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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 05:56

 

Paris.  Que s’est-il vraiment passé place d’Italie, lors du 53e épisode des gilets jaunes, signant là, plus qu’ailleurs sans doute, par une certaine forme d’amertume, l’acte I de l’an II du mouvement ? Plus exactement, comment a-t-on pu en arriver à ces scènes de casse dans un espace confiné par les forces de police, comme dans les crocs d’une mâchoire, jusqu’à ce que le piège se referme sur les manifestants, les vrais ? Un an de colères, de luttes, de mobilisations hebdomadaires et de revendications. Un an de violences policières, de répression, de mépris et de privation des libertés. Et que retiennent le gouvernement et les médias dominants ? Les agissements de quelques-uns détruisant du mobilier urbain ainsi qu’un monument à la mémoire du maréchal Juin dans le 13e arrondissement de Paris. Des dizaines d’individus cagoulés, bien utiles pour décrédibiliser l’action de plusieurs milliers de manifestants, dont on signalera au passage qu’ils furent contraints pour beaucoup, au fil des semaines, d’abandonner leur identifiant, le fameux gilet jaune. Le bloc-noteur s’obstinera à le répéter : ces scènes de casse – gonflées en pseudo-« chaos » par les chaînes d’information en continu – n’apportent rien au combat, au contraire, elles empêchent de précieux « temps de parole » pour parler avec sérieux et gravité de la colère qui continue de secouer les tréfonds de la société. Alors que la mobilisation du week-end a connu un léger regain par rapport aux semaines précédentes, tout semble ainsi orchestré pour nous épargner l’essentiel : la question sociale, écologique et démocratique.

Questions. Mais revenons à la place d’Italie. Notre confrère de Sud Radio, Didier Maïsto, aguerri de ces rassemblements, était présent. Il témoigne par ces mots : « Comme à chaque fois que ça chauffe vraiment, il y a trois catégories d’“hommes en noir”. Primo : des jeunes gens qui veulent en découdre et scandent “Aha aha anti, anticapitalistes”, qui sont absolument contre tout ce qui représente l’État. Secundo : des policiers de la BAC, vêtus de la même façon et qui, par petits groupes, interpellent via la technique du “saute-dessus” avant de se réfugier derrière un cordon de CRS ou de gendarmes mobiles. Tertio : une catégorie que j’appelle des “zonards”, qui cassent tout sur leur passage, sans discernement. Ceux-là, je ne sais pas qui ils sont. Ça fait quand même un peu barbouzes… » D’où d’innombrables questions concernant les circonstances de ce que certains nommèrent un « guet-apens ». Pourquoi la préfecture avait-elle choisi une place en travaux, avec des échafaudages et du matériel de chantier à disposition, contre l’avis du maire de l’arrondissement, le socialiste Jérôme Coumet ? Pourquoi avoir nassé tout le monde, avec les risques que les manifestants encouraient ? Enfin, pourquoi avoir rendu la manifestation illégale au moment où elle devait démarrer, sous les nuages de gaz, alors qu’elle fut déclarée et acceptée ? Aucune réponse « politique », sinon le choix assumé par le ministère de l’Intérieur de la répression « organisée » de tous côtés, comme pour étendre et maintenir la tension entre gilets jaunes et policiers. Avez-vous vu les images de ce journaliste grièvement blessé au visage après un tir de grenade lacrymogène ? Avez-vous vu cette femme tirée par les cheveux sous les mains d’un agent de la BAC ? Avez-vous vu cet homme piétiné ? En revanche, vous avez assisté en direct à l’intervention ultra-solennelle du préfet de police, l’ineffable Didier Lallement, ce qui valut, sur BFM, ce commentaire du consultant police-justice, Dominique Rizet, qui ne passe pas pour un révolutionnaire : « C’est plus un discours de chef d’armée que de préfet de police. » En effet, le préfet a choisi « son camp ». Celui de sauver les têtes de l’exécutif, qui ne tiennent désormais que par leurs « forces de l’ordre », puisqu’ils n’ont que cette expression à la bouche. Didier Maïsto évoque un « décalage de plus en plus grand entre le légal et le légitime », au service d’une seule stratégie, celle du « moi ou le chaos ». Comment lui donner tort ?

 

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 05:51

 

Evasion fiscale, désastre écologique... Découvrez le rapport dans lequel L'ONG Attac chiffre le véritable coût d'une scandaleuse "réussite". 

