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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 12:34
Leçons d’Histoire...

 

http://pcbigouden.over-blog.com: un article de Torreben sur le blog du PCF Pays Bigouden: Le Travailleur Bigouden

 

La grande salle de l’Amicale Laïque au port de Lesconil avait fait le plein. 250 personnes se sont retrouvées à 18 heures pour assister à la conférence de Gaston BALLIOT et Jean KERVISION consacrée à la Résistance en Pays Bigouden de 1940 à 1944. Preuve s’il en est que la mémoire et l’intérêt historique restent vifs chez de nombreux bigoudens.

Gaston Balliot et Jean Kervision sont les auteurs du site internet « bigouden1944 » (www.bigouden1944.wordpress.com), site sur lequel on peut retrouver les très nombreux documents, biographies et photos qu’ils ont pu recueillir concernant cette époque.

Cette conférence a pu être réalisée en liaison avec la municipalité de Plobannalec-Lesconil dont nous remercions particulièrement le maire Bruno JULLIEN ainsi que son adjoint Guy LEMOIGNE. De nombreux membres de la municipalité étaient présents vendredi soir. Nous remercions également Mme Desnos de l’Amicale Laïque de Lesconil, pour avoir accepté d’accueillir cette manifestation dans leur magnifique salle.

Beaucoup de monde donc, mais nous déplorons pour notre part l’absence remarquée de la presse pourtant invitée (Ouest-France et Le Télégramme) qui aura fait preuve ainsi d’une singulière cécité.

Joël HEDDE au nom de la section bigoudène du PCF a tiré la conclusion de cette soirée en appelant à une indispensable vigilance face à la montée du fascisme en Europe et en France, tant il est vrai – comme le rappelait Berthold Brecht que « Le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde.».

Il n’est pas inutile non plus de souligner que les «  Fusillés de 1944 », ces martyrs de la Résistance, étaient nos camarades... des communistes.

ALRX

Leçons d’Histoire...
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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 07:20
Vœu pour un référendum contre la privatisation d'ADP - Aéroports de Paris
 
Conseil Municipal de Morlaix du 25 juin 2019
 
Rapporteur :  Ismaël Dupont
 
Le  Président de la République et le Gouvernement ont pour objectif de privatiser complément  les Aéroports de Paris (ADP) – qui gèrent Roissy Charles de Gaule, Orly, Le Bourget – un groupe  dont l’État reste actionnaire à 50,6 %. La privatisation d'ADP (aujourd'hui l’État est actionnaire à hauteur de 50,6%) a été votée par la loi Pacte au printemps 2019. Outre ADP, elle prévoit aussi la vente de ENGIE et de la Française des Jeux. Ils rapportent à eux trois 800 millions d'euros par an à l’État : 173 millions de dividendes pour l’État l'an passé pour ADP. ADP est la deuxième valeur boursière détenue par l’État après EDF.
 
Ce projet soulève une très forte opposition dans tout le pays, à l'Assemblée Nationale et au Sénat..
 
En effet, la maîtrise publique de nos plus grands aéroports nationaux est un enjeu d'intérêt national avec une forte dimension stratégique, économique et sécuritaire.  86 % des aéroports dans le monde sont sous contrôle public, dont 100 % aux États-Unis.
Si ADP est privatisé, quel impact sur l'aménagement du grand Paris ? Sur une augmentation des coûts des prestations pour les compagnies aériennes et les usagers ?
 
Pour privatiser l’État devra payer les actuels actionnaires minoritaires d'ADP à hauteur de 1 milliard. Parmi eux, le groupe Vinci, qui est candidat au rachat !ADP est le principal hub d’Air France, le privatiser c’est faire courir des risques à la compagnie nationale. La privatisation d'ADP fait peser de lourdes menaces sur les conditions de travail des salariés de l'entreprise.
 
Un exemple devrait inciter le président de la République à plus de prudence : le précédent de la vente de l'aéroport de Toulouse : Vendu pour 308 millions d'euros à un groupe chinois sans aucune expérience en matière aéroportuaire et composé à 51% d''une entreprise publique chinoise et à 49% d'un fonds d'investissement Hong Kongais domicilié dans un paradis fiscal (les îles vierges britanniques). Il a été revendu 200 millions d'euros plus cher après que les actionnaires en aient vidé les caisse. Cette privatisation a été épinglée par la Cour des comptes.
 
Les compagnies aériennes se sont déclarées défavorables à la privatisation car elles craignent une augmentation des coûts pour eux et donc une répercussion sur les prix des billets. L'association internationale du transport aérien a en effet mené une étude sur  près de 90 aéroports internationaux qui confirme que les aéroports privatisés sont plus chers que ceux restés dans le giron public
 
A l’initiative des parlementaires PCF, FI, PS et LR, la représentation nationale a réussi à imposer un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) sur la reconnaissance du caractère de « service public national » des aérodromes parisiens, proposition d'un RIP validé le 9 mai dernier par le Conseil Constitutionnel.
 
