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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 06:19
En Bretagne, l’Etat fait du zèle pour sauver une centrale à gaz controversée

 |  Par Jade Lindgaard

Brancher la Bretagne sur les éoliennes irlandaises ? Le projet est à l'étude. Malgré l'opposition du préfet de région, qui milite, lui, pour l'installation d'une centrale thermique fossile à Landivisiau.

C’est une procédure de consultation citoyenne comme il en existe des milliers en France : le 15 septembre, s’ouvre en Bretagne une enquête publique concernant un projet de centrale à gaz à cycle combiné à Landivisiau (Finistère), développé par la Compagnie électrique de Bretagne (CEB), une société créée par Poweo-Direct Energie et Siemens. Jusqu’à la fin du mois d’octobre, les habitants sont invités à consulter le dossier du futur site de production d’électricité et à faire connaître leur avis. 

Aire d'étude de la centrale à gaz de Landivisiau (extrait de l'avis de l' Autorité environnementale)Aire d'étude de la centrale à gaz de Landivisiau (extrait de l'avis de l' Autorité environnementale)

Ce qu’ils ignorent, c’est que l’État a suivi de très, très près les conditions de déroulement de cette opération. Au point de demander à RTE, la filiale d’EDF chargée de transporter l’électricité, de reporter ses études sur une éventuelle interconnexion sous-marine avec le réseau irlandais. Motif : « Le lancement de telles études risque d’être perçu comme un mauvais signal pour l’avenir de la centrale de Landivisiau. » En effet, s’il semble possible de brancher les consommateurs bretons sur le courant électrique issu des éoliennes irlandaises, l’utilité d’une nouvelle centrale électrique sur place pourrait se réduire. C’est pourquoi le préfet de région, Patrick Strzoda, écrit à la présidence du directoire de RTE, en avril dernier : « Je souhaiterais a minima qu’aucune étude ne soit menée près des côtes avant les élections régionales. Un tel calendrier éviterait un télescopage avec l’enquête publique de la centrale. » C’est ce qu’il écrit noir sur blanc dans un courrier que Mediapart s’est procuré, et que nous reproduisons ci-dessous........................

www.mediapart.fr/article/offert/3142fcd2c6b3303e8118b017cb71a7bf

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 12:26

Humanité du vendredi 5 septembre 2014

Entretien réalisé par Frédéric Durand

Patrice Bessac, maire PCF Front de gauche de Montreuil (Seine-Saint- Denis)

Photo : Patrick Nussbaum

 

Alors que le Front de gauche tient samedi son assemblée de rentrée à Montreuil, le maire de la ville, Patrice Bessac, fait «le pari d’une nouvelle dynamique».

Valls prétend mener une politique de gauche et récuse le terme d’austérité, qu’en pensez-vous ?

Patrice Bessac

Se faire applaudir par le Medef, traquer les chômeurs, abroger le contrôle des loyers, sont le contraire d’une politique de gauche. Le premier ministre est le croque-mort de la gauche. Nous sommes face à des gens qui ont perdu tout repère et qui nous engagent dans une politique de soumission aux règles d’austérité. Ils acceptent sans broncher les demandes du patronat français, ce qui n’a d’autre effet que l’explosion des dividendes aux actionnaires.

Que serait une véritable politique de gauche ?

Patrice Bessac

Nous sommes engagés dans un dumping européen et dans une course folle à qui sera le moins-disant fiscal. Conséquence : nous dépouillons mécaniquement la capacité des États. Il faut oser remettre en cause le modèle fiscal et comptable qui conduit à ce que toutes les grandes sociétés ne payent quasiment plus rien sur le territoire français et européen. En même temps, il faut une relance des salaires bas et moyens et fermer en haut le robinet à dividendes et aux grosses rémunérations. Enfin, il faut oser dire une chose simple : non, les forces du marché ne peuvent pas à elles seules organiser la production pour répondre aux enjeux écologiques et sociaux. Nous avons donc besoin d’une France et d’une Europe stratèges qui reprennent en main l’organisation de la production et des échanges, qui protègent avec intelligence leurs marchés. Sans notre carnet de commandes, l’Allemagne est à genoux. Nous avons les moyens d’agir et la renégociation des engagements européens est le préalable à toute politique progressiste.

Le Front de gauche semble en panne. Est-il encore l’outil adapté pour mettre en œuvre cette autre politique ?

