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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:10

 

Transition énergétique : un projet de loi qui ne nous convient pas !



Les députés communistes ne voteront pas la loi de transition énergétique pour la croissance verte débattue depuis le 6 octobre à l’Assemblée nationale.

 

Cette loi comporte des objectifs que nous ne partageons pas et pour certains incohérents entre eux.

Si nous partageons le développement des énergies renouvelables, cela doit se faire dans un cadre maîtrisé au sein d’une filière professionnelle. Il n’est plus possible de faire supporter le surcoût exorbitant aux Français via leur facture. Rien que pour les deux projets d’éolien offshore, c’est 35 milliards d’€.

 

La réduction de la part du nucléaire de 75 % à 50 % à l’horizon 2025 est édictée comme un dogme. Et est contradictoire avec l’objectif de réduire nos émissions de CO2. Notre production d’électricité est décarbonnée à plus de 85 %, ce n’est donc pas dans ce secteur que nos efforts doivent se concentrer mais dans le secteur du transport, qui est le premier contributeur de nos émissions de CO2 et le gouvernement n’y prête guère attention. C’est le grand oublié de la loi !

 

Quant à la réduction par deux de notre consommation d’ici 2050, cela occulte complètement la nécessaire réindustrialisation de notre pays. Cette perspective est complètement incohérente avec l’évolution démographique de notre pays dont les prévisions s’acheminent vers 70 millions d’habitants en 2050.

 

Faire le choix de la mise en concurrence des barrages, c’est le choix de la destruction de la cohérence du potentiel national au seul profit des appétits des grands groupes privés, le choix de la mise en cause de la stabilité de la fourniture d’électricité, le choix de la hausse des prix pour les ménages et les entreprises. Cela fera peser des risques inconsidérés pour les fonctions sociales et écologiques des barrages, notamment en matière de gestion de l’eau.

 

Quant à la lutte contre la précarité énergétique, nous avons réussi à inscrire la reconnaissance d’un droit à l’énergie et nous pouvons nous en féliciter. Par contre, la mise en place du chèque énergie avec la disparition des actuels tarifs sociaux pour l’électricité et le gaz risque de laisser beaucoup de familles sur le carreau. Nous ne savons toujours pas à quelle hauteur il sera financé, ni quelles seront les conditions de son obtention et de son extension au bois et au fuel.

 

Si la rénovation énergétique dans les logements fait consensus, le financement reste flou. Et la politique du gouvernement de réduction budgétaire ne nous rassure pas ! Il aurait fallu, pour être en mesure de dégager demain les financements, d’évaluer les montants des investissements. Le Parti communiste français continuera, lors du passage de la loi au Sénat, à tenter d’apporter les améliorations nécessaires


Parti communiste français - 2 place. du Colonel-Fabien - 75167 Paris cedex 19

                                                                                                                                             T : 01 40 40 12 12   www.pcf.fr

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:31

Communiqué d'Une Autre Voix Juive

Une Autre Voix Juive exige la démission du Sous- Préfet des Bouches du Rhône !

 

Une Autre Voix Juive tient à assurer nos compatriotes kurdes de sa profonde solidarité avec leurs graves préoccupations relatives à l’attitude de la France , de la Turquie et des forces coalisées de l’OTAN qui laissent un peuple résister seul face dans la ville kurde de Kobané aux forces fascistes puissamment armées connues comme « État Islamiste » .

Une Autre Voix juive découvre avec indignation les propos tenus par le Sous –Préfet des Bouches du Rhône à l’encontre d’une de leur délégation pacifique ; ces propos, parmi lesquels on trouve : «  .. Vous avez vos frères au Kurdistan et vous êtes en train de mettre la merde à Marseille. C’est comme la communauté juive. Moi si j’étais juif à Marseille, pensant à mon peuple et à mon pays je serais dans l’armée israélienne, pas à Marseille » soulèvent notre indignation comme elle devrait la soulever chez tout démocrate et au plus haut niveau de l’État.

Une Autre Voix Juive l’a depuis toujours souligné : racisme, xénophobie , et antisémitisme vont de pair. Venant d’un représentant de l’État, ces propos, s’ils n’étaient pas suivis d’une sanction exemplaire, rappellent les jours les plus sombres du régime de Vichy. UAVJ exige la démission immédiate de ce personnage indigne de représenter la France. UAVJ attend du premier Ministre qu’il traduise ses propos réitérés en actes.

Paris le 13-10-2014

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:46

Lors de ses génuflexions devant le ghota de la City londonienne, le Premier ministre " pro-business" a livré l'assurance-chômage de notre pays sous la forme de "confidences". Pour Manuel Valls, cette question doit être "reposée" tant sur le montant de l'indemnisation que sur sa durée. Hier soir, Jean-Marie Le Guen a confirmé cette nouvelle offensive.

