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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 08:02
Les premiers noms de la fête de l'Huma 2021: Souchon, Louis Chedid, IAM, TRYO...
Les premiers noms de la fête de l'Huma 2021: Souchon, Louis Chedid, IAM, TRYO...
Les premiers noms de la fête de l'Huma 2021: Souchon, Louis Chedid, IAM, TRYO...
Les premiers noms de la fête de l'Huma 2021: Souchon, Louis Chedid, IAM, TRYO...
Les premiers noms de la fête de l'Huma 2021: Souchon, Louis Chedid, IAM, TRYO...
Les premiers noms de la fête de l'Huma 2021: Souchon, Louis Chedid, IAM, TRYO...
LES PREMIERS NOMS DE LA FÊTE DE L'HUMANITÉ 2021 ! 🔥
IAM, Alain Souchon, Tryo, Soso Maness, Boulevard des Airs BDA & Louis Chedid seront avec nous les 10, 11 & 12 septembre prochains pour le grand retour de la Fête de l'Humanité ! 🎉
Prochaine annonce de programmation mercredi 21 juillet ! 😏
👉 Plus d'informations sur bit.ly/3r4FRuV
👉 Rejoindre l'évènement Facebook : bit.ly/3AX1vpp
 
Préparons une belle fête de l'Humanité 2021! - Par Patrick Le Hyaric

Les 10, 11, 12 septembre prochains, la Fête de l’Humanité vous ouvrira ses bras et ses portes au parc de La Courneuve-Le Bourget. Évidemment, nous tenons compte des incertitudes dues à la pandémie, à son évolution et aux variants du Covid-19. Les espaces et les jauges de participants seront réduits. Nous travaillons en lien étroit avec les autorités sanitaires et préfectorales afin de sécuriser les participants par la mise en place d’un important et strict dispositif sanitaire comme pour tous les événements qui se tiennent actuellement.

Nous avons d’autant plus l’ambition de tenir la Fête de l’Humanité que l’année écoulée a été marquée par des épreuves, des restrictions et par la solitude que certains ont éprouvée douloureusement. Le besoin de se retrouver, de partager des moments de joie, de rire, de danser, mais aussi de débattre, de discuter sans écrans interposés, celui d’envisager les luttes à venir, tout commande de maîtriser ensemble les conditions exceptionnelles de son organisation pour que l’esprit de la Fête l’emporte : la convivialité, le sens du partage, la franchise des échanges fraternels. Il réside dans le bonheur des découvertes artistiques et musicales, les émotions et vibrations des corps vivants et mêlés.

Tenir la Fête relève encore de la nécessité quand le pouvoir tente par tous les moyens de faire oublier le sacrifice des « premiers de corvée » qui ont maintenu le pays à bout de bras pendant les confinements, travailleuses et travailleurs essentiels, indispensables même, autant que méprisés et sous-payés. Au moment où les puissances d’argent profitent de la tétanie provoquée par la crise sanitaire pour affermir leur pouvoir, cette Fête se veut celle du réveil citoyen, du combat social et démocratique et de l’action pour construire l’alternative au système de prédation et d’exploitation des êtres humains et de la nature. La préparation de l’élection présidentielle trouvera dans les allées de la Fête des prolongements pour aider à dégager une issue de transformation sociale et écologique.

Nous y retrouverons le Village du monde, qui fera vivre la solidarité internationaliste avec les peuples en lutte pour leur dignité, malgré les restrictions qui empêcheront le déplacement de certaines délégations. L’Agora de l’Humanité, carrefour des débats sur les enjeux brûlants de l’actualité, prendra ses quartiers au cœur de la Fête, les stands militants et associatifs provoqueront la rencontre, susciteront la discussion fraternelle et mettront en partage leurs tablées. Le Forum social livrera les expériences et actions du monde syndical mobilisé contre la casse des retraites et celle de l’assurance-chômage, pour le renouveau industriel, la défense des services publics et la création d’emplois. Le Village du livre initiera quant à lui de riches débats et des rencontres fécondes avec les auteurs et éditeurs. L’espace du conseil national du Parti communiste permettra de porter des propositions nouvelles dans le cadre des échéances à venir.

Une fois encore, nous voulons vous offrir ce mélange unique de fête et de débats. De grands noms de la scène musicale française dont IAM, Alain Souchon, Boulevard des airs, Louis Chédid, Tryo, Soso Manès et d’autres dont nous dévoilerons les noms dans quelques jours viendront animer les trois scènes que nous mettrons à disposition du public. Les bons de soutien seront à votre disposition dans une dizaine de jours et pourront être défiscalisés à hauteur de 66 %, dès lors que le versement sera labellisé au fonds de dotation « l’Humanité en partage ». Fidèle à sa vocation solidaire, la Fête de l’Humanité reversera 1 euro sur chaque bon au Secours populaire français pour l’aider à financer ses actions.

Sans attendre, popularisons autour de nous, en famille, au travail, entre amis, cette nouvelle édition de la Fête de l’Humanité pour en faire le tremplin des idées nouvelles et le grand moment de fraternité dont nous avons toutes et tous tellement besoin.

Patrick Le Hyaric

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:54
Allocution de Macron : Un président-candidat au service du capital (PCF, 13 juillet 2021)
Allocution de Macron : Un président-candidat au service du capital

Communiqué du PCF suite au discours du président Macron du 12 juillet

L’allocution du président de la République, ce 12 juillet, n’a pas été à la hauteur de la crise politique, sanitaire et économique que vit la France.

