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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:43
Clémentine Autain, est candidate aux municipales à Sevran en Seine-Saint-Denis au nom du Front de Gauche. Elle répond aux questions de Noé da Silva

 

Verbatim :

Le gouvernement écoute ?
"Le gouvernement entend sans entendre".
"Il faut que la mobilisation continue, le gouvernement actuellement c'est un peu le Radeau de la Méduse".

Candidature aux municipales à Sevran :

"Il faut que la ville retrouve sa fierté populaire".
"La sortir de l'image négative dans laquelle elle est enfermée".
"Toute la ville ne peut pas etre résumée au trafic de drogue qui existe dans certains quartiers de la ville (...) Sevran ce n'est pas simplement deux cités des Bodottes, c'est une ville de plus de 50 mille habitants qui a des atouts et des populations diverses".
"Je ne partage pas le point de vue du maire sur la légalisation de la drogue".

Les 343 salauds et la pétition "touche pas à ma pute" :
"Je ne suis pas pour la pénalisation du client (...) je ne partage pas le point de vue des pétitionnaires qui sont très tolérants à l'égard de la prostitution".

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:23

Dans Le Monde Diplomatique n°716 de novembre 2013, on peut trouver un dossier excellent et accablant sur le fonctionnement de la multinationale du commerce en ligne "Amazon", le cours de Pierre Bourdieu sur le peintre Manet, un très bon article sur le retour à l'offensive diplomatique de la Russie, et bien d'autres analyses qui nous rendent le monde plus intelligible. Il y a aussi et surtout cet éditorial du précieux Serge Halimi qui nous rappelle qu'au-delà d'un gouvernement PS qui mène une politique droitière, en matière d'immigration comme ailleurs, il reste une UMP dont les propositions empruntent de plus en plus au corpus de l'extrême-droite et des ultra-libéraux et réactionnaires américains du Tea Party et du Parti Républicain.

Le caractère indispensable de cet éditorial a été confirmé cette semaine par l'annonce d'un nouvel évènement horrible dû à l'inégalité, à la pauvreté d'une grande partie des populations africaines, et aux politiques inhumaines de lutte contre l'immigration: 53 enfants, 33 femmes et 7 hommes ont péri dans le Sahara, morts de soif dans le désert après la panne des deux voitures qui les convoyaient alors qu'ils fuyaient la ville minière d'Arlit au Niger, chassés par la famine et les mauvaises récoltes, pour tenter de rejoindre dans un premier temps le Sud Algérien.

Le calvaire des migrants témoigne avant tout de la barbarie d'un monde que le sens de l'humanité exige de vouloir changer.

 

 

 

Lampedusa - par Serge Halimi

 

Il y a trente ans, fuir le système politique oppressif de leur pays valait aux candidats à l'exil les louanges des pays riches et de la presse. On estimait alors que les réfugiés avaient "choisi la liberté", c'est à dire l'Occident. Un musée honore ainsi à Berlin la mémoire des cent trente-six fugitifs ayant péri entre 1961 et 1989 en essayant de franchir le mur qui coupait la ville en deux.

Les centaines de milliers de Syriens, de Somaliens, d'Erythréens qui, en ce moment, "choisissent la liberté"  ne sont pas accueillis avec la même ferveur. A Lampedusa, une grue a été requise, le 12 octobre dernier, pour charger sur un navire de guerre les dépouilles de près de trois cent d'entre eux. Le mur de Berlin de ces boat people fut la mer; la Sicile leur cimetière. La nationalité italienne leur a été concédée à titre posthume.

Leur décès semble avoir inspiré des responsables politiques européens. Le 15 octobre dernier, M. Brice Hortefeux, ancien ministre de l'intérieur français, estima par exemple que les naufragés de Lampedusa obligeaient à répondre "à une première urgence: faire en sorte que les politiques sociales de nos pays soient moins attractives"  (RTL, 15 octobre 2013). Et il s'en prit aux prodigalités qui attirent, selon lui, les réfugiés vers les côtes du Vieux Continent: "L'aide médicale d'Etat permet à des personnes qui sont venues sur le territoire sans respecter nos règles (d'être soignées gratuitement), alors que, pour les Français, il peut y avoir jusqu'à 50 euros de franchise." 

Il ne lui restait plus qu'à conclure: "La perspective de bénéficier d'une politique sociale attractive est un élement moteur. On n'a plus les moyens de faire cela". On ne sait si M.Hortefeux imagine aussi que c'est appâtés par les aides sociales pakistanaises qu'un million six cent mille Afghans ont trouvé refuge dans ce pays. Ou que c'est pour profiter des largesses d'un royaume dont la richesse par habitant est sept fois inférieure à celle de la France que plus de cinq cent mille réfugiés syriens ont déjà obtenu l'asile en Jordanie.

L'Occident se prévalait il y a trente ans de sa prospérité, de ses libertés comme d'un bélier idéologique contre les systèmes qu'il combattait. Certains de ses dirigeants ultilisent dorénavant la détresse des migrants pour précipiter le démantèlement de tous les systèmes de protection sociale. Peu importe à de tels manipulateurs de malheur que l'écrasante majorité des réfugiés de la planète soient presque toujours accueillis par des pays à peine moins misérables qu'eux.

Quand l'Union Européenne ne somme pas ces Etats, déjà proches du point de rupture, de "faire cesser le business indigne des embarcations de fortune" (tweet de Mme Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures, mettant en cause la Libye et la Tunisie le 11 octobre 2013), elle leur enjoint de devenir son glacis, de protéger des indésirables en les traquant ou en les détenant dans des camps. Le plus sordide est que tout cela n'aura qu'un temps. Car, un jour, le Vieux Continent fera de nouveau appel aux jeunes immigrés pour endiguer son déclin démographique. Alors les discours s'inverseront, les murs tomberont, les mers s'ouvriront...     