Patrice Bessac

D’abord, je m’imagine, à 20 h 01, le soir de la présidentielle de 2017 : dans la situation actuelle, c’est Marine Le Pen qui arrive en tête. Nous n’avons pas le droit de nous payer le luxe du pessimisme, du défaitisme, il faut aller au combat. Dans un contexte où le sectarisme libéral du gouvernement conduit à un mouvement de contestation dans tout l’électorat de gauche, il faut faire le pari d’une nouvelle dynamique. Oui, le Front de gauche est l’outil adapté, la rentrée doit être l’occasion d’un grand ressaisissement. Avec la crise gouvernementale qui a ouvert les yeux de millions de gens, nous venons de changer de période politique. Le Front de gauche doit être une force d’espoir avec pour objectif la construction d’une coalition qui intègre tous ceux qui veulent incarner la résistance et un nouveau projet pour la France. À un gouvernement sectaire doit répondre un front ouvert.

Mais ils ne viendront pas tous au Front de gauche…

Patrice Bessac

Dès le début, nous avons l’objectif de rassembler dans une perspective majoritaire. Je ne veux pas être garde-frontière du Front de gauche. Emmanuelle Cosse ou Arnaud Montebourg n’adhéreront ni au Parti de Gauche, ni au PCF, pourtant, nous devons agir avec eux comme avec tous ceux qui pensent que la division des forces contestataires à l’ordre libéral est une pure folie.

À Montreuil, vous avez vécu une expérience de rassemblement réussie, quels en sont les ingrédients ?

Patrice Bessac

D’abord, la volonté farouche de reconstruire un espoir. D’unir plutôt que de diviser. Je suis à la tête d’une majorité municipale qui comprend le PS, EELV, le PG, Ensemble, le PCF… Nous avons un devoir d’invention politique. Nous devons répondre à la désespérance dans les institutions par une politique de participation du grand nombre aux décisions qui les concernent.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 12:42

Ce même Rebsamen qui en 2012 dans le pays de Morlaix disait du candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon qu'il ferait de la France une nouvelle Corée du Nord... On voit que cet ancien militant de la LCR a bien épousé la cause de la bourgeoisie la plus anti-égalitaire.  

« Il faudrait contrôler l'activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi. »

 

rebsamen.jpg 

 

François Rebsamen, ce ministre du travail qui ne commente plus les chiffres du chômage tant il sont catastrophiques et contredisent, mois après mois, les prophéties présidentielles, vient de trouver les responsables de cet échec : les chômeurs eux-mêmes.

 

Ce matin, il annonce donc le renforcement des contrôles pour vérifier qu'ils sont bien à la recherche d'un travail.

 

En 2012, alors que Nicolas Sarkozy parlait comme le fait aujourd'hui François Rebsamen, François Hollande répondait qu'il ne fallait pas "s'en prendre aux plus fragiles". Mais c'était avant.

 

Au lieu de singer la droite, le ministre du travail ferait mieux de changer de politique. Il serait bien à la peine si les 5 millions de chômeurs décidaient d'installer des comités locaux pour mesurer les dégâts économiques et sociaux des choix gouvernementaux.

 

Si, à l'échelle des départements et des territoires, un suivi des aides publiques aux entreprises, comme pour le CICE, était mis en place par les citoyens, avec, d'un côté, des records de dividendes versés aux actionnaire et, de l'autre, des licenciements, des femmes et des hommes et des familles brisés.

 

La peur doit vite changer de camp.

 

Il s'agit aujourd'hui de contrôler l'activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi. Certains chiffres et résultats enregistrés dernièrement nous font douter de sa capacité réelle et de sa détermination.

 

Le gouvernement et le patronat doivent aujourd'hui rendre des comptes.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 12:04

Pierre Laurent : « La politique ovationnée par le Medef est ouvertement de droite"

 pierre-laurent-pcf

Le communiste Pierre Laurent est attendu à La Rochelle, samedi 30 août, pour un débat consacré à « l'unité de la gauche ». C'est la première fois depuis qu'il est secrétaire national du Parti communiste français (PCF) depuis 2010. 

Après la nomination d'Emmanuel Macron à Bercy, estimez-vous que ce gouvernement est désormais de droite ?
 
