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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:31

 

 

Les difficultés budgétaires pèsent sur le moral des maires -

Le coût de l’énergie occupe tous les débats au sein des conseils municipaux et dans les échanges entre élus lors des assemblées générales de toutes les associations d’élus qui ont lieu depuis la rentrée.

Je citerai l’exemple de ma commune de Marquillies. En prévision de cette hausse des tarifs, nous avons inscrit en dépense d’énergie 170 000 euros, au lieu de 70 000 euros l’an dernier, sur un budget global de 1,2 million. Conversation avec le maire d’une commune de l’agglomération lilloise de 27 000 habitants : sur un budget annuel de 34 millions d’euros, 900 000 euros étaient prévus en dépenses d’énergie en début d’année, pour un coût réel sur 2022 de 2,4 millions d’euros.

Chacun est en recherche d’économies pour boucler l’année, la nouvelle la plus hallucinante dans le domaine nous est venue de l’Avesnois, de la ville de notre ami et camarade Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries. Il a lu à son conseil municipal le courrier recommandé qu’il a reçu le 27 septembre dernier de son fournisseur d’énergie, TotalEnergies. Le courrier indique : « Sans contrat de renouvellement signé avant le 31 décembre 2022 (c’est demain !), nous procèderons aux résiliations de l’ensemble des sites concernés, ce qui entraînera la suspension de la fourniture d’énergie dans les jours suivants. » L’énorme problème réside dans le fait que le prix du mégawatt dans ce contrat passerait de 90 euros à 3 000 euros ! Oui, vous avez bien lu, 3 000 euros ! Notre ami Bernard a d’abord cru qu’il y avait un zéro de trop, mais ce n’était pas le cas.

Nous payons là l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie portée par les choix libéraux faits par divers gouvernements successifs. Pendant ce temps-là, M. Attal, le ministre des Comptes publics, demande aux collectivités de « maîtriser les dépenses ». Par ailleurs, TotalEnergies a distribué un dividende exceptionnel de 2,6 milliards d’euros à ses actionnaires, le 28 septembre (tiens, exactement le lendemain de la réception du courrier par Aulnoye-Aymeries).

L’urgence est de revenir aux tarifs réglementés pour toutes les collectivités, et mettre en place un bouclier tarifaire financé par une vraie taxation des superprofits… de TotalEnergies et des autres !

 

 

 

 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:27

 

 

 

La proposition de loi du groupe « Les Républicains » visant la Formation des internes en médecine générale permet d’avoir un débat sur les réponses publiques à apporter face aux difficultés d’accès aux soins.

Comment accepter, en effet, que 30% de la population française vit dans un désert médical ? La difficulté pour prendre un rendez-vous avec un généraliste en secteur 1 n’est plus une situation spécifique aux territoires ruraux, elle concerne désormais également les territoires péri-urbains et urbains.

Ainsi, la région IDF est le premier désert médical de France : 62,4 % de la population francilienne, soit 7,6 millions de personnes, ont du mal à accéder à des médecins trop peu nombreux.
Les maires sont soumis à rude épreuve pour trouver une solution coûte que coûte !
Il faut redire que depuis 20 ans, les gouvernements successifs ont refusé de supprimer le numerus clausus et d’augmenter le nombre d’étudiantes et d’étudiants en médecine.
L’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn reconnaissait elle-même dans une tribune au journal Le Monde que le numerus clausus avait été desserré de façon trop progressive et que je cite : « on a perdu plus de quinze ans ».

Depuis 2017, le gouvernement d’Emmanuel Macron n’a pourtant pas corrigé la tendance puisque le remplacement du numerus clausus par le numerus apertus n’a pas significativement augmenté le nombre de médecins formés.

Fautes de moyens financiers et humains supplémentaires pour les universités, le nombre d’étudiant·es en médecine est passé de 9 300 en 2020 à seulement 11 180 en 2021 alors que les besoins sont plus importants, les patients étant plus âgés et souvent atteints de poly-pathologies.
Dans ce contexte, la proposition de loi du Groupe Les Républicains d’ajouter une 4eme année pour les internes en médecine non seulement ne résoudra rien mais au contraire va démotiver et précariser les internes.