 

 

   

   

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 07:37

Loi de Programmation Militaire 2014-2019 :

Sanctuarisation du nucléaire

Privatisation des industries d’armement

Maintien des opérations extérieures

Cadre de l'OTAN toujours dominant

Surveillance renforcée

Impunité des militaires

 

La loi de programmation militaire est débattue au Parlement. Malgré la crise, les restrictions budgétaires et les coupes sombres dans les Services Publics, les moyens de la guerre seront préservés pour les six prochaines années : constants jusqu'en 2016, ils doivent augmenter ensuite progressivement, jusqu'à + 3,6 % en 2019 : l'austérité ne concerne pas toutes les dépenses.

Le nucléaire sanctuarisé.

  • François Hollande tourne le dos à Jaurès et emboîte le pas à Sarkozy : la fiction de la dissuasion nucléaire est maintenue. S’il venait à quiconque l’idée d’une attaque nucléaire contre nous, nous aurons la satisfaction, post mortem, de savoir qu’il y aura au moins autant de morts dans le camp adverse !

  • Sur les 190 milliards d’euros budgétisés par la LPM, 23,3 Md € seront consacrés à la mise en œuvre et au renouvellement des forces nucléaires sous-marines et aériennes. Mais on sait d’expérience que les dépenses prévues sont, à l’arrivée, multipliées par 2 ou 3.

  • Les armes nucléaires sont à peine mises en service que leur remplacement est à l’étude. Il en est ainsi du missile nucléaire aéroporté ASMP-A (Opérationnel depuis 2009), des sous-marins nucléaires de 2e génération (le quatrième a été réceptionné en 2010) et de leurs missiles M 51.

  • C’est un encouragement à la dissémination : comment interdire aux autres puissances de s’armer alors que les 5 puissances nucléaires ne désarment pas et modernisent sans cesse leur arsenal, malgré leurs engagements pris depuis 19701 ?

  • Toute réflexion sur les coûts et l’utilité de cette force nucléaire est écartée, au moment où la communauté internationale pousse pour la mise en œuvre d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Les parlementaires Britanniques débattent sur ce sujet depuis 10 ans. Pour les nôtres c’est « Silence dans les rangs ! »

 

  • La réduction des effectifs militaires se poursuit, touchant principalement les éléments non-opérationnels. Celle-ci est compensée par des moyens matériels accrus, y compris pour les interventions militaires à l’étranger.

Poursuite de la privatisation des industries d’armement.

  • L’État va vendre pour 1,5 milliards d’actions qu’il possède dans les industries d’armement. Privatisation accrue du complexe militaro-industriel pour lequel chaque guerre ou intervention militaire est source de profits supplémentaires. Ceci s’accompagne d’une extension du marché de ce « pousse au crime » : il est assuré de 17,1 milliards de commandes par an.

Maintien des Opérations Extérieures

  • Le projet prévoit un montant de 450 M € pour la dotation prévisionnelle annuelle au titre des opérations extérieures. Les surcoûts nets non couverts par cette dotation qui viendraient à être constatés feront l’objet d’un financement interministériel. En moyenne 3 opérations sont prévues, dont une en tant que contributeur majeur, ce qui laisse prévoir une poursuite de la politique d'interventions extérieures, la « protection des intérêts stratégiques » de la France se confondant, hélas, souvent avec les intérêts des multinationales françaises.

Cadre de l'OTAN toujours dominant

  • Si le texte réaffirme la nécessité de capacité autonome de la France, et, au niveau européen, la nécessité de créer des organes communs (planification des opérations, armement), l'Alliance Atlantique et l'OTAN sont considérés comme la composante essentielle de la défense collective de ses membres, et le cadre commun privilégié de l’action militaire conjointe : nulle part il n'y a mention de la nécessité d'un cadre dépassant les alliances militaires, ni du besoin de développer au niveau international et aux Nations-Unies des instruments pour garantir la paix et la sécurité.

Renforcement de la surveillance

  • Les moyens de surveillance seront renforcés. Les effectifs des services de renseignement (DGSE et DRM) seront en augmentation, l’accès à certains fichiers sera direct. Le parlement n’aura toujours pas les moyens de distinguer ce qui relève de la surveillance des citoyens de la lutte antiterroriste.

Impunité des militaires

  • Le procureur de la République a l’ « exclusivité de poursuite judiciaire concernant des actes commis au cours d’une opération à l’étranger ».

L’enquête systématique relative à tout cadavre militaire trouvé après un combat est supprimée.

La possibilité pour les familles de se porter partie civile pour déterminer les causes de la mort des victimes, comme ce fut le cas pour les 10 soldats tués à Uzbin (Aghanistan) est supprimée. Le parquet a l’exclusivité du déclenchement d’une enquête.

Les Forces Spéciales, que la garantie d’anonymat met à l’abri de toute poursuite judiciaire, passeront de 3 400 à 4 400 (+ 30%).

 

Faute de s’engager dans la voie du désarmement mondial, à commencer par l'interdiction de l'arme nucléaire et de toutes les armes de destruction massive il est illusoire d’espérer réussir l’indispensable transition écologique et sociale. Ce gouvernement dirigé par le Parti Socialiste poursuit malheureusement dans le sens catastrophique des efforts de guerre du précédent, en dépit des problèmes écologiques et sociaux en France et dans le monde. Il ne suffit pas de proclamer le changement, il faut le faire !

 

Attac France

Paris, le  29/10/13

1 Année des premières signatures du traité de Non Prolifération Nucléaire.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:03

La France, ses valeurs de justice, de fraternité et d’égalité sont malmenées. Les populations souffrent des politiques d’austérité, de licenciements, de baisse du pouvoir d’achat. Il est malheureusement devenu évident pour le plus grand nombre que la politique gouvernementale menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault loin de permettre de sortir de l’ornière, aggrave la situation. Elle prolonge et amplifie l’échec creusé par dix ans de politiques de droite. Les citoyens de notre pays constatent des renoncements gouvernementaux chaque jour plus grands, le refus obstiné de s’attaquer à la racine de la crise, le pouvoir de la finance, la poursuite et l'aggravation de la politique d'austérit, la multiplication des cadeaux aux grandes entreprises au nom de la compétitivité et de la baisse du coût du travail; et même la fuite en avant dans des discours qui tournent le dos aux élémentaires valeurs d’humanité qui fondent la gauche. Cette situation provoque le désarroi de millions de citoyens de gauche qui ont voulu le changement en mai 2012. Les élections partielles, marquées par la démobilisation à gauche et les victoires de la droite et de l’extrême-droite, le montrent clairement. La gauche est en danger.