 

Depuis sa création en 1994, l’empire Amazon a bouleversé nos existences et refaçonné des pans entiers de l’économie. Première capitalisation boursière de la planète, le mastodonte a vendu plus de 11 milliards de produits dans le monde l’année dernière. Mais cette réussite a un coût, à la fois social, écologique et fiscal. C’est ce coût que calcule l’ONG Attac, dans un rapport publié aujourd’hui. Quelques chiffres donnent la mesure du scandale. Champion toute catégorie de l’«évitement » fiscal, Amazon dissimulerait 57% de son chiffre d’affaires au fisc français, soit environ 2 milliards d’euros. Son essor fulgurant abime le tissu industriel : aux Etats-Unis, un emploi créé par Amazon en détruirait deux ailleurs. Géant numérique, son empreinte écologique est colossale : Amazon Web Services aurait émis à lui seul 55,8 millions de tonnes de Co2 en 2018, soit l’équivalent des émissions du Portugal.

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 16:30

Bérénice Manac’h était l’invitée des « mardi de l’éducation populaire » le 1er juillet 2019 pour nous présenter son livre « Le Livre de Nella ».
Une histoire hors du commun racontant le parcours de sa mère partie d’Italie pour rejoindre l’URSS, puis la France ... une histoire d’amour liée à la politique ... à découvrir absolument sur notre chaîne YouTube Rouge Finistère PCF29

N’hésitez pas à vous abonner

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 16:30
Saskia Hellmund - La Chute du Mur vue de l'est - Mardi 26 novembre, 18h, Mardi de l'éducation populaire du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac à Morlaix

Conférence : « La Chute du Mur vue de l’Est »

 

Saskia Hellmund, historienne diplômée d’une thèse franco-allemande et originaire de la RDA, fera participer l’audience en direct à cet évènement d’envergure mondiale.

Les manifestations contre le régime est-allemand, les dangers, les incertitudes, les bouleversements pour la population, les conséquences de la réunification pour l’Allemagne de l’Est… l’analyse des faits historiques dévoilera une autre vision de la fin de la guerre froide, jusqu’alors inconnue en France.

La chute du Mur a été un moment de grande émotion, mais également un choc pour les Allemands de l’Est. Devoir s’adapter du jour au lendemain à une autre façon de vivre, à d’autres valeurs et exigences, faire face aux fléaux de la société actuelle comme l’insécurité et le chômage : la nouvelle liberté acquise a eu une face cachée. Perdre son pays, ses habitudes et voir dévaloriser ses origines ont été des expériences traumatisantes.

De plus, l’expérience est-allemande offre de nombreux parallèles avec le vécu identitaire breton.

Saskia Hellmund est auteure de deux livres : « La fille qui venait d’un pays disparu », éditions Les points sur les i, Paris 2015, et « Pays perdu, pays choisi », éditions Skol Vreizh, Morlaix 2017.

Après avoir enseigné sa langue maternelle à la Sorbonne, elle a posé sa plume dans le pays de Morlaix. Depuis 2018, elle travaille comme chargée de cours à l’UCO de Guingamp.

Saskia Hellmund vient de terminer un roman qui parle de la situation actuelle en Allemagne de l’Est : « La tentation du retour ».

 

 

 

 

Saskia Hellmund - La Chute du Mur vue de l'est - Mardi 26 novembre, 18h, Mardi de l'éducation populaire du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac à Morlaix
Notez bien dans vos agendas nos prochains Mardis de l'éducation populaire, conférences publiques ouvertes à tous:
 
Mardi 26 novembre 18h (2 petite rue de Callac à Morlaix) :
 
  A l'occasion des 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA, conférence-débat avec Saskia HELLMUND, qui nous parlera de la RDA « ex Allemagne de l’Est » où elle est née et a vécu sa jeunesse et étudié, sur la base des deux livres qu'elle a déjà publiés:
 
- La fille qui venait d'un pays disparu
 
- Pays perdu, pays choisi. Journal d'une jeune Allemande de l'est (chez Skol Vreizh)
 
 
Mardi 10 décembre 18h (2 petite rue de Callac à Morlaix):
 
Conférence-débat avec le journaliste à l'Humanité et essayiste, spécialiste des questions d'environnement, d'agriculture et d'écologie, Gérard Le Puill sur le thème: comment faire face à l'urgence climatique et l'urgence sociale? 
 
Auteur de:  Devant l'urgence climatique, bousculons les politiques (éditions du Croquant)
 
Produire mieux pour manger tous d'ici 2050 et après
 
L'écologie peut encore sauver l'économie
 
Réinventons l'économie dans un monde fini
 
Mardi 14 janvier 18h (2 petite rue de Callac à Morlaix):
 
Conférence-débat avec le journaliste au Monde Diplomatique Maurice Lemoine, auteur de Venezuela, chronique d'une déstabilisation autour de la situation et de l'histoire récente au Venezuela et de la stratégie américaine et capitaliste pour déstabiliser les gouvernements progressistes et anti-impérialistes en Amérique latine. 
 