 Les masques tombent. La politique ovationnée par le Medef est ouvertement de droite. Au Bourget [où François Hollande avait tenu un meeting en janvier 2012], la finance était l'adversaire. Aujourd'hui, elle triomphe à Bercy.

Pourquoi, dès lors, venir à La Rochelle ?

J'y vais pour parler dans les yeux aux socialistes et leur tenir un langage de vérité. Beaucoup sont sous le choc de la nomination du nouveau gouvernement. Il n'y a aucune issue favorable à attendre de cette politique : la catastrophe économique et politique est programmée. Nous avons donc l'impératif de construire une autre politique et un autre rassemblement.

 Ne craignez-vous pas de servir de caution à une photo de famille façon « gauche plurielle » ?

 Ceux qui croient cela se font de douces illusions. Le choix de Manuel Valls de rétrécir encore son gouvernement et d'orienter sa politique de la façon la plus droitière qu'on ait jamais connue pour un gouvernement de gauche interpelle l'ensemble de la gauche. Aucun socialiste attaché aux valeurs et aux racines communes qui nous ont rassemblés – je pense à Jaurès – ne peut laisser faire.

 M. Mélenchon a qualifié d'erreur votre présence à La Rochelle…

 Allons-nous laisser les militants socialistes sombrer dans l'amertume et le désespoir ? C'est le moment de leur dire qu'un autre chemin est possible. Le Front de gauche doit répondre présent pour organiser la riposte.
 
 Le gouvernement a-t-il encore une majorité à l'Assemblée ?
 
 Il voudrait la perdre qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Chacune de ses décisions rétrécit le soutien dans sa majorité. Il n'est déjà plus majoritaire dans le pays, ni à gauche ni probablement chez les électeurs et les militants socialistes. S'il continue comme ça, il ne sera plus majoritaire à l'Assemblée.

 Vous appelez au « rassemblement » mais jusqu'à présent un travail commun entre les députés frondeurs, ceux d'EELV et du Front de gauche, n'a pas abouti…
 
 Ce travail a commencé. Mais s'il y a des constats communs, il y a aussi des débats sur les solutions. Nous sommes dans l'obligation de passer à une autre phase, celle de la confrontation, de la construction et de l'action commune.
 
 Sur quels sujets jugez-vous ce rapprochement possible ?
 
 Nous avons besoin de mesures de luttes contre la finance, de justice fiscale, de relance du pouvoir d'achat. Le thème de la VIe République doit aussi être travaillé, à commencer par la réforme territoriale. Nous lancerons à la Fête de l'Humanité une pétition pour exiger un référendum sur ce sujet. Il en va de même pour la démocratie sociale : notre riposte à l'attaque contre les seuils sociaux doit rassembler très largement.

 N'avez-vous pas été déçu de voir les députés frondeurs finalement voter le budget rectificatif ?
 
Même si je considère qu'ils ne vont pas assez loin, ce qui m'a surtout marqué, c'est l'apparition de leur mouvement et sa persistance. Avec les provocations de cette semaine, ce dernier ne peut que se poursuivre.


Partagez-vous l'objectif du Parti de gauche qui ne souhaite plus « rassembler les partis » mais « fédérer le peuple » ?
 
 Pourquoi opposer ? Il faut travailler d'un même mouvement au rassemblement de la gauche et du peuple. On ne peut laisser les forces vives de la gauche se désespérer, tout comme on ne peut pas abandonner les forces populaires qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Jugez-vous, comme M. Mélenchon, que le Front de gauche est un « échec » ?

 Je ne pense pas que ce soit un échec, même si nous n'avons pas atteint tous nos objectifs.

Vous retrouvez vos partenaires, le 6 septembre, pour une réunion de la dernière chance mais M. Mélenchon a laissé planer un doute sur sa participation…

 Il a souhaité prendre du recul et a décidé d'adopter une nouvelle posture à la fois dans son parti et dans le Front de gauche. Je respecte ce choix. Mais pour mener l'immense travail qui est devant nous, nous aurons besoin de tout le monde. Nous devrions les uns et les autres faire dominer ce qui nous rassemble par rapport à ce qui fait débat. C'est dans cet état d'esprit que je serai présent et que j'appelle l'ensemble des dirigeants du Front de gauche, et a fortiori ceux qui ont porté sa parole au premier plan comme Jean-Luc Mélenchon, à être présents.