Pour le Parti communiste français, la vaccination doit devenir une grande cause nationale et mondiale car elle est la meilleure protection contre l’épidémie. Elle doit être accompagnée d'une politique ambitieuse de prévention et d'un investissement massif dans la recherche publique pour développer, en plus des vaccins, des traitements efficaces contre le Covid-19.

On ne peut combattre un tel virus à l’échelle d’un seul pays. Alors qu’une faible proportion de la population mondiale a jusqu’alors bénéficié de la barrière des vaccins et que les promesses du G7 en direction des pays les plus pauvres n’ont pas été suivies d’effets, il y a plus que jamais urgence à lever les brevets et à investir massivement dans la production de vaccins pour l’ensemble des peuples. Le chef de l’État l’a confirmé hier soir. Le gouvernement français se refuse toujours à imposer cette solution aux grands laboratoires pharmaceutiques. Il est également décisif d'apporter une aide immédiate aux pays les plus touchés, notamment ceux du Sud, par des moyens financiers, en matériel médical, médicaments et protections, et d'agir pour développer les capacités de production partout dans le monde.

Dans notre pays, les constats formulés par le chef de l’État résonnent comme l’impitoyable aveu de l’échec des politiques sanitaires mises en œuvre par le gouvernement.

Si trop peu de nos concitoyennes et concitoyens sont aujourd’hui protégés, c’est d’abord du fait d’une gestion libérale de la pandémie et du choix de déléguer une partie de cette gestion à des cabinets privés qui n'agissent en rien pour l’intérêt général, ainsi qu’à des opérateurs privés pour les prises de rendez-vous. La suspicion d’une partie du pays envers la parole publique a en outre été aggravée par les incohérences de l’action gouvernementale et son absence de transparence, comme par les défaillances de l’État pour répondre aux besoins de l’hôpital ou des soignants qui réclament une juste reconnaissance et des moyens supplémentaires leur permettant de mener au mieux leurs missions. Le Ségur de la santé n'est pas à la hauteur de leurs besoins et de leurs attentes.

 

Le pays a besoin d’une politique nationale de santé publique d’un tout autre niveau pour combattre efficacement l'épidémie et convaincre largement nos compatriotes. Elle implique de développer la Sécurité sociale, de renforcer l'hôpital public et les Ehpad, de créer des centaines de milliers d'emplois et de développer la formation, de mettre en place un pôle public du médicament et de développer des centres de santé. Si les personnels soignants, ainsi que les agents du service public en contact avec les usagers, doivent être incités à se faire vacciner, une stratégie publique offensive, élaborée démocratiquement à tous les niveaux et placée sous le contrôle du Parlement, doit permettre d’aller à la rencontre de toutes celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de recevoir un vaccin. Si l’on veut réellement améliorer la couverture vaccinale du pays, aucun territoire, aucune catégorie sociale, à commencer par les plus fragiles, ne doit être abandonné. Et si un pass sanitaire peut se révéler nécessaire pour endiguer la nouvelle vague épidémique qui s’annonce, une telle mesure ne peut être que transitoire, sous peine d’accroître les fractures dont souffre déjà notre société.

L’essentiel de son allocution, Emmanuel Macron l’a consacrée à son autopromotion et aux axes de sa future campagne présidentielle.

Alors que la profondeur des difficultés économiques que connaissent nos concitoyennes et concitoyens, comme l’aggravation constante des inégalités, appellent une politique d’urgence sociale, il choisit de remettre à l’ordre du jour les contre-réformes néolibérales qu’il n’a pu encore faire aboutir du fait du contexte sanitaire et du rejet massif qu'elles suscitent.

Avec l’annonce de l’entrée en vigueur prochaine des nouvelles conditions d’indemnisation des sans-emploi, la volonté réaffirmée de faire travailler plus longtemps les salarié.e.s par le recul de l’âge du départ à la retraite, la relance du démantèlement de la protection sociale et de l'ensemble des missions protectrices de l’État, c’est une politique de casse sociale aggravée qu’il entend imposer au pays.

C’est aux hommes et aux femmes qui ne vivent que de leur travail que ce Président des ultra-riches veut faire payer la crise. Tanpis si le chômage, la pauvreté et la précarité progressent pour l'immense majorité des Françaises et des Français pendant que la fortune des plus riches familles de France atteint 1000 milliards d’euros. Tanpis si les délocalisations se sont poursuivies à un rythme soutenu, déchirant sans cesse davantage le tissu industriel de la France.

Il faut mettre en échec ce projet. Notre pays a un besoin impératif d’une politique de gauche qui s’attaque à la domination et aux privilèges insolents du capital, afin de répondre à l’immensité des besoins populaires.

L'heure est à une politique qui permette à tous les secteurs de s'organiser, à des embauches massives dans les services publics, à commencer par la santé et l'éducation, au soutien à la culture. L'heure est à une autre utilisation de l'argent, à une sécurisation de l'emploi et de la formation de chaque salarié.e, à une aide à la hauteur des besoins des TPE-PME au lieu de déverser des centaines de milliards d'euros à des groupes supprimant des activités et des emplois, à un nouveau mode de développement social et écologique, à une nouvelle industrialisation, à des mesures d'ampleur contre la pauvreté et la précarité.

C’est ce à quoi le Parti communiste français, avec son candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel, entend s’attacher.

 

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:50
Financement de la dépendance - l'Etat a détourné 20 milliards affirme  Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (L'Humanité, 13 juillet)
Financement de la dépendance. Pascal Champvert : « L’État a détourné 20 milliards »
Mardi 13 Juillet 2021

Coup de colère lundi de l’Association des directeurs au service des personnes âgées contre les ponctions des gouvernements successifs dans la dépendance. Entretien

 

D’habitude tout en retenue, l’AD-PA est très remontée. L’association qui fédère les dirigeants d’Ehpad et d’associations d’aide à domicile a fait ses comptes. L’État a pris 20 milliards d’euros dans les financements à la ­dépendance depuis 2006. Entretien avec Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées.

