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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:20
Voilà notre ambition et notre pari : une parole forte et sincère pour réarmer et faire grandir la gauche avec une candidature pour le monde du travail et pour la jeunesse (Bora Yilmaz)
Bora Yilmaz- sur sa page Facebook:
 
Par une mobilisation technique et collective inédite, nos 96 fédérations ont permis ce week-end la réunion à distance de 1000 délégués de toute la France.
 
Dans le strict respect des précautions sanitaires, nous avons déconfiné le débat démocratique.
 
À une très large majorité, notre conférence nationale a décidé de présenter Fabien Roussel a l’élection présidentielle de 2022.
 
Pourquoi, en pleine crise sanitaire et alors que plane lourdement la menace d’un nouveau duel Macron/Le Pen ? Une menace que nous prenons bien sûr très au sérieux.
 
Ce même week-end, une enquête d’opinion révélait qu’en l’état actuel de la situation politique, quand bien même un candidat de gauche accéderait au second tour face à Marine Le Pen, aucun ne serait susceptible de battre la candidate d’extrême-droite. Un constat terrible.
Ce ne sont pas tant ses divisions (même si elles y contribuent) qui affaiblissent la gauche que les déceptions et les colères qu’elle a suscitées ces dernières décennies, par ses renoncements à affronter les diktats du capital et de la finance toute puissante, ses renoncements à défendre les intérêts de celles et ceux qui vivent de leur travail, ses renoncements à améliorer la vie des classes populaires.
Voilà notre ambition et notre pari : une parole forte et sincère pour réarmer et faire grandir la gauche avec une candidature pour le monde du travail et pour la jeunesse, pour de nouvelles conquêtes démocratiques de la cité à l’entreprise, pour la sécurisation des parcours d’emploi et de formation, pour une réindustrialisation au service de la transition écologique, pour éradiquer la fraude et l’évasion fiscale, pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, pour une lutte implacable contre les discriminations racistes qui divisent.
Une candidature pour celles et ceux qui, toujours plus nombreux, ne participent plus, ni aux mobilisations sociales, ni aux élections.
Une candidature de la solidarité internationale face aux égoïsmes nationaux et à la concurrence entre les nations, comme nous l’avons affirmé mercredi dans le nord de notre département avec Fabien Roussel, nos amis belges, luxembourgeois et allemands, à propos des vaccins.
Voilà notre conception du rassemblement : faire grandir les mobilisations populaires et les prises de conscience autour de propositions concrètes qui répondent aux urgences et aux besoins. Faire de ces propositions le socle d’un rassemblement pour un pacte d’engagements et une majorité politique aux élections législatives.
Sans ces mobilisations populaires et sans ces prises de consciences, la question de l’union de la gauche et des écologistes en restera réduite à une parade hypocrite d’écuries présidentielles qui ne conçoivent le rassemblement que comme un ralliement à leurs champions auto-proclamés et clivants, qui ne raisonnent qu’en termes de parts d’un marché électoral qui se réduit à chaque échéance. Et elle ne trouvera aucune réponse à la hauteur de la gravité du moment dans lequel nous nous trouvons.
L’heure est grave, la tâche lourde et ambitieuse, mais c’est avec enthousiasme et détermination que les dizaines de milliers de militantes et de militants communistes vont s’y atteler dans les semaines et les mois qui viennent, comme ils s’engageront dans toutes les mobilisations sociales et tous les rassemblements pour les échéances électorales départementales et régionales.
 
Bora Yilmaz,
enseignant, élu communiste à Nancy, secrétaire départemental du PCF en Meurthe-et-Moselle, chef de file communiste sur la liste d'union dans le grand Est
(avec Hulliya Turan, adjointe communiste à Strasbourg et secrétaire départementale du PCF en Alsace).
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:17
Les communistes veulent bâtir les jours heureux du 21e siècle - Diego Chauvet et Julia Hamlaoui, L'Humanité, 12 avril
Les communistes veulent bâtir les « Jours heureux du XXIe siècle »
Lundi 12 Avril 2021 - L'Humanité

Au-delà de la question d’une candidature à la présidentielle, la conférence nationale du PCF s’est penchée sur le projet de la formation pour les échéances de 2022.

 

« Réunissons-nous, travaillons ensemble pour reprendre le pouvoir à la finance, pour reprendre la main sur nos choix économiques, pour redonner le pouvoir aux Français, au monde du travail, dans toutes les entreprises.» Comme l’a rappelé Fabien Roussel, en clôture des travaux, la conférence nationale du PCF, outre la question d’une candidature pour l’élection présidentielle, s’est aussi penchée, ce week-end, sur le programme à défendre en 2022 et les initiatives pour le faire connaître sans tarder. « Nous avons l’ambition de faire vivre ces idées, de les mettre en œuvre dans les départements, dans les régions », a insisté le secrétaire national du PCF. Les communistes veulent en effet proposer aux Français un « pacte », « d’écrire ensemble un contrat ». Un programme qui « permette enfin de sortir la santé des mains des logiques marchandes et des laboratoires pharmaceutiques », « qui nous libère du poids de la finance », et qui « ouvre enfin l’espoir pour chacun d’avoir un emploi stable, correctement rémunéré ». Au rang des priorités, le député du Nord a affirmé vouloir porter le Smic à 1 500 euros net dès 2022, accompagné d’une « hausse générale des salaires ». Lors d’un meeting numérique, dimanche, il a plaidé pour « un projet qui sorte notre pays du capitalisme, de l’exploitation des hommes, des femmes comme des ressources naturelles, qui bâtisse le programme des Jours heureux du XXIe  siècle ».

Soutenir la jeunesse

Durant cette conférence nationale, les communistes se sont particulièrement adressés à la jeunesse. Dès samedi, le secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes, Léon Deffontaines, a rappelé que «les jeunes sont les premières victimes de la crise actuelle ». « Un jeune sur 5 au chômage, 1,6 million de jeunes sans aucune solution et un retard scolaire qui s’accumule. La précarité est devenue notre quotidien, a-t-il insisté. L’abstention des jeunes n’est pas inéluctable, à condition de proposer un projet politique ambitieux et cohérent.»

Le lendemain, Fabien Roussel a pris le relais : « Quand je rencontre de jeunes travailleurs, ces ouvriers dans les usines, ces infirmières dans les hôpitaux, ces enseignants dans nos écoles, tout juste formés, entrant dans la vie active et souffrant déjà d’un manque de reconnaissance, de conditions de travail pénibles, je me dis que c’est avec eux que nous redresserons le pays, que nous construirons un modèle économique qui redonne du sens et d u contenu au travail, aux emplois et qui place le bonheur de chaque être humain, son émancipation, au cœur de tous ses choix. ».

Dix mesures majeures

Les communistes, dans le texte qu’ils ont adopté, veulent également « se donner les moyens de lutter efficacement et durablement contre le racisme et les discriminations, de construire l’égalité réelle, notamment l’égalité entre femmes et hommes ». Ils proposent au final «10 mesures majeures, pour redistribuer les richesses, donner des nouveaux droits aux salarié-e-s dans l’entreprise et sécuriser l’emploi, éliminer les violences sexistes et sexuelles, définanciariser l’économie, favoriser une autre orientation de la construction européenne, moderniser et développer les services publics, relancer notre industrie au service (entre autres) de la transition écologique , réformer la fiscalité, refonder et démocratiser les institutions de la République »…

Fabien Roussel entend approfondir ce travail sur le programme en «poursuivant les rencontres et les échanges avec les autres forces de gauche et écologistes ». Mais aussi avec tous ceux qui souhaitent y apporter leur pierre. Le site Internet lafranceencommun.fr permet ainsi de recueillir les contributions dans toutes les thématiques du programme des communistes : 17 en tout, de la transition écologique à la reconquête industrielle, en passant par de nouveaux droits pour les travailleurs.

