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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 07:08

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr                                           Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 

Samedi 18 octobre 2014 (9 h)

Assemblée générale

Sections PCF de Morlaix, Lanmeur, Roscoff

Local de la section (2 Petite Rue Callac – Morlaix)

 

Cher(e) Camarade,

Une conférence nationale est convoquée pour les 8 et 9 novembre 2014.

8  Son objectif

Comment mieux travailler à l'émergence d'une véritable alternative de société, de politique et de gouvernement et à la démarche de rassemblement nécessaire.

8  Son ordre du jour

-  point d'étape sur nos initiatives en cours dans une situation politique à analyser et apprécier à chaque étape,

-  notre démarche de rassemblement pour une politique, une majorité et un gouvernement de gauche,

-  la relance du Front de gauche,

-  le déploiement de nos campagnes d'action, le travail sur notre projet,

-  la préparation des échéances électorales de 2015.

 

Assemblée Générale le samedi 18 octobre 2014 de 9 h à 12 h.

Cette AG, commune aux sections PCF du Pays de Morlaix (Morlaix, Lanmeur, Roscoff) aura pour but de préparer cette conférence nationale.

Elle se terminera par un pot de l’amitié, un repas pris en commun. 

Cordialement.

Daniel RAVASIO

Secrétaire Section PCF Morlaix 

 

PS. Une autre date à retenir

Une réunion de formation se tiendra le mercredi 29 octobre (18 h) : Roland WEYL  [avocat de réputation nationale ayant consacré une part importante de son activité professionnelle à la défense politique, notamment au service des militants politiques, syndicaux, anticolonialistes / adhérent PCF depuis 1946 / membre du CN du Mouvement de la Paix)

roland-weyl-droit-international.jpg

Il envisage d’écrire un livre sur son vécu de communiste (2015 ? 2016 ?) non pas pour faire un livre nostalgique mais pour dire que les idées communistes sont plus que jamais d’actualité. Il nous a  fait part, au cours de cette réunion, de manière simple et intéressante de ses idées (le rassemblement c’est quoi ? avoir des élus ou être électoraliste ! …).

Cette réunion s’intitulera « Communiste plus que jamais ». A partir de son long parcours au sein du PCF (au niveau local et au niveau national), sur lequel il reviendra bien sûr, il tirera des perspective pour l’avenir voulant montrer que les idées communistes sont plus que jamais d’actualité.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:31

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix 

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35 

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr        Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/            

 

Lundi 2 juin à 18h - Comité de section de la section PCF pays de Morlaix 

 

Mercredi 25 juin à 18h - Assemblée Générale de la section PCF pays de Morlaix 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 22:00

La campagne du Front de Gauche

 

A 3 semaines du scrutin des européennes le moins que l’on puisse dire c’est que les médias ne se décarcassent pas pour en expliciter les enjeux. Le Front de Gauche, qui se présente uni dans les huit grandes régions qui constituent les circonscriptions électorales, a élaboré un texte très riche dont voici les grandes lignes

 

1 – L’Union européenne est en crise

 

Cette crise est à la fois sociale et écologique. Elle se traduit par une destruction de l’écosystème ; par une explosion de la précarité, de la pauvreté et du chômage et par une négation des souverainetés populaires et donc de la démocratie.

 

Cette crise s’inscrit dans la crise globale du capitalisme néolibéral qui a commencé en 2007. C’est une crise du capitalisme financier dont les exigences exercent une pression accrue sur les revenus salariaux et les garanties sociales.

 

Elle entre en résonnance avec la crise propre de l’Union Européenne dont la construction est fondée sur la concurrence généralisée entre les peuples et sur le dumping social et fiscal.

 

A cette situation la réponse des classes dirigeantes a été la mise en place d’une Europe de plus en plus autoritaire. Ce choix partagé par les gouvernements de droite comme sociaux-démocrates remet en cause les acquis sociaux et démocratiques issus dans les différents pays d’Europe des luttes populaires des décennies passées. La conséquence, avec l’éloignement de toute possibilité de contrôle populaire, est une véritable catastrophe sociale et écologique qui offre à l’extrême droite un terreau sur lequel elle prospère.

 

La droite (PPE) et les partis « socialistes » (PSE) portent ensemble (parce qu’en réalité ils cogèrent l’Union Européenne) la responsabilité de cette situation et des attaques contre la souveraineté populaire.

 

La seule voie possible de sortie de cette crise passe par la rupture avec cette Union Européenne là pour refonder une Europe solidaire et démocratique.

 

2 – Il faut désobéir et rompre avec les traités

 

Pour refonder l’Europe sur de nouvelles bases il faut d’abord rompre avec l’Europe telle qu’elle est : traités négociés en secret et ratifiés sans consultation des peuples, dumping social et fiscal, politique d’austérité, … C’est pourquoi il faut désobéir à ces traités et à leur logique.

Pour cela, nous proposons une révolution citoyenne qui s’appuie, en toutes circonstances, sur la souveraineté et les mobilisations populaires.

 

Il faut donc se battre,  au niveau européen, avec toutes les forces progressistes (sociales et politiques) qui rejettent l’austérité et la construction libérale de l’Europe.

 

Rompre et désobéir supposent de refuser de s’enfermer dans un consensus mou et d’assumer des affrontements au sein de l’Union Européenne pour obtenir une modification des règles actuelles et, si ce n’est pas possible, pour, avec tous les pays qui le souhaiteront, désobéir à ces règles. Dans ce mouvement la France, 2èmeéconomie européenne, peut jouer un rôle moteur.

 

Sans attendre il est possible de prendre des mesures unilatéralescoopératives avec tous les pays qui le souhaitent, mesures qui auraient vocation à s’étendre à toute l’Europe.

 

Il faut donc rompre avec l’Europe telle qu’elle est pour refonder une autre Europe 

Cela suppose de sortir la dette publique de l’emprise des marchés pour relancer l’emploi et la transition écologique. On sait combien la dette sert de prétexte à la nécessité de mener des politiques d’austérité drastiques. Cela pose évidemment la question du rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de l’Europe qu’il faut revoir de fond en comble pour que l’une et l’autre deviennent enfin des outils au service des peuples.

 

Pour sortir de l’austérité il faut refuser la politique budgétaireeuropéenne qui impose de mener des politiques d’austérité de façon permanente et de couper massivement dans les dépenses publiques, la protection sociale et les services publics.

 

Il faut refuser le dumping social, les libéralisations et en finir avec la précarité. Il faut agir pour la mise en place de critères de convergence sociale pour tous les pays de l’Union et mettre un coup d’arrêt à la déréglementation des services publics.

 

Il faut en finir avec l’Europe de la Finance. Pour que la finance soit mise au service de la société et non l’inverse il faut qu’elle soit mise sous une surveillance stricte des pouvoirs publics. Rôle des banques, taxation des transactions financières, lutte contre les paradis fiscaux,…aucun aspect ne sera éludé.

 

Il faut lutter contre le libre-échange destructeur. Comme contre la finance des mesures de protection sont indispensables en ce qui concerne les échanges de marchandises. Face au pouvoir exorbitant des grandes firmes transnationales et aux dégâts écologiques et sociaux qu’elles génèrent il s’agit d’aller vers la relocalisation des activités et de favoriser les circuits courts de production et de consommation : c’est dans la même optique que nous prônons une refondation de la politique agricole commune (PAC). Nous défendons la coopération internationale et la solidarité intra-européenne plutôt que la guerre économique de tous contre tous.

