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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 18:38

 

JE N’IRAI PAS VOTER AUX PRIMAIRES SOCIALISTES

 

Les candidats aux primaires socialistes ont fait campagne tout l’été, y compris dans notre région qui a vu défiler Montebourg et Hollande aux Vieilles Charrues et Aubry au Festival Terre et Mer avec à chaque fois une bonne escorte de leurs supporters P.S. locaux et un relai médiatique important. Le but est évident : assurer une participation acceptable à leur opération politicienne.

 

Je n’y participerai pas pour au moins 4 raisons

 

1 – je ne suis ni membre du PS, ni électeur socialiste

 

Contrairement à leurs affirmations, généreusement reprises, il ne s’agit pas de désigner le « candidat de la gauche » à l’élection présidentielle mais tout simplement de choisir celui ou celle qui portera la casaque socialiste.

Le Président du PRG , Jean-Michel BAYLET , qui s’est fourvoyé dans cette affaire en fait la cuisante expérience… à moins que sa candidature n’ait pas d’autre but que d’élargir l’électorat potentiel des primaires.

2 – je suis opposé à toutes les tentatives d’instaurer le bipartisme en France

 

Depuis la décision d’élire le président de la République au suffrage universel direct c’est une tentation permanente à droite comme chez certaines forces de gauche.

En ce sens la décision d’inverser les élections présidentielle et législatives (et donc de subordonner les secondes à la première) n’a pas été une déplorable erreur comme certains voudraient nous le faire croire. Cela a été au contraire un élément supplémentaire dans la marche vers le bipartisme.

 

Les primaires socialistes relèvent de la même logique.

 

3 – Si cette orientation prévalait cela en serait fini de toute possibilité d’alternative réelle.

 

En effet avec une vie politique centrée autour de 2 forces politiques dominatrices (les autres étant réduites au rôle d’alibi ou de supplétifs) l’alternance au pouvoir est bien sûr possible. Mais une véritable alternative, remettant en cause des choix de société, ne l’est pas.

 

Au moment où, de tous bords, on entend dénoncer une « crise systématique » qui peut croire que la pérennisation du bipartisme autour de la droite et du PS remettrait vraiment en cause le système en question : le système capitaliste.

Au-delà des mots les choix et les actes des uns et des autres apportent la réponse.

 

 

4 – c’est au peuple qu’il appartient de prendre la parole et de faire les choix

 

Outre que ce bipartisme, calqué sur ce modèle anglo-saxon serait complètement étranger à toute la culture politique de notre pays, il n’échappe à personne que c’est la porte ouverte à une personnalisation à outrance de la vie politique.

 

Déjà, on peut constater que le «débat » entre les candidats à la candidature porte bien plus sur leur personnalité et leurs qualités que sur le contenu de la politique qu’ils entendent mener.

Les électeurs sont ainsi privés de leurs souveraineté réelle et de leurs droits à être co-auteurs des choix et co-acteurs de la vie de la cité.  

 

Cette souveraineté et ces droits, le Front de Gauche entend les promouvoir avec, dans un même mouvement, son candidat à la présidentielle et ses candidat(e)s aux législatives. Il peut y parvenir si le rassemblement devient réellement populaire (c'est-à-dire,, s’il dépasse largement le périmètre des forces organisées qui le composent) et si son programme est véritablement partagé (c'est-à-dire s’il est porteur des attentes et des exigences du peuple).

C’est à ce prix que notre pays dépassera la délégation de pouvoir qui le corsette depuis si longtemps et accédera à une démocratie réelle.

 

Alain DAVID

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 05:39

On peut lire dans L'Humanité dimanche du 18 août 2011 un excellent courrier d'une lectrice toulousaine, Catherine Villalba, appelant à la vigilance dans le maniement et la réception du mot "marchés", tantôt idole, tantôt monstre, tantôt césame de la croissance et de la compétitivité, tantôt  facteur de destabilisation réclamant toujours plus de sacrifices... L'intensité de notre exposition au discours médiatique nous rend particulièrement vulnérables vis à vis d'expressions et de mots piégés et déréalisants, construits pour les besoins des individus et des groupes financiers qui spéculent égoïstement dans l'indifférence à toute considération civique, sociale ou humaine, et cherchent à rendre leur main lourde et brutale invisible pour leurs victimes. Il est donc urgent d'appeler de temps à temps à lever le rideau pour voir quels acteurs se cachent derrière ces mots abstraits et truqués...

 

"Faux nez sémantique.

OUI, "LES MARCHES" SONT BIEN FAITS DE CHAIR ET DE SANG.