 

Le risque est grand que se referme durablement sur la France et sur nos concitoyens un piège infernal : ou la poursuite d'une politique gouvernementale qui reste soumise aux marchés financiers et au MEDEF et détruit toujours plus notre modèle économique social et culturel; ou le retour de la droite qui ne ferait que s'enfoncer dans cette voie; ou le recours à l’extrême-droite qui en alliance avec tout ou partie de la droite ne ferait que mener une politique de division et de discrimination des travailleurs, épargnant là encore le capital financier. Voilà à quoi on voudrait réduire le choix du pays ; voilà pourquoi le débat est étouffé sur les causes de la crise ; voilà pourquoi une entreprise continue de banalisation du FN est déployée, l’objectif étant de renvoyer dans ses bras toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à une alternance et un bipartisme à bout de souffle.

 

Dans ce contexte, la responsabilité politique du Front de gauche, de toutes les organisations qui le composent, est plus grande que jamais. Le Front de gauche a été crée pour transformer les rapports de forces à gauche et permettre la participation citoyenne la plus grande.

 

Le Front de gauche est le lieu du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il n'y aura pas de transformation sociale sans une politique en rupture avec les logiques libérales qui souhaitent construire une alternative au gouvernement Ayrault et à sa politique. Le Front de gauche se fixe indissociablement comme objectif un rassemblement majoritaire plus large sans lequel le changement ne peut pas avoir lieu. Contenu et rassemblement sont liés. Le Front de gauche se veut un outil de rassemblement porteur d'un projet politique à vocation majoritaire à gauche. Il doit servir à développer une mobilisation citoyenne large, profonde et durable qui soit utile aux mobilisations sociales et donne corps à cette alternative.

 

Cette volonté de dynamiser l'engagement individuel et collectif, d'impulser des dynamiques de mobilisation politique, de porter la perspective d'une alternative crédible à gauche sont au cœur du Front de gauche. C'est cette matrice originelle qu'il nous faut aujourd'hui réactiver en faisant franchir une nouvelle étape au Front de gauche. La politique gouvernementale, en tuant l'espoir à gauche, aggrave la crise politique. Nous devons relever de nouveaux défis en construisant un rassemblement qui aille bien au-delà de ce que nous avons déjà construit jusqu'à présent. Très nombreux sont les électrices et les électeurs qui partagent nos valeurs et ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale. Le Front de gauche doit tendre la main à ces millions de Françaises et Français qui n’en peuvent plus d’attendre le changement, à ces millions de salarié-es, d’électrices et d'électeurs de gauche, socialistes, écologistes, syndicalistes, militantes et militants associatifs, citoyens engagés ou non...

 

C’est le défi que nous voulons relever dans l’action au quotidien comme dans les prochains rendez-vous électoraux. Quels que soient les débats dans le Front de gauche, naturels vu l’importance des défis politiques à relever, sur la meilleure manière d’atteindre nos objectifs communs dans chacune des échéances à venir, rien ne mettra en doute la volonté et la détermination du PCF à poursuivre dans la durée ce travail de conquête avec le Front de gauche.

 

Pour avancer sans attendre, le PCF propose, conformément à ce qui a commencé à être discuté dans la coordination nationale du Front de gauche le 14 octobre, d’impulser des campagnes nationales du Front de gauche sur quatre grands thèmes structurants : une campagne de vérité et de propositions contre le coût du capital et pour rompre avec l'austérité telle qu’elle avait été proposée par Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité ; une campagne pour une grande réforme de justice fiscale ; une campagne sur les enjeux européens pour la rupture avec les politiques d’austérité et la refondation d’un nouveau projet solidaire et démocratique pour l’Europe ; une campagne pour la démocratie et la VIème République.

 

Les deux échéances électorales de 2014 seront elles aussi capitales. Elles s’inscriront dans le travail initié par les forces du Front de gauche pour construire les rassemblements majoritaires auxquels nous aspirons.

 

Les élections municipales, dans lesquelles nous combattrons en toutes circonstances les ambitions de la droite et de l’extrême-droite, sont l’occasion de construire des victoires ou des points d’appui utiles aux populations, capables de faire la démonstration que, contrairement au discours gouvernemental, la mise en œuvre de choix politiques de gauche est possible. Elles peuvent promouvoir une réappropriation citoyenne des pouvoirs locaux, et du coup contribuer à l’engagement citoyen pour la modification des rapports de forces nationaux. Elles s’inscrivent dans la visée du Front de gauche de rendre majoritaire des projets transformateurs à gauche. Elles sont l’occasion d’élargir le rassemblement à des femmes et des hommes venus de tous les horizons de la gauche et en accord avec ces projets.

 

Les désaccords qui ont surgi dans certaines villes entre forces du Front de gauche sur la configuration des listes de premier tour ne doivent pas contrarier l’effort d’ensemble que les forces du Front de gauche ont à produire dans ce sens. Dans le même esprit, pour le PCF le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour pour battre la droite et l'extrême droite doit être la règle.

 

Les élections européennes seront, elles, le moment d’un intense affrontement pour sortir l’Europe de l’ornière dramatique de l’austérité, du libéralisme et de l’autoritarisme. Nous refusons cette Europe là. Nous voulons que se lève dans toute l’Europe un front large et uni contre l’austérité en rassemblant sur un projet de gauche pour la refondation de l’Europe, avec l’objectif de renforcer le groupe de la GUE-NGL (Gauche unie européenne-Gauche verte nordique) au Parlement européen et les dynamiques politiques impulsées par le Parti de la Gauche Européenne (PGE). Notre convention nationale du 16 novembre travaillera à ce projet. Le PCF propose d’enclencher dès à présent le travail des forces du Front de gauche avec en perspective le congrès du PGE en décembre. La conférence des Présidents du PGE réunis à Madrid ce 18 octobre vient de prendre deux décisions importantes. La première est de soumettre à la décision du congrès du PGE les 14 et 15 décembre à Madrid la candidature d'Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne, avec l'objectif d'en faire le porte voix des forces anti-austérité en Europe. Cette candidature d’Alexis Tsipras constitue un symbole fort de rassemblement dans toute l’Europe et peut dynamiser les campagnes européennes menées dans chacun de nos pays. La seconde est de confirmer au congrès de Madrid la présidence collective du PGE animée par Pierre Laurent, pour poursuivre l'affirmation d'une force de gauche crédible à l'échelle de toute l'Europe.

