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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 05:31
Un référendum sur les retraites ? La gauche à l’offensive à l’Assemblée - Cyprien Caddeo, L'Humanité, 4 octobre 2022
Un référendum sur les retraites ? La gauche à l’offensive à l’Assemblée

Les députés communistes ont proposé, comme en 2020, une motion référendaire pour soumettre la réforme des retraites à un référendum plutôt qu’à un vote au Parlement. Les autres forces de la Nupes y sont favorables.

Publié le
Mardi 4 Octobre 2022

Et si les Français, opposés à 70 % à la réforme des retraites, pouvaient trancher le sujet par référendum ? C’est la proposition formulée par le groupe communiste (GDR) à l’Assemblée nationale, ce 4 octobre. Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel avait déjà porté, depuis de longues semaines, l’idée d’un  « référendum projet contre projet ». Le député insoumis François Ruffin soutient lui aussi l’idée, en souhaitant que Macron « y remette son mandat en jeu, comme le général de Gaulle » en 1969 :  « Si la réponse est non, c’est sa réforme qu’il veut passer à tout prix, ce sera donc son mandat qui posera question. » La présidente du groupe écologiste Cyrielle Châtelain s’est dite elle « intéressée » par la proposition de motion référendaire :  « Sur la question des retraites, il y a un alignement complet de la Nupes », considère-t-elle. Le parti socialiste fait savoir que le sujet doit être encore discuté au sein du groupe.

Il ne s’agirait pas ici d’un référendum d’initiative partagée, comme pour la taxation des superprofits, mais d’une motion référendaire. Soit un texte prévu par le règlement de l’Assemblée nationale, qui permet de soumettre à référendum un projet ou une proposition de loi discutée en hémicycle. Pour cela, au moins 58 députés doivent déposer le texte, puis il faut qu’il soit voté par une majorité de voix à l’Assemblée nationale. Si la motion est adoptée - ce qui est difficile quand elle provient de l’opposition -, elle doit être également discutée et votée au Sénat. En 2020, les députés communistes avaient déjà été à l’initiative d’une motion référendaire sur les retraites, mais la majorité macroniste l’avait rejetée.  

Interrogé sur cette éventualité par le député Sébastien Jumel (PCF) dans l’hémicycle, le ministre du Travail Olivier Dussopt a opposé une fin de non recevoir :  « Il n’y a pas besoin de référendum. Le résultat de l’élection, alors que la réforme des retraites a été clairement annoncée comme un marqueur de la campagne d’Emmanuel Macron, a donné une légitimité à cette réforme. »  Avant d’ajouter que « la consultation n’a pas encore commencé »« Nous n’oublions pas qu’en 2020, en pleine crise sociale et sanitaire, vous avez dégainé le 49-3 », a rétorqué Sébastien Jumel. 

Cyprien Caddeo

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 04:32
Fabien Roussel, personnalité politique de gauche préférée des Français!!!
FABIEN ROUSSEL, PERSONNALITÉ POLITIQUE DE GAUCHE PRÉFÉRÉE DES FRANÇAIS !!! 😍 Et deuxième personnalité préférée chez les sympathisants de gauche.
«Une autre personnalité de gauche tire les marrons du feu : le communiste Fabien Roussel. L'ancien candidat à la présidentielle se hisse en personnalité de gauche préférée des Français avec 29% de «bonne opinion», au point de devancer Jean-Luc Mélenchon (22%). Chez les sympathisants de gauche, il se place juste après l'Insoumis (41% contre 49%).»
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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 04:15
Le comité de soutien à Vincenzo Vecchi mobilise les parlementaires à Vannes - Tribune initiée par Pierre Dharréville, député PCF des Bouches du Rhône, dans Libération
Photo reprise de la page facebook: Repris de la page facebook: https://www.facebook.com/soutienvincenzo

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Repris de la page facebook: https://www.facebook.com/soutienvincenzo
 