 

C’est cette même logique qui nous amène à combattre vigoureusement le grand marché transatlantique (GMT).Ce projet négocié entre les USA et l’Union Européenne dans l’opacité la plus totale est inacceptable. C’est un sujet déterminant pour l’avenir social, écologique, économique et démocratique de l’Europe. Il déstabiliserait nos industries, nos cultures, nos agricultures. Il permettrait l’arrivée en Europe de produits ne répondant pas à nos normes sociales ou environnementales. C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement français la fin des négociations sur le GMT et si cela n’est pas obtenu, la tenue d’un référendum.

 

 D’une façon plus générale nous dénoncerons les accords de libre échangeet nous agirons pour leur remplacement par des accords basés sur la solidarité et la coopération.

Il faut rompre avec le productivisme et instaurer une planification écologique européenne. : Incidence sur le climat, pillage des ressources naturelles, multiplication des déchets toxiques, appauvrissement de la biodiversité,…jamais l’existence d’un intérêt général humain radicalement anticapitaliste n’a été aussi évidente. La mise en œuvre d’une planification écologique et le retour des biens communs de l’humanité et des services d’intérêt général dans le giron public, transition énergétique, gestion des ressources renouvelables, gaz à effet de serre,…tout cela exige des moyens à la hauteur des enjeux et un contrôle citoyen permanent.

 

Il faut rompre avec la dépendance de l’Europe aux intérêts géostratégiques des USA. Le traité de Lisbonne prévoit que les politiques des états de l’U.E. soient compatibles avec les orientations de l’OTAN. Nous voulons la dissolution de l’OTAN et, sans attendre, la sortie de la Francede l’OTAN. L’avenir de la planète ne doit pas être discuté au sein des G8 et G20. Nous refusons la toute puissance du dollar comme monnaie de réserve.

 

Il faut rompre avec l’Europe Forteresse » et la politique agressive vis-à-vis des pays du Sud et de l’Europe orientale :

 

Engager toutes ces ruptures est une condition indispensable pour pouvoir refonder le projet européen sur de nouvelles bases libérées des traités européens actuels.

 

3 – Refonder l’Europe

 

Notre critique de l’U.E. et les ruptures que nous voulons engager ne signifient pas une volonté de repli nationaliste. Au contraire nous sommes aujourd’hui la seule liste à porter une idée européenne à laquelle les peuples pourraient adhérer porteuse de progrès humain, social et écologique. C’est le sens de la refondation que nous proposons :

 

 

Une Europe démocratique qui respecte les souverainetés populaires

 

Toutes les politiques nationales comme européennes doivent faire l’objet de débats publics, être librement consenties, contrôlées et soumises à la souveraineté populaire.

 

Le renforcement des assemblées élues (parlements nationaux et parlement européen) doit changer l’équilibre des pouvoirs. Le parlement européen, élu à la proportionnelle au niveau national, verra ses pouvoirs renforcés notamment dans l’initiative des lois. Mais surtout nous voulons développer la possibilité d’intervention des peuples dans les décisions européennes. Elaboration, suivi et évaluation des politiques européennes tous les aspects leur seront ouverts.

 

Une Europe du développement humain soutenable

 

Face au chômage et à la précarité, la priorité absolue est d’offrir à tous les Européens un modèle de développement qui leur garantisse du travail, des revenus décents, une protection sociale, tout en protégeant notre écosystème.

 

Dans l’immédiat, un grand plan européen d’investissement pour reconstruire les économies et enclencher la transition écologique. Relocaliser les activités, transformer les modes de production, favoriser les circuits courts pour faire face aux défis sociaux et environnementaux.

 

Une réappropriation publique et démocratique des secteurs stratégiques, des coopérations industrielles et de recherche, des visas écologiques et sociaux sur les importations permettront un nouveau type de production alliant développement humain, social et écologique.

 

Interdiction des licenciements boursiers, création d’emplois qualifiés, sécurisés, bien rémunérés avec des pouvoirs d’intervention sur les choix des entreprises.

 

La préservation de l’écosystèmesera une priorité avec une planification écologique, le retour des biens communs de l’humanité dans le secteur public, les énergies renouvelables, les économies d’énergie, le développement dans les transports ferroviaires et des voies d’eau.

 

Il est nécessaire de définir un cadre européen du droit du travail et de la protection sociale. Un « bouclier social » garantira la sécurisation des emplois, un droit à la formation pour tous ; une harmonisation progressive des droits sociaux par le haut ; des salaires minimum décents en Europe.

 

Convergence vers le hautdes normes sociales, écologiques et démocratiques, réduction du temps de travail, égalitéfemmes/hommes, droit à la retraite à 60 ans, lutte contre les discriminations.

 

Les services publics, avec de nouvelles créations à l’échelle européenne permettront l’accès de tous aux droits universels : éducation, santé, logement, eau, énergie…ces services publics créateurs d’emploi, de lien social, de dynamisme des territoires ruraux et des quartiers populaires.

 

La PAC sera elle aussi refondée : sécurité et souveraineté alimentaire, agriculture paysanne non soumise à la logique productiviste garantissant aux agriculteurs des prix rémunérateurs et aux citoyens une nourriture de qualité saine et variée, accessible à tous au juste prix.

 

Une Europe libérée de l’emprise de la finance

 

L’union économique et monétairedoit enfin servir la création d’emplois, les services publics, les produits utiles et la transition écologique pour un partage juste des richesses. La BCE doit être placée sous le contrôle démocratique des peuples.

 

Taxer les transactions financières, lutter contre la fraude fiscale, harmoniser la fiscalité des entreprises pour lutter contre le dumping fiscal.

 

Donner la priorité à la réduction des inégalités sociales et territoriales comme aux programmes de solidarité et de lutte contre l’exclusion.

 

Une Europe des droits et liberté

 

L’Europe doit garantir l’égalité entre les femmes et les hommes à tous les points de vue et protéger le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps.

 

L’Europe doit être laïque et garantir la liberté de conscience. Ce qui implique la liberté des cultes et une stricte séparation entre les Eglises et les institutions européennes.

 

Une Europe de la paix au service de l’émancipation humaine

 

Face à la puissance du capital globalisé, notamment aux transnationales et aux marchés financiers, l’Europe doit être un espace politique et économique qui fasse contrepoids et qui renonce aux ingérences impérialistes et néocolonialistes. Elle sera ainsi un très puissant outil de coopération entre les peuples du monde.

 

Recherche permanente de la paix et de la sécurité collective. Pour cela il faut rompre avec les politiques atlantiques, sortir de l’OTAN, être indépendant vis-à-vis des USA, être active sur le désarmement multinational. La politique extérieure doit se fonder sur le droit international pour la résolution des conflits.

 

Au Proche-Orient l’Europe engagera tous les moyens à sa disposition pour faire respecter le droit imprescriptible du peuple palestinien à un état souverain et démocratique dans les frontières de 1967.

 

A l’opposé de l’ « Europe Forteresse » actuelle, les droits des migrants (droit d’asile, droit à la scolarisation, droit au travail, …) seront respectés ;

 

Une politique de solidarité et de coopération sera mise en place avec les différentes régions du monde. Avec l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, le Proche-Orient, l’Europe de l’Est de nouvelles relations seront établies sur un pied d’égalité et non dans le cadre d’accords de libre-échange.