Il faudra réunir avant le 12 mars 2020 4,7 millions soutiens à la loi cosignée par 248 parlementaires de gauche et de droite qui consacre ADP comme un service public national donc non cessible au privé. Si ces 4,7 millions de signatures sont recueillies, le gouvernement se trouvera l'obligation de consulter les français sur ce projet. Il va être possible de s'opposer à une nouvelle privatisation et au bradage du patrimoine public au profit exclusif des intérêts privés.
 
En tant qu'élus de Morlaix, nous nous sentons concernés par la possibilité que puisse se tenir ce Référendum d'initiative partagée et appelons un maximum de Morlaisiens à le demander en s'exprimant en mairie où sur le site internet du ministère de l'intérieur.
C'est un enjeu de maîtrise publique d'un secteur stratégique pour notre pays, un enjeu de démocratie, et aussi un enjeu financier pour l’État car ADP est rentable et permet d'investir des millions chaque année dans le service public.
En tant qu'élus de Morlaix, nous sommes pour un abaissement du seuil de 4,7 millions de soutiens à la loi pour le Référendum d'initiative partagée sur ADP. En tant qu'élus de Morlaix, nous exprimons notre refus de la privatisation complète d'ADP.
Voeu pour le référendum contre la privatisation d'ADP présenté par Ismaël Dupont au prochain conseil municipal de Morlaix, 25 juin 2019
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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 07:10
Question orale posée par Ismaël Dupont au prochain conseil municipal de Morlaix du 25 juin 2019 - Pour un budget participatif et des procédures de co-construction avec les citoyens et la population des projets municipaux à Morlaix

Question orale :

Pourquoi, à Morlaix, ne pas regarder du côté de Saint-Martin-des-Champs et d'autres communes qui innovent en matière de démocratie et de consultation de la population pour construire des politiques locales ?

Conseil municipal de Morlaix du mardi 25 juin (19h, mairie de Morlaix)

Question présentée par les élus d'opposition


Rapporteur : Ismaël Dupont


La commune de Saint-Martin-des-Champs a récemment décidé en conseil municipal de la mise en place d'un budget participatif avec une enveloppe temporairement fixée à 30 000€ permettant aux habitants de s'impliquer dans les choix d'investissement de la commune et de proposer des projets d'intérêt général. Ces projets font l'objet d'un accompagnement et d'une évaluation technique par les services municipaux et peuvent concerner tous les domaines : écoles, sports, espaces publics, culture, solidarité. 75 % des Français selon un sondage IFOP de janvier 2019 considèrent que le mode de décision que devrait adopter de préférence les élus locaux est de prendre avis du plus grand nombre de citoyens avant de décider.
Dans cet échelon par excellence de la démocratie de proximité qu'est la commune, nous sommes nombreux à considérer que dans un contexte de crise du politique et de la représentation politique il y a un intérêt majeur à associer les citoyens à la réflexion sur l'intérêt général sur des projets concrets, l'aménagement de leurs quartiers et de leur ville. Cet intérêt général doit être co-construit avec les élus, les associations, les citoyens, en lien avec les services municipaux. Cette demande d'une plus grande place laissée à la démocratie participative et à la consultation des citoyens était aussi fortement exprimée dans le mouvement des Gilets Jaunes.

Les citoyens qui paient des impôts et vivent leur ville et leur quartier au quotidien souhaitent être davantage consultés sur l'usage de l'argent public, davantage sollicités dans l'exercice de projection et de réflexion collective sur l'avenir de leur ville.

C'est pourquoi nous vous demandons Madame le Maire, mesdames et messieurs les élus de la majorité, s'il y a une réflexion en cours pour construire les modalités d'une plus grande participation des Morlaisiens à la vie communale, en dehors des élections municipales où tous les projets et choix d'un mandat sont loin d'être mis en débat, à l'exemple de ce que fait la commune de Saint-Martin-des-Champs, sachant qu'une plus grande place accordée à la démocratie participative est pour nous de nature à renforcer, plus qu'à affaiblir, la démocratie représentative, la cohésion sociale et l'esprit civique?

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 06:53
Pierre Laurent interpelle Castaner sur le référendum ADP - plus de 253 000 signatures au 21 juin 2019 - à 5% de l'objectif

La collecte des soutiens à l’organisation d’un référendum sur la privatisation d’ADP est ouverte depuis le 13 juin.