Tout d’abord sur la méthode, l’ajout d’une 10eme année d’étude sans avoir ouvert de négociations avec les internes revient à mettre la charrue avant les bœufs.
Une réforme de la formation des internes nécessiterait de discuter du contenu pédagogique et du rythme des études, de réfléchir à la prise en compte de l’épuisement professionnel qui touche les 2/3 des internes, à la revalorisation de leur statut, aux mesures pour lutter contre les comportements sexistes lors des stages dénoncés par l’association des étudiant·es de médecine. Je veux rappeler ici qu’1 interne a environ 3 fois plus de risque de se suicider qu’1 jeune du même âge et qu’en 2021, il y avait eu une campagne #Protège ton interne !
Cette proposition de loi est en déconnexion totale avec la réalité des internes. Elle ne réglera ni la pénurie des médecins ni l’aspiration des jeunes médecins qui souhaitent, à juste titre, pouvoir pratiquer la médecine en conciliant davantage leur vie familiale et personnelle.
Aujourd’hui, la majorité des nouveaux médecins aspirent à exercer leur activité de manière salariée, en équipe et dans un territoire muni d’un hôpital de proximité et non pas en libéral comme le privilégie cette PPL. Il faudrait donc favoriser la réalisation de stages et l’installation dans les centres de santé.

L’incitation à effectuer des stages dans les territoires sous - dotés ne va pas entrainer mécaniquement l’arrivée de 3 900 internes dans les déserts médicaux.
Les incitations fiscales à l’installation ont démontré leurs limites puisque seulement 400 médecins par an sollicitent les 50 000€ proposés pour s’installer dans un territoire sous – doté.
Les internes qui souhaiteraient effectuer un stage dans un désert médical, devront être encadrés par un médecin sénior alors que par définition les déserts médicaux sont dépourvus de médecin ou pour le moins manquent de médecins disponibles.
De plus, l’ajout d’une année supplémentaire en stage va créer une année blanche d’installation de nouveaux médecins.

Enfin, les critères d’attractivité pour les jeunes médecins font cruellement défaut, puisque les politiques d’austérité menées ces 20 dernières années, y compris par la droite, ont entrainé la fermeture des hôpitaux et maternités de proximité, et la disparition des services publics de proximité.

Selon nous, la réponse politique est multiple. Mais, dans le temps qui m’est imparti, je vais privilégier 4 propositions qui me semblent majeures :
• Augmentation des moyens des universités pour former davantage de professionnels de santé,
• Développement de centres de santé,
• Rétablissement de la permanence médicale la nuit et le weekend en abrogeant le décret Mattei et en revalorisant les gardes, de tous les soignants, dans le public et le privé.
• Mise en place d’un conventionnement sélectif dans les zones sur-dotées
 

Mes Cher·es Collègues, vous êtes loin du compte avec votre PPL aussi, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste républicain citoyen et écologiste voteront contre cette proposition de loi, tout comme nous voterons contre l’article 23 du PLFSS qui prévoit un dispositif similaire.

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:19

 

Dans la vie de tous les jours, quand il est question des retraites, et alors qu’un Français sur deux et les trois-quarts des 50-64 ans ont déjà effectué une simulation sur leur âge de départ à la retraite, deux questions sont le plus généralement posées :

  • « Quand pourrai-je prendre ma retraite, à quel âge ? »
  • « Quel sera le montant de ma pension ? »

 

 

La jeune génération ne se pose le plus souvent aucune des deux - ou malheureusement pas assez - ; tout comme les travailleurs ubérisés. Quand ils se projettent et qu’ils imaginent ce que pourrait être leur vie après le travail, ils doutent de la possibilité de bénéficier de notre système de retraite qui doit garantir « un niveau de vie satisfaisant, sécurisé et anticipé ». Quant aux retraités, beaucoup d’entre eux s’inquiètent de l’évolution de leur pension dans les années à venir.

De contre-réformes en contre-réformes au cours des trente dernières années, le pessimisme sur notre système de retraites s’est installé. Mais en comparaison avec d’autres pays européens, la population française refuse à une très forte majorité (les trois quarts) le recul à 65 ans de l’âge du départ à la retraite.

On ne le dira jamais assez, il existe toujours une passion française pour l’égalité et pour la justice sociale. Cette passion a survécu, malgré la démolition sociale du rouleau compresseur libéral qui a tant abimé le pays et fracturé notre société, malgré un climat idéologique et politique qui peut aller au pire. Cette passion a eu des années funestes et des printemps pourris, pour paraphraser le poète, mais elle est toujours là.

Dans les enquêtes d’opinion, une majorité de personnes juge par ailleurs qu’une réforme est nécessaire du fait des inégalités face à la retraite, notamment en ce qui concerne les inégalités entre les femmes et les hommes.

Dans un rapport présenté au CEN le 10 octobre dernier, Olivier Dartigolles, animateur du groupe de travail sur le dossier des retraites, a exposé la campagne du PCF pour « une bonne retraite ». Les retraites sont un bien commun, un bien social commun dans la filiation directe du Programme des jours heureux du Conseil national de la Résistance. C’est de cela dont le macronisme, la droite et l’extrême droite ne veulent pas. Les ressources de la protection sociale et des caisses de retraites sont celles qui sont créées par ceux qui travaillent.