Concernant le PCF, M. Mélenchon a jugé que « l'addiction au PS est parfois irrémédiable » et que les alliances passées aux municipales se renouvelleraient lors des cantonales et des régionales…
 
A la vitesse où vont les événements, je suis certain que dans le Front de gauche, ce qui peut l'emporter, c'est la volonté de repartir ensemble à la bataille. Nous n'avons pas le même diagnostic avec le Parti de gauche sur tout. C'est vrai. Quant aux futures élections régionales, nous devrions d'abord nous poser la question de l'ampleur des rassemblements politiques qui nous permettront d'imposer des objectifs de changement.

Eva Joly appelle à « une primaire de l'autre gauche » pour 2017. Y seriez-vous favorable ?

Ces débats sont prématurés par rapport à l'urgence de la construction d'un rassemblement qui sera capable de faire réellement le poids en 2017. La question à cette date ne sera pas de faire 11 %. Nous devons travailler à un rassemblement qui va très au-delà de ce que nous avons été capables de faire.
 
Raphaëlle Besse Desmoulières
Journaliste au Monde

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 08:00

L'ancienne députée et maire de Morlaix, Marylise Lebranchu, trouve sans doute la place de ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique très bonne, à moins que ses convictions "aubryistes", si on peut appeler comme cela un positionnement tactique à l'intérieur du PS, qui lui faisaient présenter Hollande comme un homme de droite pendant la primaire socialiste, ne l'aient abandonnées.

Toujours est-il qu'elle comptera objectivement parmi les complices, et même les premiers responsables d'une politique qui méprise souverainement le mandat que le peuple a donné à Hollande en 2012 et qui ne cesse de taper sur les catégories populaires, les services publics, la protection sociale et les droits des travailleurs au nom d'un néo-libéralisme échevelé. 

Jamais un président et un gouvernement PS n'avait tourné à ce point le dos aux valeurs historiques de la gauche.

Cet article du Moniteur n'est guère rassurant pour les fonctionnaires: sous l'impulsion de la ligne droitière Valls-Hollande, et de la volonté de réduire drastiquement la dépense publique, il est à craindre que Marylise Lebranchu cherche à introduire plus encore dans la fonction publique des logiques de management, de prime au mérite et à l'évaluation individuelle.  

 

Marylise Lebranchu veut revoir l’avancement à l’ancienneté des agents

28 août 2014, PAR Raphaël Moreaux

http://www.acteurspublics.com/img/uploaded/article/2014-08-53ff2545f038b.jpg

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, à la sortie du Conseil des ministres du 27 août - © PLV/SIPA

Simplification, attractivité et mobilité des fonctionnaires seront au cœur des négociations de rentrée avec les syndicats. La ministre de la Fonction publique dit vouloir “revoir les mécanismes d’avancement à l’ancienneté des agents pour mieux reconnaître les mérites des agents”.

Sept mois de discussions pour préparer “l’avenir de la fonction publique”. C’est le programme chargé de Marylise Lebranchu, qui compte engager “une profonde rénovation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations, et une réforme de la gestion des ressources humaines”, a souligné la ministre de la Fonction publique au Conseil des ministres du 27 août [Cliquez ici pour accéder au compte rendu du Conseil].

Les négociations avec les syndicats doivent se dérouler jusqu’en mars 2015 et démarreront dès le 9 septembre [cliquez ici pour lire notre article “Tout ce qui attend les fonctionnaires à la rentrée]. Marylise Lebranchu a présenté à l’Élysée la feuille de route des discussions autour de trois thèmes centraux :“la simplification de la gestion des ressources humaines de l’État”“le développement de la mobilité entre fonctions publiques” et “le renforcement de l’attractivité de la fonction publique”.

Simplification, mobilité, rémunérations

Côté simplification, la diminution du nombre de corps de fonctionnaires, l’harmonisation des règles de gestion des ressources humaines et la “réduction du poids de la gestion strictement statutaire au bénéfice du « droit souple » et de la négociation collective” seront au cœur des débats.

Reprenant les conclusions du rapport Pêcheur sur la mobilité “transfonction publique” [cliquez ici pour lire notre article “Créer un statut d’emploi « transfonction publique »”], la ministre entend “donner un même cadre aux métiers communs entre l’État et les collectivités”. Objectif : “créer des parcours alternés et fluides et mutualiser les formations”, tout en “tirant les conséquences de la décentralisation et de la prochaine réforme de l’organisation territoriale”.

