Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 16:00
Partager cet article
Repost0
17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 15:57
Partager cet article
Repost0
15 janvier 2024 1 15 /01 /janvier /2024 06:55
Partager cet article
Repost0
14 janvier 2024 7 14 /01 /janvier /2024 06:51
Partager cet article
Repost0
14 janvier 2024 7 14 /01 /janvier /2024 06:47

 

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2024 5 12 /01 /janvier /2024 06:38
Élections européennes : Léon Deffontaines (PCF) veut « reprendre la main » sur l’UE (L'Humanité, Gaël de Santis, 11 janvier 2024)

L’ancien dirigeant des Jeunes communistes Léon Deffontaines a présenté plusieurs des membres de la liste qu’il conduira en juin prochain. Y figureront les syndicalistes Sigrid Gérardin et Marylène Faure, les élus Emmanuel Maurel pour GRS, Samia Jaber pour l’Engagement, Hélène Bidard, Fabien Roussel et André Chassaigne pour le PCF.

L’enfant de la Somme, Léon Deffontaines, part en campagne pour les élections européennes. Il a présenté certains de ses colistiers, mercredi, au siège du PCF. « Mon département est le deuxième à avoir le plus voté contre le traité constitutionnel européen en 2005, à 67 %, a rappelé l’ex-dirigeant des Jeunes communistes. C’est un département qui, peut-être avant tout le monde, savait les conséquences de la construction libérale de l’Union européenne (UE) sur l’emploi, l’industrie… » Léon Deffontaines, 27 ans, « fait partie de cette génération de moins de 35 ans qui n’a jamais eu son mot à dire sur la construction européenne », faute de consultation sur le sujet.

Il propose à ceux qui n’ont jamais été consultés, à « ceux qui ont voté contre le traité constitutionnel européen » et aux 52 % de Français qui n’ont plus confiance dans l’UE de « reprendre la main ». Un slogan qu’il décline. Il souhaite « reprendre la main sur notre alimentation » par une réorientation de la politique agricole commune (PAC) qui permette de restaurer une souveraineté alimentaire. Il fustige le marché européen de l’énergie qui indexe les prix de l’électricité sur ceux du gaz allemand. Il prône, là aussi, une reprise en main et une réindustrialisation. Autant de manières de recouvrer la souveraineté populaire.

Des personnalités identifiées sur certains sujets clés

La liste de rassemblement qu’il conduit comprendra des syndicalistes. Sigrid Gérardin, responsable nationale de la FSU, en charge des lycées professionnels, a fait le choix « d’entrer en politique » pour poursuivre son combat de protection des « biens communs » que sont les services publics. « On éprouve au quotidien les règles budgétaires qu’impose l’UE, qui restreignent l’investissement public et sont profondément injustes », dénonce-t-elle.

Marylène Faure, défenseure des droits des salariés dans le secteur de l’énergie, s’engage, elle aussi. Elle souhaite « voir le paysage politique évoluer dans les prochains mois ». Dans son secteur, elle a « combattu les méfaits occasionnés par les traités européens ». Dans un contexte où 12 millions de Français sont en situation de précarité énergétique, elle appelle à reconstruire « un service public de l’énergie au service des populations » qui voient sans cesse les prix augmenter.

Le PCF apportera des personnalités identifiées sur certains sujets clés. Son secrétaire national, Fabien Roussel, y contribuera avec sa forte popularité. Il entend mettre au cœur de la campagne « la vie chère, les salaires ». « L’UE agit sur la formation des salaires, cela va être l’occasion pour nous de dénoncer la concurrence libre et non faussée », explique-t-il, souhaitant aussi reprendre la main sur la Banque centrale européenne, dont les taux d’intérêt « écrasent l’économie ».

Adjointe à la maire de Paris en charge de l’égalité femmes-hommes, Hélène Bidard entend croiser le fer contre la pédocriminalité. Pour cela, elle fait le constat qu’il faut « responsabiliser les Gafam » (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft). Elle compte aussi « dévoiler la réalité des positions du Rassemblement national contre les droits des femmes ». Le président du groupe de la Gauche démocratique et républicaine à l’Assemblée nationale, André Chassaigne, s’engage à défendre une agriculture paysanne face aux traités de libre-échange.