 
Nos derniers mardis de l'éducation populaire:
 
Janvier 2018, le philosophe Jean-Michel Galano sur la philosophie de Karl Marx
 
Mars 2018, Greg Oxley sur la Révolution Française
 
Avril 2018, l’écrivaine Maha Hassan sur la littérature, la révolution et la guerre en Syrie
 
Mai 2018, le journaliste Gérard Le Puill sur l’agriculture et le réchauffement climatique
 
Mai 2018, encore, l’ingénieur Yann Le Pollotec sur la révolution numérique
 
Juillet 2018, Marie-Noëlle Postic et Lucienne Nayet sur l’antisémitisme et son histoire
 
Novembre 2018: l’essayiste, romancier et journaliste Valère Staraselski sur le thème: « Aragon, entre littérature et politique, la liaison délibérée ».
 
Décembre 2018: la sociologue et romancière Anne Guillou, auteur chez Skol Vreizh en 2018 de « Une embuscade dans les Aurès »: La Guerre d’Algérie (1954-1961), blessures intimes.
 
Janvier 2019: Dominique Noguères, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, avocate, sur l'enjeu de la justice et des réformes de la justice
 
Février 2019: conférence de l’historien Pierre Outteryck  sur la belle figure de Martha Desrumaux, résistante, déportée, dirigeante du mouvement ouvrier, communiste et cégétiste, du Nord
 
Mars 2019. Retour de Palestine avec nos trois camarades de l'AFPS, en mission de solidarité au camp de réfugiés de Jalazone: François Rippe, Thierry Seigland, Yann Crenn
 
Avril 2019: Maryam Madjidi, écrivaine prix Goncourt du premier roman, prix étonnants voyageurs 2018, sur "Marx et la poupée" et sa jeunesse de réfugiée iranienne, fille de militants communistes chassés par la dictature islamiste en Iran.
 
Mai 2019: l'historien Jean-Paul Sénéchal sur le Front Populaire dans le Finistère
 
Juin 2019: 1917-1920: Histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire confronté à la guerre, en chansons, avec Roger Héré, Patricia Paulus, Jean-François Vérant. "De la première guerre mondiale à la création du PCF, éléments d'histoire et de contexte". 
 
Juillet 2019: Bérénice Manac'h sur "Le livre de Nella": une jeunesse dans une famille de réfugiés italiens communistes et dans l'URSS de Staline
 
Mardi 15 octobre à 18h, un visionnage collectif du film de Gilles Ballastre « Main basse sur l'énergie » suivi par un débat animé par Bernard JASSERAND sur les enjeux du démantelement du service public de l'énergie et de l'énergie en France en général.
 
 
Prochains mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix: Saskia Hellmund sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA le 26 novembre, Gérard Le Puill sur l'urgence climatique le 10 décembre, Maurice Le Moine sur le Venezuela le mardi 14 janvier
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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 16:06
Fabien Roussel, interview à L'Humanité avec Julia Hamlaoui, 25 novembre : Un système de retraites révolutionnaire
Fabien Roussel : « Un système de retraites révolutionnaire »
Lundi, 25 Novembre, 2019 - L'Humanité

Contre-projet Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, expose la réforme alternative des communistes. Il demande au gouvernement de l’examiner et invite la gauche à en discuter le 11 décembre.

 

Vous appelez à la mobilisation du 5 décembre, quels sont vos griefs contre la réforme des retraites du gouvernement ?

Fabien Roussel De la dizaine de réformes conduites en trente ans, celle-là est certainement la pire. Elle casse complètement le système de solidarité et impliquera pour tous de travailler plus. Avec ce système où le montant des pensions ne serait pas défini à l’avance puisque la valeur du point pourrait varier d’une année sur l’autre, le gouvernement veut nous pousser à souscrire à des retraites par capitalisation. C’est le cœur de cette réforme : casser notre modèle pour orienter les Français vers des assurances privées.

Vous organisez un meeting à Saint-Denis le 11 décembre avec l’objectif de ne pas en rester à la contestation de cette réforme. Pourquoi un contre-projet vous paraît-il indispensable ?

Fabien Roussel On ne peut pas en rester au statu quo quand un tiers des retraités ont une pension inférieure à 1 000 euros et qu’en moyenne les pensions correspondent à 50-55 % du dernier salaire. Le 11 décembre, nous proposons d’en discuter avec les forces syndicales et politiques de gauche et écologistes pour voir tout ce que nous avons en commun et pouvoir dire « si demain nous sommes au gouvernement voilà ce à quoi nous nous engageons ». Adrien Quatennens, de la France insoumise, Olivier Faure, du PS, les écologistes nous ont déjà assurés de leur présence comme des organisations syndicales. Nous attendons d’autres confirmations. Nous, PCF, mettons sur la table notre propre réforme des retraites et demandons au gouvernement de l’étudier.

