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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:22
Départementales 2021. Dans le Pas-de-Calais, le PCF marque des points face à l'extrême-droite - L'Humanité, 29 juin 2021
🔴 9 conseillers départementaux pour le Parti Communiste Pas-de-Calais ✌
👉 une belle soirée fraternelle à Sallaumines pour fêter la victoire des communistes dans le bassin minier.
👉 Le PCF du Pas de Calais passe de 4 conseillers départementaux à 9 ! Non seulement, on double le nombre d'élus, mais on va directement les gagner contre les élus d'extrême droite sortants. Grâce au PCF le Rassemblement National recul.
👉 Sur le plan national, la moitié des cantons perdue par le Rassemblement National ont été récupéré par le PCF - Parti Communiste Français. Le PCF a été et sera toujours le premier rempart face à l'extrême droite. ✊
Léon Deffontaines, secrétaire national du MJCF
Départementales 2021. Dans le Pas-de-Calais, le PCF marque des points face à l’extrême droite
Mardi 29 Juin 2021 - L'Humanité

Le conseil de ce département des Hauts-de-France compte désormais neuf élus communistes. Des cantons tous remportés dans des duels face au RN, qui a perdu six sièges.

 

Sallaumines (Pas-de-Calais), correspondance.

« On ne dit pas qu’on va tout résoudre, mais il n’y aura d’intérêt que si du progrès se concrétise. Si c’est pour être dans une majorité molle, c’est non… » Anouk Breton est adjointe au maire d’Angres, dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sa détermination est à l’image de la victoire emportée dimanche. Car elle fait également partie, au sein du conseil départemental du Pas-de-Calais, qui reste acquis à une majorité PS-PCF, des neuf communistes et apparentés – sept femmes et deux hommes – élus le 27 juin.

C’est cinq de plus que dans le conseil sortant, alors que le Rassemblement national, lui, voit passer son nombre d’élus de douze à six. Autant de raisons qui ont poussé les communistes à se retrouver lundi soir à Sallaumines, pour faire la fête en musique, autour d’un « barbecue militant ».

« Solidarité, fraternité et justice sociale »

Anouk Breton affiche « pour fil conducteur la solidarité, la fraternité et la justice sociale ». « Vivre dans un département de gauche, ce n’est pas la même chose que dans un département de droite, insiste-t-elle. Mais il faut mener une reconquête citoyenne. L’abstention est profonde (65 % au deuxième tour des départementales dans le Pas-de-Calais – NDLR), les gens ne croient plus dans la politique. »

Assistante sociale dans l’éducation nationale, l’élue est particulièrement « sensible » à la compétence « éducation » du département : « Il y a cinq collèges dans mon canton, de petite taille, tous rénovés. »

Maisons de santé et soutien aux aînés

Valérie Cuvillier, maire de Rouvroy, fait également partie des neuf élus au département. Elle donne priorité aux dossiers liés « à la jeunesse, aux familles et aux aînés ». « Il faut notamment développer des dispositifs qui permettent aux aînés de rester à leur domicile », précise-t-elle. Elle évoque également « la création de maisons de santé », déjà enclenchée par la majorité sortante pour freiner la désertification médicale.

Les communistes devraient se voir confier trois vice-présidences au conseil départemental, dont celle à la culture pour Valérie Cuvillier. « Il faut que tout le monde ait accès à la culture, ne laisser personne sur le côté, travailler avec les associations, les accompagner », énumère la nouvelle conseillère départementale.

« Le travail de terrain paie », commente Anouk Breton pour expliquer ces victoires remportées dans les cantons d’Auchel, Avion, Bully-les-Mines, Harnes, Lillers, Outreau et Wingles. « L’union aussi, même si ce n’est pas toujours simple », ajoute-t-elle.

« Stopper la guerre froide entre le PS et le PCF »

Sur les neuf élus, cinq l’ont été au sein d’un binôme avec le PS. Une stratégie mise en place après les municipales de 2020. Hervé Poly, secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais, ne cache pas que, face au danger RN, il a fallu convaincre en interne de « stopper la guerre froide historique entre le PS et le PCF », particulièrement tenace dans le bassin minier. Hervé Poly est convaincu que, devant la liste des candidats, « certains électeurs de gauche se sont dit : “Enfin, ils s’entendent !’’ ».

