Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 18:50

Adresse du congrès de la LDH au président de la République et à la majorité parlementaire

 

Adresse au président de la République et à la majorité parlementaire, adoptée par le congrès de la LDH, à Niort, le 20 mai 2013, pour leur rappeler leurs responsabilités de répondre aux besoins de l’élargissement de la démocratie, et pour la satisfaction des besoins sociaux.

 

Monsieur le président de la République, Mesdames, Messieurs de la majorité parlementaire

 

Monsieur le président de la République, Vous avez incarné l’espoir d’un « changement maintenant » et, à ce jour, il a été déçu.

Vous avez désigné la finance comme votre adversaire, et elle règne toujours.

Vous avez prôné l’emploi et la justice sociale, mais le chômage augmente et le niveau de vie des moins favorisés diminue.

Le gouvernement de votre Premier ministre a su tenir bon face aux manifestations de l’extrême droite alliée à la droite parlementaire, et il a réussi à faire adopter la loi sur le mariage pour tous.

Nous aurions souhaité la même détermination pour les autres réformes. Il a certes beaucoup écouté la société civile mais sans l’avoir, semble-t-il, entendue.

Les grands débats nécessaires à la réussite du changement – sur la politique migratoire et les demandeurs d’asile, la politique de sécurité, les réformes démocratiques, l’avenir de la jeunesse – ont été, jusqu’à ce jour, évacués. Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Vous vous êtes présentés pour tourner la page des politiques inégalitaires, injustes et sécuritaires ; les stigmates de l’ancienne législature perdurent. Vous avez voulu incarner l’alternative ; elle peine à se mettre en place. Vous avez souhaité une pratique parlementaire indépendante et exigeante ; votre voix, trop souvent, est étouffée. Vous avez l’honneur d’élaborer et de voter les lois. Cette charge vous engage. Nous en appelons à votre responsabilité de représentants du Peuple souverain.

L’opposition, la frilosité et l’esprit de renoncement seront toujours mobilisés pour faire échec aux réformes de justice et de progrès. Il vous incombe de faire en sorte que l’espoir et les changements se concrétisent. Nous en appelons à cette relation démocratique forte, et à votre courage.

Il est vain de vouloir apprivoiser ou contourner les maux qui découlent des politiques néolibérales ou des réflexes sécuritaires. Assumez les propositions de progrès pour les droits et les libertés du programme sur lequel vous avez été élus ; vous ne lui serez fidèles qu’en défendant des mesures de justice, de lutte contre les inégalités, et de restauration des droits des citoyens bafoués par la législation rétrograde des derniers quinquennats.

Monsieur le président de la République, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Vous avez l’honneur et la charge de disputer notre pays aux crises financière, économique et morale qui alimentent chômage, xénophobies et défiance du politique.

Nous avons besoin pour cela de justice et de pragmatisme, d’éthique et de démocratie, de décisions et de détermination. 

Le changement et la justice ne sont pas des concessions accordées par les forces politiques et économiques qui s’y opposent. La justice, la démocratie et le progrès social ont toujours dû être conquis de haute lutte.

Cette vérité est plus que jamais d’actualité. Monsieur le président de la République, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Nous, militants de la Ligue des droits de l’Homme réunis en congrès, vous demandons instamment de manifester l’éthique politique, le courage civique et la responsabilité nécessaires pour combattre la crise et promouvoir les valeurs proclamées de la République que sont l’égalité, la liberté et la fraternité.

Nous, militants de la Ligue des droits de l’Homme, répondons toujours présents à l’appel de ces valeurs, et nous nous engageons pour les réformes qu’elles appellent.

Nous continuerons à le faire : - jusqu’à ce que le droit de vote et d’éligibilité de tous les résidents étrangers s’impose car il répond à un impérieux besoin d’élargissement de la démocratie ; - jusqu’à ce que les rapports entre la police et la population, et particulièrement la jeunesse, soient profondément réformés, car cela répond à un profond besoin de sécurité et de sérénité ; - jusqu’à ce que la politique pénale soit rééquilibrée, afin que le tout-carcéral laisse la place à une justice digne et réellement efficace, - jusqu’à ce que les étrangers soient traités dans le respect des droits de l’Homme et des conventions internationales, qu’il s’agisse de nos concitoyens européens que sont les Roms ou de ceux qui vivent parmi nous ou y recherchent un droit effectif à la protection ; - jusqu’à ce que les politiques économiques poursuivent le progrès social plutôt que l’enrichissement inégal.