Au quatrième jour des validations des signatures (il faut un délai de 5 à 7 jours pour officialiser ces signatures)
253 274 soutiens ont été validés

Pierre Laurent interpelle Christophe Castaner
sur le référendum d'ADP

Le 20 juin dernier, Pierre Laurent sénateur de Paris, a interrogé Christophe Castaner sur le référendum d'ADP : : "Vous avez du mal à digérer l'affaire mais il faudra vous y faire ! "

"Depuis tout juste une semaine, la procédure de recueil de signatures en faveur d'un référendum sur la privatisation d'ADP a été lancée. C'est une première ; une expérience démocratique inédite. La question est : la plus grande plateforme aéroportuaire de France restera-t-elle publique ou sera-t-elle livrée à des actionnaires, comme les autoroutes ? Or côté Gouvernement, c'est le silence radio : ouverture du site le 13 juin en catimini, aucune allusion dans les discours de politique générale du Premier ministre, aucun compte rendu de la rencontre au ministère de l'Intérieur avec les parlementaires qui ont lancé la démarche. Vous avez du mal à digérer l'affaire mais il faudra vous y faire ! Pas de compteur officiel mais une association en a créé un, qui affiche 235 832 signatures ce matin déjà. Il faudra y ajouter les nouveaux inscrits. Comment élargir la communication auprès du grand public ?. Quand mettrez-vous en place le comité de suivi ? Quels outils de communication mettrez-vous à disposition des maires pour impliquer les citoyens ?"

Dans sa réponse, Christophe Castaner réfute vouloir compliquer la procédure de recueil des signatures et annonce que dès qu'il y aura des signalements de dysfonctionnements, ils y remédierons. La loi n'autorise pas de campagne officielle ni de financement des partis qui participent à cette campagne. Mais chaque maire qui sollicite un « agrément » pourra l'obtenir et sera accompagné. L'Intérieur, qui travaille sous le contrôle du Conseil constitutionnel, n'a qu'un but : que l'outil permette à chacun de s'exprimer.
Lire l'article

 

Pierre Laurent interpelle Castaner sur le référendum ADP - plus de 253 000 signatures au 21 juin 2019 - à 5% de l'objectif
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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:19
A Saint-Denis, un meeting historique contre la privatisation d'ADP - 20 juin 2019

A Saint-Denis, un meeting "historique" contre la privatisation d'ADP

AFP | jeudi 20 juin 2019

Des élus issus de tout "l'arc républicain" se sont retrouvés mercredi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour une réunion publique destinée à lancer la collecte des signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris (ADP).

"Nous sommes dans une réunion peu banale, avec des parlementaires de toutes ces sensibilités, des parlementaires centristes, des parlementaires de droite, on est dans une configuration assez inhabituelle", a relevé le député PCF Stéphane Peu, organisateur de l'événement, en introduisant le meeting.

Objectif de la réunion: lancer la campagne pour rassembler les 4,7 millions de signatures nécessaires pour organiser un référendum contre la privatisation d'ADP.

Assis sur la scène de la Bourse du Travail, devant environ 250 personnes dont quelques syndicalistes agitant à l'occasion des drapeaux CGT : les députés LR Gilles Carrez et François Cornut-Gentille, les députés LFI Clémentine Autain et Eric Coquerel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, le secrétaire national du PCF François Roussel, notamment.

Dans la salle se trouvaient également les sénatrices Esther Benbassa (EELV) et Sophie Taillé-Polian (Générations), le patron des sénateurs PS Patrick Kanner ou encore le député Boris Vallaud.

Auprès de la presse, Eric Coquerel a salué un meeting "historique", disant n'avoir jamais participé à une réunion avec des élus issus d'horizons politiques si différents.

Ciment de cet œcuménisme inédit, "la défense de ce qu'on considère comme l'intérêt supérieur de la nation", a souligné M. Peu.

"Nous avons besoins d'être unis pour gagner la bataille contre la privatisation de l'Aéroport de Paris", lui a fait écho M. Carrez.

Avant qu'il prenne la parole, un extrait vidéo de la séance des questions au gouvernement a été diffusé sous les sifflets de la salle, où le ministre de l'Economie Bruno Le Maire raille ses anciens collègues de droite.

"Mesdames et Messieurs Les Républicains, cela a dû vous faire bizarre de vous retrouver sur la même estrade que les communistes et les socialistes, pour vous opposer à la privatisation d'ADP", avait-il de façon prémonitoire lancé le 10 avril aux élus.

"Bruno Le Maire, c'est l'hôpital qui se moque de la charité", a répliqué M. Carrez.

Interrogé sur BFM, Marine Le Pen a dénoncé le "sectarisme" des organisateurs, le Rassemblement national n'ayant pas été invité.

Initié par des parlementaires PS, le référendum d'initiative partagée (RIP) a été enclenché il y a deux mois avec des députés et sénateurs allant de LFI à LR.

Référendum contre la privatisation d'ADP : la collecte des signatures est lancée

Aéroports de paris. Pour appuyer le référendum, le front républicain est lancé
Vendredi, 21 Juin, 2019

Un arc politique inhabituel s’est créé autour de la défense du service public aéroportuaire. Les parlementaires qui tenaient une réunion publique à Saint-Denis, mercredi soir, ont officiellement lancé la campagne de mobilisation populaire.