Votre Conseil national a validé ce week-end votre projet de réforme. Vous proposez un régime « unifié » et plus simple, quels droits ouvrirait-il pour tous ?

Fabien Roussel Le gouvernement martèle que l’existence de 42 régimes crée des injustices. Mais ceux qui subissent l’injustice sont ceux qui n’ont pas un régime leur permettant de partir à 55 ans quand les travaux sont pénibles ou à 60 ans avec une pension suffisante et garantie. Nous voulons, nous, un régime unifié par le haut. La France produit suffisamment de richesses pour cela.

Comment proposez-vous de pérenniser le système par répartition alors que la durée de vie augmente?

Fabien Roussel Le gouvernement ne cesse de répéter que nous sommes passés de 4 actifs pour 1 retraité à 2 pour 1. Or, dans le même temps, entre 1960 et 2000, le PIB a été multiplié par 4. Selon les projections disponibles, la production de richesses doublera presque d’ici à 2040. Pour pérenniser le système solidaire par répartition, il faut augmenter la part de richesses que nous y consacrons. Le gouvernement veut plafonner ce financement à 14 % du PIB, nous pensons qu’il faut le porter à 17 %. Mais, outre la répartition des richesses, il faut changer leur mode de production. Le système de retraites que nous proposons, par son financement, est révolutionnaire. Il permet non seulement de répondre à l’allongement de la durée de la vie mais propose un nouveau modèle économique respectueux des salariés et de la planète grâce à une modulation des cotisations.

Comment fonctionnerait un tel système ?

Fabien Roussel Les aides publiques sans contrepartie, comme le Cice et toutes les exonérations de cotisations, qui nous coûtent 66 milliards par an, seraient supprimées pour que les cotisations financent bel et bien le système de retraites. Celles-ci seraient alourdies pour les entreprises qui délocalisent, embauchent des intérimaires au lieu de CDI, ne forment pas leurs salariés ou ne respectent pas les objectifs environnementaux. Au contraire, celles qui répondent aux objectifs écologiques et sociaux cotiseraient normalement mais seraient accompagnées dans leurs investissements par des prêts à taux 0 %. Nous estimons qu’en cinq ans 50 à 70 milliards d’euros peuvent ainsi être apportés au financement de notre système de retraites. Mais c’est aussi l’un des leviers pour changer notre modèle économique : Emmanuel Macron a fait la leçon aux ouvriers de Whirlpool à Amiens vendredi, c’est indécent, alors qu’il a fait la preuve de l’incapacité du capitalisme à répondre à l’impératif social et écologique de la relocalisation de la production.

Quels autres leviers de financement défendez-vous ?

Fabien Roussel Les revenus financiers – 298,8 milliards d’euros en 2018 – doivent contribuer au même taux que les cotisations employeurs, soit 10,45 %. L’égalité salariale femmes-hommes apporterait 6 milliards d’euros à la caisse des retraites : avec une loi contraignante, l’objectif peut être atteint en deux ans. Enfin, il y a la hausse des salaires. Nous demandons au premier ministre d’organiser une conférence sociale salariale pour qu’à la date du 1er janvier le Smic augmente de 20 %. C’est réparer une injustice, et apporter de nouvelles ressources pour les retraites. À ce sujet, on ne peut que se réjouir de voir que d’autres forces, y compris des députés de la majorité, trouvent désormais légitime une meilleure répartition de la richesse créée en faveur du travail.

Ce rendez-vous du 11 décembre est-il pour vous la première pierre d’un rassemblement appelé à dépasser la question des retraites ?

Fabien Roussel Ma première préoccupation est d’essayer d’unifier le monde du travail, que le gouvernement fait tout pour diviser, comme avec le débat sur l’immigration ces dernières semaines. Salariés du public « privilégiés » contre ceux du privé, usagers du train contre cheminots, ceux qui touchent le Smic contre allocataires du RSA, travailleurs contre chômeurs… Nous subissons tous en réalité les mêmes maux, ceux d’un régime capitaliste qui pompe nos richesses. Le rôle du Parti communiste doit être de ressouder la classe de ceux qui vivent de leur travail, de l’université à la retraite. Évidemment, si nous sommes plusieurs à gauche à dire que c’est possible, nous serons plus audibles.

La gauche peut-elle y travailler de concert dans un contexte où pour les élections municipales elle se présente souvent en ordre dispersé ?

Fabien Roussel Dans 90 % des cas nous sommes unis avec d’autres forces de gauche et écologistes. Nous faisons tout pour élargir ces rassemblements sur la base de projets locaux décidés avec les habitants. L’union est notre ambition, c’est compliqué, c’est aussi un combat. Les discussions se poursuivent mais je regrette que des forces politiques qui ont déjà en ligne de mire la présidentielle ne fassent pas le choix du rassemblement aux élections municipales.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe essaient ces derniers jours de déminer le terrain, comme avec le plan Buzyn. Alors que les luttes sociales ont eu ces dernières années du mal à obtenir gain de cause, est-on à un point de bascule du quinquennat ?