 

L’ensemble de ces défis et le travail de rassemblement auquel ils appellent nourissent des débats qui traversent aujourd'hui le Front de gauche. La direction du PCF les assume et entend les mener avec la plus grande sérénité, dans un esprit d'ouverture et de dialogue indispensable au sein du Front de gauche et pour son développement. Ces débats sont l'expression de la diversité du Front de gauche et des approches spécifiques des organisations qui le composent. A l’opposé de toute démarche d’exclusion, le PCF réaffirme sa volonté d’accélérer le renforcement et l’élargissement du FDG. Pour cela, la vie du Front de gauche doit être améliorée, rendue toujours plus collective dans son organisation comme dans son porte-parolat. Sa diversité doit être respectée comme doivent l'être les décisions souveraines prises par chacune des organisations qui le composent. Les décisions relatives à l'organisation interne du Front de gauche adoptées à l’unanimité par l'ensemble des organisations membres doivent maintenant être mises en œuvre.

 

Les citoyens, la gauche, nos organisations ont besoin d'un Front de gauche offensif, dynamique et rassembleur. Le Comité exécutif national du Parti communiste français réaffirme cette grande et belle ambition pour le Front de gauche. Il lance un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche, à toutes les forces disponibles pour la mettre en œuvre. Ces forces sont nombreuses dans la jeunesse, dans le monde du travail, parmi les militants de tous les partis de gauche y compris au sein du Parti socialiste et d'EELV où montent les critiques contre la politique Hollande-Ayrault. Ensemble, ces forces peuvent reconstruire l'espoir.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 08:50

Les 23 et 30 mars prochains, les élections municipales auront lieu dans toute la France. Dans chaque commune, vous serez appelés à élire vos conseillères et conseillers municipaux, vos maires, pour six ans, ainsi que les élu-e-s dans les intercommunalités. Voter est un droit ! Pouvoir l'exercer implique d'être inscrit sur les listes électorales d'ici le 31 décembre 2013.

 

Nous savons que ces élections vous paraissent encore lointaines par rapport aux préoccupations qui vous assaillent chaque jour. Nous vous lançons un appel : de la plus petite à la plus grande commune, ces élections auront une très grande importance sur votre vie et votre ville. C'est à vous, à nous, toutes et tous ensemble, dans chacune de nos communes d'en décider. Nous avons besoin que ça change pour mieux vivre le plus vite possible. Il y a urgence !

 

Car aujourd’hui, la vie est devenue de plus en plus difficile, il y a trop d’injustices. Ce n'est pas une fatalité, l’argent existe mais il est accaparé par quelques uns au détriment du plus grand nombre. Combattre, cela nécessite de s’attaquer à la finance. Le président élu pour « changer maintenant » ne le fait pas et poursuit avec son gouvernement les politiques d’austérité. Nous les combattons et engageons des batailles pour aller chercher l’argent là où il est : dans les banques, le monde de la finance, pour une alternative de transformation sociale et pour une nouvelle majorité politique.

 

Dès le mois de mars, avec les municipales, nous pouvons gagner des changements dans les territoires par plus de droits et de pouvoir aux citoyennes et citoyens. Il faut, dans le plus de communes possibles, encore plus d'élu-e-s qui, à vos côtés, lutteront contre les inégalités et l'austérité, de communes qui choisiront l'humain, le partage, la solidarité, la démocratie.

 

Sans attendre, place à justice sociale !

Nous voulons des communes qui font le choix du développement des services publics, pour l'emploi, pour l’école, la santé, les transports, la culture,le sport l’eau, l'énergie…avec des tarifs justes et accessibles pour tous, jusqu’à la gratuité quand c’est possible ; qui veulent l’égalité pour les territoires, qu’ils soient ruraux ou urbains ; qui construisent une ville pour tous, garante de la sécurité des personnes, avec des logements sociaux et des programmes d’accession sociale à la propriété, des loyers et des prix de l’immobilier encadrés pour lutter contre la spéculation ; qui ont à cœur un développement économique diversifié, durable et tourné vers le renouveau industriel ; qui se battent pour une fiscalité juste, taxant les grandes fortunes, aident leurs concitoyennes et concitoyens en difficulté et fixent des impôts locaux plus équitables ; qui luttent contre les suppressions d'emplois et refusent les expulsions locatives, les coupures d’eau, de gaz et d’électricité, et toute atteinte à la dignité humaine.

 

Sans attendre, place à l' innovation place à la solidarité !

Engageons de nouvelles solidarités concrètes ! Nous voulons des communes qui soutiennent toutes les formes d’entraide, les nouveaux modes d’échange et de consommation, les activités associatives dans leur diversité, les nouvelles pratiques culturelles, les projets individuels ou collectifs pour mieux vivre ensemble ou pour travailler autrement.

 

Sans attendre, place à l’égalité !

Nous voulons des communes qui ont de l’ambition pour tous les territoires, tous les quartiers de leurs communes, dont les projets de développement concernent toutes les habitantes et  habitants, de toutes conditions et particulièrement les jeunes, qui parient sur l’innovation, qui s’attachent à ce que tous, dans la mixité sociale et la diversité, vivent bien ensemble ; qui n’abandonnent personne, ni les créateurs d’entreprises, ni les jeunes livrés au chômage et à la précarité, ni les retraité-e-s aux maigres pensions, ni les personnes âgées dépendantes ; qui refusent toutes les discriminations, combattent les violences faites aux femmes et agissent pour l’égalité, ne renoncent pas à obtenir le droit de vote pour les étrangers.