 

C’est « une question d’intérêt général ». D’intérêt stratégique national, même, ont fait valoir plusieurs des élus de tous bords réunis mercredi soir à la bourse du travail de Saint-Denis pour un meeting unitaire contre la privatisation d’Aéroports de Paris. « Nous sommes dans une réunion peu banale ! » lance le député PCF Stéphane Peu, organisateur de l’événement, en ouverture du meeting. Parlementaires communistes, écologistes, insoumis, socialistes (PS et Génération.s), mais aussi centristes ou LR… le moment est « historique », insiste son voisin, le député de la France insoumise Éric Coquerel. Tous unis dans « le souci du service public et de la démocratie », comme le souligne le député (LR) de Haute-Marne, François Cornut-Gentille. Un front commun inhabituel qui a d’ailleurs fait se déplacer la presse en masse et espère installer un rapport de forces populaire pour faire capoter le projet du gouvernement. Une bataille de longue haleine, puisqu’il s’agit de recueillir 4,7 millions de signatures en 9 mois pour voir aboutir le processus de référendum d’initiative partagée (RIP) qu’ils ont ensemble lancé.

C’est « la même union qui a présidé à la création d’ADP »

« Tous les moyens sont bons pour gagner ! » lance le député du Nord et secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, répondant à distance aux critiques du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, à propos de la diversité politique du comité national qui anime cette campagne. « Ce n’est pas inédit », rappelle-t-il : c’est « la même union qui a présidé à la création d’ADP, le 24 octobre 1945 », avec comme maître d’œuvre pour le gouvernement provisoire mis sur pied par le général de Gaulle, le ministre communiste de l’Air, Charles Tillon. Le LR Gilles Carrez, ancien président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, n’a pas non plus oublié son histoire et assure d’ailleurs l’assistance que « les Républicains sont déterminés à se battre à travers (leurs) réseaux, (leurs mairies) ». Selon son collègue François Cornut-Gentille, le matin même, une réunion des députés LR avait évoqué la création d’un comité de parlementaires, puisque « quasiment tous les sénateurs », les 45 députés signataires de la proposition de loi (« mais on peut compter sur 80 », dit-il) sont mobilisables. « Chacun fera sa propre campagne », admet Stéphane Peu, mais il y aura « d’autres rendez-vous » comme celui-ci, notamment à Toulouse.

« Demandez à vos maires d’organiser la collecte » des signatures, exhorte le sénateur socialiste du Val-d’Oise, Rachid Temal, appuyé par le maire PCF de Saint-Denis, Laurent Russier, qui espère l’étendre à d’autres villes que les 2 000 – les plus grosses de chaque canton – pour l’instant ciblées par le gouvernement. Car, si le référendum donne « un cadre constitutionnel » – même si le président du Sénat, Gérard Larcher, accuse les animateurs de la campagne pour le référendum de « détournement de démocratie représentative » (sic) – c’est « la volonté du peuple » que cette bataille doit illustrer, estime Éric Coquerel. D’ailleurs, « si cette campagne nous échappe et passe dans les mains des citoyens, on sera très heureux », laisse entendre le député PS des Landes, Boris Vallaud.

Le directeur de recherche au CNRS, Patrick Weil, insiste sur ce point. En créant l’Association pour le référendum ADP (referendum-adp.fr), l’universitaire veut pallier les carences du gouvernement en matière de communication : « Christophe Castaner lui-même a reconnu que le site du gouvernement était “austère’’ », dévoile le sénateur PS Patrick Kanner, qui faisait partie de la délégation qui a rencontré le ministre de l’Interieur, la semaine précédente. Le site associatif recense 15 questions pour faciliter la signature et surtout la mobilisation des citoyens. « Nous voulons transformer les signataires en militants du référendum », assure Patrick Weil. Autocollants et badges « Volontaires du référendum » seront bientôt disponibles pour aller à la rencontre des Français « sur la plage, dans les bistrots, en boîte de nuit si vous voulez », plaisante Clémentine Autain en clôture du meeting. C’est un été de mobilisation qui se profile.

Grégory Marin
L’homme du jour. Stéphane Peu
Jeudi, 20 Juin, 2019

Cheville ouvrière du RIP

 

Stéphane Peu ne s’est pas économisé pour organiser, hier soir, à la bourse du travail de Saint-Denis, le premier événement unitaire visant à obtenir un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris. « Les chevilles ouvrières du RIP, “Républicains”, les socialistes, les communistes, les insoumis, les syndicalistes vont faire chacun une campagne avec leurs propres arguments et leurs propres réseaux. Mais c’est bien de montrer que, sur cette question, il y a un intérêt national qui dépasse les clivages politiques », a déclaré le député communiste avant la tenue du meeting. À ses côtés, hier soir, figuraient le député LR Gilles Carrez et Boris Vallaud, député PS des Landes, des syndicalistes, des représentants de la France insoumise, ainsi que des personnalités comme l’historien Patrick Weil. L’idée n’est pas d’en faire un référendum anti-Macron, insiste Stéphane Peu, mais de montrer combien la question d’ADP, qui gère 80 % du flux de passager aérien en France, revêt un caractère national. « Je pense que c’est à cette condition que l’on obtiendra les 4,7 millions de signatures nécessaires au référendum ». Il reste neuf mois pour « populariser cette campagne, faire fonctionner les réseaux ». Au boulot !