Les législatives pour nouvel horizon

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, venu en voisin à Sallaumines, ne cache pas son plaisir : « Bravo à vous ! Vous êtes le département de France où le PCF enregistre la plus forte progression du nombre de conseillers départementaux ! Et c’est ici que l’extrême droite prend la plus grande claque ! »

Déjà, il fixe pour nouvel horizon les législatives : « Les victoires que vous avez remportées ici seront essentielles pour gagner un ou deux députés (dans le Pas-de-Calais – NDLR). »

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:16
Elections départementales et régionales - Après la claque, un congrès du RN sous haute tension à Perpignan (L'Humanité, Benjamin König, 2 juillet 2021)

C'était la marche inexorable vers le pouvoir selon la plupart des médias et des sondages... mais:

"Patatras : malgré des scores toujours – trop – élevés, le parti d’extrême droite a pris le bouillon. Il est en fort recul par rapport à 2015, n’a gagné aucune région, a perdu la moitié des 27 cantons qu’il détenait et un tiers de ses conseillers régionaux, soit 252, contre 358 en 2015. Une vraie déculottée qui ranime les doutes et les tensions"...

 

Après la claque, un congrès du RN sous haute tension à Perpignan
Vendredi 2 Juillet 2021

Marine Le Pen, seule candidate à la présidence du Rassemblement national, sera reconduite haut la main ce week-end. Mais l’échec aux dernières élections départementales et régionales sème le doute. Dans le parti et au dehors.

 

Ce n’était pas le plan prévu. Initialement, ce congrès, dont la date et le lieu ont été fixés dès le début de l’année, devait être celui de la marche vers le sacre, dans une mise en scène soignée. Dans la seule ville de plus de 100 000 habitants conquise par le Rassemblement national en 2020, devenue vitrine de la « bonne gouvernance » affichée par le parti, il s’agissait de lancer l’offensive médiatique et la campagne pour 2022 de Marine Le Pen, forte de sondages la donnant à coup sûr au second tour de l’élection présidentielle, et parfois au coude-à-coude (entre 45 et 48 %, selon les instituts) avec Emmanuel Macron. Un congrès également prévu pour surfer sur les résultats aux régionales et départementales, qui devaient constituer « la première étape d’une alternance majeure dont le pays a tant besoin », selon la cheffe du RN. Au dernier jour de la campagne, le 19 juin, elle pérorait encore : « Évidemment, les régionales vont (…) confirmer que le RN est plus fort que jamais. »

« Si vous étiez un vrai chef, vous auriez laissé la place »

Patatras : malgré des scores toujours – trop – élevés, le parti d’extrême droite a pris le bouillon. Il est en fort recul par rapport à 2015, n’a gagné aucune région, a perdu la moitié des 27 cantons qu’il détenait et un tiers de ses conseillers régionaux, soit 252, contre 358 en 2015. Une vraie déculottée qui ranime les doutes et les tensions, même si le congrès ne sera pas le lieu où ils s’exprimeront – ou alors à mots couverts. Les votes des adhérents, qui élisent le conseil national du RN (sorte de parlement qui compte une centaine de membres élus, plus une dizaine nommés par Marine Le Pen), sont d’ores et déjà clos et verrouillés. Après dix ans à la tête du RN, le clan de Marine Le Pen a fait le ménage.

Mais les critiques sur la ligne de sa présidente, sa stratégie de « normalisation » et de recentrage à droite sur les questions économiques (abandon de la sortie de l’euro, retour à des positions libérales) sont déjà audibles. La fédération des Deux-Sèvres s’est autodissoute : « À compter de ce jour, il n’y a plus de Rassemblement national dans le département », écrivent les quatre membres du bureau fédéral. Sur les réseaux sociaux, la contestation se fait de plus en plus virulente, et certains sympathisants, bien que minoritaires, appellent au départ de la cheffe : « Si vous étiez un vrai chef, vous auriez laissé la place après votre débat ­lamentable de 2017. Nous, on veut gagner avec nos idées et cesser de perdre avec celles des autres », écrit l’un d’eux sur la page Facebook de Marine Le Pen. Une position que l’on retrouve aussi chez des cadres, comme Barbara Mézières, conseillère régionale en Pays de la Loire, qui déplore que, dans sa région, « le nombre d’élus est pratiquement divisé par deux (de 13 à 7) » et pointe « l’échec de la politique d’exclusion, ­d’ouverture à gauche et de parachutages ».

Seule candidate à sa succession, pour la présidente du RN, le danger pourrait bien venir de la « droite hors les murs », personnifiée aujourd’hui par Marion Maréchal et Éric Zemmour, qui est dans les starting-blocks pour 2022. Plusieurs voix ont confirmé son intention de se lancer dans la course à la présidentielle. « Il va être candidat, c’est certain », s’est épanché Arnaud Stephan, un conseiller de… Marion Maréchal. Soutenu également par le maire d’Orange, Jacques Bompard (Ligue du Sud), le polémiste affichait sa trombine sur 10 000 affiches partout en France au matin du 28 juin, accompagnée d’un message explicite : « Zemmour président ». Nul doute que cette campagne de communication sera dans toutes les conversations à Perpignan. B. K.

