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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 06:39

Déclaration choc de l'ancien ministre de l'Éducation nationale. Dans un entretien accordé le mercredi 22 octobre à RFI, Benoît Hamon a estimé que la politique actuelle du gouvernement "menace la République" et mène vers un "immense désastre démocratique". 

Selon lui, l'action de François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls "réduit les capacités d'intervention de la puissance publique". 
"Et la menace de la République, c'est la préparation tout droit, comme on s'y prépare pour 2017, d'un immense désastre démocratique", soit "non seulement l'arrivée au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen sans coup férir, mais en plus la menace que demain, elle dirige le pays". 

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 06:30

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Actuellement 80% des contrats signés sont en CDD...

Le premier ministre Valls trouve que cela relève, non les dangers du contrat précaire, mais les privilèges des salariés en CDI, "très protégés"... trop protégés.

Après avoir limité le caractère protecteur du CDI avec l'ANI, le gouvernement de François Hollande voudrait désormais carrément le supprimer et créer un contrat unique n'ayant évidemment pas le même caractère sécurisant pour le salarié que le CDI.  

"La vie, la santé, l'amour sont précaires, et vous voudriez que le travail ne le soit pas", avait dit il y a quelques années la très cynique Laurence Parisot.

Manuel Valls a suivi son conseil: calquons les relations en entreprises sur la brutalité du monde de la nature où les gros mangent les petits.  

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 13:00

source: ACTEURS PUBLICS

Les syndicats de fonctionnaires interpellent François Hollande
http://www.acteurspublics.com/2014/10/23/les-syndicats-de-fonctionnaires-interpellent-francois-hollande

gattazhollande

Quatre syndicats de la fonction publique (FSU, CGT, Solidaires et FA-FP) font part de leur colère à François Hollande dans une lettre ouverte rendue publique le 23 octobre. Ils dénoncent une politique aux “conséquences néfastes” pour le service public et les agents et appellent à une mobilisation le 18 novembre devant l’Assemblée nationale.

Selon les organisations syndicales, les fonctionnaires n’en peuvent plus. Alors que les négociations s’engagent avec le ministère de la Fonction publique sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations des agents [lire notre article], le message des syndicats est cette fois directement adressé au président de la République. Les syndicats appellent par à ailleurs à un rassemblement le 18 novembre "devant l’Assemblée nationale et partout sur le territoire".

Dans une lettre ouverte adressée à l’Élysée et datée du jeudi 23 octobre, la CGT, la FSU, la FA-FP et Solidaires mettent en garde François Hollande contre des réformes ayant “pour objectif central la recherche de réduction des coûts” [cliquez ici pour accéder à la lettre]. “Les inquiétudes sont grandes face aux projets en cours : réforme de l’État, revue des missions publiques, réorganisation territoriale, projet de loi de santé”, citent les syndicats.

1 million de smicards

Aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic, voire en dessous pour celles et ceux qui sont à temps partiel imposé”, soulignent-ils alors que Manuel Valls a confirmé le gel de la valeur du point d’indice jusqu’en 2017. “Comment accepter que cette valeur ait décroché de l’inflation de 14 % depuis le 1er janvier 2000 ?” martèlent les organisations syndicales.

Si elles saluent la priorité accordée à l’éducation, la sécurité et la justice, “nous ne pouvons admettre que ce renforcement se fasse au détriment de tous les autres secteurs”, écrivent-elles, dénonçant les conséquences en termes de “perte de repères quant aux missions”, de “souffrance au travail” et de “désorganisation des services”. Et de pointer du doigt l’objectif de 50 milliards d’euros d’économies et les aides aux entreprises qui, selon elles, “ne produisent aucunement les résultats nécessaires”.

Pour une autre fiscalité

De peur de passer pour des défenseurs invétérés du statu quo, les représentants des fonctionnaires ne nient pas la nécessité de réforme. “S’il y a bien un secteur qui, au fil du temps, s’est fortement modernisé, adapté, c’est celui des services publics, afin de toujours répondre mieux aux besoins de la population”, estiment-ils.

Conscients des contraintes économiques et du manque de financements pour maintenir le modèle social français, ils en appellent à “une véritable réforme fiscale basée sur davantage de justice sociale, symbolisée par l’impôt progressif sur le revenu”. Ils rappellent également l’impératif de lutte contre la fraude fiscale, estimée à 60 milliards d’euros par la Cour des comptes.