N’allez-vous pas un peu fort en parlant de détournements ?

Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées

Pascal Champvert Le mot est fort. Il est assumé. L’État a détourné 20 milliards ! La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a été créée en 2004. Dès son deuxième budget, en 2005, l’État a commencé à piocher dedans. Il a ensuite organisé de façon méthodique et au fur et à mesure des gouvernements et des majorités une reprise des crédits. Et ce au vu et au su de tout le monde. Cyniquement, les députés Éric Woerth, ancien ministre du Budget sous Sarkozy, et Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget sous Hollande, l’ont reconnu devant le Parlement. Et quand Christian Eckert a été sollicité pour créer la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa), en 2013, le gouvernement auquel il appartenait a manœuvré pour reprendre massivement l’argent.

Comment arrivez-vous à ce total de 20 milliards d’euros ?

Pascal Champvert Ce total correspond à plus de 1 milliard pris chaque année dans les différentes lignes budgétaires dédiées à l’autonomie. L’État organise la sous-consommation de crédits affectés aux personnes âgées et leur reprise, construit des budgets à partir de dépenses non effectuées, oblige à mettre en réserve ce qu’il reprend ensuite, réalise des économies sur les dépenses d’investissement. Pour la Casa, le gouvernement de l’époque a pris prétexte du retard du vote de la loi d’adaptation de la société au vieillissement pour détourner, de mi-2013 à fin 2015, 1,5 milliard d’euros. Tout cet argent qui aurait dû aller à la restructuration des établissements, au recrutement de personnels, à l’amélioration de l’équipement au domicile, a été repris pour financer des collèges, des routes… Mais ce n’est pas tout. L’État annonce un déficit de 1,2 milliard de la CNSA. On sait très bien que l’étape suivante sera de demander des économies. C’est tout l’inverse qu’il faudrait faire. Géné­ralisons les prestations autonomie pour améliorer l’accompagnement des établissements et des personnes à leurs domiciles. Le secteur peut créer des milliers d’emplois.

La crise sanitaire n’a-t-elle donc rien changé ?

Pascal Champvert Le quoi qu’il en coûte a été extrêmement positif, mais calculé étroitement. Si bien que l’État ne compense pas les dépenses supplémentaires. Nous avons salué les annonces de recrutements, les augmentations non négligeables dans le cadre du Ségur de la santé comme de la convention collective de l’aide à domicile. Mais le Ségur a ses oubliés et les augmentations dans l’aide à domicile ne concernent que les associations. Le secteur devra se ­débrouiller pour assurer une partie de toutes ces dépenses. Nous travaillons à les chiffrer.

Qu’est devenu le « cinquième pilier » de la Sécu­rité sociale dévolu à l’autonomie ?

Pascal Champvert Il n’y a rien de nouveau. La ministre déléguée à l’autonomie se bat pour obtenir des choses. Notre crainte est que tout cela débouche sur quelques bricoles, mais aucun changement sur le fond. Depuis dix ans, les rapports se succèdent et affirment tous qu’il faut nous préparer à l’augmentation du nombre de personnes âgées, en recrutant des personnels et en les formant mieux. Malheureusement, rien n’a bougé. Des nouvelles pistes de financement ont été évoquées. Bien expliquées, je suis convaincu que les Français y seraient favorables. Le problème est que l’État crée des taxes pour la dépendance qui financent toujours autre chose.

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:42
Intervention d'Emmanuel Macron : un tour de vis sanitaire et social - L'Humanité, 13 juillet 2021
Intervention d'Emmanuel Macron : un tour de vis sanitaire et social
Mardi 13 Juillet 2021

À neuf mois de sa fin de mandat, le chef de l’État renforce la lutte contre le Covid-19, avec la vaccination obligatoire des soignants et l’extension du passe sanitaire. Des décisions prises pour « bloquer le virus », avec pour ligne de mire la poursuite de la reprise économique.

 

Le plan devait se dérouler sans accroc avec une intervention présidentielle « avant le 14 juillet », annoncée de longue date, pour dérouler la feuille de route de la fin du quinquennat. Mais le variant Delta est venu perturber le scénario bien orchestré. L’allocution présidentielle prend donc un air de déjà-vu et se recentre sur la gestion sanitaire. Après un énième Conseil de défense, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles restrictions qui feront l’objet d’un projet de loi examiné par le Parlement à partir du 21 juillet. Le président n’a toutefois pas totalement abandonné ses ambitions initiales. « Je vous l’avais dit l’année dernière, nous allons devoir vivre avec le virus. Les semaines à venir seront donc celles de la mobilisation contre l’épidémie et pour la relance », a lancé le chef de l’État depuis l’Élysée. Sur l’un des sujets les plus attendus, la réforme des retraites (lire ci-contre), le chef de l’État a tout de même temporisé : « Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la relance bien assurée », a-t-il déclaré tout en assurant qu’il faudrait mettre fin aux régimes spéciaux et « travailler plus longtemps ».