Une réforme pour une bonne retraite est possible et nécessaire.

Le programme présidentiel des « jours heureux » proposait « une loi pour rétablir la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75 % du revenu net d’activité. Dans le privé sur les 10 meilleures années ; pour le public, un droit d’option la plus favorable entre les dix meilleures années de salaires avec les primes, ou les six derniers mois de traitement indiciaire ; un départ à 60 ans avec une pension à taux plein garanti pour une carrière complète, allant de 18 à 60 ans, avec une prise en charge des cotisations pour les périodes de non travail (chômage, formation, études, congé parental, maladie, invalidité) ; des départs anticipés pour les personnes exerçant des métiers pénibles ou ayant des carrières longues ».

En février 2020, Pierre Dharréville et le groupe à l’Assemblée nationale ont déposé une proposition de loi « pour une retraite universellement juste ».

Pour une telle réforme, il faut dépenser plus pour les retraites. Avec deux mesures centrales : un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises pour les dissuader de placer leurs profits en titres financiers et les pousser à les utiliser ; plutôt, pour des investissements porteurs d’emplois et d’efficacité économique moduler les cotisations patronales pour agir sur les entreprises et changer leur relation à l’emploi.

Si le pouvoir ne retire pas sa réforme pour imposer un recul de l’âge de départ, le PCF propose que l’avenir des retraites soit décidé par un référendum. C’est au peuple de décider. Et c’est d’autant plus important que le débat sur les retraites est étroitement lié aux questions décisives de l’emploi, du travail, des conditions de travail et de son sens, des salaires, de la création et de la répartition des richesses.

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 08:15
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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 08:14
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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 05:47

Merci à Michel Hinault qui a mis la Vidéo du débat de la fête de l'Humanité

sur le site de l'atelier citoyen PCF Bretagne et le tract du débat de la Fête

        http://croizat-pcf.blogspot.com/

Débat organisé par l'Atelier citoyen santé Bretagne du PCF et Christiane Caro qui n'avait pas pu être présente à la fête de l'Humanité 2022 pour raisons de santé passagère. 

Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 05:36
30ème anniversaire de la reconnaissance par l'ONU de la Journée Internationale du refus de la misère

"Agir en dignité contre la pauvreté" : 30ème anniversaire de la reconnaissance par l'#ONU de la Journée Internationale du refus de la misère
#inégalités #injustice #AtdQUARTmonde

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14 octobre 2022 5 14 /10 /octobre /2022 05:50
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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 17:44
TotalEnergies, la pièce manquante de la planification énergétique (Alec Desbordes et Kevin Guillas-Cavan, Economie & politique)
TotalEnergies,
la pièce manquante de la planification énergétique

https://www.economie-et-politique.org/2022/09/07/totalenergies-la-piece-manquante-de-la-planification-energetique/?fbclid=IwAR2112AWBO37N9No1JLSAfD0gY0exZ5IKJfjiWC8HeIZs7TgB4gH7U9Xd6Q

Engrangeant un résultat net de plus de 10 milliards de dollars au premier semestre de 2022, les marges de TotalEnergies provoquent la colère et l’incompréhension. D’autant plus qu’elles sont rendues publiques alors que l’inflation galopante est en grande partie tirée par les prix de l’énergie. Ces profits importants, partagés par les entreprises pétrolières et gazières à travers le monde, sont bien le résultat de la guerre et de la conjoncture mondiale du secteur.

Pour répondre à cette situation déséquilibrée et à la précarité des populations face à l’inflation, certains États ont mis en place une taxe exceptionnelle sur ces « superprofits ». L’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne ou encore la Hongrie ont toutes adopté une taxe conjoncturelle sur les entreprises de l’énergie et de quelques autres secteurs. Les recettes de ce taux complémentaire de 10 à 25 % ont généralement une vocation redistributive : financement des plans d’aide aux ménages, à la consommation, voire aux pensions de retraite en Espagne. Cette solution sociale-démocrate est non seulement insuffisante face à l’urgence de la situation, mais surtout passe à côté du rôle stratégique d’une entreprise comme TotalEnergies dont la maîtrise publique et sociale est indispensable pour réaliser la transition écologique et la sécurisation des approvisionnements.

La concentration de la plus-value par les capitalistes financiers au lieu des forces productives

En France, les parlementaires de gauche ont proposé plusieurs amendements au Projet de loi de finances rectificative au cours de l’été pour mettre en place une taxe de ce type. Celle-ci viserait TotalEnergies mais aussi les sociétés de transport maritime et les concessionnaires d’autoroutes. La majorité, flanquée des Républicains, s’est sans grande surprise opposée à une telle politique.