 

L’Europe soutiendra les révolutions citoyennes qui ont mis à bas des régimes autoritaires.

 

Résumé par Alain DAVID

 

 

P.S. : le document du FdG est bien plus riche et plus détaillé. On peut se le procurer auprès des différentes composantes

 

Pour le PCF : 2, petite rue de Callac 29600 MORLAIX

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 07:18

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix 

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35 

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr                                          

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Cher(e) Camarade, Cher Concitoyen

 

 

Au nom du secrétariat de section de Morlaix, permets-moi tout d’abord de te souhaiter une bonne et heureuse année 2014.

 

Cette année 2014 va être marqué par les élections municipales (23 et 30 mars) et les élections européennes (25 mai). Ce sont deux échéances importantes.

 

L’année 2013 laisse un goût amer quand aux orientations politiques prises par le gouvernement et François Hollande. Et ce ne sont pas les vœux de François Hollande qui vont nous rassurer.

Des voeux qui confirme et montre la volonté d'amplifier la politique menée

« Dans ses vœux, il n'a témoigné aucune  sensibilité réelle aux difficultés des Français. Lui qui affirmait en 2013 vouloir "coûte que coûte" inverser la courbe du chômage n'a même pas évoqué son échec. Pire, il confirme qu'il persévère et ne changera rien de cette politique qui échoue depuis plus de vingt ans : moins de charges pour les entreprises pour soit disant plus d'emplois. On connaît le résultat : toujours plus de bas salaires, de précarité et de chômage. 

Le seul objectif dont il se déclare " personnellement garant" c'est moins de dépenses publiques, c'est à dire moins de services publics de l'Etat, moins d'investissements publics des collectivités locales, moins de remboursements et de prestations de la Sécurité sociale. 

Tout cela est désolant. Et il n'est pas question de s'y résigner. L'année 2014 sera pour nous une année de luttes et de mobilisations pour reconstruire les solutions de justice et de solidarité qu'attend le pays et que manifestement la politique présidentielle ne lui apportera plus » (Pierre Laurent).

 

Le besoin de politique autrement est toujours et plus que jamais à l’ordre du jour.

Cette exigence ne s’exprimait-elle pas dans les clameurs d’un certain jour de mai 2012, quand Sarkozy fut chassé du pouvoir ? Dix-neuf mois après, l’horizon paraît bouché et le corps constitué de «la gauche» est démembré. Il avait voté pour un virage social, il a été écartelé par les forces libérales. L’heure est grave. Si grave que le début de la précampagne électorale (municipales et européennes) a de quoi nous inquiéter. Les logorrhées nauséeuses actuelles nous éloignent de l’essentiel et ne servent que l’ambiance minable du lepénisme rampant. Où est l’échange, la confrontation, le combat ? On voudrait priver les citoyens d’un débat approfondi qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Nous vivons une période tellement inédite – crise de civilisation, morale, sociale – que nulle expérience dans le passé ne peut nous servir de point de repère. L’année 2013 aura même été marquée par un fait politique majeur qui perturbe toute l’histoire de la gauche française, même si nous ne nous faisions que peu d’illusions. Jusqu’à l’élection de François Hollande, le Parti socialiste a toujours infléchi sa doctrine vers les canons libéraux, sans assumer pour autant les dogmes sociaux-libéraux. Souvenons-nous que Lionel Jospin, alors Premier ministre, usait et abusait d’une formule : «Oui à l’économie de marché, non à la société de marché.» Chacun se contentait de ce modus vivendi bien commode. Cette période s’est achevée dans la brutalité des choix du nouvel hôte de l’Élysée, qui théorise désormais la cohérence sociale-libérale, articulée autour de deux idées majeures, la baisse de ce qu’ils appellent le «coût du travail» et la baisse des déficits publics, elle-même encore théorisée dans l’éditorial du Monde  intitulé «Le courage et la nécessité»…

Cette politique pleinement endossée par le pouvoir socialiste conduit le peuple et la gauche dans le mur. Affirmer cette évidence ne signifie pas être antisocialiste, mais juste lucide. Le refus net de cette orientation nous apparaît comme le premier engagement d’une nouvelle construction majoritaire à gauche, autour d’une démarche constructive de conviction. Ce qui est parfois difficile à vivre par les temps qui courent, ce n’est pas l’absence d’idées ou de solutions, mais bien le manque d’articulation entre les forces politiques existantes capables de réinventer l’à-venir. Le Front de gauche a été créé dans ce but, qui, à bien des égards, dépasse de loin les frontières de son seul périmètre. Sa mission historique ne peut, ne doit être déçue, alors que le gouvernement a tiré un trait sur l’espérance de changement. Cette politique sans espoir, on le voit bien, nourrit les esprits autoritaires et «accrédite» la parole des démagogues. Colères, écœurements, peurs, replis nationalistes et xénophobes : l’alliance du «tous pourris» au «il n’y a pas de perspective» gangrène la République. Bousculer l’hégémonie du PS reste la condition du changement. Difficile, oui, mais pas impossible. Face à la plus formidable rage contemporaine de destruction sociale, François Hollande nous rejoue en accéléré et en pire cette vieille musique : une petite espérance suivie d’une immense déception.

Changer le rapport de forces est donc une obligation, les chemins citoyens qui y conduisent sont multiples. Rien ne doit détourner de cet objectif, pas même des crispations concernant le devenir de quelques grandes municipalités.

C’est aussi ça, la politique autrement. Et la politique autrement, c’est aussi la gauche autrement

Quelques dates à retenir pour le mois de janvier.

°  Lundi 13 janvier 2014 : AG du Front de Gauche du Pays de Morlaix

(19 h 30 – Morlaix - Salle municipale de l’ancien lycée Kernéguès).

°  Vendredi 17 janvier 2014 : réunion de préparation de la fête du 1er mai 2014

(18 h – local PCF Morlaix).

Cette réunion réunira de 18 h à 19 h 30 ou 20 h tous ceux qui ont donné un coup de main pour la réussite de la fête 2013, tous ceux qui sont intéressés à participer à l’organisation de la fête du 1er mai 2014.

°  Lundi 20 janvier réunion du Comité d’Animation de la campagne municipale sur la ville de Morlaix (19 h 30 – local PCF).

°  Mardi 28 janvier 2014 : Assemblée Générale des Communistes de Morlaix (18 h – local PCF Morlaix).

 

Cordialement

 


Daniel RAVASIO

Secrétaire section PCF Morlaix

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:00

rapport introductif de Daniel RAVASIO

Je ne vais pas revenir, dans cette introduction, sur l’ensemble de la situation sociale, économique et politique : nous savons tous ce qu’il en est.

Je voudrai mettre l’accent sur 4 points de l’actualité : les renoncements du gouvernement et leurs conséquences ; la colère sociale et les tentatives de récupération ; le FN qui cherche à surfer sur la colère sociale ; le Front de Gauche.

Un gouvernement qui va de reculades en renoncements.

 

Les reculades et renoncements successifs du gouvernement sont légions depuis son installation. Inutile ici d’en faire une liste que chacun connaît bien.
Ce que l’on peut constater aisément c’est que ces renoncements ne sont jamais assez  pour  la droite, l’extrême droite, le Medef et qu’au contraire cela leur laissent le champ libre pour avancer leurs pions. A mesure que se creuse un fossé entre le gouvernement et les aspirations du peuple de gauche qui l’a élu, la droite et le Medef deviennent plus arrogants et en demandent toujours plus.