Monsieur le président de la République, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Vous avez, là où vous êtes, là où le peuple vous a placés, d’immenses responsabilités. Il vous revient de ne pas les décevoir, et il nous revient de vous le rappeler.

Croyez en notre détermination, à la hauteur de ce que mérite l’avenir de la République.

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 05:30
Jean-Luc Mélenchon, les municipales et l’avenir du Front de gauche
Entretien, par Catherine Tricot21 septembre 2013
 
La question des alliances PC – PS au premier tour des élections municipales enflamme le Front de Gauche. Alors que le feu couvait depuis plusieurs mois et à quelques jours du vote des militants communistes Jean-Luc Mélenchon fait monter la pression et en fait une question décisive pour l’avenir du Front de Gauche. Sur son blog, il écrit : « Il y aura une liste autonome de l’autre gauche à Paris comme partout ailleurs, au premier tour. A Paris, Danielle Simonnet en a lancé la campagne la semaine passée ! Que devient alors le « Front de Gauche » si une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les socialistes ? C’est la question que nous sommes en train d’étudier. Dans les faits, un Front d’un type nouveau sera présent : certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes l’auront rejoint peut-être. Mais plus rien ne sera comme avant. »Nous l’avons rencontré pour une explication de texte.
 
Regards.fr. Vous semblez anticiper une décision des communistes parisiens en faveur de l’alliance avec les socialistes au premier tour. Pourquoi le pensez-vous ? 
Jean-Luc Mélenchon. Parce que les négociations entre communistes et socialistes sont très avancées ! Nos partenaires du Front de gauche ne nous informent de rien mais on apprend incidemment, au détour d’un article dans l’Humanité, à propos de Dieppe que des négociations sont en cours entre les deux partis à Paris. Fin août, quand le journaliste de Libération interroge Pierre Laurent sur les prétentions du Front de gauche à obtenir 15 élus parisiens il confirme que la nouvelle représentativité du Front de gauche doit être prise en compte par les socialistes. Pourtant il n’a pas de mandat du Front de gauche pour cette négociation. Serions-nous le deuxième choix du PCF en cas d’échec des négociations avec les socialistes ? Ce n’est pas acceptable.
Mais le vote des militants communistes n’interviendra qu’en octobre…
Je leur lance une alerte solennelle : ce vote n’a pas seulement une dimension locale. La question est de savoir si le Front de Gauche s’assume comme une alternative. Pour nous les discussions à Paris avec la fédé du PCF sont suspendues tant que les militants ne se seront pas prononcés. Nous avons commencé la campagne.
Ne dramatisez-vous pas ?
Je refuse de masquer le danger ! Nous tirerons les conséquences d’un accord avec les socialistes à Paris, à Évry – la ville de Manuel Valls, à Nantes - celle de Jean-Marc Ayrault, à Lyon, à Toulouse… Car alors il y aurait un sérieux problème de cohérence et de visibilité pour le Front de Gauche. On ne peut pas manifester le samedi contre la politique du gouvernement et voter le dimanche pour un de ses ministres. Cette confusion rend le Front de Gauche inaudible, alors même que le débat se polarise dans les médias autour du Front National.
Vous savez bien que Toulouse, Nantes, Lyon sont des fédérations autrefois « huistes » (en accord avec Robert Hue) hors de contrôle de l’actuelle direction du Parti communiste…
Ce débat n’est pas le mien. Je dis seulement que c’est la clarté politique qui unifie et non les compromis entre fractions. La cohérence est une responsabilité politique qu’il faut assumer. Il serait étrange d’avoir un parti avec deux systèmes d’alliance alors même que la majorité des communistes sera sans nul doute favorable à des listes autonomes. Tous les communistes de France, toutes les listes du front de gauche seront décrédibilisés par le retour de quelques uns au bercail de la gauche plurielle ! Et cela alors que sept des neuf organisations qui composent le Front de Gauche sont déjà en faveur de l’autonomie. Quelle est la position du PCF ? Bref : je considère que ce serait une faute politique de s’allier avec le PS. Pierre Laurent milite pour … et moi contre. Les militants vont trancher. Puis les électeurs.
Le Front de Gauche est un Front et non un parti unique. N’est-il pas normal qu’il y ait des différences entre ses composantes ?
L’autonomie par rapport au Parti Socialiste est dans notre accord initial. La question des Fronts à géométrie variable a été tranchée. Le PCF était d’abord pour. Nous, nous voulions un parti unique. Cela n’a été ni l’un ni l’autre, mais une alliance durable dont la colonne vertébrale est l’autonomie. Surtout dans une élection à deux tours. Disparaitre du premier tour c’est diminuer la gauche. Peut-on imaginer que nous fermions la boutique Front de Gauche jusqu’en avril pour la rouvrir au moment des européennes en mai. Faudra-t-il la refermer de nouveau en 2015 lors des élections pour les conseillers territoriaux ?
Faut-il alors prendre le risque de faire exploser le Front de gauche ?
Je ne crois pas que le Front de Gauche va se fracasser. Mais de fait il y a un risque d’explosion de son message et de sa crédibilité. Il y a deux écueils mortels pour le Front de Gauche : l’absence de base sociale ou l’absence de stratégie. Je ne veux ni de l’un ni de l’autre. Je veux élargir la base du Front en tranchant le débat stratégique.
La question essentielle est celle de dépasser le leadership socialiste. Nous sommes tous d’accord pour travailler à un élargissement politique du Front de Gauche. Mais il y a deux voies. Pour nous, les élections municipales sont l’occasion d’élargir les alliances politiques vers tous les opposants à l’austérité. Faire alliance avec le Parti Socialiste conduit à se détourner des militants du mouvement social, des socialistes qui n’acceptent pas la politique du gouvernement, des écologistes critiques. Nous, nous voulons construire les conditions d’une nouvelle majorité et cela passe par leur tendre la main sans leur demander de dire la même chose que nous. Juste de rompre avec l’austérité. Si nous ne faisons pas ces listes autonomes, nous leur coupons la route de la sortie du dispositif socialiste. C’est parce que nous serons autonomes que nous pourrons faire coaguler les forces d’alternatives.
Je ne propose pas l’épopée folle des derniers résistants. Je refuse la bunkerisation dans la vieille alliance de gauche plurielle. Je propose une stratégie de conquête et d’élargissement. On m’objecte parfois le risque de perdre. C’est inhérent aux élections. Je veux aussi prendre le risque de gagner.
Lire aussi l’article de Roger Martelli, Municipales et Front de gauche : la voie de l’entente sur le site de Politis
--
Partager cet article
Repost0
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 05:00

