en cohésion et dans un esprit de réussite collective pour un véritable projet de gauche sur le territoire"

Les communistes cherchent "à placer l'Humain au centre des choix, des politiques et des pratiques dans nos communes du pays de Morlaix".

Le Parti Socialiste, Génération.s, le Nouveau Parti Anticapitaliste, la France Insoumise et des représentants de la coopérative citoyenne ont accepté la rencontre qui se tiendra le 27 juin à 18h.  

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:33
A Perros-Guirec, la pourriture noire a fini par flétrir les Hortensias (L'Humanité, 27 juin 2018) - et communiqué des lanceurs d'alerte du 11 juin 2018

Entre lettre de corbeau , insultes , menaces, diffamations , un groupe de personnes lanceuses d'alerte  vivait depuis novembre 2017 avec un sentiment de réel de danger ,le fait d'avoir dénoncé l'entrisme  d'un groupe d'extrême droite breton dans un festival de renom dont au moins un des membres est toujours le président de l'association organisatrice à Perros Guirec 22700 .

De nombreuses organisations , partis politiques demandent  sa démission sous peine boycott du festival par les artistes , groupes cercles et bagads  et d une grande manifestation antifasciste sur Perros Guirec le jour du Festival .

Comme le prouvait le dossier du CVA22 , Ce monsieur à fait jouer entre autre un groupe nazi sur la scène du festival . Lui et ses amis répandaient en permanence sur les réseaux sociaux des messages de haine et d'incitation à la haine raciale ... 

 

Communiqué des Lanceurs d'alerte: 

UN CORBEAU VOLE SUR LA CITE DES HORTENSIAS

Perros Guirec

lundi 11 Juin 2018 : Communiqué

A l'heure où Monsieur le préfet des Côtes d’Armor s 'apprête à tenir en urgence une réunion sur la situation très grave du Festival des Hortensias où seront présents madame la sous-préfète de Lannion , monsieur le maire de Perros – Guirec, Erven Leon et le CVA 22 (collectif de vigilance antifasciste 22 ) comme il le confiait la semaine dernière à un journaliste , il est important de porter à la connaissance des citoyens les informations suivantes :

Le samedi 17 février 2018 dans les colonnes du Télégramme, Monsieur Loic le Naour, avec le soutien total de la municipalité, osait affirmer que les turbulences qu'avait pu connaître l'association fin 2017 semblent faire partie du passé …..

Il n’en est rien puisque Les lanceurs d'alertes qui dénonçaient la présence de l’extrême droite aux commandes de ce festival sont en danger !!!!

Un des lanceurs d’alerte vit entre menaces, insultes, plaintes à son encontre, plaintes d’ailleurs classées sans suite par le procureur ; ces actes graves émanent des amis d’extrême -droite de monsieur le Naour et le Naour lui meme et ce, depuis le mois de novembre 2017.

Le 4 Mai 2018 ce même lanceur d'alerte victime d'insultes téléphoniques homophobes et menaces déposait plainte auprès de la gendarmerie de Perros Guirec contre un des amis de monsieur le Naour dans les jours qui suivaient, il était de nouveau harcelé sur son téléphone .

Le Vendredi 1er Juin un autre lanceur d’alerte responsable dans le mouvement culturel Breton recevait à son domicile une lettre anonyme manuscrite entre insulte et menace, cette lettre d’un corbeau fait suite à son passage en mairie de Perros - Guirec deux jours auparavant où il y avait rencontré Monsieur Betoulle adjoint chargé de la culture.

Cette lettre anonyme a donné lieu, cette semaine, à un dépôt de main courante à la gendarmerie de Perros - Guirec. ,,Et pour finir la semaine ,l’ancienne trésorière qui disait dans la presse en décembre ne pas vouloir travailler avec le Naour et ses amis , et pour cause, elle est la fille de Madeleine Hamon , résistante arrêtée et affreusement torturée par la Gestapo et ses supplétifs nazis bretons qui sera déportée à Ravensbruk vient de recevoir ce jeudi 7 juin le classement sans suite de la plainte qu’ elle avait déposée en novembre 2017 pour des accusations mensongères d'un vol d’argent proférées par les amis de monsieur le Naour dans le but de la sali , cette accusation mensongère avait été proférée devant de nombreux témoins lors de l’assemblée générale tenue illégalement le 4 novembre 2017.

Etonnée par le contenu de la lettre de classement sans suite ; elle a pris à deux reprises contact avec le tribunal de grande instance de Saint Brieuc le vendredi 8 juin pour entendre que sa plainte n’est pas enregistrée au tribunal de grande instance et que le tribunal n’a aucune trace du classement sans suite. Le bureau des ordres lui demande de saisir le procureur et de redéposer plainte …..

