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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 06:14

Le récit et l’analyse des évènements en Bolivie provoquent la nausée chez tout citoyen non aliéné. 

Les derniers restes du journalisme libre seraient-ils tombés en même temps que le Mur de Berlin ? Aucun media, excepté « L’Humanité », la France Insoumise, et quelques autres, peu de sites comme « le Grand soir », « Mémoire des luttes », ne prend le moindre recul, ne fait preuve de la moindre curiosité, pour se rapprocher des faits et s’éloigner du journalisme toujours à charge lorsqu’il s’agit de plomber les « révolutions » , de criminaliser tel ou tel, syndicaliste, intellectuel, qui ose contester le néolibéralisme, seule organisation possible des sociétés humaines, nous l’a-t-on assez seriné.

Jusqu’à quand allons-nous en rester à la seule critique du système médiatique et mettre enfin chacun en face de ses responsabilités ? Jusqu’à quand vont-ils, ces médias à charge, remuer la queue au lieu d’aboyer ? Il ne s’agit pas d’imiter tel ou tel « aboyeur » qui « maltraite les médias », impoli, rentre dedans, mais d’être poliment irrespectueux. Même morts, nous les ferions encore cracher la haine, l’acharnement, la lobotomisation, le vide sidéral.

Morales n’échappe pas à ce contexte guerrier. Morales ? trop marqué? Qui est-ce celui là ? Morales ? Il a une gueule « pas claire » et s’habille comme un père noël. Cela suffit pour que la meute soit lâchée. Il faut que chaque Français se le dise et le répète : le « dictateur » Evo Morales a été renversé par son peuple. A Santa Cruz, comme à Washington, on sait coopter les adeptes du libéralisme, les as de la guerre idéologique...

Ce Morales n’est après tout qu’un Indien. Dehors les Indiens du Palacio Quemado (Palais présidentiel) !, éructe Luis Fernando Camacho. Dehors la whipala ! Plus jamais la Pachamama n’entrera ici ! « C’est le retour de la Bible ! », lance-t-il. Le Palais présidentiel fourmille désormais de suprématistes, de racistes religieux... Camacho, en lien avec l’Eglise évangéliste, cacique en chef des forces conservatrices de Santa Cruz, blanches et riches, se comporte déjà en bon vieux dictateur tropical. La nouvelle présidente autoproclamée (ancienne Vice-présidente du Sénat), Jeanine Añez, est arrivée avec une Bible d’un mètre de haut. Cette dame, Présidente d’opérette, nous rejoue un air de Guaidó. Elle qui était vaguement sénatrice, s’avère la parfaite « dame de paille » qu’il faut pour un coup d’Etat fasciste.

Le gouvernement Morales, pour prouver sa bonne volonté, avait accepté un audit des résultats des élections générales par la CIA, en l’occurrence, par l’OEA. Dès son arrivée à La Paz, la commission de l’OEA a invalidé les résultats, avant même d’avoir procédé au recomptage des voix (opération longue). L’objectif n’était donc pas de permettre de nouvelles élections, mais bien de renverser Morales. Et l’on voudrait nous faire croire que la lutte des classes n’existerait plus ?

 

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 06:28

 

Suite à la tentative d’un étudiant lyonnais de 22 ans de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu, le PCF prend pleinement part à l'appel à la mobilisation et aux rassemblements de soutien organisés dans toute la France ce mardi 12 novembre devant les CROUS

 

 

C'est avec la rage au ventre que nous apprenons son geste désespéré, entraîné par le refus du CROUS de renouveler sa bourse. Actuellement entre la vie et la mort, le PCF lui apporte son soutien et souhaite son rétablissement au plus vite, pour qu'il continue sa bataille pour la justice sociale.

Les responsables sont, sans difficulté, nommés : les politiques antisociales du gouvernement d’Emmanuel Macron, de ce gouvernement des riches. Depuis le début du quinquennat, les étudiants doivent faire face à la baisse des APL, la hausse des factures d’électricité, d’eau de gaz, les réductions drastiques des budgets à n'en plus finir, alors que les bourses stagnent et que le coût des études ne cesse d'augmenter. Qui plus est, de nombreux étudiants sont contraints de se salarier pour subvenir à leurs besoins, ce qui met en péril la réussite de leurs études. Cet étudiant est une énième victime de la précarité et de la paupérisation des étudiants qui s’est aggravée sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Tous les ans, des étudiants sombrent dans la précarité. En commettant l’irréparable, il veut mettre fin à ce silence qui les tue aussi sûrement que la faim.


Nous partageons sans concessions son appel à se battre contre la montée du fascisme et le libéralisme qui nous divisent et nous précarisent.

Le PCF exige des mesures concrètes d’urgence : une augmentation en nombre et en montant des bourses avec un financement par des cotisations patronales, la construction de 100 000 nouveaux logements étudiants publics par an, la rénovation des logements existants et la nationalisation des résidences étudiantes privées, ainsi qu’un réinvestissement massif dans l’enseignement supérieur public à hauteur de plusieurs milliards d’euros par an. Pour reprendre ses mots, la lutte doit continuer pour en finir avec la précarité étudiante. Plus que jamais, nous continuerons à nous battre pour l'effectivité de la gratuité des études, pour un enseignement supérieur public qui permette la réussite de tous et toutes et qui fasse avancer la société toute entière.

 

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 06:24

 

Le 7 novembre se tenait à Fabien une réunion des secrétaires départementaux. Pierre Lacaze rapportait sur la préparation des municipales (nous reviendrons sur son intervention). Igor Zamichiei, lors de la séance de l’après-midi, évoquait la situation politique nationale et les initiatives du PCF. Extraits.

 

 

Dans notre pays, la montée en puissance du duo Le Pen–Macron, la violence de la politique de classe menée par le gouvernement comme en témoigne la réforme de l’assurance chômage, l’utilisation politique du fait migratoire, la libération de la parole raciste, de la haine antimusulmans, nourries par le pouvoir et les grands médias, tout cela doit nous préoccuper au plus point dans un contexte d’affaiblissement politique, électoral et idéologique, de la gauche et des écologistes. (…)

Dans cette situation, deux questions politiques doivent devenir notre boussole : Comment mettre en difficulté le pouvoir, comment obtenir une victoire politique, ne serait-ce que partielle, contre Emmanuel Macron ? Comment remettre la question de classe au cœur du débat politique ?

À l’heure où le salaire des patrons du CAC 40 vient d’atteindre un nouveau record à 5,77 millions d’euros en moyenne, et alors que le gouvernement, comme l’a dit fortement André Chassaigne, est le premier « fabriquant de pauvres » et veut remettre en cause notre système de solidarité avec la réforme des retraites, c’est une urgence politique. Nous avons besoin de victoires politiques.

Les élections municipales, nous en avons parlé ce matin, sont une partie de la réponse à cette question. Pour une double raison : premièrement empêcher Emmanuel Macron de se doter de points d’appui à son projet dans les communes ; deuxièmement, à l’inverse, nous doter de points d’appui pour faire progresser notre projet et l’unité des forces de gauche.

L’autre partie de la réponse tient dans notre capacité à établir des priorités politiques dans les combats nationaux à mener et éviter tous pièges de la situation politique.

Et dans l’activité des fédérations, au regard de nos forces militantes, nous devons veiller je crois à faire le lien entre ces enjeux pour ne pas nous disperser. Non pas nationaliser les municipales évidemment, mais inscrire les batailles municipales dans le contexte national. »

Igor Zamichiei donnait quelques exemples d’actions à mener (Hôpital public, violences faites aux femmes, marche climat, assurance chômage).

« La bataille pour le référendum ADP entre, quant à elle, dans une phase décisive. Le Conseil constitutionnel a enregistré, à la date de mercredi, 924 000 soutiens. À l’approche du million, deux enjeux me semblent décisifs : premièrement marquer le coup en demandant l’abandon du projet et en mettant en difficulté le Président de la République qui a lui-même proposé d’abaisser le seuil des futures procédures à un million de signatures ; deuxièmement, profiter de cette étape franchie pour tenter de créer un effet d’entraînement et de faire grandir la dynamique de signatures dans les semaines qui viennent.

Nous vous proposons de décider de deux semaines d’action nationale des communistes pour le référendum ADP, du 14 au 30 novembre, avant que l’actualité ne soit dominée par le mouvement social contre la réforme des retraites.