Les noms des colistiers soumis au vote des adhérents PCF

Le PCF n’est pas seul à participer à l’aventure. Emmanuel Maurel, fondateur de la Gauche républicaine et socialiste et député européen sortant, rejoint la liste, séduit par l’idée de « reprendre la main ». Il souhaite poursuivre son combat contre les accords de libre-échange et pour défendre « l’exception culturelle menacée par les plateformes états-uniennes ». Samia Jaber représentera l’Engagement, le parti de l’ancien ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg. Elle est élue de Belfort, siège d’Alstom et General Electric. « Ce territoire est l’un des symboles du renoncement industriel », explique-t-elle, souhaitant voir un sursaut en la matière.

Ni la liste ni l’ordre des candidats ne sont finalisés. Les noms des 81 colistiers seront soumis au vote des adhérents PCF début février. L’équipe devra se faire une place à gauche. Léon Deffontaines défendra sa « singularité ». Selon lui, « le peuple de gauche contre le traité constitutionnel européen de 2005 ne se mobilisera pas s’il n’y a pas une liste qui porte autre chose que le projet fédéraliste des écologistes ». Autre pomme de discorde : la place du nucléaire dans le mix énergétique. « Nous avons une vision différente de la manière d’atteindre la neutralité carbone », insiste-t-il. La liste s’opposera également aux nouveaux élargissements programmés à l’Ukraine, à la Géorgie et la Moldavie, pays où le salaire minimum est extrêmement bas (de 50 à 150 euros mensuels). « Cela mettra en concurrence nos agriculteurs et travailleurs », alerte Léon Deffontaines qui veut, au contraire, faire vivre la solidarité.

Élections européennes : Léon Deffontaines (PCF) veut « reprendre la main » sur l’UE (L'Humanité, Gaël de Santis, 11 janvier 2024)
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2024 5 12 /01 /janvier /2024 06:33
Remaniement : Attal et Macron font les fonds de tiroir de la Sarkozie (Cyprien Caddeo - L'Humanité, 11 janvier 2024)

Le gouvernement Attal a été présenté, dans ses grandes lignes, ce jeudi 11 janvier. L’équipe qui entoure le nouveau premier ministre penche sans grande surprise bien à droite, avec l’entrée de Rachida Dati et de Catherine Vautrin.

Cyprien Caddeo - L'Humanité, 11 janvier 2024

Bienvenue en 2007. Le premier gouvernement de Gabriel Attal (qui conserve la planification écologique dans son intitulé de poste) a été annoncé dans les grandes lignes, ce jeudi 11 janvier, par la voix d’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée. Le plus jeune premier ministre de la Ve République s’appuiera notamment sur deux anciennes de la Sarkozie, avec l’arrivée surprise de Rachida Dati et Catherine Vautrin.

Des entrées qui masquent mal l’inertie générale, notamment dans les principaux portefeuilles régaliens. Les poids lourds de la majorité restent en poste… et entre hommes : Gérald Darmanin conserve l’Intérieur, Sébastien Lecornu campe aux Armées (Élisabeth Borne ayant refusé le poste, selon plusieurs confrères) et Bruno Le Maire rempile à Bercy (Économie et Finances) dans le bureau qu’il occupe depuis bientôt sept ans.

Le Modem Marc Fesneau fait de même au ministère de l’Agriculture et Christophe Béchu à la Transition écologique. Après avoir échappé à une condamnation devant la Cour de justice de la République, Éric Dupond-Moretti demeure garde des Sceaux.

Un gouvernement paritaire qui penche (très) à droite

Le reste du gouvernement est paritaire. Au porte-parolat, exit Olivier Véran, qui pourrait prendre la tête de liste Renaissance aux européennes, au profit d’une porte-flingue fidèle, Prisca Thévenot. La députée Marie Lebec, autre macroniste pur jus, débarque au ministère chargé des relations avec le Parlement.

Stéphane Séjourné, président du groupe présidentiel à Bruxelles et du parti Renaissance, pose quant à lui ses valises au Quai d’Orsay. Dans la catégorie promotion interne, Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports, supposée gérer le dossier brûlant des jeux Olympiques et Paralympiques, élargit son portefeuille à l’Éducation nationale, en remplacement de Gabriel Attal. Aurore Bergé atterrit à l’égalité hommes-femmes.