Rappelons la réalité des choses. Sur 5,732 millions de chômeurs inscrits, toutes catégories confondues, seulement 2,24 millions sont indemnisés par le régime d'assurance chômage. Mais surtout, avec un nombre d'offres d'emplois mensuelles qui tourne autour des 220 000, comment prétendre répondre aux demandes d'emplois des 3,413 millions de chômeurs de la seule catégorie A, en hausse de 5,2% en un an ?

En réalité, le Gouvernement sait que l'emploi ne repartira pas malgré le numéro de claquettes du Medef. Ses choix austéritaires, sa volonté de flexibiliser et précariser l'emploi et le travail n'y concourent pas. En revanche, il sait que cette hausse du chômage va accroître le niveau des dépenses d'indemnisation de l'Unédic, et qu'il faudra bien à un moment donné, compte tenu du déficit et de l'endettement actuels de l'organisme, accroître le niveau de ses recettes, et donc accroître la contribution des employeurs et de l’État. Une option contraire à l'orientation actuelle qui vise à prendre de nouveau dans la poche des chômeurs en rognant une fois de plus leur droits.
 
Après les déclarations, de François Rebsamen sur le renforcement des contrôles des personnes inscrites à Pôle emploi, la question est posée : les chômeurs sont-ils devenus le principal ennemi du gouvernement ?  Il y a en effet une forme d'obscénité à multiplier les stigmatisations visant les privés d'emploi et avec eux des familles entières qui dont les vies sont réduites à l'accumulation de difficultés et de privations.
 
Alors que le débat parlementaire sur le budget 2015 n'est pas encore ouvert, la commission européenne met la pression en demandant 8 milliards de plus, ce qui pourrait laisser croire  en une certaine "douceur" dans l'austérité de 21 milliards proposée par le Gouvernement...qui ouvre une nouvelle brèche dans notre pacte républicain et social en pointant de la sorte l'indemnisation des chômeurs. Les rôles sont bien distribués mais la pièce se joue face à un rejet massif des peuples et une défiance inégalée.
 
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:43

Manuel Valls s'est rendu cette semaine à Londres pour attirer les soi-disant investisseurs de la City. Après 30 ans de politiques dites de « soutien à l'investissement », il serait temps d'en dresser le bilan. La finance n'investit pas, elle spécule. C'est la raison principale de la crise financière et de l'état de délabrement du système productif français. Un gouvernement « pro-business » n'est pas un gouvernement qui aime l'entreprise. C'est un gouvernement « pro-people » qu'il nous faut. C'est pour ça que François Hollande a été élu. Un gouvernement de gauche digne de ce nom, plutôt que de promettre la fin de la taxe à 75 % pour les plus riches, devrait agir contre l'évasion fiscale qui ampute chaque année le budget de l’État à hauteur de 60 milliards d'euros.

Un gouvernement de gauche devrait proposer un plan d'urgence européen d'investissement pour l'emploi, l'industrie et les services publics. Il devrait se battre pour changer le rôle de la BCE et mettre la création monétaire au service du développement social et écologique. Un gouvernement de gauche devrait, au lieu de courber l'échine devant les milieux d'affaires, s'adresser à tous ceux qui luttent au Royaume Uni contre la politique austéritaire de David Cameron et vanter les mérites de la protection sociale, dont les britanniques manquent cruellement. L'humain avant les profits est la seule idée qui peut nous guider vers le redressement du pays.

 

Pierre Laurent

 

pierre-laurent-pcf

 
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 08:09

 

Purge à la française

 

Par Martine Bulard (Le Monde Diplomatique, septembre 2014)

 

« Mon véritable adversaire, c’est le salaire. » Bien sûr, ce type de conviction ne s’affiche pas publiquement, et le président de la République française ne s’exprime pas ainsi. Mieux vaut clamer son rejet de la finance pour gagner, à gauche, une élection. Mais, une fois les urnes vidées, le dogme du « coût du travail » trop élevé a dicté la conduite de M. François Hollande, quel que soit son premier ministre — tout en rondeur, comme M. Jean-Marc Ayrault, ou libéral décomplexé comme M. Manuel Valls.

Il ne lui a pas fallu un mois après son arrivée à l’Elysée pour en faire la démonstration. Sa première décision a porté sur le smic ; il a limité le « coup de pouce » rituel à... 0,56 centime brut de l’heure. Appliquer au salaire minimum une hausse supérieure à celle prévue par la loi : à part M. Nicolas Sarkozy, qui n’avait rien accordé du tout, aucun président n’avait encore dérogé à cette tradition. Sans même remonter en 1981, quand François Mitterrand avait relevé le smic de 6,1 % (au-dessus de l’inflation), on peut citer l’exemple de M. Jacques Chirac en 1995 (+ 2,9 %) ou en 2002 (+ 3 %).

