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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:10
La gauche finistérienne se rassemblera t-elle pour voter Macron? - Ouest-France, Brest, 20 avril 2022 - Mickaël Louédec
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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:06
Stop au commerce avec les colonies israéliennes: objectif 1 million de soutiens avec l'initiative citoyenne européenne

#STOP au commerce avec les colonies - #StopSettlements !

Objectif 1️ million de soutiens pour stopper la colonisation en Palestine : signez l'Initiative Citoyenne Européenne
Alors que l’établissement de colonies dans un territoire occupé constitue un crime de guerre, l’Union européenne continue d’entretenir des relations commerciales avec les colonies israéliennes établies en Palestine occupée. Ces liens commerciaux permettent la viabilité économique et l’extension de ces colonies. Alors même que l’UE dénonce la colonisation israélienne, elle contribue à la renforcer. Des produits et services provenant de colonies illégales sont proposés aux consommateurs européens. En achetant ces produits et services, les citoyens européens contribuent donc sans le savoir au vol des terres et à l’expulsion violente de familles palestinienne.

Si 1 million de citoyens européens soutiennent cette demande, la Commission européenne devra se prononcer et décider d'une action à mettre en œuvre à ce sujet. Vous aussi, signez, partagez l'appel autour de vous :

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:02
Ecrivons à Salah Hamouri, à nouveau détenu sans motif depuis le 7 mars 2022 par l'Etat d'Israël
Avec Salah Hamouri, avec le peuple palestinien, pour la paix et la justice, pour le plein respect du droit international

Depuis le 7 mars, et à nouveau dans le secret de la rétention administrative (absolument illégale au regard du droit), les autorités israéliennes maintiennent en détention l'avocat franco-palestinien, Salah Hamouri. Il doit y rester 3 mois.

Le « crime » de Salah ? être résident palestinien de Jérusalem-Est et défendre son droit à y demeurer, lui et les siens, lui et son peuple. Ce lundi 4 avril, sa ville d'adoption, Ivry-sur-Seine, a décidé en conseil municipal de lui attribuer la citoyenneté d'honneur. Il faut saluer comme il se doit ce geste de solidarité et le faire savoir. Salah Hamouri, bien que privé de ses droits à la défense puisque les motifs de poursuite et condamnation sont discrétionnaires, n'est pas seul. Le peuple palestinien n'est pas seul !

Pour quelle raison, la ville d'Ivry, ou les maires de Stains, Bagneux, Mitry-Mory, tous ces parlementaires, militant·e·s de la paix et de la solidarité et tant de personnalités s'engageant auprès du collectif Libérez Salah ont-ils et elles le courage qui manque au président Emmanuel Macron et à son âme damnée, le ministre Le Drian ? Mais peut-être déjà parce qu'à leurs yeux, à nos yeux, c'est une affaire de décence et de droiture ; car l'affirmation que les êtres humains « naissent et demeurent libres et égaux en droit » n'est pas gratuite et revêt un sens précis qui ne « s'adapte » pas au gré d'alliances opportunistes ou des complicités tacites. Non seulement cela ne se marchande pas, mais cela fonde même un sens à l'action politique : défendre l'exigence de la reconnaissance d'un État palestinien aux côtés d'Israël, défendre les prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s, s'opposer à la colonisation et à l'occupation, se battre contre l'instauration d'un régime d'apartheid en Israël même, c'est tenir à la lettre au droit international et aux résolutions de l'ONU.

Comment alors ne pas ressentir cette immense colère de voir notre chef de l'État, si prompt à s'indigner de crimes et violations des droits humains – lorsqu'ils ne sont pas le fait de dirigeants occidentaux –, trier en permanence « à la gueule du client » les causes, les peuples, les personnes dont les droits fondamentaux sont piétinés ? Monsieur Macron, plus notre diplomatie persévèrera dans cette voie, plus la France se mettra elle-même hors-jeu sur le plan international. Elle se verra incapable de susciter des possibilités concrètes contribuant aux transformations de l'ordre international qui s'annoncent, en pesant pour ouvrir des perspectives qui bénéficient autant au bien-être de notre peuple qu'à celui des peuples de tous les pays sans lequel notre propre bien-être est illusoire.

Le « deux poids-deux mesures », l'injustice permanente, ce sera la marque définitive d'un ordre international conçu par les puissances occidentales, pour leurs uniques intérêts et la sauvegarde de leur hégémonie sur les peuples du monde. Cet ordre-là vacille sous le poids de ses contradictions internes, mais aussi des réactions légitimes qu'il suscite : le pire comme le meilleur pourrait en sortir. Certains veulent remplacer une hégémonie par une autre, une « alliance » par une autre. Ce n'est pas le cas des communistes, internationalistes. La condition pour que le meilleur sorte de ces temps de « basculement » est que les peuples, les forces du travail et de la création se rassemblent et imposent la satisfaction de leurs intérêts à la grande marche du siècle et des logiques de solidarité en lieu et place de celle de domination et de concurrence.

Personne n'est dupe du renoncement du gouvernement français et de l'abandon, de fait, d'une position historique de la France fondée sur les principes du droit international qui est celle de la « solution à deux États ». Ce choix français, comme celui de vendre des armes à des régimes agressifs, des régimes tyranniques ou à des belligérants (oui : hier la Russie et aujourd'hui l'Ukraine – pour ne prendre que ce terrible exemple), ne garantit aucune sécurité « globale » ; au contraire : il la mine en permanence. L'exigence de la reconnaissance de l'État palestinien n'est pas optionnelle au regard du droit et malgré les apparences et le bal des hypocrites qu'on impose au peuple palestinien depuis des décennies. À l'approche du 10 avril, Monsieur le Président, il serait bon de s'en souvenir.

À la suite de Fabien Roussel, candidat du PCF à l'élection présidentielle, qui lui a manifesté son soutien, des élu·e·s et militant·e·s communistes engagé·e·s dans la mobilisation pour obtenir la libération immédiate de Salah, nous voulons amplifier encore la solidarité en démultipliant les interpellations directes au président Macron (#EmmanuelMacron), les initiatives et rassemblements de paix, et en collectant les fonds nécessaires à la défense de Salah et des prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s en envoyant vos dons à l'AFPS (21ter rue Voltaire, 75011 Paris).

Lydia Samarbakhsh
membre du CEN,
responsable du secteur International

Ecrivons à Salah Hamouri, à nouveau détenu sans motif depuis le 7 mars 2022 par l'Etat d'Israël
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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 05:55
Les soutiens internationaux de Marine Le Pen : ce que révèle cette galaxie de complices - Cathy Dos Santos, L'Humanité, 15 avril 2022
Les soutiens internationaux de Marine Le Pen : ce que révèle cette galaxie de complices

Du Brésil au Portugal, des États-Unis à la Finlande, de l’Espagne à la Belgique, la cheffe du Rassemblement national peut compter sur des complices, qui, loin de la dédiabolisation, développent des thèses racistes, homophobes, ultralibérales et complotistes.