 

La force d’un gouvernement ne réside pas dans sa capacité à faire des courbettesdevant ceux qui le combattent. Elle est de s’appuyer sur la souveraineté populaire, et c’est ce que le président de la République et le Premier ministre ont écarté d’emblée, ce n’a pas été leur choix. Les éditorialistes de la droite peuvent bien parler aujourd’hui de paralysie car, de fait, ils ont raison, et nous sommes entrés dans une crise politique sérieuse et inquiétante qui ne peut que s’aggraver dès lors même que le dernier atout de François Hollande, l’inversion  de la courbe du chômage, fût-ce par des emplois aidés, semble bien en passe de lui échapper.

Au point où nous en sommes, faute d’attendre par le haut un changement de cap, il faut l’impulser d’en bas. Les élections municipales ne doivent pas être la chronique des défaites annoncées. Elles peuvent être l’occasion pour les hommes et les femmes de gauche, avec des équipes rassemblées sur des contenus, d’exprimer et de mettre en œuvre des choix politiques transformateurs.

 

La colère sociale monte, colère que Droite et Medef tente de récupérer.

 

La colère des salariés et plus largement de la population s’est traduite, dans notre région, par des actions fortes et massives comme l’action des bonnets rouges à Quimper et à Carhaix.

Cette colère, c’est d’abord la colère, le désarroi de milliers de personnes que la politique d’austérité, la crise, les fermetures d’entreprises frappent durement que ce soit le salarié qui perd son emploi et son pouvoir d’achat, l’artisan ou le patron de PME qui voit avec angoisse l’avenir de son entreprise, l’agriculteur qui se demandent comment vivre de son métier. Oui, comme le dit Pierre Laurent dans son interview au Télégramme de dimanche « En Bretagne, la situation est explosive ».

 

Cette colère, la droite, le patronat, la FNSEA tente de la récupérer pour faire valoir non pas ce que demandent salariés et population, à savoir la fin des licenciements et la pérennisation des entreprises, une justice fiscale.

En réalité leurs buts sont bien autre chose : 

  • Ils demandent la réduction des contraintes fiscales et non pas la justice fiscale : le grand patronat réclame clairement  de payer moins d’impôt voir ne plus en payer du tout.

  • Ils demandent la restriction des contraintes environnementales. Les exploitants agricoles se plaignent de ne pouvoir vivre de leur travail, des tracasseries administratives, des inégalités de traitement entre les pays européens : sur de nombreux points (pas sur tous loin s’en faut) ils ont raison. Mais ce n’est pas en allant encore plus loin dans la politique agricole actuelle que se trouveront les solutions à la crise.

  • Ils demandent la diminution des contraintes sociales. Qu’est ce que cela veut dire ? La baisse des cotisations sociales c’est moins de sécu, moins de retraite, moins de droits au chômage, …. Ou alors une sécu privatisée, une retraite  par capitalisation que seuls ceux qui en auront les moyens pourront se payer.

  •  Ils demandent plus d’autonomie pour la Bretagne, une autonomie qui permettrait, tout en gardant le même système capitaliste de régler les problèmes que l’Etat Français ne règle pas. Qui peut y croire ? Si la décentralisation n’est pas une mauvaise chose en soit son contenu, le contexte économique dans laquelle elle se place peut laisser planer de graves dangers. Ainsi elle peut être la porte ouverte au chacun pour soit entre les régions françaises. Quand on voit ce que cela donne dans certains pays (Italie : la ligue du Nord refuse de payer pour ses fainéants de l’Italie du sud ; Espagne : la Catalogne refuse de payer pour l’Andalousie ; Belgique : la Flandre refuse de payer pour les Wallons) on peut craindre le pire. On peut même craindre que la Bretagne soit perdante si des régions plus riches disaient chiche et refusaient de participer au financement solidaire pour la France. On peut même craindre, dans le cadre d’une concurrence entre les régions une réduction des droits sociaux des travailleurs : pourquoi pas un Smic Breton inférieur au Smic Français !

     

    Avec les manifestations de Carhaix (3 000 manifestants venus de toute la Bretagne), les manifestations du samedi 23 novembre dont celle de Morlaix (5 000 manifestants) le mouvement social avec les organisations syndicales a commencé à lever le voile sur ces tentatives de récupération. Il faudra continuer dans cette voie : rien n’est encore acquis.

     

    Bien sûr certaines motivations exprimées par des manifestants de Carhaix [Humanité du lundi 2 décembre : « il faut donner moins d’aide à ceux qui en abusent » ; « Ce sont les immigrés, les chômeurs de longue durée qui en profitent ! Pas les chômeurs bretons, il faut appeler un chat, un chat » ; … ] sont inacceptables. Au-delà il faudra s’adresser à tous ceux qui ont les mêmes intérêts qu’ils aient manifesté à Carhaix ou à Morlaix, pour déjouer les manœuvres en cours et faire valoir les vraies solutions solidaires.

     

    Le FN qui tente de tisser sa toile.

     

    Le FN tente lui aussi de surfer sur cette colère pour faire valoir « ses solutions »  utilisant un vocabulaire antilibéral  pour récupérer les classes populaires, notamment celles qui votent à droite (Comme l'avait fait Mussolini avec le fascisme dans les années 20, en Italie).

    Marine LE PEN est venu sur nos terres, à Guerlesquin, pour faire la promotion du FN, essayer de récupérer le désarroi de la population et des ouvriers de Tilly.

    Malgré le peu de temps qui nous a été laissé entre l’information de la venue de Marine LE PEN, malgré la difficulté de mobiliser un lundi matin nous nous sommes retrouvés à une vingtaine avec drapeaux et panneaux du Front de Gauche sur le marché de Guerlesquin à partir de 10h 30. Les médias nationaux étaient venus en force.

    Spontanément, nous l'avons donc accueillie, suivie sur le marché et raccompagnée jusqu'à la porte de son restaurant tout au long de sa visite. Parmi les slogans : "Non, aux mensonges du FN !", "les travailleurs n'ont pas besoin du FN !", "pas de fachos en Bretagne, pas de Bretagne pour les fachos !" et puis les indémodables "F comme et N comme... !".

    Situation un peu ubuesque, il faut bien l'admettre dont on peut se demander quel bilan politique le FN peut en tirer.  Renforcer des liens militants en vue des municipales (Brest, Quimper et peut-être Morlaix) ? Faire parler de MLP et du FN dans les médias par rapport aux mouvements sociaux en cours ? Tester les possibilités de construction du FN dans les régions sinistrées au niveau de l'emploi en exploitant la détresse sociale ? Sûrement tout ça à la fois, malheureusement !

    Même peu nombreux et avec une organisation un peu aléatoire parce que trop rapide, nous avons bien fait de marquer le coup. Au moins la presse locale n'a-t-elle pas pu nous ignorer et a dû faire savoir que tous les habitants de la région ne sont pas prêts à tomber entre les pattes du FN. Même, si nous en avons rencontrés sur le marché avec qui les discussions n'ont pas été agressives du tout mais plutôt à coup de : "Pourquoi vous insultez Marine et le FN, alors que tous les autres nous ont arnaqués ?", "On a tout essayé, pourquoi pas eux ?"... 