Selon l’un de ces « visiteurs du soir » que semble priser l’hôte de l’Elysée, cette « hausse limitée » vise à « préserver les entreprises ». Car il va de soi que le smic menacerait leur pérennité, y compris celle des géants de la distribution comme Carrefour, Intermarché et autres champions des bas salaires. Dans ce cas, elles devraient être comblées : entre juillet 2012 et juillet 2014, le pouvoir d’achat du smic net (une fois les cotisations sociales payées) a baissé de 1,5 % (voir la « Synthèse des mesures économiques et sociales prises depuis juin 2012 »).

Mais l’attaque va bien au-delà. Pour la première fois depuis l’après-guerre, les employeurs ont obtenu d’avoir les mains libres pour baisser les salaires, augmenter les heures travaillées ou obliger l’employé à changer d’unité de production, quel que soit son contrat. Le gouvernement a appelé cela, sans rire, la « sécurisation de l’emploi », en se targuant d’avoir simplement mis en musique un accord signé par les trois organisations patronales, dont le Medef, et par trois syndicats de salariés, dont la CFDT. Seule limite à l'omnipotence patronale : il faut obtenir l'assentiment de syndicats représentant la moitié au moins des salariés. Avec le niveau de chômage actuel, cela ne doit pas être difficile.

Chez Renault, par exemple, l'accord a conduit à augmenter le temps de travail en réduisant le nombre de congés (de 16% en moyenne), à bloquer les salaires selon le mot d'ordre « travailler plus pour gagner moins » tout en entérinant une réduction des effectifs de 15%. Pas étonnant que le groupe ait multiplié ses profits par vingt – même si ce résultat ne tient pas qu'à la France.

Les expériences précédentes ne laissaient d'ailleurs planer aucun doute. Chez Bosh, à Vénissieux, les salariés avaient accepté en 2004 de travailler 36h payées 35 et de renoncer à une partie des majorations pour travail de nuit ; leurs sacrifices n'ont servi qu'à rendre la société plus présentable : leur usine a été vendue en 2010, et plus de cent emplois ont disparu. Même scénario chez Général Motors à Strasbourg, Continental à Clairvoix, Dunlop à Amiens...

Le « toujours moins » salarial est devenue la doctrine officielle défendue par M.Hollande et sa majorité parlementaire. D'abord mezza voce, lors de la mise au point du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) – un vaste plan de réduction des cotisations sociales payées par le patronat, adopté en décembre 2012. L'affaire est loin d'être un détail : dès 2013, la masse salariale de toutes les entreprises (riches et pauvres, grandes et petites) diminue de 4% en moyenne, pour 6% prévus d'ici 2016. Toutefois, ce gigantesque cadeau sous forme de crédit d'impôt ne se matérialisera vraiment qu'en 2014. Pour l'heure, l'équipe Hollande peut donc se contenter de vanter ses « efforts pour l'emploi », sans revendiquer les dogmes libéraux. Et le patronat peut continuer à vilipender les « charges »insupportables et les impôts confiscatoires – chacun garde en mémoire la fronde des « pigeons » et les déclarations tonitruantes de M. Pierre Gattaz, le président du Medef.

Début 2014, le ton change. M. Hollande élargit les aides consenties, qu'il baptise du joli nom de « pacte de responsabilité ». Il abandonne alors tout cache-sexe idéologique et affirme, au cours de sa conférence de presse du 14 janvier 2014, que le pacte a un « principe simple : alléger les charges des entreprises, réduire leurs contraintes ». Du Gattaz dans le texte. Ou du Sarkozy – au choix. Au passage, le président socialiste oublie les fondements mêmes de la cotisation sociale, conçue, dès l'origine, comme une mise en commun d'une partie du salaire dû aux travailleurs au sein des organismes de la Sécurité Sociale ou dans l'assurance-chômage pour faire face aux aléas de la vie. Cette mutualisation n'a rien à voir avec la rémunération du capital (dividendes, taux d'intérêt), qui, lui, devient de plus en plus vorace. « Un salarié travaille aujourd'hui environ six semaines et demie pour les actionnaires, contre deux semaines il y a trente ans », a calculé l'économiste Michel Husson. Mais pour M. Hollande, il n'y a pas de charges liées au capital...

Le pouvoir s'est doc attelé à réduire, ou même à faire disparaître (pour le SMIC en janvier 2015 par exemple) les cotisations payées par l'employeur, et à baisser les impôts sur les sociétés de cinq points à l'horizon 2020. Contraint d'augmenter les cotisations retraite, il annonce une hausse qu'il promet équitable entre les salariés et les employeurs (+0,15 point chacun), mais assure tout aussitôt que ces derniers en seront exonérés, au moins en 2014. Le contribuable paiera à leur place...