[Communiqué de presse] 05/10/22
COMITÉ SOUTIEN #VincenzoVecchi
Communiqué 5 octobre 2022
Aujourd'hui, mercredi 5 octobre, une réunion et conférence de presse sur l'affaire Vincenzo Vecchi se sont tenues à l' #assembleenationale à l'initiative du député Pierre Dharréville – Voir sa tribune publiée dans Libération du 4 octobre et signée par 76 élus. [1]
➡ La première session, à laquelle participaient Maîtres Catherine Glon, Maxime Tessier et Paul Mathonnet en charge de la défense de Vincenzo Vecchi, a réuni une vingtaine de parlementaires
dont les sénateurs Pierre Laurent et Joël Labbé - Sénateur, le député honoraire européen Francis Wurtz, les député-e-s Ségolène Amiot, Frédéric Mathieu, Paul Molac (Morbihan), Danièle Obono, Stéphane Peu ,
Léo Walter, les avocats pénalistes Raphaël Kempf et Vincent Brengarth, la vice-présidente de la Ligue des droits de l'Homme Vergiat Marie-Christine et Eric Vuillard ainsi que Jlmelenchon , venu
témoigner de son soutien à l'invitation du Comité Vincenzo.
➡ A noter parmi les nombreuses interventions :
*** Paul Molac dénonce « le glissement vers une société de plus en plus répressive au détriment des libertés fondamentales »...
*** Joël Labbé « alerte sur la remise en cause des droits fondamentaux et salue cette mobilisation au-delà des frontières pour une personne qui mérite d'être défendue et protégée... Vincenzo est un homme libre dans le pays de la Liberté ».
*** Marie Christine Vergiat souligne que « si on laisse passer cette jurisprudence, on va avoir plein de Vincenzo Vecchi ».
*** Quant à Jean Luc Mélenchon, il déclare qu'il est « en phase avec tout ce qui a été dit, qu'il ne veut pas en dire plus mais qu'il est atterré par l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite en Italie »...
➡ Bref, tous les intervenants ont appelé à la vigilance quant au #MAE, dispositif européen initialement prévu pour lutter contre le grand banditisme, le terrorisme et la délinquance financière et qui
aujourd'hui s'appliquerait à un simple manifestant. Tous sont scandalisés par cette absurde et inique menace de plus de 12 ans de prison à l'encontre de Vincenzo Vecchi. Tous espèrent que le bons-sens démocratique et l'esprit de Justice prévaudront lors de l'audience de la Cour de #cassation le 11 octobre...
➡ La seconde session, la conférence de presse proprement dite, a accueilli une vingtaine de journalistes des media nationaux et régionaux.
Nous remercions tous ces élus, personnalités et associations pour leur soutien sans faille à Vincenzo, et tous les journalistes pour leur efficace relais.
Le Comité de Rochefort-en-Terre et les comités en activité dans toute la France, se mobilisent pour organiser leur présence le 11 octobre à Paris.
Comité de Soutien à Vincenzo Vecchi
 

Le Télégramme, 5 octobre

Des parlementaires expriment leur soutien à Vincenzo Vecchi
Publié le 05 octobre 2022

Une vingtaine de parlementaires ont exprimé leur soutien à Vincenzo Vecchi ce mercredi 5 octobre, à l’Assemblée nationale. (Photo Comité de soutien à Vincenzo Vecchi)

Le comité de soutien à Vincenzo Vecchi a réuni une vingtaine de parlementaires en soutien à l’activiste italien ce mercredi 5 octobre. L’audience devant la Cour de cassation doit se tenir mardi prochain.

À six jours de l’audience de la Cour de cassation qui décidera de l’extradition, ou non, de Vincenzo Vecchi vers l’Italie, une vingtaine de parlementaires français ont voulu lui témoigner leur appui, ce mercredi 5 octobre. Les membres de son comité de soutien avaient organisé une réunion à l’Assemblée nationale. L’activiste italien installé à Rochefort-en-terre (Morbihan) a été condamné par l’Italie à une peine d’emprisonnement de douze ans pour des « dévastation et pillage » auxquels il aurait participé à l’occasion d’une manifestation anti-G8 à Gênes en 2001.