Faire échouer le projet gouvernemental

J’en viens précisément à l’enjeu des retraites, bataille majeure de la seconde partie du quinquennat.

Comme l’évoquait Christian Picquet dans son rapport au dernier Conseil national, le Président de la République a confirmé tous les éléments d’un projet en rupture avec les grands principes de notre pacte social. Comme l’avait indiqué le document élaboré en juin par notre collectif de travail, le macronisme a décidé de bloquer la part de la richesse nationale consacrée aux retraites à 14 % du produit intérieur brut. La conséquence du système par points serait par conséquent un effondrement du niveau des pensions.

Le calendrier de l’exécutif est une loi-cadre pour juin 2020. Le pouvoir et les grands médias préparent idéologiquement le terrain sur le thème du « travailler davantage » et cherchent à opposer les salarié·e·s du public et du privé, les salarié·e·s des différents régimes spéciaux et veut criminaliser le mouvement social. Mais, simultanément, E. Macron et son gouvernement n’ont pas à cette heure de majorité dans le pays pour soutenir leur politique. Nous nous dirigeons donc vers une immense bataille sociale, idéologique et politique.

La journée du 5 décembre et ses suites immédiates vont être décisives pour installer un rapport de force avec le pouvoir. Le rôle du PCF va être essentiel dans cette bataille. Pour décrypter le projet de réforme et révéler les intentions réelles du gouvernement. Pour avancer des éléments de contre-projet. Pour travailler à l’unité des forces de gauche. Pour nourrir le mouvement social, car bien que l’unité syndicale progresse, des différences importantes persistent tant en termes de contenu que de stratégie syndicale pour faire échouer le projet gouvernemental.

Le CEN du 12 novembre adoptera un document qui synthétise le contre-projet proposé par le PCF sur les retraites. Fabien Roussel s’exprimera publiquement dans la foulée pour le mettre en débat dans le pays et au sein des forces de gauche. Un modèle de tract national avec ces éléments sera mis à disposition des fédérations. Enfin, nous proposons qu’un meeting se tienne en sa présence début décembre à la Bourse du travail de Saint-Denis, ouvert aux autres forces de gauche, pour apporter notre soutien à la journée de mobilisation du 5 et présenter nos propositions. »

Le rapporteur évoque ensuite le climat de haine entretenu dans le pays, les paroles et les actes racistes et antimusulmans qui se multiplient. « Deux remarques préalables sur ce sujet : Premièrement, nous devrions veiller à ne pas opposer ces faits révoltants et l’utilisation politique de ces faits par le pouvoir. (…) Deuxièmement, nous devrions reconnaître que pour être à la hauteur nous buttons sur des obstacles politiques réels, des débats légitimes et donc travailler à les dépasser en veillant à l’unité du Parti. »

Le PCF a publié un texte pour appeler à participer à toutes les initiatives prises dans le pays contre le racisme.

Le rapporteur rappelait enfin le travail de préparation du centenaire du PCF.

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 06:09

 

Avant l’arrivée d’Evo Morales, en 2006, la Bolivie collectionnait les changements de gouvernement par coup d’Etat comme d’autres les timbres-poste.

Aujourd’hui, les choses désormais sont claires : ce que traverse la Bolivie s’appelle un coup d’Etat, œuvre collective du corrompu Carlos Mesa, déjà repoussé par les Boliviens et qui fut même président de la République, celle des Blancs et des riches.

Deuxième acteur : un chef mafieux, raciste, fasciste, un cacique sans scrupules, Fernando Camacho, véritable patron des anti-moralistes à Santa Cruz, terre riche et raciste. Les Indiens ont-ils une âme ? A Santa Cruz, les Blancs les traitent de « perros » (chiens), de « indios de mierda »... Un coup d’Etat avec, comme toujours, des tireurs de ficelle : Trump, Bolsonaro, Macri...

Depuis la première élection, « historique », d’Evo Morales, un Indien à la Présidence, le MAS (Mouvement vers le socialisme), la COB (Centrale ouvrière bolivienne), les syndicats les plus combattifs, les réseaux, le mouvement social, ont porté sur les fonds baptismaux une nouvelle Bolivie. La réussite du projet « non capitaliste » fait pâlir d’envie beaucoup de pays latino-américains, et intéresse vivement Washington, qui vit déjà son Ambassadeur expulsé pour insupportable ingérence. Faut dire que la Bolivie possède des réserves de lithium parmi les plus importantes au monde...

C’est ce qui gêne Washington, c’est qu’un Indien soit à la tête de l’Etat, autant que la nationalisation des secteurs stratégiques, notamment des hydrocarbures. La Bolivie plurinationale était enfin devenue indépendante, souveraine.

Une insurrection avait déjà fait, dans les années 2000, plus de 70 morts. Le 20 octobre dernier, une majorité de Boliviens, essentiellement indiens, ont porté en tête des élections générales Evo Morales, qui briguait un quatrième mandat consécutif. (Les masistes ont gagné les dernières législatives). La Constitution prévoit que celui qui arrive premier avec plus de 50% des voix, ou obtient plus de 10 points d’écart avec le second est élu ; sinon, le président sera élu lors d’un deuxième tour. Le résultat, serré, s’est joué à peu de choses ; les voix des hauts plateaux, majoritairement favorables à Evo Morales, sont arrivées tard, comme d’habitude. Evo a dépassé les 10 points d’écart avec le candidat de la droite.

Immédiatement, les conservateurs de tout bord, tous les opposants, à l’unisson avec Washington, l’OEA (Organisation des Etats Américains) et l’Union européenne, ont hurlé à la fraude sans pouvoir le démontrer. Pour prouver sa bonne volonté et sa bonne foi, Evo Morales a accepté une deuxième élection, et a fait appel pour un audit aux pompiers pyromanes : l’OEA. Dès son arrivée à La Paz, la délégation de l’OEA déclara, sans même avoir commencé de travailler, qu’elle ne reconnaissait pas les résultats électoraux. La violence commença à s’emparer de la rue ; Evo Morales fit tout pour l’apaiser. Mais la revendication première de nouvelles élections ne satisfait plus les opposants...

Evo a donc estimé sage de démissionner, pour préserver tous les masistes... Les premières heures et journées furent terribles car de véritables milices attaquaient physiquement les masistes, pillaient et brûlaient leurs maisons...

Un début de solidarité internationale, timide, a permis à Evo Morales et au vice-président Garcia Linera, d’avoir la vie sauve. Le gouvernement mexicain leur a accordé l’asile politique, et envoyé un avion militaire pour les récupérer. Nous avons été surpris, depuis le début du coup de force, par la brutalité de la droite, qui rapproche ce coup d’Etat des pratiques de Bolsonaro et de Trump.

Le pays est plongé dans un dramatique vide de pouvoir, qui ne saurait durer trop longtemps afin d’éviter trop d’exactions. Aujourd’hui se réunit le Parlement. Masistes et antimasistes se retrouveront face à face pour tenter de trouver une issue parlementaire : avaliser la démission d’Evo Morales et trouver des candidats... Tâche difficile, même si les masistes sont majoritaires au Parlement. Voter, dans un sens ou dans l’autre, a un coût politique. Les députés seront-ils présents, malgré les dangers encourus (leur vie n’est pas garantie, certains syndicalistes ont été emprisonnés, ont même été « disparus »), voteront-ils ? Une solution constitutionnelle peut émerger...

La plupart des politiques boliviens ont refusé de faire acte de candidature. Seule, la Vice-présidente du Sénat accepte d’affronter Evo, qui se trouve pour l’heure au Paraguay, et qui doit rejoindre, par avion militaire mexicain, Mexico. Plus nous serons solidaires, plus son séjour mexicain sera court.

Washington digère mal de Chili, l’Argentine, et cherche à resserrer son étau.

Tous Boliviens ! Tous des « chiens d’Indiens » !

 

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 06:08

 

Le président a été victime d’un coup d’État, sous la pression des militaires. Sa démission, dimanche, ne met pas un terme à la crise politique. Alors que la droite et l’extrême droite se disputent le pouvoir, la gauche est la cible de représailles.

«Civique », politique, policier ou militaire, un coup d’État est un coup d’État. Les événements en Bolivie concentrent d’ailleurs tous ces traits. La situation est d’une rare gravité : irruption des forces armées et policières, agissements brutaux et racistes, vacance d’un pouvoir désormais lorgné par plusieurs factions de la droite et de l’ultradroite, affrontements entre partisans et opposants à l’ex-président Evo Morales… Tout peut désormais arriver. Aux premières heures du 11 novembre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé aux « acteurs de premier plan (de) s’abstenir de recourir à la violence, (de) réduire la tension et (d’)observer une modération maximale ». Entendra qui voudra.