Fabien Roussel C’est possible. Sur l’hôpital, le gouvernement ne prend toujours pas la mesure des difficultés et n’y répond que partiellement en tentant de diviser les soignants pour qu’ils n’appellent pas à manifester le 5 décembre. C’est petit, méprisant, et sans doute le signe de leurs craintes. Sur les retraites, pour désamorcer la mobilisation, il prétend ouvrir la discussion mais uniquement sur la base de son système par points : il n’y a pas de dialogue. Au-delà des seules retraites, la vie chère mine le moral des ménages et plombe leur porte-monnaie. Le 5 décembre, ce sont aussi ces questions qui sont à l’ordre du jour. D’ailleurs, les gilets jaunes appellent à manifester. Quant à la gauche, sa responsabilité est immense. Dans une société si fracturée, l’insurrection peut être chaotique. Faute d’offrir une perspective progressiste, c’est l’extrême droite, le fascisme, qui peut être perçue comme l’alternative. À nous, forces de gauche, de travailler main dans la main avec les syndicats, les citoyennes et citoyens qui se mobilisent pour gagner de nouvelles avancées sociales dignes de notre siècle.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 15:25
Fréderic Joly nous fait redécouvrir la vie et l'oeuvre de Victok Klemperer, penseur allemand anti-nazi qui décrypta la novlangue du 3e Reich
Essai. Le langage signifie
Lundi, 25 Novembre, 2019

La Langue confisquée. Lire Victor Klemperer aujourd’hui Frédéric Joly Éditions Premier Parallèle, 288 pages, 19 euros
Frédéric Joly consacre un essai à l’œuvre du philologue Victor Klemperer, rare survivant juif de Dresde, témoin de la réalité de l’horreur nazie au quotidien.

 

Frédéric Joly nous avait donné, en 2015, l’important essai biographique Robert Musil. Tout réinventer (Seuil). Il est aussi le traducteur de grands auteurs de la première moitié du XXe siècle (Georg Simmel, Walter Benjamin) et contemporains (Jürgen Habermas, Eva Illouz). Il sait bien que les œuvres littéraires, philosophiques sont toujours contemporaines les unes des autres, se lisent ensemble, les unes dans les autres. C’est toute la question de la langue, qui est plus vraie que celui qui la parle, comme le pensait Victor Klemperer, à qui Frédéric Joly consacre un nouvel essai. Victor Klemperer (1881-1960), fils de rabbin, converti au protestantisme, est professeur de romanistique à Dresde quand, en 1934, il est destitué de ses fonctions en tant que juif ; il n’a alors plus le droit d’enseigner. Il avait une chaire, il va maintenant balayer la neige…

Il faut dire aussi que les Klemperer ne se voyaient vivre ni en Amérique du Nord, ni en Amérique du Sud, et moins encore en Palestine – « le projet sioniste suscitant à cette date la plus vive antipathie du philologue », dit Frédéric Joly. Et le fait d’être marié à une « Aryenne » – Eva, protestante, pianiste – va lui conférer un statut particulier, « qui ne peut que le distinguer de la grande majorité des juifs allemands », dit encore Joly. Victor Klemperer sera celui qui va consigner les douze années des nazis, de 1933 à 1945, dans un immense journal de 2 000 pages qui ne paraîtra en Allemagne qu’en 1995, en deux volumes : Mes soldats de papier. Journal 1933-1941 et  Je veux témoigner jusqu’au bout. Journal 1942-1945 (Seuil, 2000).

Créée de toutes pièces, la rhéthorique nazie décryptée

Jusqu’en 1933, le mot de Renan « Tout est possible, même Dieu » lui était apparu comme un bon mot sarcastique. Mais, à partir de cette date fatidique, il en fera sa devise, « sa religiosité à lui » (dit Frédéric Joly). Dès lors, le philologue va s’astreindre quotidiennement à scruter le langage du pouvoir, « qui devient aussi celui de la rue ». Il va « écouter » autant par prudence que par intérêt intellectuel. Plus tard, il baptisera ce nouveau langage LTI (Lingua Tertii Imperii). C’est la langue du IIIe Reich : un média de masse créé de toutes pièces « à partir de ce que les nazis ont décidé de tenir pour rien : la langue », comme l’analysera aussi la philosophe Catherine Perret. Klemperer s’était d’abord intéressé à la langue du XVIIIe siècle français (Voltaire, Montesquieu, Rousseau), jusqu’à ce qu’on lui interdise tout accès en bibliothèque (on lui interdira bientôt le téléphone, sa maison, son auto, les sorties, etc.).