    Des échanges qui confirment la nécessité de convaincre, programme contre programme de la nocivité du FN. Nous sommes partis encore plus convaincus que les slogans ne sont plus suffisants pour dénoncer l'extrême-droite aux yeux des gens touchés de plein fouet par l'austérité et la crise (même si ça soulage de les crier à la face des militants chevronnés du FN qui eux savent très bien de quoi il est question).

    Il est temps de faire la clarté sur le programme du FN. Le «nouveau FN» continue à copier-coller de nombreuses propositions du FN de Jean-Marie Le Pen.

    Trois exemples :

  • Le logement : Le programme du FN s'attaque au logement public ; Il prévoit de pouvoir le « vendre au bout de 10 ans », décrète la « fin de l'APL » ou « l'extension des sur-loyer », la suppression de la loi SRU qui impose la construction dans chaque ville de logements pour tous... entre autres.

  • La fiscalité : de vagues principes pour tous, pas un mot de la TVA, mais pour les riches c'est du concret : abaissement de la tranche supérieure de l'impôt des plus hauts revenus et suppression de l'Impôt Sur la Fortune.

  • L’Europe : retour du Franc mais pas un mot crédible sur comment et les conséquences ; sortie de l'UE au bénéfice d'une alliance stratégique avec la Russie...

    Sans parler de la fin des 35h branche par branche, de la fin du droit du sol, de la mise en cause du droit à l'avortement et du rétablissement de la peine de mort.

    Rien d'utile aux salariés, aux citoyens, que du nuisible. Derrière leur parade anticapitaliste, l'objectif du FN est simple, prendre le pouvoir dans la droite libérale.

     

    Le Front de gauche

 

 

Le Front de Gauche connaît quelques difficultés liées aux élections municipales mais plus au fond sur la nature du rassemblement.

Pour les uns le FDG doit « rassembler la fraction la plus déterminée de notre peuple, celle qui est prête à se mobiliser pour bâtir une alternative », le FDG doit se montrer clivant (JLM : « je crois que le conflit crée la conscience »).

Pour d’autre, il faut rassembler la majorité du peuple de gauche. Plutôt que de cliver, il faut rechercher les points de convergence les plus hauts possibles, pour lutter et gagner ensemble.

La question des élus est un des points d’achoppement :

  • Pour les uns avoir des élus, pas dans n’importe quelles conditions et pas pour y faire n’importe quoi, est important. Pour cela il faut rassembler  sur des bases claires : mettre en place ou de participer à la mise en place de politiques de gauche au service de la population. C’est la position du PCF.

Un tel rassemblement passera, le moment venu, par des alliances sur des bases claires (mettre en place une politique de gauche  au service de la population ; une politique qui va à l’encontre de la politique  d’austérité) car chacun sait que pour avoir des élus il faudra rassembler au-delà des rangs du Front de Gauche. Pour Morlaix comme dans de très nombreuses grandes ou très grandes communes, une liste du Front de Gauche sera présente au 1er tour avec pour objectif au terme du processus électoral de battre la droite, d’avoir le maximum d’élus Front de Gauche.

  • Pour d’autres, avoir des élus est important mais ce n’est pas une priorité. Passer les alliances nécessaires pour y arriver ce serait nous dénaturer. On peut peser, même avec peu d’élus, en appuyant le mouvement social.

C’est pourquoi, dans certaines communes, on risque (hélas !) de se retrouver avec 2 listes du Front de Gauche, toutes deux indépendantes du PS au 1ertour mais qui divergent sur le rassemblement qu’il faudra faire au 2èmetour.

Le FDG doit sortir par le haut de ce débat. Nous sommes divers : faisons de cette diversité une force.

De Leonarda au droit à la retraite, du vote des étrangers au droit du travail, du mariage pour tous au pacifisme, de la lutte pour une Europe solidaire au refus du budget, nous sommes ensemble avec la volonté de construire une alternative à ce gouvernement.  Alors, ne perdons pas de vue l’essentiel, poursuivons le débat fraternellement pour que vive le Front de Gauche.

La manifestation de Paris le 1er décembre (100 000 personnes pour une autre fiscalité juste et solidaire) montre la voie du chemin à suivre pour le FDG : un FDG dans l’action pour une autre politique.

La fête de l’Huma Bretagne a été l’occasion lors d’un débat, en présence de Pierre Laurent, d’échanger sur toutes ces questions.

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 20:48

On se souvient du camouflet infligé par notre peuple aux « élites  qui nous gouvernent » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Comme on ne pouvait pas « dissoudre le peuple », comme le suggérait ironiquement Bertolt Brecht, la droite  fit rentrer le contenu du TCE lors du traité de Lisbonne… sans consultation populaire cette fois ci.

 

Plus près de nous, nous avons encore dans l’oreille les rodomontades du candidat Hollande au sujet du traité européen concocté par Merkel et Sarkozy. On allait voir ce qu’on allait voir : « pas question de signer ce texte sans nouvelle négociation et sans changement »… ce qui n’empêcha pas le Président de fouler aux pieds les promesses du candidat en ratifiant le traité sans qu’il y fut changé le moindre mot ni même ajouté une virguleEncore une fois le peuple ne fut pas consulté.

 

Il y avait pourtant dans le programme présidentiel maints développements sur la démocratie. C’est à ce titre que l’assemblée nationale examinait le 19 novembre un projet de loi organique concernant la mise en œuvre d’un « référendum d’initiative populaire ». Un bel exercice d’enfumage. Qu’on en juge :

 

1 – un « référendum populaire » dont l’initiative est parlementaire.

En effet l’initiative de la consultation et la rédaction de la proposition appartiennent exclusivement aux parlementaires

 

2 – une véritable course d’obstacles sur le chemin de la consultation

 

2.1 Tout d’abord ce texte doit être déposé par au moins un cinquième des parlementaires (185). Ce nombre très élevé signifie que, compte-tenu du refus obstiné de la proportionnelle, cette possibilité sera en fait réservée aux grands groupes (un pas de plus vers le bipartisme) au détriment de la diversité de la représentation nationale.

 

2.2 Ensuite le conseil constitutionnel examine, à priori, la constitutionnalité de la proposition

 

2.3 Après ces deux étapes le peuple aura la possibilité de soutenir le texte parlementaire. Le soutien devra réunir 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales, environ 4,5 millions de personnes. Chiffre quasiment inatteignable. A titre de comparaison en Italie , dont la population est comparable à la France , il suffit de 500 000 signatures soit 9 fois moins.

 

2.4 Validation par le conseil constitutionnel des signatures obtenues

 

2.5 Chacune des assemblées, dans un délai de 6 mois, doit examiner au moins une fois la proposition. Cela veut dire que pendant ce temps le gouvernement peut ignorer la demande populaire. Mais est-ce nouveau ?

 

2.6 Ce simple examen, même pour le rejeter, suffit à interrompre la procédure et donc à enterrer le référendum. Le comité consultatif pour la révision de la constitution (qui n’était pourtant pas un repaire de dangereux révolutionnaires) prévoyait, en 1993, que seule l’adoption du texte permettait l’abandon du processus référendaire.

 

Un référendum « d’initiative populaire », rédigé par des parlementaires, dont l’initiative est réservée aux grands groupes, soutenu par un nombre de citoyens difficile à atteindre, qui peut mijoter pendant 6 mois et être interrompu sur simple vote du Parlement.