 

Petite leçon de vocabulaire novlangue à l'usage des citoyens béotiens que nous sommes: "Pourquoi les Bourses dépriment" (Europe 1); "Les marchés, inquiets pour l'économie mondiale..." ("Le Parisien); "(les politiques) ont fait perdre confiance aux marchés..." (France Info); "(la baisse de la bourse de Tokyo) est un vote de défiance des marchés dans la capacité de l'administration Obama..." (France Info). Mais qui sont donc ces "marchés qui ont l'air bien souffrants, qui sont déprimés, inquiets, qui n'ont plus confiance, qui ont la fièvre et même...qui votent? (...) S'agit-il de nouvelles divinités tutélaires, dont les sautes d'humeur, par leurs effets, relèguent les colères légendaires de Neptune et Jupiter au rang de simple éternuement. En réalité, rien de si mystérieux. Ils sont constitués d'acheteurs et de vendeurs, bien réels, bien concrets et... pas toujours très malins. Les participants sont donc les banques, les compagnies d'assurances, les caisses de retraites par capitalisation et autres fonds auxquels les épargants confient leur patrimoine dans l'espoir d'en retirer quelque gain. Le mot "marché" n'est-il qu'un raccourci pratique pour englober ces différents acteurs? Pas seulement. Il y a là un glissement de sens dont l'effet recherché est justement de dépersonnaliser et de masquer les acteurs réels. La lutte des classes existe, elle passe par le vocabulaire". Catherine Villalba

 

 

 

 

 

 

    

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:00

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:52

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:44

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 05:40

Transmis par Robert Doré, cet éditorial très juste du rédacteur en chef de l'Humanité, publié dans La Terre le 2 août 2011, nous montre comment le creusement de la dette des Etats européens sert de prétexte en France pour durcir l'offensive politique pour imposer les intérêts de la finance et des hauts revenus au détriment de ceux de l'égalité et de la cohésion sociale. Les causes profondes de cette amplification de la dette ne sont pourtant pas le poids de la fonction publique ou les dépenses sociales, facteurs de partage des richesses et de croissance durable, mais la défiscalisation forcenée depuis 25 ans des bénéfices des entreprises et des hauts revenus, la récession causée par les conséquences de la financiarisation de l'économie qui a rendu le fonctionnement du capitalisme de plus en plus fou et contraire à toute stabilité économique et sociale, et la mondialisation orientée politiquement vers une mise en concurrence des systèmes sociaux pour le bénéfice du capital impliquant délocalisations et désindustrialisation de notre pays.

 

Patrick Le Hyaric

 

En voulant absolument imposer dans la Constitution l’absolu équilibre des comptes publics, le Président de la République cache ses véritables intentions. En apparence, il mène campagne  autour de l’idée d’une bonne gestion. Tout le monde en serait d’accord. Qui en effet se prononcerait pour aggraver les déficits de l’Etat ou de la sécurité sociale ? Personne ! Mais, pour le pouvoir actuel le débat fondamental n’est pas là. Il emploie les mots « déficits publics » pour désigner en réalité la chasse aux dépenses publiques et sociales alors que les cadeaux sociaux et fiscaux se multiplient pour l’oligarchie financière. Il en résulte moins de recettes pour les caisses de l’Etat et de la protection sociale. Celle-ci a bénéficié de plus de 173 milliards d’euros de réductions d’impôts en 2010 selon l’officiel Conseil des prélèvements obligatoires. Et il y a le service de la dette. C’est ce que paie l’Etat aux banques en intérêts  sur la dette elle-même qui atteint 50 milliards d’euros sur une année. Ceci représente la totalité de la collecte de l’impôt sur le revenu. Dit autrement, tous les impôts sur le revenu que paye chaque famille française vont directement dans les caisses des banques.

Allons plus loin ! Depuis vingt ans la France a payé l’astronomique somme de … 900 milliards d’euros en seul intérêt de la dette, pendant que l’endettement ne cessait d’augmenter sous l’effet des baisses de recettes et de la réduction de croissance, du fait de la contre réforme fiscale et sociale engagée sous la pression des droites et des grandes fortunes.

La réforme constitutionnelle envisagée irait jusqu’à décider d’un plafond de dépenses et d’un plancher de recettes. C’est donc clair, ce sont les investissements sociaux et humains qui seraient sacrifiés. La dette de l’Etat est devenue une mécanique utilisée par le pouvoir sarkozyste pour réduire les droits sociaux et économiques parce que le pouvoir sert la nouvelle aristocratie financière et les institutions bancaires et financières grâce aux taux d’intérêt.

Ainsi, l’acharnement de M. Sarkozy à faire inscrire ce qu’il appelle « la règle d’or » dans la Constitution ne vise qu’à constitutionnaliser, non pas un projet d’équilibre des comptes publics, mais une politique économique en phase avec les traités de Lisbonne et de Maastricht qui, en prônant la liberté totale de circulation des capitaux et la concurrence sociale et fiscale, aboutit à la crise totale que nous connaissons aujourd’hui.