Vaccin : « Une course contre la montre »

C’était attendu : le président de la République a annoncé d’emblée dès le début de son allocution que la vaccination sera obligatoire pour « les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, des cliniques, des maisons de retraite, des établissements pour personnes en situation handicap, pour tous les professionnels ou bénévoles qui travaillent au contact des personnes fragiles, y compris à domicile. ». Une décision motivée, a-t-il justifié, par la « reprise forte de l’épidémie sur tout le territoire » du fait de la progression du variant Delta, exigeant « un été de mobilisation pour la vaccination » afin d’éviter une forte augmentation « dès le mois d’août » des contaminations et des hospitalisations. Toutes les personnes concernées devront être vaccinées avant le 15 septembre. À partir de cette date, « des contrôles et des sanctions » seront mis en œuvre. Ces décisions (et celles concernant le passe sanitaire) seront portées par un projet de loi présenté dès ce mardi en Conseil d’État, en Conseil des ministres le 19 juillet puis débattu à l’Assemblée nationale le 21. Le chef de l’État a enfin annoncé des campagnes de vaccination dès cet été, « au plus près du terrain » et à la rentrée dans les établissements scolaires et universitaires. « 9 millions de doses vous attendent », a-t-il lancé, laissant finalement entendre qu’au cas où ces mesures ne suffiraient pas à obtenir une couverture vaccinale suffisante, la vaccination obligatoire pour tous n’était plus un tabou.

Le passe sanitaire, un sésame bientôt incontournable

Le chef de l’État a annoncé lundi soir d’autres mesures destinées à freiner le redémarrage de l’épidémie, dopée par le variant Delta. Parmi celles-ci, la plus importante est sans doute l’extension du passe sanitaire, dont l’objectif est de « faire peser les restrictions sur les non vaccinés ». Jusqu’ici exigé pour les événements rassemblant plus de 1 000 personnes (dans les stades par exemple) ou à l’entrée des discothèques accueillant plus de 50 personnes, ce passe va devenir obligatoire pour accéder à de nombreux autres lieux accueillant du public : dès le 21 juillet, ce sera le cas, pour les personnes de plus de 12 ans, « des lieux de culture et de loisirs » (parcs d’attractions, théâtres, cinémas…). Le temps de faire voter une loi en ce sens, cette extension concernera aussi, début août, les bars et restaurants, mais aussi les centres commerciaux, les hôpitaux, les maisons de retraite, les avions, les trains et les cars effectuant de longues distances, « pour les clients, les usagers, comme les salariés », a précisé Emmanuel Macron. Objectif : inciter les derniers récalcitrants à se faire enfin vacciner. Dans le même ordre d’idées, les tests PCR seront aussi rendus payants cet automne, sauf prescription médicale. Par ailleurs, deux territoires vont subir des mesures de freinage plus drastiques encore, avec le retour ce mardi de l’état d’urgence sanitaire et du couvre-feu : la Martinique et La Réunion.

Économie : la relance du satisfecit

Sur le bilan économique et social de la crise, Emmanuel Macron a joué du satisfecit : « le quoi qu’il en coûte a protégé nos entreprises et nos emplois ». Avec « une croissance de 6 % attendue en 2021, la France est en tête des grandes économies européennes », a ainsi fait valoir le président de la République. Selon lui, « l’emploi a résisté » à la crise, malgré la « destruction de près de 300 000 emplois » en 2020. La preuve que « les plans de soutien ont permis d’envisager une reprise sereine ». Mais il entend « aller plus loin », sans jamais donner plus de détails. « Nous resterons pleinement mobilisés pour aider les jeunes, les indépendants et ceux dont l’entreprise n’a pas résisté à la crise », a-t-il tout juste évoqué.

Quant au plan de relance de 100 milliards d’euros, là aussi, l’autosatisfaction est de rigueur, « mais nous devons faire plus », affirme Emmanuel Macron via, pêle-mêle, la « levée des contraintes » pour les entreprises qui souffrent de la pénurie de matières premières ou de main-d’œuvre. « Notre priorité est de nous réinscrire dans une trajectoire de plein-emploi », a-t-il martelé, évoquant un futur « plan d’investissements pour bâtir la France de 2030 ».

Enfin, en matière de production industrielle, Emmanuel Macron a insisté sur « la nécessité de recouvrer le chemin de l’indépendance française et européenne ». La présidence tournante de l’Union européenne qui incombe à la France devant être, selon lui, l’occasion d’acter un « agenda commun d’indépendance industrielle et technologique », là encore, sans plus de détails.

Passage en force sur l’assurance chômage

Quoi de mieux, pour vanter le modèle social français, ce « joyau à préserver », que de maintenir coûte que coûte la réforme de l’assurance-chômage dont l’objectif est de sabrer 2,5 milliards d’euros dans les indemnités des privés d’emploi ? Le en même temps macronien permet de s’accommoder de toutes les incohérences. Son auteur n’a pas hésité à en user pour affirmer que cette réforme « sera mise en œuvre au 1er  octobre ». Avec toujours le même argument : « On doit gagner sa vie en travaillant plutôt qu’en restant chez soi ». Profiteurs de chômeurs !

L’Élysée compte passer en force sur le sujet. Peu importe que le Conseil d’État ait par deux fois bloqué l’application d’une partie du texte du fait de ses incohérences, ou que cette même haute juridiction administrative doive encore se prononcer sur le fond. Il en va de la parole du gouvernement qui a fait de cette réforme un donnant-donnant contre les mesures structurelles demandées par Bruxelles en échange des 40 millions d’euros du plan de relance tricolore.

En revanche, rien de tangible n’a été annoncé pour renforcer le modèle social. Pas de généralisation de la garantie jeunes à un million de moins de 26 ans, comme chuchotée dans les couloirs du ministère du Travail. Il faudra se contenter de l’évocation d’un « revenu d’engagement pour les jeunes sans emploi ni formation, avec des droits et des devoirs ». Mêmes promesse creuse d’un « accompagnement renforcé » pour les aînés et les personnes en situation de handicap.