N’appréciant guère faire l’objet de tels débats, l’entreprise pétrolière a annoncé une réduction temporaire des prix des carburants sur le territoire français qui doit s’ajouter à la remise subventionnée directement par l’État[2]. Cette ristourne qui doit coûter un peu plus d’un demi-milliard d’euros représente cependant un faible montant des profits de l’entreprise qui servent d’abord et avant tout à la rémunération des capitalistes. En effet, rien qu’en 2021, TotalEnergies a distribué plus de 8 milliards de dollars en dividendes et 1,5 milliard de dollars de valeur actionnariale supplémentaire par rachat d’actions (auquel sont déjà venus s’ajouter 2 autres milliards pour le seul premier semestre 2022).

Ces sommes colossales, distribuées sans contrepartie comme rente aux capitalistes financiers, pourraient avoir une bien tout autre utilité sociale et écologique. Par exemple en servant à l’investissement dans l’outil de production et au pouvoir d’achat de la population à travers une réduction de prix plus importante. De telles ressources pourraient aussi être redistribuées aux travailleurs et travailleuses à travers l’augmentation des salaires et la réduction du temps de travail, comme le revendiquent les syndicats[3].

Plus que de bonnes volontés, la nécessité d’une maîtrise publique des énergéticiens

Malgré une certaine mauvaise foi, le gouvernement n’a donc pas totalement tort quand il affirme qu’une remise sur les prix est plus désirable qu’une taxe dont les rentrées et les effets ne seront pas immédiats tout en appelant « toutes les entreprises qui le peuvent [à] augmenter les salaires » par la voix du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Lemaire.

Le problème de ce vœu pieux est qu’il dépend de la bonne volonté des dirigeants et des actionnaires privés de TotalEnergies. Pour influencer les choix de gestion des entreprises, l’État dispose pourtant d’un levier relativement simple et qui a fait ses preuves indéniables dans le secteur de l’énergie : la nationalisation. Un État qui prétend vouloir qu’une entreprise agisse comme un service public doit couper les chaînes entre le capitalisme financier et l’outil industriel pour s’immerger, conjointement avec les représentants des salariés et des usagers, dans ses opérations courantes. Une gestion sociale de TotalEnergies permettrait effectivement de protéger le pouvoir d’achat, d’assurer la sécurité énergétique et de lutter contre le réchauffement climatique.

Le gouvernement actuel s’est déjà retrouvé forcé de reconnaitre le besoin urgent d’impulsion politique dans la gestion d’une entreprise énergétique avec EDF. En effet, quoiqu’il n’y ait aucun doute que le gouvernement conserve des velléités de démantèlement de certaines activités historique de l’entreprise qui figurait dans le Plan Hercule, il s’est néanmoins vu obligé d’admettre que lui seul a la capacité de répondre aux besoins de planification et de financement du renouvellement du parc nucléaire français.

Au-delà de la seule question du nucléaire, l’inflation des prix de l’énergie, les crises d’approvisionnement et l’urgence climatique forcent à admettre que la collectivité seule a la capacité d’impulser la transformation profonde du système énergétique mondial. Cette nécessaire planification industrielle doit incorporer l’ensemble des entreprises structurantes du secteur, recouvrant les trois piliers historiques de l’énergie : l’électricité, le gaz et le pétrole.

À partir de cette démarche, il devient évident que le projet du Parti communiste français de nationalisation et de retour au statut d’EPIC d’EDF et d’Engie reste incomplet tant ne s’y ajoute pas la socialisation de TotalEnergies. La nationalisation et la transformation en EPIC des trois grands énergéticiens français avec des droits d’intervention des salariés et des usagers est d’ailleurs désormais une revendication portée conjointement par les fédérations de la chimie et de l’énergie de la CGT[4].

Une courte histoire de Total et du pétrole, entre public et privé

À la différence de l’électricité et du gaz, et même du charbon, le secteur pétrolier français n’a jamais été nationalisé dans sa totalité. Son origine date de 1924, quand l’industriel Ernest Mercier, sous mission du président du Conseil français, Raymond Poincaré fonde la Compagnie française des pétroles (CFP). L’État en devient rapidement un actionnaire important mais laisse l’entreprise opérer sur les marchés boursiers et faire ses propres choix d’investissement et de gestion.

La collectivité adopte cependant une approche différente lorsque des hydrocarbures sont découverts sur le sol français. Elle crée la Régie autonome des pétroles (R.A.P.) et la Société national des pétroles d’Aquitaine (SNPA) pour exploiter les gisements de gaz découverts dans le Sud-Ouest. Alors que la CFP lance la marque Total pour son réseau de distribution de pétrole, l’État rapproche ses deux entreprises et lance aussi sa marque de stations-services, Elf. En 1976, les entreprises pétrolières publiques achèvent leur fusion donnant naissance à la Société Nationale Elf-Aquitaine (SNEA) et consolidant l’industrie autour de deux pôles, l’un privé, l’autre public. À l’aube du nouveau millénaire, alors que la CFP adopte le nom de sa marque Total, elle absorbe Fina, la pétrolière belge, et Elf-Aquitaine dorénavant privatisée pour devenir une des plus grandes majors pétrolières au monde, définitivement débarrassée de la participation de l’État.