 

Sans attendre, place à la démocratie, place au peuple !

Nous voulons des communes qui choisissent de construire leurs projets avec les citoyennes et les citoyens, qui les écoutent, les consultent, les associent, leur donnent les moyens d’agir et de contrôler ; des communes qui font entendre et respecter la parole, les besoins de leurs habitant‑e‑s, qui font le choix de la coopération et qui se battent contre le recul démocratique que représente le projet de loi sur les métropoles, contre la mise en concurrence des territoires.

 

Dans chaque commune nous nous opposerons avec détermination à la droite qui ne rêve que de revanche et de régressions sociales et dont le bilan brutal et négatif en est la preuve.

Partout, vous pouvez compter sur nous pour faire barrage à l’extrême-droite qui ne cherche qu’à diviser et à opposer les Françaises et les Français entre eux, à stigmatiser et exclure les immigré‑e‑s ou les Roms pour faire oublier les vrais responsables de la crise et laisser l'argent gangrener la société.

L'heure est donc au choix entre une aggravation de la situation et des améliorations immédiates et concrètes. Nous appelons toutes les femmes et les hommes, et tout particulièrement les jeunes, disponibles à se rassembler pour construire ensemble les choix, les programmes et les listes susceptibles de les porter avec des candidat-e-s qui, s'ils sont élus, deviendront des relais des luttes et des résistances, face aux politiques d'austérité du gouvernement. Ce qu’il faut, c'est élire des femmes et des hommes intègres, au service de l’intérêt général comme le sont, vous le savez, les 760 maires et les 8 000 élus communistes municipaux que compte notre pays. Nous appelons toutes les femmes et hommes de progrès, les jeunes, tous les militant-e-s associatifs, syndicaux, tous les citoyen-ne-s à s'engager avec nous et à construire des listes de large rassemblement. Dans tout le pays, les communistes, dont vous connaissez l’attachement à l'action municipale, l’engagement, l’expérience sur le terrain, se lancent dès aujourd’hui dans ce travail de rassemblement. Avec vous, avec le Front de gauche, avec toute la gauche, sur des programmes de progrès social audacieux, nous entendons construire les listes de rassemblement les plus larges possibles dès le 1er tour de ces élections. Mobilisons-nous pour qu'elles soient victorieuses dans le plus grand nombre de communes. Si ce n'est pas le cas, le second tour appelle l'impératif de rassembler contre la droite et l’extrême-droite. Pas question de les laisser détruire demain les solidarités dans nos communes !

 

Ce que le gouvernement ne veut pas faire, une vraie politique de gauche, nous, nous voulons le réussir avec vous. Les élections municipales seront une étape majeure pour cela. À vos côtés, dans la durée, les communistes s’engagent dans cette bataille, unis et déterminés, animés partout, quelle que soit la diversité des situations locales, de la même passion de rassembler.

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 12:29
Georges Ibrahim Abdallah 3
 
Communiqué du Parti communiste français:  

 

Affaire George Ibrahim Abdallah : les règles de l'Etat de droit ne sont pas respectées

 

Le 24 octobre Georges Ibrahim Abdallah aura passé 30 ans dans les prisons françaises. Incarcéré en France en 1984, il a été condamné à perpétuité en 1987. Sa peine de sureté étant totalement accomplie, il était libérable depuis 1999. Ses demandes de libération sont toujours rejetées.

Il a obtenu enfin le 21 novembre 2012 un avis favorable de la justice française à sa demande de libération, assorti d'un arrêté d'expulsion du territoire français. Cet arrêté n'a pas été signé par Manuel Valls et le Tribunal d'Application des peines a reporté sa décision. En avril 2013, sa demande de libération conditionnelle a été rejetée pour la 8e fois.

Les autorités libanaises ont demandé des explications à l'ambassadeur de France. Le premier ministre libanais a qualifié ce report « d'injustifiable ». Cette situation suscite de l'incompréhension, une vive émotion au Liban car Georges Ibrahim Abdallah, libérable depuis des années, fait manifestement l'objet d'un traitement d'exception. Et ce serait sous pression des administrations israélienne et américaine que Manuel Valls n'aurait pas signé l'arrêté d'expulsion.

Le Parti communiste français souligne le caractère consternant d'une telle situation judiciaire. Les règles élémentaires de la justice, de l'Etat de droit doivent être respectées et Georges Ibrahim Abdallah doit, en conséquence, être libéré !

  
Georges Ibrahim Abdallah 1
 
 
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 09:37
Jean-Baptiste Eyraud passé à tabac par les CRS: deux côtes cassées, silence radio ?

Ce qui s'est passé samedi après-midi place de la République à Paris est à la fois banal et indigne. Banal parce que la répression contre les mouvements sociaux est devenue une routine quotidienne dans notre pays, sous Manuel Valls  comme sous Brice Hortefeux, et en particulier contre les sans logis ou les sans emploi. 

Indigne parce que les forces de l'ordre ont dispersé violemment et illégalement un rassemblement déclaré de façon parfaitement légale par le DAL place de la République. Plusieurs mères de famille ont été frappées. Jean-Baptiste Eyraud, le porte parole du DAL, a été roué de coups de pieds alors qu'il s'était assis par terre en attendant de pouvoir sortir de l'encerclement policier auquel les manifestants étaient soumis. Il a eu deux côtes cassées. Pas de dépêche des agences de presse, pas un mot dans la plupart des quotidiens, silence à la radio.

Les CRS et leur hiérarchie présente sur place ce samedi 17 octobre ne pouvaient ignorer qui est Jean-Baptiste Eyraud. Depuis vingt ans il lutte avec le DAL contre l'indifférence et le silence qui entoure le drame des sans logis et des mal logés. Par son activité inlassable et son énergie communicative, il a permis aux sans logis de disposer d'un outil et une voix écoutée et respectée. Il contribue sans trêve à mettre à nu les contradictions entre les discours et les actes des politiciens, prolixes en promesses mais avares en réalisations.