Retraites : Macron veut reculer l’âge de départ
Mardi 13 Juillet 2021 - L'Humanité

Lors de son allocution, le président a confirmé son intention de reculer l’âge de départ à la retraite et d’en finir avec les régimes spéciaux. Sans plus de détails.

 

Ferme sur ses intentions, volontairement flou sur le calendrier. Lundi soir, Emmanuel Macron a confirmé sa volonté d’engager une réforme des retraites : si son projet de refonte originel (dynamitage du système actuel au profit d’un régime par points) semble pour le moment enterré, il a en partie confirmé les rumeurs qui bruissaient dans la presse depuis plusieurs semaines. Après avoir vanté les vertus de « notre modèle social », un « joyau qu’il faut préserver », le président a en effet avancé deux pistes : un recul de l’âge de départ et une suppression des régimes spéciaux. « Il nous faudra travailler plus longtemps, affirme Emmanuel Macron. Pas demain, pas brutalement, pas de manière uniforme, mais progressivement, sur plusieurs années. Et donc, l’âge de départ devra être plus tardif. »

« Dès que les conditions sanitaires seront réunies »

À quelle échéance ? La réforme «  sera engagée dès que les conditions sanitaires seront réunies ». « Je ne lancerai pas la réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée », a-t-il complété. De quoi laisser libre cours à toutes les interprétations… Puisqu’il se laissera le soin, on s’en doute, de décréter à quel moment la pandémie sera « sous contrôle ».

On n’est guère plus avancé non plus sur le contenu précis de cette nouvelle réforme, sur laquelle les « partenaires sociaux » pourraient plancher dès la rentrée. Pour ce qui est des régimes spéciaux, le président a tout juste déclaré qu’ils devraient « être supprimés pour les nouveaux employés ». Pour ce qui est du recul de l’âge de départ à la retraite, il n’a évoqué aucun chiffre.

Ces dernières semaines, des fuites dans la presse évoquaient l’hypothèse d’un recul à 64 ans de l’âge légal, contre 62 aujourd’hui. Seraient concernées la génération née en 1961 (qui partirait à 62 ans et demi), puis celle de 1962 (63 ans), celle de 1963 (63 ans et demi) et enfin, celle de 1964 (64 ans). Gain financier espéré : 14 milliards d’euros dès 2026.

Mais les motivations d’un tel recul seraient évidemment au moins autant politiques que budgétaires : il s’agit de donner des gages à l’électorat de droite, en prévision de la prochaine élection présidentielle. Selon un récent sondage (Elabe pour les Échos et Radio Classique), seuls les anciens électeurs de François Fillon sont favorables à un relèvement de l’âge de départ, à 62 %. En revanche, 71 % des Français y sont toujours opposés. Tout comme l’ensemble des organisations syndicales.

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 05:06

 

Depuis plusieurs semaines, suite à un le début de reprise économique, les médias mettent l’accent sur la volonté des Français de dépenser l’épargne cumulée durant les mois de confinement. En occultant le fait que 80% de cette épargne supplémentaire se trouve sur les comptes de 20% des ménages. De leurs côtés, les multinationales de l’industrie automobile lancent une nouvelle forme « destruction » dite « créatrice » au nom de la conversion à la voiture électrique.

La récession économique de 2020 imputable au coronavirus a fragilisé beaucoup de professions, à commencer par toutes celles dont l’activité dépend de l’argent dont disposent les ménages, qu’il s’agisse d’aller au restaurant, de fréquenter une salle de sport ou de s’offrir des vacances pour ne prendre que quelques exemples. Dans une longue note de conjoncture publiée le 1er juillet, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) prévoit une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de +6% sur l’année 2021 après un recul de -8% en 2020. L’inflation serait de +1,8% sur l’année en cours et la « croissance du pouvoir d’achat rapporté au nombre d’unités de consommation en 2021 » serait de +1,4%.

Dans un dossier en quatre parties rendu public le 29 juin dernier, l’INSEE se montrait beaucoup moins optimiste que dans la note du 1er juillet. On apprenait que « fin 2020, 28,2 millions de personnes sont en emploi en France, dont 25,2 millions de salariés. L’emploi salarié a baissé de 296.000 sous l’effet de la crise sanitaire (…) Par ailleurs, les démarches de recherche d’emploi ont été limitées par les restrictions de certaines activités, si bien que le chômage au sens du BIT (Bureau international du travail) a reculé et le halo, la part des personnes de 15 à 64 ans, sans emploi et souhaitant travailler a augmenté de 0,4 point parmi les 15-64 ans pour atteindre 10,3% », précisait l’INSEE dans ce dossier.

L’Institut relevait aussi, qu’en 2020, «la durée effective de travail des salariés à temps complet a fortement reculé par rapport à 2019 : -101 heures.  Les trois quarts de cette baisse sont imputables à la période du premier confinement. Les secteurs dont l’activité a été considérée comme non essentielle où ceux qui sont liés au tourisme ont été les plus touchés ». Certes, l’indemnisation du chômage partiel a compensé une partie importante des pertes de salaires en 2020, mais cela s’est néanmoins traduit par un recul du pouvoir d’achat pour des millions de ménages dont les revenus étaient déjà insuffisants pour vivre correctement avant la crise.

Chute moyenne de 4,9% du salaire par tête en 2020 

Dans la présentation générale de ses notes du 29 juin, l’INSEE précisait à propos de l’évolution de la situation des salariés en 2020 : « Dans le privé, le salaire moyen par tête (SMPT nominal) a chuté de 4,9% en moyenne en 2020 notamment au deuxième trimestre où il s’est effondré. Cela résulte du recours massif au chômage partiel qui s’est substitué aux salaires (…) La crise a davantage pénalisé les bas salaires mais les dispositifs de soutien ont limité l’accroissement des inégalités ». Ce qui signifie qu’elles ont tout de même augmenté. Du coup, même avec 1,4% de mieux qu’en 2020 on est loin de retrouver la situation moyenne de 2019 concernant le pouvoir d’achat.