« Renaissance est un parti de traîtres de gauche et de traîtres de droite »

Rachida Dati

Les principales surprises sont aussi à chercher du côté de la droite LR – énième confirmation du tournant droitier du macronisme. Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy (2007-2009) et cheffe de file de l’opposition parisienne à Anne Hidalgo, devient la nouvelle ministre de la Culture, à la place de Rima Abdul Malak, désavouée par le président de la République sur l’épisode de la Légion d’honneur de Gérard Depardieu.

En juillet 2021, Rachida Dati estimait pourtant que La République en marche (désormais renommée Renaissance) « est un parti de traîtres de gauche et de traîtres de droite ». Mais la politique se moque bien des archives. Son entrée au gouvernement laisse présager l’hypothèse d’une alliance LR-bloc macroniste aux municipales de 2026 à Paris, en vue de renverser la gauche qui dirige la ville depuis 2001.

Éric Ciotti a toutefois annoncé l’exclusion de Rachida Dati de LR. À noter que la nouvelle ministre est toujours sous le coup d’une mise en examen pour « corruption et trafic d’influence passif par personne investie d’un mandat électif public » dans le cadre de l’affaire Carlos Ghosn.

Catherine Vautrin, présidente de la métropole du Grand Reims, remplace également Olivier Dussopt au Travail. Le périmètre du ministère est élargi à la Santé et aux Solidarités. Le nom de Vautrin avait circulé en 2022 pour le poste de premier ministre, mais son passé d’opposante au mariage pour tous irritait trop « l’aile gauche ». À noter également que des portefeuilles manquent à l’appel : Logement, Transports, Industrie, Ville… Ils pourraient faire l’objet de secrétariats d’État annoncés plus tard.

« Redonner du souffle »

Voilà pour l’équipe qui est censée « redonner du souffle » au récit du second quinquennat et participer au « réarmement » du pays. Emmanuel Macron devrait à ce titre s’adresser à nouveau aux Français dans une allocution, dans le courant de la semaine prochaine. Ce petit jeu de chaises musicales, insipide mercato essentiellement interne à la Macronie qui n’excite que quelques rédactions en manque d’actualité, semble flotter à des kilomètres au-dessus des réalités matérielles des Français.

Dans la rue, quatre sans-abri seraient morts de froid depuis le 1er janvier. L’inflation mine toujours le pouvoir d’achat des ménages. Selon un dernier sondage BVA, 44 % des interrogés estiment que cela doit être la priorité. Viennent ensuite la santé (31 %), l’insécurité (28 %), l’immigration (25 %) et l’environnement (22 %).

Pour marquer le début d’année, le PCF a, lui, décidé de lancer une opération « vérité sur les salaires », en demandant aux salariés de communiquer anonymement leurs fiches de paie. Une manière comme une autre de tenter de ramener le débat politique au niveau du réel.

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 07:23
Gabriel Attal à Matignon, un remaniement pour rien - L'Humanité, 9 janvier 2024
Gabriel Attal à Matignon, un remaniement pour rien

Pour remplacer Élisabeth Borne, Emmanuel Macron a choisi de nommer son ex-ministre de l’Éducation nationale. Un clone de lui-même chargé d’appliquer la même politique de casse sociale que par le passé.

Emilio Meslet - L'Humanité, 9 janvier 2024

La parité n’aura donc été qu’une courte parenthèse. Comme 96 % du temps en Ve République, deux hommes composent à nouveau le binôme exécutif à la tête du pays. Moins de deux ans après son arrivée à Matignon, Élisabeth Borne laisse sa place à celui qui fut son ministre des Comptes publics, puis de l’Éducation nationale. Emmanuel Macron a nommé, mardi midi, Gabriel Attal premier ministre.

L’ex-élève à l’École alsacienne aujourd’hui âgé de 34 ans devient ainsi le plus jeune premier ministre de la Ve République, de trois ans le cadet du socialiste Laurent Fabius à sa prise de fonction en 1984. Mais le chef de l’État a aussi – et surtout – promu sa copie quasi conforme, « dans la fidélité à l’esprit de 2017 : dépassement et audace », comme le président l’a écrit sur X (ex-Twitter).