Publié le Vendredi 15 Avril 2022
 

Jair Bolsonaro, le chef de gang

La victoire de Jair Bolsonaro à l’automne 2018 avait été saluée par ses homologues de l’extrême droite européenne, dont l’héritière Le Pen. Elle avait alors souhaité « bonne chance » au nouveau président du Brésil, « qui devra redresser la situation économique, sécuritaire et démocratique ». Quelques jours auparavant, la cheffe du Rassemblement national avait pourtant été interpellée sur les outrances du fasciste brésilien : « De toute façon, dès que quelqu’un dit quelque chose de déplaisant, il est d’extrême droite dans les médias français. (…) Il a sûrement tenu des propos qui sont éminemment ­désagréables, qui ne sont peut-être pas du tout transférables dans notre pays, c’est une culture qui est différente », avait-elle justifié.

Lors de la destitution de la présidente Dilma Rousseff, Jair Bolsonaro avait rendu hommage à l’un des pires tortionnaires de la dictature militaire. Il a toujours regretté que les gradés de l’époque n’aient pas tué davantage d’opposants.

Homophobe, raciste, ultralibéral, partisan du permis de tuer, Jair Bolsonaro a plongé le Brésil dans le chaos sans que l’opposition ne parvienne à le freiner. La retraite et les droits des salariés ont été pilonnés. Sa gestion calamiteuse de la pandémie, nourrie pas les thèses complotistes, s’est ­soldée par la mort d’un million de Brésiliens. La faim, la misère et le racisme, qui avaient considérablement reculé sous les mandats de la gauche, transpirent de partout.

Steve Bannon, l’homme de l’ombre

Il fait partie des anciens amis dont Marine Le Pen préfère oublier le nom. Pourtant, en 2018, le FN vantait l’action de Donald Trump et s’enorgueillissait d’un rapport direct avec le président nationaliste et xénophobe via son ancien bras droit, Steve Bannon. Ce dernier était même invité à prononcer un discours lors du congrès de la formation d’extrême droite : « Vous faites partie d’un mouvement qui est plus grand que l’Italie, plus grand que la Pologne, plus grand que la Hongrie. (…) Vous vous battez pour votre liberté ? Ils vous traitent de xénophobes. Vous vous battez pour votre pays ? On vous appelle “racistes”. (…) Laissez-les vous appeler racistes, xénophobes, islamophobes. Prenez ça comme un compliment parce que, chaque jour qui passe, nous devenons plus forts et eux s’affaiblissent. »

Doublement inculpé (pour détournement de fonds et malversations financières, et « entrave » à l’enquête du Congrès dans le cadre de l’assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump), il ne colle pas vraiment à cette image de respectabilité que tente de construire Marine Le Pen. Pourtant, du temps de leur lune de miel, Steve Bannon disposait déjà d’un pedigree assez éloquent : directeur exécutif du site Breitbart, organe revendiqué comme étant la « plateforme de l’alt-right », artisan de la sortie des États-Unis des accords de Paris, décrit comme un « leader suprémaciste blanc bien connu » par la NAACP, la grande ­organisation de défense des droits civiques.

Tom Van Grieken, le Flamand rosse

En Belgique, les nationalistes flamands du Vlaams Belang ne sont pas connus pour leur sens de l’hospitalité. Chez ces héritiers en ligne directe de mouvements collabos pendant la Seconde Guerre mondiale, l’un des slogans préférés reste : « Rats français, pliez bagage ! » Un écho du bon vieux temps des guerres napoléoniennes avant la création, en 1830, de cette Belgique honnie. Mais attention, il y a une exception : les Le Pen père puis fille ont toujours été reçus en grande pompe au nord du Plat Pays. Aujourd’hui, Tom Van Grieken, le leader du Vlaams Belang, jubile : « Avec elle à l’Élysée, ce sera une France nouvelle et meilleure, mais aussi une Europe nouvelle et meilleure. »

En vue des ­législatives belges en 2024, le parti de Van Grieken est donné autour de 25 % dans les sondages. Et le programme est écrit d’avance : alignement intégral sur le mouvement patronal flamand (Voka) contre la protection sociale ou le droit du travail et, bien sûr, fermeture drastique à l’immigration. Dans leurs visées communes en Belgique, Le Pen et Van Grieken viennent aussi, à l’automne 2021, de s’allier pour lancer un parti frère en Wallonie, subtilement baptisé Chez Nous, auquel le Rassemblement national français s’apprête même, selon un communiqué, à offrir « l’exclusivité en Belgique francophone de l’utilisation de son nom présent et ancien (Front national), de son sigle et du symbole qui le représente, la flamme ». Mais là, le succès est loin d’être acquis…

André Ventura, le pyromane

À la veille du premier tour de la présidentielle en France, André Ventura, député et fondateur, en 2019, du parti d’extrême droite Chega (7% des voix aux législatives de janvier), a réussi un nouvel exploit : le 9 avril, à l’Assemblée nationale, son discours sur le programme du gouvernement socialiste, qui n’était, en réalité, qu’une énième attaque en règle contre la communauté gitane installée au Portugal depuis des siècles, a été interrompu par le président de l’Assemblée. « Je ne ­comprends pas pourquoi les Tsiganes devraient toujours être applaudis dans ce Parlement », renverse-t-il.

Roi de la pirouette grossière, cet ancien ­commentateur de foot à la télévision, spécialiste des pronostics sportifs basés sur la tarologie, a été couvé dans son pays par une petite clique d’ex-salazaristes sortis des poubelles de l’Histoire… et en Europe par Marine Le Pen, qui a accouru à Lisbonne dès la campagne d’André Ventura pour la présidentielle en janvier 2020. Celui qui, outre ses obsessions racistes, multiplie les provocations contre les droits des femmes – il a laissé planer pendant des mois que toute IVG devrait être accompagnée d’une ablation des ovaires pour « éviter toute récidive » – le lui rend bien : son élection en France participerait d’une « grande reconfiguration politique en Europe », se réjouit-il depuis ce pays où l’extrême droite avait totalement disparu après la révolution des œillets en 1974. T. L.

Matteo Salvini, l’ami indélébile

Pour l’heure, les services de son parti démentent encore : non, pour les prochains jours, aucun déplacement en France ne figure sur l’agenda de Matteo Salvini, ex-vice-président du Conseil des ministres en Italie et dirigeant de la Ligue, la formation d’extrême droite en coalition avec Silvio Berlusconi depuis bientôt trente ans, mais aussi avec l’ancien banquier central Mario Draghi depuis l’année dernière.

Mais qu’importe, avec ou sans selfie énamouré, les intérêts croisés demeurent : humilié par un maire ­polonais qui, en pleine crise des réfugiés ukrainiens, avait, devant un Salvini pour une fois ébahi, ressorti le tee-shirt affublé d’un portrait de Poutine qu’il arborait quelques années plus tôt sur la place Rouge, l’Italien déclare sa flamme tricolore, le ­symbole commun entre l’ex-FN français et le parti postfasciste italien (MSI), à Marine Le Pen. « Nous sommes ­heureux de ton succès et orgue illeux de ton amitié », lui écrit celui qui, rappelons-le, est toujours poursuivi en Sicile pour « séquestration » et « abus de pouvoir » après avoir refusé l’accostage de plusieurs navires ayant sauvé des migrants en Méditerranée.