Longtemps, il fit « comme si » – comme si l’Allemagne ne s’enfonçait pas dans le désastre, comme si la haine ne le concernait pas. Mais le réel a vacillé, est devenu cauchemardesque : « L’horreur que je suis en train de vivre, disait-il, est-ce que je la vis bien ? » Mais c’est précisément ce « doute de la fermeté du réel » qui fait les œuvres… Victor Klemperer est un « réchappé », un survivant. Il est l’un des douze survivants de la communauté juive de Dresde, qui, en 1933, comptait un peu moins de 6 000 membres. Il a survécu aussi à l’anéantissement de sa ville, en 1945, et a vite fait le constat que tout, en Allemagne, devait être recommencé de zéro. Dans ses Carnets d’un philologue, il évoquera le rôle du romantisme dans le suicide de l’Allemagne, certain qu’il était d’un lien étroit entre romantisme allemand et nazisme. C’est une terrible accusation, qu’il nuancera plus ou moins… Mais c’est cela « lire Klemperer aujourd’hui », c’est avoir la certitude inébranlable que la vérité est une fonction permanente du langage, dit Frédéric Joly. Oui, le langage signifie…

Didier Pinaud
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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 05:48

 

Le président s’est rendu sur le site de l’ancienne usine d’Amiens. Ses tentatives de justification se sont heurtées à la colère des salariés à qui le candidat Macron avait promis une reprise du site.

Ulcérés, les ex-Whirlpool d’Amiens on profité de la visite d’Emmanuel Macron, ce vendredi, pour demander des comptes. C’est là, sur le parking de l’usine qu’il y a deux ans, en octobre 2017, le candidat d’alors été venu promettre le soutien de l’Etat à 280 salariés menacés de licenciement. « J’ai dit la vérité » leur a martelé le chef de l’Etat en balayant d’un revers de la main le sentiment des salariés d’avoir été « bernés ». Le « sauvetage » de l’usine, alors largement mis en scène par Emmanuel Macron, est tombée à l’eau, et la justice à finalement acté la liquidation du site en août dernier.

« C’était un projet fictif, depuis le départ » dénonce Kevin Crepin, secrétaire général de l’union départementale CGT de la Somme. « Les salariés ont été maintenus dans une usine fantôme, qui n’a jamais redémarré la production. Ils ont poireauté, pendant des mois sur leur poste de travail, sans rien faire et sans rien dire de peur que cela leur porte préjudice » poursuit le syndicaliste. Porté par un « notable du coin », Nicolas Decayeux, l’offre de reprise de l’usine d’Amiens a été un fiasco. « On le savait plus ou moins, on connait les pratiques de Monsieur Decayeux, dont la famille est propriétaire de plusieurs entreprises de métallurgie dans la région, et sa conception très limitée du droit du travail » explique Kévin Crepin, qui note que « nombre de ses salariés viennent régulièrement dans les permanences syndicales témoigner des conditions de travail abominables ». Nicolas Decayeux, qui au passage, a « empoché 2,5 millions d’euros d’aides publiques et 7,4 millions d’euros de Whirlpool au titre de la revitalisation du site », souligne la CGT.

Mais pour Emmanuel Macron, la colère n’est pas justifiée. « Jai dit la vérité à Whirlpool (…) est ce que j’ai dit : on va tous vous sauver, on va garder l’entreprise ? Non » s’est justifié le président de la République face aux salariés licenciés. « Venir il y a deux ans dire à tous les salariés qu’ils seront repris alors que derrière il n’y a rien, c’est nous prendre pour des cons » a quant à lui réagi François Ruffin, député Insoumis de la Somme, présent aux côtés des salariés. « Le repreneur s'est planté mais c'est trop facile de mettre ça sur le dos de l'Etat (…), ce n’est pas la faute de l’Etat (…) ce n’est pas l’Etat qui embauche quand les choses vont mal » a insisté Emmanuel Macron. Pas si simple rétorque Kevin Crepin. Car « lorsque le licenciement des salariés protégés de Whirlpool a été prononcé, l’inspection du travail a jugé qu’au regard des bénéfices à l’échelle du groupe, le motif économique ne pouvait pas être considéré comme réel et sérieux » rappelle le syndicaliste. Et d’ajouter : « Au Ministère du travail, Muriel Pénicaud, ministre du travail d’Emmanuel Macron, s’est alors empressée de casser cette décision de l’inspection en validant sans ciller le licenciement des salariés protégés ».