Reconnaissons que le Parti socialiste possède un don particulier pour briser les « tabous » du modèle social français. Ainsi, en 1983, s'appuyant (déjà) sur la crise – monétaire, celle-là-, le ministre de l'économie Jacques Delors avait imposé la désindexation des salaires sur l'inflation. C'est ce que l'économiste Alain Cotta appela plus tard le « don Delors », le cadeau « le plus considérable que l'entreprise privée eût jamais reçu des pouvoirs publics » : 232 milliards de francs (l'équivalent de 76 milliards d'euros) entièrement prélevés sur les salaires entre 1983 et 1986. Pour le patronat, la victoire fut à la fois financière et idéologique : l'échelle mobile (l'indexation), qui existait depuis 1952, était morte.

Cette fois, le patronat reçoit une manne non négligeable en ces temps de disette budgétaire : 40 milliards d'euros. De plus, l'idée de faire disparaître progressivement les cotisations sociales, payées par les salariés et les employeurs, au profit de la CSG ? Acquittée en grande majorité par les travailleurs et les retraités, fait son chemin. Les entreprises sont progressivement déresponsabilisées de la protection sociale. Et elles refusent même de s'engager, en contrepartie, sur quelque création d'emploi que ce soit. Pis : elles continuent à licencier. En juin 2014, le nombre officiel des demandeurs d'emploi atteignait 3 398 300, soit une hausse de 4% en un an.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'Etat alimente les entreprises à fonds perdus. En témoigne le crédit d'impôt recherche (CIR) qui a représenté plus de 5 milliards d'euros en 2011 et atteindra sans doute 6 milliards en 2014, selon les estimations officielles. Les aides vont en priorité aux mastodontes ultrarentables, tels Sanofi, Total, L'Oréal, Dassault Aviation, Peugeot, Servier, etc. En outre, les effectifs consacrés à la recherche-développement dans les entreprises ont baissé de 1,8% entre 2008 et 2011 (derniers chiffres connus). La recherche publique, elle, voit ses crédits stagner, ou même baisser : -3% à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) par exemple.

Comme le souligne l'hebdomadaire économique L'Usine nouvelle, « les entreprises ont du cash, mais pas l'envie d'investir » . Pas assez rentable. D'autant que les débouchés se restreignent en Europe, premier marché de la France, comme sur le marché intérieur. Et pour cause, ce qui est donné aux uns doit être pris aux autres. Il faut non seulement compenser les cadeaux sociaux et fiscaux, mais aussi réduire le déficit public, conformément à la doxa européenne. Du coup, l'équipe Hollande-Ayrault-Valls a augmenté les impôts, en créant une nouvelle tranche sur les plus hauts revenus – une première depuis deux décennies-, mais surtout en matraquant tous les autres. Deux millions de ménages qui ne payaient pas d'impôts sont devenus imposables en 2013. Ce n'est qu'en juillet dernier que le gouvernement a redressé la barre pour les personnes touchant moins de 1200 euros. Et les bas revenus sont devenus si nombreux que cette seule mesure a entraîné une baisse du nombre de foyers imposés, qui est passé de 53% des familles l'an dernier à 48,5% cette année. Par ailleurs, M. Hollande a promis de fusionner la prime pour l'emploi et le RSA accordés aux très bas salaires et ainsi « d'améliorer le pouvoir d'achat des salariés les plus modestes ». Sans autre précision.

D'ores et déjà, tous les salariés, modestes ou non, financent la baisse des cotisations employeurs chaque fois qu'ils consomment, par le biais de la TVA dont les taux ont grimpé depuis le 1er janvier 2014 La TVA « sociale » concoctée par M. Sarkozy est ainsi remise au goût du jour. Tout comme la révision générale des politiques publiques (RGPP), réapparue sous le vocable de « modernisation de l'action publique ». Certes, le gouvernement a créé 24600 postes d'enseignant, mais ces créations doivent être compensées par des réductions dans d'autres secteurs.

Les objectifs n'ont pas varié : dégraisser le « mammouth », désigné comme la cause première, sinon unique, du déficit public. Pourtant, contrairement à ce que prétendent les dirigeants, la part des dépenses de l'Etat rapportée au Produit Intérieur Brut (PIB) a baissé de deux points entre 1978 et 2012. Le déficit vient essentiellement de la réduction du niveau d'imposition des familles les plus fortunées et des intérêts accordés aux riches prêteurs, deux choix assumés par les gouvernements successifs – de droite comme de gauche.