De la major pétrolière à l’énergéticien total…

C’est seulement au cours de la dernière décennie que l’entreprise choisit de se diversifier. Elle affiche et vend ce choix stratégique en 2021 en adoptant sa nouvelle dénomination : TotalEnergies. La position actuelle de l’entreprise dans l’industrie énergétique doit donc être saisie dans sa complexité.

D’une part, elle reste dominante dans le secteur historique des hydrocarbures, de l’exploration-production à la distribution et à la chimie. TotalEnergies détient en effet le deuxième plus grand réseau de distribution en dehors de l’Amérique du Nord avec 16 000 stations-services dans le monde. Ce réseau confère à l’entreprise une position stratégique indéniable dans le contrôle des prix de l’énergie à la consommation. C’est d’ailleurs bien pour ça que la question des superprofits et du prix du carburant à la pompe de TotalEnergies fait tellement de bruit. Le contrôle de l’entreprise, c’est donc aussi la gestion d’un des plus gros réseaux de distribution énergétique au monde.

D’autre part, elle essaie de s’implanter dans les nouvelles formes d’énergies, comme les renouvelables, mais tout particulièrement de développer massivement ses activités dans le gaz. Ces développements en font un acteur majeur pour assurer la transition énergétique et rendent nos propositions de maîtrise publique d’EDF et d’Engie incomplètes si les activités électriques et gazières de TotalEnergies n’y sont pas intégrées.

…qui navigue les nouvelles routes du gaz

TotalEnergies a toujours été un producteur de gaz naturel, mais n’en contrôle que peu les activités de transport et de vente. Dans le nouveau contexte de la transition énergétique, les dirigeants de l’entreprise ont la volonté de développer fortement ce segment avec l’objectif que celui-ci représente 50 % de son mix de vente d’ici 2030. Ce but doit être atteint en grande partie en confortant les positions de l’entreprise à travers la chaîne d’approvisionnement du gaz naturel liquéfié (GNL). Grâce, entre autres, à l’acquisition des activités GNL d’Engie (ex-Gaz de France), l’entreprise peut se vanter d’avoir vendu 42 Mt (tonnes métriques) de GNL en 2021. Cela représente plus de 10 % du marché mondial, faisant de l’entreprise le deuxièmeacteur du secteur.

TotalEnergies a aussi pris des participations dans un très grand nombre des ports de liquéfaction situés dans les grandes zones de production de gaz à travers le monde. Son acquisition récente de 26,5 % dans le projet Mozambique LNG vient s’additionner à sa participation au capital et dans les opérations de nombreux ports méthaniers au travers le monde, notamment en Afrique, au Moyen-Orient en Océanie. Ces positions donnent à TotalEnergies une position stratégique et centrale sur les nouvelles routes du gaz. En amont et en aval du transport de GNL, TotalEnergies est aussi confortablement installée dans la production de gaz naturel et la vente aux clients et aux entreprises. Cet outil industriel doit avoir la vocation à entrer sous maitrise publique dans l’intérêt de la société, de la transition écologique mais aussi pour l’instauration de nouveaux rapports internationaux débarrassés des relents colonialistes.

En effet, au contraire du pétrole, le gaz est devenu une énergie de transition incontournable de nombreux pays. Les nouvelles centrales cycles combinés gaz (CCG) émettent moins de gaz à effet de serre que les centrales à charbon ou au fioul. Elles servent donc d’infrastructures de transition en attendant le développement de parcs électrique totalement décarbonés (renouvelable, nucléaire, hydraulique…). Elles permettent aussi de complémenter autant les énergies renouvelables en circonstances de sous-production que les centrales nucléaires en période de pic de consommation. En addition de ce rôle centrale dans la transition électrique, le gaz est une énergie encore primordiale comme source de chauffage, pour le résidentiel et pour les entreprises du tertiaire. Il constitue aussi un élément crucial dans certains processus de production industrielle. Prôner la maîtrise publique d’Engie (ex-GDF) n’a donc pas de sens sans l’intégration des activités gazières de TotalEnergies.