Pour dramatiser la situation, le Président de la République, bafouant pour le coup la lettre et l’esprit de la Constitution française, a écrit à tous les parlementaires pour les appeler à une sorte d’union sacrée autour de ce projet. Bref, il sait sa politique à ce point rejetée que désormais il cherche à créer, comme en temps de guerre, une unité nationale au seul service du capital. Et le gouvernement français veut être à l’avant-garde de ces projets dans l’Union européenne puisqu’il multiplie les déclarations selon lesquelles il veut montrer l’exemple partout. Leur exemple c’est l’austérité à perpétuité pour les travailleurs et les retraités et c’est l’argent qui tombe là où il y en a déjà beaucoup. C’est aussi ce que demande le Fonds Monétaire International qui vient de demander à la France de réduire encore ses dépenses pour une somme de 16 milliards d’euros supplémentaires. Il propose même le programme présidentiel de M. Sarkozy : augmentation de la TVA, mise en place de la fameuse taxe carbone et il demande de s’attaquer désormais aux finances de la sécurité sociale et des collectivités locales.

Tout ceci constitue la déclinaison du funeste pacte dit « pour l’Euro plus », ce fameux pacte des rapaces. Mais puisque M. Sarkozy veut engager un débat au Parlement pour modifier la Constitution sur le sujet de la dette, nous lui proposons de prendre des dispositions avec la télévision et les radios publiques pour un grand débat de plusieurs semaines sur la nature de la dette et les moyens de la réduire réellement en changeant la fiscalité et en cessant les cadeaux sociaux et fiscaux au grand capital. Nous pouvons même aller plus loin. S’il veut changer la Constitution, qu’il passe par la voie du référendum. C’est le peuple qui subit l’austérité. Le peuple n’a pas à payer pour le renflouement des banques en permanence. Qu’il organise ce débat et cette consultation. Ce sera très intéressant.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 12:46

Par Bernard Vera  30 juin 2011

 

Le débat qui s’ouvre, aujourd’hui, avec l’examen de la proposition de loi de nos collègues socialistes instaurant un nouveau pacte territorial est important. Il pointe en effet très clairement les manquements de l’Etat à ses missions régaliennes et dessine des pistes pour trouver des solutions à la crise que nous traversons.

 

En effet, cette crise économique et sociale est également une crise de confiance entachant notre pacte républicain comme en témoigne la colère et les inquiétudes des élus locaux. Car au travers de la politique menée par le gouvernement, ce sont les fondements même de notre République, les principes d’égalité, de liberté et de fraternité qui sont remis en cause par les lois successives.

 

Au principe de solidarité nationale, depuis cinq ans, la majorité a opposé celui de la concurrence entre les territoires, du repli identitaire, de la casse des mécanismes d’assurance collective notamment dans le domaine de la santé et des retraites. Madame la Ministre, votre politique, comme en témoigne la loi de finances rectificative que nous venons d’adopter, est une politique qui bénéficie exclusivement aux plus fortunés.

 

Nous partageons évidemment l’ensemble des constats de l’exposé des motifs de la proposition de loi : l’impact très négatif de la mise en œuvre de la RGPP et du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, de la mise en concurrence des territoires et de leur habitants, de l’assèchement des ressources des collectivités territoriales et des transferts de charges non compensés mettant les collectivités dans des situations intenables.

 

A l’inverse des politiques menées par le gouvernement, nous estimons en effet nécessaire de penser la politique de manière durable et non dans des logiques comptables à la recherche d’économies de courts termes. Cette stratégie s’avère finalement bien plus coûteuse pour la collectivité puisque la perte d’ingénierie publique a conduit à des échecs avérés, notamment lorsqu’un grain de sable ou un flocon de neige, ont enrayé le fonctionnement à flux tendu des services déconcentrés de l’Etat.

 

Nous partageons également la volonté inscrite dans la proposition de loi de permettre aux collectivités territoriales de mener les politiques pour lesquelles elles ont été élues, en disposant pour cela des ressources adéquates. Cela passe notamment par une révision de la dotation globale de fonctionnement mais également par une révision de fiscalité locale.

 

Mais, il nous semble également urgent de revenir sur la réforme des collectivités qui conduit inexorablement à dévitaliser les échelons de proximité que sont les communes et les départements au profit des intercommunalités et des régions.

 

Nous partageons également, l’exigence de mise en œuvre d’une péréquation territoriale pour incarner le principe de solidarité et pour permettre l’égalité de tous devant les services publics, facteur de cohésion sociale sur l’ensemble du territoire. Mais cette péréquation doit se faire prioritairement par l’impôt en revenant notamment sur l’ensemble des cadeaux fiscaux accordés aux catégories les plus favorisées. Il est nécessaire de réorienter l’argent vers l’intérêt général.

Nous pensons qu’un changement politique majeur ne pourra s’engager sans en passer par un préalable indispensable : s’affranchir des contraintes insoutenables du traité de Lisbonne qui enferme la France dans l’étau de l’austérité et d’un modèle économique ultralibéral.