Défenseur systématique de la Française auprès de Viktor Orban et des Polonais de Droit et justice (PiS), qui, eux, la trouvent toujours infréquentable, Matteo Salvini s’était exclamé, en 2016, après l’élection aux États-Unis : « Vive Trump, vive Poutine, vive Le Pen et vive la Ligue ! » De quoi faire tache aujourd’hui sur la tenue de camouflage de la candidate. T. L.

Riikka Purra, l’agent trouble

Ne l’appelez plus la « Le Pen finlandaise ». Désormais, ça l’irrite, Riikka Purra, la présidente des Vrais Finlandais, le parti d’extrême droite qui s’est, au pouvoir à Helsinki, fait connaître dans la première moitié des années 2010, au premier rang des faucons européens pour son obstination à imposer l’austérité à la Grèce. Le prédécesseur de Purra avait d’ailleurs estimé que la crise des dettes publiques ne pourrait se résoudre, à Athènes, que par l’arrivée d’une « junte militaire ».

Sur la ligne politique générale, tout concorde avec le RN français : un même refrain anti-immigration, truffé d’infamies nauséabondes contre les musulmans, en général, et les Somaliens, en particulier, « prédisposés génétiquement pour le vol ». Mais, entre les Vrais Finlandais et le RN, il y a désormais de l’eau dans le gaz russe. Assis sur les mêmes bancs au Parlement européen, Riikka Purra et ses amis disent ne plus « avoir aucune confiance » en Marine Le Pen, qu’ils jugent poutinophile, voire poutinolâtre. « La Ligue et le RN sont des idiots utiles dans leurs rapports avec la Russie, dénonce Purra. C’est absurde d’imaginer que la Russie de Poutine pourrait être un contrepoids utile au phénomène du multiculturalisme et à l’immigratio n de masse en Europe occidentale. »

Toutefois, les ponts ne sont pas coupés et quand la haine se répand contre des cibles communes, les désaccords s’estompent. Le député européen Olli Kotro se réjouit de voir le score de Le Pen « semer la panique » chez les commentateurs politiques finlandais T. L.

Heinz-Christian Strache, la valse brune

Le Pen s’en accommoderait très bien, on l’imagine : de son passif avec ­l’Autriche et ses cousins du FPÖ, qui, premiers en Europe, avaient pris le pouvoir à la fin des années 1990, il faudrait faire table rase. En bonne fille de son père qui avait de la tendresse pour le Waffen SS Franz Schönhuber, Marine Le Pen a participé, en 2012, à Vienne, à l’un des bals de congrégations étudiantes qui sont, en réalité, les viviers des rejetons à peine repeignés des nazis. Quelques années plus tard, toute à ses chantiers de « dédiabolisation », la cheffe du Rassemblement national a renforcé ses liens avec le FPÖ, de retour au pouvoir en décembre 2017, en coalition avec les conservateurs de Sebastian Kurz.

À l’époque, Heinz-Christian Strache, vice-chancelier autrichien, articule une ligne ultralibérale en économie – il fait passer la semaine de travail à 60 heures –, tout en organisant la grande diversion avec son ton apocalyptique dénonçant un « remplacement de population » en Autriche. Mais cette ascension fulgurante se brise en mai 2019 quand éclate « l’Ibizagate » avec la publication d’une vidéo compromettante dans laquelle Strache orchestre directement une tentative de corruption pour le compte de la Russie de Poutine. Un épisode très gênant que les conseillers de Le Pen, en pleine campagne commune pour les européennes à l’époque, cherchent à minimiser : « On n’est pas certains que M me  Michu, retraitée dans la Creuse, sache qui est M. Strache. » T. L.

Santiago Abascal, le parvenu

Bien sûr, il se félicite, le chef de l’ultra­droite espagnole (Vox), du « grand ­résultat » de Marine Le Pen à l’élection présidentielle française. Dans son message à la candidate d’extrême droite, il salue d’ores et déjà une défaite de la « mondialisation progressiste qui nous ruine ». Mais pour lui, ces derniers jours, la vraie victoire, c’est l’entrée, au sein d’une coalition avec la droite  (PP), de quelques-uns des dirigeants de son parti – une première depuis la naissance du parti il y a quelques années – dans l’exécutif d’une région espagnole, la Castille-et-Leon.

Campé jusqu’ici sur une ligne dont Éric Zemmour s’est en partie inspiré – ce n’est pas un hasard si la nièce Le Pen, Marion Maréchal, a, avec le concours de proches d’Abascal, ouvert à Madrid une antenne de son institut de sciences politiques –, Vox obtient plusieurs vice-présidences ­régionales, mais aussi une occasion de mettre le pouvoir au service de ses ­obsessions et de ses lubies. À commencer par le sabotage de toute la législation contre les violences de genre. Selon Abascal qui dénonce le « féminazisme », il faut supprimer tous les programmes contre les féminicides, car ils sont « sexistes » à ses yeux et – ne rions pas, même jaune – discriminatoires pour les hommes. Même chose sur le climat, un sujet sur lequel Vox dit tout haut ce que Le Pen pense tout bas : le réchauffement climatique est « la plus grande escroquerie de l’histoire ». T. L.

 

 

 

 

 

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 13:04

 

A l'attention de la France insoumise

Cher·e·s camarades,

Nous avons bien reçu votre courrier transmis hier et nous vous en remercions.

Nous le recevons comme une réponse positive à l'appel de Fabien Roussel pour une rencontre entre nos formations politiques.

 

A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, jamais l’extrême droite n’avait totalisé autant de voix sous la Ve République, ce qui lui permet à nouveau de se qualifier pour le second tour. Jamais depuis 20 ans, autant de nos concitoyennes et concitoyens ne se sont abstenus à une élection présidentielle.

L’heure est grave.

Dans cette situation, la priorité pour les communistes est de battre Marine Le Pen dans les urnes, dimanche 24 avril.

C’est pourquoi nous appelons à prendre des initiatives, partout dans le pays, pour révéler et combattre le projet de l’extrême droite et de ses forces organisées. Nos milliers d’élu·e·s, parlementaires, maires, conseillères et conseillers régionaux, départementaux et municipaux sont pleinement mobilisés en ce sens, en lien avec nos forces militantes présentes sur l’ensemble du territoire.

Et c’est pourquoi, dimanche 24 avril prochain, fidèles à notre histoire, nous utiliserons et nous appelons à utiliser le seul bulletin de vote à notre disposition pour battre Marine Le Pen dans les urnes.

Nous le ferons sans aucune concession à Emmanuel Macron, premier responsable de cette situation, dont nous avons été tout au long du quinquennat et dont nous resterons les adversaires résolus.