Parmi les parlementaires qui se sont exprimés, Paul Molac, député de Ploërmel a dénoncé « le glissement vers une société de plus en plus répressive au détriment des libertés fondamentales ». Le sénateur Joël Labbé a, quant à lui, alerté « sur la remise en cause des droits fondamentaux » et salue « cette mobilisation au-delà des frontières pour une personne qui mérite d‘être défendue et protégée… Vincenzo est un homme libre dans le pays de la Liberté ». Des propos approuvés par Jean-Luc Mélenchon.

La Cour de cassation doit se prononcer mardi 11 octobre. Sa décision doit mettre un terme à ce feuilleton judiciaire qui dure depuis l’arrestation de Vincenzo Vecchi, en août 2019.

Son comité de soutien organise un rassemblement samedi 8 octobre à partir de 11 h sur le port de Vannes.

[Presse] 05/10/22
𝗠𝗮𝗻𝗱𝗮𝘁 𝗱’𝗮𝗿𝗿𝗲̂𝘁 𝗲𝘂𝗿𝗼𝗽𝗲́𝗲𝗻 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹’𝗶𝘁𝗮𝗹𝗶𝗲𝗻 #vincenzovecchi «𝗖̧𝗮 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝗰̧𝗮, 𝗻𝗼𝘀 𝘃𝗮𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀?»
«Au nom de la coopération européenne, mieux vaudrait que soit appliquée une loi littéralement fascisée ? Ça serait donc ça, nos valeurs ?», s’étrangle Eric Vuillard. «Cela reviendrait à faire passer la défense des droits fondamentaux après le principe de solidarité européenne», abonde Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme. Et de mettre en garde sur «une jurisprudence» qui menace de créer «plein de Vincenzo Vecchi», dans un «contexte d’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en Italie». Me Maxime Tessier, qui représente l’activiste Italien aux côtés de Catherine Glon et Paul Mathonnet, interroge : «Si un gouvernement européen se met à pénaliser l’IVG, est-ce qu’à partir du moment où une personne serait condamnée et viendrait trouver refuge chez nous, on la remettrait à l’Etat qui la demande ?»
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6 octobre 2022 4 06 /10 /octobre /2022 19:17
Salaires, emploi, retraites : amplifions la mobilisation sociale ! -  Déclaration du PCF- 6 octobre 2022

Salaires, emploi, retraites : amplifions la mobilisation sociale !

- Déclaration du PCF- 6 octobre 2022

En cette rentrée, des millions de nos concitoyennes et concitoyens affrontent d’immenses difficultés : hausse des prix, salaires qui stagnent, délocalisations d’activités et plans de licenciements, précarisation de l’emploi, poursuite de la casse des services publics de santé et d’éducation. La crise énergétique a de graves conséquences par la hausse des prix pour les usagers, les collectivités et les entreprises à forte consommation d’énergie. Les difficultés pour le monde du travail, pour les étudiant.es, la jeunesse, les salarié.es, les retraité.es, en particulier pour les femmes, sont plus fortes que jamais.

La politique du pouvoir, faite de gros cadeaux aux profits, de petits chèques aux milieux populaires et de nouvelles régressions sociales, ne permet pas de répondre à l’exigence d’une vie digne pour chacune et chacun ni aux défis économiques, sociaux, énergétiques et climatiques. Réforme de l'assurance chômage, réforme des retraites, budgets d'austérité pour la sécurité sociale et l’État, restrictions énergétiques... c'est un programme de classe, un programme de combat qui enfonce le pays dans la crise qu’annonce Emmanuel Macron en cette rentrée pour satisfaire aux diktats austéritaires du capital et de l’Union européenne.

Dans ce contexte, le PCF se félicite du succès de la première grande journée d’action interprofessionnelle le 29 septembre dernier et appelle à poursuivre la lutte avec les organisations syndicales pour l’augmentation des salaires et à créer les conditions d’une large mobilisation pour les retraites.

Un million de grévistes et 250 000 manifestant.e.s se sont mobilisé.e.s à travers tout le pays. Cette mobilisation unitaire des salarié.e.s, de leurs organisations syndicales, sur leurs lieux de travail, par la grève et toute forme d’actions, est un élément central du combat pour les salaires, l’emploi, la défense des retraites contre la domination capitaliste. Dans toutes les mobilisations à venir, le travail en commun et le respect des organisations syndicales est un gage d’élargissement et de succès. C’est essentiel pour construire une mobilisation victorieuse contre la réforme des retraites du pouvoir et pour une réforme des retraites digne du 21e siècle.