Permettez-moi d’illustrer mon propos en reprenant quelques articles de cette proposition de loi :

Concernant l’école : l’article 10 stipule qu’il est nécessaire de maintenir le nombre de postes d’enseignants et d’améliorer les conditions d’exercice des métiers. Nous considérons pour notre part qu’il faut plus d’enseignants et mieux formés. Nous estimons également qu’il est nécessaire de reposer la question de la finalité de l’éducation qui ne consiste pas seulement à favoriser une insertion des jeunes dans la vie professionnelle, uniquement dictée par le marché de l’emploi, mais doit surtout viser à l’épanouissement d’adultes en devenir en pleine possession de leur citoyenneté ?

La question du logement est également un révélateur important de ces dysfonctionnements puisque la formation d’un marché spéculatif nourri chaque jour davantage l’exclusion sociale. Pourtant l’Europe, indique aujourd’hui qu’il faut en ce domaine limiter l’intervention de l’Etat et ne reconnaître le droit au logement non pas comme un droit universel, mais une simple assistance auprès des plus démunis.

Concernant l’agriculture, s’il est nécessaire d’encourager une transition écologique comme le préconise très justement cette proposition de loi, une politique forte doit être menée en direction des territoires, de la diversification des cultures. Et surtout il est indispensable d’instaurer une véritable régulation des prix et des échanges dans le secteur agricole, afin de garantir des prix rémunérateurs.

 

Concrètement, tous les indicateurs confirment qu’il ne s’agit pas de réguler le capitalisme ou de l’accompagner mais qu’il s’agit de sortir de la financiarisation de l’économie et parallèlement dégager d’urgence de nouvelles ressources pour financer des politiques de progrès pour tous, ce qui ne consiste évidemment pas, à répartir équitablement le poids de l’austérité imposé par l’Union européenne.

 

Bien entendu nous partageons aussi la volonté de combattre la désertification des services publics sur le territoire national, en zones rurales mais également urbaines, puisque partout des hôpitaux, des tribunaux, des bureaux de poste ferment, nous estimons qu’il convient de revenir sur les fondements de la politique gouvernementale qui consistent à instaurer une concurrence libre et non faussée au service des usagers consommateurs.

 

Or, l’expérience nous prouve qu’il s’agit là d’une impasse : les opérateurs ferroviaires de proximité, ou encore ceux des télécommunications, s’implantent prioritairement dans des zones rentables, laissant des pans entiers du territoire sinistrés. La question est donc bien celle de la conception même de services publics et de leur maîtrise publique.

 

A ce titre, tout le monde semble être d’accord pour moderniser l’État, mais moderniser l’État ce n’est pas l’amputer de ses missions pour les confier à d’autres échelons territoriaux ou au secteur privé, c’est en revanche redéfinir l’intérêt de la nation et être en capacité de répondre concrètement aux besoins fondamentaux de nos concitoyens.

 

Moderniser l’Etat, c’est sortir du dogmatisme qui conduit à penser que le privé est toujours plus performant que le public. Aujourd’hui encore, nous avons la démonstration de l’absence de fondement de cette théorie. Les partenariats publics privés, s’avèrent, selon une étude récente, plus coûteux que les marchés classiques.

 

Pour porter un nouveau pacte territorial et républicain, il faut donc s’attaquer à la répartition des richesses entre revenu du capital et revenu du travail, sortir de la dictature de la finance et de la libéralisation de l’économie. Il faut notamment créer un pôle public financier pour mettre enfin les banques au service de l’économie réelle et des territoires.

 

Vous le savez, nous avons toujours considéré qu’il fallait poser la question du service public en terme de réponse à des besoins fondamentaux. Pour simple exemple, il est évidemment nécessaire de disposer de structures de soins de proximité, mais ils est tout aussi indispensable que le service rendu y soit de qualité et accessible, ce qui ne semble pas aujourd’hui d’actualité puisque la loi HPST a supprimé toute référence à un service public hospitalier.

Comme pacte territorial, nous proposons donc comme préalable : l’abrogation de la réforme des collectivités, et de la RGPP, ainsi que des lois de privatisation.

 

Parallèlement, nous proposons la modernisation de la décentralisation en fonction du principe de proximité permettant d’optimiser les décisions publiques dans le sens de la satisfaction de l’intérêt général, tout en définissant le rôle respectif de l’État et des différents échelons territoriaux en France et en l’Europe.

Au rapport d’autorité que l’État instaure avec les collectivités conduisant à la défiance, nous voulons renforcer le développement des coopérations.

L’autonomie des collectivités territoriales doit également être réaffirmée, la démocratie participative encouragée et accompagnée d’une réforme de la fiscalité locale faisant, enfin, participer les actifs financiers des entreprises.

 

Permettre une nouvelle répartition des richesses empreinte de justice et un nouveau partage des savoirs et des pouvoirs, réaffirmer au final la primauté du politique sur l’économique, des peuples sur les marchés, voilà notre projet politique et la raison pour laquelle nous voterons contre le renvoi en commission.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 12:31
Le Sénat a voté en février 2010 le projet de loi relatif à la réforme des collectivités territoriales. Loin de ne concerner que les élus locaux, cette réforme initiée par Nicolas Sarkozy aura, si elle aboutit, de nombreux effets sur la vie des Français : moins de services publics de proximité, moins de démocratie, des élus moins nombreux et moins proches. Avec elle, les collectivités territoriales deviendraient de simples échelons administratifs, privées de financement et de la capacité d’agir pour satisfaire les besoins des populations. Couplée avec la suppression de la taxe professionnelle, elle offrirait aussi aux grands groupes privés un énorme marché qui pour l’essentiel leur échappait jusqu’à présent. Elle signerait de fait la fin de la décentralisation au profit d’un dirigisme autoritaire de l’Etat.