Dans cette situation très difficile pour le pays, il y a un motif d’espoir.

La gauche progresse de 4,27 points par rapport au scrutin de 2017 et obtient près de 32 %. Cela doit d'abord à la progression de 652 569 voix de Jean-Luc Mélenchon, qui avec l'Union populaire obtient 7 712 520 voix et aussi au résultat de notre candidat, Fabien Roussel, qui recueille 802 422 voix en portant le projet d’une France des Jours heureux. Ces candidatures, avec leurs atouts respectifs, ont donc permis de renforcer la dynamique de toute la gauche.

Après avoir porté à cette élection présidentielle nos ambitions pour la France, la spécificité de nos projets, il s'agit désormais de continuer à élargir nos capacités de rassemblement respectives, dans le respect de nos objectifs et pratiques politiques, tout en travaillant les convergences indispensables à des avancées concrètes pour les Françaises et les Français.

Toutes les forces de gauche font face à une responsabilité historique et doivent agir ensemble : en se rassemblant, dans le respect de leurs résultats aux échéances électorales et de leurs spécificités, elles peuvent battre la droite de Macron, l'extrême droite et faire élire le plus grand nombre possible de député·e·s de gauche, en visant l’obtention d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, en juin prochain.

Cette ambition est essentielle pour être en capacité de mener les combats sociaux et démocratiques dans le prochain quinquennat, avec les millions de citoyennes et citoyens qui sont prêts à s’y engager avec nous.

Nous sommes prêts à discuter de vos propositions et nous en avons également à vous soumettre, en visant une base d’accord partagé sur l’ensemble des questions, qui ouvre un espoir nouveau pour la gauche, et pour la France.

Dans l’attente de notre rencontre,

Cordialement,

Le comité exécutif national du PCF

 

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 05:21

 

À quelques semaines de la fin de cette XVe législature, le temps est venu de dresser le bilan du mandat des députés communistes passé sous la présidence d’Emmanuel Macron et au sein d’un hémicycle dominé par une majorité En Marche aux ordres de l’Exécutif.

 

 

Mandat marqué par une succession de crises : crise démocratique, crise sociale, crise sanitaire, et aujourd’hui une guerre aux frontières de l’Union européenne. Dans un tel contexte, le bon fonctionnement de notre démocratie aurait voulu que les représentants du peuple soient pleinement associés aux débats pour mieux appréhender ces crises successives et trouver ensemble les réponses politiques à même de les résoudre. Il en fut tout autrement, et jamais le Parlement n’aura été tenu plus éloigné des décisions.

La crise sanitaire en est le plus parfait exemple. Elle appelait une gestion collective associant les représentants du peuple pour trouver les réponses adéquates à une crise inédite. Seul, toujours seul, le Président a décidé sans jamais prendre en compte nos propositions. Elles étaient nombreuses, détaillées, élaborées par des élus confrontés, sur leurs territoires, aux conséquences concrètes de l’épidémie. Nous avons néanmoins pu nous saisir d’une possibilité offerte par le Règlement de notre Assemblée pour mener une commission d’enquête sur les conséquences du Covid sur nos enfants. Une dimension totalement ignorée et sous-estimée par le gouvernement. Elle a permis de mettre en lumière les effets délétères des confinements successifs sur leur santé physique et psychique, sur leur scolarité… Les propositions qu’elle a formulées restent, malheureusement, toujours d’actualité.

Malgré la pratique verticale du pouvoir par l’exécutif et les maigres possibilités offertes par une Constitution et un règlement si peu respectueux de l’opposition, jamais nous n’avons renoncé à faire entendre les attentes et les besoins populaires dans l’hémicycle. Jamais nous n’avons renoncé à porter des propositions répondant aux besoins des plus modestes et en difficulté, parvenant parfois même à les faire prendre en compte.

Plusieurs avancées sont ainsi à mettre à notre actif. La revalorisation des retraites agricoles, obtenue au terme de plusieurs années d’un combat collectif mené́ aux côtés des retraités agricoles et de leurs représentants, en est une belle illustration.

Riche de son expérience mais aussi de son renouvellement (11 nouveaux députés ont été élus en 2017), notre groupe a été une voix singulière, à la fois respectée et redoutée.

Une voix redoutée parce que nous avons été, sans cesse et avec force, le relais dans l’hémicycle de ceux qui se sont sentis méprisés durant ces cinq ans. C’est ainsi qu’en résonance avec les mobilisations soulevées par la réforme des retraites, notre opposition s’est exprimée pleinement, dans l’hémicycle, pour mettre en échec la volonté du gouvernement de démanteler le système de retraite par répartition et d’allonger la durée de vie au travail. En utilisant tous les outils parlementaires à notre disposition et malgré́ le fait majoritaire, nous avons obtenu l’abandon de ce texte et démontré qu’une réforme progressiste était souhaitable et possible. C’est aussi en résonance avec les acteurs sur le terrain que nous avons élaboré un plan ambitieux pour l’hôpital après avoir visité plus de 150 établissements de santé, dans le cadre d’un tour de France des hôpitaux mené avec nos collègues sénateurs.

Une voix respectée car notre détermination s’est toujours exprimée sans démagogie, selon les règles de la démocratie parlementaire et sans mépris pour nos adversaires politiques. Nous n’avons jamais laissé le gouvernement en paix. De façon systématique, nous nous sommes attachés à dénoncer les injustices de sa politique et à le confronter à la violence de ses décisions au cours de chacune des séances de questions d’actualité adressées au gouvernement.

À force de vigilance et d’acharnement, les députés communistes ont réussi à s’insérer dans le moindre interstice et à saisir tous les instruments règlementaires ou constitutionnels à leur disposition pour que la voix du peuple résonne à l’Assemblée nationale. C’est dire l’enjeu prioritaire qu’est le maintien d’un groupe parlementaire lors des prochaines élections législatives de juin.

André Chassaigne

Vous pouvez télécharger le bilan d’activité 2017-2022 du groupe des députés communistes et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, 84 pages, ici : https://andrechassaigne.org/IMG/pdf/bilangroupe2017-2022.pdf

 

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 05:20

 

A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, l’extrême droite qui totalise plus de 32% des suffrages exprimés – 40 % dans les Alpes-Maritimes - n’a jamais été aussi forte dans notre République. Plus de 12 millions de nos concitoyen·ne·s ne se sont pas déplacés dimanche dernier, la crise démocratique s’approfondit.

L’heure est grave. Fidèles à notre histoire, nous appelons à la mobilisation la plus large pour que Marine Le Pen et le Rassemblement national n’accèdent pas à l’Élysée et qu’ils ne placent pas nos institutions au service de leur entreprise raciste et xénophobe.