Le clone d’Emmanuel Macron

Il y avait en effet comme une impression de déjà-vu dans la première prise de parole du nouveau collaborateur du chef de l’État, lors de la passation de pouvoir, rue de Varenne. « La France ne rimera jamais avec déclin. Elle rime avec sursaut, avec audace, avec grandeur. C’est précisément à cette tâche que je vais m’atteler », prévient-il, affirmant vouloir « garder le contrôle et libérer notre potentiel français ».

Du vague, du grandiloquent, du Macron dans le texte. La filiation ne s’arrête pas ici pour celui qui prétend faire des « classes moyennes, cœur battant de notre pays, artisans de la grandeur et de la force de notre nation française » sa priorité. Il promet aussi une « simplification drastique de la vie de nos entreprises et de nos entrepreneurs » et « d’assumer de faire de l’autorité une valeur politique de premier ordre et de la sécurité un objectif absolument prioritaire ».

Gabriel Attal a beau ânonner quelques mots-clés – « travail », « hôpital », « inflation », « solidarité », « garantir l’avenir de notre planète » –, il est bien là pour appliquer, dans la continuité d’Élisabeth Borne et sans nouvelle feuille de route, le programme de casse sociale et démocratique du président, duquel il tire sa seule légitimité. L’ancien ministre de l’Éducation nationale doit « mettre en œuvre le projet de réarmement et de régénération que j’ai décidé », lui a intimé Emmanuel Macron, empruntant ici un vocabulaire que ne renierait pas l’extrême droite.

« La Commedia dell’arte prend fin »

Le président de la République s’est payé le luxe, début 2024, de dix jours d’une pure opération de communication avec son remaniement. Les « on-dit » vont bon train depuis la fin décembre sur ce nouveau casting. Là où, par le passé, les chambardements gouvernementaux pouvaient augurer d’un changement d’orientation, il n’en sera rien avec celui-ci : tout bouge pour que rien ne bouge.

Ce chamboule-tout n’aura eu pour seul effet que de provoquer des bavardages médiatiques, tout en détournant les projecteurs du bilan politique macroniste, à l’heure où le coût de la vie continue de grimper et qu’une vague de froid frappe le pays. « La Commedia dell’arte prend fin, il était temps ! a réagi Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. Je demande rendez-vous à Gabriel Attal au plus vite pour agir contre la vie chère, pour la hausse des salaires et des retraites. Les urgences sociales sont là. Il faut agir sans tarder. »

Jeune, millionnaire, issu des grandes écoles, conseiller politique dès sa fin d’études… c’est bien un de ses avatars qu’Emmanuel Macron a chargé de diriger l’action du gouvernement. Il devrait le faire en restant fidèle à son engagement depuis 2017, lui qui aura incarné la dérive de la Macronie, dont il a été l’un des premiers lieutenants venus de l’aile strauss-kahnienne du Parti socialiste.

Un signe ne trompe pas : quelques minutes après sa nomination, Gabriel Attal avait déjà mis à jour son profil LinkedIn, réseau social favori de la start-up nation, avec ses nouvelles fonctions. Le nouveau premier ministre n’a du reste jamais rien eu à dire sur la droitisation du camp présidentiel, défendant sans broncher la réforme des retraites comme la loi immigration.

Il l’a même incarnée, depuis la rue de Grenelle, faisant de l’interdiction de l’abaya à l’école le principal sujet de la rentrée scolaire 2023. Il n’y a aucune raison, sans changement de cap affiché, que ladite droitisation ne se poursuive pas avec lui. Mais dans quel contexte ?

Bientôt des 49.3 à la pelle ?

À peine chargé de former une équipe, sitôt fragilisé. À entendre les chaînes d’information en continu, le premier de la classe a vu certains poids lourds de son camp – Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Alexis Kohler, François Bayrou, Édouard Philippe – s’opposer à son arrivée à Matignon. S’imposer dans une famille où l’on prépare déjà l’après-Macron a tout d’une mission impossible pour celui qui n’a d’autre poids politique que la relative popularité accumulée dans les sondages (39 % d’opinion favorable, d’après le dernier baromètre Elabe). Et qui risque de redescendre une fois aux manettes.