Socialement injuste, cette politique conduit tout droit à la récession, dont on voit poindre les premiers signes. En effet, l'austérité salariale entraîne dans sa chute la consommation (-0,5% au premier trimestre), qui conduit à la réduction de la production (-1,2% au second trimestre), à un report des investissements et à une pression à la baisse sur les prix : ce qu'on appelle la déflation. Dès lors, les rentrées fiscales dégringolent, et, mécaniquement, le poids de la dette augmente, incitant les idéologues du marché à exiger une baisse supplémentaire des dépenses publiques et des salaires... La spirale est connue. Le Japon tente sans succès de s'en extraire depuis quinze ans.

Le raisonnement simpliste selon lequel la baisse des dépenses salariales assure une plus grande compétitivité, laquelle permet d'exporter plus et de booster la croissance, est inopérant. Pour au moins trois raisons : d'abord, nos clients subissent eux aussi l'austérité – même l'Allemagne, qui a misé sur le « tout export », à la manière chinoise, s'affaisse. Ensuite, l'euro fort dévore es baisses de coûts intérieurs. Enfin, la compétitivité dépend moins du niveau des salaires que de l'innovation et de la qualité des produits – et, dans ces deux domaines, la France accuse un retard que l'on ne pourra combler que par une haute qualification des salariés (et donc par de hauts salaires)...

Martine Bulard

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 07:35

Une semaine à venir décisive pour les fonctionnaires

3 oct. 2014, PAR Sylvain Henry

 

http://www.acteurspublics.com/img/uploaded/article/2014-10-542e5be0d5125.jpg

 

Marylise Lebranchu et Manuel Valls, ici au CESE lors de la dernière Conférence sociale, seront en première ligne sur les sujets “fonction publique”. - © Witt/SIPA

Marylise Lebranchu relancera, le 7 octobre, la négociation sur l’avenir de la fonction publique, avant des échanges sur la qualité de vie au travail des fonctionnaires, le 8 octobre, et l’installation du Conseil national des services publics, le 9 octobre. Des rendez-vous importants organisés dans un climat budgétaire tendu et à l’approche des élections professionnelles. 

Trois rendez-vous majeurs attendent les fonctionnaires la semaine prochaine. Selon nos informations, le ministère de la Fonction publique devrait relancer, mardi 7 octobre, l’importante négociation sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations. La ministre Marylise Lebranchu devrait participer aux échanges. Mercredi 8 octobre, la négociation sur la qualité de vie au travail se poursuivra. Le lendemain, jeudi 9 octobre, Manuel Valls installera le nouveau Conseil national des services publics.

Un agenda annoncé à certains syndicalistes mais pas encore officialisé. Il pourrait cristalliser quelques tensions entre gouvernement et organisations syndicales après la publication du projet de loi de finances 2015, le 1er octobre, qui confirme le gel du point d’indice jusqu’en 2017 et précise la forte réduction enveloppes catégorielles destinées aux fonctionnaires sur les trois prochaines années [cliquez ici pour lire notre article “Salaires, mesures catégorielles : le gouvernement tape fort sur les fonctionnaires”].

La négociation “parcours professionnels, carrières et rémunérations”. Voilà une négociation qui n’en finit plus d’être reportée depuis des mois. Initialement programmé au printemps, son lancement officiel par Marylise Lebranchu avait été reculé au début du mois de juillet après l’appel à la mobilisation de presque toutes les organisations syndicales en mai sur les salaires des agents publics. Les échanges devaient véritablement démarrer le 9 septembre, puis le 22 septembre, mais ont à chaque fois été décalés [cliquez ici pour lire notre articleTout ce qui attend les fonctionnaires à la rentrée”]. Le rendez-vous est programmé mardi 7 octobre au matin.

“Il faut simplifier et fluidifier pour que celui qui devient fonctionnaire aujourd’hui ait la possibilité d’un vrai parcours, quelle que soit sa catégorie, confiait récemment Marylise Lebranchu à Acteurs publics. La négociation avec les syndicats commence, elle se fera par étapes. Par exemple, je leur proposerai des carrières plus intéressantes contre un allongement de ces carrières.”

La difficulté est double pour la ministre : cette concertation très importante, que le ministère a rebaptisée négociation “sur l’avenir de la fonction publique », s’organise à l’approche des élections professionnelles du 4 décembre ; par ailleurs, les annonces du projet de loi de finances 2015 ont mis les syndicats sur les dents. Certaines organisations auraient exigé la présence de Marylise Lebranchu le 7 octobre. L’occasion, sûrement, de manifester leur mécontentement. Voire de claquer la porte, comme l’avait fait voilà quelques semaines Force ouvrière. Il se dit que d’autres syndicats, tel la CGT, pourraient boycotter la séance. Il serait alors difficile, pour le ministère, de négocier faute d’interlocuteurs.