C’est pourquoi le PCF se félicite de la déclaration de l’intersyndicale du 3 octobre qui réaffirme que toutes les organisations représentées sont d’une part fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite et à une augmentation de la durée de cotisation et travaillent d’autre part à à porter des revendications communes. C’est dans le même état d’esprit qu’avec Fabien Roussel, le PCF a proposé à toutes les forces de gauche de travailler à un contre-projet unitaire de réforme des retraites et mettra en débat ses propres propositions pour une réforme de progrès social, cohérente et ambitieuse. En outre, puisque le pouvoir n’a clairement pas de majorité sur son projet, les députés communistes travaillent au dépôt d’une motion référendaire pour que le peuple s’exprime.

Afin de créer les conditions d’un grand mouvement social porté par le monde du travail, le PCF appelle toutes les forces de gauche à respecter et soutenir le calendrier de l’intersyndicale et se joindre à toute date de mobilisation nationale décidée par elle.

Dans cette perspective, les communistes décident d’un mois d’actions politiques partout en France pour les salaires, l’emploi et les retraites. Nous prendrons des initiatives publiques pour mettre en débat nos propositions sur ces enjeux. Nous participerons aux différentes mobilisations d’ores et déjà annoncées par des forces politiques, syndicats ou associations. En ce sens, les communistes participeront à la marche du 16 octobre contre la vie chère et l'inaction climatique. Nous appelons également à participer à la semaine d’action du 17 octobre organisée par la CGT, notamment aux mobilisations du 18 octobre des cheminots et des enseignants de l’enseignement professionnel.

Toutes et tous ensemble, travaillons à la réussite des mobilisations pour mettre en échec les projets du pouvoir, obtenir des avancées sociales et construire l’alternative politique !

Paris, le 6 octobre 2022.

 

Parti communiste Français.

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 08:39

 

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 05:04
Pierre Laurent : « Renforçons le contrôle des ventes d’armes » (L'Humanité, 28 septembre 2022)
Pierre Laurent : « Renforçons le contrôle des ventes d’armes »

Parlement Le vice-président du Sénat, Pierre Laurent, défend un texte, présenté ce mardi, visant à démocratiser ces dispositifs, aujourd’hui aux seules mains de l’exécutif.

Publié le Mercredi 28 Septembre 2022 - L'Humanité
 

Avec le dépôt d’une proposition de loi présentée mardi, les sénateurs PCF Pierre Laurent et Michelle Gréaume relancent la bataille pour l’instauration d’un véritable contrôle parlementaire sur le commerce des armes.

Vous évoquez une « escalade inquiétante » en matière de ventes d’armes. Comment s’opère-t-elle et quel rôle y joue la France ?

Nous assistons, dans le contexte de la guerre en Ukraine mais aussi plus globalement, à une remilitarisation massive des relations internationales avec des dépenses de surarmements qui atteignent des niveaux record sur tous les continents et une explosion des exportations d’armes de la France, qui se classe au 3e rang mondial. Un seuil historique a été franchi en 2021 avec 28 milliards d’euros, contre 16,9 milliards lors du précédent record en 2015. De plus, plusieurs rapports d’ONG et enquêtes journalistiques ont mis le doigt sur des scandales concernant des ventes d’armes à l’Égypte utilisées à des fins de police intérieure, à l’Arabie saoudite dans la guerre du Yémen ou encore certaines de celles employées par la Russie en Ukraine. Le gouvernement affiche souvent les chiffres positifs de ces exportations dans le bilan du commerce extérieur, mais les armes ne sont pas une marchandise comme les autres. Nous ne dénions pas aux pays le droit d’en acquérir pour assurer leur défense, mais nous voulons que ce commerce soit soumis à un contrôle renforcé car il s’agit d’un enjeu de sécurité et de souveraineté.

Quels problèmes posent les mécanismes de contrôle en vigueur ?