La partie de l’étude du 29 juin  consacrée à l’évolution de la situation des salariés nés entre 1940 et 1980 montrait, sans surprise,  que les aînés ont travaillé dans un contexte de croissance économique plus favorable que les plus jeunes  tandis qu’au « fil des générations, le diplôme  apparaît de moins en moins rémunérateur relativement aux autres participants au marché du travail» Mais «en période de chômage élevé, les salariés les moins qualifiés sont davantage évincés de l’emploi que les autres», notait  aussi l’INSEE.

Risques de mauvaises surprises en 2021 et 2022

Revenant sur les conséquences de la  récession économique de 2020 dans  le quatrième volet de son étude, l’INSEE indiquait que, l‘an dernier, «quatre salariés sur cinq étaient employés dans une entreprise dont l’activité a fortement baissé; le télétravail s’est fortement développé et a concerné jusqu’à 28% des salariés; le chômage partiel a concerné jusqu’à  27% des salariés (…) Tous secteurs confondus: 37%  des salariés étaient employés dans une entreprise dont l’activité  s’est dégradée lors des deux confinements de 2020». Dans le secteur de la restauration, 70% des salariés étaient dans une entreprise complètement à l’arrêt au premier confinement, le chiffre étant de 60% dans celui du spectacle. Durant la même période, « l’activité a été interrompue ou s’est fortement dégradée dans plus de 80% des entreprises de la construction, le recours au chômage partiel s’est alors généralisé », précisait l’Institut.

Toujours en 2020, « l’industrie automobile a pâti du manque de débouchés, en particulier lors du premier confinement. Pour plus de 90% des entreprises l’activité s’est arrêtée ou a baissé de plus de moitié. Le dispositif de chômage partiel a été fortement mobilisé au cours des premiers mois de la crise », relève cette étude. Mais, depuis des semaines, du fait des ruptures dans les livraisons de pièces- notamment des composants électroniques dont la production a été délocalisées en Asie et ailleurs pour réduire le coût de la main-d’œuvre- on nous informe que des chaînes de montages sont à l‘arrêt en France et en Europe.

Un bilan carbone sous-estimé pour la voiture électrique

Par ailleurs, la course de vitesse dans laquelle sont lancées les firmes multinationales pour produire des voitures dotées d’un moteur électrique se traduit déjà en France par des réductions de commandes chez les sous-traitants produisant des pièces pour les voitures thermiques. Pourtant, les chaînes de montages auront encore besoin de ces pièces durant plusieurs années en France comme en Europe. Mais commander davantage dans des pays à bas coûts de main d’œuvre semble être la stratégie des grandes marques françaises et européennes désormais.

En réalité les grandes firmes de l’automobile sont en train de mettre en place un processus accéléré de « destruction créatrice », au nom d’une nécessaire réduction des émissions de CO2. En tentant de faire oublier que chaque voiture dotée d’un moteur électrique doit parcourir au moins 40.000 kilomètres avant que son bilan carbone ne passe sous celui d’un moteur thermique. Car il faut extraire et travailler beaucoup de fer, de cuivre et d’autres matériaux pour produire ces voitures et leurs grosses batteries.  De ce fait, il est déjà acquis que cette conversion mondiale fera croître les émissions de CO2 sur toute la planète durant les deux prochaines décennies, voire au-delà. Surtout si les voitures thermiques retirées du marché dans les pays développés continuent d’être exportées en Afrique comme c’est le cas depuis de nombreuses années. Il resta aussi à voir quel sera le prix d’une voiture électrique quand le cuivre et les métaux issus des terres rares se feront de plus en plus rares.

Cela arrivera bien plus tôt que les économistes libéraux et les décideurs politiques ne l’imaginent aujourd’hui.               

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 05:38

 

Avec sa campagne estivale lancée la semaine dernière, le PCF souhaite mettre au cœur du débat d’autres réformes que celles envisagées par Emmanuel Macron pour les mois à venir. Entretien avec son porte-parole, Ian Brossat. Entretien

Au nom de la dette et de l’équilibre du système, Emmanuel Macron envisage de porter à 64 ans l’âge de la retraite. Comment un départ à 60 ans, comme vous le proposez, est-il possible ?

IAN BROSSAT Pendant que les ultrariches bénéficient d’une sorte de totem d’im­munité, le gouvernement fait les poches des plus modestes. L’impératif budgétaire ne saurait justifier un nouveau recul social. Malgré le matraquage sur le déséquilibre de notre système, les dernières études du Conseil d’orientation des retraites montrent que le niveau de déficit n’a rien d’alarmant et que la part des pensions dans le PIB va passer de plus de 14 % à 13,7 %.

Lire aussi : Présidentielle 2022. Sous le soleil de Marseille, la « Caravane des jours heureux »

Repousser l’âge de départ revient de fait à expliquer aux salariés en première ou deuxième ligne pendant les différents confinements qu’ils devront travailler plus pour toucher la même pension. C’est d’autant plus scandaleux qu’une retraite digne à 60 ans au bout de 37 annuités et demie, comme le propose Fabien Roussel, est tout à fait possible si on a le courage de s’en prendre aux revenus financiers des entreprises.

Face à cette politique, la gauche dans son ensemble atteint péni­blement les 25 % dans les sondages sur 2022. Comment la candidature PCF, créditée pour l’heure de 3 à 3,5 %, peut-elle aider à inverser ce rapport de forces ?