Élection présidentielle. Le PCF fait un nouveau pas vers une candidature
Lundi 12 Avril 2021 - L'Humanité

Lors d’une conférence nationale ce week-end, les communistes se sont prononcés à 66,41 % pour proposer leur propre candidat dans la course à l’Élysée. 73,57 % des délégués ont choisi Fabien Roussel pour tenir ce rôle.

 

Sous le dôme blanc de la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF a pris des allures 2.0, ce week-end. Projetés sur un écran géant, quelque mille délégués communistes s’y sont retrouvés via un système de visio­conférence, restrictions sanitaires obligent. Une petite prouesse technique pour débattre de leur stratégie pour 2022. Et c’est le choix d’une candidature autonome du PCF à la présidentielle, assortie d’un « pacte d’engagements communs » pour les législatives, qui l’a emporté à une large majorité de 66,41 %, samedi, lors de cette conférence nationale. 73,57 % des délégués ont également désigné leur secrétaire national, Fabien Roussel, comme candidat. « La situation est grave et elle nécessite d’ouvrir un espoir. L’espoir de sortir notre pays de cette crise, l’espoir de changer de politique, l’espoir pour les Français d’être enfin protégés contre cette pandémie, mais aussi contre le chômage, contre la précarité et la pauvreté ! » a lancé le député du Nord, dimanche, lors d’un meeting numérique, fustigeant un Emmanuel Macron qui « prépare déjà de nouveaux sacrifices, au nom de la dette qu’il faudra rembourser “à tout prix” ».

Opération reconquête

La veille, tout au long de la journée, comme dans la matinée de dimanche, les échanges militants ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. « Nous sommes tous d’accord sur l’objectif final : empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher que la finance conserve les pleins pouvoirs dans notre pays », a résumé Fabien Roussel à l’issue des discussions, samedi. Le texte adopté en fin d’après-midi estime ainsi que la présence d’un communiste dans la course à l’Élysée permettra de « changer la donne, de faire prévaloir à gauche des solutions transformatrices, de renforcer l’influence communiste et donc celle de la gauche tout entière, d’initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique, riche de sa diversité ». Un choix qui se présente, selon la formule de Christian Picquet en charge de la commission qui a rédigé le document d’orientation, comme une « action volontariste de reconquête du monde du travail, des classes populaires, de la jeunesse » afin « de ramener aux urnes celles et ceux qui s’en sont détournés, de reconstruire la confiance ».

« Pour peser, il faut exister dans un débat présidentiel qui concentre toute l’attention », ont également insisté plusieurs intervenants face à une gauche dont « la faiblesse est due, plus qu’à ses divisions, à ses renoncements », à l’instar du quinquennat Hollande. La France insoumise, qui par la voix de Jean-Luc Mélenchon a proposé aux communistes une « alliance privilégiée pour constituer un pôle populaire de rupture », n’a pas emporté plus d’adhésion. Pas davantage que « la reproduction des politiques d’accompagnement du libéralisme » ou que « le verdissement du capitalisme », « la tentation du populisme de gauche ne permettra à la gauche de se reconstruire », a jugé Christian Picquet.  Des différences de fond entre leur programme et celui de la FI ont également été mises en avant par plusieurs délégués pour expliquer leur refus de soutenir, comme en 2012 et 2017, le leader insoumis. « La FI veut assurer la bifurcation de notre économie en lançant un plan massif d’investissement de 100 milliards d’euros, mais cette proposition épargne le patronat et la finance. Nous voulons un moratoire sur les fermetures, cessions, externalisations et délocalisations, et un plan de développement d’une vingtaine de filières pour une nouvelle industrialisation, et créer ainsi 1 million d’emploi s », a, parmi d’autres exemples, pointé Karine Trottein, secrétaire du PCF du Nord.

Un « pacte pour l’espoir »

Face au risque d’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle et à celui d’une victoire de l’extrême droite, certains militants se sont toutefois prononcés pour une autre voie que la candidature autonome. « Il faut viser la victoire et donc chercher le rassemblement, s’il n’y a pas de perspectives pour faire gagner les intérêts immédiats des classes populaires alors c’est le désespoir », a notamment estimé Hugo Blossier, responsable du PCF de la Vienne. « Malgré la qualité de la campagne et du programme, les efforts intenses déployés lors des dernières élections européennes n’ont conduit à obtenir qu’un faible résultat », a également objecté Jacques Maréchal, secrétaire départemental de Moselle, estimant que « le pouvoir est fort de la division de ses adversaires ». Mais « l’option alternative » soumise au vote, qui proposait « d’interpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée dans la clarté d’un projet de rupture », autour de « dix mesures majeures », a obtenu 29,44 % des voix (4,14 % des participants s’étant abstenus). De même, un amendement plaidant en faveur d’une « clause de revoyure » en fonction de l’évolution des débats à gauche a également été rejeté, à 65,68 %.

À l’issue des débats locaux des dernières semaines, le texte d’orientation adopté à la mi-mars par le Conseil national du PCF a toutefois été légèrement modifié. La démarche de rassemblement en vue des élections législatives est précisée. « Tout au long de l’année à venir, le Parti communiste français prendra des initiatives en ce sens, est-il écrit. Nous voulons avancer vers un socle commun fait d’idées nouvelles, s’appuyant sur les luttes du monde du travail et de la culture, de la jeunesse, des mouvements sociaux, féministes, écologistes, antiracistes, démocratiques. »  Et en vue de constituer un « pacte pour l’espoir », un appel est lancé en direction « des citoyen-ne-s, des militant-e-s syndicalistes, des actrices et acteurs des mouvements populaires, des élu-e-s locaux, départementaux, régionaux, des parlementaires ». En revanche, l’amendement défendu par le président du Conseil national du PCF, Pierre Laurent, pour créer à cette fin dans « chaque circonscription, des “coopératives d’idées’’ et “un comité de rédaction national’’ » a, lui aussi, été rejeté à 59,18 %.

Les adhérents voteront en mai

Reste que, avec cette démarche, il s’agit de « bousculer tous les scénarios » et de « s’adresser aux forces de gauche, mais aussi aux salariés, aux syndicats, aux élus locaux, aux jeunes, à tous les Français, non pas pour parler d’une candidature unique, mais pour nous fixer un objectif : reprendre le pouvoir à la finance », a plaidé Fabien Roussel. Le secrétaire national veut « reconquérir les têtes et les cœurs » des abstentionnistes avec un projet de rupture avec le capitalisme, pour « une France et une Europe libérées des dominations et des exigences d’une classe minoritaire ». « Notre programme, notre ambition pour le pays, c’est de bâtir avec le peuple, avec la jeunesse, une république sociale, laïque, écologiste, féministe, démocratique enfin conforme aux aspirations de notre temps », a-t-il martelé, dimanche (lire ci-contre). Il a également invité les formations de gauche à « respecter » le choix de son parti et à « maintenir un dialogue utile » : « Nous ne sommes pas adversaires », a-t-il insisté.

Désormais, la balle est dans le camp de l’ensemble des adhérents du PCF qui seront à leur tour appelés à se prononcer par un vote du 7 au 9 mai. Ils auront à choisir entre les deux options débattues ce week-end et entre les candidats à l’investiture. Le Parisien Emmanuel Dang Tran et le Val-de-Marnais Grégoire Munck, qui ont chacun obtenu ce week-end 1,97 % des voix, figurent sur le bulletin de vote aux côtés de Fabien Roussel.

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:17
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:00
73,50% des délégués de la conférence nationale du PCF font le choix de Fabien Roussel comme candidat aux Présidentielles ce dimanche 11 avril

🔴 Après 2 jours de débats les délégués de la conférence du

ont voté à 73,57% pour une candidature de


"Nous sommes tous frères et sœurs d'humanité, tous égaux quelle que soient notre couleur de peau, notre religion, notre origine".