Ces dispositifs sont entièrement dans les mains du gouvernement et du président de la République à travers le contrôle exercé par une commission interministérielle et par la Direction générale de l’armement. Les parlementaires sont tenus à l’écart : le rapport annuel auquel ils ont accès ne contient pas les informations nécessaires à un véritable contrôle et n’est jamais l’objet de débats. Ce système est totalement déficient et presque une exception au regard des moyens accordés en la matière aux Parlements dans de très nombreux pays européens et même aux États-Unis. L’argument du secret-défense – souvent abusivement employé pour ne pas livrer des informations qui pourraient parfaitement l’être – ne tient pas : ces exemples montrent que les parlementaires peuvent respecter ces obligations.

Vous plaidez pour une démocratisation de ce contrôle et plus de transparence. Concrètement, qu’est-ce que cela implique ?

Nous voulons d’abord que soit considérablement renforcé, détaillé, le rapport fourni aux parlementaires et qu’il fasse l’objet d’un débat annuel obligatoire. Nous proposons également de créer, en plus des commissions d’experts existantes, une commission interparlementaire réunissant des députés et des sénateurs de toutes les sensibilités pour exercer ce contrôle et disposer de moyens d’investigation. Nous souhaitons enfin renforcer les pouvoirs des salariés dans les entreprises concernées afin qu’ils aient leur mot à dire sur la production. Paradoxalement, nous sommes champions des exportations, mais notre propre armée n’est souvent plus équipée par des armes dont nous maîtrisons la production. Il s’agit aussi de garantir notre propre indépendance en matière de défense. 

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 04:53
Fabien Roussel, personnalité politique préférée des Français et des Françaises (baromètre Cluster, 21 septembre 2022)
Fabien Roussel, personnalité politique préférée des Français et des Françaises (baromètre Cluster, 21 septembre 2022)
Carton plein pour Fabien Roussel :
+ 11 points de popularité dans le baromètre Cluster 17
1ère personnalité politique toutes catégories (soutien + sympathie)
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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 04:50
Guilhem Mevel - Tribune dans le Monde - 30 septembre 2022

Guilhem Mevel - Tribune dans le Monde - 30 septembre 2022

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25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 13:47
A coeur ouvert: le journal santé du PCF - octobre 2022
A coeur ouvert: le journal santé du PCF - octobre 2022
A coeur ouvert: le journal santé du PCF - octobre 2022
A coeur ouvert: le journal santé du PCF - octobre 2022
A coeur ouvert: le journal santé du PCF - octobre 2022

1500 exemplaires de ce "A cœur ouvert" d'octobre 2022 seront bientôt distribués par les militants communistes dans le Finistère, auprès des professionnels et usagers de la santé, des hôpitaux, des Ehpad, etc.

Pour en savoir plus, le blog de l'Atelier Santé PCF Bretagne:

        http://croizat-pcf.blogspot.com/

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 09:03
Pourquoi est-il si difficile de critiquer la politique d’Israël ? - débat de L'Humanité avec Pierre Laurent, Jérôme Guedj, Nitzan Perelman (Latifa Madani, 8 septembre 2022)
Pourquoi est-il si difficile de critiquer la politique d’Israël ?

Géopolitique Les initiatives pour alerter sur la situation en Palestine et avancer vers un règlement du conflit ont du mal à se faire entendre. Comment sortir de cette impasse ?

Publié le Jeudi 8 Septembre 2022 Latifa Madani

Critiquer Israël et défendre les droits des Palestiniens deviennent de plus en plus périlleux, alors que la perspective d’une solution politique n’a jamais semblé aussi éloignée. Une proposition de résolution, déposée mi-juillet à l’initiative du député PCF Jean-Paul Lecoq, « condamnant l’institutionnalisation par Israël d’un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien » a suscité une vive polémique.

Le terme apartheid est-il impropre pour qualifier la politique de colonisation israélienne et ses conséquences ?