Quant à l’attractivité de la fonction publique, elle se heurte à l’un des sujets les plus épineux des négociations : celui des rémunérations et des primes, alors que les salaires des agents sont gelés depuis l’été 2010. Marylise Lebranchu propose notamment de revoir les mécanismes d’avancement à l’ancienneté “pour mieux reconnaître les mérites des agents”, et de“desserrer” l’échelle de rémunération “en intégrant une partie des primes dans la rémunération indiciaire”.

Qualité de vie au travail

En parallèle à ces discussions au long cours, l’agenda social de la ministre de la Fonction publique comprend deux autres chantiers importants. Des négociations sur la qualité de vie au travail sont prévues pour durer jusqu’en novembre prochain. Elles porteront notamment sur “l’organisation du travail”,“les démarches participatives et collectives” au sein des services et “le droit d’expression des agents”.

Les conséquences de la réforme territoriale sur les agents publics seront également discutées entre la ministre et les syndicats, Marylise Lebranchu souhaitant “mettre en place des dispositifs d’accompagnement personnalisés des agents subissant l’impact des réformes” [cliquez ici pour lire notre article “Marylise Lebranchu répond aux questions des agents sur la réforme territoriale”]. Un dossier brûlant pour lequel “une instance spécifique de dialogue social sera créée auprès du Conseil commun de la fonction publique”,a indiqué la ministre.

Raphaël Moreaux

http://www.acteurspublics.com/2014/08/28/marylise-lebranchu-veut-revoir-l-avancement-a-l-anciennete-des-agents

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 07:57

Macron Le Figaro

 

ELLE EST PAS BELLE LA VIE? QUAND VOUS GAGNEZ PLUS DE 10000€ PAR MOIS ET QUE VOUS ETES LE CHOUCHOU DU MEDEF... 

 

Emmanuel Macron,ancien banquier de Rothschild, fait son entrée dans la nouvelle cuvée gouvernementale.

Veuillez cliquer sur son titre ci-dessous pour accéder à l'article qui vous est offert. Ce faisant, vous autorisez Mediapart a vous tenir informé de ses publications. Votre adresse e-mail ne sera pas divulguée.

Arnaud Montebourg remplacé par Emmanuel Macron : c'est le grand symbole du remaniement. L'ancien banquier de Rothschild, secrétaire général adjoint de l’Élysée pendant deux ans, est nommé ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique (photo ci-dessus, crédit Reuters).

 

A lire aussi: Rothschild, une banque au cœur du pouvoir

Depuis Georges Pompidou, c'est une règle. La banque Rothschild est installée au cœur de la République, au croisement des affaires et de la politique. Dans le livre Rothschild, une banque au pouvoir, notre consœur Martine Orange mène une enquête fouillée sur une institution qui a retrouvé toute sa puissance. Parmi les acteurs croisés, Emmanuel Macron. Nous en publions des extraits.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 06:45

Abdelhak Goradia, Algérien de 51 ans, est mort d'«asphyxie» lors de son transfert vers l’aéroport de Roissy dans un fourgon de police, le 21 août. Ses proches affirment avoir vu des hématomes sur son visage. «Même à un animal, on ne fait pas ça !» dit son neveu, alors que les policiers sont suspectés de mauvais traitements et que les associations s'indignent. Une information judiciaire a été ouverte.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 13:20

Clotilde Mathieu

L’Humanité – Jeudi 14 Août 2014

 

austerite

 

Sans surprise, la croissance française est restée en rade. Le gouvernement révise ses prévisions et demande à Bruxelles l’autorisation pour laisser filer les déficits publics.

La panne est confirmée.

Comme au premier trimestre, l’encéphalogramme de la croissance française est resté coincé sur le zéro, a annoncé l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en publiant jeudi matin les chiffres du deuxième trimestre. Lesquels ont balayé les pronostics du gouvernement.

Dans une tribune publié dans Le monde, le ministre des Finances s’est donc résigné en admettant que la France n’atteindra que 0,5% de croissance cette année, contre un objectif initial de 1%, et ne croit pas pour 2015 à un chiffre «très supérieur à 1%». Profitant sans doute de la déconvenue du modèle allemand, dont la croissance allemande a carrément franchi la ligne rouge en reculant de 0,2% au deuxième trimestre, Michel Sapin a renvoyé les responsabilités vers Francfort, siège de la BCE, et Bruxelles, celui de la Commission européenne.