Dès jeudi, et au départ du parking de leur ancienne usine, les ex-Whirpool, soutenus par l’Union départementale CGT, s’étaient rassemblés dans l’idée de partir en manifestation jusqu’au l’université où Emmanuel Macron devait intervenir le soir même. « Mais nous avons été arrêtés avant d’arriver, par les forces de l’ordre » raconte Kevin Crepin, qui décrit une ville « en état de siège », la circulation coupée, et la présence de 2 500 policiers. Avec un brin d’ironie dans la voix, le syndicaliste conclut : « En ce qui concerne l’opération communication du retour en grâce d’un président tant aimé dans sa ville natale, on repassera ».

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 05:46

 

Un rapport du Pentagone alerte sur la résurgence de Daech dans le Nord-Est syrien, à la suite de l’invasion turque. Les djihadistes pourraient reprendre des villes en Syrie et en Irak. Un danger qui menace l’Europe.

L’Agence France Presse appelle cela un « un organisme indépendant chargé des enquêtes internes » alors que ce n’est rien d’autre que l’Inspection générale du Pentagone, le ministère américain de la Défense. Cet organisme, en réalité, pire qu’un drone, survole et évalue tout ce qui se passe dans le cadre des opérations militaires états-uniennes. Ce qui se passe au nord-est de la Syrie ne pouvait échapper à son attention. D’autant plus que Donald Trump a annoncé, le 6 octobre, le retrait des 1 000 soldats américains déployés dans cette région, ouvrant la voie à une offensive militaire turque visant les forces kurdes, alliées de la coalition internationale dans la lutte contre les djihadistes de l’organisation dite de l’« État islamique » (EI).

L’EI a exploité l’incursion turque et le retrait des forces américaines

Fortement critiqué, y compris dans son propre camp, le président américain a changé de cap à plusieurs reprises, finissant par annoncer, après avoir affirmé que tous les soldats yankees rentreraient, le maintien d’une « force résiduelle » en Syrie pour « protéger » des champs de pétrole. On imagine bien que les États-Unis ne comptent pas sur le pétrole syrien pour leurs besoins (d’autant qu’avec l’exploitation du pétrole de schiste, ils deviennent le premier producteur d’or noir sur la planète), mais entendent garder un pied en Syrie pour peser, voire surtout influer sur les développements politiques ultérieurs.

Cette inspection générale vient de publier un rapport, citant des informations fournies par l’agence de renseignement militaire du ministère de la Défense, la Defense Intelligence Agency (DIA). Elle se rend compte que « l’EI a exploité l’incursion turque et le retrait des forces américaines qui s’en est suivi pour reconstituer des capacités et des ressources en Syrie ». L’inspecteur général qui signe le texte ajoute que l’EI  « va vraisemblablement utiliser le vide sécuritaire dans le nord-est de la Syrie pour prendre l’Occident pour cible parce qu’il aura sans doute plus de temps et d’espace pour préparer des attentats et soutenir ses 19 branches dans le monde ». À long terme, l’EI  « cherchera probablement à reprendre le contrôle de certaines localités syriennes et à étendre sa sphère d’influence dans le monde », ajoute l’inspecteur, citant des réponses écrites de la DIA à ses questions. Cela montre également que l’utilisation politico-médiatique de l’annonce de la mort d’Abou Bakr Al Baghdadi lors d’une opération militaire américaine, le 26 octobre, ne devrait pas empêcher l’EI  de se reconstituer. Selon la DIA, l’EI  s’était préparé à résister à la mort d’Al Baghdadi et devrait pouvoir « poursuivre ses opérations, maintenir sa cohésion mondiale et conserver sa posture actuelle ». Pire, toujours selon le rapport, l’EI  « a activé des cellules dormantes pour multiplier les attentats contre les Forces démocratiques syriennes » (FDS), la coalition arabo-kurde sur laquelle les alliés se sont appuyés pour chasser au printemps l’organisation djihadiste du « califat » territorial qu’elle avait instauré en 2014, entre la Syrie et l’Irak.

La Turquie a formé, financé et armé des milices djihadistes

Précision ultime, le rapport précise que les forces américaines en Syrie continuent d’armer les combattants des FDS, mais qu’elles ont cessé de les former ! La réalité de ce rapport apparaît dans les chiffres publiés par le Centre d’information du Rojava, qui estime que le nombre d’attaques revendiquées par Daech depuis l’invasion turque a augmenté de 300 %. Ce qui signifie une capacité pour les cellules dormantes d’empêcher la sécurisation des transports entre les différentes villes du nord-est de la Syrie.

Il s’agit aussi et surtout de la duplicité de la Turquie. Celle-ci a formé, financé et armé des milices djihadistes dont les membres sont déjà passés par Daech ou le Front al-Nosra (ex-al Qaida en Syrie), alors que certains groupes évoluaient dans la province d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie, et sont maintenant projetés dans les zones à majorité kurde pour procéder à un nettoyage ethnique, soit en tuant, soit en déplaçant des dizaines de milliers de civils. Reste la question récurrente : pourquoi aucun État n’empêche la Turquie d’imposer sa loi sanglante dans cette région ?