Nitzan Perelman En Israël, nous utilisons le terme apartheid depuis le début des années 2000. Puis, il y a eu les rapports détaillés et argumentés d’ONG israéliennes comme B’Tselem et Yesh Din et ceux d’organisations internationales (ONU, Conseil de l’Europe) et non gouvernementales (Human Rights Watch et Amnesty International) qui ont démontré que les lois, politiques et pratiques mises en place par les autorités israéliennes ont progressivement créé un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien. L’ONG B’Tselem a observé et démontré que, sur la totalité du territoire, s’exercent des politiques qui favorisent clairement les juifs au détriment des Palestiniens, qui, eux, vivent sous le régime de l’armée israélienne d’occupation. Nous observons aussi un apartheid foncier à l’intérieur même d’Israël. Depuis 1948, pas un seul village, pas une seule ville arabe n’y ont été fondés. À peine 3 % des terres appartiennent aux citoyens arabes. Ils ne peuvent pas vivre ou acheter un terrain ou une maison là où ils voudraient. La loi fondamentale dite de l’État-­nation, votée en juillet 2018, énonce que « l’État considère le développement de la colonisation juive comme un objectif national et agira en vue d’encourager et de promouvoir ses initiatives et son renforcement ». Cela ouvre le droit de confisquer des terres appartenant à des Palestiniens, qu’ils soient de Cisjordanie, de Jérusalem ou citoyens d’Israël. Et c’est ce qui se passe.

Jérôme Guedj Je crois que nous sommes tous sincèrement défenseurs d’une solution à deux États, d’une paix juste et durable, de la sécurité d’Israël et de la défense des droits des Palestiniens. Nous partageons ces objectifs mais pas forcément le chemin pour les atteindre. J’ai l’impression que le sentiment d’échec et d’impuissance à faire aboutir une solution donne lieu à une surenchère qui consiste, avec le terme d’apartheid, à vouloir donner un grand coup de pied, pensant que cela éveillera les consciences. Or, nous devons poser la question des raisons de cet échec, qui laisse l’extrême droite israélienne gagner en partie la bataille culturelle. Au lieu de cela, je trouve hasardeux le parallélisme avec l’Afrique du Sud. Je partage les objectifs, mais je conteste le moyen, pas seulement parce que je le trouve inefficace, mais parce que je le trouve contre-productif et même dangereux.

Pour quelles raisons ?

 Jérôme Guedj Une grille de lecture binaire et globalisante empêche de prendre en compte la complexité de la situation. Le danger le plus important à mes yeux est l’instrumentalisation du débat national par l’usage de ce terme. L’apartheid est défini par l’ONU comme « des actes inhumains commis en vue d’instituer ou d’entretenir la domination d’un groupe racial sur un autre groupe racial et de l’opprimer systématiquement ». On tombe dans le piège de la racialisation et de l’essentialisation d’un conflit qui est en réalité celui de deux nationalismes légitimes, israélien et palestinien, et non pas celui entre juifs et musulmans. En voulant introduire cette réponse nouvelle, on prend le double risque que le conflit change de nature et qu’on l’importe sur le territoire national. Je ne fais pas de procès d’intention aux militants sincères qui pensent que c’est la bonne manière de faire avancer les choses. Mais en tant que lanceur d’alerte, je mets en garde. Le recours au terme d’apartheid délégitime l’interlocuteur et donne du crédit à ceux qui continuent à poser la question de l’existence même d’Israël. Cette notion est un cheval de Troie. En Afrique du Sud, cela s’est traduit par un renversement du régime. Si vous dites qu’Israël est un régime d’apartheid, par quoi le remplacez-vous ?

Pierre Laurent La fin du régime d’apartheid d’Afrique du Sud n’a pas entraîné la fin de l’Afrique du Sud mais la mise en place d’un autre régime politique. Cela dit, l’usage du terme apartheid dans la résolution qui a provoqué ce débat ne relève d’aucune surenchère. Il s’agit au contraire de sortir du déni de réalité et d’en finir avec l’impunité. Ce mot est revenu récemment au premier plan à propos du conflit israélo-palestinien. J’ai été moi-même très attentif avant de l’utiliser. Ceux qui, comme moi, se sont rendus régulièrement, ces dix dernières années, dans les territoires occupés, à Jérusalem-Est et à Gaza (où j’ai pu entrer, exceptionnellement, avec une délégation parlementaire en juin dernier), ont pu observer une situation de fait d’institutionnalisation d’un apartheid. Nous sommes face à une entreprise de domination et d’oppression systématique, sans perspective de reconnaissance des droits des Palestiniens. La solution à deux États est de plus en plus sabotée par les gouvernements israéliens successifs, qui essaient d’organiser une situation d’irréversibilité pour la rendre impossible. Enfin, le changement de paradigme est le fait de la loi fondamentale dite de l’État-­nation adoptée en juillet 2018 par le Parlement israélien. Elle institue elle-même la discrimination. Intitulée « Israël en tant qu’État-nation du peuple juif », elle stipule dans l’article 1 : « L’exercice du droit à l’autodétermination nationale dans l’État d’Israël est réservé au peuple juif. »