Alors que les débats font rage au sein de la majorité sur la “bonne” politique à mener et que des élections professionnelles auront lieu dans quelques semaines dans les trois fonctions publiques, cette lettre résonne comme un ultime cri d’alerte des syndicats.   

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:07

C'est bien connu, les fonctionnaires sont des privilégiés... même si leur salaire moyen baisse avec le gel du point d'indice depuis des années. 

Et une autre conquête sociale que le gouvernement PS remet en cause! L'égalité a bon dos, quand on réduit le pouvoir d'achat et la protection sociale des classes moyennes, au nom de l'économie de dépenses publiques et sociales. 

Les "privilèges" familiaux des fonctionnaires sur la sellette
http://www.acteurspublics.com/2014/10/22/les-privileges-familiaux-des-fonctionnaires-sur-la-sellette

22 OCT. 2014, PAR RAPHAËL MOREAUX (Acteurs Publics)

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:25
Budget 2015 : les anciens ministres s'abstiennent (Médiapart)
mais pas Gwenegan Bui ni aucun député PS finistérien, dans un vote acquis d'extrême justesse, 266 voix pour et 245 voix contre.
Vote au cours duquel seuls les députés Front de Gauche à gauche ont voté contre le texte (le seul choix de gauche consistant à vrai dire!), comme les députés de l'UMP et de l'UDI, mais pour des raisons diamétralement opposées. 
Rappelons que ce Budget 2015 prévoit:
- 7,7 milliards d'économies sur les dépenses de l'Etat
- 3,7 milliards de dotations en moins aux collectivités locales
- 9,6 milliards de moins pour la Sécurité Sociale et la protection sociale

Voir l'argumentaire de Nicolas SANSU (député Front de Gauche du Cher contre le Budget 2015): 
http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5952.1ere-seance--questions-au-gouvernement--programmation-des-finances-publiques-pour-les-annees-2014--21-octobre-2014

Une quarantaine de députés socialistes n'ont pas voté la première partie du budget 2015. Les ex ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, et les proches d'Arnaud Montebourg se sont abstenus. Benoît Hamon estime que la politique menée « menace la République ». Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll lui demande de quitter le PS.

 Coup de semonce : une quarantaine de députés socialistes n'ont pas voté la première partie du budget 2015. Le gouvernement n'obtient que dix voix de plus que la majorité absolue requise. Les anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, et les proches d'Arnaud Montebourg se sont abstenus.
Le signal politique est très fort. Traditionnellement, le vote du budget est l'occasion de faire apparaître à l'Assemblée nationale la solidité d'une majorité. Ce mardi 21 octobre, c'est la fragilité de la majorité actuelle qui est apparue en plein jour. La première partie du budget 2015 (son volet recettes), qui prévoit 21 milliards d'économies, n'a été approuvée qu'avec 21 petites voix d'avance. Avec 245 voix contre et 266 pour, le gouvernement Valls n'obtient que 10 voix au-dessus de la majorité nécessaire, lui qui, en théorie, détient une majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale. 
Ce vote est le premier d'ampleur depuis le remaniement de la fin août et le départ de poids lourds réclamant une réorientation de la pollitique économique menée par François Hollande et Manuel Valls. Il intervient justeaprès la sortie musclée de Martine Aubry, qui a expliqué dimanche dans Le JDD « partage(r) les propositions »économiques des frondeurs : ciblage des 41 milliards d'aides aux entreprises accordées d'ici 2017, soutien à l'investissement des collectivités locales, grande réforme fiscale, etc.
De toute évidence, il traduit les doutes et les exaspérations d'une majorité qui, même sur les textes les plus importants, ne concède désormais son soutien que de justesse. De quoi inquiéter l'exécutif, alors que le gouvernement va devoir faire voter dans les semaines à venir le volet dépenses du budget et la loi de financement de la sécurité sociale.
Sur les 56 abstentions recensées, 14 viennent des rangs écologistes et 39 des sièges socialistes. La seule fois où autant de députés PS se sont abstenus, c'était le 30 avril, lors du vote du pacte de stabilité, le paquet de 50 milliards d'économies d'ici 2017. Ils étaient alors 41, 2 de plus. À l'époque, les responsables de la majorité s'étaient rassurés en se disant que ce vote n'étant qu'indicatif, les députés s'étaient« lâchés ». Cette fois, impossible pour eux d'avoir la même grille de lecture.
Cliquer ici pour afficher l'intégralité du scrutin sur le site de l'Assemblée nationale.
 Comme d'habitude depuis six mois et le début de la rébellion d'une partie de la majorité contestant les choix économiques du gouvernement, les meneurs de la « fronde » (les aubrystes Christian Paul et Jean-Marc Germain, l'ex-strauss-kahnien Laurent Baumel) et les députés des ailes gauches du PS se sont abstenus. Mais  ils sont rejoints par de nouveaux refuzniks. Comme Patrice Prat et Arnaud Leroy, des députés proches d'Arnaud Montebourg, qui n'est pas parlementaire. Ou les anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, qui ont quitté le gouvernement fin août et sont redevenus députés. Ou Delphine Batho, ancienne ministre de l'écologie limogée en juillet 2013 : Par ailleurs, certains députés notoirement critiques, et qui s'étaient par exemple abstenus cet été sur le fameux « pacte de responsabilité » de François Hollande, ont voté pour. Ce qui est à la fois une bonne nouvelle pour le gouvernement, mais aussi un facteur d'inquiétude : qui peut en effet garantir qu'ils feront de même dans les prochaines semaines ?
« Ça promet sur la deuxième partie, les dépenses ! La chasse aux frondeurs peut débuter ! » s'est moqué, dans les couloirs de l'Assemblée, l'UMP Philippe Gosselin, dont les propos ont été rapportés par l'AFP.