Des positions novatrices dans l’électricité et la R&D

Les activités de l’entreprise s’étendent bien au-delà du secteur pétrolier et gazier, malgré la centralité à venir de ce dernier. TotalEnergies consolide sa position dans les renouvelables et l’électricité en y investissant chaque année plus de 3 milliards de dollars. En dehors des plus de 10 GW d’électricité renouvelable qu’elle opère actuellement, elle s’est affirmée comme un investisseur important dans les projets d’éolien en mer flottant, une technologie en développement cruciale au futur des renouvelables. Dans le secteur de l’hydrogène, TotalEnergies s’essaie à la décarbonation de ses raffineries en France comme à la Mède avec la production d’hydrogène vert en partenariat avec Engie. Les points de charge électriques viendront eux aussi compléter le réseau de consommation énergétique des clients de TotalEnergies.

Cette position dans les technologiques innovantes doit être renforcée, ce que permettra la maîtrise publique et sociale de TotalEnergies tout en se débarrassant des coûts du capital tels que le versement des dividendes. Une entreprise dont le chiffre d’affaires frôle les 200 milliards ne peut se limiter à 1 milliard de R&D pour que la France puisse réellement percer dans l’innovation énergétique.

Les défis et opportunités d’une socialisation transnationale

Une grande partie des activités industrielles et commerciales de TotalEnergies a lieu hors de France. Socialiser une entreprise de ce calibre sera un défi géopolitique, notamment concernant les champs d’exploitation pétroliers et gaziers, ainsi que les terminaux de GNL. Il faut cependant noter que cette situation ne s’applique plus seulement à TotalEnergies, mais aussi aux deux autres énergéticiens français. Une expropriation de TotalEnergies, tout autant que le projet de nationalisation d’EDF et d’Engie, doit se saisir de manière politique du rapport aux pays dans lesquelles ces entreprises ont une activité importante. Le défi écologique, ainsi que les crises géopolitiques à répétition, doivent et peuvent motiver une coopération forte entre les gouvernements qui y sont prêts.

Les moyens de production énergétique sous propriété de L’État et des travailleurs peuvent faire primer l’intérêt collectif dans le monde. Concernant EDF, cela légitime les transferts de technologies et le développement de centrales nucléaires et d’infrastructures électriques avec les pays qui le désirent. Pour Engie, cela permettra, quand les peuples le décideront, de rendre leur intégrité et leur souveraineté aux infrastructures de réseau électriques et gazier d’Amérique du Sud. Concernant l’entreprise publique TotalEnergies, elle peut faciliter une transition qui protège les populations au lieu d’être des vecteurs de déstabilisation de régions industrielles entières.

Le coût de la nationalisation : rêve inabordable ou opération neutre

La question qui se pose maintenant est celle concrète du coût de la socialisation de TotalEnergies, c’est-à-dire de ramener l’intégralité de l’entreprise sous propriété publique. La question s’était posée dans le cadre du chiffrage du programme des Jours heureux porté par Fabien Roussel dont nous reprenons ici la méthodologie pour TotalEnergies uniquement[5].

En sus des grands actionnaires (individuels et fonds d’investissement), il faut bien reconnaitre qu’il y a dans l’actionnariat des entreprises cotées de petits actionnaires individuels, ayant mis leur peu d’épargne en bourse. Nous proposons donc d’indemniser différemment ces petits actionnaires et les grands actionnaires.

Pour les actionnaires salariés qui ont créé par leur travail la valeur de l’entreprise dont ils détiennent une fraction, nous proposons une indemnisation au prix fort, celui de leurs actions sur le marché boursier à l’instant t. Dans le cas de TotalEnergies où les salariés détiennent 6,4 % du capital de l’entreprise, cela représente donc un coût de 9,1 milliards, en partant de la capitalisation boursière actuelle, particulièrement gonflée par la spéculation.

De même, pour les petits actionnaires individuels, disposant d’un portefeuille d’actions inférieur à 20 000 euros, toutes entreprises comprises, nous proposons de les indemniser au prix de la capitalisation boursière actuelle. En France, un actionnaire individuel sur deux seulement possède plus de 20 000 euros d’actions (52 % précisément). En partant du principe que cette proportion moyenne se retrouve dans l’actionnariat de TotalEnergies, cela représente un coût supplémentaire de 5,8 milliards.

En ce qui concerne les autres actionnaires, individuels mais (très) aisés et institutionnels, nous proposons de les dédommager sur la base d’un calcul qui associe pour un tiers le cours moyen des dix dernières années avant l’épidémie de Covid-19 et l’emballement spéculatif de ces derniers mois (ce qui représente une décote de 19 %). Pour les deux tiers restants, nous comptabilisons la part que l’on veut bien reconnaitre au capital dans les capitaux propres, proportionnellement à sa participation dans la valeur ajoutée. Le raisonnement est le suivant : plus une entreprise verse de dividendes, moins il lui reste de quoi abonder les fonds propres et réinvestir. Or les capitaux propres de TotalEnergies sont relativement bas par rapport à sa capitalisation. Les actionnaires se sont déjà bien servis et ont laissé relativement peu de moyens à collectivité quand celle-ci reprendra l’entreprise. Il n’est pas question de les payer deux fois. En prenant ce calcul, cela représente un coût de 45 milliards (2,2 milliards pour les gros actionnaires individuels et 42,8 milliards pour les institutionnels).