IAN BROSSAT Il y a les sondages, mais aussi les leçons à tirer des dernières élections. Or, quand on compare les résultats de premier tour dans un dépar­tement comme le Pas-de-Calais, on s’aperçoit que, le même jour avec une candidature unique aux régionales, la gauche fait 20 %, et qu’avec des candidatures diverses aux départementales elle rassemble 46 % des voix. Autrement dit, l’idée qu’une ­candidature unique à la présidentielle serait une solution miracle ne se vérifie pas dans les faits.

Notre objectif n’est pas de retrancher des voix à d’autres mais de faire revenir à la gauche ceux qui s’en sont éloignés en se tournant vers l’abstention. Beaucoup des débats qui monopolisent l’attention – burkini, fêtes de mariage, assesseure voilée… – n’ont rien à voir avec les préoccupations quotidiennes des Français. Nous voulons remettre sur la table les vrais sujets qui les taraudent : le social, le travail, l’utilisation de l’argent, l’industrie, les délocalisations… D’ailleurs, depuis quelques semaines, Fabien Roussel commence à faire entendre sa petite musique, et à engranger des points.

La sécurité comme l’immigration ou encore la laïcité sont, elles, des questions omniprésentes dans le débat public et elles suscitent des divisions à gauche. Quelle ligne entend défendre le PCF ?

IAN BROSSAT La sécurité ne peut pas être un sujet tabou : ceux qui souffrent le plus de la délinquance sont les habitants des quartiers populaires. Mais nos réponses sont aux anti­podes de celles de la droite et de l’extrême droite. Elles passent à la fois par la reconstitution d’une police de proximité saccagée par Nicolas Sarkozy, par une justice qui retrouve les moyens de fonctionner alors même qu’elle a été clochardisée, et par un puissant travail de prévention avec les asso­ciations de terrain.

Quant à l’immigration, le Parti communiste est profondément attaché à ce que la France accueille dignement ceux qui cherchent un refuge. Force est de constater que le droit d’asile n’est pas respecté du fait de critères trop restrictifs et de l’aberrant règlement de Dublin. Il convient de revoir totalement notre politique d’accueil pour nous hisser à la hauteur des valeurs de la République aujourd’hui foulées aux pieds.

Lire aussi : Inégalités. Ces familles qui valent 1 000 milliards

La campagne estivale du candidat communiste a été lancée la semaine dernière avec une « Caravane des jours heureux ». Quelles propositions s’agit-il de faire connaître ?

IAN BROSSAT L’augmentation des salaires, le Smic à 1 500 euros net, le partage des richesses… Nous voulons placer au cœur de la campagne la nécessité absolue de nous attaquer à l’accroissement inouï des inégalités qui pourrissent la vie des Français : en un an le chômage a augmenté de 6 %, alors que les entreprises du CAC 40 ont prévu de verser 51 milliards d’euros à leurs actionnaires. Avec les 42 étapes de notre caravane, nous mettrons ces propositions en débat avec les vacanciers et les habitants. Nous poursuivrons ces échanges à l’automne, et Fabien Roussel présentera son projet en fin d’année.

La jeunesse est aussi une des priorités du PCF. Plan « Un jeune, une solution », garantie jeunes… Qu’opposez-vous à ces dispositifs mis en avant par l’exécutif ?

IAN BROSSAT Le gouvernement ne prend pas du tout la mesure du drame. Un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Et ce n’est pas avec les trois cacahuètes qu’il consent à leur accorder qu’il résoudra les difficultés, dont il est d’ailleurs responsable. Avec sa dernière réforme, l’APL de 40 % des jeunes allocataires a baissé. Notre ambition est de permettre à la jeunesse de France d’être la mieux formée du monde, ce qui suppose un accroissement considérable des moyens de l’éducation nationale et des universités. Et pour que chacun puisse vivre décemment, nous défendons la création d’un revenu étudiant afin que les jeunes ne soient plus condamnés à vivre dans la précarité.

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 05:32
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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 05:23

 

Jean Bernard Levy, PDG d’EDF, a brutalement annoncé à la FNME-CGT l’abandon du projet de conversion «Ecocombust», travaillé par le syndicat avec les salariés de la centrale, dans le cadre des objectifs, fixés par le Chef de l’État lui-même, d’une sortie du charbon pour la production électrique en 2022.

Ecocombust, ce sont 400.000 tonnes de CO2 économisés annuellement, grâce au savoir-faire des salariés de l’énergie et à l’utilisation de la biomasse à la place du charbon, pour une très grande partie.

 

 

Visiblement gêné d’assumer cette décision totalement absurde et révoltante, le Président de la République prend la responsabilité de renoncer à un projet de conversion industrielle pourtant essentiel à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique, dans lequel se sont impliqués les salariés et que soutiennent très largement les collectivités locales.

Comment peut-on croire une seconde que pour quelques dizaines de millions d’euros, l’entreprise publique EDF, par ailleurs largement bénéficiaire cette année, renonce à un projet d’avenir, pour l’emploi comme pour la transition écologique ? C'est bien l'avenir du site et de ses emplois qui est en fait la cible du Chef de l'Etat.

Décidément, Emmanuel Macron n’a que mépris pour l’industrie de notre pays, pour les compétences de ses salariés et leur capacité d’innovation. Même sur les projets les plus innovants, il n’a de cesse que d’accompagner sinon d’organiser le démantèlement de l’industrie française, nourri par sa culture des milieux d'affaires et des banques.

Depuis de nombreux mois aux côtés des énergéticiens en lutte contre les divers projets de démantèlement de la filière énergie et de sa totale libéralisation, le PCF s’insurge contre ce nouveau coup porté à un territoire tout entier, mais aussi à l’ensemble d’une filière stratégique pour notre souveraineté.