LE DEBAT SUR LES LANGUES REGIONALES AU FRONT DE GAUCHE:

 

Textes parus dans l'Huma récemment sur le sujet:
 

Tout d'abord celui de Dominique Bucchini le 14 août 2013

Celui de Gérard Le Lahellec le 6 septembre 2013 le 6 septembre 2013

 

LETTRE OUVERTE A JEAN LUC MELENCHON

 

Monsieur le Député,

 

Le Parlement européen vient d’adopter, ce mercredi 11 septembre, le rapport sur les langues européennes menacées de disparition et la diversité linguistique au sein de l’Union européenne.

Notre réseau se réjouit de cette avancée. Nous sommes conscients que l’adoption de ce rapport ne règlera pas les questions soulevées par la nécessité de valoriser la diversité culturelle, comme l'UNESCO y engage ses membres, de fait d'ailleurs il n’engendre aucune obligation pour les états membres. La France est donc invitée à ratifier la Charte et à s’engager à la mettre en œuvre.  Ces recommandations s’accompagnent de mesures que nous avons toujours défendues, à savoir « Déployer des politiques ambitieuses et volontaristes de revitalisation des langues et en consacrant un budget suffisant à cet objectif ».

Dès le mois d’avril, nous avions été sollicités par Mme Marie-Christine Vergiat, députée européenne de la région Sud-Est (PACA, Rhône Alpes, Corse), Front de Gauche, afin d’apporter notre contribution à la préparation de ce débat. Nous enregistrons avec satisfaction la prise en compte des amendements qu’elle a déposée.

Monsieur le Député européen, vous comprendrez que notre surprise, devant votre vote négatif (seul vote de gauche au milieu de celui de personnes qui ont toujours affiché leur refus de l’autre et de la diversité culturelle) a été grande et engendre une profonde amertume.