 

73,57 pour cent des 912 votants (671 voix) des délégués à la conférence nationale du PCF ont choisi Fabien Roussel comme candidat du PCF aux élections présidentielles. 22,48 pour cent d'abstention (205 voix). Samedi 10 avril, c'était 2/3 des délégués (66%, contre 30% pour l'option 2, et 4% d'abstention) qui avaient approuvé le principe d'une candidature communiste aux élections présidentielles.

L’ensemble des militants•es communistes se prononceront  les 7-8-9 mai prochain.

73,50% des délégués de la conférence nationale du PCF font le choix de Fabien Roussel comme candidat aux Présidentielles ce dimanche 11 avril
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 05:45
Revue de presse - Avec Fabien Roussel, les communistes reprennent le goût du risque (Rachid Laireche, Libération, 11 avril)

En pièce jointe, l'article de Libération, 11 avril, Rachid Laireiche

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 07:45
La conférence nationale a voté cette après-midi en faveur d’une candidature communiste à 66%. (30% contre et 4% d’abstention)

La conférence nationale a voté cette après-midi en faveur d’une candidature communiste à 66%. (30% contre et 4% d’abstention)

Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne

Conférence nationale du PCF - 10 et 11 avril

📲 La prouesse technologique au service du débat démocratique !
👥🗣 1000 délégués du PCF réunis pour un débat exigeant et riche sur la situation du pays et notre stratégie pour 2022.

C'est en effet 1000 camarades ont participé au niveau national à la conférence nationale du PCF. Un grand moment de démocratie dans le contexte de la crise sanitaire. A 66%, les délégués ont fait le choix d'une candidature communiste ce samedi 10 avril. Un choix très important qui sera ensuite soumis au vote de l'ensemble de nos 50 000 adhérents à jour de cotisation.

Onze camarades du PCF Finistère ont participé à cette conférence nationale comme délégués et ont apprécié la bonne tenue des débats, et la richesse des argumentaires, de part et d'autres, d'ailleurs, avec des avis différents bien sûr s'exprimant dans le parti, représentatifs de la complexité de la situation.  

Les délégués de la fédération du PCF Finistère à la conférence nationale de ce week-end, 10 et 11 avril, réunis en viséo-conférence:

Martine Carn, Eugénie Cazaux, Corentin Derrien, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont, Marion Francès, Jean-Luc Le Calvez, Marie-Françoise Madec Jacob, Erwan Rivoalan (le dimanche), Monique Sithamma, Pierre-Yves Thomas.

Photos Ismaël Dupont et Enzo de Gregorio, etc

 

Prise de parole de Corentin Derrien, plus jeune élu du Finistère, a la conférence nationale du PCF:
 
"Le Conseil départemental du PCF Finistère s’est prononcé pour une candidature communiste et celle de Fabien ROUSSEL à l’élection Présidentielle.
Dans ce débat, il n’y a sans doute pas d’option sans risque, mais il y en a une dont nous estimons qu’elle est nécessaire et souhaitable : celle de présenter une candidature communiste.
Nous sommes dans une situation très compliquée. De Gaulle a réussi son coup quand il a mis en place la Cinquième République. La présidentielle est une élection très anti-démocratique, créant de la personnalisation à outrance, du pouvoir personnel, au détriment des programmes et du collectif.
Nous serions plutôt pour que le Président soit élu par une Assemblée nationale élue à la proportionnelle.
Si nous n’avons pas de candidat à cette élection, nous n’existerons pas aux yeux de nos concitoyennes et concitoyens, cela est terrible à concevoir. Cette absence dans les médias sera préjudiciable ensuite pendant six ans.
Quelle sera notre image pour les élections législatives si nous disparaissons du paysage médiatique ?
Notre candidature fera que la parole communiste sera entendue, que nos propositions, nos idées seront débattues.
La nature a horreur du vide. Une troisième absence de candidature à la Présidentielle reviendrait à nous effacer de la scène nationale.
Pourtant, nous sommes le parti qui a le plus d’adhérents, qui a en plus un corpus idéologique et un projet de société cohérents, une histoire, des valeurs, un parti organisé qui continue à combattre et à résister.
Il est essentiel de retrouver une visibilité, une lisibilité envers les électeurs pour qu’ils se réapproprient la question communiste. Comment ne pas prendre en compte l’interrogation de militants d’avoir à soutenir un candidat issu d’une autre formation.? Celle de Jean-Luc Mélenchon en 2017 laisse un goût amer à bon nombre d’adhérents mais aussi à des électeurs de gauche qui ne se reconnaissent plus en lui.
Nous avons aussi conscience qu’une grande partie de l’électorat de gauche, du peuple de gauche comme l’on dit, souhaite un effort de rassemblement pour donner de l’espoir, donner une chance de trouver une alternative au scénario du pire en 2022, d’autant plus qu’aujourd’hui une victoire du RN n’est plus tout à fait du domaine de l’impossible.
De nombreux précédents européens existent. La gestion calamiteuse de la crise sanitaire par MACRON, les dégâts de sa politique néolibérale, les maux psychologiques du confinement, de la crise économique et sociale, l’absence ou la faiblesse du mouvement social et des échanges sociaux dans cette période renforcent cette hypothèse et cette crainte.
En même temps, quand nous regardons autour de nous, peu de forces politiques à gauche ou chez les écologistes ont l’air vraiment de vouloir sérieusement construire des ponts, de rassembler, si ce n’est derrière eux. Pourquoi serions-nous les seuls à nous effacer, alors que nous sommes le seul parti important à gauche à avoir un projet non soluble dans la social-démocratie ?
Il est peu probable que MÉLENCHON accepte de se retirer pour un autre candidat, JADOT idem.
Dans ce cas, il faudrait être d’une mauvaise foi absolue pour dire que c’est essentiellement les communistes qui minimisent les chances pour qu’un candidat de gauche soit au second tour.La candidature précoce de Jean-Luc MÉLENCHON a sans doute figé les choses et la division.
Si Fabien ROUSSEL, passe dans les médias en ce moment, c’est sans doute parce qu’il est pressenti candidat à la présidentielle. Ce peut être un très bon candidat à la Présidentielle comme Ian BROSSAT a été un très bon candidat aux Européennes. Ce sont aussi de nouvelles incarnations du PCF à faire connaître pour générer un dynamisme d’adhésion et militant.
Notre adversaire, c’est le capital. Il n’y a pas d’autre organisation politique qui mette en avant cette rupture pour une société plus juste et sociale.
C’est sur le fond des problèmes et notre projet de société que nous ferons la différence avec les autres candidats."
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Conférence nationale du PCF - Deux tiers des 1000 délégués approuvent la candidature communiste aux Présidentielles - photos de la délégation finistérienne
Présidentielle 2022. Un pas de plus vers une candidature communiste
Samedi 10 Avril 2021 - L'Humanité

La Conférence nationale du PCF s’est majoritairement prononcée, samedi 10 avril, en faveur d’une candidature autonome à la prochaine élection présidentielle et d’un « pacte d’engagements communs » en vue des législatives.

 

Sous le dôme blanc de la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF a pris des allures 2.0 ce week-end. Projetés sur un écran géant, quelque mille délégués communistes s’y sont retrouvés via un système de visio – reliant de multiples réunions décentralisées, restrictions sanitaires obligent – pour débattre de leur stratégie pour l’élection présidentielle de 2022.

66,41 % pour une candidature autonome

Et c’est le choix d’une candidature autonome du PCF à la présidentielle qui l’a emporté. Une large majorité, 66,41 %, s’est prononcée, samedi, à l’issue des travaux de cette Conférence nationale, en ce sens. Les délégués ont assorti à cette candidature un « pacte d’engagements communs », qui « inclurait des mesures immédiates, des propositions structurelles, appuyant les luttes, pour constituer une majorité de gauche à l’Assemblée nationale ».