La qualité de vie au travail des fonctionnaires. La négociation “qualité de vie au travail” (QVT) se poursuivra mercredi 8 octobre. Initialement prévu mi-octobre, le protocole d’accord devrait être soumis à la signature des syndicats en novembre. Le gouvernement veut que “l'épanouissement professionnel et personnel de chacun et du bien-être au travail de tous” soit “la condition de la réussite collective du service public”, avec un volet sur l’encadrement intermédiaire [cliquez ici pour lire notre article Une négociation pour favoriser l’épanouissement des fonctionnaires”].

Mais là encore, le contexte pourrait interférer sur les échanges. Dans une déclaration commune publiée le 29 septembre, les syndicats CFTC, CGT, FSU, FA-FPT et CFDT soulignent notamment qu’“on ne peut pas traiter sérieusement de la question de la qualité de vie au travail dans la fonction publique si les choix économiques du gouvernement continuent de se faire au détriment de services publics de qualité”, “si la question des moyens est systématiquement esquivée” et “s’il n’y a pas de reconnaissance du rôle essentiel que jouent les agents, ce qui passe notamment par le dégel du point d’indice et une reconstruction des grilles de rémunération”.

L’installation du Conseil national des services publics. Sauf forte actualité, le Premier ministre, Manuel Valls, devrait installer le Conseil national des services publics jeudi 9 octobre après-midi. Cette nouvelle instance de concertation avait été annoncée par le gouvernement lors de la dernière “Grande conférence sociale”, en juillet, pour offrir “un cadre permanent de dialogue social pour discuter des évolutions du service public”, particulièrement des impacts de la réforme territoriale sur les services publics. Mais sa composition – des syndicats, des employeurs publics, des représentants d’entreprises – et son rôle réel – aucun texte officiel ne fixe pour le moment ses missions – restent à préciser. 

http://www.acteurspublics.com/2014/10/03/une-semaine-a-venir-decisive-pour-les-fonctionnaires

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 17:11

Le mardi 16 septembre 2014

Sénatoriales : Quand la Droite et le PS cherchent un chèque en blanc pour avoir les mains libres

Le 28 septembre l’élection sénatoriale se déroulera dans la moitié des départements dont le Finistère.

Une élection éminemment politique !

Les sénatrices et les sénateurs forment la deuxième chambre du parlement. A ce titre elles et ils votent les budgets et les lois (dont ils partagent l’initiative avec l’exécutif). Le Sénat a aussi pour fonction de suivre et de contrôler la politique et l’activité du gouvernement. Il ne s’agit donc pas d’une élection mineure (même si les citoyens ne votent pas) qui n’intéresserait que les élus locaux qui sont électeurs. Il s’agit, au contraire, à mi-mandat du Président de la République et avec les résultats que l’on sait) d’un enjeu éminemment politique.

Et pourtant …

Dans le luxueux document, sur papier glacé et en couleur, que les « grands électeurs » viennent de recevoir de la part de la droite (6 pages) et du PS (8 pages) que peut-on constater ?

1 – Une volonté de masquer l’étiquette

Il faut avoir de bons yeux pour lire en petit en bas de 1ère page « liste d’union de la droite et du centre » ou, en tout aussi petit, en haut de la 8ème page « liste soutenue par les socialistes, républicains et divers gauche ». A croire que l’étiquette n’est porteuse ni pour les uns, ni pour les autres.

2 – Aucun compte-rendu de mandat

Les deux listes comportent des sortants (3 pour le PS et 1 pour la Droite) pourtant pas une ligne sur leur action pendant la durée de leur mandat,  sur les choix qu’ils ont opérés, sur ce qu’ils ont soutenu ou qu’ils ont  refusé, sur le contenu de leurs votes. Sont-ils si peu fiers de leur mandat ? Ou estiment-ils qu’ils n’ont aucun compte à rendre…et que leurs électeurs n’en ont donc aucun à leur demander ?

3 – La droite attaque le gouvernement

- politique économique : croissance en berne

- redressement des finances publiques : une politique inefficace

- baisse des dotations : des conséquences budgétaires catastrophiques pour nos collectivités

- réforme des rythmes scolaires : source de contraintes financières et désorganisation 

- réforme territoriale : un cafouillage et une carte improvisée

Normal, c’est le rôle de l’opposition. Mais ils oublient de dire que cette politique qu’ils condamnent est dans la droite ligne de celle qu’ils ont soutenue. Et que ce qu’ils lui reprochent c’est de ne pas aller assez loin dans la soumission au MEDEF et aux puissances financières.

4 – Le PS ne parle que du département

-          un Finistère uni, rassemblé et équilibré

-          les collectivités du Finistère, en pointe dans leur gestion locale

-          un Finistère dynamique et innovant

-          un développement territorial harmonieux

-          un Finistère accessible et attractif

-          un territoire riche de sa diversité culturelle et linguistique

A croire qu’il ne s’agit pas d’élire des parlementaires qui auront à voter les budgets, les lois et à contrôler le gouvernement

A croire qu’ils se sont trompés d’élection… à moins que, réceptifs à la politique de rigueur du gouvernement, ils aient décidé d’éditer un document qui leur servira aussi en, 2015 pour les élections départementales.