Pierre Duquesne
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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:08
Fabien Roussel, interviewé dans Le Monde, appelle à une union des forces de gauche - 20 juin 2019: la gauche peut gagner les municipales
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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:06
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Roussel (PCF) propose que les "directions" des partis de gauche se "rencontrent rapidement"
 
 
 
 

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a appelé jeudi les "directions" des "forces de gauche et écologistes" à se réunir "rapidement" pour construire une "alternative politique de progrès", face "aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe".

 

Les communistes ont acté, lors de leur Conseil national le weekend dernier, leur volonté d'une "union populaire" pour une "gauche de combat" contre la politique d'Emmanuel Macron, résolution sur laquelle s'appuie M. Roussel dans un courrier adressé à Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Olivier Faure (PS), David Cormand (EELV) et Benoît Hamon (Générations), et transmis à la presse.

 

"Face aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe, il y a pour nous urgence à construire, avec les forces de gauche et écologistes, mais aussi avec les citoyens et le mouvement social, une riposte à la hauteur et d'ouvrir ainsi les conditions d’une alternative politique de progrès", écrit Fabien Roussel dans cette lettre.

 

Cela "me conduit à vous proposer que nos directions respectives se rencontrent rapidement pour échanger sur les initiatives politiques que nous pourrions prendre ensemble", ajoute-t-il.

 

"Ensemble, il nous appartient de nous rassembler, sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque, sur des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant au pouvoir du capital, de ne pas nous contenter de discussions de sommet, mais de mener des combats communs qui permettent de faire reculer les puissances d’argent", écrit par ailleurs le Conseil national dans sa résolution.

 

"Le référendum contre la privatisation d'Aéroports de Paris", la mobilisation "contre la vie chère et la hausse des tarifs de l’électricité", "un vrai plan d’urgence pour nos services publics", la "reconquête industrielle" ou encore "des mesures ambitieuses pour le climat" et la "justice fiscale" sont cités par ce texte comme de potentiels terrains d'entente à gauche.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF s'adresse aujourd'hui aux forces de gauche et écrit aux responsables des mouvements de gauche. Vous trouverez ci-joint le courrier envoyé à Jean-Luc Mélenchon (LFI), Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Generation.S) et David Cormand (EELV),
ainsi que l'appel du Conseil national du PCF qui s'est tenu ce Week-end.
 
Le Conseil national du Parti Communiste Français, réuni ces 16 et 17 juin 2019, a adopté l’appel
« Construisons une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France », que vous trouverez
ci-joint.
Face aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe, il y a pour nous urgence à
construire, avec les forces de gauche et écologistes, mais aussi avec les citoyens et le mouvement
social, une riposte à la hauteur et d’ouvrir ainsi les conditions d’une alternative politique de progrès.
C’est le sens de la démarche que nous souhaitons mettre en débat et qui me conduit à vous proposer
que nos directions respectives se rencontrent rapidement pour échanger sur les initiatives politiques
que nous pourrions prendre ensemble.
Mon cabinet se tient à votre disposition pour organiser cette rencontre.
Je vous prie de croire, Chers amis, chères amies, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
 
Fabien Roussel
Secrétaire National du Parti Communiste Français

Appel du Parti communiste français
« Construisons une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France »