Icon QuoteL’objectif final : empêcher le duel Macron-Le Pen, dont personne ne veut, mais surtout empêcher la finance de conserver le pouvoir dans notre pays. Fabien Roussel

« Nous sommes tous d’accord sur l’objectif final : empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher la finance de conserver le pouvoir dans notre pays. Nous voulons offrir un pacte aux Françaises et aux Français pour déjouer le piège, le duel que l’on veut nous imposer. Car cinq années de plus avec la finance au pouvoir seraient dévastatrices et nous savons que c’est sur ce terreau-là que pousse l’extrême droite », a résumé le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel à l’issue des discussions, ce samedi.

 

Tout au long de la journée, les échanges ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. Le texte adopté en fin d’après-midi plaide ainsi pour une candidature communiste afin de « changer la donne, faire prévaloir à gauche des solutions transformatrices, renforcer l’influence communiste et donc celle de la gauche tout entière, initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique, riche de sa diversité ».

Icon Quote C’est une action volontariste de reconquête du monde du travail, des classes populaires, de la jeunesse qui doit être mise à l’ordre du jour pour ramener aux urnes celles et ceux qui s’en sont détournés. Christian Picquet

Pour la direction du PCF, « c’est une action volontariste de reconquête du monde du travail, des classes populaires, de la jeunesse qui doit être mise à l’ordre du jour pour permettre de ramener aux urnes celles et ceux qui s’en sont détournés, il s’agit de reconstruire la confiance pour une réelle transformation progressiste de la France », a assuré Christian Picquet en charge de la commission qui a rédigé le document d’orientation.

« Exister dans le débat »

« Pour peser, il faut exister dans un débat présidentiel qui concentre toute l’attention », ont également insisté plusieurs intervenants favorables à une candidature communiste face à une gauche dont « la faiblesse est due, plus qu’à ses divisions, à ses renoncements », à l’instar du quinquennat Hollande.

La France insoumise, qui par la voix de Jean-Luc Mélenchon, en amont de la conférence des communistes, leur a proposé une « alliance privilégiée pour constituer un pôle populaire de rupture », n’a pas emporté plus d’adhésion. Pas davantage que « la reproduction des politiques d’accompagnement du libéralisme » ou que « le verdissement du capitalisme », « la tentation du populisme de gauche ne permettra à la gauche de se reconstruire », a jugé Christian Picquet, plusieurs autres intervenants faisant valoir les différences de fond entre leur programme et celui des insoumis, notamment sur le financement de la Sécurité sociale, ou les mesures contre le chômage.

Alternative et « clause de revoyure » rejetées

Face au risque d’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle et à celui d’une victoire de l’extrême droite, certains militants se sont toutefois prononcés pour une autre voie. « Il faut viser la victoire et donc chercher le rassemblement, s’il n’y a pas de perspectives pour faire gagner les intérêts immédiats des classes populaires alors c’est le désespoir », a notamment estimé Hugo Blossier, responsable du PCF de la Vienne.

 

« Malgré la qualité de la campagne menée et du programme, les efforts intenses déployés lors des dernières élections européennes n’ont conduit à obtenir qu’un faible résultat », a également observé Jacques Maréchal, secrétaire départemental de Moselle, estimant que « le pouvoir est fort de la division de ses adversaires ». Mais « l’option alternative » soumise au vote, qui proposait « d’interpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée dans la clarté d’un projet de rupture », autour de « dix mesures majeures », a obtenu 29,44 % des voix (4,14 % des participants s’étant abstenus). De même, un amendement plaidant en faveur d’une « clause de revoyure » pour « ajuster et définir les positions des communistes pour les deux élections » en fonction de l’évolution des débats à gauche a également été rejeté, à 65,68 %.

Vers un « pacte pour l’espoir »

À l’issue des débats locaux des dernières semaines, le texte d’orientation adopté à la mi-mars par le Conseil national du PCF a toutefois été légèrement modifié. La démarche de rassemblement en vue des élections législatives est ainsi précisée. « Tout au long de l’année à venir, le Parti communiste français prendra des initiatives en ce sens, est-il écrit. Nous voulons avancer vers un socle commun fait d’idées nouvelles, s’appuyant sur les luttes du monde du travail et de la culture, de la jeunesse, des mouvements sociaux, féministes, écologistes, antiracistes, démocratiques ». 

En vue de constituer un « pacte pour l’espoir », un appel est lancé en direction « des citoyen·ne·s, des militant·e·s syndicalistes, des actrices et acteurs des mouvements populaires, des élu·e·s locaux, départementaux, régionaux, des parlementaires ». En revanche, l’amendement défendu par le président du Conseil national du PCF, Pierre Laurent, pour créer à cette fin dans « chaque circonscription, des « coopératives d’idées » » et « un comité de rédaction national ouvert et transparent pour animer et garantir l’aboutissement de ce travail d’écriture à plusieurs milliers de mains » a, lui aussi, été rejeté à 59,18 %. « Cela ressemble à une superstructure, or le rassemblement ne doit pas être une initiative de sommet, mais d’abord celui des catégories populaires et du monde du travail », a notamment opposé Igor Zamichiei, responsable de la fédération de Paris et membre de la direction nationale.

Reste qu’avec cette démarche, il s’agit de « bousculer tous les scénarios » et de « s’adresser aux forces de gauche, mais aussi aux salariés, aux syndicats, aux élus locaux, à tous les Français, non pas pour parler d’une candidature unique, mais pour nous fixer un objectif : reprendre le pouvoir à la finance », a plaidé Fabien Roussel qui veut « reconquérir les têtes et les cœurs » des abstentionnistes avec un projet de rupture avec le capitalisme.

Fabien Roussel, probable candidat

Dimanche, le débat doit se poursuivre, il s’agira pour les participants de se prononcer sur le choix de leur candidat. Le député du Nord devrait emporter une très large majorité mais deux militants, l’un de Paris, Emmanuel Dang Tran, et l’autre du Val-de-Marne, Grégoire Munck, ont également fait connaître leur intention de postuler à l’investiture.

Les délégués communistes devront aussi mettre au point le bulletin de vote sur lequel sera invité à se prononcer l’ensemble des adhérents du PCF lors d’un vote prévu du 7 au 9 mai prochain. Jusqu’à ce scrutin, qui aura le dernier mot, les échanges se poursuivront au niveau local.

En attendant, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, doit prendre la parole en conclusion des travaux du week-end, ce dimanche à 12 heures, pour un meeting en direct sur les réseaux sociaux.

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 05:17

 

Un immense gâchis ! Voilà, après les annonces d’hier, le sentiment qui domine, avec l’impression d’une situation qui aurait pu être différente. La contamination massive conduisant inévitablement à une saturation des hôpitaux et à l’incapacité de vacciner en nombre, faute de doses, a amené Emmanuel Macron à annoncer un nouveau confinement.

 

 

Cela fait plus de trois mois que la stratégie vaccinale a été lancée et pourtant seuls 4 % de la population ont reçu une vaccination complète. Le refus de s’engager pour la levée des brevets permettant des productions de masse sur le territoire national montre le manque d’ambition de l’exécutif sur une politique vaccinale d’envergure. Sur la saturation de l’hôpital public, la responsabilité du gouvernement est pleine et entière. Depuis des décennies la politique est à la suppression de lits. Les multiples interpellations du personnel de santé sont restées lettre morte. Après le confinement, nous aurions pu espérer un rebond et un réinvestissement, mais aucune mesure n’a été à la hauteur. Pire, malgré le contexte, des lits ont encore été supprimés.

Face à cette situation, l’exécutif a annoncé la fermeture des établissements scolaires devenus des clusters partout sur le territoire. L’aveuglement du gouvernement depuis des mois sur une épidémie qui épargnerait ces lieux et le refus d’écouter les multiples mises en garde du personnel éducatif le rendent pleinement responsable de cette fermeture qui aurait pu être évitée. Du jour au lendemain, nous sommes passés de “la fermeture des écoles est inenvisageable”, à une fermeture complète des établissements scolaires. Cette nouvelle annonce ne laisse présager rien de bon.