En frappant Jean-Baptiste Eyraud, les forces de l'ordre n'ont pas agi au hasard: cibler une de ces figures les plus connues vise à répandre la peur dans tout le mouvement social. Ce gouvernement est aussi dur avec les démunis qu'il est prévenant envers les grands patrons et banquiers. La Préfecture de Paris et Manuel Valls doivent cesser leurs agissements brutaux et illégaux. Le gouvernement doit appliquer la loi DALO, le droit à l'hébergement, les réquisitions de logement. En s'engageant dans une politique répressive indigne, le gouvernement saccage les principes de solidarité et de justice, seuls à même de faire barrage à la droite extrême.


Attac France,

Paris, le 22 octobre 2013
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 11:50
LA LETTRE DU FRONT DE GAUCHE DE L’AGRICULTURE
N°27 – 20 octobre 2013

SOMMAIRE
PAC : Face aux lobbies, François Hollande renonce à utiliser l’intégralité des marges de manœuvre nationales disponibles
Mobilisation contre le projet d'usine des 1000 vaches : un succès et une détermination croissants.
Le Front de Gauche aux côtés des salariés en lutte et pour la construction d’un nouveau modèle agricole et agro-alimentaire en Bretagne.

PAC : Face aux lobbies, François Hollande renonce à utiliser l’intégralité des marges de manœuvre nationales disponibles

 

L’Europe prévoit que certaines modalités d’application de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC), adoptée en juin dernier, soit décidées au niveau national.

 

Le Front de Gauche demandait au gouvernement de définir des grandes orientations en faveur d’une agriculture paysanne, écologique et créatrice d’emplois et d’une forte réduction des inégalités de revenus au sein du monde agricole. Il demandait donc que l’intégralité des marges de manœuvre possibles soient utilisées au service d’une telle orientation, permettant au minimum de limiter les effets désastreux de l’orientation libérale de la PAC : utilisation de l’intégralité des 30% d’aides directes possibles pour accroître l’aide sur les 52 premiers hectares ; convergence totale des aides ; utilisation du « recouplage » des aides en faveur des secteurs les plus fragiles et de la transition écologique de l’agriculture.

 

 Le Président de la République, très attendu, a  présenté lors du sommet de l'élevage de Cournon les principaux choix français. L'accord européen sur la PAC conclu en juin dernier entre le Conseil et le Parlement européen prévoyait en effet différentes options pour chacune des mesures de la future PAC, à décliner par les états membres.

Difficile d'entrevoir dans ces principales décisions autre chose qu'un consensus mou qui évite de heurter les principaux lobbies agricoles et un renoncement vis-à-vis des engagements en faveur d'une PAC plus écologique et plus juste. L’intégralité des marges de manœuvre possibles pour redistribuer les aides -pourtant négociée à Bruxelles par son Ministre de l’agriculture-, ne sera pas utilisée. Mais où sont donc passer les ambitions de transition écologique de l'agriculture ? A quand une véritable redistribution équitable des aides pour favoriser l'agriculture paysanne, soutenir l'emploi et orienter la production vers un modèle écologique ?

 

Les mesures de soutien annoncées en faveur d'un certain type d'élevage sont un pis-aller pour les éleveurs. François Hollande a prévu des mesures en faveur du soutien des éleveurs de bovins : presque toute l'enveloppe des aides qui peuvent être couplées à la production (près de 13% sur les 15%) Cependant, il n’y a aucun ciblage sur les productions et systèmes les plus en difficulté (petits ruminants, mais aussi, les fruits et légumes...) ou tenant compte du type de système de production (à l'herbe...). Le système d’aides conforte donc le modèle de production actuel (notamment les systèmes de production les plus intensifs en intrants chimiques et en capital) et favorisera encore l’agrandissement des exploitations aux dépens de l’emploi. Pour aller dans ce sens, François Hollande a aussi annoncé un plan de modernisation des bâtiments d'élevage de plus de 200 millions d'euros.

 

Pour le Front de Gauche, il faut permettre aux agriculteurs de vivre de leur métier, d'envisager leur avenir tout en préservant les équilibres écologiques. Il est donc impératif d’opérer un changement de modèle agricole et agroalimentaire. Les filières d'élevage sont aujourd’hui engagées dans une course à la productivité, les éleveurs doivent produire toujours plus, s'agrandir et intensifier leur systèmes de production, et ce au détriment de la préservation des ressources naturelles. Signe de l'échec de ce modèle, les usines ciblant les marchés d'export subventionnées, ferment et licencient des salariés par centaines alors même qu'aucune alternative à l'emploi ne leur est proposée. L'actualité marquée par les licenciements massifs dans les abattoirs en Bretagne n'en est qu'une triste illustration !

 

La revalorisation de l'indemnité compensatoire des handicaps naturels, annoncée par le Président de la République,concerne en premier lieu les éleveurs de montagne et des zones défavorisées,ce qui en soit va dans le bon sens. Mais, il faut souligner que ces mesures ne constituent qu’un pis-aller pour les éleveurs alors que s'annonce la déstabilisation du marché laitier d'ici 2015 avec la fin des quotas laitiers. Les arbitrages présidentiels n'apportent donc que des réponses très partielles aux difficultés actuelles et à venir des éleveurs et des salariés des filières d'élevage qui ne seront plus desservis par le système aval de la production laitière.