«L’Europe doit agir fermement, clairement, en adaptant profondément ses décisions à la situation particulière et exceptionnelle que connaît notre continent. La France pèsera en ce sens», écrit-il en demandant également d'«adapter le rythme de la réduction des déficits publics à la situation économique actuelle».  Car le gouvernement n’est pas en mesure de tenir ses objectifs de réduction des déficits. Si le ministre promet qu’il ne tentera pas de combler les nouvelles brèches dans ses finances par des augmentations d’impôts, il n’a toutefois pas remis en cause les 50 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques, ni le pacte de responsabilité.  Or, explique Eric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT, « il n’y a aucune surprise. Nous avons alerté sur les conséquences que produirait la politique d’austérité. Entre 2010 et 2013, le pouvoir d’achat a reculé de 3,3% et tout le monde s’accorde à dire que la consommation est le principale moteur de la croissance. Les solutions proposées par le gouvernement pour y remédier comme la baisse des cotisations sociales pour les salariés ne sont que des usines à gaz ». Pour le responsable syndical, seule une augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions peut permettre d’éviter la catastrophe. D’autant que « le gouvernement a la capacité d’agir, en revalorisant le Smic ou encore en déclenchant des négociations salariales dans les branches ».

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 13:11

pierre laurent

 

Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF - FDG

 

 

Démission du gouvernement : "l'échec sera une nouvelle fois au rendez-vous"

La démission du gouvernement Valls est un terrible constat d'échec. La politique mise en œuvre depuis cinq mois n'obtient aucun résultat.

La France s'enfonce dans la crise parce qu'elle s'enfonce dans l'impasse de l'austérité, de la baisse des salaires et du pouvoir d'achat, des cadeaux sans contrepartie aux dividendes et au capital. Incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes sur cette politique, Manuel Valls vient pourtant de recevoir le mandat du Président de la République de persévérer avec une équipe à sa botte, plus droitière encore.

L'autoritarisme et la fuite en avant sont donc la seule ligne de conduite de l'exécutif. L'échec sera une nouvelle fois au rendez-vous. Il n'est pas possible de laisser faire car le prix à payer pour le pays est déjà et sera plus lourd encore.

Devant tant de dogmatisme et d'inconscience, de mépris pour les électeurs, les paroles critiques, si justes soient-elles, ne suffiront pas.

Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d'entrer en action, de débattre et d'agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique, avec une autre équipe, décidée à renouer avec les exigences de redressement social et de justice fiscale, de lutte contre les gâchis de la finance, de créations d'emplois utiles aux services publics, au logement, à l'industrie et à la transition écologique, de refondation démocratique de la République.

J'appelle dans tout le pays à la convergence et à la mobilisation contre les mauvais coups qui s'annoncent, et à la construction d'un projet politique de gauche alternatif

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 07:43

A l'unisson des autorités officielles, depuis plusieurs semaines, journaux, radios, télés commémorent la Libération, et tout particulièrement la Libération de Paris.

Devoir de mémoire face à une période odieuse, trouble et héroïque dont les témoins s'effacent, envie d'imaginer le passé pour se faire peur, de revivre avec une curiosité inquiète ou malsaine les violences, les bassesses et les crimes, besoin de vibrer par procuration devant un Courage, un Salut, une Grandeur, et un Enthousiasme collectif qui ne sont plus de saison, nécessité pour le pouvoir politique (en particulier le monarque présidentiel, ses ministres et sa cour anxieuse) sans projet collectif, sans dignité autre qu'affectée, sans sincérité, sans légitimité populaire, sans foi en son pouvoir de changer la vie et de résorber les maux du temps (chômage, inégalités...), de se relégitimer en instrumentalisant le Passé, en s'emparant symboliquement d'une continuité improbable avec les artisans de la Libération, en prétendant, comme toute les franges de notre société enflées de bonne conscience démocratique née de l'indifférence et de la volonté d'auto-aveuglement, en être les dignes héritiers: ce ne sont pas les mobiles qui manquent pour consacrer des flots de paroles et des masses de coûteuses cérémonies commémoratives, avec salut aux drapeaux, feu d'artifice, itou, itou, à cette Libération de la France.