 

 

 

L'objectif du gouvernement est la casse de nos institutions locales et de nos services publics locaux

Intervention au Sénat de Marie-France Beaufils, sénatrice communiste du groupe communiste et républicain  / 7 juin 2011

 

 

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, je ne doute pas que le Gouvernement se serait bien passé de ce nouveau projet de loi sur la répartition des conseillers territoriaux. Je pense même que, s’il avait pu éviter de soumettre au Sénat cette modification imposée par la décision du Conseil Constitutionnel, il n’aurait pas hésité un instant, tant il doit avoir en mémoire les débats qui se sont déroulés dans notre hémicycle à propos de la création de ce conseiller territorial.

Il doit se souvenir qu’il n’avait pas de majorité pour supprimer les conseillers généraux et régionaux, pour créer ces conseillers hybrides qui finiront par perdre leurs deux têtes, faute de savoir vers quel horizon se tourner, ou par laisser l’une d’entre elles s’atrophier au profit de celle qui embrassera la plus grande vision !

Ainsi, sans une révision constitutionnelle, telle que la préconisait d’ailleurs le rapport du comité Balladur, les départements vont dépérir, s’évaporer. Ils deviendront les administrations déconcentrées des régions, grâce à la mise en place, dès 2014, des schémas d’organisation des compétences et de mutualisation des services entre les départements et la région.

La réforme de l’intercommunalité instituera également une nouvelle répartition des compétences et réduira les pouvoirs des départements. Les élus deviendront peu à peu de simples administrateurs exécutant des politiques publiques nationales de solidarité et des politiques régionales dans les domaines qui leur seront dévolus.

D’ailleurs, avec la diminution de plus de 400 conseillers généraux siégeant dans les assemblées départementales, et des réductions fortes de près de 50 % dans certaines d’entre elles, les élus départementaux ne disposeront plus des moyens nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques de proximité, au plus près des préoccupations de leurs concitoyens.

De surcroît, siégeant aussi à la région, ces élus ne disposeront plus du temps nécessaire à l’écoute et aux montages concertés des solutions à apporter aux besoins et aux attentes exprimés par les habitants de leur département.

En éloignant les élus départementaux de leurs concitoyens, l’objectif affiché par le Gouvernement est, bien entendu, de réduire les dépenses publiques, quitte à réduire la démocratie locale. La proximité incite en effet les élus à mieux répondre aux besoins qui s’expriment. Il est, bien sûr, plus difficile de dire « non », les yeux dans les yeux, à des citoyens forts de leurs attentes et de leurs arguments, que de leur répondre par l’intermédiaire d’un personnel territorial en charge d’assurer la mise en œuvre des politiques définies et n’ayant pas le pouvoir d’amender ces dernières et encore moins d’y déroger.

 

Mais cette disparition progressive de nos départements ne va pas pour autant renforcer nos régions.

 

Leurs élus, ces futurs conseillers territoriaux, ne seront plus des élus régionaux, élus sur des programmes d’action de dimension régionale ; ils seront des représentants de cantons.

L’article 5 de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales précise que le conseil régional est dorénavant « composé des conseillers territoriaux qui siègent dans les conseils généraux des départements faisant partie de la région. ». C’est clair !

Ainsi, nous revenons sur les lois de décentralisation de 1982, qui transformèrent nos régions en collectivités locales de plein exercice, alors qu’elles avaient été instituées sous la forme d’établissements publics, gérés par des assemblées composées, entre autres, de représentants des départements.

Le même article de la loi de réforme des collectivités territoriales renvoie à l’article 4131-1 du code général des collectivités territoriales qui prévoit que « les régions sont administrées par un conseil régional élu au suffrage universel direct. »

Mais le fait que ceux qui siégeront au conseil régional représenteront désormais les départements crée une réelle ambiguïté juridique entre les deux alinéas de l’article 5 de la loi du 16 décembre 2010 et fait peser un doute sur la compatibilité entre les notions d’élu au suffrage universel direct et de représentant des conseils généraux.

Pour lever cette ambiguïté, il suffira alors de biffer le premier alinéa de l’article L. 4131-1 du code général des collectivités territoriales.

Ainsi, on le voit, la création et le mode d’élection de ce conseiller territorial constituent, en fait, une machine de guerre contre la décentralisation. Elle a pour vocation non seulement de réduire l’action des départements, mais aussi de transformer nos assemblées régionales en limitant leur représentation de la souveraineté populaire.