 

En matière de redistribution des aides, le choix a été fait d’une redistribution limitée, alors que l’Union européenne donnait la possibilité d’aller beaucoup plus loin. On sait que le système actuel d’aides à l’hectare (« soutiens de base ») est particulièrement injuste : l’aide à l’hectare est plus élevée dans les régions les plus riches et plus faible dans les régions les moins avantagées. La nouvelle PAC laissait la possibilité de réaliser une convergence comprise entre 60% et 100% (convergence totale). François Hollande a choisi une convergence à 70%, c’est-à-dire dans la fourchette basse,  tout en assurant une limitation des pertes pour les agriculteurs les mieux dotés à 30% (en général les plus grandes exploitations de grandes culture). Le paiement redistributif qui consiste à doter davantage les 52 premiers hectares des exploitations ne sera là aussi que mis en œuvre que partiellement (redistribution de 20% des aides du « premier pilier » de la PAC, c’est-à-dire des aides à l’hectare) par rapport aux possibilités prévues par l'accord européen (30% des aides du « premier pilier »). La PAC devrait au contraire être une réelle opportunité pour répartir les aides de manière plus égalitaire et en fonction d'objectif ambitieux : en premier lieu le soutien à l'agriculture paysanne et les systèmes de production agro-écologiques. Le gouvernement a cédé face aux sirènes des lobbies agricoles, la FNSEA en tête. Dans ces conditions, les agrandissements ne sont nullement freinés et le nombre d’exploitations va continuer à chuter.

 

Mais où est donc passée la transition écologique ? François Hollande n’a pas évoqué l’agro-écologie, pourtant mise en avant ces derniers mois par le Ministre de l’agriculture. Ne sont évoqués que le doublement des surface en bio - objectif déjà maintes fois annoncé depuis plusieurs années - et le doublement des mesures agroenvironnementales. Mais le budget pour ces actions reste encore imprécis et ne représentera que peu de choses face aux autres instruments qui eux consolident le modèle de production dominant. Sans doute, cette mesurette permet-elle de contenter vaguement l'aile verte du gouvernement ?

 

Mobilisation contre le projet d'usine des 1000 vaches : un succès et une détermination croissants
 

 Le projet de l'entrepreneur du BTP Ramery ne s'attendait pas une si ferme (c'est le cas de le dire !) opposition. Plus de 1000 manifestant-e-s sur le site prévu pour l'implantation de cette usine des 1000 vaches se sont réunis samedi 28 septembre, à l'appel de l'association NOVISSEN. Ce combat fédère très largement : partis politiques (Front de Gauche, EELV), syndicats (Confédération paysanne...), associations (réseau des AMAP, mouvements de défense des animaux...),  et d'autres encore.


 
Nous manifestions sur le site et observions le paysage : il faut imaginer ce terrain immense, où les arbres présents seront rasés, et sur une surface de 25 hectares bétonnés, des bâtiments remplis de vaches :1000 vaches, 750 veaux... On ne peut que frémir et sentir la colère monter.


L'opposition à ce projet met le gouvernement mal à l'aise : Stéphane Le Foll renvoie la balle au Ministre de l'Environnement, se positionnant sur le plan juridique. La présence policière particulièrement fournie montre également l'inquiétude des décideurs : hélicoptère présent la nuit et sur la fin de la manifestation, blocage des tous les accès sauf un où les gendarmes ont fouillé les véhicules, et constitué un fichier des manifestants en recopiant les noms, adresses et numéros de pièce d'identité, jusqu'à temps que les protestations auprès du Préfet portent leurs fruits.

 
Contrairement à ce que prétend le Ministre de l'Agriculture, il ne s'agit pas d'un débat autour de la réglementation, il s'agit d'un projet politique.  Ça se passe à Abbeville, mais ailleurs nous nous y serions opposés avec autant de détermination : nous combattons le capitalisme vert, qui tend à rendre la pollution rentable. Nous ne devons pas prendre à l'écosystème plus que celui-ci ne peut reproduire, car cette dette là, n'est pas remboursable.

 
 
Produisons en fonction de nos besoins. 1000 vaches, c'est trop ! Le prétexte de la méthanisation est irrecevable, il est hors de question d'augmenter de façon artificielle les déchets. En la matière, ce qui fonctionne ce sont les petites unités de méthanisation rustiques, simples sur le plan technologique et adaptées à des unités agricoles paysannes, qui produisent  pour des débouchés locaux, qui créent du lien, qui respectent la terre et les bêtes et qui assurent notre subsistance.

L'association NOVISSEN demande un moratoire pour tous les projets d'élevage intensif, et invitent les associations qui se battent contre ces usines agricoles à se fédérer. Voilà, qu'une fois de plus, les projets des industriels peu scrupuleux, acoquinés à des élus qui ont oublié qu'ils le sont par le peuple et doivent servir l'intérêt général, sont mis en échec par la mobilisation des citoyen-ne-s.

On ne peut qu'être fier d'avoir contribué au succès de cette mobilisation, qui démontre une fois de plus que seule une démocratie ardente est réellement au service de l'environnement et des hommes, notamment en terme de choix agricole.

 

 

Le Front de Gauche aux côtés des salariés en lutte et pour la construction d’un nouveau modèle agricole et agro-alimentaire en Bretagne.

 

Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, GAD… les salariés de l’industrie agro-alimentaire qui, avec l’agriculture, représentent un tiers des emplois en Bretagne, payent un lourd tribut à la concurrence libre et non faussée, dans ce secteur d’activité où la compétitivité est religion. Surexploitation du travail paysan et salarié, destruction de l’environnement, des aides européennes utilisées pour promouvoir le dumping sur les marchés des pays du Sud.

Des milliers de familles dans la détresse, déjà épuisées par des conditions de travail indignes, vont être sacrifiées sur l’autel de seuls signaux du marché et de la rentabilité pour les actionnaires. Des familles dans la misère, des territoires sinistrés, un immense gâchis. Les salariés peuvent imposer au gouvernement d’agir. Il en a les moyens.

Les annonces du Premier Ministre articulées autour du pacte d’avenir pour la Bretagne ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail.

En urgence, le Front de Gauche de l’agriculture demande au gouvernement :

 Un moratoire sur tous les plans de licenciements ;

 Une loi accordant un droit de veto sur les licenciements et un droit de regard des salariés sur l’utilisation des fonds publics ; création d’un pôle bancaire public ;

Une large concertation vers un nouveau modèle agricole et alimentaire basé sur des filières relocalisées.

Le Front de Gauche porte l’ambition de politiques agricoles et agro-alimentaires qui en France, comme en Europe, répondent aux besoins de l’humain d’abord et s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous. Pour rompre avec l’austérité, il est urgent de remettre au cœur des politiques publiques la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans.