Quoi qu’il advienne, le 10 novembre marque une rupture historique. Le président Evo Morales, premier Indien à être élu à cette fonction en 2005, dans un pays où transpirait la ségrégation, a renoncé au pouvoir « pour éviter un bain de sang », vingt et un jours après l’élection présidentielle qu’il a remportée dès le premier tour. Une victoire contestée – avant même la tenue du scrutin, rappelons-le – par l’opposition de droite incarnée par Carlos Mesa, président intérimaire dégagé par la rue en 2005, et principal concurrent d’Evo Morales. Les groupes fascisants de l’Est riche de la Bolivie, dont le Comité civique de Santa Cruz, de Luis Fernando Camacho, n’ont pas été en reste. Comme il est désormais de coutume dès lors que la gauche est au pouvoir, l’Organisation des États américains (OEA), commanditaire des basses œuvres de Washington dans la région, a été la cheville ouvrière de la déstabilisation.

« Je renonce, nous renonçons, je ne veux plus voir de familles maltraitées sur ordre de Mesa et Camacho. (…) Nous renonçons pour qu’ils ne continuent pas à brûler des maisons, à intimider nos familles », a insisté, le 10 novembre, Evo Morales, dans une adresse à ses « frères et ses sœurs » qu’il a prononcée depuis Chimoré. Quelques heures plus tôt, le syndicaliste et paysan « cocalero » avait pourtant proposé de convoquer de nouvelles élections afin de mettre un terme à la grave crise politique, et stopper la spirale des brutalités à même d’embraser le pays. En ce sens, il se rangeait aux recommandations de l’OEA, qui, après un audit à charge, exigeait un nouveau scrutin, estimant que la journée électorale du 20 octobre était entachée de « fraudes ». « De nouvelles élections permettront, en votant, au peuple bolivien d’élire démocratiquement de nouvelles autorités. (…) Cette décision prise, j’appelle à faire baisser la tension », avait souhaité Evo Morales. Le message n’a jamais été entendu ; la machine conspiratrice était déjà à l’œuvre.

Une cascade de démissions de ministres

Sur le plan judiciaire, le parquet général s’était mis en chasse avec pour cible le Tribunal suprême électoral. Sa présidente, Maria Eugenia Choque Quispe, a depuis été arrêtée et exhibée menottes aux mains, tel un trophée de guerre. Le commandement militaire, après avoir autorisé des « opérations aériennes et terrestres contre des groupes armés agissant hors du cadre de loi », a lâché les autorités légales pour s’en aller rejoindre le camp des putschistes. Le général et commandant en chef des forces armées, Williams Kaliman, a ainsi « suggéré » à Evo Morales de démissionner. Il n’y a pas besoin d’être un expert pour comprendre la gravité de cette irruption des militaires dans le champ du politique. Encore moins en Amérique latine. Quelques minutes plus tard, c’était au tour du commandant général de la police, Vladimir Yuri Calderon, d’exiger de Morales qu’il renonce à son poste. Il s’est ensuivi une cascade de démissions des ministres des Mines, de l’Intérieur, de l’Environnement, sous la pression de graves menaces. Le président de la Chambre des députés, Victor Borda, a lui aussi jeté l’éponge, non sans préciser que sa maison avait été brûlée et que son frère, pris en otage par les groupes dits « civiques » de Potosi, avait été par la suite traîné nus pieds dans les rues par ces troupes de choc de l’extrême droite. Le logement de la sœur d’Evo Morales a lui aussi été saccagé. Des maires et d’autres autorités affiliés au Mouvement vers le socialisme (MAS) ont été victimes d’agressions similaires. Début novembre, Patricia Arce, la maire de Vinto, dans le département de Cochabamba, a été humiliée par une horde d’extrémistes qui, après avoir brûlé la mairie, l’ont offerte à la vindicte populaire, après lui avoir coupé les cheveux et l’avoir aspergée de peinture rouge. Parce que femme, indienne, « massiste ». Dans ce climat de revanche politique, les partisans de l’ancien président craignent désormais pour leur vie.

Depuis 2006, le dirigeant indien est l’homme à abattre

Acculé par les forces policières et militaires, pris en tenaille par les opposants et des groupes fascistes décidés à s’emparer de La Paz, la capitale politique, Evo Morales a préféré s’éloigner du pouvoir pour éviter une guerre civile. Son vice-président, Alvaro Garcia Linera, la jeune présidente du Sénat, Adriana Salvatierra, et le premier vice-président de celle-ci ont fait de même. « La lutte continue », a promis Evo Morales, en précisant qu’il n’avait pas l’intention de fuir car il « n’(a) commis aucun délit ». Le doute d’une éventuelle arrestation plane, à l’heure où nous écrivons ces lignes. Pis, son intégrité physique n’est plus assurée. « Vingt personnalités de l’exécutif et du législatif de Bolivie » ont trouvé refuge dans l’ambassade du Mexique à La Paz, a précisé le chef de la diplomatie mexicaine, Marcelo Ebrard. « S’il en décidait ainsi, nous offririons aussi l’asile à Evo Morales. » Mexico, à l’image du camp progressiste continental, a dénoncé le coup d’État dont a été victime le président.

Désormais, aucun scénario n’est à écarter. L’heure de la guerre interne a sans doute sonné au sein de l’extrême droite et de la droite néolibérale. S’il revient au Parlement, dominé par l’ancien camp présidentiel, de désigner un remplaçant, la deuxième vice-présidente du Sénat, Jeanine Anez, a déjà fait valoir son droit à devenir la cheffe de l’État par intérim. L’extrémiste Luis Fernando Camacho, avocat et riche entrepreneur, a pris la tête d’une grève de deux jours, dans l’espoir de s’imposer comme le leader d’une prétendue fronde citoyenne. Les comités et autres fronts dits civiques avaient déjà été à la manœuvre en 2008, en prônant à l’époque la sécession des riches régions de l’Est d’avec l’État plurinational issu de la Constituante de 2007. Ces groupes extrémistes ont maintes fois dit qu’ils ne reconnaîtront pas l’élection de Evo Morales, qu’ils qualifient de « dictateur ». Et ce ne sont pas les seuls.

Depuis 2006, date de la nationalisation des hydrocarbures, Evo Morales est l’homme à abattre. Carlos Mesa, arrivé à la tête du pays après la sanglante répression d’octobre 2003, durant la guerre du gaz et la destitution de Gonzalo Sanchez de Losada, a dû courber l’échine face à la popularité du syndicaliste. La droite continentale, l’OEA et les États-Unis en ont fait une cible de choix. En 2008, d’ailleurs, l’ambassadeur états-unien a été expulsé de Bolivie pour son implication dans le soulèvement sécessionniste. La bonne santé économique du pays n’a jamais empêché les intrigues et autres conspirations en sous-main. Le référendum de février 2016 permettant à Evo Morales de se présenter pour un nouveau mandat a été le prétexte pour enclencher la machine à déstabiliser, au terme d’une vaste opération d’enfumage (voir article ci-contre). « Être indien et être de gauche anti-impérialiste est notre péché », a résumé Evo Morales, lors de l’annonce de son retrait.

Le 10 avril 2019, le Sénat des États-Unis a adopté une résolution demandant au président Morales de ne pas se présenter à l’élection du 20 octobre. Douze parlementaires boliviens – tous opposants – avaient demandé à Donald Trump d’intervenir en ce sens et que « l’OEA fasse de même afin d’éviter la consolidation de la dictature totalitaire d’Evo Morales ». Alors que le Chili s’embrasait, l’OEA n’a eu d’yeux que pour la Bolivie, bombardant de communiqués comminatoires le pays andin. Pas un mot sur les morts et les tortures à Santiago.  