Pour nous la position du Front de gauche est celle exprimée par Marie-Christine Vergiat et le vote de son groupe (http://www.eurocitoyenne.fr/content/le-parlement-europeen-soutient-la-diversite-linguistique). Nous regrettons que votre vote tende à dénaturer le vote des autres députés de votre groupe et permette de revivifier une campagne insidieuse sur le rapprochement des extrêmes.

 

Vous êtes le Député européen de la circonscription Sud-Ouest qui recouvre le territoire français de langues et cultures basque, catalane et presque la moitié de celui de culture occitane.

À ce titre nous aurions apprécié que votre démarche soit identique à celle de Mme Vergiat, mais nous avions pensé qu’en tant que coordinatrice de la Commission Culture-éducation elle exprimait la volonté du groupe GUE/NGL, dont est membre le Front de Gauche, d’animer cette réflexion collective. Nous avions retrouvé là les prémices de la démocratie participative énoncée dans le programme « l’humain d’abord » qui dit que celle-ci s’appliquera à l’élaboration des lois.

Monsieur le Député européen, pendant la campagne des élections présidentielles, nous avons eu quelques échanges, pas assez sans doute, sur ces questions. Les uns et les autres nous avions des approches différentes, ce que nous concevons. Le projet pour l’art, la culture et l’information « Quelle humanité voulons-nous être ? » a prolongé la réflexion sur la partie culturelle de « l’humain d’abord » et le texte retenu invitait à donner toute sa dimension à la réflexion positive qui s’était ouverte sur la question des langues et cultures de France.

Cela s’est traduit par un texte du Front de Gauche, diffusé pendant la campagne. Texte que vous avez assumé, devant les journalistes, le 8 février 2012 à Montpellier en répondant « je suis le candidat commun, je suis d’accord avec tout ce que dit le Front de Gauche ». Ce texte a été diffusé par la suite dans les manifestations de mars, à Toulouse, en Bretagne, etc. Ce texte se conclut ainsi « Le Front de gauche dans sa volonté de refonder une Europe au service des peuples, intégrera les langues et cultures de France comme moyen d’ouverture sur nos voisins européens en proposant de revisiter tant la Constitution que la Charte européenne des langues, pour en permettre sa signature ».

Le Parlement européen a permis que ce débat s’ouvre désormais sur notre territoire national.

Notre réseau qui s’est déjà engagé, sans angélisme, dans le débat sur la Charte apportera sa contribution dans l’esprit de la volonté politique qui est la sienne, celle du pluralisme, qu’il soit linguistique ou politique ; dans la volonté que nos actes préfigurent l’ébauche d’une VIème République.

« Place au peuple » demeure notre mot d’ordre et ensemble « ne lâchons rien » : le choix de la souveraineté populaire n’est pas chose facile, alors ensemble surmontons les contradictions qui vont jalonner notre chemin. Nous sommes toujours disponibles pour dépasser au plus vite cette détestable situation, l’actualité politique des prochains jours va nous confronter à des débats sur ces questions :  il est important de réaffirmer la position du Front de Gauche, celle du groupe GUE/NGL.

Le Réseau Langues et Cultures de France

16 septembre 2013

 

 

L'argumentation de Jean-Luc Mélenchon sur son blog pour expliquer qu'il n'ait pas voté pour encourager la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires:

 

 

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/2013/09/19/encore-une-fois-la-charte-des-langues-regionales/#more-10054

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:08

Le ministre de l'Intérieur s'est livré à une habituelle surenchère au sujet des Roms. Pour Manuel Valls, les Roms ne veulent pas s'intégrer et ils « ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ». Ces déclarations xénophobes doivent cesser au plus vite. Ces familles, dans le plus cruel dénuement, doivent être aidées avant d'être montré du doigt et désigné à la vindicte populaire. La gauche doit cesser de se placer sur le terrain de la droite ou la bêtise le dispute souvent à l'ignorance. Elle y perdra son âme. Cette politique de bouc émissaire, la gauche l'a combattue ensemble en son temps, quand Nicolas Sarkozy se livrait à une détestable course à échalote avec le Front national. Ce qui était vrai hier, doit l'être aujourd'hui.