 

Chapeau l’artiste ! Comme enfumage on ne fait pas mieux.


Le Front de Gauche, ses députés et ses sénateurs, préconisent l’instauration d’un véritable référendum d’initiative populaire à l’échelon national comme local. C’est la condition du renforcement et de l’amplification de la souveraineté directe du peuple. Ce sera aussi l’un des enjeux des prochaines échéances électorales.

 

Ils vous refusent le pouvoir ! Prenez-le !

 

Alain DAVID

25-11-2013

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 13:01

La situation sociale politique et économique

 

Lors de notre dernière AG du vendredi 6 septembre nous avions tous fait le constat des ravages, pour la population, de la politique de renoncements et de cadeaux aux plus riches de la part d’un gouvernement qui s’est fait élire pour une autre politique, une politique en rupture avec l’ère Sarkozy.

Baisse du pouvoir d’achat, hausse du chômage, fermetures d’entreprises, … mais aussi une fiscalité inégalitaires : voilà ce qui est vécu douloureusement.

L’immense majorité de ceux qui avaient voté pour Hollande et le PS attendaient autre chose.

 

La situation sociale et économique connaît, pour notre région, une dégradation importante :

Gad

Malgré une lutte de longue haleine, ça y est, l’abattoir va fermer ses portes (pour sauver, dit-on, celui de Josselin !!).

Ce sont près de  1000 personnes jetés à la rue comme des mal propres, certaines menacées de se retrouver dans des situations très difficiles (par exemple : couples où les deux travaillent chez Gad).

Cette décision est justifiée par le fait qu’il il y aurait un abattoir de trop en Bretagne alors que plus de 700 000 porcs font chaque année le chemin de l’Allemagne et de la Roumanie pour y être abattus avant de revenir vers la France et la Bretagne : cherchez l’erreur !

Tilly – Sabco

Cette entreprise de Guerlequin va être mise en sommeil en attendant, peut être, des décisions plus radicales avec à la clé 350 ouvriers en chômage technique inquiets pour leur avenir, avec, en amont et en aval, des menaces aussi sur l’emploi.

Cette décision est justifiée par la fin des restitutions européennes. Certes ces restitutions (une aide aux entreprises pour faire face à une concurrence à bas coûts salariaux) ont été supprimés brutalement alors que leur fin était programmée pour janvier 2015. Néanmoins cela fait 10 ans que cette disparation des restitutions est prévue : qu’est-ce qui justifie que rien n’est été programmé pour y faire face ?

Marine Harvest.

C’est la fermeture de l’usine de Poullaouen qui est à l’ordre du jour.

113 millions d'euros de bénéfices en un semestre, 287 emplois supprimés. C'est le paradoxe Marine Harvest qui en veut toujours plus pour des actionnaires assoiffés d’argent.

On pourrait rajouter bien d’autres entreprises à cette liste déjà trop longue.

 

Nous « payons » là, concrètement, la concurrence « libre et non faussée », illustrée par l’exploitation de salarié-e-s à l’échelle de la planète, au seul profit de la finance. Au nom des seuls signaux du marché, les entreprises se livrent au cœur de la crise à la plus farouche concurrence, du coût du travail et des cours agricoles les plus bas !

Cette stratégie ahurissante, conduit à la constitution de gigantesques propriétés concentrées entre les mains des plus puissants. Cette dérive interpelle et ce libéralisme autoritaire alimente des dérives populistes de plus en plus dangereuses.

 

Cette succession de plans sociaux, de suppressions d’emplois touchant des pans entiers de notre économie dans le Finistère et en Bretagne a suscité des luttes, de la révolte, de la souffrance. Nous avons apporté, avec le FDG, notre soutien à ces luttes (Gad et Tilly Sabco entre autres).

Cette colère, cette souffrance se traduisent par des actions « médiatiques ». Cela s’est traduit aussi par des manifestations importantes : Quimper (15 000 à 30 000 manifestants) ; Carhaix (3 000 manifestants)

Face à cette souffrance la droite, le MEDEF, la FNSEA ont tenté de reprendre la main en se plaçant en soutien de l’emploi en Bretagne pour mieux faire avaliser leurs réponses de fuite en avant vers toujours plus de libéralisme. Ainsi l’ultimatum lancé à la sortie des « négociations » à Rennes porte sur l’écotaxe et les contraintes mais pas sur l’emploi à Marine Harvest, l’emploi à Gad, l’emploi Tilly Sabco !

Avec la manifestation de Quimper ils ont réussi (provisoirement espérons le) une opération de camouflage, tentant d’entraîner des salariés, des chômeurs, des familles qui galèrent dans les marges de la pauvreté, dans leur combat égoïste pour moins de contraintes fiscales, moins de contraintes au niveau environnemental, moins de contraintes au niveau social.

Moins de contraintes fiscales.

Certes bon nombre de mesures suscitent justement la colère face aux inégalités de traitement : gel des barèmes de l’impôt avec pour conséquence des centaines de milliers de non imposable qui le deviennent ; hausse de la TVA impôt particulièrement injuste ; …

Une suspension de l’écotaxe est décidée ! Cette taxe, dont le décret à été signé par le 1er ministre de Sarkozy le jour du 2ème tour de l’élection présidentielle, n’est pas la raison première de la crise actuelle, mais son application ajouterait à la fragilité économique du moment. Ce moratoire obtenu, comme le réclamaient entre-autres les élus communistes, doit permettre de travailler une issue, tenant compte de la situation de régions périphérique et péninsulaire en y associant toutes les parties.

Mais ce qui est demandé par le MEDEF, la droite c’est  encore plus de cadeaux ces grosses entreprises qui en sont déjà gavé, entreprises qui ne paient que 8% d’impôt quand les PME, artisans en paient 33% !

Moins de contraintes environnementales.

Certes nombre de petits et moyens agriculteurs se sentent étranglés et sont sensibles à ces sirènes dévastatrices de contraintes environnementales qui les empêchent de travailler.

Mais chacun sait que le vrai problème c’est la sous rémunération de ce que produise les agriculteurs.

Ce qui est demandé par la FNSEA et les tenants du productivisme c’est la poursuite de cette politique alors que c’est celle-ci qui conduit l’agriculture et les agriculteurs dans le mur.

Moins de contraintes au niveau social

Chacun voit bien que ce qui est visé ici ce sont les droits des travailleurs et les charges sociales jugées trop lourdes.

Ce qui est demandé ici c’est moins de protection pour les travailleurs, moins de financement de la sécurité sociale et des retraites par les entreprises.

 

A Quimper nombre de salariés, de petits artisans et commerçant sont venus manifester pour dire leur colère et leur demande de pouvoir travailler dignement avec un revenu correct. 

Il n’est pas juste de dire que ce sont « des esclaves » venus manifester pour les droits de leur maîtres.

En disant cela je pense à des voisins qui tous les deux sont virés de chez Gad et qui sont allés à Quimper pour crier leur colère.

En disant cela je pense particulièrement à des camarades syndicalistes, soutien du FDG qui ont estimés qu’il fallait, malgré les difficultés et la récupération, être présent au côté des travailleurs en souffrance et en lutte.

A nous de leur montrer, sans les montrer du doigt, qu’ils se sont laissés abuser.

A nous d’être la à leur côté pour de vraies solutions à leurs difficultés.

 

Les réponses gouvernementales issues de la rencontre interministérielle ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail.