Pourtant, des mesures auraient pu être prises plus tôt pour éviter d’en arriver là : dédoublement des classes, recrutement d’enseignants, mise à disposition de matériel informatique pour tous les élèves, vaccination des enseignants, tests systématiques des élèves… Jean-Michel Blanquer peut marteler vouloir faire de l’école sa priorité, il n’en a jamais fait la preuve, et il ne reste pas moins le principal responsable de la situation catastrophique de l’école.

Aussi, pour les jeunes en emploi, aucune annonce sérieuse n’a été faite. Le plan “un jeune une solution” ne fonctionne pas, et on estime aujourd’hui à 1,6 million de jeunes sans aucune solution, auxquels s’ajoutent des millions d’autres en emplois précaires, dans des formations qui ne répondent pas à leurs aspirations ou en décrochage. Les jeunes sont aussi les plus touchés par la réforme de l’assurance chômage que le gouvernement s’entête à maintenir malgré la situation.

Depuis un an les jeunes ont suspendu leur vie et tout ce qui fait leur lien social. Le chef de l’État n’a pas eu un mot pour la culture. Aucune annonce non plus pour le sport et les associations. Des activités pourtant essentielles pour permettre à chaque jeune de se réaliser et s’épanouir.

Assez des tergiversations et du tâtonnement ! L’heure doit être à un plan ambitieux pour la jeunesse, qui passe par une remise en cause des logiques libérales desquelles ce gouvernement au service de la bourgeoisie est incapable de s’extraire. Ces quatre semaines de confinement doivent permettre de mettre tout en œuvre pour que les jeunes puissent construire sereinement leur avenir et s’épanouir.

Le MJCF appelle l’ensemble de la jeunesse à se mobiliser le 8 avril prochain, partout en France, pour demander :

Pour les jeunes en formation :

  • Un plan de rattrapage avec recrutement massif d’enseignants permettant de dédoubler les classes.
  • Un lissage immédiat des programmes pour permettre de rattraper les retards.
  • La création d’un service public d’orientation dédié à contacter l’ensemble des jeunes sans aucune solution et en décrochage pour leur proposer une formation.
  • Un revenu étudiant pour permettre aux jeunes en formation de sortir de la précarité et du salariat.
  • Pour l’emploi des jeunes :
  • Un plan de recrutement massif dans les services publics en commençant par la santé, l’éducation, les transports et l’énergie. Une partie de ces recrutements doit se faire sous pré-recrutement pour planifier les besoins et permettre de former convenablement les agents de demain.
  • La conditionnalité des aides publiques aux entreprises à l’embauche et la formation des jeunes.
  • La fin des contrats précaires : le CDI et la titularisation doivent redevenir la norme.
  • L’abandon de la réforme de l’assurance chômage. µ

Léon Deffontaines

secrétaire général du MJCF

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 05:15

Jeudi dernier, André Chassaigne intervenait à l’Assemblée nationale suite à la déclaration du gouvernement sur la crise sanitaire. Extraits.

Que faites-vous de notre République ? Cette convocation au lendemain des annonces du Président de la République est la marque du mépris le plus absolu du monarque pour le Parlement et à l’endroit du peuple. Notre pays en est désormais réduit à se plier aux oukases d’un souverain. Trop content d’annoncer à ses 66 millions de sujets le sort qu’il leur réserve et que rien ne semble arrêter, pas même ses propres erreurs et les cris d’alerte d’un personnel soignant à bout de souffle.

 

Voter sur des mesures déjà annoncées et mises en œuvre a-t-il une quelconque signification ? Qui peut croire que l’application de l’article 50-1 de notre Constitution n’est pas juste un hochet tiré du coffre à jouets pour “faire comme si on était une démocratie” ?

Depuis un an, notre pays reste englué dans une crise sanitaire qui semble sans fin. Des territoires entiers sont abandonnés à leur sort, comme en Outre-mer ou en Seine-Saint-Denis.

Depuis un an, vous décidez seul, sans jamais tenir compte des avis et des propositions de l’opposition. Tout au plus faites-vous mine de nous informer quand tout est déjà étalé à la une des médias. Et comble du comble, hier soir, le Président ose nous dire que ses décisions, ses échecs sont le fruit de choix collectifs, alors qu’ils sont celui d’un pilotage solitaire, d’erreurs d’appréciation et d’entêtements coupables.

Depuis le début de cette crise, le Président de la République, l’ensemble du gouvernement et la majorité ne cessent de nous répéter, avec une arrogance désormais récurrente, qu’ils ont raison, qu’ils prennent les meilleures décisions… tandis que s’accumulent les décès évitables.

Nous sommes ici aujourd’hui pour “commenter” les nouvelles restrictions annoncées par le Président de la République pour 4 semaines au moins. Il y a quatre semaines, le même demandait aux Français de tenir encore 4 à 6 semaines avant un assouplissement de ces restrictions prises !

La dégradation de la situation sanitaire était pourtant prévisible. À l’anticipation, vous avez préféré l’attentisme et la gestion de la crise au fil de l’eau. Ce manque d’anticipation, nous le retrouvons dans la stratégie vaccinale. Depuis 4 semaines, la montée en charge de la vaccination n’est toujours pas au rendez-vous. Elle ne le sera pas plus demain.

Il y a 48 heures, ici même, le ministre de la Santé osait affirmer que nos voisins ne faisaient pas mieux que nous ! C’est faux : la France est toujours largement à la traîne. Au regard du nombre de doses administrées pour 100 personnes, la France se classe à la 29e place. Est-ce digne d’un pays qui se présente comme la 6e puissance économique du monde ? 

Alors, que nous propose le Président de la République pour faire face à ce désastre, à son propre échec ? La fermeture des crèches et des écoles pour 3 semaines, et 1 mois pour les collèges et les lycées ; un effort de tous les soignants, alors que depuis un an ils sont à bout de souffle et n’ont eu en échange que droit à de belles paroles ; l’ouverture de nouveaux lits de réanimation pour atteindre l’objectif de 10 000, après nous avoir psalmodié, depuis un an, que cela était impossible ; la systématisation du télétravail alors qu’elle reste au bon vouloir des employeurs ; la fermeture de tous les commerces dits non-essentiels. Et tout cela pourquoi ? Parce que vous avez échoué à briser la courbe des contaminations.

Après l’épisode calamiteux des masques et celui non moins funeste des tests, l’échec de votre stratégie vaccinale est patente. Alors que vous avez tout misé sur la vaccination pour faire reculer le virus, que dire des plus de 75 ans qui, aujourd’hui, sont encore dans l’impossibilité de trouver un rendez-vous ? Que dire des commandes de vaccin non encore honorées ? Que dire de la farce des vaccinodromes refusés puis ouverts, voire ouverts puis fermés ? Que dire du retard à mobiliser les capacités de production nationale pour produire des vaccins ? Que dire du département de la Seine-Saint-Denis, le plus touché et le moins vacciné ? Que dire de l’annonce de 220 000 personnes vaccinées par jour quand notre voisin anglais vaccine aujourd’hui 1 million de personnes tous les jours ?

De la même manière, depuis un an, notre pays n’a pas accru ses capacités hospitalières de manière pérenne, notamment en termes de lits de réanimation. Avant l’épidémie, 5 000 à 5 100 lits étaient ouverts en France, avec des taux d’occupation moyens oscillant entre 85 et 90 %. Au 19 mars, la direction générale de la Santé en recensait 7503, dont 86 % occupés par des patients atteints par la Covid ou non. Ces ouvertures de lits à flux tendus impliquent en réalité des déprogrammations d’opérations. À l’inverse, certains hôpitaux ont continué à fermer des lits d’hospitalisation.

Résultat : nous voilà revenu à la situation d’il y a un an, les services de réanimation sont au bord de la saturation et, pour reprendre l’expression d’un collectif de médecins de l’AP-HP, le « gouvernement se déresponsabilise de façon hypocrite ».