Pierre Barbancey

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 05:44

 

On en viendrait à ne plus aimer l’histoire dans sa désespérante répétition et son épuisante répétabilité. Il était une fois dans un vieux pays des gouvernants qui se croyaient jeunes parce qu’ils avaient moins de 50 ans alors qu’ils menaient la contrée, comme au temps de Louis-Philippe, le roi imposteur de la Révolution populaire de 1830. À l’époque, les élites, tout comme aujourd’hui, n’avaient qu’une seule obsession : « enrichissez-vous ». Et tant pis pour ceux qui demeuraient, malgré leur dignité et leur travail, dans le besoin et la nécessité. Les moins fortunés n’eurent qu’une solution : s’unir encore une fois, lutter encore une fois, descendre dans la rue encore une fois, se suicider dans le pire des cas encore et toujours, tomber malade du travail le plus souvent, et finalement s’appauvrir sur le long terme. Pire, ils vécurent le drame de ne pas bien faire le travail qu’ils aimaient, soigner les autres gratuitement, sans compter, sans demander de papiers. Alors il fallut construire le rapport de forces, encore et toujours, et devant le scandale public du délabrement des hôpitaux, finalement, au bout du bout, les gouvernants entendirent une voix monter et consentirent après tant de dégâts humains, sociaux et médicaux à daigner s’intéresser à la santé publique. Ce pays, c’est la France de l’extrême centre. Mais par quelle malédiction sommes-nous obligés de plaider pour la bonne gouvernance, et rien de plus, celle qui n’attend pas le désespoir social pour agir, celle qui anticipe les problèmes pour les régler plutôt que d’agir mal dans l’urgence et une fois le rapport de forces en sa défaveur créé ? L’histoire ne sert désespérément à rien, hélas. Et bientôt les retraites, et bientôt la crise des universités à bout, et bientôt l’État pauvre comme Job quand il aura tout vendu de ses biens… Alors revient en mémoire la magnifique loi de juin 1793, lorsque les conventionnels inventèrent la pension pour les vieux travailleurs, les soins pour les filles-mères, les allocations familiales pour les foyers de plus de trois enfants, les soins à domicile pour les accidentés du travail. Qui veut la lutte ? ceux qui expriment des demandes de bon sens, légitimes et simples ou ceux qui font semblant de ne point entendre, sachant qu’en ultime recours ils enverront la police réprimer ou bien devront lâcher dans la panique quelque argent pour mieux cacher la détresse sociale qu’ils construisent ?

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 14:15
Mardi 26 novembre à la MJC: ciné-doc Bienvenue Mr Chang, avec Laëtitia Gaudin Le Puil, co-réalisatrice du film, et Anne Morillon Sociologue, spécialiste des migrations en Bretagne
Une soirée ciné documentaire à ne surtout pas rater la semaine prochaine à la MJC de Morlaix (proposée dans le cadre du mois des solidarités) avec la projection du film "Bienvenue Mister Chang" !
 
Bienvenue Mr Chang (un film de Laetitia Gaudin le Puil et Anne Jochum)
Mardi 26 Novembre à 20h
Participation Libre

Séance suivie d'une rencontre avec Laëtitia Gaudin Le Puil (co-réalisatrice du film) et Anne Morillon (Sociologue, spécialiste des migrations)
Anne Morilllon, auteur de la Thèse « Histoire de l’immigration en Bretagne », travaille depuis bientôt 15 ans sur les questions d’immigration et de discriminations liées à l’origine (réelle ou supposée).

Dans les années 80, la commune de Lanvénégen (56) accueille une vingtaine de réfugiés laotiens et hmongs. 35 ans plus tard, l’une des réalisatrices retrouve son amie d’enfance Maryse, avec laquelle elle remonte le temps, à la découverte de l’histoire d’un exil toujours douloureux...

Anne Morillon est Sociologue, Docteure en sociologie.
"Mobilisant différentes formes de pratiques recherche, étude, expertise, formation, animation, elle travaille depuis bientôt 15 ans sur les questions d'immigration et de discriminations liées à l'origine (réelle ou supposée). Sa discipline de prédilection est la sociologie, mais son parcours de recherche et d'intervention l'a amenée à rencontrer le droit et l'histoire qui ont tous deux nourri son métier de sociologue. Ses travaux récents portent sur l'histoire, la mémorialisation et la patrimonialisation de l'immigration en Bretagne. Elle a aussi croisé la route du HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) qu’elle a représenté à la Cour Nationale du Droit d'Asile à Paris pendant 5 ans, de 2005 à 2009".

Une soirée passionnante, à laquelle participera également la réalisatrice du film, Laëtitia Gaudin-Le Puil.
 
Au plaisir de vous y retrouver !!
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