Sans être inspecteur de police force est de constater que à chaque fois que monsieur Le Naour est mis en cause il prévient ses amis d'extrême- droite avec lesquels il disait ne plus avoir de contacts ….. Et demain que seront les nouveaux actes d’intimidations, menaces que devront subir les lanceurs d’alertes qui osent dénoncer, se mettre en travers du projet de monsieur le Naour et ses amis d ' extrême- droite .

La coupe est pleine !

Halte à ces pratiques et

Halte à la loi du silence qui couvrent cette affaire .

Les lanceurs d'alerte en colère .

Dossier CVA 22 : http://www.cva22.lautre.net/communiques/non-a-l-entrisme-de-l-extreme-droite-au-festival

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:31
Ian Brossat

Ian Brossat

Pognon de dingue...? 

Ian Brossat, chef de file communiste pour les élections européennes :

"Le résultat net cumulé des groupes du CAC 40 a atteint 94 milliards d'euros en 2017 contre 77 milliards en 2016, soit un bond de 22%. Heureusement que Macron est là pour nous rappeler que les pauvres coûtent un pognon de dingue..."

 Un chiffre à rapporter aux "aides sociales" montrées du doigt, qui représentent 26 milliards d'euros pour les minima sociaux, 4,1 milliards pour la prime d'activité, 6,4 milliards pour les prestations familiales versées aux plus démunis et 10 millards pour les allocations logement en direction des plus pauvres. Et nous sommes sûrs d'une chose, c'est que cet argent-là va dans l'économie réelle, via la consommation, lui.

FINANCE. LES PROFITS DU CAC 40 ONT EXPLOSÉ EN 2017
Mardi, 26 Juin, 2018

Les entreprises cotées à l’indice parisien ont vu leurs bénéfices bondir de 22 % l’an dernier. La santé des grands groupes est au beau fixe, sauf sur l’investissement, qui chute de 15,1 %.

«Un pognon de dingue » : l’expression prend ici tout son sens. Les profits du CAC 40 ont bondi de 22 % par rapport à l’année précédente, d’après le profil financier de l’indice réalisé par les cabinets Ernst & Young et Ricol Lasteyrie Corporate Finance (EY-RLCF). Ce sont 94 milliards d’euros de bénéfices qui ont ainsi été engrangés par les plus grandes cotations boursières l’an dernier, retrouvant quasiment le niveau d’avant la crise de 2008. Les dividendes ont eux connu une hausse de 2 %, pour atteindre 47 milliards d’euros. Un montant légèrement inférieur à l’estimation effectuée mi-mai par l’association de lutte contre la pauvreté Oxfam, qui évaluait à 51 milliards d’euros le montant des dividendes versés par les entreprises de l’indice en 2017. « Toutes les entreprises du CAC 40 distribuent un dividende cette année. 34 entreprises versent un dividende en hausse », souligne en revanche l’étude EY-RLCF. Outre ce niveau de profitabilité exceptionnel, les grands groupes ont également bénéficié d’une reprise d’activité avec une croissance du chiffre d’affaires de 5 %, passant de 1 243 milliards à 1 306 milliards d’euros. Dans le même temps, la marge opérationnelle (l’indicateur de rentabilité) progressait de 7,6 % à 7,9 %. Parallèlement, l’endettement net a continué de diminuer en valeur absolue – après six années consécutives de baisse – et a atteint son plus bas niveau depuis douze ans.

DES PROFITS ET TOUJOURS DES PROFITS

Tous les voyants semblent donc au vert pour les grands groupes. Tous sauf celui de l’investissement. En dehors du secteur banque-assurances, l’investissement a connu son niveau le plus bas depuis 2007, à 69 milliards d’euros contre 75 milliards d’euros dix ans plus tôt. Il représente 6,1 % du chiffre d’affaires, contre 7,7 % en 2016. Pour nuancer légèrement cette baisse, on peut observer que cette chute est en grande partie due aux décisions de Total en la matière. Le géant pétrolier a ainsi revu ses investissements à la baisse de 5 milliards d’euros en 2017. Le groupe hôtelier Accor souffre pour sa part de la comparaison avec l’année 2016, où celui-ci avait investi 3 milliards d’euros.

Enfin, le remplacement d’Alcatel-Lucent par Nokia dans l’indice CAC 40 en 2016 achèverait d’expliquer ce différentiel entre 2016 et 2017, Nokia étant sorti de l’indice l’an dernier. « En dépit de la baisse de ses investissements, Total demeure toutefois le principal investisseur du CAC 40, suivi d’Orange et d’Engie, puis des constructeurs automobiles PSA et Renault. Ces cinq entreprises réalisent ainsi 47 % du total des investissements effectués par les membres du CAC 40 », souligne le rapport EY-RLCF. Au-delà des performances des plus grands groupes cotés à la Bourse de Paris, l’étude constate une stabilisation de la part du chiffre d’affaires des entreprises réalisé en Europe à 56 %. Un niveau stable depuis 2015, après une baisse quasi continue depuis 2006.