 

Ces derniers jours, la discussion a été très agitée. Faute de disposer d'une majorité à certains moments sur des votes de peu d'importance, le gouvernement a dû par deux fois décaler des scrutins en demandant la « réserve des votes », un signe du peu d'entrain des députés socialistes. Mis en minorité sur trois votes, il a même dû faire, ce mardi matin, revoter les députés sur certaines dispositions.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:18

Le gouvernement n'a trouvé qu'une majorité relative des plus ric rac pour voter la partie recette d'une politique budgétaire qui est déjà en échec complet avec l’ensemble des moteurs de croissance à l’arrêt.

Si l'abstention de 39 députés socialistes et de la quasi totalité des élus écologistes est un marqueur supplémentaire d'une contestation à la politique actuelle, comme lors des textes budgétaires rectificatifs, elle ne permet pas d'obtenir un indispensable coup d’arrêt qui, seul, permettra de prendre une autre direction et d'en finir avec un tel gâchis. Comme l'a indiqué Nicolas Sansu lors des explications de vote du groupe des députés du Front de gauche, " il faut aujourd'hui remettre à plat l'ensemble de l'architecture fiscale".

A l'agenda des prochaines semaines, le débat puis le vote sur le budget de la sécurité sociale seront un rendez-vous très important qui posera une question et une seule : dans quelle société voulons-nous vivre ? Dans un moment où Hollande et Valls, relayés par Sapin et Macron, discutent auprès de la commission européenne et de Berlin la manière et le calendrier pour dépecer la protection sociale de la France, les forces politiques et sociales qui se reconnaissent dans des valeurs de progrès, de justice et de solidarité doivent débattre, construire et agir ensemble pour stopper la casse du pays, des territoires et de millions de vies.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 07:38

 

Christophe de Margerie est mort dans un accident d'avion près de Moscou... 

Pas de quoi jubiler, évidemment.  La mort est d'une certaine manière la défaite de tous. 

Faut-il pour autant faire de lui un héros, un prophète ou un saint?

Sachant qu'il n'avait aucun scrupule à exploiter les ressources de pays d'Afrique misérables en corrompant leurs chefs d'Etat, à utiliser des pétroliers poubelles, refusait de faire le moindre mea culpa par rapport aux marées noires, n'hésitait pas à fermer des raffineries en France et à licencier des centaines de salariés, alors que son groupe faisait des bénéfices colossaux, ou encore à clamer haut et fort son droit de gagner 3 millions euros par an, "parce qu'il le vaut bien"...    

Faut-il dire pour autant que Christophe de Margerie était un sale type? 