Nous refusons que « la préférence nationale » organise la discrimination entre Français et étrangers à l’encontre des droits humains, que le droit du sol soit remis en cause, que des millions de nos concitoyen·ne·s soient discriminés. Nous refusons que les droits des femmes, les libertés publiques et le droit de grève et de manifestation soient attaqués, que des militantes et militants politiques, syndicaux et associatifs et que des journalistes soient bâillonnés, que le pouvoir exécutif remette en cause l’autorité judiciaire.

En outre, contrairement à ce que la candidate du Rassemblement national prétend, son projet n’est en rien social. Elle ne défend pas l’augmentation des salaires. La retraite à 60 ans ne figure pas dans son projet. Elle entretiendra les logiques capitalistes au service d’une minorité d’actionnaires comme le montre l’action de ses amis d’extrême-droite au pouvoir dans plusieurs pays européens.

C’est pourquoi nous appelons à prendre des initiatives partout dans le pays pour révéler et combattre le projet de l’extrême-droite et de ses forces organisées. Et c’est pourquoi dimanche 24 avril prochain, les communistes utiliseront et appellent à utiliser le seul bulletin de vote à notre disposition pour battre Marine Le Pen dans les urnes.

Nous le ferons sans aucune concession à Emmanuel Macron. Il est le premier responsable de cette situation. Son quinquennat a dégradé le pouvoir d’achat, les conditions de travail, cassé nos services publics et notre industrie.

Son projet est le plus antisocial de ces dernières décennies, à commencer par le passage à 65 ans de l’âge du départ à la retraite.

Nous avons été et resterons donc les adversaires résolus d’Emmanuel Macron. En persistant dans sa politique, notamment le recul de l’âge de départ en retraite et le refus d’une augmentation des salaires, il prend un très grand risque pour le pays. Les Français·e·s veulent vivre dignement, mieux et tout de suite !

Notre mobilisation et celle des militant·e·s et des forces de gauche à cette élection, auront permis de convaincre de nouveaux électeurs et électrices. Avec « la France des Jours Heureux » notre candidature a porté dans le débat public un projet de société, des propositions essentielles, concrètes, pour le présent et pour l’avenir.

Malgré notre campagne, le vote dit « utile » a fonctionné à plein. Nous n’obtenons pas le résultat espéré. Nous comprenons ce qui a motivé les électrices et électeurs de gauche qui après avoir exprimé l’intention de voter pour notre candidat ont finalement voté pour Jean-Luc Mélenchon.

Ces institutions et ce mode de scrutin sont un piège électoral qui a siphonné tous les candidats au bénéfice des trois arrivés en tête. L’extrême droite et sa candidate en a elle aussi bénéficié pleinement et dispose en plus d’une réserve de voix.

L’heure est à la mobilisation pour battre l’extrême-droite et réussir les élections législatives. La gauche progresse de 4,27 points et s’établit à près de 32% avec une progression de 652 569 voix de Jean Luc Mélenchon qui obtient 7 712 520 voix et avec le résultat de notre candidat Fabien Roussel qui recueille 802 422 voix.

La mobilisation forte de jeunes et d’habitant·e·s de quartiers populaires, en particulier de celles et ceux qui sont stigmatisés par l'extrême-droite démontre leur attachement fort à la République et leur volonté d'un changement de politique. C’est un atout important pour battre l’extrême-droite et renforcer la gauche à l’Assemblée nationale pour être en capacité de mener les combats sociaux et démocratiques dans le prochain quinquennat. Toutes les forces de gauche ont une responsabilité.

Nous nous adressons à nos concitoyen·ne·s, aux forces de gauche, et en tout premier lieu à JeanLuc Mélenchon et aux insoumis qui, en finissant en tête de la gauche dimanche dernier, ont les clés pour créer les conditions du rassemblement de toutes les forces de gauche. Ensemble, nous pouvons empêcher l’extrême-droite et la droite de faire élire un grand nombre de députés en juin prochain. Nous proposons à la France insoumise ainsi qu’à toutes les forces de gauche de travailler, à partir de nos projets politiques respectifs, à se rassembler autour d’engagements communs, à garantir le soutien aux députés de gauche sortants, et à faire élire le plus grand nombre possible de députés de gauche en visant l’obtention d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale en juin prochain.

Parmi eux, les députés communistes ont montré toute l’utilité de leur action pour appuyer les mobilisations populaires et les relayer, pour résister à la politique d’Emmanuel Macron et porter des propositions. Fabien Roussel a fait part de sa totale détermination à travailler à ces objectifs.

Avec lui, les communistes restent pleinement mobilisés pour une France des jours heureux. Nous continuerons de porter ce projet pour la France dont nous avons la conviction qu’il peut améliorer la vie de nos concitoyen·ne·s.

Faire passer l’emploi d’abord et l’émancipation humaine, le travail avant le capital et les dividendes, obtenir l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, forte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme, agir pour la souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire de notre pays, faire grandir une voix indépendante de la France pour la paix et la coopération en Europe et dans le monde, voilà notre boussole.

Fort de cette ambition pour notre pays, nous mesurons le défi posé aux forces de gauche au lendemain de ce premier tour. Pour notre part, nous sommes déterminés à le relever.

 

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 16:36

 

Le CEN a commencé l’analyse des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. De premières réflexions sont présentées ci-après.

D’ores et déjà le CEN appelle à engager trois batailles politiques majeures :

1) Élever le débat public sur le sens politique des résultats du premier tour

2) Mobiliser largement pour battre l’extrême droite dimanche 24 avril

3) Préparer avec une grande ambition pour la gauche et le PCF les élections législatives

 

Le CEN appelle à la tenue, dans cet entre-deux tours, d’assemblée s générales des communistes, partout en France, pour débattre et décider d’expressions et d’initiatives sur ces batailles politiques.

Le conseil national de ce jeudi 14 avril approfondira l’analyse des résultats et décidera des initiatives nationales à prendre.

Les réflexions présentées ci-après ne sont ni une analyse exhaustive du scrutin, ni des assertions indiscutables mais visent, au contraire, à permettre aux communistes d’initier un profond débat sur les résultats de ce premier tour, leur signification, les problématiques qui se posent.