Les 15 millions d’euros annoncés par le premier ministre doivent cependant y être consacrés. Fondamentalement le pacte d’avenir pour la Bretagne doit rompre avec les logiques de la concurrence libre et non faussée.

Le PCF devant l’urgence demande un moratoire sur les plans de licenciements, une large concertation de tous les acteurs, la mobilisation de fonds notamment au travers de la banque publique d’investissement.

Il n’y a pas de fatalité aux politiques d’austérité et de chômage de masse.

Le PCF propose d’engager la bataille de la ré-industrialisation agroalimentaire.

Des politiques publiques agricoles et alimentaires qui, en France comme en Europe, garantissent notre souveraineté alimentaire, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous, soient assises sur des filières de productions relocalisées. L’avenir de l’agroalimentaire, d’une nouvelle ambition agricole passe par la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans.

Sans attendre, les communistes sont porteurs de propositions de loi en faveur de la répartition des marges entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

Déterminée à conquérir des issues durables, une délégation du Parti communiste français sollicite un rendez-vous avec le Premier Ministre.

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 20:14

La collecte des ordures ménagères (poubelles, sacs jaunes, encombrants aujourd'hui) est actuellement perturbée sur les 28 communes de Morlaix communauté. 45 des 60 agents du service porté par Morlaix communauté sont en grève depuis hier. Ils contestent une réorganisation des services, et les nouvelles conditions de travail imposées à trois collègues, anciens salariés municipaux...

 

( http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/ville/morlaix-la-collecte-des-ordures-menageres-perturbee-04-10-2013-2256857.php )

 

Le malaise chez les personnels du service ordures ménagères de Morlaix Communauté est ancien et n'a pas disparu après les augmentations de salaire consenties en 2010 après un long conflit qui coïncidait avec le mouvement contre la réforme des retraites Fillon.

Il tient à un management qui passe trop souvent par la culpabilisation et la pression individuelle, la division des équipes, au développement de la précarité, et au manque de reconnaissance au travail. Trop souvent, les agents du service public sont traités avec dédain essentiellement comme une charge, un coût, alors que le rôle d'une communauté d'agglo dirigée officiellement par la gauche devrait être au contraire de valoriser leur travail et leurs compétences, de travailler en concertation avec eux pour rendre le meilleur service possible aux habitants.  

Le Parti Communiste manifeste sa solidarité vis à vis des personnels en lutte et souhaite que l'on refonde très vite sur de nouvelles bases la relation avec le personnel inter-communal dans la communauté d'agglo de Morlaix, afin de mieux respecter l'humain, le sens du service de ces fonctionnaires et leurs droits.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 19:00

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX

– tel : 02 98 88 30 35 Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

 

Mercredi 2 Octobre 2013 (18 h) : Comité de Section Local de la section (2 Petite Rue Callac – Morlaix)

 

Introduction au débat : Daniel RAVASIO, secrétaire de section

 

Lors de notre dernière AG j’avais posé la question : pour cette rentrée y a-t-il du nouveau allant dans le bon sens ? Le gouvernement et le président de la République ont-ils décidé d’écouter enfin le peuple de gauche ? Ont-ils décidé de s’attaquer véritablement au monde de la finance désignée comme ennemi lors de la campagne électorale ? Ont-ils décidé de répondre aux attentes des français d’une vie meilleure ? Nous avions tous répondu Non à cette question. Nous constatons chaque jour qu’ils ont décidé de poursuivre la politique d’austérité engagée depuis l’entrée en fonction de François Hollande, de s’engager dans une politique répondant aux attentes du patronat au nom de la nécessaire compétitivité des entreprises françaises, de s’attaquer aux systèmes solidaires des retraites.

 

Deux « nouveautés » viennent appuyer ce constat :

 

Budget de l’Etat pour 2014

Pour complaire à Bruxelles et au Medef, le projet de loi de finances 2014 taille, comme jamais auparavant, dans les dépenses publiques et allège considérablement la contribution des entreprises.

Les Français paieront une facture alourdie, avec la hausse de la très injuste TVA.

 

Budget de la Sécurité sociale pour 2014

Dans son projet de loi de budget le gouvernement prévoit un tour de vis sans précédent sur les dépenses de santé correspondant à une véritable saignée.

 

Budget de l’Etat pour 2014

Présentant le projet de budget Pierre Moscovici se targue d’opérer des réductions de dépenses « sans précédent » plutôt que d’augmenter les impôts.

Les réductions de dépenses sont en effet importantes mettant en cause au bout du compte les services publics et les personnels mais aussi la politique sociale au service des personnes les plus en difficultés :

L’emploi public est mis à mal 13 123 postes sont supprimés dans les Ministères dit non prioritaires (dont 7 881 à la défense, 2 564 à l’économie et aux finances) pour 10 979 créations annoncées (essentiellement Éducation Nationale)

Les ministères devront fonctionner avec en moyenne un budget rogné de 2%.

Si certains budget augmentent (Éducation nationale et Emploi par exemple) cela n’est pas au niveau du nécessaire d’autres stagnent (La justice par exemple ce qui se traduira par la réduction de l’aide juridictionnel) ou baissent (-2,5% pour la culture).

Les fonctionnaires vont voir leurs traitements bloqués (gel du point d’indice) pour la 4ème année consécutive.

Ce n’est pas la petite mesure pour les catégories les moins payés qui répondra aux attentes.

Les collectivités territoriales ainsi qu’une série d’opérateurs publics (agence de l’eau ; centre national du cinéma ; …) verront la dotation versée par l’État baisser fortement (3,3 milliards d’Euros au total) mettant nombre d’entre elles face à de grandes difficultés alors que des dépenses supplémentaires leurs sont imposés (réforme des rythmes scolaires par exemple).

 

A regarder ce projet on constate qu’il y a bien une pause fiscale mais … elle est pour les entreprises alors que la fiscalité sera fortement alourdie pour de nombreux ménages.

Impôts pour chacun d’entre nous : pas de pause Impôts sur le revenu : Son produit va augmenter : 59,5 milliard d’Euros en 2012 ; 71,9 milliard d’Euros en 2013 ; 75,3 milliard d’Euros en 2014

 

Si les tranches vont être relevées du niveau de l’inflation, la politique de gel des tranches (Sarkozy puis Hollande) s’est traduite par près d’un million de personnes non assujettis à l’impôt qui se sont retrouvés imposables avec des revenus bas. TVA : pour cet impôt particulièrement injuste, l’année 2014 va démarrer avec une hausse touchant le porte-monnaie de chacun et tout particulièrement celui des plus pauvres.

Impôt sur les sociétés : toujours Son produit va diminuer : 40,8 milliard d’Euros en 2012 ; 53,5 milliard d’Euros en 2013 ; 36,2 milliard d’Euros en 2014.

 

Rien n’est prévu pour empêcher les sociétés d’optimiser leurs revenus pour payer le moins d’impôts possibles permettant aux grands groupes de payer un impôt très faible (8% en moyenne) voir pas du tout alors que les PME, les artisans doivent s’acquitter d’un impôt réglementaire à 33%.

 

L’aide de 20 milliards pour la compétitivité va fonctionner à plein régime sans aucun contrôle.