Je n'en sais rien, si l'on considère ses vertus privées, qui me sont parfaitement inconnues. Mais là n'est pas le plus important. 

Mais dans son action publique, il n'aura évidemment rien eu du bienfaiteur de l'humanité.

Il aura été au contraire complice, artisan, bénéficiaire d'un système de prédation des richesses collectives. Total ne paie quasiment pas d'impôts en France alors que c'est l'entreprise française dont les bénéfices et le chiffre d'affaire sont les plus élevés. 

C'est un peu le cas Louis XVI... même si je ne suis pas partisan de la guillotine. 

Voir ensuite les Macron, Hollande, Valls s'abaisser à faire des courbettes posthumes au grand et gras disparu est tout simplement indécent... mais tristement révélateur d'un Etat, qui avec le PS comme avec la droite sarkozyste, se met au service des grands groupes financiers et des intérêts capitalistes privés.

On n'a pas perçu autant d'empathie de leur part pour les villes qui perdaient leurs raffineries ou les ouvriers qualifiés licenciés...  

Ismaël Dupont

 

REACTIONS - Le PDG de Total est mort dans la nuit de lundi à mardi...

La classe politique n'a pas tardé à réagir à la mort de Christophe de Margerie, le PDG de Total, décédé dans un accident d'avion survenu dans la nuit de lundi à mardi à l'aéroport de Vnoukovo, près de Moscou.

L'annonce a été d'abord confirmée par le groupe Total qui, dans un communiqué, à dit sa «grande émotion» et sa «profonde tristesse». Puis les hommages ont suivi, et notamment du président de la République. François Hollande a salué le «talent» de Christophe de Margerie, qui défendait «l'excellence» de cette entreprise. Le chef de l'Etat a appris «avec stupeur et tristesse» ce décès, survenu dans la nuit, indique un communique de la présidence. «M. Christophe de Margerie avait consacré sa vie à l'industrie française et au développement du groupe Total. Il l'avait hissé au rang des toutes premières entreprises mondiales. M. Christophe de Margerie défendait avec talent l'excellence et la réussite de la technologie française à l'étranger. Il avait de grandes ambitions pour le groupe Total», ajoute le texte de l'Elysée. «C'était aussi un généreux mécène personnel et professionnel qui avait apporté son concours à d'importantes initiatives culturelles», poursuit-il.

«Un citoyen engagé», dit Macron

Avant lui, le Premier ministre, Manuel Valls, s'était exprimé tôt mardi matin, 7h. «La France perd un dirigeant d'entreprise hors du commun qui a su transformer Total pour en faire un géant mondial», ainsi qu'«un grand capitaine d'industrie et un patriote», écrit le Premier ministre dans un communiqué, dans lequel il dit avoir perdu à titre personnel «un ami».

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a lui aussi rendu hommage à «un grand capitaine d'industrie». «C'est beaucoup de tristesse. Je (le) connaissais bien, c'est un ami que je perds. C'est surtout un grand patron que la France perd, un grand (...) Lire la suite sur 20minutes.fr

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 07:34

L’article 46 du projet de Loi de finance, déposé à l'Assemblée nationale le 1er octobre par le gouvernement, prévoit pour les élections départementales de mars 2015, de supprimer l’envoi postal au domicile de chaque électeur des professions de foi et des bulletins de vote des candidats, et de le remplacer par une publication sur Internet.

Décidément pour ce gouvernement tout est un coût : le travail, la famille, la santé, les collectivités territoriales et maintenant l’expression de la démocratie, et maintenant l’égalité des citoyens devant le suffrage universel. Après l’austérité économique et sociale, voici l’austérité démocratique.

Les élections départementales en raison du nouveau mode scrutin, du charcutage électoral des cantons et du « coup d’Etat » contre les départements, risquent de connaître une abstention record. Il est donc singulier de voir le gouvernement prendre des dispositions qui vont démobiliser encore plus l’électorat. On peut s’interroger si au fond, ce n’est pas l’effet escompté ?
Il est vrai qu’alors que l’exigence populaire d’un référendum sur l’avenir des départements grandit dans le pays, les élections départementales s’annoncent particulièrement catastrophiques pour le couple Valls-Hollande.