5 – Aucun engagement politique

Ni à droite, ni au PS ; ces candidats qui aspirent à devenir parlementaires ne disent pas un mot sur la politique qu’ils veulent impulser ou soutenir. Autant ils s’expriment largement sur le Finistère autant ils sont muets sur la politique internationale , sur la paix, la coopération , la politique économique et sociale , l’environnement et la transition énergétique , le développement éducatif et culturel,…

Est-ce que, par hasard, ils considèreraient que leurs électeurs, les élus locaux, les délégués de conseils municipaux, ne seraient pas capables de comprendre tout cela ? Quel mépris cela serait pour tous ces élus de terrain qui, malgré les difficultés nées de la politique des uns et des autres depuis des décennies, s’efforcent malgré tout de répondre le mieux possible aux attentes et aux besoins de leurs concitoyens. A moins que la réponse soit plus simple : Comment dire à des élus locaux, chaque jour confrontés à des situations de plus en plus inquiétante : « nous allons continuer, voire aggraver la même politique. Nous allons réduire encore les financements de l’Etat tout en vous demandant de prendre à votre compte de nouvelles charges. En éloignant les lieux de décision des habitants ,  nous allons continuer à vous priver de toutes vos compétences en ne vous laissant à gérer que l’état civil… et le mécontentement de vos populations » ?

C’est sûr, le silence est plus confortable. Mais que c’est déprimant !

Heureusement un autre choix existe

Des élus et des militants investis dans le Front de Gauche ont décidé de se présenter sur la liste « Finistère à gauche toute : rassembler conte l’austérité ».

Sa circulaire pose clairement les enjeux politiques :

- Pourquoi, compte-tenu de leurs votes, on ne peut faire confiance ni à la Droite, ni au PS

- Une autre politique est possible à condition de s’opposer fermement à la domination des puissances financières

- La commune, ses élus et ses habitants doivent continuer à être les piliers de la démocratie

- Agir pour des services publics de qualité partout et pour tous

- Les choix politiques doivent partir de la nécessité de répondre aux besoins de la population

- C’est dans ce contexte que se préparera l’avenir de notre région

C’est une liste authentiquement de Gauche,

au service des résistances citoyennes

                                                                                                                           Alain DAVID

                                                                                               ancien Maire-adjoint de Morlaix

Article paru le 16 septembre 2014 dans le blog d'information locale de Plougasnou et du pays de Morlaix: "Le Homarc enchaîné"

 http://homardenchaine.fr/actualite.htm 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 05:26

" Pourquoi le gouvernement culpabilise-il les salariés ? Traitant une bonne partie des femmes d'illetrisme.

D'abord, ces femmes, comme il dit, sont avant tout des professionnelles. Je mets au défi Macron de travailler une journée avec ces femmes, il n'en serait même pas capable.

Evidemment ça ne lui vient pas à l'idée que le grand coupable est le patronat: travail sous payé, plan de carrière inexistant dans l'entreprise, gestes répétitifs qui font que, au bout de 20 ans de chaîne, la personne est diminuée physiquement, les horaires décalés, de nuit, qui font que lire un livre devient le parcours du combatant, le fait de s'asseoir après le travail à la maison, les salariés s'endorment tellement ils sont fatigués nerveusement et physiquement, le stress présent dans un milieu hostile (bruit, froid ou chaleur, humidité, debout, posté etc...)

Mr Macron, la solution va bien au-dela d'un permis à moins de 1500 euros ou illetrisme, c'est votre système qui crée ces problèmes de société.

Dans une société, tout le monde à sa place, car nous tous nous contribuons à la richesse de ce pays chacun à son niveau".

 

Michel Le Goff

 

sénatoriales Michel Le Goff

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:30
"Le mépris d'Emmanuel Macron pour les femmes ouvrières"
Mercredi, 17 Septembre, 2014
 
La députée de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre Marie-George Buffet réagit aux propos, ce matin, du ministre de l'Économie, qui a évoqué qu'il y a beaucoup de "femmes illettrées" parmi les 850 ouvrières licenciées de l’entreprise GAD.

Invité de Jean-Pierre Elakabach ce matin, le ministre de l’économie a montré de son doigt rageur les 850 femmes licenciées de l’entreprise GAD en Bretagne. "Il y a dans cette société une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées" a-t-il déclaré en poursuivant que« ces gens-là » ne pouvaient pas avoir le permis de conduire!