Quant aux écoles, parlons-en des écoles ! Les annonces du Président hier sont une catastrophe pour tous nos enfants. Vous avez jusque-là laissé les écoles ouvertes. C’est ce qu’il fallait faire, non pour satisfaire aux besoins du Medef et transformer les établissements en garderie, mais parce que nos enfants en avaient besoin. Mais il fallait dans le même temps mettre en place tout le nécessaire pour empêcher leur fermeture.

Avez-vous suffisamment protégé nos enseignants ? Non.

Avez-vous recruté du personnel pour remplacer les absences inévitables en temps de pandémie ? Non.

Avez-vous mis en place des classes allégées pour éviter le développement de foyers épidémiques ? Non.

Avez-vous testé largement pour éviter la propagation du virus ? Non.

Avez-vous équipé les établissements de purificateurs d’air ? Non.

(…) Vous nous mettez, une fois encore, devant le fait accompli de décisions prises la veille pour le lendemain sans consultation démocratique préalable, sans préparation.

Les oppositions, toutes les oppositions vous ont fait des propositions sérieuses qui auraient mérité d’être étudiées et débattues. Nous aurions pu bâtir collectivement une sortie de crise à la hauteur. Vous voulez continuer à décider seul, alors nous vous laisserons seuls pour plébisciter des décisions déjà prises.

 

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 06:29
Corentin Derrien, ici point levé sur le marché de Morlaix, avec Walden Gauthier, plus jeune élu du Finistère, à Saint Thégonnec - Loc Eguiner, sera le référent technique de la délégation du PCF Finistère, composée de 10 représentants (9 au titre de notre nombre de cotisants + 1 membre du CN: Ismaël Dupont)

Corentin Derrien, ici point levé sur le marché de Morlaix, avec Walden Gauthier, plus jeune élu du Finistère, à Saint Thégonnec - Loc Eguiner, sera le référent technique de la délégation du PCF Finistère, composée de 10 représentants (9 au titre de notre nombre de cotisants + 1 membre du CN: Ismaël Dupont)

Enzo de Gregorio, secrétaire du MJCF Finistère (à gauche), sera présent dans la délégation du PCF Finistère à la conférence nationale

Enzo de Gregorio, secrétaire du MJCF Finistère (à gauche), sera présent dans la délégation du PCF Finistère à la conférence nationale

Les délégués de la fédération du PCF Finistère à la conférence nationale de ce week-end, 10 et 11 avril, réunis en viséo-conférence, seront Martine Carn, Eugénie Cazaux, Corentin Derrien, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont, Marion Francès, Jean-Luc Le Calvez, Marie-Françoise Madec Jacob, Erwan Rivoalan (le dimanche), Monique Sithamma, Pierre-Yves Thomas.

L'AG de section du PCF pays de Morlaix (95 adhérents) réunie le 20 mars avec une vingtaine de camarades a consensuellement soutenu une candidature communiste à la présidentielle, et celle de Fabien Roussel, a été tirée une contribution collective à la conférence nationale transmise sur le site du PCF:

Pour voir les contributions sur le site national du Parti communiste français:

Il y a les contributions de nos camarades, soit à titre individuel, à titre collectif, 
 
 
Mais aussi des comptes rendus de CD et de section:
 
 
 
Contribution collective de la section de Morlaix du PCF (29, Finistère) pour la conférence nationale du Parti communiste français, 10 et 11 avril.
 
20 mars 2021:
 