Ce coût total de 59,9 milliards peut sembler important. Il faut cependant avoir en tête que cela représente entre 27 % et 42 % des aides que verse chaque année l’État aux entreprises françaises (CIR, CICE, allègements Fillon, etc.) sans contrepartie, ou encore un peu plus de la moitié des 100 milliards de la « guerre contre le covid ». Il faut aussi mettre en regard ce chiffre aux presque 10 milliards distribués sans contrepartie aux actionnaires l’année dernière, un chiffre qui devrait être en très nette hausse cette année. Ce qui compte, c’est le coût net et sur la durée d’un quinquennat, l’opération de nationalisation de TotalEnergies est neutre financièrement, voire extrêmement rentable. Bien sûr, ce coût net neutre impliquerait que l’on continue de gérer TotalEnergies de la même manière que les capitalistes, ce qui n’est pas notre projet. Néanmoins, cela illustre les marges de manœuvre que nous avons en remboursant tout ou partie du coût sur les profits de l’entreprise.

Une telle approche n’est en vérité nullement nécessaire si nous décidions de reproduire pour TotalEnergies la méthode mise en œuvre lors de la nationalisation des compagnies de chemin de fer en 1936 ou des compagnies d’électricité en 1945. Nous pourrions indemniser les actionnaires en obligations d’État non-cessibles afin d’éviter que les 49,6 milliards versés quittent immédiatement le territoire national. En échange de cette capture, ces obligations garantiraient aux anciens actionnaires un rendement de 2 % par an sur 5 ans, ce qui ramène le coût à 10 milliards par an, une dépense tout à fait supportable.

Conclusion

Alors que TotalEnergies bat des records de profits et de distribution de valeur au capitalisme financier, le reste de la société ne reçoit que des miettes. Des miettes que les dirigeants de l’entreprise privée lâchent seulement pour qu’on les laisse en dehors du débat public. La supermajor est pourtant un des piliers du système énergétique mondial, que ce soit à travers sa production d’hydrocarbures, sa place dominante sur les nouvelles routes du gaz et les nouvelles énergies, ou son réseau en pleine expansion de distribution énergétique au consommateur. Une socialisation de TotalEnergies au côté de celle d’EDF et d’Engie, offrirait à l’État français les moyens d’être le fer de lance dans la planification énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique au niveau mondial.

Une telle mesure doit cependant constituer plus qu’une simple étatisation qui collectivise les coûts sans modifier les critères de gestion de l’entreprise. Pour ce faire, il faut développer de nouveaux pouvoirs des salariés de TotalEnergies. Ces derniers doivent, par exemple, être associés pleinement au recrutement et à la formation du personnel dans son ensemble, mais aussi détenir un droit de préemption prioritaire en cas de fermeture de site qui déstabilisent l’emploi et qui n’aurait pas étudié toutes les alternatives. Au niveau du groupe, les syndicats doivent être réellement associés aux choix de gestion avec des pouvoirs renforcés par rapport au 1/3 d’administrateurs historiques dans les entreprises nationalisées qui n’offrent au mieux qu’un droit de regard. L’entreprise elle-même ne doit pas être isolée du reste de la sphère économique et des choix de société et donc rentrée dans le cadre de la planification de l’emploi et la formation au niveau régional et national. Cela permettrait aux choix d’investissements d’être fait en considération et en faveur des sous-traitants, du système de formation professionnelle dans les territoires, du développement des services publics et des infrastructures locales et nationales. L’épisode des Gilets jaunes l’a démontré, la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique ne pourra pas se faire contre la classe travailleuse. Bien au contraire, notre classe doit être pleinement associée à la planification écologique pour que celle-ci soit un réel succès qui repose sur le travail émancipateur en France et dans le monde. Alors que notre ministre de l’Économie et des finances se permet de dénoncer les « vieux réflexes datés » de la taxation, nous affirmons quant à nous que c’est la gestion privée de l’énergie qui est à remettre au placard. L’avenir est à la maîtrise publique et sociale !


[1][1] Cf. l’article en ligne de Francetvinfo, « Inflation : quels pays appliquent déjà une taxe sur les superprofits des entreprises, en débat en France ? », 30 juillet 2022.

[2] Cf. le communiqué de presse de TotalEnergies, « TotalEnergies s’engage pour un programme massif de réduction des prix des carburants jusqu’à la fin de l’année dans toutes ses stations-service en France », 22 juillet 2022.