Il continuera, aux côtés des salariés, de la FNME-CGT, des élus locaux, d’agir pour que les salariés disposent de réels pouvoirs d’intervention dans les choix de leur entreprise et pour que l’argent, qui ne manque pas, soit enfin mis au service d’une reconquête industrielle capable de lutter réellement contre le réchauffement climatique.

 

Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF,

 

 

 

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 07:14
Inégalités. Ces 500 familles françaises qui valent 1 000 milliards - L'Humanité, 9 juillet 2021
Inégalités. Ces familles qui valent 1 000 milliards
Vendredi 9 Juillet 2021 - L'Humanité

La mouture 2021 du classement des plus grandes fortunes de France a été publiée jeudi par Challenges. Leur enrichissement, en temps de crise sanitaire et économique, dépasse le stade de l’indécence.

 

C’est la première fois que le magazine Challenges semble embarrassé par son propre classement des 500 plus grandes fortunes de France. Les ultrariches ont tellement profité de la crise que ça en devient flagrant. Leur patrimoine cumulé a ainsi augmenté de 30 % en un an, pour frôler les 1 000 milliards d’euros.

Sur dix ans, la fortune des milliardaires français a gonflé de 439 %.

Il y a désormais 109 milliardaires, contre 95 l’an dernier. Rappelons qu’il y a dix ans, en 2011, ils étaient 51 à dépasser le milliard d’euros. « Ce sont les plus fortes progressions annuelles jamais enregistrées par notre palmarès, mis en place en 1996 », a indiqué Challenges. Sur dix ans, la fortune des milliardaires français a gonflé de 439 %.

Tout en haut de la pyramide

Comme chaque année depuis 2017, Bernard Arnault et sa famille sont en tête, avec une fortune estimée à plus de 157 milliards d’euros. Une progression de 57 % par rapport à juin 2020. « Les crises nous rendent plus forts », avait déclaré fin avril le PDG de LVMH en commentant les résultats financiers de son groupe. Suivent la famille Hermès (81,5 milliards d’euros), celle des Bettencourt (71,4 milliards) et en quatrième et cinquième positions celles d’Alain et Gérard Wertheimer, héritiers de Chanel, et de François Pinault, fondateur de Kering.

Icon Quote La fortune des 10 Français les plus riches est désormais supérieure de presque 100 milliards à celle des 490 autres grandes fortunes françaises.  Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam

« L’enrichissement est particulièrement fort en haut de la pyramide. La fortune des 10 Français les plus riches est désormais supérieure de presque 100 milliards à celle des 490 autres grandes fortunes françaises, explique Quentin Parrinello, le porte-parole d’Oxfam. Un constat similaire à celui que nous dressions un an après la pandémie : entre mars 2020 et mars 2021, les milliardaires français ont gagné 170 milliards d’euros – soit deux fois le budget de l’hôpital public ! »

Profiteurs de crise

Ces grandes fortunes ont profité des plans de secours à l’économie : des milliers de milliards d’euros ont été injectés par les banques centrales et une bonne partie a fini sur les marchés financiers pour venir gonfler la capitalisation des groupes du luxe, des technologies et de l’industrie pharmaceutique. Le patrimoine des principaux actionnaires a grossi d’autant. En outre, malgré la crise, ils ne se sont pas privés de dividendes. La famille Arnault a touché la moitié de ceux versés par LVMH, soit près de 1,5 milliard d’euros ; 750 millions pour les Bettencourt ; 415 millions pour Pinault.

Des cascades d'argent public

Les croissances de patrimoine financier les plus importantes se retrouvent dans les entreprises technologiques, les licornes françaises, qui ont opéré des levées de fonds énormes, soutenues par une cascade d’argent public en soutien. Les dirigeants de Snowflake, société d’hébergement de données, ont vu leur fortune exploser de 400 % en un an. Le fondateur de Snapchat, jeune trentenaire naturalisé français par Emmanuel Macron, dépasse désormais les 10 milliards d’euros (+ 115 %). Côté Big Pharma, le PDG français de Moderna a vu son patrimoine tripler, les fondateurs du laboratoire Ethyfarm se contenteront d’une hausse de 114 % de leur fortune.

Même pour un média comme Challenges que la richesse fascine, ces résultats paraissent indécents alors que la crise a fait un million de nouveaux pauvres en France et 150 millions dans le monde. « Pourquoi le capitalisme accroît les inégalités », titre en page intérieure l’hebdomadaire. Un éditorial demande même à taxer les plus riches. Un sondage vient enfoncer le clou : les deux tiers des Français demandent au gouvernement de taxer les grandes fortunes.

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 08:42
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker

Sommaire de ce numéro 7 de A cœur ouvert - 2e trimestre 2021

Le journal santé de la commission santé du PCF Bretagne:

- "Le covid 19 et la crise de la civilisation capitaliste" - par Benjamin Amar, porte-parole de la CGT Val-de-Marne, membre de la direction nationale de la CGT

- "Au procès du Mediator, Servier est déclaré coupable mais reste impuni..."  - par Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest

- "Quand le gouvernement déshumanise la psychiatrie, c'est l'humanité de chacun-e qui est attaquée! " - par Serge Klopp, référent psychiatrie du PCF

- "Alzheimer: des représentations plus nuancées mais encore fortement stigmatisantes" - par Marion Villez, enseignant-chercheur à l'université paris-Est Creteil

- "Une société pour tous les âges" - par Daniel Junker, Agent retraité SNCF, animateur collectif retraite du PCF

 

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