Soutien à la candidature communiste de Fabien Roussel
 
La situation est très complexe et assez contradictoire pour nous.
Avant tout, il faut commencer par dire que la présidentielle est une élection très anti-démocratique, créant de la personnalisation à outrance, du pouvoir personnel, au détriment des programmes et du collectif. Nous serions plutôt pour que le Président soit élu par une Assemblée nationale élue à la proportionnelle. On est coincés par cette élection autoritaire. On donne tout pouvoir, autorité, à un homme. Même les députés n’ont plus leur mot à dire. A partir de là, qu’est-ce qu’on fait ? Cette élection marquée par l’autoritarisme, la personnalisation, tout ce qu’on rejette, est pour autant indispensable aujourd’hui pour nous pour exister, même si elle nous est défavorable.
Le contexte n’invite guère à l’optimisme et pourtant nous ne sommes pas résignés.
Nous avons conscience de l’immense danger d’un nouvel affrontement de second tour entre la droite libérale, macroniste ou LR, et l’extrême-droite des Le Pen, en 2022, des risques de marginalisation de la gauche si on devait en rester à cet éclatement des candidatures au 1er tour des présidentielles et à cette incapacité à travailler en commun un projet de majorité, de l’offensive idéologique de la droite et de l’extrême-droite partout dans le monde et en Europe, des risques pour les libertés, ce qu’il reste de notre système de protection sociale et des services publics, de nos solidarités, beaucoup de conquis sociaux et démocratiques qui doivent aux combats des communistes, notamment dans la Résistance, à la Libération, quand le parti était plus fort électoralement qu’il ne l’est actuellement.
Nous avons aussi conscience qu’une grande partie de l’électorat de gauche, du peuple de gauche, souhaite un effort de rassemblement pour donner de l’espoir, donner une chance de trouver une alternative au scénario du pire en 2022, d’autant plus qu’aujourd’hui une victoire du RN n’est plus tout à fait du domaine de l’impossible.
De nombreux précédents européens existent, et en même temps, la gestion calamiteuse de crise sanitaire par Macron, les dégâts politiques et psychologiques du confinement, de la crise économique et sociale et de l’absence ou la minoration du mouvement social et des échanges sociaux dans cette période renforcent cette crainte.
En même temps, quand nous regardons autour de nous, peu de forces politiques à gauche ou chez les écologistes ont l’air vraiment de vouloir construire des ponts, de rassembler, si ce n’est pas derrière eux. Pourquoi serions-nous les seuls à nous effacer ?
L’acte de candidature précoce et unilatéral de Mélenchon, le 3ème, a hypothéqué les possibles de rassemblement à gauche.
On nous met tout le temps dans les gencives : il ne faut pas que Marine Le Pen passe. Mais qui fait tout pour qu’il y ait un nouveau duel Macron-Le Pen ?
Par rapport à il y a cinq ans, en 2022, il y a de quoi s’inquiéter car ce n’est pas sûr que le front républicain fonctionne. On peut très bien se trouver avec une Marine Le Pen qui batte Macron.
Est-ce qu’il y a une bonne solution ? Pas sûr. Est-ce qu’il y a une moins mauvaise solution ? Oui, présenter un candidat communiste.
Il ne faut pas se leurrer : peu de chance que Mélenchon se retire pour personne, Jadot non plus. Dans ce cas, il faudrait être gonflé pour dire que c’est essentiellement les communistes qui minimisent les chances pour un candidat de gauche d’être au second tour.
Quel rassemblement à gauche, s’il n’y a pas EELV et Mélenchon ensemble
Si on veut un rassemblement, il faut un rassemblement très large. Si Fabien Roussel passe très bien dans les médias en ce moment, ou moins mal que les dirigeants et porte-paroles communistes à l’habitude, c’est sans doute parce qu’il est pressenti candidat à la présidentielle.
La situation économique, sociale, politique actuelle est grave et va probablement aller en s’aggravant. Cette situation est le résultat du renforcement des logiques mortifères du capitalisme financier et de sa domination politique. Notre adversaire, c’est le capital. C’est clairement dit. Il n’y a pas d’autre organisation politique qui mette en avant cette chose essentielle. C’est pourquoi il faut une candidature communiste. Il nous faut une campagne forte sur la réorientation de l’argent. Si on passe notre temps à ne jamais présenter de candidats aux présidentielles, on n’en représentera plus jamais.
Et la population nous dira : et bien, à quoi servez-vous ?
Nous avons le parti qui a le plus d’adhérents, qui a en plus un corpus idéologique et un projet de société cohérent, une histoire, des valeurs, non réductibles dans la social-démocratie, le social-libéralisme, le capitalisme. Nous sommes le Parti organisé qui peut continuer à combattre et à résister même si on continuait d’aller vers le pire.
Il est essentiel de retrouver une visibilité, une lisibilité, des électeurs qui se ré-habituent à se poser la question de voter pour nous, et des militants qui ne soient pas désarçonnés d’avoir à soutenir des candidats issus d’autres formations, comme Jean-Luc Mélenchon, à qui on ne fait plus aucune confiance.
Aujourd’hui, l’enjeu du renforcement organisationnel et numérique du parti semble essentiel. Les opportunités existent. D’autant que le capitalisme financier et mondialisé démontre chaque jour un peu plus, et tout particulièrement en ces temps de pandémie qui ne viennent pas de nulle part, sa nocivité. Le désir et l’espoir d’un autre monde habitent énormément de gens, et beaucoup de jeunes. Il faut y aller décomplexé sur notre volonté de rupture avec les logiques capitalistes, avec la monarchie présidentielle. Difficile d’exister si on n’est pas présent dans ces élections présidentielles.
Ou nous avons des idées ou nous en n’avons pas. Si nous en avons, la seule façon de les faire progresser et de les défendre, c’est de les partager en présentant une candidature. Il faut montrer qu’on est là et qu’on lutte. Il faut chercher à aller à la rencontre des abstentionnistes. Dans notre programme, on doit clairement remettre en cause la 5e République, réaffirmer notre volonté d’instaurer la proportionnelle, de rétablir le caractère protecteur du droit du travail, de remettre en cause les fermetures de lit à l’hôpital, la privatisation des services publics.
La candidature annoncée de Fabien Roussel nous assure une bonne présence dans les médias, et il passe très bien : il a le parler vrai, clair, qui s’adresse aux gens. Les citoyens se retrouvent dans son langage. On a un peu l’impression qu’il parle simplement comme vous et moi. Il touche les cœurs.
Notre objectif ne doit-il pas être de faire avancer nos idées le plus loin possible, et notre programme ? Nous avons besoin d’un candidat communiste pour porter notre originalité. Il faudra de toute façon respecter la décision de la conférence nationale. Une fois que c’est décidé, c’est décidé, on va de l’avant. Fabien Roussel n’est pas clivant, il s’exprime sans acrimonie, avec classe, présente des choses qui peuvent rassembler la population. En fin de compte, c’est ça qui importe.
On a avec Fabien Roussel un candidat de la jeune génération qui n’est pas complexé par l’effondrement de l’URSS, des régimes se réclamant sans doute en partie indûment du communisme. C’est un nouveau visage pour notre parti. Le parti d’une histoire faite de complexité. C’est notre histoire. Notre histoire nous colle à la peau dans la société. Il parle très humblement et avec beaucoup de justice. Il a été élu et vient d’un département d’une grande pauvreté, avec une désindustrialisation forte, il sait de quoi on parle et combat avec cette volonté. Il reste près du terrain, trois jours dans sa circonscription, présent au côté des travailleurs.
Sur la possibilité de retirer notre candidats en cours de campagne si des opportunités sérieuses de rassemblement se présentaient, les camarades sont partagés :
Certains pensent qu’on ne doit pas fermer la porte à une coalition programmatique même si c’est improbable. C’est la volonté de la grande majorité de l’électorat de gauche et cela apparaît comme la seule chance de pouvoir gagner et empêcher une nouvelle victoire de la droite, ou pire, du RN. Nous devons aussi craindre d’être distanciés dans le courant de la campagne avec des logiques de vote utile. Dire par ailleurs qu’une décision à un caractère irréductible, ce n’est sûrement pas marxiste. C’est pas au plus faible d’aller vers le fort. Il faut qu’on se montre, qu’on soit visible, et après on viendra nous voir, et il sera temps de se poser les questions.
D’autres pensent qu’on ne peut pas dire : on présente maintenant une candidature, mais à 4 ou 5 mois des présidentielles, ou à la dernière minute, on la retirera pour se mettre d’accord, en fonction des sondages. Ça ce n’est pas politique, c’est politicien. Il y a une question de crédibilité. On a un programme et un projet différents ou pas. Qu’est-ce qu’on fait pour compter à nouveau ? Pour exister dans le rapport de force ?
Des camarades se posent la question de la capacité à absorber le coût financier de la candidature aux présidentielles. D’autres disent qu’il faut nuancer la revendication de la proportionnelle intégrale qui pourraient aussi, dans l’état actuel des forces, nous exclure du jeu parlementaire et donner 30 % des députés à l’extrême-droite. D’autres craignent une absence de discipline collective au sein du parti avec des élus et des militants appelant à voter et soutenir Mélenchon contre le candidat communiste désigné par une majorité du parti, si c’est le cas début mai, avec un risque de brouillage de notre entrée en campagne.
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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 06:15
Conférence nationale du PCF des 10 et 11 avril - Contribution collective du conseil départemental du PCF Finistère
Les camarades du Finistère seront réunis au local du PCF à Morlaix pour la conférence nationale des 10 et 11 avril, sous le haut patronage de Rol-Tanguy, né à Morlaix, chef des FFI, libérateur de Paris, et militant communiste et cégétiste, ancien des Brigades Internationales (Tableau du peintre et graffeur anglais Guy Denning installé à La Feuillée)

Les camarades du Finistère seront réunis au local du PCF à Morlaix pour la conférence nationale des 10 et 11 avril, sous le haut patronage de Rol-Tanguy, né à Morlaix, chef des FFI, libérateur de Paris, et militant communiste et cégétiste, ancien des Brigades Internationales (Tableau du peintre et graffeur anglais Guy Denning installé à La Feuillée)

Les délégués de la fédération du PCF Finistère (860 adhérents, dont 550 à jour de cotisation) à la conférence nationale de ce week-end, 10 et 11 avril, réunis en viséo-conférence, seront Martine Carn, Eugénie Cazaux, Corentin Derrien, Enzo de Gregorio, Ismaël Dupont, Marion Francès, Jean-Luc Le Calvez, Marie-Françoise Madec Jacob, Erwan Rivoalan (le dimanche), Monique Sithamma, Pierre-Yves Thomas.

Du débat du Conseil Départemental du PCF Finistère il y a 2 semaines, le 27 mars, où les participants ont unanimement soutenu une candidature communiste à la présidentielle, et celle de Fabien Roussel, a été tirée une contribution collective à la conférence nationale transmise sur le site du PCF:

Pour voir les contributions sur le site national du Parti communiste français:

Il y a les contributions de nos camarades, soit à titre individuel, à titre collectif, 
 
 
Mais aussi des comptes rendus de CD et de section:

 

Conférence nationale du PCF des 10 et 11 avril -
 
Contribution collective – Conseil départemental de la fédération du Finistère du PCF
 