1) Sur notre campagne

  • Le CEN a salué Fabien Roussel pour la campagne menée et remercie tous les communistes pour leur engagement dans la campagne ces derniers mois.
  • Le résultat, 802 588 voix et 2,28 %, forcément décevant, doit être regardé lucidement, tout en mesurant qu’il ne peut résumer notre campagne. Notre score ne doit surtout pas nous conduire à nous replier sur nous-mêmes ou à nous diviser dans un moment clé pour battre l’extrême droite et réussir les législatives.
  • Points marqués par notre candidature dans le pays :
    • Nous avons installé Fabien Roussel comme une personnalité de la gauche française, connue par des millions de nos concitoyens, qui ont aussi découvert avec lui l’ambition communiste et notre parti.
    • Nous avons porté une conception originale du travail et de l’emploi, de la République, de la France, en plaçant le projet d’une France des Jours heureux au cœur du débat politique national.
    • Fort de cette campagne, les centaines de milliers d’électrices et d’électeurs et les forces que nous avons rassemblés compteront pour l’avenir de la gauche.
  • Plusieurs facteurs peuvent expliquer la faiblesse de notre résultat :
    • Comme lors d’autres élections présidentielles, notre candidature a pâti d’un vote dit « utile », marqué cette fois-ci par un contexte de forte recomposition politique et l’habitude créée dans notre électorat au vote pour Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, au regard de notre soutien à sa candidature aux deux précédents scrutins.
    • Le besoin de progresser encore sur la vision et le projet de société que l’on oppose au capitalisme mondialisé et financiarisé.
    • Des difficultés persistantes à être en prise avec une partie de l’électorat, tant dans le monde du travail que par rapport aux attentes de l’électorat jeune, ou au besoin de montrer l’efficacité de notre projet pour répondre à la légitime peur du RN de la part d’un électorat subissant le racisme.
    • Le besoin de montrer le rôle des institutions actuelles dans la crise démocratique, les problèmes de la présidentialisation et des logiques qui l’accompagnent et restreignent le pluralisme politique.
  • Besoin d’approfondir nationalement et avec les fédérations l’analyse de notre score à tous les niveaux pour mesurer les points d’appui (nouveaux électeurs.trices rassemblés) et les difficultés (scores faibles dans beaucoup de villes que nous dirigeons).

 

2) Sur l’analyse globale des résultats

  • Résultats définitifs

 

Candidats

Voix

% Inscrits

% Exprimés

M. Emmanuel MACRON

9 785 584

20,07

27,84

Mme Marine LE PEN

8 136 375

16,69

23,15

M. Jean-Luc MÉLENCHON

7 714 959

15,83

21,95

M. Éric ZEMMOUR

2 485 937

5,1

7,07

Mme Valérie PÉCRESSE

1 679 473

3,45

4,78

M. Yannick JADOT

1 628 338

3,34

4,63

M. Jean LASSALLE

1 101 690

2,26

3,13

M. Fabien ROUSSEL

802 588

1,65

2,28

M. Nicolas DUPONT- AIGNAN

725 357

1,49

2,06

Mme Anne HIDALGO

616 651

1,26

1,75

M. Philippe POUTOU

268 986

0,55

0,77

Mme Nathalie ARTHAUD

197 171

0,4

0,56

  • Rapport de force politique

 

Évolutions des forces

 

MACRON

+3,83

LE PEN

+1,85

MÉLENCHON

+2,37

PÉCRESSE - FILLON

-15,22

JADOT + HIDALGO - HAMON

+0,02

HIDALGO - HAMON

-4,61

POUTOU

-0,32

ARTHAUD

-0,08

DUPONT-AIGNAN

-2,64

 

Évolutions des blocs

 

TOTAL GAUCHE

31,94

+4,27

TOTAL DROITE DONT MACRON

35,75

-10,39

TOTAL EXT. DROITE

32,28

+6,28

 

Poursuite de la recomposition politique : on passe de 4 forces dominant le champ politique en 2017 (LREM, RN, LR, LFI) à 3 forces (LREM, RN, LFI) dont les candidats sont tous en progression par rapport à 2017.

Faits principaux :

  • La domination du champ politique par 3 forces totalisant 72,9 % des voix.
  • Après l’écroulement du PS en 2017, c’est désormais l’écroulement de LR au profit de LREM, du RN et de Zemmour.
  • Le score historique de l’extrême droite, qui atteint son plus haut sous la Ve République, en progressant encore au détriment de LR
  • La progression de la gauche portée par JLM (+2,37) et Roussel (2,28)
  • La poursuite de l’écroulement du PS principalement au profit de LFI, mais également du PCF, d’EELV et toujours de LREM.

 

  • L'abstention : elle atteint 26,31 % des inscrits, soit plus de 12 millions de nos concitoyens (12 824 149 personnes).

Cette abstention marque la poursuite d’une forte crise démocratique, mais elle n’atteint pas le record historique de 2002 (28,4 %). Les abstentionnistes évoquent un faisceau de raisons dans l’enquete IPSOS. Pour 28 %, notamment les plus âgés, "les candidats disent les mêmes choses que lors des élections précédentes, il n'y a rien de nouveau dans leurs propositions". Environ un

sur quatre regrette que "les candidats ne soient pas à la hauteur de la fonction" (26 %), que "les jeux sont déjà faits, il n'y a pas de suspens sur le résultat" (26 %), ou "qu'aucun candidat ne correspond à leurs idées" (24 %).

 

  • Les motivations du vote

Les deux tiers des votants ont choisi leur candidat "avant tout par adhésion" (66 %), pour un tiers de vote "par défaut" (34 %). Le vote par adhésion a tout particulièrement concerné l'électorat d'Éric Zemmour (81 % de vote d'adhésion pour 19 % de vote par défaut), un peu moins celui de Jean-Luc Mélenchon (59 % / 41 %). Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont d'ailleurs avec ceux de Yannick Jadot les plus nombreux à s'être décidés dans les derniers jours, pour respectivement 29 % et 33 % d'entre eux. Si les électeurs ont majoritairement voté pour soutenir le candidat de leur choix, ils l'ont souvent fait en pensant au pouvoir d'achat. Cité par six personnes sur dix (58 %) comme l'un des trois enjeux qui a le plus compté au moment de choisir pour qui voter.

  • La géographie du vote

- MACRON en tête dans 49 départements (38 en 2017) + 3 Outre-Mer (Wallis, N. Calédonie, Polynésie) et dans 7 régions (Nouvelle-Aquitaine, Centre, AURA, Occitanie, Normandie, Pays-de- la-Loire, Bretagne).

- LE PEN en tête dans 41 départements (47 en 2017) +1 Outre-Mer (Mayotte) et dans 5 régions

(Corse, PACA, BFC, Grand-Est, Hauts-de-France).

- MÉLENCHON en tête dans 6 départements (5 en 2017) dont 5 en IDF et l’Ariège + 6 Outre-Mer. Il arrive de justesse en tête de la région IDF.

 

  • Sur le débat sur la non-accession de Jean-Luc Mélenchon au second tour

JLM fait plus de voix qu'en 2017. Donc la présence de Fabien Roussel ne l'empêche pas de progresser. Qu'est-ce qui empêche que cette progression lui permette d'accéder au second tour ? Le problème est d’abord la force de LREM et du RN.

Et il y a 12 millions d'abstentionnistes et plus de 500 000 bulletins blancs ! Il est un peu facile de rejeter la faute sur les 800 000 électeurs qui ont voté pour notre candidat.

Dans les derniers jours de la campagne, nous connaissons tous des électeurs qui étaient prêts à voter Fabien Roussel qui ont voté JLM sous la pression du vote dit utile. Ceux qui ont finalement voté pour FR n'auraient pas voté pour un autre candidat de gauche, ou, à tout le moins pas forcément pour JLM.

Au-delà de l’enjeu du premier tour, le problème est que l’échec du quinquennat Hollande conjugué à la démarche hégémonique de LFI, réduit considérablement la capacité de rassemblement de la gauche et la prive de toute victoire possible à la présidentielle.