Ainsi, il s’est laissé aller à son penchant naturel : un mépris incommensurable à l’égard des femmes ouvrières. Pour justifier la casse du code du travail et des acquis sociaux  réclamée par le MEDEF, Emmanuel Macron remet sur le tapis des idées que l’on croyait révolues pour caricaturer les femmes, les ouvrières, et surtout justifier la faiblesse et l’inégalité des salaires féminins. Le siècle de « Nana »  et de « Gervaise » est pourtant bien fini et non, Monsieur Macron, l’avenir n’est pas dans le retour aux salarié-e-s « taillables et corvéables » à la merci de leur patron ! L’heure est au contraire à l’action pour vaincre l’austérité et gagner en liberté et en égalité. Pour les femmes et donc pour toute la société. Ne faut-il pas rapprocher les propos d’un des principaux ministres de ce gouvernement avec la disparition du Ministère des droits des femmes ?
 
Marie-George Buffet, députée, ancienne Ministre

http://www.humanite.fr/le-mepris-demmanuel-macron-pour-les-femmes-ouvrieres-552048 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 15:00
Emmanuel Macron:  le mépris du peuple, ça suffit! 
sénatoriales liste
Ismaël Dupont et les candidats de la liste "Finistère à Gauche. Rassembler contre l'austérité" souhaitent réagir "aux propos consternants de condescendance" de Emmanuel Macron mercredi 17 septembre sur Europe 1 vis à vis des salariées de GAD.  
Où l'on voit que le souvenir de Bécassine avec ses sabots crottés est toujours bien ancré dans la mémoire des bourgeois dont elle servait les grands-parents comme domestique. "Bretonne de la classe laborieuse = illettrée".  
Nous avons là un bel exemple de méconnaissance et de mépris du peuple tout droit venus d'un âge pré-démocratique de la part d'un nanti né avec une cuillère d'argent dans la bouche, ex-banquier d'affaires pour la banque Rotschild, propulsé ministre de l'économie à 37 ans sans avoir gagné une seule élection! 
C'est tout de même étrange qu'un gouvernement qui a si peu fait pour sauver les emplois des ouvriers de Marine-Harvest, de Boutet-Nicolas, de Gad à Lampaul Guimiliau et à Josselin, se permette en plus de les insulter.
Oui, les femmes et les hommes qui travaillent dans l'agro-alimentaire n'ont, en général, pas eu la chance de naître dans un milieu social facilitant l'accès aux longues études. Et la dureté de leurs conditions de travail soumises à la loi du profit ne facilite pas l'auto-formation tout au long de la vie... 
Et alors: ils ne sont pas incapables pour autant. Ce ne sont pas des handicapés sociaux!  
Ils ne sont pas d'une espèce différente de la vôtre Monsieur Macron. 
Ils ont même de la mémoire et sauront sanctionner dans les urnes un pouvoir qui mène une politique de classe contraire à leurs intérêts et leur droit à la dignité.
logo Ouest-France Mercredi 17 septembre 2014 11:47

Emmanuel Macron : "Les salariées de Gad sont pour beaucoup illettrées"
...
photo emmanuel macron a eu des propos étonnants, ce mercredi, sur les salariées de l'abattoir gad. © capture d'écran europe 1
Emmanuel Macron a eu des propos étonnants, ce mercredi, sur les salariées de l'abattoir Gad.© Capture d'écran Europe 1

Le ministre de l'Economie a eu une remarque plutôt maladroite ce mercredi sur Europe 1, en affirmant que les employées de l'abattoir Gad sont "pour beaucoup illettrées".

Interrogé sur le pouvoir d'achat par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie a cité l'exemple de Gad, avec une sortie déconcertante :
À 8 minutes dans la vidéo
« Dans les sociétés qui me sont données, sur les dossiers que j'ai, il y a la société Gad. Vous savez ? Cet abattoir. Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. Pour beaucoup on leur explique : « vous n'avez plus d'avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 kilomètres »Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1 500 euros et il faut attendre un an ? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien et ça ce sont des réformes qui créent de la mobilité et de l'activité »
« Une insulte aux femmes de Gad »
Des propos qui ne passent pas, pour Annick le Guével, déléguée syndicale CFDT de Gad Josselin.« Je suis choquée, je ne sais pas d'où M. Macron tient ces propos », s'étonne la syndicaliste. « Déjà, il n'y a pas une majorité de femmes dans l'entreprise, nous ne sommes que 40 %...», souligne-t-elle, « Et puis, en tant que responsable de la commission d'égalité professionnelle chez Gad, je peux vous dire que nous faisons attention à ce que tout le monde puisse avoir accès à la formation et à la connaissance. De toute façon, manque de formation ne veut pas dire illettrisme ! C'est une insulte aux femmes de Gad et aux femmes de l'agroalimentaire en général. »
Très remontée, elle « invite Emmanuel Macron à se rendre sur le site de Gad et à échanger avec les femmes de l'entreprise. Il verra qui elles sont ».
Iris Péron   Ouest-France  
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