Le Conseil départemental du PCF Finistère réuni le 27 mars s’est prononcé à l’unanimité des camarades présents pour une candidature communiste et celle de Fabien Roussel aux Présidentielles.
On est dans une situation très compliquée. De Gaulle a réussi son coup quand il a mis en place la Cinquième République. Si on n’a pas de candidat aux présidentielles, on n’existe pas dans les médias et on est en mal de visibilité et d'identification pour les citoyens pendant plusieurs années. Une absence de candidature aux Présidentielles serait donc préjudiciable. Surtout pour la 3ème fois d'affilée. La nature a horreur du vide. On laisse tout le terrain aux autres. Si l’on se présente, on pourra faire avancer notre projet communiste, nos idées. On va vraiment au combat sur notre vision de la politique, du progrès humain, social et démocratique. On réinstalle nos valeurs dans le débat public.
Maintenant, on existe un peu plus médiatiquement. Sans doute aussi parce que Fabien Roussel s'est déclaré prêt pour une candidature aux Présidentielles. En tant qu’organisation, on a des adhésions, des jeunes qui viennent vers nous: 14 adhésions au PCF dans le Finistère en un mois, par exemple.
Ce qui est important, au-delà du programme et du candidat, c’est notre projet, à savoir préciser et reformuler un projet communiste de rupture prenant en compte les évolutions de notre monde, de l'économie et de la société capitaliste, pour les combattre et les dépasser. Il faut que l’on développe nos positions sur l’énergie, l’écologie, l’économie, la laïcité, mais aussi aller au-delà des propositions qui se situent dans le cadre de l’économie capitaliste.
Il faut tracer des perspectives de rupture avec l’économie capitaliste. Si on veut vraiment faire évoluer les choses, il faut donner aux gens l’envie de s’impliquer. Et pour donner l’espoir il faut porter un projet de rupture avec le capitalisme. Il faut tracer clairement un projet communiste. A partir de là on trouvera des ressources militantes. Aucune porte n’est jamais fermée, mais il faut savoir où on veut aller. La question est de savoir qu’est ce que l’on veut comme société. Est ce que la propriété privée des moyens de production a un sens? En traçant une nouvelle perspective, cela nous aidera à tracer quelle conception de l’Europe on a.
Ce n’est pas purement abstrait ou théorique. Nous sommes contre le poids prépondérant des présidentielles et les institutions de la Ve République mais mais cela nous est imposé et c’est le moment pour faire la différence et démontrer l’utilité d’un projet communiste. La seule manière de répondre aux attentes concrètes des gens, c’est de créer un rapport de force pour remettre en cause les logiques du capitalisme. Trouver des leviers économiques pour les salaires, les droits sociaux, les services publics, mettre l’économie au service de l’humain. Enlever au Capital ses leviers. Les présidentielles, c’est le moment pour poser ces questions, mettre en avant ses exigences, et l’actualité de notre projet. Cela fera la différence avec tous les autres.
Il faut aller chercher les citoyens. Leur parler le plus au cœur. Être près de leur vie, leur donner une autre image, vraie, populaire, sincère, de la politique.
Nous ne pensons pas que l’on pourra changer véritablement les choses de cette manière, en agitant seulement la perspective de changement sur les élections présidentielles tous les 6 ans. Sans que les citoyens s'en mêlent vraiment. Il faut retisser des liens avec la population, il faut avoir des moyens d’expression et de visibilité pour le PCF. Le rassemblement est important, mais pas sur un ralliement à une logique politique qui n’est pas la nôtre.
Entre 2017 et 2021, Jean-Luc Mélenchon a commencé à désespérer tout le monde, y compris ses électeurs de 2017, qui sont très nombreux à s’en être détournés. Il y un certain nombre de personnes qui ont voté Mélenchon en 2017 et qui n'envisagent plus le faire. Ils ne s’y reconnaissent plus du tout. En plus, sa candidature précoce a gelé les possibilités de construction rassembleuse à gauche.
Une des questions pour nous est de savoir si on conserve une possibilité de se retirer, et s’il était possible de trouver quelqu’un et une dynamique pour candidater de manière unitaire et victorieuse à gauche sur un programme de changement. Dans l’immédiat, on ne voit personne qui serait capable de porter un réel changement. Aucune des autres formations politiques ne s’est posée vraiment la question du rassemblement au 1er tour et de se mettre derrière le candidat d’une autre formation. Tous disent vouloir une candidature unique aux présidentielles mais tout le monde devrait se rassembler derrière leur candidat.
Pourquoi faudrait-il que nous soyons toujours derrière d’autres, alors que notre Parti est celui qui compte le plus d’adhérents, celui dont la fidélité et les services rendues aux valeurs sociales de la gauche sont les mieux établis. Notre candidature n’est pas faite pour diviser la gauche mais au contraire pour la revivifier, la réveiller, la renforcer, faire voter les classes populaires, éviter qu’une partie d’entre elles tombe dans le piège de l’extrême-droite.
On en est conscient, cela va être compliqué de faire les 5 % mais on peut le faire. Même si on faisait moins, comme pour la campagne de Ian Brossat aux élections européennes, qui avait été très remarquée et saluée comme un retour sur le devant de la scène nationale des communistes, avec un excellent candidat, on peut retrouver une visibilité, une image renouvelée et positive.
La question de savoir s’il faut garder explicitement une clause de revoyure pour un possible retrait de notre candidature fait débat chez les camarades.
Dans ce cas, est-ce que notre candidature sera vraiment prise au sérieux ? Certains pensent que la clause de revoyure est un peu bête : c’est pas très tactique et pas très politique. On pourrait peut-être laisser une porte ouverte mais sans le dire, pour ne pas affaiblir notre candidature. La vie décide des choses et on a assez d’intelligence collective et de responsabilité au parti communiste. Il y a des gens qui nous écoutent car ils voient que nos propositions sont différentes. Nous devons travailler le programme. On doit profiter de ce moment pour affûter nos arguments et nos idées. Les camarades du parti ont envie de se battre pour nos idées, pas pour un ralliement à une autre force. Il y aussi derrière un potentiel de rassemblement et de renforcement militant important. La clause de revoyure ou de retrait potentiel doit être évitée pensent certains: ce serait un affaiblissement dès le départ de notre candidature. On a assez d’intelligence collective pour prendre les bonnes décisions. On peut conserver la possibilité d’un rassemblement.
En même temps, d’autres camarades rappellent qu’on ne peut pas prendre la responsabilité de se résigner à une défaite annoncée, à un match entre les ultra-libéraux et l’extrême-droite où notre peuple aurait tout à perdre pendant 6 ans et au-delà. On ne peut pas renoncer à travailler à un rassemblement aux présidentielles et aux législatives pour faire bouger les lignes. La macronie est affaiblie, et on voit les réactions avec une droite qui essaye de lever la tête, avec Xavier Bertrand qui se présente comme un homme neuf alors qu’il a participé à toutes les régressions précédentes. Il faut fournir un gros travail pour faire avancer notre programme, et porter l’ambition d’un projet alternatif avec d’autres forces de gauche. Il ne faut pas se fermer à un rassemblement.
Personne ne veut plus du duo Macron - Le Pen. Quand on entend le RN il y a une illusion sociale mais on connaît les idées qu’il y a derrière. La candidature communiste doit porter des solutions qui sortent du catalogue habituel des solutions. On peut être favorable à ce que l’on travaille à faire avancer un programme et une candidature communiste, mais on doit laisser une porte ouverte, pour une construction sur la base forte de propositions unitaires au niveau des législatives. On ne peut pas aller tête baissée aux présidentielles et être vu comme des « diviseurs » aux législatives.
On voit que l’extrême droite est en position de force et de conquête partout en Europe. Elle a gouverné en Italie, en Europe de l’Est. Des sondages annoncent Marine Le Pen au second tour, avec 45-46 % sur ce second tour. La bascule vers un gouvernement d’extrême-droite ne relève plus de la science-fiction. La situation est inquiétante et les communistes sont dans leur rôle s’ils essayent de rassembler. Mais telles que les choses sont parties, il ne semble pas qu’il y ait un candidat avec une vraie ambition de rassemblement (au-delà de sa personne et de son mouvement) et qui peut arriver au second tour aujourd’hui à gauche. 80 % des électeurs de gauche sont pour le rassemblement pourtant, la voie du bon sens.
Mais on en voit pas le chemin se dessiner, et il n’y a pas de raison que les communistes soient les seuls à se mettre toujours dans les roues d’autres candidats. Fabien Roussel a des atouts, il passe bien dans les médias, et il est charismatique, il a été élu député dans une circonscription ouvrière, il parle aux gens, à leur cœur, en respectant leur intelligence, il s’exprime simplement, il a de l’humour.
Ce sera un bon candidat pour le PCF.
Congrès du Parti communiste à Strasbourg en 1947 - la délégation du Finistère: Daniel Trellu, Gabriel Paul, Pierre Le Rose, Marie Lambert (Archives Pierre Le Rose - PCF Finistère)

Congrès du Parti communiste à Strasbourg en 1947 - la délégation du Finistère: Daniel Trellu, Gabriel Paul, Pierre Le Rose, Marie Lambert (Archives Pierre Le Rose - PCF Finistère)

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