Jérôme Guedj Que l’on soit d’accord ou pas, rappelons qu’Israël est le foyer national du peuple juif depuis sa création et sa construction. Notre modèle universaliste, je le regrette, ne s’y applique pas.

Nitzan Perelman Si, au niveau international, on évoque encore la solution à deux États, en Israël on ne parle plus de solution, ni même d’occupation. On ne parle même plus de paix, sauf pour dire bonjour (salam shalom). C’est maintenant qu’il faut réagir parce que la situation se dégrade très vite. Cela fait plus de dix ans que les voix critiques contre les gouvernements et contre l’occupation sont délégitimées en Israël même. Les opposants sont taxés de traîtres, d’ennemis intérieurs. Moi-même j’ai hésité pendant des années à utiliser le terme d’apartheid, mais quand on regarde la réalité, on ne trouve pas d’autre mot pour la décrire. Oui, il faut à tout prix éviter de donner une dimension religieuse au conflit. Ceux qui le font sont les dirigeants israéliens eux-mêmes, lorsqu’ils assimilent les Palestiniens aux Iraniens, aux islamistes djihadistes. Ce sont ces voix qui délégitiment ceux qui critiquent Israël en les accusant d’antisémitisme, et c’est cela qui est très inquiétant. Les Israéliens regardent les Palestiniens comme des musulmans (alors qu’il y a des Palestiniens chrétiens…) et non plus comme des citoyens qui revendiquent des droits et un État. Il faut le dire clairement pour que ceux qui sont à l’extérieur en aient conscience.

Pourquoi la Palestine semble-t-elle de plus en plus une cause perdue ?

Pierre Laurent Les Palestiniens sont abandonnés de toute la communauté internationale, des grandes nations, y compris la France qui ne prend plus aucune initiative pour relancer un processus. Avec le projet de résolution qui a soulevé la polémique mais qui demande de l’explication et du dialogue, nous voulons dire la vérité sur une situation extrêmement dangereuse pour les Palestiniens, mais aussi, à terme, pour Israël. Bien sûr, il ne s’agit sûrement pas de transformer le conflit en conflit religieux, mais d’attirer l’attention sur la négation de fait des droits de tous les Palestiniens. C’est extrêmement préoccupant et cela doit être dénoncé. Dans le cas contraire, nous ne rouvrirons pas la voie à une négociation pour une solution politique et pacifique. En juin dernier, avec la délégation sénatoriale, j’étais inquiet d’entendre des dirigeants israéliens de la Knesset dire que, pour eux, le problème palestinien n’est plus le problème essentiel.

Jérôme Guedj L’apartheid est une définition juridique qui fait mention de la domination d’un groupe racial sur un autre. Quel est le groupe racial qui domine un autre groupe racial ? Les Israéliens. Les Palestiniens sont-ils un groupe racial comme le furent, en Afrique du Sud, les Blancs (10 % de la population) et les Noirs (90 % de la population) ?

Nitzan Perelman Rappelons que l’article 1 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination dit que race ou racial inclut la race, la couleur, l’origine nationale ou ethnique.

Pierre Laurent Ajoutons que, de plus en plus, les définitions internationales de l’apartheid vont bien au-delà de la question raciale, elles intègrent les dimensions de domination et d’oppression systématiques et institutionnelles d’un groupe ou d’une partie de la société sur une autre.