Dans la plupart des cas, dans les médias, on s'arrête sur les détails factuels - le "qui? quoi? comment?" - mais, curieusement, jamais sur le "pourquoi?" . A croire que la réponse serait évidente et se résumerait à une question patriotique: libérer notre pays d'une odieuse occupation étrangère. Bien sûr, c'était là l'objectif premier et le plus fédérateur. 

Mais en réalité, ce que l'on n'interroge guère, ce que l'on ne rappelle guère, ce sont les idéaux de la Résistance: la Souveraineté du Peuple et la démocratie politique et sociale complète, le droit au bonheur et à la dignité pour tous grâce à la Sécurité Sociale Universelle et aux Retraites, le droit universel à l'éducation, à la culture, et au loisir, le droit au travail et le droit du travail pour affranchir le travailleur des féodalités économiques, la lutte contre les inégalités, le pouvoir d'influence dangereux pour la démocratie des banques et des trusts compromis dans la collaboration, car l'argent n'a pas d'odeur, les nationalisations de Services et d'Industries d'intérêt général.

Comment s'en étonner à une époque où l'on attaque progressivement mais implacablement le caractère protecteur du droit du travail, du système des Retraites, de la Sécurité Sociale et du système public de Santé, on l'on réduit le budget de la culture et soumet aux impératifs de la rentabilité les artistes et intermittents du spectacle, où l'on sacrifie sur l'autel du libre échange et du dumping social notre industrie, nos emplois et notre souveraineté économique, où l'on consent très bien à l'augmentation des inégalités, à la souffrance de 8 millions de chômeurs et de 5 millions de pauvres en se donnant pour seuls objectifs la réduction des déficits et la baisse du coût du travail, c'est à dire des salaires et des solidarités, pour complaire aux agences de notation, aux organismes technocratiques de Bruxelles, et aux amis du MEDEF?

Quel danger pour les médias et les partis de gouvernement au service des puissances d'argent et de la pensée unique néo-libérale de rappeler les valeurs fondatrices du Conseil National de la Résistance et de la restauration de la République à la libération à une époque où l'on compte pour chose négligeable le droit souverain du peuple français de se gouverner lui-même, en dessaisissant ses représentants du pouvoir de dire le droit et de décider des politiques sociales et économiques avec cette dictature pro-capitaliste de l'Europe que l'on continue à bâtir et supporter, avec la mise en place du Traité budgétaire européen et du Grand marché transatlantique!  

Quelle honte de rappeler les intentions, les espoirs et objectifs sociaux de la Résistance dans un temps où les politiques substituent à la Parole porteuse d'idées et d'intentions la communication mensongère et vide méprisant ses destinataires!

Quelle tristesse d'évoquer le combat anti-fasciste des Partisans et Maquisards quand, à force de médiocrité et d'impuissance voulue, de renoncement sur les valeurs républicaines, de légitimation par l'acte et la parole du discours d'intolérance et de stigmatisation, on laisse devenir un parti d'Extrême-Droite, le Front National, constitué à la base par des nostalgiques de la Collaboration, de la Révolution Nationale ou du Fascisme, le premier parti de France par le nombre de voix obtenus aux dernières élections nationales...

70 ans après, de la flamme de la Résistance, il ne nous reste que la cendre, le Musée Grévin, et les cérémonies consensuelles et à moitié vidées de leur sens.

Notre République n'a plus rien de sociale et de réellement démocratique. Les responsables politiques du PS et de l'UMP n'ont ni le sens de l'indépendance nationale, ni le souci de la souveraineté populaire, du progrès social, et du combat contre le pouvoir corrupteur et asservissant de l'argent et des féodalités économiques avec lesquelles ilscollaborent sans trop de problème de conscience.  

C'est pourquoi il est plus important que jamais de rappeler les valeurs de la Résistance, et de se souvenir que les résistants n'étaient au départ qu'une poignée de têtus et de croyants, pour que les citoyens retrouvent l'esprit de résistance et de critique, de solidarité et d'espoir, une foi en leur pouvoir de transformation politique et sociale.

La Libération est toujours une tâche à entreprendre.

Ismaël Dupont  

 

A lire aussi: le billet d'humeur de notre camarade du Front de Gauche Loïc Digaire "Commémorations 2014" sur le blog de Médiapart: 

http://blogs.mediapart.fr/blog/loic-digaire/150814/commemorations-2014

http://youtu.be/QMFC36x21Vo



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