 

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 05:39
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:42
Régionales et départementales: 161 élus PCF dans les départements, un doublement des élus régionaux communistes
Ce seront plus de 200 élus communistes qui siégeront dans les assemblées départementales et régionales de France métropolitaines. En outre mer la Réunion et la Guyane seront présidées par des élus qui siégeaient comme député(e)s au sein du groupe GDR-PCF à l'assemblée nationale : Huguette Bello et Gabriel Serville.
En nombre d'élus le PCF reste le troisième parti après les Républicains et le PS.
Aux élections régionales 62 élu(e)s communistes siégeront dans les régions d'Auvergne Rhône Alpes (4), Occitanie (15), Nouvelle Aquitaine (10), Bretagne (5), Pays de la Loire (1), Grand Est (3), Haut de France (3), Bourgogne (8), Centre Val de Loire (6), Ile de France (7).
Le second tour des élections départementales a été marqué par une abstention massive et une défaite lourde pour LREM et le FN/RN.

Le Parti communiste français remporte 156 élus issues du PCF (et apparentés) dans 118 cantons. Un score marqué par des gains dans des départements comme le Finistère, la Mayenne, l'Alsace (etc.), mais aussi des pertes lourdes comme dans l'Allier, le Val de Marne, les Bouches-du-Rhône.
Rappelons qu'à ces 156 élus, s'ajoutent les conseillers municipaux de Paris (12) et du Grand Lyon (6) qui ont le statut aussi des conseillers départementaux.

Le score est à consolider avec les 2 cantons et 4 élus du Parti communiste réunionnais.

Voici une liste des cantons avec des élus communistes et sympathisantes communistes (sous réserve de vérification et d'ajouts).
 
Aisne : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Chauny (PCF/DvG) : 61,08
canton de Tergnier (PCF/PCF) : 63,22%

Allier : 2 cantons, 4 élus PCF

canton de Montluçon-2 (PCF/PCF) :
canton de Souvigny (PCF/PCF) : 53,38%

Alpes de Hautes Provence : 1 canton, 2 élus PCF

canton de Château-Arnoux-Saint-Auban (PCF/PCF) : 56,11%

Ardèche : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Le Pouzin (PCF/PS) : 57,38%

Aude : 2 cantons, 2 élus PCF

canton de Le Lézignanais (PCF/PS) : 59,45%
canton de La Région Limouxine (PCF/PS) : 65,66%

Bouches du Rhône : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Martigues (PCF/PCF) : 62,13%
canton de Marseille-11 (PCF/PS) : 66,43%

Calvados : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Ifs (PCF/PS) : 51,73%

Charente : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Gond-Pontouvre (PCF/PS) : 56,70%

Cher : 3 cantons, 5 élus PCF

canton de Saint-Germain-du-Puy (PCF/DvG) : 51,60%
canton de Vierzon-1 (PCF/PCF) : 66,22%
canton de Vierzon-2 (PCF/PCF) : 67,03%

Côte d'Armor : 4 cantons, 4 élus PCF

Canton de Bégard (PCF/PS) : 60,44%
Canton de Pléneuf Val André (PCF/PS) : 51,53%
Canton de Ploufragan (PCF/Gs) : 79,54%
Canton de Saint Brieuc-2 (PCF/PS) : 62,62%

Dordogne : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Isle-Manoire (PCF/PCF) : 100%
canton de Terrasson-Lavilledieu (PCF/PS) : 60,28%

Doubs : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Besançon-4 (PCF/DvG) : 51,07%

Eure : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Pont-de-l'Arche (PCF/PCF) : 54,50%

Finistère : 3 cantons, 3 élus PCF

Canton de Brest-1 (PCF/PS) : 55,36%
Canton de Morlaix (PCF/PS) : 54,83%
canton de Pont-de-Buis-lès-Quimerch (PCF/PS) : 51,36%

Gard : 4 cantons, 6 élus PCF

canton de La Grand-Combe (PCF/PCF) : 74,45%
canton de Nîmes-2 (PCF/DvG) : 61,29%
canton de Nîmes-3 (PCF/EELV) : 64,04%
canton de Rousson (PCF/PCF) : 66,22%

Haute Garonne : 3 cantons, 3 élus PCF

canton de Toulouse-4 (PCF/PS) : 54,45%
canton de Toulouse-5 (PCF/Gs) : 54,82%
canton de Tournefeuille (PCF/PS) : 53,53%

Gironde : 3 cantons, 3 élus PCF

canton de Bordeaux-4 (PCF/PS) : 57,01%
canton de Le Nord-Libournais (PCF/PS) : 53,51%
canton de Le Nord-Médoc (PCF/PS) : 52,59%

Héraut : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Montpellier-4 (PCF/PS) : 69,93%
canton de Sète (PCF/PCF) : 50,26%

Ille et Vilaine : 2 cantons, 2 élus PCF

Canton de Bruz (PCF/DvG) : 56,67%

Isère : 2 cantons, 3 élus PCF

canton d'Échirolles (PCF/PS) : 50,40%
canton de Saint-Martin-d'Hères (PCF/PCF) : 57,61%