Cathy Dos Santos

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 14:32
Conseil communautaire du 4 novembre 2019 - Photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont

Photos Pierre-Yvon Boisnard, conseil communautaire du 4 novembre 2019

Compte rendu partiel Ismaël Dupont

Lors du dernier Conseil Communautaire, je suis intervenu sur: 

- le projet local de santé 2020-2024 pour dire qu'il manquait comme objectif pour renforcer l'accès aux soins de premier recours et de proximité la référence à un travail à réaliser sur un ou des centres de santé publics pouvant salarier des personnels de santé et des médecins dans des conditions qui garantissent un temps de travail limité, un revenu stable, les centres de santé étant actuellement plus attractifs pour une  profession médicale féminisée que les maisons de santé travaillant avec des libéraux et correspondant aux attentes des nouveaux médecins, la construction de nouveaux centres de santé ayant augmenté de 80% l'an passé sur l'ensemble du territoire national. J'ai aussi souligné que derrière l'axe 3 du contrat de santé sur l'accompagnement des personnes âgées et de leurs aidants, il restait à construire des politiques concrètes qui font défaut aujourd'hui, au moins sur un degré de volontarisme convenant à l'ampleur des problèmes de solidarité et d'humanité qui se posent dans une société qui vieillit, au niveau de l'accompagnement des personnes âgées: accessibilité financière des maisons de retraite, conditions d'accueil, aide au maintien à domicile, lutte contre l'isolement et accompagnement pour l'accès aux droits (transport et mobilité, mise aux normes personnes à mobilité réduite, aide à domicile en cas de handicap avec des structures viables et des personnels qualifiés et bien considérés, adaptation des logements, soutien aux associations qui préviennent les effets du vieillissement) des personnes âgées. Il y a énormément de progrès à faire dans ce domaine et la communauté d'agglo peut impulser des politiques.  

- Par rapport au rapport d'exploitation de la CCI sur l'exploitation du port de Morlaix, j'ai évoqué les raisons d'une baisse de passage des bateaux de plus de 40% sur 7 ans du port de Morlaix (de 458 en 2011 à 251 en 2018, de 2901 journées d'escale en 2011 à 1866 en 2018), responsable du déficit actuel du port (- 62 430€ en 2017, - 43 765€ en 2018) en évoquant, sur le moyen terme, un manque de volontarisme pour tourner à nouveau Morlaix vers la mer, redévelopper sa dimension maritime, développer le trafic de plaisance trans-manche, mieux connecter le port à la ville, le rendre plus attrayant pour les plaisanciers, pouvant intervenir à l'origine de cette situation comme l'envasement de la rivière et du port, et surtout une situation de crise de la plaisance en général, la création récente du nouveau port de plaisance de Roscoff pouvant depuis peu aussi interférer aussi sur la fréquentation du port de Morlaix. J'ai dit qu'il n'y avait pas de fatalité à cette situation et que les choses pouvaient encore évoluer favorablement car la présence maritime à Morlaix est un atout d'attractivité très insuffisamment exploité actuellement. J'ai repris la parole ensuite après l'intervention du maire de Morlaix pour dire qu'il ne fallait pas stigmatiser les résidents de longue durée du port de Morlaix en les rendant responsables de l'état de propreté du port, que c'était des Morlaisiens et des citoyens comme les autres et qu'heureusement qu'ils étaient là aussi pour le port de Morlaix. 

- Je suis également intervenu sur le rapport annuel 2018 de la DSP sur l'aéroport avec la CCI en pointant le surcoût pour Morlaix Communauté l'an passé (130 000€ de plus en 2018, sur une facture totale de 345 000€ pour faire face aux frais de fonctionnement de l'aéroport) et en demandant des informations sur les investissements et projets de maintien et de développement de l'activité du groupe Air France-Hop! Yves Moisan a laissé entendre que les derniers contacts étaient plutôt rassurants sur les projets de Hop! pour Morlaix et l'avenir de la maintenance sur le site, grâce à la formation aéronautique de qualité à Morlaix, au haut niveau de qualification du personnel, et au "front uni", syndical et politique, pour la défense des emplois.

Bilan de mandat de conseiller municipal et communautaire PCF de Ismaël Dupont (PCF)

 

***

Ordre du jour du prochain conseil communautaire de Morlaix Communauté: lundi 4 novembre, 18h - CCI de Morlaix

Cohésion sociale

Attribution d'une subvention à l'ULAMIR - Chantier d'insertion (1600€ proposé)

Contrat Enfance Jeunesse 2019-2022 avec la CAF

Contrat local de santé 2020-2024

Culture

Attribution d'une subvention de fonctionnement à la plate-forme culturelle SE/cW pour l'année 2019 (75 000€ proposé)

Attribution d'une subvention d'investissement Petit Patrimoine non-classé pour 2019: commune de Saint-Thégonnec Loc-Eguiner - clocher de l'église de la commune déléguée de Loc Eguiner Saint-Thégonnec: 2391,31€ proposé

International

Mandat spécial pour un déplacement en Cornouailles

Environnement

Don d'un bus réformé à l'association AMTUIR (Musée des transports urbains à Chelles en Seine-et-Marne): à titre gratuit

Développement économique

ZAC de St Fiacre (Plourin-les-Morlaix) - SAFI - CRAC 2018

ZI de Keriven ( St Martin des Champs) - Convention d'étude avec l'EPF de Bretagne concernant l'étude de restructuration et d'optimisation foncière de la zone d'activité

Politique locale du commerce - dispositif de coaching individualisé pour les commerçants

Clauses d'insertion dans les marchés publics - Convention de partenariat 2019 avec le Département du Finistère

Aménagement de l'espace

Bilan de réalisation 2018 des actions du PLH

Fonds de concours - Appui au développement territorial pour l'aménagement cœur de bourg à St Jean du Doigt (26 784€ sollicité), la création d'une maison médicale à Taulé (100 000€ sollicités), l'aménagement du quartier Runabat à Guimaëc (60 000€ sollicité), les réamenagements de places et sécurisation de centre bourg à Plounéour Menez ( 100 000€ sollicité)

Installation de mouillages innovants pour la plongée en baie de Morlaix - Natura 2000

Rapport d'activité 2018 de la concession à la CCI métropolitaine Bretagne Ouest pour l'établissement et l'exploitation du port à flot de Morlaix

Approbation du protocole cadre - Appel à candidature de la commune de Plougonven pour l'appel à projet "Dynamisme des centres-villes et bourgs ruraux"

Approbation du protocole cadre - Appel à candidature de la commune de Plouezoc'h pour l'appel à projet "Dynamisme des centres-villes et bourgs ruraux"

Approbation du protocole cadre - Appel à candidature de la commune de Morlaix pour l'appel à projet "Dynamisme des centres-villes et bourgs ruraux"

Finances - administration générale

Rapport annuel 2018 concernant la DSP sur l'aéroport

Marché concernant les services d'assurances pour Morlaix Communauté

Accord cadre pour le transport des ordures ménagères et recyclables et l'entretien des semi-remorques et des quais bas du centre de transfert de Kerolzec (avec Guyot)

Indemnisation de congé non pris par un agent

***

Le compte rendu de la séance de Conseil de Communauté du 30 septembre 2019 est consultable en cliquant ICI.

Extraits:

- 1/ Golf de Carantec

Il est proposé au Conseil de Communauté d’approuver le rapport annuel des représentants de
Morlaix Communauté au Conseil d’administration de la SEM des Pays de Morlaix.
Yves Moisan annonce qu'à partir de maintenant, le rapport annuel de la SEM du golf sera présenté
chaque année au Conseil de Communauté. Rien de plus normal, Morlaix Communauté étant
actionnaire à 45 %.
Ismaël Dupont rappelle qu’en mai dernier s'était tenu dans cet hémicycle un débat assez développé
sur la question de l'annulation des créances de dettes de Morlaix Communauté vis-à-vis de la SEM à
hauteur de 87 000 €, sur la recapitalisation, sur ce qui devrait être conçu comme relevant ou non du
service public intercommunal. Ismaël Dupont a été voir le rapport dont la synthèse est fournie dans la
délibération, mais ce ne sont que les comptes annuels certifiés par l'expert comptable, et si l'on n'a
pas une lecture d'expert comptable, c'est très difficile de voir précisément pourquoi le golf perd autant
d'argent. Compte-tenu de l'investissement de Morlaix Communauté et donc du contribuable, ce serait
bien d'avoir un rapport plus qualitatif qui dessine à la fois des pistes d'explications sérieuses du déficit,
y compris de la perte de recettes commerciales (abonnements…) et aussi des pistes d'amélioration
du bilan. En l'état actuel, Ismaël Dupont s'abstiendra sur ce rapport annuel, trop sec et qui manque
d'analyses en dehors des comptes certifiés.
Yves Moisan remarque qu' Ismaël Dupont n'aura pas besoin de s'abstenir : le conseil prend acte de
l'information. La remarque est d'autant mieux prise en compte qu'il s'agit de l'exercice 2018, avec une
lecture comptable, Yves Moisan en convient : c'est la première fois que l'exercice est fait, on ne
pourra faire que des progrès. Il y a un certain nombre d'éléments - baisse de fréquentation, frais non
prévus, rupture conventionnelle… - qui ont amené un déficit dont on ne peut pas dire au regard de
celui de 2017 qu'il va être forcément structurel. C'est bien là-dessus qu'il va falloir travailler de
manière collégiale entre tous les acteurs de la SEM. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'aléas.
Mais Yves Moisan pense que le prochain rapport sera plus qualitatif, étant d'accord avec Ismaël
Dupont pour améliorer la chose.
Finalement, reprend Thierry Piriou, Ismaël Dupont pourra s'exprimer, car le conseil doit bien
approuver - ou non - le rapport annuel. Thierry Piriou vient d'en avoir confirmation par les services.
Décision du Conseil : adopté à la majorité absolue des suffrages exprimés (1 abstention).