Un premier ministre d’autant plus dans la panade que le logiciel macroniste qui est le sien a jusqu’ici lamentablement échoué à s’adapter à l’absence de majorité à l’Assemblée nationale. Gabriel Attal a tout de même eu un mot pour les oppositions, qu’il recevra cette semaine à Matignon et à qui il jure de « toujours les écouter, toujours les respecter ».

Dira-t-il la même chose à l’issue des articles 49.3 qu’il dégainera par dizaines pour faire adopter les différents budgets et probablement quelques projets de loi sensibles ? Autre question : sollicitera-t-il, à l’inverse de sa prédécesseure, la confiance des députés comme le veut la tradition ? Scénario hautement improbable au vu du rapport de force au Palais Bourbon. Mais sans vote de confiance, le groupe insoumis a déjà annoncé qu’il déposera une motion de censure.

Pas vraiment frondeur dans l’âme, Gabriel Attal, élu député en 2017 puis nommé ministre l’année suivante, n’occupe la fonction que par la seule volonté du monarque républicain. C’est donc au président que l’ambitieux sert de bouclier. Ni plus ni moins. La gauche ne s’y trompe pas, d’ailleurs.

« Macron n’aimant que lui-même nomme un clone à Matignon. Rien de neuf à attendre de cette nomination », raille le sénateur PCF Ian Brossat, quand l’insoumis Jean-Luc Mélenchon constate avec ironie que « (Gabriel) Attal retrouve son poste de porte-parole. La fonction de premier ministre disparaît. Le monarque présidentiel gouverne seul avec sa cour ». « Changement de casting mais pas de politique. Chronique d’un désastre annoncé », prophétise Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée. Difficile, dès lors, de ne pas lui prédire le même avenir qu’Élisabeth Borne…

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 06:54

 

En ce début d’année 2024, le pouvoir d’achat demeure la priorité des Français.
 

Ces dernières années, sous les coups de l'inflation et en l'absence d'une véritable politique salariale, la France s’est « smicardisée ».

Alors qu'en 2021, 12% des travailleurs étaient payés au SMIC, ils sont aujourd'hui 17,3%. La France compte ainsi, en ce début d’année, 3.1 millions de salariés payés au SMIC dont 58% de femmes travaillant dans des secteurs économiques essentiels.

Cette France condamnée aux petits salaires, c’est le résultat d'une politique économique sciemment mise en œuvre par le Gouvernement reposant sur l'exonération de cotisations sociales sur les bas revenus et le refus d'indexer l'ensemble des salaires sur l'inflation.

En ce début d'année 2024, ce que veulent les Françaises et les Français, c'est voir leur pouvoir d'achat augmenter et vivre dignement de leur salaire.

C'est pourquoi, le PCF interpelle le futur Premier ministre sur cette réalité inacceptable que le Gouvernement semble ignorer et lance, dans le cadre de sa campagne pour le pouvoir d'achat et contre la vie chère, « l'opération vérité sur les salaires, les retraites et les revenus du capital ». 

Le PCF invite ainsi les salarié·es à lui envoyer leur fiche de paie, en masquant leur nom et informations personnelles et en indiquant leur ancienneté, ou tout élément qu'ils souhaitent témoignant de la faiblesse des salaires ou des inégalités salariales, à l'adresse suivante : salaires@pcf.fr.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et les deux présidents des groupes parlementaires, André Chassaigne et Cécile Cukierman, demandent à être reçus à Matignon le 3 février prochain, afin de  remettre au Premier ministre l’ensemble de ces fiches de paie ainsi que les dizaines de milliers de pétitions déjà signées exigeant l'indexation des salaires sur l'inflation.

Parti communiste français,

Paris, le 9 janvier 2024.

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2024 1 08 /01 /janvier /2024 16:44

L’Humanité et Mediapart publient une tribune de personnalités de tous bords - de Sophie Binet à Jacques Toubon, en passant par Josiane Balasko, Fabien Roussel ou encore Marina Foïs -, appelant à manifester le 21 janvier pour exiger la non-promulgation de la loi immigration.