Landes : 3 cantons, 4 élus PCF

canton de Dax-1 (PCF/PS) : 54,88%
canton d'Orthe et Arrigans (PCF/PS) : 63,05%
canton de Seignanx (PCF/PCF) : 57,38%

Loiret : 1 canton, 2 élus PCF

canton de Orléans-3 (PCF/PCF) : 50,79%

Lot et Garonne : 2 cantons, 2 élus PCF

canton d'Agen-4 (PCF/DvG) : 51,65%
canton du Haut Agenais Périgord (PCF/PS) : 58,67%

Lozère : 1 canton, 1 élu PCF

canton du Collet-de-Dèze (PCF/EELV) 100% (1er tour)
Mayenne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Laval-3 (PCF/DvG) : 57,09%

Meurthe et Moselle : 5 cantons, 5 élus PCF

canton de Jarny (PCF/LFI) : 64,49%
canton de Mont-Saint-Martin (PCF/DvG) : 56,56%
canton de Nancy-3 (PCF/PS) : 57,62%
canton de Pays de Briey (PCF/LFI) : 65,16%
canton de Pont-à-Mousson (app-PCF/PS) : 51,61%
canton de Villerupt (PCF/LFI) : 70,74%

Meuse : 1 canton, 1 élu PCF

canton d'Étain (PCF/DvC) : 60,75%

Morbihan : 1 canton, 1 élu PCF

Canton de Lorient-1 (PCF/PS) : 52,36% - Catherine Quéric

Moselle : 2 cantons, 3 élus PCF

canton de Algrange (PCF/PCF) : 58,30%
canton de Hayange (PCF/PS) : 50,46%

Nièvre : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Varennes-Vauzelles (PCF/PS) : 69,98%

Nord : 5 cantons, 9 élus PCF

canton d'Aniche (PCF/PCF) : 65,63%
canton d'Aulnoye-Aymeries (PCF/PCF) : 64,14%
canton de Aulnoy-lez-Valenciennes (PCF/PCF) : 62,06%
canton de Denain (PCF/PCF) : 54,02%
canton de Roubaix-1 (PCF/EELV) : 17,79%

Oise : 2 cantons, 4 élus PCF

canton de Montataire (PCF/PCF) : 56,47%
canton de Thourotte (PCF/PCF) : 65,80%

Pas de Calais : 7 cantons, 9 élus PCF

canton de Auchel (PCF/DVG) : 57,46%
canton de Avion (PCF/PCF) : 69,22%
canton de Bully-les-Mines (PCF/PS) : 62,87%
canton de Harnes (PCF/PS) : 57,24%
canton de Lillers (PCF/PCF) : 62,33%
canton de Outreau (PCF/PS) : 73,05%
canton de Wingles (PCF/PS) : 61,37%
 
Puy de Dôme : 3 cantons, 5 élus PCF

canton de Billom (PCF/PCF) : 74,36%
canton des Monts du Livradois (PCF/PCF) : 56,00%
canton de Clermont-Ferrand-3 (PCF/PS) : 54,19%

Hautes Pyrénées : 1 canton, 2 élus PCF

canton de Bordères-sur-l'Échez (PCF/PCF) : 52,42%

Catalogne-Nord : 4 cantons, 5 élus PCF

canton de Perpignan-3 (PCF/PCF) : 55,31%
Canton de Perpignan-5 (PCF/PS) : 51,02%
canton de La Plaine d'Illibéris (PCF/PS) : 58,31%
canton de La Vallée de l'Agly (PCF/PS) : 56,18%

Haute Saône : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Lure-1 (PCF/DvG) : 61,40%

Sarthe : 2 cantons, 2 élus PCF

canton de Le Mans-5 (PCF/LFI) : 56,54%
canton de Le Mans-7 (PCF/EELV) : 59,10%

Seine Maritime : 5 cantons, 8 élus PCF

canton de Dieppe-2 (PCF/PCF) : 56,58%
canton d'Eu (PCF/DvG) : 55,32%
canton du Havre-2 (PCF/PS) : 67,67%
canton du Havre-3 (PCF/PCF) : 71,45%
canton de Saint-Etienne-du-Rouvray (PCF/PCF) : 74,77%

Seine et Marne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Mitry-Mory (PCF/DvG) : 58,78%

Somme : 4 cantons, 5 élus PCF

canton de Amiens-1 (PCF/PCF) : 64,86%
canton de Amiens-3 (PCF/EELV) : 75,80%
canton de Amiens-4 (PCF/PS) : 50,02%
canton de Flixecourt (PCF/PS) : 72,96% (1er tour)

Vaucluse : 1 canton, 1 élu PCF

canton d'Avignon-3 (PCF/PS) : 50,78%

Vienne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Poitiers-3 (PCF/DvG) : 52,43%