- 2/ Débat sur les transports

Le Conseil de Communauté a pris acte des informations du rapport d'activités 2018 de la
délégation de service public des transports collectifs de Morlaix Communauté.
Thierry Piriou précise que la fréquentation attendue était de 2 150 000 voyageurs. Mais on ne peut
comparer avec 2017 du fait de la modification du périmètre. Le poste sous-traitance représente
essentiellement les lignes scolaires.
Ismaël Dupont remarque que quand le collectif citoyen pour le développement des transports sur
Morlaix Sud a rencontré les services de Kéolis et le vice-président aux Transports, il a fait la demande
d'avoir accès au rapport 2018. Il a été répondu qu'il fallait d'abord que les élus y accèdent. Mais dans
la délibération, il n'y a pas de lien internet vers le rapport.
Dès que le rapport sera voté, dans les 5 ou 10 minutes qui viennent, le rapport sera rendu public et
disponible pour tous, répond Thierry Piriou.
Pour le propre usage des élus, ce serait bien d'avoir un lien internet comme il en existe pour d'autres
documents, reprend Ismaël Dupont. Deuxième remarque : d'année en année, il y a souvent des bilans
positifs, entre 150 000 et 300 000 €, et les bénéfices annoncés sont très réduits, car une part de ces
bénéfices est dissimulée dans des charges d'exploitation, des frais de siège. Il est très difficile d'avoir
une lecture véritablement transparente et sincère des résultats présentés par les entreprises
délégataires de transport (comme de gestion de l'eau). Ismaël Dupont regrette donc que le tournant
de la régie publique n'ait pas été pris en 2017. Il souligne que le montant des recettes usagers s'élève
à 664 371 €. Rapporté aux charges d'exploitation de un peu plus de 5 millions d'€, cela représente à
peine 15 % de la charge globale du service public de transport. Cela amène Ismaël Dupont à
demander à ce que l'on ouvre un débat sérieux, instruit avec différents scénarios et une étude
politique sur la question de la gratuité des transports. Actuellement, en France, il n'y a pas
énormément d'autorités organisatrices des transports qui pratiquent cette gratuité totale des
transports en commun : il y en a 29 ; parmi elles, la moitié ont une taille assez réduite, de l'ordre de
Morlaix Communauté, et la plus grande, c'est Dunkerque. Un rapport sénatorial, animé à la fois par un
sénateur communiste et un sénateur centriste, a été récemment présenté sur cette question de la
gratuité des transports. Ismaël Dupont pense qu'il faudrait s'y pencher véritablement. La communauté
d'agglomération a fait un peu l'inverse : elle a fait augmenter la recette tarifaire totale en passant le
ticket à 1,20 euro, avec un gain de recettes de 157 000 €. Mais si on regarde par rapport au coût total
du transport en commun, ce n'est pas grand chose. Ismaël Dupont pense que l'intérêt, c'est de
faciliter le report vers le transport en commun pour d'évidentes raisons sociales, écologiques et de
mobilité. Il y a peut-être un obstacle dans cette assemblée du fait que les communes se disent que les
services de transports en commun dont elles bénéficient ne sont pas du tout à la hauteur de ce dont
bénéficie le pôle urbain aggloméré. Ismaël Dupont pense qu'il faut poser la question de la gratuité du
transport avec la question de la densification de l'offre de transports périurbains. C'est un enjeu
d'avenir pour répondre à la crise climatique, écologique. Et en matière de pouvoir d'achat, avoir deux
voitures dans un foyer a un impact très fort.
C'est une question qui revient régulièrement, remarque Thierry Piriou, et qu'il est nécessaire de se
poser. Mais la gratuité de ce service amènerait une quote-part supplémentaire de Morlaix
Communauté, au moins à hauteur de ces 665 000 €. Mais le regard ne peut être porté sur le simple
équilibre de cette compétence, mais sur l'ensemble des compétences communautaires. Des sujets
vont arriver : l'enseignement artistique, la petite enfance. Il faut un regard global sur tout cela.
Agnès Le Brun complète les propos d' Ismaël Dupont – non pas sur la méchante DSP face à la très
gentille régie, car ce n'est pas comme cela que cela fonctionne - car elle pense qu'il va falloir ouvrir
très rapidement, non pas un débat, mais une réflexion qui sera suivie d'effets rapidement sur le sujet
large des mobilités qui n'a jamais été aussi prégnant. À ce sujet, tout change extrêmement vite, y
compris sur le plan environnemental, et sur les mobilités sont au coeur des trois piliers historiques du
développement durable, sont représentées dans ces trois piliers. Pour ce qui est de la contribution
financière de la communauté, cela se résume en une phrase : la communauté a pour vocation de
donner de l'argent public pour une action qui s'inscrit dans l'intérêt général. Et la question des
mobilités, plus que jamais, relève de l'intérêt général. Le débat n'est pas tant sur la gratuité ou non ; la
réflexion sur la gratuité en fait partie, mais c'est surtout la réponse aux évolutions sociétales et aux
besoins sociétaux. Quels sont-ils ? Soins de suite inaugurés à Plougonven, avec un investissement
d'argent public extrêmement important pour donner satisfaction à une population qui tire un véritable
bénéfice de cette structure nouvellement installée : comment font les gens âgés pour s'y rendre, pour
en revenir ? Ils ne peuvent pas. Comment font les gens sur les plateaux le dimanche après-midi ? Il
n'y a pas de service de bus. Comment imaginer qu'il n'y ait pas de service de bus ? C'est quelque
chose qu'on ne peut expliquer parce que ça ne s'explique pas, car ce n'est pas admissible, en vérité.
Après il y a toute la réflexion sur la mobilité plus générale des familles, qui n'ont plus les moyens
d'avoir deux voitures, de mettre 70 € dans un plein de voiture et n'en n'ont même pas envie, c'est-àdire
qui sont mûres pour prendre les transports en commun. On n'a jamais été à ce degré de maturité,
estime Agnès Le Brun. Encore faut-il que ces transports existent, qu'ils correspondent aux besoins et
aux trajets. Le CSAPA s'installe sur la commune de Guy Pennec : la ligne de bus ne passe pas par le
CSAPA, qui est une antenne en addictologie de l'hôpital. Comment imaginer qu'il n'y a pas de
transport en commun, alors que les 900 patients viennent de tout le territoire communautaire ? Agnès
Le Brun pense que l'on est à la croisée des chemins et que l'on raterait le rendez-vous si la
communauté ne s'emparait pas du sujet de façon proactive mais surtout avec une vitesse d'exécution
à la hauteur des enjeux qui ne sont pas minces, économiquement, socialement et
environnementalement.
Solange Creignou aurait aimé pouvoir se demander si c'était intéressant d'avoir la gratuité des
transports sur Saint-Thégonnec Loc-Éguiner. Aujourd'hui, elle ne se pose pas la question car il n'y a
pas de transports. Elle pense qu'il y a besoin de réfléchir collectivement aux transports en commun
récurrents et rapides pouvant être mis en place et incitant les gens à prendre de moins en moins la
voiture. On n'a plus le choix. C'est une catastrophe qui sera laissée aux enfants et petits-enfants si on
ne fait rien. On sait que cela va coûter cher. Il n'y a pas de rentabilité à attendre d'un service de
transports en commun qui soit digne de ce nom, c'est-à-dire qui permette à des gens de faire la
liaison entre le domicile ou en tout cas le centre-bourg de la commune où ils habitent et la ville centre,
ou une ville périphérique, ce qui veut dire qu'il faudra aussi travailler des accords avec les autres
communautés. Le bus ne doit pas s'arrêter à la frontière (comme à Concarneau). Il y a des choses à
travailler ensemble pour avoir un réseau de bus. Les pays nordiques l'ont fait depuis longtemps.
Solange Creignou va régulièrement en Suède : des bus relient tous les lieux d'habitation de manière
très cadencée vers les villes plus importantes, qui permettent de faire plusieurs allers-retours par jour
pour aller au travail, à l'école, à la crèche… Aujourd'hui, sur Morlaix Communauté et c'est pareil
ailleurs, on prend systématiquement la voiture. Il faut commencer à réfléchir de manière collective à
d'autres propositions et il faut se dire que cela va coûter de l'argent. Si on ne veut pas en mettre, on