 

Fabienne Haloui, Responsable de la commission « Droits et libertés » au PCF

 

logo

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 05:38

Une chronique qui, une fois n'est pas coutume, réveille la conscience citoyenne et l'intelligence critique à la radio:

 

http://www.franceculture.fr/personne-hubert-huertas.html

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 05:27

 

 

Selon le Bulletin quotidien et sous prétexte d’économie budgétaire, les ministres de l’intérieur et du budget projettent de supprimer l’envoi par courrier papier des circulaires et des bulletins de vote des candidats aux élections européennes.

Décidément pour ce gouvernement tout est un coût : le travail, la retraite, la santé et maintenant l’expression de la démocratie.

Les élections européennes souffrent des plus bas taux de participation de l’histoire électorale de notre pays. Il est donc singulier de voir un gouvernement qui ne jure que par l’Union européenne, prendre des dispositions au nom d’un « choc de simplification » qui banaliserait l’enjeu européen et qui réduirait encore la participation à ce scrutin.

Il est vrai que les élections européennes s’annoncent difficiles pour la majorité présidentielle alors que plus de 70% des français, toutes tendances politiques confondues pensent que le traité européen de stabilité budgétaire signé par François Hollande enlève toute marge de manœuvre à notre pays.

Après l’austérité économique, voici l’austérité démocratique !

C’est pourquoi le PCF demande solennellement au Président de la République de récuser ce projet attentatoire à la démocratie prêté à ses ministres de l’intérieur et du Budget.

 

logo

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 07:04

Encouragement à la baisse du coût du travail, déremboursement de médicaments, augmentation de la TVA, du gaz, de l'électricité, racket sur le tabac, baisse des allocations, des bourses, des exonérations de part fiscales pour les familles avec enfants scolarisés, ce gouvernement, tout à sa soumission aux diktats ultra-libéraux qui mettent les peuples de l'Union Européenne sous la botte des forces capitalistes, fait reculer le pouvoir d'achat des citoyens appartenant aux couches moyennes et populaires. Un comble pour un gouvernement qui se dit de gauche!

Nouvel exemple, sur lequel le Télégramme attirait notre attention hier: ces Français aux revenus modestes qui vont se retrouver à devoir payer pour la première fois l'impôt sur le revenu.

Là où l'on voit que la préoccupation gouvernementale pour "le ras le bol fiscal" -nouvelle thématique reaganienne de Pierre Moscovici- profite surtout aux riches et aux grandes entreprises.   

 

Y aura-t-il 10 % de foyers français nouvellement assujettis à l'impôt sur le revenu en 2013, comme l'a affirmé, hier, le quotidien L'Opinion ? Après le couac provoqué au sommet de l'État sur la « pause fiscale » (NDLR : promise pour 2014 par le Président Hollande, effective l'année suivante seulement, dixit le Premier ministre Jean-Marc Ayrault), les déclarations contradictoires à propos du nombre de nouveaux foyers imposables ont agité la sphère politique et fait quelque peu désordre, hier, à une semaine de la présentation du budget 2014 du pays.

Le « peut-être »de Moscovici

Le journal L'Opinion a avancé qu'entre 1,2 million et 1,6 million de foyers supplémentaires vont payer l'impôt sur le revenu en 2013, soit 10 % de nouveaux contribuables. Un chiffre qui « n'est pas exact », a aussitôt rétorqué le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, promettant des précisions « dans quelques jours ». Mais, dans le même temps, il était contredit par le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici. Interrogé sur Europe 1, ce dernier a laissé entendre par un « peut-être » qu'il était possible, du fait de la prolongation du gel du barême, qu'un million de foyers supplémentaires (sur un total de 18 millions de foyers imposables sur leurs revenus) soient, de fait, concernés en 2013. Mais qu'il n'y en aurait pas de nouveaux en 2014, le gouvernement ayant décidé dans son prochain budget, de ré-indexer les différentes tranches de revenus sur l'inflation et d'instaurer une décote qui pourrait bénéficier à « six à sept millions de foyers fiscaux » modestes. Récusant la moindre « contradiction au sein de l'exécutif », Pierre Moscovici a alors sa voix à celle du Premier ministre pour dire que les prélèvements obligatoires seraient « quasi stabilisés » en 2014 et « totalement stabilisés » en 2015...
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/impot-sur-le-revenu-des-chiffres-qui-embarrassent-le-gouvernement-20-09-2013-2239886.php