 

 

Marchons pour la Liberté, l’égalité, la fraternité

Dans notre diversité d’idées, d’engagements, de professions, nous exprimons notre grande inquiétude après le vote de la loi dite « asile-immigration ». C’est un tournant dangereux dans l’histoire de notre République.

D’abord parce que cette loi ne répond pas aux causes de l’exil forcé d’hommes, de femmes, d’enfants fuyant les guerres ou le réchauffement climatique, ni aux défis de l’accueil dans la dignité, ni au défi de la définition d’une politique digne et humaine d’intégration.

Ensuite, parce qu’elle a été rédigée sous la dictée des marchands de haine qui rêvent d’imposer à la France leur projet de « préférence nationale ». Elle torpille les piliers porteurs de notre pacte républicain, hérité du Conseil national de la Résistance. Elle s’attaque ainsi au droit du sol autant qu’aux droits fondamentaux proclamés par la Constitution : au travail, à l’éducation, au logement, à la santé… Ce faisant, tous et toutes, Français autant qu’étrangers, nous nous trouvons menacés.

Victor Hugo écrivait : « Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles. »

Soucieux de rassemblement et de solidarité plutôt que de division sans fin de notre société, nous demandons au Président de la République de ne pas promulguer cette loi. Le dimanche 21 janvier nous appelons à manifester dans notre diversité notre attachement à la devise de la République : « Liberté, égalité, fraternité. »