n'y arrivera pas. À un moment donné, il faut choisir ses priorités, et Solange Creignou pense que l'état
de la planète laissée aux enfants et petits-enfants doit être une priorité.
Thierry Piriou remercie Solange Creignou pour cette prise de parole qui synthétise tout ce qui vient
d'être dit et l'opinion de l'ensemble de cette assemblée : il sera nécessaire de travailler cette question
du transport, de gratuité peut-être, et de rendre le service attendu. Il faudra être au rendez-vous sur le
schéma le mieux approprié aux situations des uns et des autres, et il faudra que les élus soient aussi
au rendez-vous de la bonne décision : le choix du scénario, l'engagement. À un moment il faut savoir
dire : cela va coûter tant, et trouver ces ressources. C'est un engagement d'élu. Les élus sont là pour
cela.
Ismaël Dupont demande à ce qu'un groupe de travail soit constitué. Les campagnes pour les élections
municipales commencent à s'engager dans toutes les communes, avec des orientations peut-être
différentes selon les communes et les listes, mais ce serait intéressant qu'il y ait une discussion
politique, contradictoire, qui envisage plusieurs scénarios sur l'avenir que l'on entend donner au
réseau de transports sur Morlaix Communauté en termes de fréquences et de services rendus à la
population, avec les coûts, et intégrer la question de la gratuité ou pas dans cette question globale
des mobilités. Morlaix Communauté a des commissions transports et environnement où le débat peut
être posé, mais les élus y sont prisonniers d'un ordre du jour et n'ont jamais vraiment le temps de
pousser au bout les questions, d'avoir tous les documents nécessaires, de faire un travail d'enquêtes,
de consulter d'autres collectivités qui ont des projets innovants. Cette assemblée a encore quelques
mois de travail devant elle. Les élus peuvent commencer à y travailler dès aujourd'hui.
C'est vrai qu'on peut commencer le travail, admet Thierry Piriou, mais la difficulté, c'est le temps qui
reste, et le travail ne sera jamais avancé pour que cette assemblée puisse en délibérer. Ce qui vient
d'être évoqué là devra faire partie du programme des candidats à la présidence de Morlaix
Communauté. C'est un vrai sujet qui devra être porté par un président ou une présidente rassembleur.
Cela n'empêche pas d'y réfléchir aujourd'hui et de solliciter la vice-présidente aux transports pour
échanger sur différents éléments permettant de bâtir un programme allant dans ce sens là.
Agnès Le Brun souscrit complètement à la proposition d'Ismaël Dupont pour la bonne raison que par
définition, cette assemblée s'inscrit dans la continuité. Il n'y a aucune raison de ne pas lancer le travail
maintenant. Thierry Piriou dit qu'il n'y a pas assez de temps…
Thierry Piriou précise ne pas avoir dit cela et reprend son propos : compte-tenu du temps qui reste,
cette assemblée ne pourra avoir les éléments nécessaires pour pouvoir prendre la bonne délibération,
aussi bien en terme de scénario proposé qu'en terme de financement. Ce qu'il disait aussi, c'est qu'il
est intéressant aujourd'hui d'interpeler la vice-présidente aux transports afin de disposer de différents
éléments pour travailler sur une perspective de projet. Et évidement, à ses yeux de président et de
futur ex-président, c'est un sujet qui devra être construit et bâti par les futurs candidats à la présidence
de Morlaix Communauté qui porte la compétence.
Thierry Piriou propose à l'assemblée de prendre acte du rapport 2018 de la DSP transports et donne
quelques informations complémentaires. La tarification solidaire comptait 300 abonnements en 2017
et 900 en 2018 : le dispositif était bien une attente sociétale. Les lignes estivales de Carantec,
Locquirec et Plougasnou, mises en place pendant huit semaines, ont vu leur fréquentation augmenter,
et de façon plus sensible à Plougasnou (+ 34 % et + 11 % dans les deux autres communes) : soit
32 000 usagers à Carantec, 11 500 à Locquirec, 4 200 usagers à Plougasnou. C'est une belle
réussite, en progression. Ces services, ponctuels sur l'année, peuvent porter une dynamique sur le
territoire. Concernant la rentrée scolaire 2019 : il y a 40 lignes de transports scolaires, 3 urbaines,
37 péri-urbaines, 2807 abonnements délivrés au 12 septembre 2017 dont 307 abonnements
solidaires. Certaines familles qui payaient jusqu'alors 188 €, dans certaines conditions, ne payent plus
que 28 € par an. Le système mis en place par Morlaix Communauté, appuyé sur les tranches du
quotient familial, bénéficie donc à un grand nombre de familles. Comparativement à l'année 2018, on
compte environ 160 abonnements de plus en 2019. À propos de rentrée scolaire, Thierry Piriou,
rejoint en fin de soirée par Agnès Le Brun, a participé à la soirée d'accueil des étudiants (IUT, IFSI,
Suscinio…), très belle réussite, avec environ 300 jeunes participants, pour une 4è édition consécutive.
Thierry Piriou remercie les services d'avoir oeuvré en soirée, au cours de laquelle des informations
sur Morlaix et son territoire ont été distribuées (1 entrée piscine, 1 ticket restaurant, des
informations…).
À propos de la tarification solidaire, Agnès Le Brun rappelle qu'il a fallu qu'un certain nombre d'élus
montent au créneau pour indiquer que la tarification réservée aux familles était tout à fait excessive et
insurmontable pour la plupart d'entre elles, et donc cela a été baissé ensuite. Agnès Le Brun confirme
par ailleurs que la rentrée étudiante s'est fort bien passée : elle s'est présentée à l'ensemble des
étudiants de l'IUT comme chaque année, pour faire un petit topo d'accueil, moment extrêmement
sympathique comme tous les ans, avec cette année une ambiance très enthousiaste et très portée au
travail. La particularité du paysage post-bac à Morlaix, c'est la diversité des formations et des
calendriers. C'est donc assez difficile de trouver des moments de cohésion, notamment avec l'IFSI,
qu'il a été un peu difficile de rapprocher les autres années, mais qui a bien accroché cette année. Les
choses progressent donc dans le bon sens.
Thierry Piriou revient sur la modification des tarifs : une première proposition de tarification solidaire,
émanant des services et de la commission, était également trop élevée à ses yeux et ne
correspondait pas aux attentes des familles. Il est vrai qu'il a demandé aux élus et au service de
reprendre la copie, ce qui a apporté des résultats de cette nature : on passe de 300 à 900
abonnements solidaires, et de 188 à 28 € à l'année. Cette prise en considération démontre que les
élus sont à l'écoute et savent répondre.
Annie Loneux fait partie de la commission Enseignement supérieur. Lors de la dernière commission,
des étudiants GACO ont fait une restitution d'une enquête sur l'accès à la santé (précédemment, il y
avait eu une enquête sur le logement). La conclusion de cette enquête était que les étudiants ont de
grosses difficultés d'accès à la santé. Annie Loneux en a été très choquée. On connaît le « désert
médical », expression consacrée. Médecins et dentistes ne prennent plus de nouveaux patients. Et
les étudiants, là pour une durée limitée, ne sont pas acceptés comme patients.
Agnès Le Brun confirme ces propos. Il s'agit de projets tutorés : un observatoire de l'habitat créé l'an
dernier, un observatoire de la santé. Cela ne vaut pas enquête faite par des professionnels, mais c'est
très intéressant. Ce que dit Annie Loneux est juste. Pour être complet sur le propos, il faut ajouter
qu'un courrier a été adressé à l'UBO de façon à ce que les étudiants de l'IUT de Morlaix puissent
bénéficier au même titre que les étudiants brestois d'une médecine non pas scolaire, mais
universitaire. Les élues, en attente d'une réponse, tiendront bon là-dessus, car il n'y a aucune raison
qu'il y ait une différenciation de traitement, souhaitant a minima une infirmière, un médecin qui vienne
de temps en temps et qui puisse recevoir spécifiquement les étudiants pour toutes les raisons
énoncées par Annie Loneux.
Maryse Tocquer signale que le Contrat Local de Santé (à l'échelle du Pays) est en cours de
préparation. Il sera bientôt voté. Il sera peut-être possible de venir en aide aux étudiants dans ce
cadre.