Si l’on ajoute à cela l’encadrement des compétences des départements et des régions, leur spécialisation et la suppression de leur compétence générale, hormis quelques exceptions comme pour la culture et le sport, on aboutit à la mise en place d’établissements publics territoriaux, véritables administrations déconcentrées qui seront certes gérées par des assemblées d’élus, mais qui ne disposeront que du pouvoir de mettre en œuvre des politiques décidées ailleurs !

 

Cette recentralisation autoritaire entraînera, de facto, un amoindrissement de la démocratie locale. En effet, en supprimant l’élection à la proportionnelle pour les assemblées régionales, le pouvoir UMP tente de réduire la présence des diverses sensibilités politiques en opposition à sa politique qui existent dans notre pays, afin de favoriser le pouvoir d’un homme et de son parti. Il espère ainsi reprendre les directions régionales que les citoyens lui ont retirées par leur vote.

De plus, chacun reconnaît que ce mode de scrutin est un puissant frein à la présence des femmes parmi les futurs élus.

Pour le Conseil Constitutionnel, rien dans cette loi n’interdit aux femmes de se présenter et d’être élues. De ce fait, la lettre du deuxième alinéa de l’article 1er de la Constitution semblerait ne pas être remise en cause. Mais chacun sait qu’avec cette loi le plafond de verre qui freine l’accession des femmes à des postes de responsabilités électives sera renforcé. Ne pas le reconnaître est hypocrite. Ainsi, l’esprit de notre loi fondamentale est, sans contestation possible, largement ignoré.

 

Pour finir, permettez-moi de revenir sur le principal argument avancé par le pouvoir pour justifier la création de ce conseiller territorial. Je veux bien entendu parler de cette billevesée qu’est l’annonce d’une prétendue baisse des dépenses grâce à la réduction du nombre d’élus !

Selon l’étude d’impact, la baisse ne représenterait que 0,5 % des dépenses de fonctionnement. Outre le fait que c’est peu, c’est faire fi d’autres réalités !

 

En effet, cette baisse relative cache en fait une hausse considérable des coûts pour les régions, qui verront leur nombre d’élus doubler, puisqu’il y aura désormais, avec cette loi, 3 493 conseillers régionaux au lieu de 1 757 actuellement. Quand on sait qu’avec la réforme des finances locales les régions ne lèvent plus d’impôts, on comprend que cette hausse aura des incidences non négligeables sur leur budget et, par conséquent, sur leurs projets.

Mais l’étude d’impact manque de sérieux car, outre les frais d’investissement nécessaire pour construire les nouveaux hémicycles qui accueilleront les nouveaux élus, il faudra aussi d’autres locaux de réunion, d’accueil, et des bureaux.

Il y aura aussi de fortes hausses des frais de fonctionnement qui ne sont pas mentionnées dans l’étude d’impact : coûts de secrétariat, de télécommunications et de déplacements, sans compter les défraiements pour les suppléants dont il a été question lors de nos débats sur la réforme des collectivités locales.

A minima, il y a donc mensonge par omission de la part du Gouvernement sur le coût de cette réforme !

Aussi, après la volonté affichée de réduction du millefeuille institutionnel sous-tendant artificiellement cette réforme, qui s’est finalement soldée par la création de nouvelles strates institutionnelles, voici que la recherche d’économies sur les dépenses d’élus va se solder par des dépenses en hausse !

 

Ainsi, la preuve est faite que là n’était pas l’objectif de cette réforme ! L’objectif du Gouvernement est clair : c’est la casse de nos institutions locales et de nos services publics locaux, la recentralisation, la réduction de la dépense publique, l’ouverture au privé de nouveaux secteurs d’activité et la mise à mal de la démocratie locale, laquelle fonde pourtant notre République. Les élus l’ont bien compris et, monsieur le ministre, vous en avez d’ailleurs été témoin dernièrement sur le terrain.

Aussi, vous comprendrez pourquoi nous sommes vent debout contre cette réforme des collectivités territoriales, et plus précisément contre ce texte qui fera disparaître les conseillers généraux et régionaux.

En le rejetant, le Sénat rendrait possible une autre réforme. Il n’y a aucune urgence à légiférer, encore moins avec engagement de la procédure accélérée ! Et si en 2012, demain, une autre majorité se rassemble à gauche, nous agirons pour l’abrogation pure et simple de l’ensemble de cette réforme...

 

M. Didier Guillaume. Exactement !

 

Mme Marie-France Beaufils. ... destructrice de nos institutions locales ; le conseiller territorial disparaîtra avant même d’avoir vécu. C’est en tout cas ce à quoi nous nous emploierons !