 
Coordonnées du Front de Gauche de L’Agriculture : http://www.placeaupeuple2012.fr/agriculture/ Si vous souhaitez que nous envoyions l'appel du Front de Gauche de L’Agriculture à des listes de personnes, n'hésitez pas à nous envoyer leurs e.mails ! 
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 11:48

http://blogs.mediapart.fr/edition/municipales-2014/article/201013/paris-le-choix-haut-risque-des-communistes

 

A Paris, le choix à haut risque des communistes

20 OCTOBRE 2013 |  PAR ROGER MARTELLI

Le PCF parisien ira donc officiellement aux élections municipales sur la liste conduite par la socialiste Anne Hidalgo. Une majorité (57 %) des adhérents qui se sont déplacés pour voter ont fait ce choix, proposé par la direction fédérale parisienne (à 67 %) et soutenu officiellement par le secrétaire national du parti lui-même. La démarche était quadruplement motivée : par le souci de continuité d’une politique municipale dont le PC ne s’est jamais démarqué sur le fond ; par les écarts ressentis entre la direction nationale du PS et la municipalité parisienne ; par l’acceptation socialiste locale d’un certain nombre de choix sociaux proposés par les communistes parisiens ; par la volonté de ne pas abandonner la perspective à terme d’un rassemblement de toute la gauche.

Personnellement, tout en considérant avec les communistes que le rassemblement était le fil rouge du Front de gauche et que « l’autonomie » n’était qu’une médiation pour y parvenir, j’ai jugé dès le départ que cet engagement parisien aux côtés du PS était une faute. Il porte d’abord le risque d’une immense confusion politique. Comment peut-on, en effet, récuser une politique nationale sociale-libérale, ouvertement choisie en 2012, et accepter une gestion par les mêmes dans des grandes métropoles qui sont le terrain par excellence du déploiement territorial de cette politique ? L’alliance conclue va d’autre part s’avérer un marché de dupes. La recomposition territoriale française, fondée sur « l’attractivité » des territoires, passe par la disparition de ce qui reste de la tradition sociale de « banlieue rouge ». Pour le PS, cette dilution passe par deux voies simultanées : le grignotage électoral des positions communistes (le modèle du « 93 ») et la voie législative de l’intégration métropolitaine. Quel que soit le choix communiste dans les grandes villes françaises, cette stratégie socialiste se poursuivra et s’amplifiera. Dès lors, à quoi bon la cautionner par avance, en participant à des alliances dominées par les socialistes ? Paradoxe, en tout cas : les écologistes, qui sont au gouvernement, seront en campagne sur une liste parisienne séparée, tandis que les communistes, qui critiquent le gouvernement, seront côte-à-côte avec les socialistes parisiens. Allez comprendre… En pleine affaire Leonarda, convenons que cela fait pour le moins désordre !

Les communistes ont pu constater, dans la dernière période, que la perspective d’une alliance locale avec le PS ébranlait les fondations du Front de gauche et qu’elle divisait les militants communistes eux-mêmes. Cela n’a pas été pris en compte. La direction du PCF affirme que son choix parisien ne remet pas en cause son engagement national et qu’il ne dit pas l’amorce d’un revirement stratégique. Je considère qu’il faut prendre cette affirmation au mot. Mais je regrette d’autant plus que le risque de fragilisation de la plus prometteuse alliance à gauche de ces trente dernières années ait été considéré comme moins important que le maintien de positions électorales locales aléatoires. Au fond, en 1998, l’alliance inédite du PCF et du PS aux élections régionales avait donné au PC la plus forte représentation régionale de son histoire : or il l’a payée du désastre électoral cuisant des années suivantes.

Que faire désormais ? En premier lieu, on doit souhaiter que s’offre la possibilité, dans la capitale, de voter pour une liste du Front de gauche fidèle à son esprit : qui ne sépare donc pas la nécessaire clarté politique (impliquant une critique raisonnée du social-libéralisme) et le souci du rassemblement le plus large (interdisant toute exclusive et toute mise en demeure). En second lieu, il est bon d’affirmer que le Front de gauche reste la seule issue et qu’il ne peut se priver aujourd’hui de quelque force que ce soit, quel que soit le choix conjoncturel ou la posture adoptés par telle ou telle de ces forces. En troisième lieu, on peut convenir que l’épisode malheureux témoigne des fragilités d’un Front de gauche qui se réduit encore trop au tête-à-tête du PCF et du Parti de gauche.

Faire du Front le lieu d’une véritable et prometteuse synergie, et non le terrain de stratégies particulières ; en tirer les conséquences en matière de fonctionnement : tel sont les enjeux des prochains mois. Ils conditionneront l’avenir même du Front de gauche. C’est dire qu’il en va de la dynamique de la gauche tout entière.

Roger Martelli, historien, co-directeur de Regards

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 16:31
Leonarda/Hollande : la réaction d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

En proposant à la jeune Léonarda un "accueil à elle et à elle seule", le président de la République vient de demander à une enfant de 15 ans de choisir entre la France et sa famille. De choisir entre l'école de la République et ses parents. Cet affront aux valeurs républicaines se double aujourd'hui d'un insupportable manquement à la convention internationale des droit de l'enfant, dont la France est signataire.

En réponse à l'immense émotion provoquée par l'expulsion de Léonarda, François Hollande rappelle le cadre légal et le "respect de la loi", propose une accélération des procédures d'expulsion tout en souhaitant que "l'école soit protégée". La ligne Valls, dans la continuité du sarkozysme, est confortée alors qu'il faut changer la loi et mettre fin sans délai à toutes les expulsions de jeunes étrangers scolarisées.

Nous attendions une parole présidentielle forte, claire. Le président Hollande pouvait, face aux tensions, aux stigmatisations, en appeler au sursaut républicain. Plus qu'une occasion manquée, il s'agit bel et bien d'une grave faute politique et morale car on ne peut jamais proposer la liberté et l'égalité sans la fraternité. Car, "à elle seule", cette fraternité est consubstantielle de notre République.

 

 

PCF Front de Gauche

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