Les 201 signataires

1. Serge Abiteboul, informaticien, membre de l’Académie des sciences

2. Emile Ackermann, rabbin

3. Syrine Aït Si Ali, présidente de la FIDL

4. Fleur Albert, réalisatrice, documentariste

5. Christophe Alévêque, comédien

6. Anne Alvaro, actrice

7. Hakim Amokrane, musicien

8. Mouss Amokrane, musicien

9. Hortense Archambault, responsable théâtrale

10. Pierre Arditi, comédien

11. Swann Arlaud, acteur

12. Ariane Ascaride, comédienne

13. Ana Azaria, présidente de Femmes Égalité

14. Josiane Balasko, comédienne

15. Étienne Balibar, philosophe

16. Christian Baudelot, sociologue

17. Patrick Baudouin, président de la LDH

18. Thierry Beaudet, président du Conseil économique social et environnemental

19. Karim Benaïssa, recteur de la mosquée de Créteil, président du RAM 94

20. Farid Bennaï, président du Front uni des immigrations et des quartiers populaires.

21. Lucie Berelowitsch, metteuse en scène, directrice du Préau CDN Normandie-Vire

22. Marlise Bété, actrice, scénariste, réalisatrice

23. Laurent Binet, écrivain

24. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT

25. David Bobée, metteur enscène

26. Manuel Bompard, député

27. Pascal Bonitzer, réalisateur

28. Mosco Levi Boucault, réalisateur

29. Patrick Boucheron, historien, professeur au Collège de France

30. François Bourdillon, médecin de santé publique

31. Rachida Brakni, actrice

32. Stéphane Braunschweig, directeur de l’Odéon

33. Michel Broué, mathématicien

34. Émilie Capliez, codirectrice Comédie de Colmar CDN

35. Antoine Chambert-Loir, mathématicien

36. Patrick Chamoiseau, écrivain

37. Noëlle Châtelet, écrivaine

38. Éric Chenut, président de la Mutualité française

39. Margot Chevalier, co-présidente de Chrétiens en monde rural

40. Malik Chibane, réalisateur

41. Hervé Chneiweiss, biologiste, directeur de recherches au CNRS

42. Gilles Cohen-Tannoudji, physicien

43. Philippe Corcuff, professeur de science politiques à Lyon

44. Karine Cornilly, co-présidente de l’Action catholique ouvrière

45. Mathieu Cruciani, codirecteur Comédie de Colmar CDN

46. Chloé Dabert, metteuse en scène, Comédie de Reims

47. Fanny De Chaillé, metteuse en scène, Théâtre national de Bordeaux

48. Julie Deliquet, metteuse en scène, Théâtre Gérard Philippe

49. Christian Delorme, prête, co-initiateur de Marche pour l’égalité de 1983

50. Marc Deluzet, président de l’Action catholique des milieux indépendants

51. Philippe Descola, professeur émérite au Collège de France

52. Véronique Devise, présidente du Secours Catholique

53. Martial Di Fonzo Bo, metteur en scène, directeur du Quai CDN Angers

54. Fatou Diome, écrivaine

55. Alice Diop, cinéaste

56. David Diop, professeur des universités et écrivain

57. Toumi Djaïdja, co-initiateur et symbole de la Marche pour l’égalité de 1983

58. Nasser Djemaï, metteur en scène, Théâtre des Quartiers d’Ivry, CDN Val-de-Marne

59. Cécile Duflot, directrice d’Oxfam France

60. François Dunoyer, comédien

61. Annie Duperey, comédienne

62. Simon Duteil, co-porte-parole de Solidaires

63. Nadia El Fani, réalisatrice

64. Marie-France Eprinchard, présidente d’Emmaüs solidarité

65. Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA

66. Philippe Faucon, réalisateur

67. Olivier Faure, député

68. Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean Jaurès

69. Marina Foïs, comédienne

70. Nathalie Garraud, codirectrice Théâtre 13 Vents Montpellier

71. Fabien Gay, directeur de l’Humanité

72. Julie Gayet, actrice

73. Caroline Glorion, réalisatrice

74. Éléa Gobbé-Mévellec, réalisatrice

75. Daniel Goldberg, président de l’Uniopss

76. Emmanuelle Gourvitch, metteuse en scène, présidente du Synavi

77. Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart Monde

78. André Grimaldi, professeur émérite de médecine

79. Anouk Grinberg, comédienne et peintre

80. Joanna Grudzinska, réalisatrice

81. Murielle Guilbert, co-porte-parole de Solidaires

82. Alain Guiraudie, cinéaste

83. Hanja Hamidi, présidente de l’UNEF

84. Benoît Hamon, directeur général de SINGA

85. Philippe Hardouin, ex-président d’En Commun

86. Cédric Herrou, responsable Emmaüs Roya

87. Albert Herszkowicz, porte-parole du RAAR

88. Clotilde Hesme, comédienne

89. Nancy Huston, écrivaine

90. Jonathan Israël, réalisateur

91. Kaori Ito, directrice TJP CDN Strasbourg-Grand-Est

92. Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement

93. Jok’Air, musicien

94. Pierre Joliot, biologiste, membre de l’Académie des sciences

95. Élisabeth Jonniaux, réalisatrice

96. Jean Jouzel, paléoclimatologue, co-lauréat du Prix Nobel de la paix 2007 avec le GIEC

97. Karim Kacel, chanteur

98. Sam Karmann, comédien, réalisateur

99. Issam Krimi, musicien, compositeur

100. Judith Krivine, présidente du Syndicat des avocats de France

101. Thomas Lacoste, acteur et réalisateur

102. Guillaume Lacroix, conseiller régional

103. Leslie Lagier, cinéaste

104. Hélène Langevin-Joliot, physicienne

105. Sébastien Laudenbach, cinéaste

106. Lionel Lecerf, co-président de l’Action catholique ouvrière

107. Messica Lee Fou, Espace Bernard-Marie Koltès Metz

108. Cyrille Legrix, metteur en scène, président du SNMS

109. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT

110. Arrigo Lessana, chirurgien du cœur, écrivain

111. Danièle Linhart, sociologue

112. Émilie Loizeau, chanteuse, musicienne

113. Christine Malard, directrice Théâtre Jean Lurçat Aubusson

114. Anna Marmiesse, scénariste et réalisatrice

115. Corinne Masiero, comédienne

116. Henry Masson, président de la Cimade

117. Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, coprésidente du GIEC 2015-2023