Haute Vienne : 5 cantons, 6 élus PCF

canton de Bellac (PCF/PS) : 71,65%
canton d'Eymoutiers (app-PCF/DvG) : 55,67%
canton de Limoges-4 (PCF/PS) : 63,35%
canton de Limoges-5 (PCF/PS) : 63,05%
canton de Saint-Junien (PCF/app-PCF) : 65,22%

Yonne : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Joigny (PCF/PS) : 61,51%
 
Essonne : 2 cantons, 2 élus PCF

canton de Ris-Orangis (PCF/PS) : 55,20%
canton de Sainte-Geneviève-des-Bois (PCF/PS) : 55,57%

Hauts de Seine : 3 cantons, 5 élus PCF

canton de Bagneux (PCF/PCF) : 55,83%
canton de Gennevilliers (PCF/PCF) : 83,21%
canton de Nanterre-1 (PCF/DvG) : 62,92%

Seine Saint Denis : 6 cantons, 7 élus PCF

canton de Bobigny (PCF/PCF) : 66,47%
canton de Montreuil-2 (PCF/EELV) : 70,50%
canton de Saint-Denis-2 (PCF/LFI) : 100%
canton de Sevran (app-PCF/EELV) : 57,51%
canton de Saint-Ouen-sur-Seine (PCF/PS) : 64,95%
canton de Tremblay-en-France (PCF/LFI) : 52,85%

Val de Marne : 5 cantons, 10 élus PCF

canton de Fontenay-sous-Bois (PCF/PCF) : 56,19%
canton de Ivry-sur-Seine (PCF/PCF) : 61,14%
canton de Le Kremlin-Bicêtre (PCF/PCF) : 53,92%
canton de Villejuif (PCF/PCF) : 52,91%
canton de Vitry-sur-Seine-2 (PCF/PCF) : 100%

Alsace : 1 canton, 1 élu PCF

canton de Strasbourg-2 (PCF/EELV) : 50,94%

En 2015, le Front de gauche remportait 176 conseillers départementaux en métropole, dont 167 PCF et apparentés.
 
Sources Editiweb et Mosaik Radios
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:38
Régionales - Bravo à Huguette Bello, ancienne députée du groupe communiste GDR, élue à la tête de l'île de la Réunion
Bravo à Huguette Bello pour sa victoire à la Réunion ! Une femme de courage et de conviction est élue ce soir à la tête de cette si belle région.
 
[Communiqué d' André Chassaigne ] Deux députés du groupe GDR font basculer à gauche deux collectivités d'outre-mer
Même si nous lisons et nous entendons un peu partout que tous les Présidents de région sortants qui se représentaient ont été reconduits, il s'avère que ce scénario est contredit dans deux régions.
En effet, la Réunion a basculé à gauche grâce à une liste conduite par Huguette Bello. Membre fondatrice du Groupe de la Gauche démocrate et républicaine en 2007, notre ancienne collègue a assuré les fonctions de vice-présidente de notre Groupe à partir de 2012 et a siégé à nos côtés sans discontinuer jusqu'à son élection en 2020 à la mairie de Saint-Paul. Elle a été remplacée par Karine Lebon.
De même, en Guyane notre collègue Gabriel Serville a remporté les élections territoriales face une majorité sortante soutenue par LREM. Gabriel est membre du groupe GDR depuis sa première élection en 2012 en tant que député et représente notre Groupe au bureau de l'Assemblée nationale.
En mon nom propre et au nom de tous les députés du Groupe GDR, qui rassemble 11 députés PCF et 5 députés ultra-marins, je leur adresse mes très sincères félicitations.
Nous nous réjouissons que les électrices et les électeurs de la Réunion et de la Guyane aient reconnus en eux les fervents défenseurs de leurs territoires et de leurs habitants. La probité et le respect des classes populaires sont ici récompensées.
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 16:17
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 06:01

 

Les prix du gaz en Europe ont dépassé les 30 € du mégawattheure sur le marché de gros, au plus haut depuis près de treize ans.

 

 

Les principales raisons évoquées sont la hausse des prix du gaz sur le marché mondial liée à la reprise économique qui dope la demande, le bas niveaux des stocks de gaz dont le remplissage a été lent au printemps à cause des températures en-dessous des normes saisonnières, des opérations de maintenance en mer du Nord qui entraînent une réduction des importations de gaz norvégien en Europe, une augmentation de la consommation de gaz pour la production d'électricité compte tenu de la hausse du prix des quotas d’émission de CO2 en Europe...
La France qui importe 99% du gaz va subir de plein fouet cette progression et cela aura des conséquences très concrètes sur la facture des consommateurs qui subiront une augmentation de près de 10 % au 1er juillet prochain. `


Depuis l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du secteur de l’énergie, les prix d’électricité ou de gaz sont à la hausse en France mais également partout en Europe. Il y a quelques jours, le gouvernement espagnol a décidé de baisser de moitié le taux de TVA sur l’électricité de 21% à 10% tant que les prix sur le marché de gros resteront élevés. Cette mesure concerne environ 612 000 ménages.