 

Budget de la Sécurité sociale pour 2014

 

Régulièrement on nous annonce un budget de la Sécurité Sociale en déficit et l’on nous dit qu’il faut faire des économies … sous entendant ainsi que les Français dépensent sans compter pour se soigner. Bien sûr il peut y avoir des abus et des tricheurs mais cela ne représente qu’une infime partie des dépenses de santé. Mettre cela en avant c’est chercher à nous culpabiliser et maquer les vrais problèmes et les solutions. Le premier problème de la sécurité sociale c’est le manque de recette en raison d’abord de l’explosion du chômage mais aussi de la compensation insuffisante des cadeaux faits aux entreprises. Travailler plus pour gagner moins et en moins bonne santé. Si l’on en croit de le projet de budget de la Sécurité Sociale c’est l’avenir qui est destiné à la France.

Après la réforme des retraites et l’imposition aggravée des salariés, l’austérité étrangle la santé. Un massacre à la tronçonneuse est programmé : 440 millions d’Euros de diminution !

Toutes les occasions de faire payer les salariés son bonnes. Malades, ils perdront des droits à une qualité de soins hospitaliers.

Cotisants, ils perdront l’avantage fiscal dont ils bénéficient sur les contrats complémentaires en entreprise.

Parents, ils perdront sur leur quotient familial au point de payer pour les ménages avec enfants 12% d’impôts supplémentaires, soit 1 milliard d’Euros.

Les entreprises ont une perspective bien différente. Alors qu’elles alimentent le chômage qui prive la Sécu de recettes leurs cotisations familiales vont être allégées. C’est autant de mois en rétribution des salariés et une nouvelle dévalorisation du travail.

 L’impasse budgétaire de la Sécu est due pour l’essentiel à la diminution du coût du travail dont on voit bien qu’elle assèche la croissance sans relancer l’emploi. Elle déverse en revanche des fortunes dans le gouffre des dividendes et des intérêts financiers. Ce ne sont pas les artisans et petits commerçants qui captent les allégements de cotisation et les cadeaux fiscaux : beaucoup connaissent un sort semblable à celui des salariés.

En réalité une petite oligarchie met le pays en coupe réglée. Tous les arguments pour justifier toutes ces attaques tournent autour de l’idée que la France n’est pas compétitive à cause de ses salaires et de ces charges sociales. On veut ainsi masquer que ce qui nous coûte vraiment cher c’est le Coût du Capital.

 

En réalité ce qui pénalisent tous ceux qui veulent investir et créer de l’emploi, c’est le coût du capital qui n’a cessé de progresser depuis 30 ans. Des preuves ?

 

D’après les comptes de la nation 2010, les sociétés non financières (autres que banques et assurances) ont dépensés 145 milliards d’Euros en cotisations sociales et patronales contre 309 milliards d’Euros en intérêts et en dividendes.

 

Le coût du capital est passé de 16% de la richesse crée par le travail en 1981 à 29% en 2012 La masse salariale (salaires + cotisations) est passé de 73% de la richesse crée par le travail en 1981 à 67% en 2012.

 

En 2012 les profits des entreprises du CAC 40 se sont montés à 69,4 milliards d’Euros dont 37,8 pour les dividendes (54,46%). En 2013 les profits des entreprises du CAC 40 devraient se monter à 80,6 milliards d’Euros dont 39,9 pour les dividendes (49,50%).

 

Depuis 1981, alors que les richesses créées par le travail augmentent, la part dédiée aux actionnaires et aux financiers a presque doublé, au détriment de la rémunération des salariés et de l’investissement. A quoi servent les milliards d’argent public déversés sans contrôle en crédit d’impôt et autres allégement des cotisations sociales – environ 220 milliards d’Euros ! – si ce n’est à nourrir cet appétit sans fond des actionnaires ? Et pourquoi les dividendes qui pesaient 5% de la valeur ajoutée il y a 30 ans pèsent désormais 23%.

 

La France mérite une opération vérité pour que les idées alternatives s’expriment, pour repousser chaque jour un peu plus la résignation ambiante. C’est pourquoi le PCF a proposé au Front de Gauche de lancer une vaste campagne sur ce coût du capital.

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:00

Des communistes mobilisés face à l'urgence sociale.  

  

Les adhérents du PCF Morlaix étaient réunis ce vendredi 5 septembre pour leur Assemblée Générale de rentrée. Daniel Ravasio, le secrétaire de section, a ouvert la réunion en rappelant que l'augmentation du patrimoine des cent premières fortunes en 2012 correspondait au déficit des retraites prévu pour 2020. Il a regretté que « la nouvelle frontière » dessinée par François Hollande, auquel serait censé devoir se rallier le peuple de gauche, soit la baisse du coût du travail pour satisfaire le Medef, le grand marché transatlantique et une politique va t-en guerre. Les militants ont constaté que chez les citoyens, c'était la déception, la colère, le rejet de la politique en général et pas seulement du pouvoir qui progressaient de manière très inquiétante.

Cela s'explique bien sûr par la trahison des promesses, par l'érosion du pouvoir d'achat des couches moyennes et populaires, leur sentiment de déclassification.

Plus que jamais, les communistes sont conscients de leurs responsabilités : être sur le terrain, au contact des gens, pour montrer qu'il y a de l'argent pour le développement humain, la satisfaction des besoins sociaux, et que seule la rupture avec les politiques inégalitaires et anti-démocratiques portées au niveau de l'Union Européenne et l'affrontement vis à vis du monde de la finance peuvent conduire à reprendre le chemin du progrès social après des décennies de renforcement de l'exploitation capitaliste.

La bataille contre une réforme des retraites injuste, qui aggrave les réformes Fillon de 2003 et 2010, sera décisive pour transformer le désarroi et la colère en moteur de transformation sociale. Avec le Front de Gauche, les communistes seront mobilisés pour faire échec à cette réforme qui ruine des années de luttes sociales du mouvement ouvrier et contredit les fondamentaux de la gauche.

Prenant acte de la politique très droitière du président Hollande et du gouvernement PS, politique que nous voulons changer et pas simplement infléchir ou modifier, les communistes du Pays de Morlaix ont décidé de construire des listes autonomes du Front de Gauche au premier tour des municipales partout où cela serait possible, et en particulier à Morlaix, tout en gardant l'objectif de battre la droite pour mettre en oeuvre des politiques de progrès utiles aux citoyens.

Nos candidats et nos élus porteront des ambitions démocratiques, sociales et écologiques fortes pour développer la gratuité, l'accès de tous aux biens essentiels, à la culture et aux loisirs, les services publics, le transport en commun, la participation citoyenne à la vie communale et intercommunale. Ils chercheront à incarner un contre-pouvoir à l'austérité, qui se traduit par l'asphyxie financière des collectivités locales, qui voient leurs dotations d'État réduites de manière drastique alors que les besoins de la population augmentent avec la crise.

Le renforcement de la souveraineté populaire, avant et après les élections, sera notre boussole.  

Le débat en AG a aussi porté sur l'éco-taxe, inspirée par des considérations écologiques légitimes mais qui n'a pas été préparée par un développement signatificatif des capacités de frêt ferroviaire pour offrir une alternative aux entreprises, ainsi que sur la situation de l'agro-alimentaire (GAD, DOUX, Tilly, Marine Harvest), la dégradation des conditions de travail et d'accueil dans les hôpitaux, les maisons de retraite, l'urgence d'un plan d'envergure nationale pour garantir le droit à l'autonomie des personnes âgées et faire face aux besoins énormes de personnels, de formations de structures adaptées.    

 

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