118. Joris Mathieu, metteur en scène, CDN Lyon

119. Nicolas Mathieu, écrivain

120. Murielle Mayette-Holtz, directrice CDN Nice Côte d’Azur

121. Dominique Meda, professeur d’université Paris-Dauphine

122. Guillaume Meurice, humoriste

123. Perrine Michel, réalisatrice

124. Jean-Pierre Mignard, avocat

125. Maria-Carmela Mini, directrice de Latitudes contemporaines

126. Sandrine Mini, directrice TMS scène nationale Archipel de Thau

127. Dominik Moll, réalisateur

128. Gérard Mordillat, écrivain et cinéastes

129. François Morel, acteur, humoriste

130. Arthur Nauzyciel, acteur et metteur en scène

131. Maëlle Nizan, présidente de la FAGE

132. Gérard Noiriel, directeur d’études à l’EHESS

133. Bridget O’Driscoll, réalisatrice

134. Erik Orsenna, écrivain

135. Céline Pauthe, metteuse en scène, CDN Besançon Franche-Comté

136. Antoine Pelissolo, professeur de psychiatrie

137. Willy Pelletier, collectif Coudes à Coudes

138. Patrick Pelloux, urgentiste

139. Aude Pépin, actrice, scénariste, réalisatrice

140. Gilles Perret, réalisateur

141. Ella Perrier, directrice adjointe CDN Nice Côte d’Azur

142. Michelle Perrot, historienne, professeur émérite des universités

143. Ernest Pignon-Ernest, plasticien

144. Edwy Plenel, cofondateur de Mediapart

145. Maëlle Poésy, metteuse en scène, directrice CDN Dijon Bourgogne

146. Francesca Poloniato, directrice ZEF Marseille

147. Claude Ponti, illustrateur et dessinateur jeunesse

148. Alexia Portal, cinéaste

149. Alain Prochiantz, professeur émérite au Collège de France

150. Olivier Rabourdin, acteur

151. Robin Renucci, acteur et réalisateur

152. Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature

153. Jean-Michel Ribes, dramaturge

154. Chantal Richard, réalisatrice

155. Cécile Rilhac, députée

156. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre

157. Sébastian Roché, sociologue

158. Pierre Rosanvallon, professeur émérite au Collège de France

159. Élisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste

160. Michel Rousseau, coprésident de Tous Migrants

161. Fabien Roussel, député

162. Olivier Saccomano, codirecteur Théâtre 13 Vents Montpellier

163. Jérôme Saddier, président d’ESS France

164. Ludivine Sagnier, actrice

165. Latifa Saïd, cinéaste

166. Marcela Saïd, cinéaste

167. Benjamin Saint-Huile, député

168. Thomas Salvador, réalisateur

169. Lydie Salvayre, écrivaine

170. François Sauterey, coprésident du MRAP

171. Sylvie Sema Glissant, auteur, artiste plasticienne

172. Pierre Serna, historien

173. Gauvain Sers, chanteur

174. Caroline Simpson Smith, directrice Théâtre Sénart

175. Bruno Solo, comédien

176. Dominique Sopo, président de SOS Racisme

177. Benjamin Stora, historien

178. Antoine Sueur, président d’Emmaüs France

179. Benoît Teste, secrétaire général de la FSU

180. Caroline Thibaut, artiste, directrice CDN Montluçon

181. Samuel Thomas, président de la fédération des Maisons des potes

182. Claire Thoury, présidente du Mouvement Associatif

183. Marine Tondelier, conseillère régionale

184. Jacques Toubon, ancien Défenseur des droits

185. Chloé Tournier, directrice La Garance-Cavaillon

186. Camille Trouvé, metteuse en scène, codirectrice CDN Normandie-Rouen

187. Marion Truchaud, réalisatrice

188. Najat Vallaud-Belkacem, présidente de France Terre d’Asile

189. Alice Vaude, secrétaire nationale de l’Organisation de Solidarité Trans

190. Marie-Pierre Vieu, co-présidente de la Fondation Copernic

191. Jean Vigreux, historien

192. Cédric Villani, mathématicien, médaille Fields

193. Claude Viterbo, mathématicien

194. François Vitrani, président de l’Institut du Tout-monde

195. Raphaël Vulliez, collectif Jamais Sans Toit

196. Uli Wittmann, écrivain

197. Serge Wolikow, historien

198. Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac

199. Alice Zeniter, écrivaine

200. Rebecca Zlotowski, réalisatrice

    201. Ruth Zylberman, écrivaine et réalisatrice

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011