Quelles que soient les attaques de la part de certains membres de LFI contre notre campagne, nous ne devons pas répondre à des invectives qui n’ont pas leur place dans le débat politique. Nous n’avons quant à nous pas d’adversaire à gauche et, même si nous ne partageons pas le choix des électeurs de voter pour Jean-Luc Mélenchon, nous comprenons à la fois la peur et l’espoir qui ont motivé leur vote. Pour une part importante d’entre eux, dans les villes que nous dirigeons, ce sont des électeurs qui ont régulièrement voté pour nos candidats aux élections locales. Dans les jours qui viennent, continuons à agir dans une démarche positive, à l’image de la campagne menée.

 

3) Mobiliser largement pour battre l’extrême droite, dimanche 24 avril

La situation est bien plus inquiétante qu’en 2017 et la possibilité d’une victoire de Marine Le Pen est réelle.

Les premières enquêtes, au soir du premier tour, en témoignent. En outre, chacun a pu constater le ripolinage, la banalisation de la candidate RN et de son projet. Conjuguée au rejet du président de la République et de son projet de casse sociale aggravée, le risque est maximum.

Le CEN appelle à la mobilisation de tous les communistes pour faire la clarté sur l’enjeu du second tour et la nécessité de battre Marine Le Pen, candidate de l’extrême droite française et européenne raciste, xénophobe, fascisante, soutenue par les pires dirigeants de ce courant à l’échelle européenne.

Fidèle à toute l’histoire de notre famille politique, jamais nous ne permettrons qu’un tel projet soit mis en œuvre à la tête de l’État, ni que le RN puisse utiliser nos institutions au service de son entreprise de haine et de division. Nous appelons à utiliser le seul bulletin de vote à notre disposition pour la battre le 24 avril prochain. Ces 5 dernières années, nous avons combattu la politique du gouvernement et de son candidat. En faisant ce choix, nous affirmons aussi que nous serons toujours ses adversaires résolus.

Nous pouvons organiser des initiatives locales dans les départements, avec toutes les forces sociales et les forces de gauche prêtes à le faire avec nous, pour mobiliser largement pour battre l’extrême droite.

 

4) Préparer les élections législatives avec une grande ambition pour la gauche et le PCF

Nous appelons toutes les composantes de la gauche, Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis, Anne Hidalgo et les socialistes, Yannick Jadot et les écologistes, à nous réunir dans les tous prochains jours pour que les élections législatives nous permettent d’empêcher l’élection de députés d’extrême droite et de droite et d’envoyer le plus grand nombre possible de députés de gauche à l’Assemblée nationale.

Dans un contexte de forte menace sur la représentation de la gauche à l’Assemblée, nous voulons à la fois garantir la réélection de tous les sortants des forces de gauche, tout en mesurant les conquêtes possibles ce qui nécessite de donner un contenu, une ambition à la victoire de la gauche dans le maximum de circonscriptions, comme nous le portons depuis des mois avec notre proposition d’un pacte d’engagements communs.

Des possibilités existent, il faut les mettre à profit, être utiles à nos concitoyens. Nous prenons nos responsabilités et Fabien Roussel, dès dimanche soir par sa déclaration publique, et dès le lendemain de l’élection s’est adressé en ce sens aux candidats de gauche.

Simultanément, nous travaillons bien sûr à être présents dans la très grande majorité des circonscriptions pour faire vivre les idées que nous avons portées dans cette campagne, et soutenir et développer les luttes indispensables à la résistance aux projets réactionnaires et à la construction de l’alternative. Aussi, nous devons accélérer encore la désignation de nos candidats.

 

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 16:35

 

Remercier le travail des journalistes qui ont tout fait pour faire vivre cette présidentielle malgré une actualité forte, l’absence du débat, l’entrée tardive et très faible du candidat Macron alors que le ressentiment à son égard est fort.

 

J’espère que vous avez vécu une campagne heureuse avec nous. En tout cas, c’est le cas pour moi.

Je savais que cette campagne demandait beaucoup au candidat, aux équipes, avec des coups durs, des surprises, de la fatigue.

 

Nous n’avons pas été déçus pour cela. Cette campagne a été aussi marquée par beaucoup de belles rencontres, de moments forts, heureux et je garderai donc aussi tous les sourires rencontrés.

 

Le résultat final, à l’issue de cette belle campagne est donc décevant, malgré tous les points marqués.

Ce qui est dur, c’est le résultat très élevé de l’extrême droite qui progresse encore malgré une abstention plus forte.

 

Depuis sa 1ère campagne, en 2012, elle progresse de 1,6 millions de voix avec une abstention supplémentaire.

Il faut tout faire pour la battre, en utilisant le bulletin Macron et non pas en s’abstenant.

C’est de plus en plus difficile de le faire car Macron porte une grande responsabilité dans cette situation, à cause de sa politique qui a tellement appauvri les français, affaibli notre pays, nos services publics.

 

Ce qui est dur, c’est aussi l’ampleur du vote prétendument utile. Il a fonctionné de manière exceptionnelle, spectaculaire.

Beaucoup qui auraient voulu voter davantage pour les idées dont ils sont les plus proches, ont voté pour qualifier celui qui, à gauche, à droite, à l’extrême droite, avaient le plus de chances d’être qualifié au second tour. Il y a un dégagisme puissant qui s’exprime au 1er tour de cette élection présidentielle.

 

Cela est dû au mode de scrutin présidentiel, le seul qui qualifie au 2nd tour seulement les 2 premiers arrivés en tête.

Cela tue le débat, et le vote pour ses idées.

Notre Vème République est à bout de souffle.

 

Je n’en veux absolument pas à ceux qui, au final, ont changé leur bulletin de vote « Fabien Roussel » en bulletin de vote « Jean-Luc Mélenchon ». Ils ont sincèrement voté pour éviter d’abord le duel Macron/LePen.

 

Cela donne encore plus de valeur, plus d’importance à ce que nous avons réussi à rassembler, à faire vivre :

Rassembler 802 000 voix et faire 2,28 % relève presque de l’exploit quand on a été absent pendant 15 ans et face au dégagisme.

Je félicite et salue encore une fois nos électeurs et tous les soutiens. On est parti de si loin.

 

Nous avons participé au débat, apporté du neuf, des propositions utiles au pays : faire passer le travail avant les dividendes, obtenir l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, forte contre les discriminations,  le racisme et l’antisémitisme,  agir pour la souveraineté énergétique,  industrielle,  alimentaire de notre pays, faire grandir une voix indépendante de la France pour la paix et la coopération en Europe et dans le monde, voilà notre boussole.

 

C’est un point d’appui, une force, un capital politique qui compte tout de suite et qui comptera pour la suite.

C’est une force qui doit compter pour les élections législatives à venir.

Si cette présidentielle est un piège, il est possible, pour la Gauche, pour le monde du travail, pour la jeunesse, d’en sortir avec ces élections.