Comme nous le revendiquons depuis longtemps, notre parti milite pour une application d’un % de TVA réduit à 5.5 % sur les factures de gaz et d’électricité pour l’ensemble des consommateurs. Le gouvernement français pourrait prendre appui sur son voisin et agir immédiatement pour réduire les dépenses incompressibles des ménages. Après plus d’un an et demi de pandémie sanitaire entrainant perte d’emploi et chômage partiel subis, cela serait une juste mesure sociale.

 

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 05:57

 

Les résultats du second tour des élections régionales et départementales restent marqués par une abstention historique, confirmant ainsi la profondeur de la crise de représentation et des institutions qui asphyxie la démocratie dans notre pays.

 

 

Les électrices et électeurs ont ainsi de nouveau exprimé massivement qu’ils ne sentaient pas prises en compte leurs préoccupations et leurs aspirations et qu’ils pensaient que le vote à ces scrutins ne changerait rien à leur vie quotidienne.

Cet effondrement démocratique mobilise les communistes pour résister à la soumission du pouvoir exécutif au capital et pour placer au cœur du débat politique les réponses aux besoins fondamentaux de nos concitoyennes et concitoyens. Il est urgent de promouvoir une nouvelle démocratie, avec de nouveaux pouvoirs et de nouvelles institutions, afin que les citoyen·ne·s et les salarié·e·s puissent se faire entendre.

L’échec de la République en marche est encore amplifié par rapport au premier tour. La politique du pouvoir exécutif est clairement sanctionnée.

Le pouvoir doit entendre le message des Français·es et renoncer à ses réformes de régression sociale.

Avec son gouvernement, le président de la République, qui s’est directement impliqué dans la campagne électorale durant ces derniers jours, porte une lourde responsabilité dans l’état du pays, tant par la politique menée que par la dévalorisation organisée de ces scrutins marqués par de nombreux manquements dans l’acheminement du matériel électoral au domicile des électrices et électeurs.

Face au danger que représente le Rassemblement national pour la France, le PCF est fier d’avoir contribué à sa défaite dans toutes les régions et départements, notamment dans la région Provence Alpes Côte-d’Azur, en se positionnant très tôt avec clarté à l’issue du premier tour pour lui faire barrage. Dans les départements, les communistes prennent une part très large à la défaite du RN. Au sortir de ce scrutin, le RN n’est plus présent que dans 15 cantons dans notre pays et perd de nombreux élus régionaux.


Le PCF se félicite du succès de ses candidates et candidats et des forces de gauche et écologistes rassemblées, qui remportent cinq des treize régions métropolitaines, de la magnifique victoire à La Réunion de notre camarade Huguette Bello, de Gabriel Serville en Guyane, et de la réélection de majorités de gauche dans les départements.


Nous remercions les électrices et les électeurs qui ont permis ces succès qui conduisent nationalement à un doublement du nombre de conseiller·e·s régionaux communistes, passant de 29 à 62 élu·e·s, et à l’entrée d’élu·e·s communistes dans 17 conseils départementaux où nous étions absents. Ces résultats constituent une progression inédite pour le PCF au scrutin régional depuis de nombreuses années et une extension de notre implantation départementale. Le PCF reste la troisième force politique en implantation d’élu·e·s locaux sur l’ensemble du territoire national. Bravo à tous les élu.e.s communistes à ces scrutins.


Ces élu·e·s, au sein de majorités de gauche, seront autant de points d’appui pour résister aux attaques du pouvoir et de la droite, et pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux aspirations des populations, des familles populaires et des salarié·e·s, partout en France, tout comme le seront tou·te·s les conseiller·e·s d’opposition de gauche, et particulièrement les élu·e·s communistes, dans les régions et départements remportés par la droite.


Le basculement à droite du conseil départemental du Val-de-Marne est une douloureuse perte pour les communistes. Nous pensons d’abord aux Val-de-Marnaises et Val-de-Marnais, aux grandes avancées conquises dans ce département et désormais menacées par la droite. Nous affirmons toute notre solidarité à notre camarade Christian Favier et aux élu·e·s qui ont dirigé ce département à ses côtés, ainsi qu’à tous les communistes du département qui ont tant consacré d’énergie dans cette campagne. Dans ce contexte, nous n’aurons de cesse de nous mobiliser, avec les électeurs et électrices de gauche qui espéraient voir reconduite une majorité de progrès. Aux côtés des habitant·e·s, nous serons de toutes les batailles contre les régressions que voudra imposer la nouvelle majorité départementale.