Jérôme Guedj Il y a des situations discriminatoires de droit ou de fait en Israël comme malheureusement dans beaucoup d’autres pays. Elles sont plus importantes en Israël. Mais les questions de l’occupation et de la colonisation ont disparu du débat. Elles sont considérées comme un fait acquis, surtout depuis que Donald Trump a validé la logique d’annexion. Faisons front commun pour remettre sur la table ce combat. Mais je persiste à mettre en garde contre les dangers de l’importation de ce conflit chez nous. J’ai le souvenir de la Deuxième Intifada et des cocktails Molotov contre la synagogue à Massy. Je ne veux pas revivre cela.

Pierre Laurent La politique d’Israël conduit à une impasse dramatique pour les Palestiniens et pour les Israéliens, et pour la région tout entière. Dénoncer cela n’est pas sombrer dans la mise en cause d’Israël, ni dans la désignation des juifs comme étant responsables de cette situation. Si nous ne faisons rien, ce sera à nouveau l’explosion car les Palestiniens sont là, ils ne partiront pas.

Comment ne pas abandonner le soutien à la cause palestinienne sans être accusé d’antisémitisme ? Surtout depuis que le Parlement européen ainsi que d’autres pays dont la France ont adopté des définitions qui tendent à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme.

Jérôme Guedj Les causes internationales perdues et oubliées sont malheureusement nombreuses dans le monde ; les Arméniens du Haut Karabakh, les Ouïghours ou les Yéménites ne sont pas en haut de la pile des priorités internationales. Je ne veux rien exonérer, mais la question de la Palestine ne doit pas être le thermomètre, l’étalon de la qualité des relations internationales ou de la vitalité démocratique. C’est souvent vécu comme tel. On peut et on doit critiquer, mais n’ayons pas la naïveté de ne pas voir qu’il y a un renouveau de l’antisémitisme qui nourrit la détestation d’Israël. Je ne fais pas d’amalgame et j’ai horreur de ce terrorisme intellectuel qui, derrière l’accusation d’antisémitisme, consiste à fermer la porte au débat. Mais, dans le même temps, il y a des gens qui, délibérément, diront « sale sioniste » plutôt que « sale juif ». Il faut comprendre la sensibilité d’une grande partie de nos concitoyens. L’antisémitisme a tué dans notre pays des Français de confession juive. Je rêve qu’il y ait une remobilisation sur l’occupation, la colonisation, l’impunité de certains dirigeants israéliens. Mais ne créons pas de clivages supplémentaires. Je dis cela en défenseur sincère de la cause palestinienne. Parfois, le remède est pire que le mal que l’on veut soigner.

Nitzan Perelman Je suis complètement d’accord au sujet de l’antisémitisme. Surtout, mettons-nous d’accord sur sa définition. Il est alarmant que l’on mette sur le même plan un réel acte antisémite comme agresser un homme parce qu’il porte une kippa et le fait de dire qu’Israël commet des actes de guerre. C’est dangereux car cela vide de sens la notion d’antisémitisme qui renvoie, elle, à des événements très graves dans l’histoire. Par ailleurs, cette confusion paralyse complètement le combat politique contre la colonisation et l’occupation. Désormais, dans la société israélienne, on considère que ceux qui critiquent le gouvernement sont antisémites. C’est un vrai danger auquel il faut prêter attention.

Pierre Laurent La résurgence de l’antisémitisme est une réalité en France, en Europe, dans le monde, de même que la résurgence d’idéologies racistes nauséabondes. Attention à ne pas attribuer cette résurgence à ceux qui défendent la cause palestinienne. Les forces d’extrême droite, qui portent en elles l’antisémitisme historique et qui progressent dans nos sociétés, sont un grave danger. De même que les forces islamistes radicales qui ont perpétré d’horribles attentats sur le territoire français. Mais, parce que nous avons ces combats à mener, je pense que la confusion entretenue entre les défenseurs de la cause palestinienne et les autres alimente le discours en Israël des forces extrémistes de droite, qui utilisent elles-mêmes l’argument d’antisémitisme contre des forces de gauche israéliennes. À mal désigner les causes de la résurgence de l’antisémitisme, on peut non seulement ne pas le combattre, mais désarmer les consciences. Les communistes n’ont jamais failli contre l’antisémitisme, et ils resteront fermes aussi sur la défense des Palestiniens.

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