Ismaël Dupont remarque que depuis le 4 février dernier, le trajet de la ligne 40 + est inchangé, tandis
que celui de la ligne 36 + n'est augmenté que de 7 km sur le segment Le Cloître-Lannéanou-
Plougonven. On demande cependant de voter 55 000 € de plus pour Kéolis par rapport à un montant
initial de 96 500 € pour l'avenant n°1. Cette augmentation ne correspond pas au kilométrage des
lignes augmentées dans leur trajet. On pourrait répondre qu'il y a du transport à la demande sur ces
lignes 40 + et 36 +, mais il est très peu utilisé, les gens n'accrochent pas au transport à la demande,
la réservation à l'avance ne marche pas. Ce qui marche, ce sont des trajets avec des fréquences
régulières. Or maintenant, on peut attendre 4 heures à Morlaix quand on vient de Plourin-lès-Morlaix
dans l'après-midi pour reprendre le bus quand on vient le midi. On peut se demander si ces
expérimentations ont été réalisées dans des conditions permettant que de nouvelles habitudes se
créent en matière d'usage des transports en commun. Malgré tout, il semble que la fréquentation de
ces deux lignes ait progressé pendant l'été. Il y a certainement des habitudes qui évoluent à la marge.
Mais peut-être que l'expérimentation n'est pas suffisamment ambitieuse pour créer un service attractif
pour la population des communes sud de Morlaix. C'est en tout cas le point de vue d'Ismaël Dupont,
qui s'abstiendra sur cet avenant.
Thierry Piriou note la concordance des propos d'Ismaël Dupont entre cette délibération et la
précédente.

3/ Piscine - Centre aquatique du pays de Morlaix à Plourin-les-Morlaix

Le Conseil de Communauté a pris acte du rapport annuel 2018 concernant la délégation de
service public de l’Espace aquatique.
Claude Poder précise dans sa présentation que le déficit de 94 000 € est pris en charge par l'UCPA,
Morlaix Communauté ayant voté à l'unanimité une subvention d'environ 471 000 € qui ne change pas
dans le temps.
Cette subvention se négocie au moment de la signature de l'accord avec le délégataire. Les choses
sont ainsi contractuellement fixées, ajoute Thierry Piriou, et peuvent évoluer au regard d'une grille de
réévaluation des tarifs, mais qui n'a pas pour obligation d'absorber les déficits abyssaux que peuvent
présenter certaines DSP. Car cette somme de 94 000 € peut sembler abyssale au regard des
38 000 € de déficit de l'auberge de jeunesse.
Ismaël Dupont remarque que le déficit, peut-être pas abyssal, augmente cependant de 58 000 €. Il y a
une perte d'attractivité qui se révèle dans les faits et interroge beaucoup de choses : peut-être, la
politique tarifaire, peut-être la communication, le lien avec les scolaires, l'accessibilité transport…
Ismaël Dupont a évoqué par deux fois la question tarifaire et l'accessibilité sociale de la piscine pour
les publics les plus défavorisés, en particulier les jeunes. Cette piscine est en concurrence avec celle
de Morlaix, gérée en régie directe et beaucoup moins chère ; une piscine à 1,80 ou 1,50 euro est
beaucoup plus attractive qu'une piscine à près de 4 €. Il faut s'interroger sur cette question des tarifs
et faire en sorte que les familles à faibles ressources puissent bénéficier de tarifs privilégiés. Cela se
fait à Plourin qui a une convention avec le centre social Ti an oll. Ce serait bien que ce soit étendu à
toute la communauté d'agglomération, sachant que cette piscine de Plourin offre des services que
n'offre pas la piscine de La Boissière. Au-delà de l'aspect purement comptable du déficit, on est obligé
de constater qu'il y a moins d'entrées grand public. Le but d'une piscine, surtout subventionnée à
hauteur de 470 000 €, est qu'elle soit fréquentée le plus possible.
Thierry Piriou se retrouve dans ces propos, tout en précisant qu'il ne s'agit pas de « la piscine de
Plourin », mais du « centre aquatique du Pays de Morlaix ». C'est un réel sujet et Morlaix
Communauté rencontre régulièrement le directeur du centre aquatique pour discuter des différentes
solutions à trouver pour réduire ce déficit récurrent. Thierry Piriou souligne ensuite qu'une provision de
27 000 € a été faite pour anticiper les déficits à venir. Le déficit réel est en fait de 93 753 moins
27 000 €.
Claude Poder ajoute qu'il y a eu en 2018 de gros problèmes de personnels. On ne trouve plus de
maîtres-nageurs. Le directeur a donc été obligé de réduire énormément l'activité de l'espace bienêtre,
d'où un déficit considérable.
Thierry Piriou confirme que le besoin s'élevait à 6 postes de maîtres-nageurs, dont 2 seulement
étaient pourvus. Lui-même, à Pleyber-Christ, n'a pas réussi à trouver de maîtres-nageurs et a été
obligé de contractualiser avec l'UCPA pour avoir des personnes en capacité de surveiller la piscine.
C'est un marché concurrentiel pour les piscines, et les maîtres-nageurs vont là où c'est le plus
intéressant.

Conseil communautaire du 4 novembre 2019 - Photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 4 novembre 2019 - Photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 13:24
PCF Finistère: Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Mobilisons-nous, professionnels de santé, citoyens usagers, toute la population !
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord !
Mobilisons-nous, professionnels de santé, citoyens usagers, toute la population !

Communiqué de la fédération PCF du Finistère - 13 novembre 2019

 Les soignants et médecins des Urgences, soutenus en cela par une large majorité de la population, ne cessent de réclamer des effectifs, des lits et une reconnaissance professionnelle par une augmentation de salaires : pleinement conscients que leurs mauvaises conditions de travail, le manque criant de personnels sont synonymes de dégradation des conditions d’accueil et de prises en charge des patients, ils ne veulent plus travailler dans ces conditions indignes pour eux-mêmes et les personnes dont ils/elles ont la responsabilité, au risque de les mettre en danger. Dans les EHPAD, la psychiatrie, les maternités, les personnels de santé n'en peuvent plus et les usagers sont lésés par la fragilisation des services publics et des financements de la santé.

La situation de notre système de santé et particulièrement de nos hôpitaux publics est dramatique.

Dramatique pour les soignants et les patients en souffrance, pour l’accès aux soins de plus en plus remis en cause par les inégalités sociales et territoriales.

Notre département aussi est durement touché: fermetures de services, de lits, accès aux urgences et au Smur qui n’est plus assuré 24h sur 24 dans la continuité de notre territoire, délais d’attente insupportables pour les patients dans les couloirs,allongement sans fin de la durée de prise de rendez-vous avec un spécialiste, il y a en Bretagne 20 % de moins de médecins spécialistes que la moyenne française, et c’est pire dans le Finistère, médicaments « en rupture de stock ». Et le vieillissement de la population n’est pas pris en compte et encore moins anticipé.

Mais le nouveau directeur de l’ARS Bretagne nous chante « Tout va très bien Mme la marquise »: les Bretons sont « de bons élèves » , ils ne consomment « que 4, 8 % des dépenses de santé » du pays alors qu’ils comptent pour 5 % dans la population française. Le fait que nos hôpitaux soient sous-financés, que les données de santé ne soient pas bonnes, que la mortalité prématurée soit supérieure en Bretagne de 16 % à celle du pays ne lui pose pas de problème de conscience.

Le financement, c’est le nœud du problème. Et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase : le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, voté sans état d’âme par tous les députés finistériens LREM non seulement n’apportera aucune amélioration mais ne va même pas maintenir le statu quo puisque Macron et sa majorité vont encore prendre 4 milliards d’euros au détriment de notre protection sociale dont 1 milliard à l’hôpital public !