Le Parti communiste français demande solennellement à Manuel Valls de retirer l’article 46 de son projet de Loi de finance en raison de son caractère attentatoire à la démocratie et à l’égalité des citoyens devant le suffrage universel.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:44

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:39
Elections cantonales : la grande trouille du PS

Selon les calculs de l'Association des départements de France, la gauche pourrait perdre de 24 à 41 conseils généraux lors du scrutin de mars prochain. Un choc pour les socialistes !

Éric Hacquemand | Publié le 15.10.2014
 
L’inquiétude des élus locaux PS grandit à l’approche des cantonales. « On est en train de tout perdre », assure Claudy Lebreton,le président de l’Association des départements de France (ADF), par ailleurs élu socialiste.
L’inquiétude des élus locaux PS grandit à l’approche des cantonales. « On est en train de tout perdre », assure Claudy Lebreton,le président de l’Association des départements de France (ADF), par ailleurs élu socialiste. | (François Lafite/Wostok Press/MaxPPP.)
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Après la déculottée des municipales en 2014, la dégelée des cantonales en 2015 ? Alors que le gouvernement de Manuel Valls vient de confirmer que le renouvellement des conseils généraux chargés d'une multitude de prestations sociales et de services de proximité (voir encadré) est prévu les 22 et 29 mars, les pronostics les plus sombres circulent pour la gauche et le Parti socialiste, qui voit déjà se profiler une nouvelle défaite.


« On s'attend à une forte vague, ça va secouer, on est en train de tout perdre », redoute Claudy Lebreton, le président PS des Côtes-d'Armor et de l'Association des départements de France (ADF). Aujourd'hui, la gauche détient 59 conseils généraux (53 PS, 3 Radicaux de gauche, 1 divers et 2 PCF). Au sein de l'ADF, les calculettes chauffent sur la base du nouveau découpage électoral qui entrera en vigueur pour ce scrutin et le résultat des élections municipales. « Dans le meilleur des cas, on en garde 35, mais dans la pire des situations seulement 18 », estime Claudy Lebreton. Soit une perte sèche de deux départements sur trois. Avec au passage une véritable saignée parmi les 1 500 conseillers généraux socialistes.

Certains bastions sont directement menacés. C'est notamment le cas de l'emblématique Corrèze, que François Hollande a dirigée entre 2008 et 2012. Sur le terrain, la campagne n'a pas encore véritablement commencé et déjà les sortants font grise mine. « La situation est très difficile pour ne pas dire plus... » reconnaît Vincent Eblé, qui dirige la Seine-et-Marne depuis dix ans. Une nouvelle défaite alors que le PS a déjà été traumatisé par la raclée des municipales et ses conséquences : pertes d'emplois de collaborateurs, manque à gagner dans les caisses du parti...
Jérôme Guedj, le président de l'Essonne, l'admet : « Pour y aller, il faut avoir la foi du charbonnier. » Et pour cause : sur fond de baisse des dotations d'Etat aux collectivités et de suppression annoncée des départements à l'horizon 2020, le terrain est miné d'avance. « Comment voulez-vous partir en campagne quand vos propres amis passent leur temps à expliquer qu'ils veulent vous supprimer ? » soupire Guedj.

A quoi sert le département ? Les candidats ne sont même pas sûrs de la réponse puisqu'un projet de loi doit clarifier leurs compétences en janvier ou février 2015. Un mois avant l'élection ! A ce flottement s'ajoute la menace du vote sanction. Les candidats cherchent donc une issue. La tentation est bien de se replier sur une campagne dite locale. Le précédent des municipales, où les sortants ont mis en avant leur bilan, n'a pourtant pas empêché la défaite. «  On vous aime bien mais on ne supporte plus ceux que vous représentez, voilà ce qu'on entend, rapporte Lebreton. C'est terrible mais à travers nous les Français voient le président et le Premier ministre. »

Les grandes manoeuvres ont donc commencé. Notamment pour assurer la présence de la gauche au second tour dans un scrutin régulièrement marqué par l'abstention et qui devrait, redoutent les socialistes, marquer une nouvelle progression du Front national. « Si la gauche n'est pas rassemblée dès le premier tour, alors elle risque l'élimination », pointe Vincent Eblé. A la défaite, le PS pourrait donc ajouter l'humiliation d'une flopée de « 21 avril 2002 » locaux.
Le Parisien
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