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:40
Municipales et Front de gauche : la voie de l’entente
 
Les prochaines élections municipales vont se dérouler dans un climat qui risque d’être particulièrement délétère. L’inflexion sociale-libérale du socialisme de gouvernement ouvre un boulevard à une droite radicalisée et à un Front national conquérant. L’issue positive ne pourra venir que d’une gauche bien redynamisée à gauche. Mais comment y parvenir ? Parti communiste et Parti de Gauche se distinguent à ce propos. Pour une part, ces désaccords n’ont rien de surprenant : les deux protagonistes ne sont pas confrontés tout-à-fait aux mêmes enjeux et leurs visions des contraintes stratégiques ne sont pas entièrement superposables.
Le Parti de Gauche a une implantation territoriale faible, il a tout à gagner et presque rien à perdre au printemps prochain. Par ailleurs, il énonce volontiers la conviction que, pour attirer les déçus (nombreux) du socialisme, il faut marquer la distance la plus vive avec un Parti socialiste qui, à ses yeux, a définitivement rompu avec la tradition historique du Parti d’Épinay (1971).
Le Parti communiste, lui, a conservé un patrimoine d’élus territoriaux non négligeable : il dirige entre 700 et 750 municipalités, compte un peu moins de 7 000 élus locaux et, en Ile-de-France, administre près de 13 % de la population régionale. Son problème est donc triple : arrêter l’érosion constante qui l’affecte depuis 1983, conserver des municipalités dont la plupart ont été acquises sur la base de configurations classiques d’union de la gauche et, si possible, récupérer quelques-unes des positions perdues lors des derniers scrutins municipaux (par exemple Aubervilliers). Par ailleurs, les communistes ont fait à plusieurs reprises, depuis 1977, l’expérience de stratégies de tension avec l’ancien allié et concurrent socialiste. Ils ont voulu marquer la distance : à chaque fois, ils ont échoué ; à chaque fois, ils ont enregistré un nouveau recul. En réalité, aucune force qui vise à l’hégémonie à gauche ne peut, en France, contourner l’exigence d’une gauche rassemblée.
En soi, les positions des deux principales formations du Front de gauche ne sont pas formellement irréductibles. Aucun des deux partenaires n’ignore, ni l’exigence de l’indépendance politique du courant transformateur, ni la nécessité d’une exigence rassembleuse à gauche. Il faut de la clarté politique, mais éviter toute attitude d’exclusion ; il faut rassembler le plus largement possible, mais sur des contenus transformateurs clairs. Simplement, les uns mettent avant tout l’accent sur la nécessaire autonomie à l’égard du PS, alors que les autres ne veulent surtout pas lui laisser le drapeau de l’union.
Les différences entre les deux démarches peuvent-elles être surmontées ? Dans l’état actuel du débat, la réponse devrait être positive. À condition de suivre une cohérence maîtrisée.
1. Les élections municipales ont de plus en plus un double caractère. Elles sont des élections politiques au sens fort du terme : les politiques locales deviennent des enjeux stratégiques territoriaux majeurs et pas seulement des questions de quotidienneté. En 2014, leur importance nationale sera d’autant plus forte, que l’Acte III de la décentralisation porte explicitement sur la redéfinition du cadre administratif territorial de la France. L’élection du printemps prochain fonctionnera ainsi, en partie, comme une sorte de référendum pour ou contre cette refonte territoriale. Mais, en même temps, ce sont des élections spécifiques, tant du point de vue des problèmes concrets rencontrés que des configurations politiques particulières à chaque commune.
2. En fait, la dialectique du national et du local se module notamment selon l’importance de la commune. Dans l’évolution urbaine actuelle, le fait métropolitain devient une dimension structurante du devenir économique, social et politique du territoire français. Les grandes agglomérations françaises sont ainsi le cadre par excellence où s’expérimentent les choix politiques nationaux. C’est dire que s’y jouera l’an prochain l’évolution générale du rapport des forces national. Manquer cette échéance, ou la jouer de façon biaisée, risque de peser lourdement sur la mobilisation d’ensemble de la gauche française.