Alors que depuis des mois le mouvement dans les hôpitaux s’enracinent dans nombre de services d’urgence, et d’autres, après les EHPAD et les hôpitaux psychiatriques, au cours de ces deux dernières années, le gouvernement entend donner « le coup de grâce » au service public hospitalier avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2020, que les députés LREM du département ont voté sans sourciller. Le gouvernement continue de rogner sur la santé. 4,2 milliards sont "économisés" sur les dépenses de santé cette année. 900 millions d'économies supplémentaires sont demandés à l'hôpital public, déjà exsangue. Le budget de la Sécurité Sociale est de plus en plus intégré au budget de l'Etat. 

Les recettes de la Sécu sont amputés par 4,7 milliards d'euros d'exonérations de cotisations en plus cette année.

Alors qu’il faudrait au contraire mettre en œuvre comme le proposent les communistes un grand plan d’urgence pour l’hôpital public, arrêter les fermetures de lits et de services, créer 100 000 emplois à l’hôpital maintenant, 300 000 sur 3 ans dans les Ehpad, ouvrir des centres de santé publics, aller vers la prise en charge à 100 % par la Sécu de tous les soins prescrits, mettre en place une réelle démocratie sanitaire.

Des solutions existent pour financer ces mesures comme la suppression de l’allègement CICE de cotisations patronales (24 milliards d’euros), des autres allègements de cotisations (11 milliards), la suppression de la taxe sur les salaires prélevée sur les hôpitaux (4 milliards).

Ce jeudi 14 novembre une journée de mobilisation sans précédent va se dérouler dans tout le pays associant salarié-es, médecins, citoyen-nes pour exiger des moyens pour notre santé.

Les communistes y prendront toute leur part:

- la section du Pays de Brest du PCF soutient le rassemblement syndical qui aura lieu ce jeudi 14 novembre à 10 h 30 Place de la Liberté  à Brest et appelle  les professionnels de santé, les citoyens usagers, et toute la population à y participer.

- La section du pays de Cornouaille du PCF apporte son total soutien à l’action des personnels hospitaliers de Quimper et de Cornouaille qui vont se regrouper à 14h45 à Quimper devant l’entrée du CHIC pour marcher ensuite en direction de l’antenne finistérienne de l’ARS Bretagne venelle de Kergos.

Elle appelle à participer nombreux au rassemblement qui aura lieu ce même jeudi à 18h place St Corentin à Quimper à l’initiative d’un très large collectif de mouvements associatifs, syndicaux, politiques, dont le parti communiste, de Quimper et de Cornouaille, pour des moyens à la hauteur des besoins de santé, pour des soins accessibles à tous.

- La section du pays de Morlaix du PCF appelle à soutenir le rassemblement des personnels de l'hôpital en debrayage à 14h au bâtiment administratif de l'hôpital à Morlaix, direction Rond Point Saint Fiacre 

PCF Finistère: Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Mobilisons-nous, professionnels de santé, citoyens usagers, toute la population !
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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 12:56
Hôpital de Morlaix. Journée de mobilisation le 14 novembre (Le Télégramme, 5 novembre 2019)
Les membres du comité de défense des usagers du CHPM (Centre hospitalier des Pays de Morlaix) se sont réunis le 5 novembre. L’idée est d’inviter la population à prendre part à deux rassemblements, les jeudi 7 et 14 novembre, journées auxquelles s’associe le comité morlaisien, membre de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité. Motif : « La ministre de la Santé a une idée très précise, celle de casser le secteur public et la Sécurité sociale, pour justifier le recours au secteur privé ».
 

Journée d’action et débrayage

 

De même, le refus du gouvernement de « prendre en compte les besoins des hôpitaux et EHPAD dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2020 », selon les membres du comité, « conduit à une véritable catastrophe sanitaire ». La journée d’action des IBODE (Infirmières de bloc opératoire diplômées d’État) du 7 novembre comportera notamment un débrayage de 15 à 16 h et un rassemblement devant le CHPM, tandis que le 14 sera l’occasion d’une action nationale, tant interprofessionnelle qu’intersyndicale.

Le Télégramme, 5 novembre 2019
Hôpital de Morlaix. Journée de mobilisation le 14 novembre (Le Télégramme, 5 novembre 2019)
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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 12:30
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François

Premières photos d'Eugène Caradec Davilliers et de Ismaël Dupont de la réunion publique de Ian Brossat, porte-parole du PCF, candidat communiste aux dernières européennes, adjoint au logement à la mairie de Paris et président de l'ANECR (association nationale des élus communistes et républicains, qui regroupe 7000 élus dont 600 maires) à Quimper ce vendredi 8 novembre, sur l'enjeu des élections municipales, mais beaucoup d'autres thèmes connexes ont été abordé aussi par Ian Brossat, et les personnes qui l'accompagnaient à la tribune, Yvonne Rainero, Glenn Le Saoût, Ismaël Dupont, comme par les participants, Françoise Guéguen, syndicaliste CGT, qui est intervenue sur la réforme chômage, Martine Carn, présidente de comité de défense de l'hôpital du pays de Morlaix, sur la crise vécue par les usagers et salariés de l'hôpital, Jean-Marc Clery, responsable de la FSU Bretagne, sur la réforme territoriale et les contours flous d'un nouvel acte de la décentralisation, Bernard Jasserand, sur la privatisation de l'énergie, etc : la réforme de Macron contre les droits des chômeurs, la réforme des retraites, le climat de banalisation du racisme et de l'islamophobie pour faire diversion a la question sociale, la dégradation des services publics, notamment a l'hôpital, les propositions communistes phare dans ces élections municipales.

90 personnes étaient présentes pour cette très belle réunion publique avec un Ian Brossat super brillant et limpide comme à son habitude!

Ian Brossat avait auparavant échangé de la problématique d'Air bnb, du logement et de la ville pour tous à Douarnenez avec une centaine de personnes à la librairie L'Ivraie à Douarnenez. 

Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François
Une très belle réunion publique avec Ian Brossat ce vendredi 8 novembre 2019 à Quimper aux Halles St François

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 12:14

Bolivie : La France doit condamner le coup d’État et ne pas abandonner le peuple bolivien (PCF)


Le coup d'Etat en Bolivie qui a chassé du pouvoir, le 10 novembre dernier, le président Evo Morales et les forces de gauche bolivienne a été orchestré par l'Administration Trump, qui s'est félicitée d'un « moment significatif pour la démocratie », et par « son ministère des colonies », l'Organisation des Etats américains (OEA).


Cet acte de la plus haute gravité doit être, sans plus attendre, reconnu comme tel et condamné par la France, les États membres de l'UE et le Conseil de sécurité de l'ONU.


La violence, les chasses à l'homme, ratonnades, humiliations, saccages, tabassages et meurtres organisés par les forces de droite et d'extrême droite, des forces policières et militaires boliviennes avec le soutien actif des Etats-Unis depuis le soir du scrutin présidentiel n'ont pas cessé. Les militant-e-s de gauche mais aussi l'ensemble de la population, et particulièrement les populations Indigènes, risquent leur vie chaque jour.


Dans un tel contexte, le silence du Quai d'Orsay est non seulement incompréhensible mais inadmissible. Monsieur Macron, monsieur Le Drian, n'êtes-vous plus capables de reconnaître un coup d'Etat qui plonge un pays entier dans les ténèbres et prolonge le bain de sang ? Ce silence déshonore notre pays, notre peuple.


Le Parti communiste français (PCF) appelle l'ensemble des forces démocratiques de notre pays à exprimer leur soutien et solidarité au peuple bolivien.


Le PCF demande instamment au président de la République de condamner explicitement le coup d'Etat du 10 novembre, de manifester son soutien au peuple bolivien en portant au Conseil de sécurité de l'Onu dans les délais les plus brefs un projet de résolution condamnant le coup d'Etat en Bolivie et les manœuvres d'ingérence, les soutiens internationaux qui ont créé cette situation de chaos.


Le PCF renouvelle son soutien à Evo Morales, au MAS, sa pleine solidarité avec le peuple bolivien et participera à toutes les manifestations pour la démocratie, les droits humains et la paix en Bolivie.


Parti communiste français,


Paris le 13 novembre 2019.

Bolivie : La France doit condamner le coup d’État et ne pas abandonner le peuple bolivien (PCF)
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