La droite sort renforcée de ce scrutin. Dans les régions et départements remportés par la droite, le risque est grand de reculs pour les services publics, l’emploi et la formation professionnelle, les politiques sociales et écologiques, d'éducation et de culture, la vie des associations. Le Medef et la finance y ont ce soir de nouveaux alliés, alors que c'est là qu'il faudrait mobiliser les richesses et les moyens publics pour lutter contre le chômage et la précarité. De nombreux combats s'annoncent dans lesquels les communistes entendent se mettre au service des populations et d'une République solidaire et fraternelle.


Ces résultats ouvrent une nouvelle période politique dans laquelle les communistes entendent poursuivre résolument le combat pour une issue à la crise, contre l'extrême droite, mettre en échec les projets de la droite et du pouvoir exécutif, agir contre toute politique de soumission au capital. C’est le sens de la détermination du PCF à faire grandir les luttes sociales, à mettre la gauche au service d’une grande ambition de transformation sociale, écologique, démocratique. La candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2022 entend ainsi relever le défi des jours heureux et créer les conditions d’un pacte d’engagements communs aux prochaines élections législatives.

Paris, le 28 juin 2021.
Parti communiste français.

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 06:21
Rapport sur les ventes d'armes françaises : Partialité et opacité (PCF, Pascal Torre, 10 juin 2021)

Le rapport annuel du ministère des Armées sur les exportations d’armes françaises dans le monde vient d’être publié le 1er juin. Il s’inscrit dans le cadre d’une montée des tensions internationales mais aussi d’une nouvelle vague de militarisation qui vise à renforcer le camp occidental et à légitimer les idéologies guerrières. En dépit de quelques avancées, ce document reste opaque et incomplet ne permettant pas d’apprécier la légalité de ces ventes.

Sans surprise, la France occupe le 3e rang mondial des pays exportateurs derrière les Etats-Unis et la Russie mais devant l’Allemagne et la Chine. Le montant global s’élève pour 2020 à 4,9 milliards d’euros soit un recul de 41% par rapport à l’année précédente. Ces résultats s’expliquent par la crise sanitaire mais ne traduisent en rien une tendance de fond.

L’Arabie Saoudite, les Etats-Unis, le Maroc, le Royaume-Uni, l’Inde, la Grèce, le Sénégal, l’Australie, les Emirats Arabes Unis et Singapour constituent le groupe des dix premiers pays acheteurs. Par espaces régionaux, l’Europe totalise 25% des ventes, le Moyen-Orient : 24%, l’Asie-Pacifique : 22% et l’Afrique : 18%.

L’omniprésence des pays du Golfe demeure un objet de préoccupations car ces Etats bafouent les droits humains, violent le droit international humanitaire et sont engagés dans des conflits brutaux contre les populations yéménites. Si le rapport mentionne l’achat de systèmes de défense anti-aérienne, des robots de déminage sous-marins ainsi que des munitions, traduisant l’exacerbation de la conflictualité avec l’Iran, rien n’est dit sur la vente de navires de guerre à Riyad qui participent au blocus naval du Yémen. La vente de systèmes de défense anti-aérienne, de canons Caesar et de véhicules tactiques légers à Rabat, utilisés dans la répression du peuple sahraoui des territoires occupés, constitue également une violation du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) dont la France est signataire.

A la différence de ce qui se passe au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Pays-Bas, il n’y a pas vraiment de contrôle parlementaire sur les décisions du pouvoir exécutif en matière de ventes d’armes. Ce rapport ne donne pas d’informations exhaustives entretenant le flou sur des aspects essentiels. Si les destinataires des armes sont bien désignés, leurs utilisateurs ne le sont pas. De plus, Paris utilise des intermédiaires en exportant des pièces détachées vers d’autres pays qui se chargent d’assembler les armes et de les vendre à qui bon leur semble. Quant aux licences non octroyées, aucun motif n’est communiqué. Dans ces tractations, l’opinion publique française devra se contenter des « garanties » qu’E. Macron affirme avoir reçues…comme pour le Yémen.

Cependant, l’émotion que suscite l’épouvantable crise humanitaire yéménite fait bouger les consciences. Une enquête commandée par Amnesty International montre que les ventes d’armes suscitent de plus en plus d’intérêt. Trois quarts des Français s’estiment mal informés et souhaitent plus de contrôles et de transparence. Dans une même proportion, ils estiment que le commerce des armes est contradictoire avec les valeurs portées par notre pays. Cela met à mal la théorie défendue par E. Macron ou J.-Y. Le Drian selon laquelle ces ventes assureraient le rayonnement et la compétitivité de notre pays. Il faut une certaine dose de cynisme pour prétendre que les ventes d’armes à l’Egypte, qui compte 60 000 prisonniers politiques, participent au prestige international de la France !