3. Dans les grandes villes, il est impératif que la position politique choisie soit parfaitement cohérente avec celle que l’on adopte sur le plan national. À l’échelle de la nation, les choix opérées par le Parti socialiste rend impossible (et au demeurant inefficace) une union électorale de toute la gauche. À cette échelle, le plus important est de permettre aux électeurs de dire, au premier tour, quelle est la logique politique la plus efficace pour battre la droite et relancer la donne. Dans les villes importantes, cela suppose de rassembler des forces convaincues, dès aujourd’hui, qu’un changement de cap à gauche est la seule manière de conjurer les évolutions négatives de notre société.
Les responsables communistes avancent parfois l’idée que l’alliance avec le PS dans certaines grandes villes est une condition pour justifier le rassemblement le plus large dans les communes où le Front de gauche est en position sortante. Ce raisonnement ne me paraît pas recevable pour trois raisons :
- L’enjeu, on l’a dit, est avant tout national dans ce type de territoire, qui est par définition un laboratoire du pire et du meilleur.
- Échanger des villes de périphéries contre des villes-centres, c’est échanger quantitativement une alouette contre un cheval. Échange numériquement inégal, et donc marché de dupes…
- En tout état de cause, si les socialistes ne sont pas partout en état de continuer la stratégie de grignotage du « gâteau » communiste, qu’ils ont entreprise après 1983, ils la poursuivront en grand par la réforme territoriale. La stratégie de la droite repose sur un développement métropolitain centré sur des pôles de compétitivité reliés entre eux (le Grand Paris et son anneau de communications) ; celle du PS cherche à ordonner ce développement autour d’un centre renforcé par l’intégration de la petite couronne. Le PS cherchera donc, après mars 2014, à prolonger la démarche d’absorption de la périphérie immédiate, et donc à diluer ce qui constitua la « banlieue rouge ». Le fera-t-il, à ce moment-là, en se prévalant du soutien électoral direct qu’il aura obtenu, en mars prochain, de telle ou telle composante de la gauche ?
4. Dans les grandes villes et les villes moyennes, difficile d’éviter au départ des listes construites dans l’esprit du Front de gauche actuel : pour un vrai rassemblement contre la droite, la gauche ne peut se rassembler efficacement que si elle est bien à gauche. Mais, pour ne pas laisser aux socialistes le drapeau du rassemblement, il convient de tout faire, en usant des configurations politiques locales, pour attirer dans cette construction des forces et des individus qui n’appartiennent pas au Front de gauche. L’ouverture vers ces forces, notamment socialistes et écologistes, ne doit pas toutefois apparaître comme un ralliement au Front de gauche, mais comme une construction à gauche commune, à égalité de responsabilité, quelle que soit l’attitude des uns et des autres dans la période précédente. Inutile alors d’énoncer au départ des exigences (par exemple la condamnation explicite des choix gouvernementaux) qui freinerait les convergences possibles. Ce qui compte est que la base locale du rassemblement soit construite dans une logique affirmée de d’égalité et de droits, et pas dans une logique calquée sur les modèles européens d’austérité et de pseudo-compétitivité.
5. Enfin, dans les villes où le Front de gauche est de fait en position d’hégémonie, si la totalité de la gauche accepte de se rassembler autour d’un projet local de développement humain, soutenable et démocratique, pourquoi bouder ce rassemblement ? Au fond, il serait tout simplement la vitrine de ce que pourrait être une gauche rassemblée sur un autre projet que celui qui domine aujourd’hui l’espace national et continental.
Sur ces bases, le Front de gauche peut aller rassemblé à la bataille des municipales. Rien n’est plus décisif que d’y parvenir au plus vite.
 
Roger Martelli (historien, membre du courant des Communistes unitaires et du Front de Gauche).

 

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 18:15
Partager cet article
Repost0
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 06:27

jacquard.jpg

 

Albert Jacquard est mort aujourd'hui à l'âge de 87 ans.

Le Parti communiste français salue la mémoire de cet homme qui, venu des sciences, avait embrassé les combats pour l'égalité et la justice.

Brillant généticien, Albert Jacquard était aussi un homme de conviction profondément humaniste. Toute sa vie il aura œuvré pour faire avancer l'Humanité, à son échelle et sans jamais se départir de sa profonde modestie. Mettant son incroyable savoir scientifique au service de causes universelles, Albert Jacquard aura marqué son époque de son empreinte si atypique.

Aujourd'hui la France perd un grand scientifique et un homme de cœur.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011