Les élections européennes achevées, le président de la République prétend aggraver sa politique au
service des ultrariches. Le droit à la retraite et celui des privés d’emplois à être correctement indemnisés
sont dans son collimateur. La santé, le transport ferroviaire public, l’Éducation nationale font les frais de
sa volonté de déréguler et privatiser. Il laisse s’opérer des plans de licenciements et autres opérations
financières menaçant ce qu’il demeure de notre industrie, et il ne se préoccupe d’écologie que le temps
des discours.
La colère est toujours aussi forte, l’espoir que cela change aussi. Il n’en est que plus grave que ce pouvoir
arrogant veuille réorganiser la vie politique française autour de son face-à-face avec l’extrême droite. Ce
jeu cynique installe le parti de la haine en alternative aux choix gouvernementaux, il fait courir un
terrible danger à la République.
Jamais le pays n’a eu autant besoin d’une gauche de combat, qui reprenne l’initiative à M. Macron et
empêche l’extrême droite de réaliser un hold-up sur l’exaspération populaire. Jamais notre peuple n’a
été à ce point orphelin d’une perspective de transformation sociale, d’égalité et de fraternité, de
démocratie et de restauration des équilibres écologiques détruits par un capitalisme avide.
Le Parti communiste français s’adresse donc aux hommes et aux femmes soucieux d’ouvrir un débouché
à la hauteur de leurs aspirations et de leurs engagements, mais aussi à l’ensemble des forces de gauche
et écologistes, aux organisations syndicales et au monde associatif, aux collectifs de citoyen·ne·s.
Ensemble, il nous appartient de nous rassembler, sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque,
sur des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant pouvoir du capital. De ne pas nous
contenter de discussions de sommet, mais de mener des combats communs qui permettent de faire
reculer les puissances d’argent et d’arracher des victoires. D’en appeler à l’implication de toutes et tous.
Nous pouvons ainsi, nous devons nous unir pour une autre réforme des retraites assurant justice et
progrès pour chacun et chacune, gagner le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris,
mobiliser contre la vie chère et la hausse des tarifs de l’électricité, obtenir un vrai plan d’urgence pour
nos services publics, faire de la reconquête industrielle une grande priorité nationale, agir pour
l’augmentation des salaires et des pensions, faire avancer des mesures ambitieuses pour le climat, lutter
pour la justice fiscale.
Nous pouvons, dans les communes et les quartiers, sur les lieux de travail et d’études, favoriser
l’initiative populaire, permettre à chacune et chacun de prendre la parole et de peser, sur les choix de
batailles à mener autant que sur les propositions à mettre en avant, afin que leurs exigences se trouvent
prises en compte.
Les élections municipales seront également l’occasion de mettre en échec le pouvoir macronien, la
droite et l’extrême droite dans le plus grand nombre de villes. Elles doivent assurer de larges majorités à
des politiques de gauche novatrices.
Pour ce qui le concerne, le Parti communiste français met en débat ses dix propositions pour la France.
C’est sa contribution à la libre discussion et à l’action qu’il nous faut désormais organiser partout. Pour
faire émerger un projet partagé, il portera ses propositions dans les initiatives allant dans ce sens et
engagera lui-même les démarches nationales pouvant favoriser le rassemblement.
Travaillons à l’union populaire qui pourra demain changer le destin de la France.

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:00
Nouvelles menaces d'assassinats politiques de Kurdes en France (PCF, 20 juin 2019)

 

Nouvelles menaces d'assassinats politiques de Kurdes en France (PCF)

 

Le ministre des Affaires étrangères, J.-Y. Le Drian s'est rendu en Turquie le 13 juin pour y rencontrer son homologue turc. Dès son retour, le co-président et le porte-parole du Conseil démocratique kurde de France (CDKF) ont vu leur compte bancaire bloqué sur ordre des ministères de l'économie et de l'intérieur. De toute évidence, il ressort de l'opacité de ces tractations que les Kurdes sont à nouveau une monnaie d'échange entre Paris et le dictateur Recep Tayyep Erdogan.

Cette décision intervient dans un contexte politique semblable à celui qui prévalait au moment de l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris en 2013. L'enquête de la justice française avait abouti à la conclusion que l'Etat turc était bien le commanditaire de ce crime.

La tête du co-président du CDKF a été mise à prix officiellement par les services secrets turcs (MIT). Quant au porte-parole du CDKF, des menaces similaires ont été proférées explicitement par des membres du MIT et ce de manière récurrente depuis plusieurs mois.

L'ambassade de Turquie en France est devenue l'épicentre en Europe des opérations contre les Kurdes. Les autorités françaises ne peuvent pas ignorer cette situation d'une extrême gravité.

Le Parti communiste français (PCF) appelle à la mobilisation de tous les élus et de tous les citoyens épris de justice et qui gardent en mémoire le sacrifice des Kurdes dans la lutte contre l'obscurantisme de l'Etat Islamique. Le gouvernement de la France doit clairement faire entendre qu'il n'acceptera pas que la Turquie assassine ses opposants en toute impunité sur notre territoire. Dans l'immédiat, il lui incombe d'assurer la protection des militants kurdes et de  lever toutes les mesures prises à leur égard. Il est impensable que puisse se reproduire un acte aussi odieux que celui perpétré en 2013. Par ailleurs, toutes tentatives d'extradition  seraient un acte criminel contre des hommes qui risquent la torture et la mort dans les geôles turques.

La responsabilité du gouvernement français est totalement engagée et les capitulations successives ne servent en rien les intérêts de la France.

Le Parti communiste français appelle à la solidarité avec les Kurdes qui portent les valeurs universelles de liberté, de démocratie et de paix.