Il faut aujourd’hui donner cet espoir et dire que c’est à portée de main.

 

Avec 32 %, +4,3 %, la gauche progresse. Elle pourrait l’emporter dans 150 circonscriptions contre 60 aujourd’hui avec des députés sortants.

 

Il faut donner cet espoir que la Gauche pourrait gagner les élections législatives et mettre en place une tout autre politique pour les français.

 

Bien sur, Jean-Luc Mélenchon, que j’ai félicité pour son résultat (22 %), est celui qui peut envoyer ce signal et permettre de faire gagner beaucoup, beaucoup de députés de gauche. Je lui redis aujourd’hui l’entière disponibilité du PCF et de moi-même pour trouver cet accord.

 

Je fais cette proposition à Jean-Luc Mélenchon : voyons-nous, discutons comme nous l’avons fait jusqu’à maintenant.

Je suis disponible pour discuter de toute proposition qu’il mettrait sur la table. Soyons ambitieux !

Identifions, ensemble, toutes les circonscriptions où la Gauche est en capacité de l’emporter.

Je lui fais la proposition d’additionner nos voix, nos programmes, nos idées, tout en respectant nos différences.

Soutenons les sortants et faisons élire le plus de députés communistes, insoumis, et adressons-nous, dans le même esprit, aux autres forces de gauche.

 

J’espère que nous trouverons les voies de cette discussion.

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 07:07
Fabien Roussel – Élection présidentielle - Déclaration à l’issue du 1er tour  – 10 avril 2022, 20h15
Fabien Roussel – Élection présidentielle
 
Déclaration à l’issue du 1er tour  – 10 avril 2022, 20h15
 
Mesdames et Messieurs, Mes chers amis,
Je veux avant tout remercier les électrices et électeurs qui m’ont soutenu à l’occasion de ce premier tour de l’élection présidentielle, d’avoir voté pour la France des Jours heureux, pour une France heureuse, solidaire et digne. Chacune de vos voix est importante et doit être respectée.
Ce premier tour est encore marquée par une abstention forte qui révèle autant les fractures de notre société qu’un malaise profond.
L’extrême droite, représentée par plusieurs candidats, n’a jamais été aussi forte dans notre République. L’heure est grave.
Le vote dit « utile » a largement servi les 3 candidats arrivés en tête ,au détriment de tous les autres.
Face à cette lame de fond, je tiens à saluer les centaines de milliers d’électeurs et les dizaines de milliers de militantes et de militants communistes, et de tous les partenaires qui se sont engagés dans cette campagne.
Vous avez mené une campagne remarquable, vous avez été incroyables. Soyez fiers de ce que vous avez fait, car vous avez semé beaucoup de graines et elles seront utiles pour la suite.
Chacune des voix portées sur ma candidature m’engage donc. Elles seront toujours demain un point d’appui pour faire gagner la justice sociale et l’égalité, pour unir nos forces, au service du monde du travail et de la jeunesse.
Car la gauche, à l’issue de ce premier tour, reste historiquement faible. Pour la première fois, le total des voix de gauche est même inférieur au total des voix d’extrême droite.
L’enjeu, et cela restera le mien, sera donc de reconstruire un gauche forte, nouvelle, populaire mais surtout en capacité de l’emporter demain.
Mon ambition, ma détermination sont d’autant plus fortes que, ce soir, le pays affronte un défi redoutable.
Car l’extrême droite accède au second tour, avec une réserve de voix faisant peser une menace majeure sur l’avenir de la République.
Le président-candidat est le premier responsable de cette situation.
Après un quinquennat où notre peuple a vu se dégrader son pouvoir d’achat, ses conditions de travail, ses services publics, sa souveraineté industrielle ou énergétique, il a refusé le débat devant les Françaises et les Français. Pour tout programme, il n’a présenté que des mesures de casse sociale aggravée, à commencer par le passage à 65 ans de l’âge du départ à la retraite.
Une large partie de la France vient de lui dire qu’elle ne supportait plus son comportement méprisant et sa volonté d’enrichir les plus riches.
Il appartient maintenant à Emmanuel Macron de dire qu’il a entendu le message. C’est à lui de parler !
 
Il doit dire, aujourd’hui, clairement qu’il renoncera à ses réformes insensées.
Sauf à faire courir à la France le risque d’une catastrophe démocratique, il doit renoncer à infliger à nos compatriotes une nouvelle cure de souffrance, et il doit d’ores et déjà retirer son projet d’allongement d’âge de départ à la retraite, de casse de l’hôpital public, de privatisation de l’école publique, que le pays rejette.
Pour ma part, dimanche 24 avril, je ferai le choix de la responsabilité.
Fidèle à toute l’histoire de ma famille politique, je ne permettrai jamais qu’un projet raciste et xénophobe soit mis en œuvre à la tête de l’État. Je ne me résoudrai jamais à ce que Madame Le Pen puisse utiliser nos institutions au service de son entreprise de haine et de division.
Jamais nous ne banaliserons l’extrême droite et ses idées.
C’est pourquoi, j’appelle à battre l’extrême droite, à la mettre en échec en se servant du seul bulletin qui sera à disposition.
Je fais ce choix, je sais qu’il est de plus en plus difficile, car de plus en plus de Français, d’hommes et de femmes de progrès, de gauche, n’en peuvent plus d’avoir à choisir entre la droite et l’extrême droite !
Ces 5 dernières années, nous avons combattu la politique de ce gouvernement et de son candidat. Nous serons toujours ses adversaires résolus.
J’appelle ce soir tous les candidats et toutes les composantes de la gauche, Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis, Anne Hidalgo et les socialistes, Yannick Jadot et les écologistes, à préparer ensemble les initiatives qui permettront de battre l’extrême droite.
Je les invite aussi à nous réunir dans les tous prochains jours pour que les élections législatives nous permettent d’envoyer le plus grand nombre possible de députés de gauche à l’Assemblée nationale.
Car c’est à l’Assemblée qu’il faudra commencer à résister aux projets dangereux de la droite et de l’extrême droite, à arracher des avancées pour les Français.
A l’heure où le pays fait face aux plus grands dangers, à un monde plongé dans la guerre et le chaos, la gauche doit se reconstruire pour recréer l’espoir.
Nous continuerons de nous battre pour passer le travail avant les dividendes, arracher l’augmentation des salaires, des retraites et du pouvoir d’achat, rebâtir une République sociale, laïque et universaliste, d’agir pour la souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire de notre pays, de faire grandir une voix indépendante de la France en Europe et dans le monde.
Avec les forces et les personnalités rassemblées pour porter la campagne des Jours Heureux, nous lancerons un Conseil national pour la République.
Nous voulons ainsi contribuer au sursaut collectif indispensable, pour la France, pour la gauche.
Une nouvelle page de l’histoire française doit s’écrire.
Vous pouvez compter sur moi pour y prendre toute ma part, avec toujours autant d’enthousiasme et d’engagement au service de tous les Français.
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