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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 12:07

Les situations que nous vivons aujourd'hui nous imposent une réflexion de fond pour demain. Au pied du dernier col de l'ultime étape, allons-nous rester l'arme au pied à l'écoute de voix prophétiques? Ou allons-nous retrouver le chemin de nos aînés? Ceux-ci se sont engagés fermement, souvent au risque de leur vie, au sein du Conseil National de la Résistance. Dans lequel hommes et femmes de progrès, syndicalistes, chrétiens, gaullistes, communistes ont contribué ensemble à la construction du social à la française: Solidarité Nationale, Sécurité Sociale, services publics, fonction publique ont été gravés dans les FONDAMENTAUX de la République. Ceci a été possible par l'élection d'une majorité de députés progressistes au seul service du progrès. Nos camarades syndicalistes ont largement contribué à ces avancées de société à partir d'idées ancrées dans un programme syndical démocratiquement élaboré.

 

Aujourd'hui, serions-nous incapables d'imposer aux prétendants à nos suffrages d'inscrire dans leur programme nos idées novatrices? En connaissance de cause, car gratifié du titre de personne âgée, je prendrai comme exemple la perte d'autonomie. Un grand débat national a été orchestré par Sarkozy à ce sujet. Ce début sera suivi d'un vote à l'Assemblée Nationale. Ma CGT a rendu publiques ses exigences pour un droit universel: construire PARTOUT et POUR TOUS le droit au bien vieillir, exigences avancées dans le cadre de l'Assurance maladie, d'un grand service public sanitaire et social. Le financement étant assuré par une autre répartition des richesses créées.

 

Citoyen militant, j'ai interpellé tout azimuth. Je n'ai rencontré d'espoir que dans la dynamique du Front de Gauche à l'écoute du mouvement social.

 

Retraités, personnes âgées: ne sommes-nous pas la majorité des électeurs de ce pays? Travaillons ensemble pour créer une nouvelle dynamique populaire allant dans le sens de nos intérêts; construire une société de progrès POUR TOUS LES AGES.

 

Je vote Front de Gauche.

 

Jean Dréan.     

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 05:42

Etre éditorialiste politique du quotidien payant le plus lu de France, Ouest France, vous donne certaines obligations: ne pas insulter l'intelligence des lecteurs, respecter leurs diversités d'opinion et ne pas prendre le ton du bon pasteur qui ramène au bercail ses moutons égarés en prenant les électeurs pour des insensés en puissance qu'il faut à tout prix dissuader de voter pour une gauche de transformation sociale irresponsable et calamiteuse.

La plaisanterie avait pris un tour dantesque il y a un mois lorsque Michel Urvoy signait un tonitruant éditorial ayant pour titre un ovni rhétorique juxtaposant les figures de rhétorique contraires, pléonasme et oxymore: "Social de gauche, social de droite". L'éditorial commençait par faire une concession au bon peuple en colère en utilisant des catégories inoffensives pour le capital et teintées de paternalisme compassionnel pour désigner les précaires, ses victimes: "L'attention portée aux plus fragiles-les agriculteurs hier, les handicapés avant-hier, les femmes demain- et les débats acharnés sur l'ISF ou le RSA le montrent: la présidentielle se jouera en partie sur la justice sociale et l'équité fiscale".

Mais, attention à se garder de toute préconisation démagogique (en d'autres temps, on aurait dire "démocratiques") qui conduirait à alourdir les impôts pour réduire les inégalités, aboie aussitôt Urvoy pour nous remettre dans le droit chemin. "La droite, dit-il, rappelle très justement que l'on n'a jamais consacré une telle part de la richesse- près d'un tiers, un record dans l'OCDE, à la solidarité". Mais n'est-ce pas les victimes de la mondialisation libérale et du capitalisme financier, des licenciements boursiers, des délocalisations, de la désindustrialisation, du désinvestissement scolaire, de la précarisation des contrats de travail, du temps partiel imposé, des bas salaires, qui peuvent se maintenir avec peine à flot grâce à l'impôt et aux cotisations sociales dont les classes moyennes paient la plus grande part?

Après ces précisions utiles visant à montrer que la France sarkozyste reste un Etat socialiste avancé qui ne pourrait avancer plus loin dans ce sens sans aller à sa ruine et se rapprocher de la Corée du Nord, Urvoy enchaîne par un morceau choisi des "Idées politiques pour les nuls" : il y a "deux conceptions de la justice sociale: pour la droite, c'est plutôt aide-toi et l'Etat t'aidera à t'intégrer par le travail; pour la gauche, globalement, la collectivité doit t'assister au maximum". 

Mais attention, le principe de réalité s'applique aussi à gauche: trop socialiser, trop ponctionner de richesses privées et de produits de l'activité économique, nous dit cet agent de la fabrique du consentement qu'est Urvoy - un parmi tant d'autres voix autorisées des médias, d'autant plus dangereux qu'il se dit de gauche - c'est se condamner à réduire la taille du gateau à partager: "Dépenser plus et alourdir la dette serait une catastrophe. Taxer et imposer davantage serait suicidaire pour la consommation et pour l'avenir du "made in France" dans le monde. Il faut doncx répartir autrement les recettes et les dépenses".

En somme, pour reprendre une expression de notre camarade Alain David, le débat est bien bordé.