Parti communiste français
Paris, le 20 juin 2019

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:58
Algérie: L'exigence d'une transition démocratique - L'entrée de l'Algérie sur la scène protestatrice - Pascal Torre, secteur international du PCF

 

Algérie: L'exigence d'une transition démocratique

 

L'entrée de l'Algérie sur la scène protestatrice

Depuis le 22 février, l'Algérie a fait irruption sur la scène protestatrice dans la continuité des revendications exprimées lors des "printemps arabes" de 2011. Dans cette société ouverte, dynamique, qui aspire à la liberté et à la démocratie, la contestation n'est pas venue de rien. Elle fut l'aboutissement d'une accumulation de luttes voire d'émeutes depuis trois décennies. Le mouvement de 1988 avait permis d'arracher des réformes sur la liberté de la presse, une nouvelle constitution et des transformations économiques. La victoire des islamistes du FIS en 1991 a occulté cette ouverture politique. Dans les années 2000, le pays a connu près de 10 000 manifestations en moyenne par an sans aboutir à un mouvement unifié. Aux côtés des revendications économiques et sociales, le peuple algérien a désavoué ce régime suranné, autoritaire, corrompu, prédateur plongeant le pays dans l'immobilisme.

Le pouvoir algérien, coalition d'acteurs politiques, militaires et d'affairistes, exclusivement préoccupé par la pérennisation de leurs prérogatives n'est pas parvenu en 2014 à trouver un consensus autour de la succession du président Abdelaziz Bouteflika. Faute d'accord en interne, il a tenté de réitérer l'opération en 2019 heurtant la dignité du peuple algérien et leurs aspirations à une société plurielle et pacifiée. La révolution est née de la confluence de toutes ces protestations.

Cette ébullition est inédite, exceptionnelle par sa durée, ses modalités et ses premiers succès. Elle mobilise toutes les classes sociales, les générations, la jeunesse, les professions et les territoires. Le refus de la violence, la maturité, la détermination et la créativité ont frappé tous les observateurs.

Les manifestants portent des revendications claires, radicales et fédératrices. Ils dénoncent le "pouvoir assassin" et ne se contentent pas du départ de Bouteflika, de son frère Saïd et de certains caciques. Ils réclament un changement de système, du personnel politique et notamment de tous ceux qui ont entouré A. Bouteflika et au premier rang le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah. Enfin, ils exigent une période de transition afin de réformer l'Algérie, de préparer une nouvelle constitution puis d'organiser des élections.

Les risques d'une impasse

Depuis le début des évènements, le pouvoir et l'armée ont utilisé la peur et le spectre de la guerre civile pour endiguer la contestation en essayant de convaincre les algériens que la tyrannie valait mieux que l'anarchie. Ils ont tenté de jouer les Kabyles contre les Arabes en interdisant par exemple la présence du drapeau berbère dans les cortèges. Le fiasco des consultations organisées par le président par intérim Abdelkader Bensalah donne l'image d'un pouvoir discrédité qui navigue à vue, qui n'a plus d'autres alternatives que l'improvision et qui demeure incapable de produire du sens. Pour autant, il ne cède rien sur l'essentiel et nul ne doit exclure l'hypothèse de sa recomposition à la hâte.

Dans ce contexte, l'armée et son chef d'état-major A. Gaïd Salah sont désormais au centre du jeu politique et tentent d'imposer leur feuille de route pour ne pas toucher au système. Au pouvoir depuis 1962, l'armée a tiré les enseignements de ses erreurs et connaît le coût de la violence indiscriminée. A. Gaïd Salah ne ménage pas ses efforts pour apparaître comme le garant de la Révolution insistant sur une vision commune entre l'armée et le peuple. Il est même allé jusqu'à qualifier de "gang" le pouvoir d'A. Bouteflika dont il a été pendant vingt ans l'un des piliers. Aujourd'hui, ce général instrumentalise la justice pour offrir des têtes à la contestation et favoriser une purge dans le cadre de la lutte des clans au sommet de l'Etat. Ainsi, des chefs d'entreprises ou d'anciens premiers ministres sont derrière les barreaux. Beaucoup de manifestants ne sont cependant pas dupes des ces manipulations qui visent essentiellement à désamorcer la colère.

A. Gaïd Salah sait aussi se faire menaçant avertissant qu'il ne laissera aucune latitude aux manifestants qui souhaitent oeuvrer hors du cadre constitutionnel existant. Pourtant, la Constitution algérienne est constamment violée par ceux qui prétendent la soutenir. Après avoir constaté l'incapacité d'organiser le 4 juillet le scrutin présidentiel, le Conseil constitutionnel a prolongé le mandat d'A. Bensalah pour une durée indéterminée et ce en dehors de toutes règles. Bien qu'encore limitée, la répression des manifestants n'en est pas moins réelle. Tous les rassemblements en dehors du vendredi sont désormais interdits. Les provocations policières sont nombreuses et les forces de l'ordre procèdent à des arrestations préventives. Des opposants politiques de premier plan sont incarcérés comme Louisa Hanoune tandis que certains trouvent la mort dans les prisons comme Kamel Eddine Fekhar. L'armée bloque Internet et les réseaux sociaux tout en contrôlant un grand nombre de médias. Ces signes avant-coureurs augurent une possible escalade et l'éventualité d'une répression de grande ampleur à l'image de celle du Soudan qui est dans toutes les têtes.