DES MONTANTS VERTIGINEUX

Si l’industrie et le BTP continuent de dominer le CAC 40 en 2017 – avec 16 sociétés sur 40 et 39 % du chiffre d’affaires total –, les données récupérées par EY-RLCF sur le début de l’année 2018 laissent entrevoir un changement dans le podium des secteurs les plus profitables. L’entrée d’Hermès le 18 juin dernier à la place de LafargeHolcim devrait notamment rééquilibrer le rapport de force, souligne le site d’informations économiques la Tribune. Avec Kering (Gucci), l’Oréal et LVMH, ce quatuor du luxe pèserait 380 milliards d’euros de capitalisation, plaçant le secteur des biens de consommation quasiment à égalité avec le BTP.

Au regard de ces montants vertigineux, l’argument selon lequel l’État ne pourrait pas mettre à contribution les grandes entreprises pour participer à l’effort fiscal national semble bien léger. D’autant qu’en parallèle, la dépense totale de minima sociaux s’établissait en 2016 à 26,6 milliards d’euros, celle de la prime d’activité à 4,1 milliards, les prestations familiales et les allocations logement versées aux ménages pauvres atteignaient respectivement 6,4 milliards d’euros et 10 milliards d’euros, d’après les derniers comptes de la protection sociale parus jeudi dernier. D’après les chiffres de l’Insee, sans prélèvements ni prestations, le taux de pauvreté serait 8,9 points supérieur à son niveau actuel (22,8 % contre 13,9 %). Pas de quoi justifier un coup de rabot quand les profits du CAC 40 sont au beau fixe.

Croissance en berne

Si le CAC 40 solde la crise et sabre le champagne, en revanche l’économie française marque un sérieux coup de frein. Après une progression de 2,3 % l’an dernier, elle devrait afficher un taux de croissance de seulement 1,7 %, a annoncé l’Insee, qui a révisé, la semaine dernière, sa prévision. Selon l’institut, le ralentissement se ressentira notamment dans l’investissement des entreprises (+ 3,1 % contre + 4,4 % en 2017) et la production de biens et de services (+ 2 % contre + 2,6 % en 2017). Malgré les alertes, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a affirmé : « 2 % de croissance, ça reste notre objectif, mais tout cela, c’est de la volonté. »

Finance: les profits du CAC 40 ont encore explosé en 2017: Loan Nguyen, L'Humanité, 26 juin 2018
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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:29
La SNCF va annoncer la fermeture de 3000 emplois dans le fret

La SNCF va annoncer la suppression de 3000 emplois dans le fret. Cette annonce était pressentie par les organisations syndicales depuis de nombreux mois. Elle devrait avoir lieu dans le courant du mois de juillet.

L’information avait été démentie à l’époque par la direction de la SNCF. Mais la perspective de l’annonce de la suppression de 3000 emplois dans le secteur du Fret SNCF semble de plus en plus probable. C’est en tout cas ce que rapportent plusieurs organisations syndicales. Elle pourrait avoir lieu autour du 11 juillet. Cela signifierait la suppression de la moitié des emplois de ce secteur d’activité.

C’est donc une nouvelle attaque d’ampleur qui se prépare, dans la droite ligne de l’auto-sabotage que pratique la SNCF depuis plusieurs années depuis la mise en concurrence de l’activité du Fret. Suppression d’une bonne partie de ses effectifs (16 .000 salariés en 2009), cession de son parc roulant, auto-mise en concurrence à travers la création de filiales de transport sur voie ferré ou route (Géodis). Avec à la clé, une baisse drastique de la part du transport de marchandises par voie ferrée, en dépit du coût écologique du transport routier. Côté Fret, tout est permis pour avancer vers la mise en concurrence et la privatisation à marche forcée, qu’ quelque en soient les conséquences économiques, sociales et écologiques.

Cette annonce prochaine se situe de plus dans un contexte particulier après trois mois de grève des cheminots contre la casse de leur statut et pour l’avenir du service public du rail. En effet, les conséquences actuelles des réformes du Fret SNCF sont un avant-goût de ce que la direction projette de faire à l’échelle de l’entreprise dans son entier. Et avec la même méthode : nier le projet de privatisation et installer progressivement tous les éléments de la chaîne jusqu’à ce que la pilule devienne trop grosse pour être avalée.

Les cheminots sont bien conscients de cette situation : c’est pour ça qu’ils ont massivement rejeté la réforme du rail annoncée par le gouvernement et participé à la grève.

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