La question des ventes d’armes doit rester au cœur de nos préoccupations car c’est le moyen de mieux percevoir les faiblesses de la paix. Alors que la pandémie de Covid-19 a plongé le monde dans la tourmente, nourrir les guerres est une folie. La course aux armements n’assure en rien la sécurité des peuples. La paix est un projet politique au centre des luttes émancipatrices, un élément incontournable de tout projet global pour l’humanité. Notre monde a besoin de solidarité et de coopération ce qui passe par la démilitarisation et la diminution drastique des dépenses d’armements. Cet engagement est consubstantiel du combat communiste.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 05:47
Régionales 2021. Delphine Alexandre : « 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées, c’est possible » (L'Humanité, 14 juin 2021)
Régionales 2021. Delphine Alexandre : « 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées, c’est possible »
Lundi 14 Juin 2021

Un candidat, un enjeu Delphine Alexandre, cheffe de file des communistes sur la liste PS-PCF en Bretagne, entend défendre avec une régionalisation de la PAC des engagements pour les circuits courts, ou l’accompagnement à l’installation, la transition vers un modèle agricole « rémunérateur pour le travail paysan et respectueux de l’environnement ».

L’agriculture et l’agroalimentaire vont compter dans leur choix aux élections régionales pour 94 % des Bretons, selon un sondage Odoxa. C’est dire si la question est d’importance dans ce scrutin où la liste PS-PCF, conduite par le président sortant Loïg Chesnais-Girard, fait pour l’heure jeu égal dans les sondages avec celle de son ancien vice-président, Thierry Burlot, devenu candidat LaREM-Modem-UDI et pourrait être devancée, pour la première fois, au premier tour, par le candidat RN, selon une récente enquête Ipsos.

L’agriculture et l’agroalimentaire sont très pourvoyeurs d’emplois en Bretagne, comment concilier ces enjeux avec un modèle moins intensif ?

Delphine Alexandre L’agriculture représente encore 70 000 emplois en Bretagne. Les toutes petites exploitations familiales ont été victimes des règles libérales définies par la France et l’Europe, et nous avons des spécificités comme le problème des algues vertes ou la protection de la ressource en eau. Pour favoriser une agriculture à la fois rémunératrice pour le travail paysan et respectueuse de l’environnement, nous voulons via une régionalisation de la PAC avoir les moyens d’une répartition plus redistributive des aides afin de soutenir davantage les exploitations familiales et biologiques. Lors de la dernière mandature, par exemple, 235 millions d’euros publics ont été consacrés à la modernisation, cela correspond à 11 400 exploitations. Ces aides risquent d’être recentralisées à partir de 2023, mais le gouvernement laisse la porte ouverte à l’expérimentation. Nous voulons nous en saisir.

Outre cette régionalisation de la PAC, avec quels leviers proposez-vous d’agir ?

Delphine Alexandre Le renouvellement de la génération d’agriculteurs est un enjeu majeur. Parmi les installations soutenues pour cela par la région, une sur trois est en agriculture bio. À défaut de soutien, les agrandissements d’exploitation se poursuivront tout comme leur surcapitalisation qui risque de les rendre moins transmissibles, empêchant les agriculteurs de maîtriser leur outil de travail. Nous avons encore beaucoup de transmission intrafamiliale mais elles ne sont plus le modèle dominant. Nous voulons donc garantir 1 000 installations par an, renforcer le réseau de lycées agricoles publics et doubler le nombre de fermes engagées en agroécologie avec des contrats pluriannuels de la région qui en compte déjà 5 500. Nous proposons également d’agir le foncier agricole mais aussi à travers l’objectif de 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées à la fin du mandat.

Les Algues vertes, qui prolifèrent sous l’effet des nitrates issus de l’agriculture industrielle, ont suscité de nouvelles mobilisations au début du mois. Face à cet enjeu, la transition agricole n’est-elle pas trop douce ?

Delphine Alexandre: Le seul levier sur lequel on peut agir, c’est en effet le taux de nitrate présent dans les eaux qui est lié à 90 % aux activités agricoles. En 2011, l’État a lancé le plan contre la prolifération des algues vertes portant sur le ramassage, la recherche et la réduction des fuites d’azotes. La Cour des comptes a établi, dans un document qui devait être publié en juillet 2021 mais qui a fuité, que les moyens sont insuffisants, que des indicateurs et des objectifs plus précis sont nécessaires et qu’il faut du contrôle. Nous soutenons ces préconisations. C’est pourquoi on propose d’amplifier notre accompagnement des changements de pratiques agricoles. On sera également aux côtés des collectivités impactées par les marées vertes pour l’aspect curatif, mais il faut assurer la transparence totale des données scientifiques et exiger plus de moyens. Car l’État ne répond pas. La ministre Pompili, par exemple, a récemment déclaré avoir obtenu 50 contrôleurs de plus, sauf qu’on les attend toujours.

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