Le sentiment dominant dans l'opinion publique oscille donc entre la crainte et l'espoir car le mouvement démocratique présente également bien des faiblesses en raison de l'absence de feuille de route et de leader. Le dégagisme radical n'est en soi pas suffisant pour imposer un changement complet. L'opposition politique ne dispose d'aucune crédibilité, apparaît divisée et sans véritable projet de société. Il en va de même pour les islamistes, dont certains soutiennent le pouvoir. Il ne faudrait tout de même pas sous-estimer leur influence et leur habileté même si leur base populaire demeure nettement plus étroite que par le passé.

L'Algérie est en suspens, suspendue à un mouvement de constestation qui ne s'épuise pas et suspendue à l'attitude de l'armée. Cet apparent statu-quo peut conduire à une impasse si bien qu'il y a urgence à enclencher un processus de transition face à l'armée.

La nécessité d'une transition

La transition sera de toute évidence un processus long et difficile. Il faut tenir compte des manoeuvres du pouvoir qui s'exercent dans la plus grande opacité. Ce régime a fait la démonstration de sa capacité à s'adapter aux crises et à apporter des réponses rapides notamment lorsque la rente permettait d'acheter la paix sociale. Avec la baisse des réserves de change, le pouvoir n'en a plus les moyens.

En dépit de ces facteurs, le mouvement citoyen veut des négociations saines et transparentes avec l'armée. Le défi est donc de faire converger toutes les forces démocratiques. Les organisations de la société civile composées de la Confédération des syndicats autonomes, du Forum civil pour le changement ainsi que du Collectif de la société civile viennent de prendre une initiative prometteuse. Ils se sont mis d'accord sur des propositions de sortie de crise et une transition démocratique de six mois à un an. Pour aller vers une nouvelle République qui respecte l'Etat de droit, ils proposent une instance présidentielle collective, un gouvernement chargé d'expédier les affaires courante et une commission indépendante chargée d'organiser les élections. De leur côté, sept partis s'unissent dans un appel pour "construire un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique".

Si le chemin de l'unité est encore long, il apparaît comme le seul moyen de sortir par le haut de l'impasse actuelle.

Pour la première fois depuis 1962, il y a une volonté commune des Algériens de changer de régime. Ils portent des aspirations universelles à la liberté démocratique. Pour ces raisons, le peuple algérien a besoin de tout notre soutien car cette révolution peut avoir une immense résonance en Afrique du Nord et dans tout le Moyen-Orient.

Pascal TORRE
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:53

RÉFORME DE L’ASSURANCE-CHÔMAGE : L ’ACTE II DU QUINQUENNAT S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DU PROJET DE DÉMANTÈLEMENT DES PROTECTIONS COLLECTIVES

L’actualité des prochains mois va être rythmée par la contre-réforme des retraites et par celle, concomitante, de l’assurance-chômage dont le gouvernement a dévoilé les grandes lignes et qui vise à réduire les droits des salariés et des privés d’emplois.

Le lapsus de la ministre du Travail présentant les 12 mesures, comme destinées à « améliorer la précarité », est révélateur de l’attaque de l’exécutif. En introduisant la dégressivité et le plafonnement des allocations chômage pour les cadres, le gouvernement prépare la prochaine étape qui consistera à généraliser la dégressivité à l’ensemble des salariés. Comme lors de la suppression de l’universalité des prestations sociales en 2014 pour les familles les plus aisées, Monsieur Macron et ses ministres organisent le « ras-le-bol fiscal » et la désolidarisation des cadres au système d’assurance chômage. Et pour les privés d’emploi, les nouvelles règles d’indemnisation seront durcies et vont entrainer à l’avenir une baisse de l’allocation mensuelle.

Alors que 87 % des embauches se font aujourd'hui en contrat court et qu’un tiers des contrats courts durent une journée, le système de bonus-malus pour sanctionner les employeurs qui abusent sera très limité avec une mise en place seulement au 1er janvier 2020, et concernera uniquement les entreprises de plus de 11 salariés relevant de 7 secteurs d’activité dont sont exclus le bâtiment et la santé.

Nous ne laisserons pas se poursuivre le projet du gouvernement de démantèlement des protections collectives, alors que d’autres choix sont possibles pour l’assurance chômage. Il faut mettre en œuvre un plan d’investissement et de recrutement dans la fonction publique avec une redirection du CICE vers les petites entreprises, réduire le temps de travail en généralisant les 32 heures et enfin mettre en place un véritable système de sécurité d’emploi et de formation où chaque travailleur.se pourrait alterner, de sa sortie de formation initiale jusqu’à sa retraite, emplois stables et formations, avec la garantie d’une continuité de revenus et de droits élevés.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste s’opposeront à cette réforme et seront présents le 26 juin aux côtés des organisations syndicales mobilisées contre ce projet funeste pour l’avenir de l’Assurance-chômage.

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