[3] Cf. le tract de la Coordination des syndicats CGT groupe TotalEnergies « Augmenter les salaires, c’est urgent ! », publié le 7 juillet 2022.

[4] Cf. la tribune dans L’Humanité du 5 juillet 2022 de Sébastien Menesplier (secrétaire général de la FNME) et d’Emmanuel Lépine (secrétaire général de la FNIC), p. 13.

[5] Cf. F. Boccara, G. Cailloux, F. Charnière, A. Desbordes, D. Durand, K. Guillas-Cavan, T.  Sarcey, A. Tournebise, « Des nationalisations pour le XXIème siècle », Économie et politique, n° 810-811, pp. 44-45.

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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 17:39
Adresse de Fabien Roussel aux adhérents du Parti communiste pour la mobilisation du 18 octobre
Adresse de Fabien Roussel aux adhérents pour la mobilisation du 18 octobre
 
Cher.e camarade,
 
Après la mobilisation du 29 septembre initiée par les organisations syndicales, un mouvement social d'ampleur est en train de se développer dans le pays.
La mouvement de grève des salariés des raffineries et dépôts d'Exxon et de TotalEnergie pour obtenir l'augmentation de leurs salaires est bien sûr la face la plus visible de ce mouvement, qui existe en réalité dans bien d'autres secteurs (distribution, énergie, transports publics, etc...).
Depuis le début de cette grève, notre parti et ses parlementaires se sont mobilisés pour soutenir cette lutte, symbolique à bien des égards.
Elle concerne en effet des multinationales qui affichent des profits insolents (10 Mds pour le seul 1er semestre 2022 s'agissant de TotalEnergie), distribuent des dividendes supplémentaires (2,6 milliard d'acompte versés par Total à ses actionnaires), alors même que notre pays, les familles, les collectivités et les petites entreprises subissent la violence de l'explosion des prix des carburants et de l'énergie.
Le pouvoir, par médias interposés, a tenté de discréditer le mouvement des salariés de la pétrochimie, en relayant les mensonges de la direction de Total sur le niveau des salaires des raffineurs.
 
La réalité, je l'ai dit à l'Assemblée nationale, c'est que nombre de salariés de ces raffineries ont des niveaux de salaires très faibles, compris entre 1400 et 2500 euros net.
 
L'ensemble des salariés de la pétrochimie ont donc raison d'exiger leur dû : un salaire décent, conforme à leurs conditions de travail et à leurs besoins pour vivre dignement alors que tous les prix explosent.
 
C'est aussi l'exigence d'une plus juste et plus efficace orientation des richesses qu'ils créent par leur travail, alors que des milliards d'euros sont aujourd'hui gaspillés au profit des actionnaires.
 
Pour se rendre compte de la crédibilité de leur revendication, les 2,6 milliards de dividendes versés comme acomptes en 2022 correspondent à une augmentation de 300 euros pour les 35 000 salariés du groupe TotalEnergie en France ... pendant 12 ans !
 
Du Président de la République et du gouvernement à la droite jusqu'au Rassemblement National, toutes les forces réactionnaires se mobilisent pour mettre en cause la légitimité de cette grève et opposer les salariés entre eux.
Pire, plus soucieux des bénéfices des pétroliers que de l'intérêt général et de celui des salariés, ils préfèrent réquisitionner les salariés pour briser ce mouvement.
 
Dans cette situation, la CGT appelle à une riposte de grande ampleur et propose de faire du 18 octobre une nouvelle étape d'une mobilisation des salariés dans toutes les entreprises.
 
A l'image des initiatives par plusieurs fédérations qui se sont rendues sur les sites de Total et Exxon soutenir les grévistes, j'appelle l'ensemble du parti, de ses adhérent.es et de ses élu.es à se mobiliser partout dans le pays :
 
- pour soutenir les raffineurs et leur lutte, comme tous les salariés également mobilisés pour les salaires et l'emploi, notamment avec des mouvements de grève et d'occupation ;
- pour organiser des caisses de soutien financier aux grévistes ;
- pour porter partout l'exigence d'une conférence salariale visant à une augmentation générale des salaires ;
- pour faire grandir l'exigence de nouveaux pouvoirs d'intervention des salarié.es sur les choix des entreprises et la sécurisation de l'emploi et de la formation
 
Un modèle de tract national du PCF va être mis à disposition des fédérations dans les prochaines heures. Organisons-nous pour le diffuser dans un maximum d'entreprises et de services publics.
Soyons également nombreux dans toutes les manifestations et rassemblements que la CGT organisera mardi 18 octobre partout dans le pays, pour l'augmentation des salaires et contre les réquisitions et l'atteinte portée au droit de grève !
 
Fabien Roussel
 
Secrétaire national du Parti communiste français
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