Hier encore, en première page du Ouest France du 29 juin 2011, Michel Urvoy profitait d'un commentaire sur la déclaration de candidature de Martine Aubry pour commettre un nouvel éditorial de rappel à l'ordre, commençant par un satisfecit à l'encontre d'une nouvelle candidate à laquelle il préférait il y a quelques semaines Dominique Strauss-Khan, l'incarnation d'un prétendu réalisme économique "de gauche": "Raisonnable dans ses promesses- "tout ne sera pas possible tout de suite" - elle intègre la crise et évite tout propos qui viendrait dégrader la notation de la France".  

 

Où va t-on si les socialistes ne se contentent plus maintenant, après avoir versé des larmes sur la dureté du capitalisme à gouvernance libérale et la précarisation du grand nombre avant de se résoudre après coup à l'inaction et aux politiques vertueuses et réalistes de privatisation et de réduction des impôts et des dépenses publiques pour ne pas mettre en danger  les fragiles équilibres qui président à la compétitivité de l'économie et à la croissance, où va t-on disais-je si les socialistes ne peuvent plus même se payer le luxe de leurs belles intentions, des belles promesses de relever le niveau de vie de classes populaires en répartissant mieux les richesses et en limitant les profits financiers? Un homme politique responsable, selon Urvoy, ne promettrait rien, ne dirait rien, mieux même, ne penserait rien qui pourrait affoler les banques, les fonds d'investissement, les sociétés d'assurance, les investisseurs et les créanciers de l'Etat.  

Mais pourquoi, dès lors, ne pas faire écrire le programme de la gauche par les salariés des agences de notation? Remarquez, avec le Pacte Euro plus, on y vient: maintenant que les budgets votés par les Parlements seront soumis en amont à la censure de technocrates européens vérifiant leur compatibilité avec les lois d'airain de la réduction des dépenses publiques et de l'augmentation des profits financiers. Curieux comme cette crise systémique du capitalisme financier qui a creusé la dette des Etats européens a donné de nouveaux moyens de mise au pas assumée des démocraties par les puissances du capital et leurs héraults appointés. 

Mais restons dans la politique politicienne, dans la politique spectacle où l'on guette les signes des stratégies de communication, comme nous y invite Urvoy: Martine Aubry est toujours "devancée dans les sondages par François Hollande qui affiche, depuis près de deux ans qu'il y travaille, une motivation à toute épreuve et un projet réfléchi" . Quel est le projet réfléchi de François Hollande, que sa calvitie précoce et sa fadeur qu'on aurait tort de prendre pour du désintéressement et de la modestie ne rendent pas plus sage pour autant?

Diminuer le poids de l'impôt de solidarité sur la fortune, alléger l'impôt sur les successions? Inviter, comme il nous l'a promis en nous annonçant "du sang et des larmes" après 2012 si l'on voulait sortir vivants de la crise de la dette et de la zone euro, à s'astreindre à de nouvelles potions amères d'austérité quand les profits financiers des entreprises du CAC 40 et les revenus des couches les plus favorisées de la société n'ont jamais connu une telle augmentation depuis une dizaine d'années?  

Mais rassurons-nous, il y a au PS, nous dit Urvoy, au-delà des positionnements stratégiques oppourtunistes pour capter les voix des différentes sensibilités socialistes, "une vraie similitude de projets", "si vraie que Martine Aubry, souvent cataloguée plus à gauche, s'apprêtait à soutenir Dominique Strauss-Khan".

Et elle avait raison pour Urvoy, car la seule, la vraie question, c'est de savoir comme faire gagner la gauche, vous savez celle du "social de gauche" qui ne doit tout de même pas être trop socialiste pour faire gagner la gauche et le pays... Electeurs potentiels du Front de Gauche et de Europe Ecologie les Verts, réfléchissez à deux fois à vos responsabilités avant d'enclencher la machine à perdre en étant trop exigeants sur votre adhésion à des projets, en votant selon vos préférences: "pour l'opposition, y compris pour les écolologistes et pour les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, la question primordiale sera de choisir celui ou celle qui peut atteindre le second tour". Et bien sûr, cela, ce sera les sondages qui nous le diront à quelques semaines des présidentielles.

On est bien loin ici de la révolte des Indignés espagnols et grecs contre la dictature des marchés, le vérouillage du système politique par un bipartisme sans véritable alternative au néo-libéralisme qui détruit les solidarités collectives et dépossède le citoyen de sa souveraineté. Et bien non, monsieur Urvoy, la question que nous nous poserons avant de voter au premier tour, ce n'est pas "qui est le mieux placé pour arriver au second tour, battre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen?" mais "quel projet politique et quelle dynamique collective sont à même d'offrir des perspectives de débouché politique aux luttes sociales et aux volontés, qui percent partout dans une Europe de plus en plus brutalisée par les marchés et son oligarchie, d'une transformation d'un système capitaliste mondialisé et financiarisé qui plonge les sociétés et la nature dans des crises mortifères au court terme?".      

 

Ismaël Dupont.  

 

  

  

  

  

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